Dispositif pour la limitation de l'angle d'ouverture du battant d'une fenêtre ou
d'une porte ou d'un organe analogue.
L'invention concerne un dispositif pour la limitation de l'angle d'ouverture du battant d'une fenêtre, d'une porte ou d'un organe analogue, avec un bras de déploiement qui est articulé à pivotement d'un côté au châssis fixe
et d'autre part au battant, et qui présente à une extrémité un patin coulissant capable de se déplacer dans un canal
de guidage du cadre du battant ou du châssis fixe, le déplacement du patin étant limité par une butée liée au canal de guidage, laquelle est pourvue d'un élément amortisseur disposé dans le canal de guidage et constitué en particulier de matière élastique.
Par l'emploi d'un élément amortisseur en matière élastique telle que le caoutchouc, on doit obtenir que, lorsque le battant a atteint sa position finale d'ouverture, il ne soit pas freiné d'un seul coup, pour épargner la fenêtre et pour éviter que la fixation des garnitures ne soit ébranlée. Les matières élastiques ne sont cependant pas compressibles ou leur compressibilité n'est que faible. Il faut donc que le volume de l'élément amortisseur soit maintenu plus petit que l'espace dans lequel il est monté.
Cela rend possible un changement de forme de l'élément amortisseur lors du processus de freinage, tout en lui oonservant son volume, et d'autre part, on obtient un trajet d'amortissement correspondant au changement de forme de l'élément amortisseur, si bien que peu avant d'arriver à la position finale d'ouverture du battant, celui-ci est freiné avec une force croissante.
Les éléments amortisseurs connus sont réalisés en forme de plateaux et leur forme est circulaire ou carrée. Ils doivent être maintenus dans un guidage avec un jeu relativement faible, afin que dans le processus de freinage du battant, ils ne se replient sur eux-mêmes et qu'ils ne soient pas chassés du guidage et qu'ainsi, ils prennent une position définie par rapport au guidage pour obtenir, dans la position finale d'ouverture de la fenêtre, une limitation précise de l'angle du battant. En raison de ce jeu limité entre l'élément amortisseur et son guidage, la possibilité de déformation de l'élément amortisseur est limitée aussi.
La courbe caractéristique d'amortissement de l'élément amortisseur est ainsi très raide et le processus d'ouverture de la fenêtre est encore toujours limité de manière très dure et en provoquant un choc, car le trajet à parcourir, dont on dispose pour la déformabilité de l'élément amortisseur, est très court.
Pour accroître ce trajet d'amortissement, il est connu, d'après le brevet des Etats-Unis d'Amérique No.
2.495.830, d'employer comme élément amortisseur un ressort
à boudin dont l'axe longitudinal est disposé dans la direction du déplacement du patin. Ce ressort à boudin à section transversale circulaire prend cependant une place considérable dans le plan de la fenêtre et il ne peut donc être caché dans les canaux de guidage d'un profilé creux, qui sont habituellement conformés en canaux de guidage en C. La place nécessaire pour loger un ressort à boudin n'existe généralement pas entre le châssis de la baie et le battant.
L'invention a pour but de procurer, pour un élément amortisseur de matière élastique, un long trajet d'amortissement et d'ainsi le doter d'une caractéristique d'amor-tissement relativement plate, l'élément amortisseur présentant un encombrement minimal dans le plan de la fenêtre, pouvant être caché dans un canal de guidage où il est monté, et possédant une position définie dans le guidage.
L'invention résout ce problème en présentant un dispositif réalisé comme évoqué précédemment, caractérisé en ce que l'élément amortisseur est conformé en bande dans la direction de déplacement du patin, et est pourvu d'évidements disposés les uns derrière les autres dans la direction du déplacement.
En prévoyant dans l'élément amortisseur plusieurs évidements disposés les uns derrière les autres dans la direction de déplacement du patin, on obtient, en dépit d'un défaut de compressibilité de la matière élastique, un trajet d'amortissement allongé, car lors d'une sollicitation par compression de l'élément amortisseur par le patin, la matière de l'élément amortisseur se déforme par rentrée dans la région des évidements. Les évidements donnent ainsi, dans la direction du déplacement, une augmentation de la possibilité de changement de forme de l'élément amortisseur. En raison du trajet de déformation augmenté, et ainsi du trajet d'amortissement augmenté, on obtient une allure plate de la caractéristique d'amortissement.
Ce trajet d'amortissement agrandi permet par ailleurs de conformer l'élément amortisseur en forme de bande ,en sorte qu'il peut être dissimulé dans un canal de guidage habituel.
Suivant la forme, le nombre et l'agencement des évidements, on peut influencer la forme de la courbe caractéristique dans un sens voulu.
Suivant une conformation préférée, l'élément amor-tisseur est constitué de plusieurs anneaux disposés les uns derrière les autres. La forme annulaire fait que l'élément amortisseur présente des évidements aussi bien au milieu
de sa largeur , à savoir des évidements cylindriques, que des évidements aux côtés étroits opposés, qui sont formés par les diamètres extérieurs, qui se touchent, des divers anneaux. A 1\intérieur de la section de l'élément amortisseur en forme de bande, on a ainsi plus d'espace libre dans lequel puisse se dérober la matière de l'élément amortisseur lorsqu'elle est comprimée, si bien qu'on obtient
une courbe caractéristique d'amortissement particulièrement plate et un trajet d'amortissement relativement long.
Dans une forme de réalisation favorable de l'élément amortisseur, les anneaux, pour diminuer la perte de matière, sont reliés les uns aux autres, à longueur égale de l'élément d'amortissement, par des brides qui s'étendent dans la direction du déplacement. Lors d'une sollicitation de compression , les brides s'enfoncent dans les évidements en forme de cercles, si bien qu'on a un plus grand trajet d'amortissement aux faibles pressions déjà.
Il est alors particulièrement judicieux de décaler ces brides les unes par rapport aux autres dans la direction du déplacement, en sorte que lors d'une sollicitation à la compression, elles puissent dévier de la direction de déplacement, de sorte que les axes des anneaux, considérés dans la direction de déplacement, se disposent parallèlement les uns aux autres, en sorte que pour une faible sollicitation à la compression, on obtienne déjà un trajet de déformation notablement plus grand.
Si on loge l'élément amortisseur directement dans un canal de guidage en forme de C, il est avantageux de prendre au moins la hauteur de l'élément amortisseur en forme de bande un peu plus grande que la hauteur du canal de guidage donnée par la distance du fond du canal de guidage à la bride transversale délimitant le canal de guidage. La section transversale de l'élément de guidage, dans le plan perpendiculaire à la direction de déplacement, est ainsi plus grande que la section correspondante du canal de guidage. L'élément amortisseur est ainsi sprré dès son montage dans le canal de guidage, en sorte qu'il ne change pas, même sans fixation supplémentaire, la position qui lui a été donnée lors de son montage, ce qui facilite le montage.
Il est connu déjà de monter l'élément amortisseur dans un boîtier particulier conformé en U, qui est disposé dans le canal de guidage en forme de C. Les extrémités libres de la bride du boîtier en forme d'U présentent des brides de fixation coudées vers l'extérieur, qui s'engagent derrière les brides transversales du canal de guidage.
Dans cette conformation, il est favorable de prendre la hauteur de l'élément amortisseur plus grande que la hauteur libre du boîtier. On obtient ainsi un serrage du boîtier dans le canal de guidage par le fait de la compression que subit l'élément de guidage dans son état monté, de sorte qu'une fixation supplémentaire du boîtier devient inutile, avec des sollicitations de compression plus faibles de l'élément amortisseur.
Ce serrage du boîtier dans le canal de guidage peut s'obtenir aussi suivant une autre configuration, par le fait que l'élément amortisseur présente, à son extrémité opposée au patin de guidage, au moins sur un côté large, un nez qui s'étend perpendiculairement à celui-ci. Ce nez seul suffit
à serrer l'élément amortisseur dans le canal de guidage,
et à serrer le boîtier contre le canal de guidage, ce qui permet d'obtenir une économie de matière car la section transversale correspondante de l'élément amortisseur ne
doit pas être conservée sur toute sa longueur.
Il est avantageux d'autre part de décaler le patin
de guidage à son extrémité tournée vers le boîtier, pour former un épaulement, la section transversale du prolongement décalé du patin coulissant étant plus petite que la largeur libre du boîtier, et l'épaulement, en coopération avec la face frontale du boîtier, forme la butée finale. On obtient ainsi une limitation exacte de la position finale d'ouverture du battant.
Il appartient au cadre de l'invention d'influencer
le cours de la caractéristique d'amortissement de l'élément amortisseur par le choix des dimensions de sa section et
des dimensions des évidements, dans un sens tel que s'ajoute au travail de déformation à fournir le long du trajet d'amortissement, un travail de frottement dépendant du rapport de la dimension de section de l'élément amortisseur à la section libre du canal de guidage ou du boîtier, et cela par le fait que l'élément amortisseur, par exemple
par sa largeur et/ou sa hauteur, s'adapte étroitement à la largeur libre du canal de guidage ou du boîtier. Le freinage du battant avant qu'il atteigne sa position finale d'ouverture, se fait alors d'abord par refoulement et déformation de l'élément amortisseur. La section de l'élément amortisseur s'accroit alors dans le plan perpendiculaire au plan
de la fenêtre et la surface de l'élément amortisseur se press contre les parois latérales du boîtier ou du canal de guidage et augmente ainsi l'effet d'amortissement. On obtient une caractéristique plate au début du freinage du battant, et qui ne monte de manière raide que peu avant la position d'ouverture dinale.
Le dispositif suivant l'invention pour la limitation de la position d'ouverture, peut être appliqué à tout genre
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organe analogue, et il convient tout particulièrement aux fenêtres pivotantes et basculantes, le patin et l'élément amortisseur pouvant être adaptés au battant et/ou au dormant de la fenêtre.
D'autres particularités et avantages de l'objet de l'invention seront à relever aux dessins qui représentent schématiquement un exemple de forme de réalisation préférée de l'invention. On y voit, en :
- Figure 1, une vue en plan par-dessus du dispositif, avec le battant partiellement ouvert ;
- figure 2, une coupe du battant suivant la ligne
A-A de la figure 1;
- figure 3, en perspective et à plus grande échelle, une vue de l'élément amortisseur et du boîtier correspondant;
- figure 4, le patin coulissant qui s'adapte à la figure 3, également à échelle agrandie et représenté en perspective; et en
- figure 5, une vue de dessus du dispositif suivant la figure 1, en position finale d'ouverture du battant.
La fenêtre suivant la figure 1 est fixée dans une baie de la maçonnerie 1 et, en fait, elle est en retrait
par rapport à la surface de^paroi intérieure 2 de la maçonne-rie 1. Elle comprend le dormant ou châssis fixe de la fenêtre 3 et le battant 5 qui lui est articulé de manière à pouvoir pivoter autour d'un axe vertical 4.
Le dormant 3 et le cadre du battant 5 sont faits de profilés creux d'aluminium , de matière synthétique ou analogue .
Afin que le battant 5, en position d'ouverture, ne puisse venir buter contre la surface intérieure 6, ce qui pourrait conduire à une détérioration de la fenêtre, de ses garnitures et/ou de la surface intérieure 6, la fenêtre est munie d un dispositif pour limiter l'angle d'ouverture du battant 5. Le dispositif comprend un bras de déploiement 7 qui est relié, à la feuillure supérieure horizontale du dormant 3, par une extrémité, par l'intermédiaire d'un boulon 8, de manière fixe mais en lui permettant de pivoter, au dormant 3, et qui, par son autre extrémité, est relié à pivotement, par l'intermédiaire d'un boulon-pivot 9, à un patin coulissant 10 qui, à son tour, est monté de façon à pouvoir se déplacer longitudinalement dans un canal de
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proche de l'axe de pivotement du battant 5 se trouve placé dans le canal de guidage 11 en forme de C, un boîtier 12 fixé par vis au fond du canal de guidage 13,dans une forure 14. Le boîtier 12 est ouvert dans la diréction du patin coulissant 10 et il est pourvu d'un élément amortisseur
15.
D'autres particularités de l'élément amortisseur 15, du bottier 12 correspondant et du patin coulissant 10 peuvent être comprises d'après les figures 3 et 4.
Le boîtier 12 est fait de tôle pliée et il présente, dans le plan perpendiculaire au plan du battant, une section transversale en forme d'U dont les brides 16 sont coudées vers l'extérieur à leurs extrémités libres, pour former des brides de guidage 17. Du côté du boîtier 12,qui est opposé à l'axe de pivotement du battant 5, ce boîtier est fermé par la paroi 18 pourvue d'une bride de fixation
19 dans laquelle est pratiquée la forure 14.
L'élément amortisseur 15 fait de matière élastique comprend cinq anneaux 20 qui sont reliés chaque fois par
une bride 21, les brides 21 étant situées dans un plan commun dans la direction de déplacement du patin 10. Dans cet élément amortisseur 15 en forme de bande, l'anneau 20 voisin de la face frontale ouverte 22 est muni à son extrémité libre d'une surface plane 23 de sorte que sa section n'est plus celle d'un cercle. Ceci vaut également pour le dernier anneau 20 proche de la paroi 18, qui est muni au surplus de deux nez 24 qui s'avancent à partir du côté
large de l'élément amortisseur 15. Chaque anneau 20 est muni d'un évidement 25 en forme de cylindre à base circulaire.
Le patin coulissant 10 suivant la figure 4 est conformé en pièce de zinc coulée par pression et présente une forme de T. La tête 26 du patin coulissant 10 s'adapte
à la section transversale du canal de guidage en forme de C
11. Par ses brides coulissantes 27, cette tête s'engage derrière les brides transversales 28 du canal de guidage 11 en forme de C. A la tête 26 se raccorde un prolongement décalé 29 dont la section transversale est plus petite
que la largeur libre du boîtier 12. Ainsi sont formés sur
la tête 26 des épaulements 30. La tête 26 comporte aussi un passage 33 pour le boulon de pivotement 9 du bras de
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La coupe dans le battant 5 de la figure 2 montre le boîtier 12 et l'élément amortisseur 15 dans leur état monté. On peut y voir que les brides de guidage 17 du boîtier 12
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guidage en forme de C 11. La largeur b de l'élément amortisseur 15 est prise un peu plus petite que la largeur libre B du boîtier 12, tandis que la hauteur h de l'élément amortisseur 15 est plus petite que la hauteur libre H du boîtier 12, si bien qu'à l'état monté, les nez 24 sont comprimés et , par leur force de réaction, pressent les brides de guidage 17 du boîtier 12 contre les brides transversales 28 du canal de guidage 11 en forme de C, donc en
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tendent ainsi à fixer le boîtier 12 dans le canal de guidage 11 à section en C.
Dans le mouvement d'ouverture du battant 5, partant de la figure 1, le patin coulissant 10 glisse dans le sens de la flèche vers l'élément amortisseur 15. Peu avant d'atteindre la position finale d'ouverture du battant 5, le
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tier 12 et presse par son extrémité libre 32 sur la face plane 23 de l'élément amortisseur 15. Lorsque le battant 5 continue à se déplacer, l'élément amortisseur 15 est comprimé en longueur, de sorte que les évidements 25 se déforment. La largeur b de l'élément amortisseur 15 s'accroît alors dans la région des anneaux 20 de sorte que ceux-ci s'appliquent maintenant , en surplus, aux brides 16 du boîtier 12. Par ce travail de déformation de l'élément amortisseur 15, le battant 5 est freiné doucement car l'élément amortisseur
15 possède en raison de sa forme une caractéristique d'amortissement plate. Dès que les surfaces de l'élément amortisseur 15 se pressent contre les brides 16 du boîtier 12, il se produit au surplus un travail de frottement entre le boîtier 12 et l'élément amortisseur 15, ce qui raidit la caractéristique d'amortissement.
Lorsque les épaulements
30 du patin coulissant 10 viennent s'appliquer à la face frontale 22 du boîtier 12, la position finale d'ouverture du battant 5 est atteinte. Les épaulements 30 déterminent ainsi une limite exacte de la position finale d'ouverture, en sorte que l'on évite que le battant 5 bute contre la surface intérieure 6. Cette position finale d'ouverture
est montrée à la figure 5.
REVENDICATIONS
1.- Dispositif pour la limitation de l'angle d'ouverture du battant d'une fenêtre, d'une porte ou d'un organe analogue, avec un bras de déploiement articulé à pivotement par une extrémité au châssis fixe ou dormant, et par son autre extrémité au battant, et qui présente à une extrémité un patin coulissant capable de se déplacer dans un canal de guidage du cadre du battant ou du châssis fixe, le déplacement du patin étant limité par une butée liée au canal de guidage, laquelle est pourvue d'un élément amortisseur disposé dans le canal de guidage et constitué en particulier de matière élastique, caractérisé en ce que l'élément amortisseur (15) est conformé en bande dans la direction de déplacement du patin coulissant (10) et est pourvu d'évidements (25) disposés les uns derrière les autres dans la direction du déplacement.