Description
Titre : CATHÉTER COMPRENANT UN DISPOSITIF DE PULVÉRISATION ET UN ORGANE DE PILOTAGE
Domaine de l’invention
L’invention concerne un cathéter et un système d’administration de microgouttelettes dans la trachée d’un sujet, notamment d’un sujet prématuré.
État de la technique
De nos jours, une naissance sur huit aux États-Unis et environ une sur quatorze en Europe est prématurée. Environ 20% de ces prématurés souffrent du syndrome de détresse respiratoire, connu sous l’acronyme SDR. Ce dernier est susceptible de causer la mort du bébé si ce dernier n’est pas pris en charge immédiatement, notamment dans l’heure suivant sa naissance.
En effet, plus le bébé naît tôt (avant la période de gestation de 37 semaines), moins son organisme est prêt à affronter le monde extérieur. C’est au troisième trimestre de la grossesse que la capacité pulmonaire augmente rapidement. En parallèle, l’affinement des parois alvéolaires des poumons permet une augmentation de la surface des échanges gazeux. Toute interruption précoce de ce processus de maturation peut entraîner une altération de la fonction respiratoire et de la physiologie pulmonaire.
La prise en charge des prématurés souffrant de SDR nécessite généralement l’administration d’un surfactant ainsi qu’une oxygénation initiale. Cependant, l’administration d’un surfactant liquide dans les voies respiratoires avec les méthodes existantes comprend plusieurs inconvénients.
Un premier inconvénient est la quantité de surfactant liquide administré dans les voies pulmonaires qui provoque un effet de noyade pour le bébé. En effet, le volume administré au prématuré équivaut pour un adulte à un volume d’environ 200mL ou à 2,5mL par kilogramme du sujet.
Un deuxième inconvénient est que la méthode utilisée est invasive.
Il faut en effet aborder l’entrée du larynx par un laryngoscope. L’entrée du larynx est très étroite, particulièrement chez les sujets prématurés. Ce geste est délicat et difficile à effectuer, même pour un praticien expérimenté. Par ailleurs, cette intrusion est également douloureuse pour l’enfant. Elle implique donc souvent une analgésie et/ou une sédation pour réduire la douleur de l’enfant et faciliter le geste. Se pose alors le problème de
l’administration d’un analgésique et/ou sédatif, qui peut être très délicat pour des bébés prématurés.
Un troisième inconvénient est la tolérance de l’enfant lors de l’administration du surfactant qui est généralement administré sous forme liquide au niveau de la trachée, générant un effet de noyade chez l’enfant. Le surfactant peut causer des complications comme un malaise par diminution de l’oxygénation ou ralentissement du rythme cardiaque. L’administration du liquide doit donc être prudente et souvent discontinue en cas de malaise du bébé. Pour tenter de remédier à ces inconvénients, on connaît le document de brevet WO2015/059037 décrivant un système pour administrer un médicament comprenant un surfactant pulmonaire comprenant un cathéter comprenant un premier canal adapté pour acheminer dans la région pharyngée du sujet un flux de liquide médicamenteux et un deuxième canal pour acheminer un flux de gaz sous pression. Une connexion entre le premier et deuxième canal permet la nébulisation du liquide médicamenteux au croisement entre le liquide et le gaz sous pression.
Cependant, ce type de dispositif nécessite toujours l’utilisation d’un laryngoscope pour guider le cathéter, impliquant tous les inconvénients précédemment cités.
De plus, ce type de cathéter nécessite deux canaux pour apporter un flux de gaz et le liquide médicamenteux à l’extrémité distale du cathéter. Le cathéter doit donc être très large et peut ne pas être adapté pour son introduction au-delà des cordes vocales sur des sujets prématurés. Enfin, ce type de cathéter autorise l’administration d’un liquide médicamenteux nébulisé dans la région pharyngée, cette région très en amont autorise une partie du surfactant à passer par l’œsophage, ce qui réduit l’efficacité du médicament impose d’augmenter le volume de liquide à injecter ainsi que le temps d’injection dépassant souvent 1 minute, voire 10 à 15 minutes.
Un autre inconvénient de ce type de cathéter résulte du fait qu’une partie du liquide médicamenteux est bloqué au niveau des cordes vocales de l’enfant, empêchant ainsi le liquide médicamenteux d’atteindre les poumons.
La présente invention vise à fournir un cathéter et un système d’administration d’un liquide médicamenteux s’affranchissant des inconvénients de l’art antérieur cité.
Un objectif de l’invention est de fournir un cathéter permettant la libération d’un liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes au plus proche des voies pulmonaires, préférentiellement dans la trachée.
Un autre objectif de l’invention est de permettre un guidage simplifié du cathéter dans le larynx d’un sujet prématuré sans recours à un laryngoscope ou à une autre méthode invasive et de manière plus rapide. En outre, l’invention vise à permettre la réalisation d’une opération chez le sujet par une seule personne.
Un autre objectif de l’invention est de fournir un système permettant la prise en charge d’un prématuré souffrant de syndrome de détresse respiratoire sans recourir à l’analgésie ou à la sédation du sujet prématuré. Un autre objectif de l’invention est de fournir un système permettant le traitement du syndrome de détresse respiratoire en minimisant son impact sur les paramètres d’aide ventilatoire du patient.
Un autre objectif de l’invention est de fournir un cathéter peu coûteux et simple de fabrication et d’utilisation. Résumé de l’invention
L’invention concerne un cathéter pour délivrer un liquide médicamenteux ou une poudre sous forme pulvérisée dans la trachée d’un sujet, caractérisé en ce que ledit cathéter comprend un corps déformable comportant un dispositif de pulvérisation pour expulser un liquide ou une poudre introduite dans le cathéter sous forme de pulvérisation, ledit corps de cathéter comportant, en outre, une optique configurée pour générer une image d’une zone, ladite zone étant située dans le prolongement de l’extrémité distale dudit cathéter.
Selon un exemple, la zone est située dans une direction longitudinale du corps à partir de l’extrémité distale du cathéter.
L’invention concerne aussi un cathéter pour délivrer un liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes dans la trachée d’un sujet. Le cathéter comprend un corps déformable dans lequel un élément mobile évolue en translation au-delà du corps du cathéter. L’élément mobile comprend un dispositif de pulvérisation pour expulser un liquide introduit dans
le cathéter sous forme de microgouttelettes. Ledit corps de cathéter comporte, en outre, une optique configurée pour générer une image de l’extrémité distale de l’élément mobile en position translatée.
L’invention concerne aussi un cathéter pour délivrer un liquide médicamenteux ou une poudre sous forme pulvérisée dans la trachée d’un sujet, tel qu’un sujet nouveau-né prématuré. Ledit cathéter est conçu pour être inséré dans la trachée à travers les cordes vocales du sujet et comprend un corps déformable comportant un dispositif de pulvérisation pour expulser un liquide ou une poudre introduite dans le cathéter sous forme de pulvérisation, ledit corps de cathéter comportant, en outre, une lumière pour le passage d’ une optique agencée pour générer une image d’une zone, ladite zone étant située dans le prolongement de l’extrémité distale dudit cathéter et comprenant un organe de pilotage pour le pliage du corps de cathéter selon une orientation prédéterminée.
La déformation du corps du cathéter peut être, par exemple, une déformation élastique ou encore une déformation assurée par une liaison mécanique de type liaison angulaire, une liaison pivot ou une liaison rotule.
Selon un mode de réalisation, le corps du cathéter comprend un support pour maintenir une optique. Par extension, le corps du cathéter peut être entendu comme un corps comportant une optique. L’invention concerne également les modes de réalisation dans lesquels l’optique serait amovible du corps du cathéter. L’invention permet avantageusement de délivrer un liquide médicamenteux dans la trachée, c’est-à-dire au-delà des cordes vocales lorsque le cathéter est introduit par la bouche ou par voie nasale. L’invention permet aussi avantageusement de s’affranchir de l’utilisation d’un laryngoscope. En effet, le praticien peut facilement introduire l’extrémité du corps en guidant la partie distale et optionnellement en visualisant les images de l’optique. Ce mode de réalisation permet ainsi de s’affranchir, avant la prise en charge, de l’analgésie ou de la sédation du bébé prématuré liée au laryngoscope. L’invention permet de fournir un cathéter s’affranchissant des inconvénients cités de l’art antérieur.
Dans un mode de réalisation, le cathéter comprend un premier organe de pilotage d’une translation de l’élément mobile, la distance de translation de l’élément mobile étant pilotable dans une gamme de positions comprise entre 0,5 cm et 2 cm ou entre 0,5 cm et 4,5 cm.
Ce mode de réalisation permet avantageusement de traiter un sujet prématuré en insérant l’élément mobile dans la trachée à travers les cordes vocales lorsque le corps de cathéter est dans le larynx.
Dans un mode de réalisation, le cathéter comprend un second organe de pilotage d’une orientation d’une partie distale du corps de cathéter avec une partie proximale dudit corps de sorte à contrôler ladite orientation de la partie distale dans une direction prédéterminée. L’organe de pilotage permet de piloter, de déclencher ou de contrôler cette orientation.
Ce mode de réalisation permet avantageusement de faciliter le guidage de la partie distale du corps de cathéter dans le larynx en ajustant l’orientation de la partie distale de manière contrôlée et à distance. Le praticien peut visualiser les images de l’optique pour localiser l’entrée du larynx et déclencher l’orientation de la tête de cathéter pour guider cette dernière à travers l’entrée du larynx. L’invention permet ainsi de s’affranchir des inconvénients de l’art antérieur, d’accélérer l’introduction du cathéter dans le larynx, de réduire le traumatisme du sujet et de s’affranchir de l’utilisation d’un laryngoscope.
Dans un mode de réalisation, le cathéter comprend une pièce de positionnement destinée à coopérer avec la bouche d’un sujet, ladite pièce de positionnement s’étendant radialement au moins partiellement autour du corps du cathéter pour former un support buccal limitant (ou conçu pour limiter) le volume d’air transitant en dehors du cathéter entre l’intérieur et l’extérieur de la bouche. Le support buccal permet également le maintien du cathéter dans l’axe du pharynx pour faciliter le guidage du cathéter. Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement est mobile en translation sur le corps du cathéter. Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement comporte un guide pour orienter l’introduction du cathéter dans les voies respiratoires dudit sujet.
La pièce de positionnement agit comme un point de pivot. Ce point de pivot permet avantageusement de faciliter le guidage du corps de cathéter par le praticien.
Ladite pièce de positionnement permet également d’assurer une étanchéité à l’air au moins partielle à travers la bouche du sujet. L’étanchéité de la pièce de positionnement améliore l’efficacité du système de soutien
respiratoire de l’enfant prématuré, notamment lorsque le système de soutien respiratoire est introduit par voie nasale.
La liberté en translation de la pièce de positionnement permet avantageusement d’améliorer le guidage du corps dès le début de l’insertion grâce au point de pivot constitué par ladite pièce de positionnement en coopération avec la bouche.
Enfin, cette pièce permet d’obtenir un point d’appui du cathéter permettant à l’opérateur de libérer une main pour manipuler le cathéter pour le guider.
Dans un mode de réalisation, le cathéter comporte un canal de passage d’un liquide débouchant à l’extrémité du dispositif de pulvérisation.
Dans un mode de réalisation, le dispositif de pulvérisation est conçu pour délivrer un liquide médicamenteux sous forme d’aérosol ou une poudre médicamenteuse sous forme d’aérosol ou de pulvérisation.
Dans un mode de réalisation, le dispositif de pulvérisation comprend :
• un insert agencé à l’intérieur du canal de passage et s’étendant longitudinalement le long du canal de passage, ledit insert ayant une surface externe comprenant au moins un sillon sensiblement hélicoïdal s’étendant depuis l’extrémité proximale jusqu’à l’extrémité distale de insert et adaptée pour le passage du liquide médicamenteux ;
• une chambre d’accueil dudit volume de liquide médicamenteux en sortit d’un sillon de l’insert ;
• un canal pressurisant un volume de liquide médicamenteux au sein d’un orifice agencé dans le prolongement de ladite chambre.
Un tel dispositif de pulvérisation permet avantageusement de produire un aérosol en mettant le liquide médicamenteux sous pression.
Dans un mode de réalisation, le canal de passage comprend en outre une butée limitant les mouvements de translation de l’insert. Cette butée permet avantageusement de sécuriser la position de l’insert dans le canal de passage malgré le flux du liquide sous pression.
Dans un mode de réalisation, ladite optique est agencée à l’extrémité distale du corps du cathéter.
La lumière pour le passage d’une optique (6) est conçue pour recevoir une fibre optique s’étendant le long de ladite lumière. La fibre optique peut s’étendre le long de ladite lumière, préférentiellement jusqu’à l’extrémité distale du corps de cathéter. Dans un mode de réalisation, la lumière de passage de fibre optique comprend, à l’extrémité distale du corps de cathéter, une paroi transparente et étanche pour protéger la lumière de passage de la fibre optique des contaminations de l’environnement extérieur. Préférentiellement, la paroi est une paroi stérile. Dans un mode de réalisation, la fibre optique est également conçue pour éclairer une zone située dans le prolongement distal du cathéter.
Dans un mode de réalisation, l’extrémité distale du corps comprend une forme arrondie. Cette forme arrondie permet avantageusement de réduire le traumatisme du sujet lors du contact entre l’extrémité distale du corps et les voies respiratoires du sujet. Dans un mode de réalisation, le diamètre extérieur du corps de cathéter destiné à être inséré dans les voies respiratoires du sujet est compris entre sensiblement 1 mm et 5 mm ou est inférieur à sensiblement 5 mm, préférentiellement inférieurs à 3 mm. Un avantage de ce diamètre est de pouvoir insérer le cathéter éventuellement dans les voies respiratoires d’un nouveau-né prématuré.
L’invention concerne également un système médical comprenant un cathéter selon l’invention, et comprenant une unité de commande. L’unité de commande comprend un réservoir pour accueillir un volume de liquide médicamenteux, et un dispositif de commande de l’administration du liquide médicamenteux pilotant (ou pour piloter) une pompe haute pression. le réservoir comprend des moyens de contrôle de la température du liquide médicamenteux ou de la poudre médicamenteuse dans le réservoir.
Dans un mode de réalisation, le système médical comprend un dispositif de détection et/ou de mesure du cycle de respiration du sujet, l’administration du liquide médicamenteux par le dispositif de commande étant synchronisée avec le cycle de respiration du sujet. L’administration du liquide médicamenteux peut avantageusement être réalisée pendant la phase inspiratoire du sujet.
Cette synchronisation permet avantageusement de favoriser le transport du liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes vers les
alvéoles du poumon grâce à la respiration du sujet et diminuer son expulsion par les voies respiratoires hors de la trachée.
Dans un mode de réalisation, le système médical comprend en outre un dispositif de ventilation pour l’assistance à la respiration du sujet. Le système médical peut comprendre un écran d’affichage pour afficher les images de l’optique.
Dans un mode de réalisation, l’unité de commande comprend un moyen d’actionnement du second organe de pilotage du cathéter.
L’invention concerne également un système d’intubation comprenant un cathéter selon l’invention et comprend une sonde d’intubation. Le cathéter est alors conçu pour être inséré au moins en partie dans la sonde d’intubation. Ledit système permet avantageusement, au praticien, lors de l’utilisation du cathéter, d’introduire rapidement une sonde d’intubation en faisant coulisser la sonde d’intubation le long du cathéter. La sonde d’intubation est alors, en cas de malaise grave du sujet, beaucoup plus rapide à insérer jusqu’au larynx qu’avec un laryngoscope et permet une sécurisation du sujet sur le plan cardiorespiratoire.
Brève description des figures
D’autres caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront à la lecture de la description détaillée qui suit, en référence aux figures annexées, qui illustrent :
[Fig. 1 A] : une vue en transparence d’un corps de cathéter selon un premier mode de réalisation de l’invention.
[Fig. 1 B] : une vue de coupe du corps de cathéter dans lequel le canal de passage comprend une portion concentrique en position rétractée.
[Fig. 2A] : une vue en perspective d’un corps de cathéter selon le premier mode de réalisation dans lequel le canal de passage est translaté dans la direction distale au-delà du corps de cathéter.
[Fig. 2B] : une vue de coupe du corps de cathéter dans lequel le canal de passage comprend une portion concentrique en position translatée au-delà du corps de cathéter.
[Fig. 3] : une vue en coupe de la section du corps du cathéter selon un premier mode de réalisation de l’invention.
[Fig. 4] : une vue en coupe de la section du corps de cathéter selon un deuxième mode de réalisation dans lequel le corps comprend un fil d’activation et une lumière de ventilation.
[Fig. 5] : une vue en perspective d’un système médical comprenant un cathéter selon un mode de réalisation de l’invention dans lequel le corps de cathéter comprend une portion orientable et dans lequel le système comprend un moyen d’affichage.
[Fig. 6] : une vue en coupe de l’élément mobile du canal de passage selon un mode de réalisation permettant de délivrer le liquide médicamenteux sous la forme d’un aérosol.
[Fig. 7] : un schéma d’un sujet dans lequel est introduit la partie distale du corps de cathéter.
[Fig. 8] : un schéma d’un sujet dans lequel la tige de cathéter est introduite jusqu’au larynx. [Fig. 9] : une vue agrandie dans laquelle l’extrémité distale du corps de cathéter est dans le larynx en face des cordes vocales.
[Fig. 10] : une vue agrandie dans laquelle l’extrémité distale de la tige de cathéter est dans le larynx en face des cordes vocales et l’élément mobile est introduit dans la trachée à travers les cordes vocales. [Fig. 11] : une vue agrandie dans laquelle le liquide médicamenteux est pulvérisé dans la trachée sous la forme de microgouttelettes.
[Fig. 12] : une vue agrandie dans laquelle l’extrémité distale du cathéter est insérée dans la trachée à travers les cordes vocales.
[Fig. 13] : une vue en coupe de la section du corps du cathéter selon un autre mode de réalisation de l’invention.
Description détaillée
Dans la suite de la description, les termes suivants doivent être compris à la lumière de leur définition ci-après : Par « distal », on entend le côté le plus éloigné d’un point du cathéter tenu par le praticien lors de son utilisation.
Par « proximal », on entend le côté le plus proche d’un point du cathéter tenu par le praticien lors de son utilisation.
Par « canal », on entend un conduit artificiel permettant d’acheminer un liquide.
Par « lumière », on entend un orifice s’étendant selon l’axe longitudinal du corps du cathéter.
Par « microgouttelettes » ou « microgouttes », on entend des gouttes de liquide séparées par de l’air ou un gaz, le diamètre de ces gouttes étant compris entre 1000pm et 5pm.
Par « pulvérisation », on entend une substance liquide ou solide décomposée en particules très fines. Lorsqu’il s’agit d’une substance liquide, la pulvérisation entraîne la génération de microgouttelettes. Lorsqu’il s’agit d’une substance solide, la pulvérisation entraîne la génération de particules de matière, par exemple sous la forme d’une poudre.
Dans un mode de réalisation, la « pulvérisation » peut comprendre une nébulisation ou une aérosolisation.
Par « nébulisation », on entend la pulvérisation de microgouttelettes par la rencontre d’un liquide et d’un gaz sous pression.
Par « aérosolisation », on entend la pulvérisation de microgouttelettes produite lorsqu’un liquide sous pression passe par un conduit dont la sortie comprend une forme particulièrement favorable à la création de microgouttes.
L’invention traite d’un cathéter 1 comprenant un corps 2 de cathéter pour administrer un liquide médicamenteux, notamment dans la trachée d’un sujet prématuré. L’invention permet de traiter le syndrome de détresse respiratoire secondaire à l’immaturité pulmonaire nécessitant l’administration de surfactant, mais également toutes les pathologies pulmonaires nécessitant l’administration d’un liquide médicamenteux, dans les voies pulmonaires. Parmi ces autres pathologies pulmonaires, on peut noter des pathologies telles que l’hémorragie pulmonaire, les pneumonies, la dysplasie broncho pulmonaire et l’insuffisance respiratoire prolongée chez des patients ventilés de façon chronique. L’invention permet également de traiter les nouveau-nés présentant une détérioration secondaire du surfactant ou un défaut de son recyclage.
Dans un mode de réalisation, le liquide médicamenteux peut être remplacé par une poudre médicamenteuse. La pulvérisation est alors une pulvérisation d’une poudre médicamenteuse.
L’invention porte également sur un système médical 300 comprenant ledit cathéter 1 selon l’invention.
Tige de cathéter
La partie proximale du corps 2 peut être connectée à une centrale de commande 100, également appelée unité de commande. La centrale de commande 100 peut comprendre une interface utilisateur. Selon différents modes de réalisation, la centrale de commande peut être couplée avec un calculateur et une mémoire. La centrale de commande permet alors de délivrer des consignes à un organe de commande, de calculer des valeurs de variables d’état pour générer différentes alertes et pour stocker des informations de configuration.
Le corps 2 du cathéter 1 présente préférentiellement une forme d’une tige.
Le corps 2 s’étend longitudinalement jusqu’à son extrémité distale 14. Le corps 2 est souple ou déformable élastiquement. Un corps souple permet avantageusement de ne pas endommager les tissus du prématuré, notamment les tissus des voies respiratoires et les tissus du pharynx 202. Selon un exemple, le corps 2 du cathéter 1 comprend une rigidité suffisante pour permettre un guidage de ce dernier à partir d’un actionneur et une souplesse suffisante permettant de courber ledit corps afin qu’il puisse évoluer dans la gorge, larynx, pharynx puis éventuellement au-delà des cordes vocales vers et au travers la trachée. On considère que le corps 2 du cathéter 1 est déformable à partir du stade où sa courbure est modifiable par exemple élastiquement.
Le diamètre extérieur du corps 2 doit être suffisamment petit pour une utilisation chez les prématurés. Le diamètre du corps 2 doit être suffisamment petit pour son insertion dans la trachée à travers les cordes vocales d’un sujet, notamment d’un sujet prématuré. Selon un mode de réalisation, le diamètre extérieur du corps 2 est adapté pour être inséré dans une sonde d’intubation classique. Avantageusement, le diamètre extérieur du corps 2 est compris entre 5 mm et 1 mm, préférentiellement entre environ 3 mm et 2 mm. Un diamètre inférieur à 3 mm ou inférieur à 2,5 mm permet de se réserver la possibilité d’utiliser également le cathéter chez un nouveau-né prématuré déjà intubé avec une sonde endotrachéale sans canal accessoire. En effet, le diamètre de la trachée d’un nouveau-né prématuré peut descendre jusqu’à 2 ou 3 mm. Le nouveau-né prématuré peut ainsi bénéficier de la pulvérisation du médicament.
La longueur du corps 2 est préférentiellement inférieure à 50 cm ou comprise entre 10 cm et 30 cm.
Le corps 2 s’étend depuis une extrémité proximale (non représentée) jusqu’à une extrémité distale 14.
Le corps 2 de cathéter 1 est préférentiellement conçu pour être à usage unique. Préférentiellement, le corps de cathéter est conçu pour recevoir une fibre optique et pour pouvoir retirer cette fibre optique avant de jeter le corps 2 de cathéter 1 .
L’invention concerne également un système médical 300. Le système médical comprend une unité de commande 100. L’unité de commande 100 est conçue pour être connectée au cathéter 1 selon l’invention. L’unité de commande comprend avantageusement, une interface utilisateur permettant le contrôle du cathéter 1 . Une fois utilisé, le cathéter 1 ou le corps de cathéter peut être déconnecté de l’unité de commande 100 et jeté. Dans ce cas, un nouveau cathéter 1 est ensuite connecté à l’unité de commande lors d’une nouvelle utilisation.
Le corps 2 comprend plusieurs conduits ou lumières dans son volume. Les conduits ou lumières s'étendent dans la direction longitudinale du corps.
Les conduits ou lumières s’étendent préférentiellement jusqu’à l’extrémité distale 14 du corps 2 et/ou préférentiellement depuis l’extrémité proximale du corps 2.
Préférentiellement, l’extrémité distale 14 du cathéter 1 comprend une forme sensiblement arrondie. La forme sensiblement arrondie permet avantageusement au cathéter de réduire le risque de traumatisme du sujet lors de l’insertion du cathéter.
Canal de passage
Le corps 2 comprend une première lumière 31 de passage. Le cathéter 1 comprend un canal de passage 3 d’un liquide, agencé au moins en partie dans la première lumière 31.
Le canal de passage 3 est conçu pour transporter un liquide médicamenteux depuis un réservoir. L’extrémité proximale du canal de passage 3 est, dans ce cas, préférentiellement connectée à un réservoir de liquide médicamenteux. Le liquide médicamenteux peut être remplacé par une poudre médicamenteuse, un gel ou une pâte.
Selon un exemple, le canal de passage 3 comprend un tuyau agencé à l’intérieur de la lumière de passage 31. Dans un mode de réalisation alternatif, le canal de passage 3 est un conduit formé par la lumière de passage 31. La surface de la lumière de passage comprend, par exemple, un revêtement intérieur pour faciliter le transport du liquide médicamenteux. Le revêtement intérieur peut également permettre de protéger chimiquement le liquide médicamenteux des parois de la lumière 31.
Dans un premier mode de réalisation, le canal de passage 3 comprend un élément mobile 5. L’élément mobile 5 est apte à transporter le liquide médicamenteux dans son volume intérieur. L’élément mobile 5 évolue en translation par rapport au corps 2 du cathéter 1. La translation est préférentiellement commandable depuis l’extrémité proximale au moyen d’un organe de pilotage.
L’élément mobile 5 est conçu de façon à décharger le liquide médicamenteux par un orifice distal 501 sous forme de microgouttelettes. L’orifice distal 501 de l’élément mobile 5 est connecté fluidiquement au canal de passage 3.
L’élément mobile 5 comprend préférentiellement une extrémité distale conçue pour réduire le traumatisme du sujet en cas de contact entre les voies respiratoires et l’extrémité distale de l’élément mobile 5. Préférentiellement, l’extrémité distale de l’élément mobile comprend une portion arrondie ou courbée.
Translation de la partie distale
L’élément mobile 5 du canal de passage 3 est libre en translation par rapport à l’extrémité distale 14 au corps 2 ou par rapport une optique 6 du corps 2.
Préférentiellement, l’élément mobile 5 évolue en translation au-delà du corps 2 jusqu’à une position translatée. L’élément mobile évolue au-delà du corps 2 de cathéter 1 sur au moins 5 cm, très préférentiellement sur une distance supérieure à 0,5 cm ou 1 cm. Dans un mode de réalisation, l’élément mobile 5 est pilotable dans une gamme de position au-delà du corps 2 comprise entre 0,5 cm et 5 cm. Dans un mode de réalisation, dans sa position la plus translatée, l’extrémité distale de l’élément mobile 5 est à une distance, comptée depuis l’extrémité distale 14 du corps, comprise entre 0,5 cm et 2 cm ou entre 0,5 et 4,5 cm.
Comme illustré sur les figures 2A et 2B, l’élément mobile 5 du canal de passage 3 est déplacé au-delà de l’extrémité 14 du corps 2 du cathéter 1 .
Selon un mode de réalisation, le diamètre de l’élément mobile 5 du canal de passage 3 est plus faible que le diamètre du corps 2 de cathéter 1 . Cette solution permet d’intégrer l’élément mobile 5 au sein du canal de passage 3. Un avantage de la translation libre de l’élément mobile 5 est de pouvoir pénétrer dans la trachée 203 à travers les cordes vocales 204 du prématuré 200. La translation libre est entendue comme une translation mécaniquement libre, mais pouvant être activée et commandée par une commande d’un opérateur. Avantageusement, une distance prédéfinie peut être préconfigurée. Selon un autre exemple, l’opérateur déploie la partie mobile en suivant pas à pas la progression, notamment grâce à l’optique agencée sur le cathéter. Un autre avantage est de pouvoir faire avancer l’élément mobile 5 du canal de passage 3 dans une zone de capture d’image de l’optique 6. Le pilotage de la translation est donc facilité et le contrôle en temps réel de la délivrance de la solution médicamenteuse est assuré.
L’élément mobile 5 est mobile au moins entre une position rétractée à l’intérieur du corps 2 du cathéter 1 (voir les figures 1 A et 1 B) et une position translatée où au moins une portion de l’élément mobile 5 s’étend au-delà de la lumière de passage 31 et du corps 2 de cathéter (voir les figures 2A et 2B).
Un autre avantage est de pouvoir conserver l’élément mobile 5 du canal de passage 3 en position rétractée pour réduire les risques de cassures ou de déformations de l’élément mobile 5 lors de l’insertion du corps 2 de cathéter 1 dans les voies respiratoires du sujet 200.
Dans un mode de réalisation illustré sur les figures 1 B et 2B, le canal de passage 3 comprend au moins une portion concentrique 32 avec la lumière de passage 31 . La portion concentrique 32 comprend l’élément mobile 5.
La portion concentrique 32 est mobile en translation à l’intérieur de la lumière de passage 31.
Dans un mode de réalisation non représenté, le canal de passage 3 comprend au moins deux portions concentriques 32 télescopiques.
Les portions concentriques télescopiques sont mobiles en translation dans la lumière de passage et les unes par rapport aux autres. Les portions concentriques permettent avantageusement l'augmentation de la
longueur de protrusion de l’élément mobile ainsi que de la rigidité de la partie du canal de passage en dehors du corps 2 du cathéter 1 .
Système de déplacement du canal de passage
Le cathéter 1 peut comprendre un premier organe de pilotage de la translation de l’élément mobile 5. Le premier organe de pilotage peut comprendre une tige de contrôle. Préférentiellement, une tige de contrôle (non représentée) est connectée à la portion concentrique 32. La tige de contrôle peut s’étendre l’extrémité proximale du corps 2 du cathéter 1. La tige de contrôle permet au praticien de déplacer la portion concentrique 32 en actionnant ladite tige de contrôle.
Le premier organe de pilotage permet de commander le mouvement de l’élément mobile 5. Le premier organe de pilotage permet de faire évoluer l’élément mobile et/ou la portion concentrique 32 au-delà du corps de cathéter des moyens pour activer le déplacement du canal de passage 3 relativement au corps 2 du cathéter 1 dans la direction distale.
Par exemple, si le canal de passage 3 comprend plusieurs portions concentriques 32 télescopiques, le premier organe de pilotage permet de faire évoluer en translation les portions télescopiques les unes par rapport aux autres afin que l’élément mobile fasse saillie du corps 2 de cathéter 1 .
L’unité de commande 100 comprend préférentiellement un premier organe de commande. L’organe de commande est connecté au premier organe de pilotage. L’organe de commande permet de contrôler le premier organe de pilotage et le déplacement de la partie distale 5 du canal de passage 3. À cette fin, des indicateurs de position ou de déploiement du cathéter peuvent être affichés. Selon un exemple de réalisation dans lequel la partie distale du cathéter comprend un capteur de retour d’effort, l’organe de commande peut automatiquement arrêter le déploiement en translation de l’élément mobile lorsqu’il rencontre un obstacle tel que la paroi de la gorge ou de la trachée, une corde vocale ou toute autre portion d’organe. L’unité de commande 100 peut dans ce cas émettre un son ou une alerte informant l’opérateur.
Dans un mode de réalisation alternatif, le dispositif de pulvérisation 50 est fixe par rapport à l’extrémité distale 14 du corps de cathéter. Le dispositif de pulvérisation 50 peut être agencé à l’extrémité distale du canal de passage 3 de manière à pulvériser dans le prolongement de l’extrémité distale du corps
de cathéter. Cet agencement permet également d’alimenter le dispositif de pulvérisation par la lumière du canal de passage. Dans ce mode de réalisation, le corps de cathéter 2 est conçu pour pouvoir être inséré dans la trachée à travers les cordes vocales d’un sujet, préférentiellement d’un sujet bébé prématuré.
Pulvérisation de microgouttelettes
L’élément mobile 5 comprend un dispositif de pulvérisation 50.
Dans un mode de réalisation, le dispositif de pulvérisation 50 est conçu pour pulvériser une poudre, notamment une poudre médicamenteuse.
Dans un second mode de réalisation préférentiel, le dispositif de pulvérisation 50 est conçu pour expulser un liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes.
Dans une première variante non représentée, les microgouttelettes de liquide médicamenteux sont obtenues par nébulisation. Le corps 2 de cathéter 1 comprend alors un canal pour le transport d’un flux de gaz sous pression. Le cathéter est alors conçu pour que le gaz sous pression rencontre le liquide médicamenteux à proximité de l’orifice distal du canal de passage 3. Le gaz sous pression permet de nébuliser ou d’atomiser le liquide médicamenteux en microgouttelettes.
Le liquide médicamenteux est alors pulvérisé dans la trachée sous forme de microgouttes nébulisées. Dans cette première variante, le corps 2 du cathéter 1 comprend une lumière permettant d’acheminer le gaz.
Dans une deuxième variante représentée sur la figure 6, les microgouttes de liquide médicamenteux sont administrées sous forme d’un aérosol. Un aérosol est produit lorsqu’un liquide sous pression passe par un conduit dont la sortie comprend une forme particulière favorable à la création de microgouttes.
Dans un exemple particulier illustré sur la figure 6, le dispositif de pulvérisation 50 du canal de passage 3 comprend des moyens d’aérosolisation 502, 503, 504, 506, 501 pour expulser le liquide médicamenteux sous la forme d’un aérosol.
Les moyens d’aérosolisation comprennent un insert 502 généralement allongé et agencé à l’intérieur du canal de passage 3.
L’insert 502 comprend une surface externe. Ladite surface externe comprend au moins un sillon 503 s’enroulant autour de la surface externe de
l’insert 502. Le au moins un sillon 503 est adapté pour le passage du liquide médicamenteux. Le sillon 503 est préférentiellement hélicoïdal. Le au moins un sillon 503 s’étend depuis l’extrémité proximale jusqu’à l’extrémité distale de l’insert 502.
Les sommets de la surface externe de l’insert, entre deux passages successifs du au moins un sillon 503 sont en contact avec la surface interne 508 du canal de passage 3 ou forment une étanchéité pour forcer le liquide médicamenteux à suivre le au moins un sillon 503. Le liquide médicamenteux passe ainsi dans les sillons 503 entre la surface extérieure de l’insert 502 et la surface interne 508 du canal de passage 3.
Les moyens d’aérosolisation comprennent préférentiellement dans le canal de passage 3 une chambre d’accueil 505. La chambre d’accueil est agencée en sortie d’un sillon 503 de l’insert 502 et l’extrémité. Préférentiellement, la chambre d’accueil est agencée entre l’insert et l’extrémité distale du dispositif de pulvérisation 50.
Le dispositif de pulvérisation 50 comprend un orifice distal 501 , préférentiellement à l’extrémité distale du dispositif de pulvérisation 50.
Les moyens d’aérosolisation comprennent également un canal de sortie 509. Le canal de sortie 509 s’étend dans le prolongement de la chambre d’accueil. Le canal de sortie 509 est adapté pour le passage du liquide médicamenteux. Le canal de sortie 509 permet la mise sous pression du liquide médicamenteux, notamment par son profil. Dans un mode de réalisation, le profil du canal comprend au moins une première portion, connectée à la chambre d’accueil, dont la section décroît dans la direction distale. Le profil du canal de sortie 509 comprend une deuxième portion, connectée à l’orifice distal 501 , dont la section est sensiblement constante. Dans un mode de réalisation, la première portion est adjacente à la deuxième portion.
Dans un mode de réalisation, le canal de sortie 509 est formé par un corps profilé 504. Le corps profilé 504 est agencé à l’intérieur du canal de passage 3 entre l’extrémité distale 501 du canal de passage 3 et l’insert.
Le diamètre de l’orifice distal 501 est préférentiellement compris entre 20 pm et 100 pm, très préférentiellement entre 40 pm et 80 pm. Dans un mode de réalisation, le diamètre de l’orifice distal 501 est compris entre 20 pm
et 250 mίp, notamment lorsque le volume de microgouttelettes à produire est plus important.
Quand le liquide médicamenteux dans le canal de passage 3 est mis sous pression par une pompe, le liquide est forcé de suivre le sillon hélicoïdal 503 entre la surface extérieure de l’insert 502 et la surface intérieure 508 du canal de passage 3. Le sillon 503 joue le rôle de générateur de tourbillon. À la sortie du sillon hélicoïdal 503, le liquide médicamenteux pénètre dans la chambre d’accueil 505 et la direction du flux est sensiblement un chemin circulaire suivant la circonférence interne du canal de passage 3.
À l’extrémité distale de la chambre 505, le liquide en rotation rencontre le canal de sortie 509 dans lequel se crée une interface entre le liquide tourbillonnant dans la chambre d’accueil 505 et l’atmosphère ambiante de l’orifice 501. La génération de l’aérosol s’effectue alors à l’extrémité distale de l’orifice 501 caractérisé par l’éjection de microgouttelettes.
La forme de l’aérosol peut être modifiée en fonction de la pression exercée sur le liquide médicamenteux, l’angle de rotation du liquide dans la chambre, la géométrie de la chambre et la géométrie du corps et de l’orifice distal.
Le dispositif de pulvérisation 50 peut en outre comprendre une butée 506 limitant les mouvements de translation de l’insert 502.
Le dispositif de pulvérisation 50 peut en outre comprendre une butée 507 limitant les mouvements de translation du corps profilé 504.
Les butées 506, 507 permettent avantageusement de maintenir en position dans le canal de passage 3, l’insert 502 et le corps 504 malgré la pression du liquide médicamenteux dans la direction distale du canal de passage 3.
Dans un mode de réalisation, l’élément mobile comprend plusieurs dispositifs de pulvérisation en parallèle. L’augmentation du nombre de dispositifs de pulvérisation 50 permet d’augmenter le débit de liquide médicamenteux expulsé par microgouttelettes. Le cathéter peut également comprendre plusieurs éléments mobiles 5 en parallèle comprenant chacun un dispositif de pulvérisation 50.
Administration du surfactant
Le système médical 300 comprend un réservoir de liquide médicamenteux destiné à être administré au sujet. Le réservoir est connecté
fluidiquement au canal de passage 3. Le liquide médicamenteux comprend préférentiellement un surfactant. Le surfactant peut comprendre préférentiellement une composition comprenant un extrait de poumon de porc dilué. Alternativement, un surfactant artificiel peut être utilisé. De manière générale, n’importe quel surfactant permettant le traitement efficace du syndrome de détresse respiratoire peut être utilisé.
Préférentiellement, le réservoir de liquide médicamenteux comprend des moyens de chauffage du liquide médicamenteux. Un avantage est de réduire la viscosité du liquide médicamenteux, facilitant son passage à travers un canal de passage 3 à faible diamètre, améliorant ainsi la miniaturisation du cathéter. Un autre avantage est de délivrer dans les voies respiratoires du sujet un liquide médicamenteux plus proche de la température corporelle du sujet. Le système médical 300 peut comprendre à cet effet des moyens de régulation de la température pour atteindre une valeur de température cible du liquide médicamenteux dans le réservoir.
Dans un mode de réalisation non représenté, le réservoir comprend une seringue. Les moyens de chauffage peuvent alors comprendre un collier chauffant, agencé autour du réservoir de la seringue.
Le réservoir est fluidiquement connecté à une pompe. La pompe est préférentiellement une pompe à haute pression. La pompe permet avantageusement de mettre le liquide médicamenteux sous haute pression à l’intérieur du canal de passage 3. La mise sous haute pression du liquide médicamenteux à l’intérieur du canal de passage permet de générer une administration sous la forme d’un aérosol. Par haute pression, on entend une pression comprise entre 80 bars et 200 bars, préférentiellement entre 100 bars et 180 bars, très préférentiellement entre 120 bars et 160 bars. Alternativement, la pression peut être comprise entre 80 bars et 350 bars, particulièrement pour les diamètres d’orifice distal les plus importants.
La pompe est connectée à un dispositif de commande de la pompe. Le dispositif de commande de la pompe permet de commander l’activation de la pompe et son intensité.
Dans un mode de réalisation, le dispositif de commande de la pompe peut être commandé par le praticien. Préférentiellement, le dispositif de commande de la pompe comprend une gâchette du type « pistolet » ou un autre type de commande.
Dans un mode de réalisation alternatif, le réservoir comprend une poudre médicamenteuse. La poudre médicamenteuse comprend préférentiellement un surfactant. En particulier, le surfactant peut comprendre une composition comprenant un extrait de poumon de porc dilué. Alternativement, un surfactant artificiel peut être utilisé. De manière générale, n’importe quel surfactant permettant le traitement efficace du syndrome de détresse respiratoire peut être utilisé.
L’invention concerne également un système médical et un cathéter dont le canal de passage 3 du liquide médicamenteux est fixe par rapport au corps de cathéter. Dans ce mode de réalisation, l’élément mobile n’est pas libre en translation ou n’existe pas. Le dispositif de pulvérisation 50 pour expulser le liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes est le même que celui décrit précédemment. Dans ce mode de réalisation, le corps de cathéter comprend un diamètre suffisamment petit pour permettre son passage à travers les cordes vocales. Préférentiellement, le diamètre du corps de cathéter est inférieur à 2,5 mm pour une application sur les nouveau-nés ou inférieur à 5 mm pour une application sur un sujet adulte.
Mesure cycle de respiration
Dans un mode de réalisation, le système médical 300 comprend un dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200. Le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200 comprend, par exemple, des capteurs de la respiration du sujet et/ou un capteur d’élargissement de la cage thoracique.
Le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200 peut comprendre un capteur d’air ou un capteur de changement de débit d’air. Le capteur peut être agencé au niveau des voies aériennes du sujet, par exemple au niveau des voies nasales ou buccales du sujet. Alternativement, le capteur peut être agencé sur un canal connecté aux voies aériennes du sujet.
Dans un autre mode de réalisation, le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200 peut comprendre au moins un capteur de pulsion électrique. Le capteur de pulsions électriques est agencé de manière à capter les pulsions électriques des muscles respiratoires, en particulier le diaphragme. Un tel capteur permet avantageusement de détecter les signaux électriques provoquant une activité du muscle, et donc une phase d’inspiration ou d’expiration de manière anticipée.
Le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200 peut également comprendre une optique (non représentée) permettant la détection des phases d’inspiration et d’expiration du sujet.
Préférentiellement, le dispositif de commande est configuré pour administrer le liquide médicamenteux en synchronisation avec le cycle de respiration du sujet. Le dispositif de commande est alors connecté au dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet 200. Par exemple, le dispositif de commande peut être configuré pour commander l’administration du liquide médicamenteux uniquement lors des phases d’inspiration du cycle de respiration du sujet.
Cette synchronisation permet avantageusement de favoriser le transport du liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes vers les poumons grâce à la respiration du sujet et diminuer son expulsion par les voies respiratoires hors de la trachée.
Dans un mode de réalisation alternatif, le dispositif de pulvérisation peut être remplacé par un dispositif de prélèvement, notamment par aspiration ou par un dispositif de délivrance d’un liquide ou d’une pâte ou d’un gel.
Caméra
Le corps 2 du cathéter 1 comprend une optique 6. L’optique est préférentiellement configurée ou agencée pour générer une image de l’extrémité distale de l’élément mobile 5 en position translatée.
L’optique peut comprendre une caméra ou une micro-caméra.
L’optique comprend préférentiellement une fibre optique. La fibre optique présente une extrémité distale agencée sur ou à proximité de l’extrémité distale 14 du corps 2.
Préférentiellement, l’optique est configurée ou agencée pour générer une image de l’extrémité distale de l’élément mobile 5 en position translatée ou au niveau de l’extrémité distale de l’élément mobile 5 en position translatée.
Dans un mode de réalisation, l’optique 6 est agencée à proximité ou au niveau de l’extrémité distale 14 du corps 2. Le corps 2 comprend alors une deuxième lumière 4 pour le passage d’un moyen de connexion de l’optique 6, tel un câble électrique ou une fibre optique.
Préférentiellement, l’optique 6 est agencée pour capturer des images d’une zone en face de l’extrémité distale 14 du corps 2. L’optique 6 est
agencée pour capturer des images d’une zone dans la direction longitudinale du corps 2 du cathéter 1 . De cette manière, le praticien peut avantageusement visualiser la glotte du sujet lors de la progression du cathéter dans les voies du sujet. Cette visualisation permet avantageusement de gagner un temps précieux d’intervention, notamment lors d’un geste pour traiter en urgence le sujet. Une fois le corps de cathéter passé à travers les cordes vocales, l’optique permet également de visualiser la bifurcation entre les deux bronches sources (aussi appelée carène) afin de placer l’extrémité distale du cathéter à une distance appropriée de cette bifurcation.
La lumière 4 pour le passage d’une fibre optique, dite lumière de fibre optique, s’étend longitudinalement à l’intérieur du corps 2 du cathéter 1. La lumière 4 de fibre optique peut s’étendre depuis l’extrémité proximale du corps 2, jusqu’à l’extrémité distale 14 du corps 2 ou jusqu’à l’optique 6.
L’extrémité proximale de la fibre optique est couplée à un dispositif de traitement de signal pour la génération d’une image à partir des signaux de la fibre optique.
La fibre optique présente l’avantage d’être moins volumineux qu’une caméra, le dispositif de traitement du signal lumineux étant disposé à l’extérieur ou à l’extrémité proximale du corps 2.
Dans un mode de réalisation alternatif non représenté, la fibre optique s’étend contre la paroi extérieure du corps 2 du cathéter. La fibre optique peut alors être maintenue contre la paroi par différents moyens de fixations, tels qu’un rail, une gorge ou une nervure réalisée à la surface du corps 2 de cathéter.
Dans un autre mode de réalisation alternatif non représenté, le corps 2 comprend des moyens de transmission sans fil pour la transmission des images prises par l’optique 6.
Le cathéter 1 peut comprendre des moyens d’orientation de la zone de prise de vue de l’optique 6. Ces moyens d'orientation sont préférentiellement commandables à distance. Les moyens d’orientation permettent de modifier l’orientation de l’optique 6 pendant l’utilisation du cathéter 1 . À cet effet, l’optique 6 peut être montée sur une liaison pivot ou rotule.
Le cathéter 1 peut comprendre également des moyens de déplacement de l’optique 6 par rapport au corps 2. L’optique peut être apte à
évoluer en translation par rapport au corps 2 du cathéter 1. À cet effet, elle peut être solidaire d’une tige évoluant (ou apte à évoluer) en translation.
L’optique est préférentiellement configurée pour acquérir des images dans la gamme visible. Dans des modes de réalisation, alternatifs, l’optique peut être monochromatique. Elle peut être configurée pour acquérir des images en noir et blanc ou par exemple dans une gamme de fréquences infrarouge.
Dans un mode de réalisation préférentielle, la fibre optique est mobile en translation dans la lumière 4 pour le passage de la fibre optique. Cette mobilité permet avantageusement d’utiliser le cathéter pour un usage unique tout en conservant la fibre optique pour un usage ultérieur dans un second cathéter selon l’invention.
Dans ce mode de réalisation, la lumière 4 pour le passage de la fibre optique comprend, à son extrémité distale, une paroi étanche. La paroi étanche permet d’isoler la fibre optique et la lumière 4 pour le passage de la fibre optique de l’environnement extérieur du cathéter. La paroi étanche permet de protéger la fibre optique d’une contamination et autorise avantageusement la réutilisation de la fibre optique sans avoir à la décontaminer entre deux utilisations. La paroi étanche garantit également la stérilité de la fibre optique. La paroi étanche est préférentiellement transparente pour permettre la capture d’image par l’extrémité distale de la fibre optique. Par « transparente », on entend ici transparente aux rayons lumineux captés l’optique. Ces rayons peuvent comprendre ainsi des rayons dans le domaine du visible, des rayons infrarouges ou autre.
Éclairage
Préférentiellement, le cathéter 1 comprend une source de lumière 7. La source de lumière 7 est agencée de manière à éclairer au moins une partie de la zone capturée par l’optique 6. La source de lumière 7 peut comprendre une ou plusieurs diodes électroluminescentes. La source de lumière 7 est connectée à un câble d’alimentation. Le corps 2 de cathéter 1 peut comprendre une troisième lumière 11 ménagée à l’intérieur du corps 2. Le câble d’alimentation de la source de lumière 7 est alors agencé au moins en partie à l’intérieur de la troisième lumière 11 . Selon un mode de réalisation, la lumière permettant d’acheminer un câble électrique ou une fibre optique
peut être mutualisée pour acheminer l’alimentation électrique de la source de lumière.
La source de lumière 7 permet avantageusement d’émettre une lumière pour éclairer la zone capturée par l’optique 6 et permettre au praticien de visualiser la zone à l’avant de l’extrémité distale 14 du corps 2 du cathéter. Le guidage du corps de cathéter à l’intérieur du larynx 206 est ainsi facilité.
La source de lumière 7 est conçue pour émettre une lumière détectable par l’optique 6. Par exemple, la source de lumière 7 peut comprendre une source de lumière infrarouge si l’optique 6 est une caméra infrarouge.
Dans un mode de réalisation préférentiel, la source de lumière est la fibre optique pour la capture d’image. La fibre optique joue alors les deux rôles d’optique pour la capture d’image et de source de lumière. Un avantage est d’éviter la création d’une lumière supplémentaire dans le corps 2 de cathéter pour le passage d’une source de lumière, augmentant ainsi la miniaturisation du cathéter. Un autre avantage est de réduire le nombre de manipulations avant de jeter le cathéter à usage unique.
La fibre optique peut être utilisée de manière à ce qu’une première portion radiale de sa section soit configurée pour émettre une lumière et une seconde portion radiale pour capturer des images. Par exemple, l’anneau extérieur de la section de la fibre optique est utilisé comme source de lumière. Pour cela, des moyens adéquats sont fournis au niveau de l’extrémité proximale de la fibre optique. Dans cet exemple, la portion de section à l’intérieur de l’anneau extérieur est utilisée comme capture d’image.
Système de contrôle des moyens optiques
Selon un mode de réalisation, le système médical 300 comprend, en outre, un dispositif de contrôle de l’optique. Le dispositif de contrôle de l’optique permet de contrôler l’optique 6 et/ou l’activation de la source de lumière 7.
Le système médical peut comprendre un moyen de transmission d’informations, notamment un écran d’affichage 101. L’écran d’affichage 101 permet d’afficher en temps réel les images capturées par l’optique 6 du cathéter 1 .
Selon un mode de réalisation, l’interface utilisateur comprend une interface de commande des moyens optiques. L’interface de commande
comprend une commande pour l’activation et/ou le réglage de l’intensité de la source de lumière 7 et/ou de l’optique 6. L’interface de commande des moyens optiques est configurée pour mettre à la disposition d’un opérateur un contrôle de l’orientation et/ou du déplacement de l’optique 6. Ce contrôle est assuré, par exemple, par une commande numérique. Alternativement, le contrôle est assuré par une commande mécanique, par exemple, au moyen d’une manette.
Selon un exemple de réalisation, l’afficheur génère des indications numériques en superposition de l’image acquise. Ces indications sont par exemple des lignes de contour d’organe, telles que les cordes vocales. Ces lignes de contour peuvent être générées à partir d’un algorithme de reconnaissance de forme. Un intérêt est d’améliorer la lecture d’information qui doit se faire dans un intervalle de temps contraint pour l’opérateur. Selon un autre exemple, des indicateurs de distances, d’orientation sont affichés afin d’améliorer la lisibilité de la situation en cours. Il peut s’agir, par exemple, de la distance de translation de l’élément mobile ou de l’orientation de la partie distale du cathéter, voire la portion bequillable. Selon un autre exemple, des indicateurs sont affichés en superposition de l’image acquise indiquant des durées d’intervention, des indications de volumes inspirés/expirés par le sujet, etc.
Portion bequillable
Le corps 2 du cathéter comprend un second organe de pilotage. Le second organe de pilotage permet de piloter une orientation d’une partie distale 81 du corps 2 de cathéter 1 avec une partie proximale 82 dudit corps 2 de sorte à contrôler ladite orientation de la partie distale 81 dans un plan prédéterminé et/ou dans une direction prédéterminée.
Dans un mode de réalisation, le corps 2 de cathéter comprend au moins une portion orientable 8. Cette portion orientable 8 est conçue pour être courbée dans un plan prédéterminé et/ou dans une direction prédéterminée. Préférentiellement, la portion orientable est conçue pour être courbée de manière contrôlée lorsque cette portion orientable est activée. Le cathéter 1 comprend des moyens d’activation 9 pour déclencher et contrôler le pliage ou la courbure de la portion orientable 8.
Par « de manière contrôlée », on entend que le praticien est apte à ajuster l’angle de courbure ou l’angle entre la partie distale 81 et la partie
proximale 82 du corps 2 de cathéter sur une gamme prédéterminée. Le praticien peut ainsi progressivement augmenter ou diminuer l’angle d’orientation de la partie distale 81 entre deux extremums dans le plan prédéterminé.
Avantageusement, le contrôle de l’angle d’orientation de la partie distale 81 permet d’insérer le corps 2 du cathéter 1 dans le larynx 206 du sujet sans l'utilisation d'un laryngoscope.
L’angle maximum de pliage du corps dans le plan prédéterminé est d’au moins 45°, préférentiellement d’au moins 70°.
Dans un mode de réalisation représenté sur les figures 4 et 5, le second organe de pilotage comprend un fil d’activation 9 agencé le long du cathéter, par exemple, à l’intérieur du corps 2 du cathéter 1 .
Le fil d’activation 9 peut être agencé à l’intérieur d’une lumière longitudinale du corps 2 du cathéter 1. Ladite lumière longitudinale et le fil d’activation 9 sont préférentiellement radialement décentrés par rapport à l’axe longitudinal du corps 2 du cathéter 1. Ce décalage radial permet avantageusement de favoriser le changement d’orientation de la partie distale 81 du corps de cathéter 1 dans un plan prédéterminé. Le plan prédéterminé comprend alors l’axe longitudinal du corps 2 du cathéter 1 et l’axe longitudinal de la lumière comprenant le fil d’activation 9.
Selon un mode de réalisation, le cathéter 1 comprend un ancrage 12. L’ancrage 12 est une zone au niveau de laquelle le fil d’activation 9 est bloqué en translation par rapport au corps 2 de cathéter 1. Au minimum, l’ancrage 12 bloque en translation le mouvement du fil dans la direction proximale par rapport au corps 2 du cathéter 1 .
Selon un exemple, l’ancrage 12 est agencé au niveau de l’extrémité distale 14 du corps 2 du cathéter 1. Selon une alternative, l’ancrage 12 est réalisé à l’intérieur du corps 2, entre l’extrémité distale de la portion orientable 8 et l’extrémité distale 14 du corps 2.
L’ancrage 12 est réalisé, par exemple, par collage ou par sertissage. L’ancrage 12 peut aussi comprendre un obstacle, une obstruction ou un nœud du fil entre l’extrémité distale du corps 2 et un moyen de rétention.
Selon un autre mode de réalisation, le fil activable 9 est agencé le long de la surface extérieure du corps 2 de cathéter 1 . La surface extérieure comprend alors des moyens de passage du fil activable 9. Les moyens de
passage sont préférentiellement fixés à la surface externe du corps 2 pour éviter les effets d’arc du fil activable lors du pliage.
Lorsque le fil activable 9 est tiré, une force de traction au niveau de l’ancrage 12 selon la direction longitudinale du corps 2 est exercée dans le sens proximal. Cette force permet avantageusement de plier la portion orientable et de créer un angle d’orientation entre la partie distale 81 et la partie proximale 82 du corps 2 de cathéter 1 dans le plan prédéterminé.
Dans un mode de réalisation alternatif illustré sur la figure 13, le second organe de pilotage comprend un tube préformé 9 dans une lumière 20 du corps 2 de cathéter. Le tube préformé 9 s’étend dans une lumière d’orientation 20 du corps de cathéter 2. Le tube est préformé de manière à ce qu’il comprenne une portion préformée qui, lorsque le tube est au repos, prend une forme courbée, induisant un angle entre les parties du tube de part et d’autre de cette portion dans un plan prédéterminé. Le second organe de pilotage comprend également une tige rigide 22 s’étendant dans la cavité du tube préformé 9. La tige rigide 22 a une forme sensiblement rectiligne au repos. La rigidité de la tige rigide 22 est supérieure à celle du tube préformé 9. Préférentiellement, la tige rigide 22 s’étend depuis l’extrémité proximale du tube préformé 9, au moins jusqu’à la portion préformée ou jusqu’à un point situé entre la portion préformée et l’extrémité distale du tube préformé 9. La tige rigide peut être amovible par rapport au tube préformé.
De cette manière, lorsque la tige est insérée dans la cavité du tube préformé 9, le tube préformé 9 se déforme pour prendre la forme de la tige rigide 22. Lorsque la tige rigide 22 est retirée, le tube préformé 9 tend alors à reprendre sa forme au repos et applique une force sur le corps de cathéter. Cette force permet avantageusement de plier la portion orientable du corps de cathéter et de créer un angle d’orientation entre la partie distale 81 et la partie proximale 82 du corps 2 de cathéter 1 dans le plan prédéterminé comme illustré sur la figure 5. Préférentiellement, le tube préformé permet une déformation de la partie distale du cathéter entre 20 et 40°.
Ce mode de réalisation permet avantageusement, en retirant petit à petit la tige rigide du tube préformé, de contrôler l’angle de pliage de l’extrémité distale du corps de cathéter dans le plan prédéterminé.
Le tube préformé comprend préférentiellement un matériau plastique ou métallique. La tige rigide comprend préférentiellement un métal de type acier.
La portion orientable 8 peut comprendre au moins une zone dont la rigidité est inférieure à la rigidité de la partie distale 81 ou proximale 82 du corps 2. Cette rigidité permet de favoriser l’apparition d’une zone de fragilité et de favoriser la courbure sur la portion orientable 8. La portion orientable 8 peut comprendre une rigidité inférieure à la rigidité du reste du corps 2 uniquement sur une zone latérale de la portion orientable 8. Ces zones latérales permettent de favoriser avantageusement la courbure du corps 2 dans un plan prédéterminé comprenant ladite zone latérale.
Dans un mode de réalisation, la portion orientable 8 du corps de cathéter s’étend sur une longueur comprise entre 20 mm et 30 mm. Le béquillage permet ainsi avantageusement de faciliter le passage du cathéter 1 entre le nasopharynx et l’oropharynx.
Les zones de rigidité inférieures peuvent comprendre une matière moins rigide que la matière du reste du corps 2 ou par des cavités.
Préférentiellement, ladite zone latérale est comprise dans le plan comprenant les axes longitudinaux du corps 2 et de la lumière comprenant le fil activable 9. Cette configuration favorise avantageusement le pliage de la portion orientable 8 dans un plan prédéterminé lors de l’activation.
Dans un premier exemple, l’activation est générée par la traction du fil activable 9. Par une traction plus ou moins forte, il est possible de contrôler l’orientation de la partie distale 81 dans le plan prédéterminé.
Dans un deuxième exemple, le fil activable 9 est un fil en alliage à mémoire de forme. Le cathéter 1 comprend alors également des moyens pour faire parcourir un courant le long du fil en alliage à mémoire de forme. L’activation du fil en alliage à mémoire de forme est effectuée par la mise du fil sous tension. La mise sous tension permet d’augmenter la température du fil par effet Joule jusqu’à atteindre une température de changement de phase du fil en alliage à mémoire de forme.
L’activation du fil en alliage à mémoire de forme déclenche une courbure prédéterminée du fil. L’angle d’orientation de la partie distale 81 peut alors être contrôlé par la température ou par la tension électrique appliquée au fil en alliage à mémoire de forme.
Ces exemples ne limitent pas l’invention qui peut comprendre tout autre moyen pour déclencher par activation, une courbure contrôlée dans un plan prédéterminé de la partie distale 81 du corps 2 par rapport à la partie proximale 82. Dans un mode de réalisation, la portion orientable 8 s’étend entre 2 cm et 5 cm.
Dans un mode de réalisation, l’extrémité distale de la portion orientable est disposée entre 15 mm et 100 mm de l’extrémité distale du corps 2 du cathéter 1 .
Dans un mode de réalisation, le corps 2 du cathéter comprend au moins deux seconds organes de pilotage permettant de piloter l’orientation de la partie distale 81 dans au moins deux plans différents prédéterminés et/ou dans au moins deux directions différentes prédéterminées. Cette solution peut être réalisée par exemple à partir de deux fils combinés et étant chacun activable dans un plan donné. Selon un autre exemple de réalisation, les deux fils associés peuvent être à mémoire de forme, lesdits fils à mémoire de forme présentant des alliages différents et des préformes particulières.
Préférentiellement, le cathéter comprend une marque pour indiquer à l’utilisateur le sens du plan prédéterminé dans lequel le corps 2 va se déformer. La marque peut être posée sur une partie proximale et/ou sur la surface extérieure du cathéter
Système d’activation de la portion orientable
Dans un mode de réalisation, le système médical 300 comprend également un moyen d’actionnement de l’organe de pilotage. Le moyen d’actionnement peut être conçu pour exercer un effort de traction sur le fil activable 9. Dans le cas où le fil activable 9 est un fil en alliage à mémoire de forme, le moyen d’actionnement est conçu pour générer une tension sur la longueur du fil en alliage à mémoire de forme.
Le moyen d’actionnement permet également de contrôler l’angle de courbure de la portion orientable 8 en ajustant la force de traction ou l’intensité du courant imposée au fil activable 9.
L’interface utilisateur peut comprendre une interface de commande de l’orientation de la partie distale 81 du corps 2 du cathéter 1 . Cette interface est connectée au moyen d’actionnement et commande ledit moyen d’actionnement et permet de commander le déclenchement de la courbure de la portion orientable ainsi que de contrôler cette courbure.
Lorsque l’organe de pilotage comprend un tube préformé et une tige rigide comme décrits plus haut, l’actionnement de l’organe de pilotage peut être effectué par le retrait de la tige rigide. Le retrait est préférentiellement effectué par l’extrémité proximale du tube préformé ou du corps de cathéter.
L’organe de pilotage et l’optique autorisent avantageusement une insertion rapide de l’extrémité distale 14 dans le larynx du sujet à travers l’épiglotte. En effet, le praticien peut facilement localiser l’embranchement entre le larynx et l’œsophage et activer la courbure du corps à hauteur dudit embranchement pour faire pénétrer le corps 2 dans le larynx.
Ventilation
Lors de l’administration à un prématuré du liquide médicamenteux, il est très souvent nécessaire d’assister la respiration du prématuré.
Le corps 2 du cathéter 1 peut être conçu pour être inséré au moins en partie dans une sonde d’intubation. L’assistance à la respiration peut également se faire par un masque ou une sonde insérée par le nez indépendamment du cathéter 1 .
Dans ce mode de réalisation, le corps de cathéter 1 peut être facilement utilisé sur un patient déjà intubé en insérant le cathéter 1 à travers la sonde d’intubation. L’invention concerne donc une sonde d’intubation adaptée pour accueillir ledit cathéter 1 . L’adaptation peut être réalisée par un élément intérieur à la sonde d’intubation présentant une ergonomie de guidage ou encore un moyen physique destiné à guider les mouvements du cathéter 1 au sein de la sonde. La sonde d’intubation comprend à son extrémité distale un moyen pour être raccordée à un dispositif de ventilation tel qu’un respirateur ou tout autre dispositif d’aide à la respiration.
Lorsqu’un cathéter est introduit dans le larynx d’un sujet et utilisé pour délivrer une pulvérisation, un autre avantage d’une sonde pouvant être couplée à un cathéter de l’invention est de pouvoir rapidement intuber le sujet. En effet, dans ce cas, la sonde d’intubation peut être positionnée en amont du cathéter et libre en coulissement le long du corps 2 du cathéter 1 . Cette option est particulièrement intéressante en cas d’anomalies cardiaques et/ou respiratoires du sujet. L’utilisation d’un laryngoscope est alors inutile puisque le cathéter 1 est déjà dans le larynx du sujet.
En variante, le corps 2 du cathéter 1 peut comprendre une lumière de ventilation 10 dans son volume interne. La lumière de ventilation 10 est
connectée à un ventilateur, une pompe à air ou à un système de soutien respiratoire, préférentiellement par sa partie proximale. La lumière de ventilation 10 s’étend préférentiellement jusqu’à l’extrémité distale 14 du corps de cathéter 2.
La lumière de ventilation 10 permet avantageusement d’intégrer un système d’assistance à la ventilation avec le cathéter 1. Le praticien prenant en charge le prématuré a alors moins d’opérations à effectuer avant de commencer l’administration du liquide médicamenteux. La lumière de ventilation 10 permet avantageusement de maintenir un soutien respiratoire au sujet pendant l’administration du liquide médicamenteux. La lumière de ventilation 10 permet également l’introduction d’un tuyau d’aspiration à travers ladite lumière, par exemple pour aspirer les sécrétions du sujet.
Système de ventilation
Dans le mode de réalisation où le cathéter 1 comprend un système de ventilation, le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet est connecté au ventilateur. Le ventilateur est relié à une sonde d’intubation ou à la lumière de ventilation 10. Préférentiellement, la pompe à air du système de ventilation est connectée au moyen de mesure du cycle respiratoire. Le système de ventilation est configuré pour fonctionner en synchronisation avec le cycle de respiration du sujet. Cette synchronisation permet avantageusement d’assister la respiration du sujet ainsi que de favoriser la livraison des microgouttes dans les poumons du sujet 200, plus particulièrement dans les alvéoles des poumons du sujet 200.
Pièce de positionnement
Dans un mode de réalisation, le corps 2 du cathéter 1 comprend une pièce de positionnement 13. La pièce de positionnement 13 est conçue pour coopérer avec la bouche 201 du sujet 200. La pièce de positionnement peut être conçue pour être en partie ou totalement introduite dans la bouche 201 du sujet 200.
La pièce de positionnement 13 s’étend radialement au moins partiellement autour du corps 2 du cathéter 1 .
La pièce de positionnement 13 forme un support buccal. La pièce de positionnement 13 est conçue pour limiter le volume d’air transitant en dehors du cathéter 1 entre l’intérieur de la bouche 201 et l’extérieur de la bouche 201 .
La pièce de positionnement 13 peut être conçue pour être placée sur la bouche 201 du sujet 200 ou à l’intérieur de la bouche 201 du sujet 200.
Ladite pièce de positionnement 13 permet d’assurer une étanchéité au moins partielle à travers la bouche du sujet. Cette étanchéité permet avantageusement d’améliorer l’efficacité du système de soutien respiratoire pendant l’administration du liquide médicamenteux indépendamment que le système de soutien respiratoire passe par le nez du sujet 200 ou par le cathéter 1 .
Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement 13 comporte un guide pour orienter l’introduction du cathéter 1 dans les voies respiratoires du sujet 200. Le guide peut comprendre les parois internes de la pièce de positionnement 13. Ces parois sont destinées à être au contact de la surface du corps 2 de cathéter 1 .
La pièce de positionnement 13 agit comme un point de pivot. Ce point de pivot permet avantageusement de faciliter le guidage du corps de cathéter par le praticien.
La pièce de positionnement 13 peut être agencée pour coulisser le long du corps 2 du cathéter 1 . Une fois la pièce de positionnement 13 coopère avec la bouche 201 , le corps 2 est mobile en translation par rapport à ladite pièce. La liberté en translation permet avantageusement d’améliorer le guidage du corps 2 lors de l’insertion grâce au point de pivot constitué par ladite pièce 13 de positionnement en coopération avec la bouche 201 .
Ladite pièce de positionnement 13 est préférentiellement réalisée en matériau permettant de faciliter l’étanchéité de ladite pièce de positionnement 13. La pièce de positionnement 13 peut être réalisée en plastique ou en matière élastique compatible avec une utilisation au contact des patients. Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement est réalisée en matériau expansible. La forme de la pièce de positionnement 13 peut être conçue de manière à faire rentrer ladite pièce 13 dans la bouche 201 du sujet et à rester dans la bouche 201 du sujet 200 pendant l’intervention.
Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement 13 comprend une butée 131 sur la portion proximale de la pièce de positionnement. La butée 131 de la pièce de positionnement 13 permet avantageusement d’empêcher le sujet d’avaler ladite pièce de positionnement.
Un autre avantage de la butée 131 de la pièce de positionnement 13 est de faciliter la translation du corps 2 par rapport à la pièce de positionnement 13.
Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement 13 est conçue pour autoriser une translation à l’intérieur d’une sonde d’intubation. En effet, une fois l’extrémité distale 14 du corps 2 dans le larynx 206, il peut être nécessaire de pouvoir introduire rapidement une sonde d’intubation en cas de malaise du sujet. En pratique, on fait coulisser la sonde d’intubation autour du cathéter. La pièce de positionnement 13 autorise donc un tel coulissement et est conçue pour permettre le passage de l’air à travers la sonde d’intubation.
Dans un mode de réalisation, la pièce de positionnement 13 est incluse dans un masque destiné à être monté sur la tête du sujet de manière à isoler de manière étanche la bouche et le nez de l’environnement extérieur. Le masque peut comprendre un orifice pour le passage du cathéter selon l’invention de manière étanche.
Centrale de commande
La centrale de commande 100 comprend préférentiellement un ou plusieurs des éléments suivants :
- un réservoir pour accueillir un volume d’une solution médicamenteuse ou un volume de poudre médicamenteuse ;
- un dispositif de commande de l’administration du liquide médicamenteux pilotant une pompe haute pression ;
- le dispositif de ventilation pour l’assistance à la respiration du sujet ;
- le dispositif de mesure du cycle de respiration du sujet ;
- le moyen d’actionnement pour contrôler l’angle de courbure de la portion orientable 8 ;
- l’interface de commande de l’orientation de la partie distale 81 ;
- le dispositif de contrôle optique.
La centrale de commande 100 peut comprendre une interface utilisateur. Selon différents modes de réalisation, la centrale de commande peut être couplée avec un calculateur et une mémoire. La centrale de commande permet alors de délivrer des consignes à un organe de commande, de calculer des valeurs de variables d’état pour générer différentes alertes et pour stocker des informations de configuration.
La centrale de commande 100 peut comprendre des moyens d’isolation. Les moyens d’isolation permettent avantageusement d’éviter la contamination microbienne de la centrale de commande, notamment entre deux interventions après avoir remplacé le cathéter.
Le système médical 300 comprend préférentiellement un dispositif de connexion permettant une connexion réversible entre le cathéter 1 et la centrale de commande 100.
Modes d’exécution de l’invention
Les figures 7 à 11 illustrent une méthode d’administration d’un liquide médicamenteux par l’utilisation d’un système médical 300 ou d’un cathéter 1 tel que décrit ci-avant.
Dans une première étape illustrée sur la figure 7, la partie distale 82 du corps 2 du cathéter 1 est insérée dans la bouche 201 du sujet 200. L’insertion se fait par le praticien.
Le praticien peut alors faire coopérer la pièce de positionnement 13 avec la bouche 201 du sujet 200. La pièce de positionnement va permettre d’améliorer l’efficacité du système de ventilation. La pièce de positionnement 13 va également permettre d’aider le praticien à guider le corps 2 en créant un support ou un point de pivot. Le corps 2 est poussé par le praticien pour progresser à travers le pharynx 202.
Dans une deuxième étape, le praticien, par l’interface utilisateur, active l’organe de pilotage de l’orientation de la partie distale 81 . La portion orientable 8 commence alors à se courber dans le plan prédéterminé. La partie distale 81 prend une orientation dans un plan prédéterminé par rapport à la partie proximale 82.
Au fur et à mesure que le corps 2 se plie, le praticien peut contrôler la position de l’extrémité distale 14 avec l’écran 101. Le praticien peut ajuster l’orientation de la partie distale jusqu’à ce qu’il visualise l’entrée du larynx 206 ou l’entrée de l’œsophage 205 sur l’écran 101. Une fois l’entrée du larynx 206 visualisée, le praticien peut introduire l’extrémité distale 14 du corps 2 dans le larynx 206.
Une fois l’extrémité distale 14 corps 2 introduite dans le larynx 206, le praticien peut désactiver le second organe de pilotage. La courbure imposée à la portion orientable est relâchée. Le corps retrouve ainsi sa flexibilité et peut progresser dans le larynx 206 par une poussée sur le corps 2 du cathéter 1 .
Le moyen de pilotage de l’orientation de la partie distale 81 , l’optique 6 et le moyen d’affichage permettent avantageusement de guider l’extrémité distale 14 du corps 2 de cathéter 1 dans le larynx 206 du sujet sans utiliser de laryngoscope et en minimisant la douleur du sujet 200.
Comme illustré sur les figures 8 et 9, le corps 2 de cathéter 1 est avancé dans les voies respiratoires jusqu’à ce que l’extrémité distale 14 du corps 2 du cathéter 1 arrive devant les cordes vocales 204 du sujet 200.
Le praticien peut contrôler l’avancée du cathéter 1 jusqu’à l’entrée des cordes vocales 204 par l’écran 101 diffusant les images prises par l’optique 6.
Dans un premier mode d’exécution illustré sur la figure 10, une fois l’extrémité distale 14 du corps 2 du cathéter 1 en face des cordes vocales 204, l’élément mobile 5 du canal de passage 3 est avancé en translation au-delà du corps 2 du cathéter 1. L’élément mobile 5 est avancé jusqu’à ce que l’extrémité distale de l’élément mobile 5 passe à travers les cordes vocales comme illustré sur la figure 12. Préférentiellement, l’extrémité distale de l’élément mobile 5 est avancée jusque dans la trachée 203 du sujet 200. L’optique 6 est agencée pour capturer des images d’une zone comprenant les cordes vocales 204 et l’élément mobile 5 du canal de passage 3. À l’aide de l’écran 101 , le praticien peut donc guider l’élément mobile entre les deux cordes vocales.
Comme illustré sur la figure 11 , une fois l’élément mobile 5 disposé dans la trachée 203, le praticien peut administrer le liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes 207 dans la trachée 203 du sujet par l’orifice distal 501.
Dans un second mode d’exécution alternatif illustré sur la figure 12, l’extrémité distale 14 du corps de cathéter 1 est avancée pour faire passer le corps de cathéter à travers les cordes vocales 204.
L’optique 6 est agencée pour capturer des images d’une zone comprenant les cordes vocales 204. À l’aide de l’écran 101 , le praticien peut donc guider le corps 2 du cathéter entre les deux cordes vocales 204. Une fois l’extrémité distale 14 disposée dans la trachée 203, le praticien peut administrer le liquide médicamenteux sous forme de microgouttelettes dans la trachée du sujet par l’orifice distal.
L’administration du liquide médicamenteux peut être réalisée par l’activation de la pompe connectée au réservoir de liquide médicamenteux. Comme expliqué ci-avant, le liquide médicamenteux peut être administré en synchronisation avec le cycle de respiration du sujet 200, préférentiellement, le liquide médicamenteux est administré uniquement pendant les phases d’inspiration du sujet 200.
Le liquide médicamenteux est ainsi administré dans la trachée 203 du sujet sous forme de microgouttelettes 207, favorisant avantageusement sa dispersion dans les poumons du sujet en évitant l’effet de « noyade » que le sujet 200 pourrait ressentir en cas d’administration d’un liquide et sans utilisation de laryngoscope.
Comme déjà introduit, le liquide médicamenteux peut être remplacé pour une poudre médicamenteuse délivrée dans la trachée sous forme pulvérisée.
Autres applications
Le corps de cathéter selon l’invention est préférentiellement conçu pour être inséré dans un canal étroit tel que la trachée d’un nouveau-né prématuré à travers ses cordes vocales. Le diamètre d’une telle trachée peut atteindre 2 ou 3 mm.
L’homme du métier comprendra qu’un tel cathéter conçu pour être inséré dans la trachée à travers les cordes vocales du sujet nouveau-né prématuré pourra être utilisé pour des applications similaires telles que des applications génitale et urinaire. Notamment, le diamètre du corps de cathéter peut permettre son insertion à travers l’urètre et/ou les trompes de Fallope. Par « conçu pour être inséré dans la trachée à travers les cordes vocales d’un sujet nouveau-né prématuré » on entend que le corps de cathéter est construit, au niveau de ses dimensions, de manière à pouvoir être inséré dans des vaisseaux ou canaux étroits de taille similaire à la trachée d’un nouveau- né prématuré tels que l’urètre, les vaisseaux cérébraux, ou les trompes de Fallope.
Le cathéter selon l’invention permet également son utilisation dans des applications ORL, digestives, endo péritonéal ou endothoracique par coelioscopie. Le corps de cathéter est préférentiellement conçu pour être inséré dans des canaux étroits inférieurs à 10 mm ou à 5 mm, très préférentiellement inférieurs à 3 mm.