FOUR DE VERRERIE POURVU DE FIBRES OPTIQUES
Domaine technique
La présente invention concerne un four de verrerie pourvu d’au moins un guide d’ondes, de préférence une fibre optique.
Etat de la technique
Le relevé des températures à différents emplacements d’un four de verrerie permet d’en contrôler l’état, en particulier pour détecter des points chauds correspondant à des ponts thermiques. Ce relevé s’effectue classiquement au moyen de thermo coup les. Cependant, la mise en œuvre de thermocouples est longue et ne permet pas un suivi continu de l’ensemble d’une structure, le nombre de mesures étant limité.
Alternativement, les températures sont mesurées par thermographie infrarouge, mais ceci n’est possible qu’aux endroits accessibles visuellement par une caméra infrarouge, ce qui exclut notamment les parties isolées des blocs et la sole du four.
Il existe donc un besoin pour une solution facilitant le relevé de mesures de températures en de nombreux points d’une structure et permettant un suivi continu et précis de leurs évolutions.
Un but de l’invention est de répondre, au moins partiellement, à ce besoin.
Résumé de l’invention
Selon l’invention, on atteint ce but au moyen d’un four de verrerie comportant :
- une partie réfractaire définissant une face chaude en contact ou destinée à être en contact avec du verre en fusion ou avec un environnement gazeux en contact avec du verre en fusion, et une face froide écartée de ladite face chaude, et
- un dispositif de mesure de températures comportant :
- un guide d’ondes comportant une partie de mesure comportant au moins un capteur de mesure de température configuré pour envoyer un signal de réponse en réponse à l’injection d’un signal d’interrogation dans le guide d’ondes ; et
- un interrogateur connecté à une entrée du guide d’ondes et configuré pour injecter le signal d’interrogation dans ladite entrée, recevoir ledit signal de réponse renvoyé par le capteur en réponse à l’injection dudit signal
d’interrogation, analyser le signal de réponse reçu et émettre un message en fonction de ladite analyse.
Dans un mode de réalisation préféré, la partie de mesure est en contact avec ladite face froide et, de préférence, s’étend contre la face froide.
La partie de mesure peut être également partiellement ou complètement incorporée au sein de la partie réfractaire.
Comme on le verra plus en détail dans la suite de la description, un guide d’ondes est un moyen particulièrement efficace et pratique. Notamment, plusieurs capteurs peuvent être incorporés dans un même guide d’ondes et plusieurs guides d’ondes peuvent être connectés à un même interrogateur. Il est ainsi possible de construire facilement un réseau de points de mesures. Ce réseau peut être maintenu en place de manière à autoriser un relevé continu de mesures.
Un four selon l’invention peut encore comporter une ou plusieurs des caractéristiques optionnelles suivantes :
le guide d’ondes est une fibre optique, de préférence en verre ou en saphir ;
le capteur est un réseau de Bragg ;
le guide d’ondes présente un diamètre inférieur à 200 micromètres ;
la partie réfractaire est un assemblage de blocs réfractaires, en particulier une paroi latérale ou une sole d’une cuve de fusion de verre ;
la partie de mesure du guide d’ondes comporte plusieurs dits capteurs, de préférence plus de cinq, plus de huit, plus de dix, de préférence plus de vingt capteurs ;
les capteurs sont disposés à intervalle régulier le long du guide d’ondes ;
l’interrogateur est configuré pour déterminer, en fonction de l’analyse du signal de réponse, un niveau d’usure de la partie réfractaire et/ou une température de la face chaude et/ou une évolution de la température de la face chaude ;
le guide d’ondes ne pénètre pas à l’intérieur de la partie réfractaire ;
au moins la partie de mesure du guide d’ondes s’étend en sandwich entre ladite face froide et une couche isolante thermiquement, ou au sein de ladite couche isolante thermiquement ;
la couche isolante thermiquement est constituée d’au moins deux couches isolantes élémentaires ;
au moins la partie de mesure du guide d’ondes s’étend en sandwich entre deux couches isolantes élémentaires successives de ladite couche isolante ;
au moins la partie de mesure du guide d’ondes s’étend au sein d’une des couches isolantes élémentaires de ladite couche isolante ;
la face froide est opposée, et de préférence sensiblement parallèle, à la face chaude ; le guide d’ondes présente la forme générale d’une fibre, dont la partie de mesure est de préférence sensiblement rectiligne ;
la partie de mesure du guide d’ondes s’étend, au moins partiellement, voire complètement, parallèlement à la face chaude et/ou à la face froide ;
la partie de mesure s’étend en sandwich entre ladite face froide et une couche isolante thermiquement ;
l’interrogateur et/ou la partie de mesure sont logés dans un logement ménagé sur la face froide ou sur la couche isolante ou sur une couche isolante élémentaire, notamment sous la forme d’une rainure ou « gorge », ou à travers la partie réfractaire, la couche isolante ou la couche isolante élémentaire, de préférence sous la forme d’un trou tubulaire, rectiligne ou non, traversant ou borgne ;
l’interrogateur et/ou la partie de mesure sont fixés sur la partie réfractaire et/ou, le cas échéant, sur la couche isolante, par au moins un point de fixation, ledit point de fixation ayant une longueur, le long de la partie de mesure, de préférence supérieure à 1 mm, supérieure à 3 mm et/ou de préférence inférieure à 5 cm, de préférence inférieure à 3 cm, à 2 cm, à 1 cm, ou à 0,5 cm ;
le four comporte une nappe constituée d’un ensemble de parties de mesure de dits guides d’ondes s’étendant suivant une surface courbe ou plane, de préférence plane, de préférence suivant un plan parallèle à la face chaude et/ou à la face froide ;
lesdites parties de mesure de la nappe s’étendent parallèlement les unes aux autres et/ou se croisent ;
les parties de mesure de ladite nappe ne se croisent pas et s’étendent, de préférence parallèlement les unes aux autres, en étant écartées les unes des autres d’une distance supérieure à 1 cm, supérieure à 5 cm, supérieure à 10 cm, supérieure à 20 cm, et/ou inférieure à 100 cm, inférieure à 80 cm, ou inférieure à 50 cm ;
à au moins une partie des croisements entre des parties de mesure, des capteurs sont disposés sur chaque partie de mesure ;
de préférence, à plus de 50%, de préférence plus de 80%, de préférence plus de 90%, de préférence 100% des croisements entre des parties de mesure, chaque partie de mesure présente un capteur ;
aux dits croisements, toutes les parties de mesure sont en contact les unes avec les autres ;
le nombre de parties de mesure se croisant en un point de croisement est supérieur à 2, voire supérieur à 3 ou supérieur à 5 ;
le four comporte au moins des première et deuxième dites nappes qui s’étendent de préférence parallèlement l’une à l’autre ;
la distance entre les première est deuxième nappes est supérieure à 1 cm, supérieure à 3 cm, supérieure à 5 cm, et/ou inférieure à 10 cm ;
lesdites parties de mesure de la première nappe s’étendent parallèlement les unes aux autres ;
lesdites parties de mesure de la deuxième nappe s’étendent parallèlement les unes aux autres, de préférence selon une direction différente de la direction des parties de mesure de la première nappe, l’angle entre lesdites directions étant de préférence supérieur à 45°, à 60°, à 80° et/ou inférieur à 120°, de préférence inférieur à 100° ; lorsque les première et deuxième nappes sont observées suivant une direction normale à au moins une desdites première et deuxième nappes, lesdites parties de mesure de la première nappe croisent lesdites parties de mesure de la deuxième nappe et, de préférence, à plus de 50%, de préférence plus de 80%, de préférence plus de 90%, de préférence 100% des croisements, chaque partie de mesure présente un capteur ;
les capteurs de la nappe sont répartis suivant un motif, de préférence suivant un motif régulier, de préférence pour former un maillage de mailles carrées ou rectangulaires ; la nappe s’étend sous la sole ou entre deux couches isolantes élémentaires de la sole ; le four comporte plusieurs dits capteurs, en contact ou non, superposés le long d’une direction perpendiculaire à la face chaude ;
chaque extrémité du guide d’ondes est connectée à un interrogateur respectif
L’invention concerne aussi un procédé de relevé de mesures relatives à une partie réfractaire d’un four de verrerie selon l’invention, ledit procédé comportant les étapes suivantes :
a. fabrication d’un four de verrerie selon l’invention ;
b. commande de l’interrogateur de manière qu’il injecte un signal d’interrogation dans l’entrée du guide d’ondes et reçoive un signal de réponse par le capteur ;
c. analyse du signal de réponse de manière à déterminer une information dépendant dudit signal de réponse, et en particulier relative à une température de la partie réfractaire dans la région du capteur.
Brève description des figures
D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront encore à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l’examen du dessin annexé dans lequel :
- la figure 1 représente schématiquement la paroi latérale d’un mode de réalisation préféré d’un four selon l’invention, représentée en perspective ;
- la figure 2 (2a-2e) et la figure 5 représentent des coupes transversales (figures 2a et
2b, figure 5) et des vues de dessus de détails de la paroi latérale de la figure 1, la couche isolante étant représentée ;
- la figure 3 (3a-3d) illustre différents signaux utilisés dans un dispositif selon l’invention ;
- la figure 4 illustre un agencement de fibres optiques sur une paroi latérale d’un four selon l’invention.
Dans les différentes figures, des références identiques sont utilisées pour désigner des organes identiques ou analogues.
Définitions
Par « partie réfractaire », on entend un élément du four en un matériau réfractaire. Une partie réfractaire peut être un bloc, mais aussi un assemblage de blocs, par exemple une paroi latérale d’une cuve, ou une sole, notamment formée par coulage. Une partie réfractaire est classiquement en un matériau fondu ou en un matériau fritté. Classiquement, une couche isolante recouvre la face froide de la partie réfractaire pour limiter les échanges thermiques.
Classiquement, « l’épaisseur » d’une partie réfractaire d’un four de verrerie est sa dimension mesurée selon une direction perpendiculaire à sa face chaude. Par exemple, pour un bloc latéral de cuve en contact avec du verre en fusion, l’épaisseur est mesurée
suivant une direction sensiblement horizontale dirigée vers le bain de verre en fusion. Pour une sole, l’épaisseur est mesurée suivant une direction verticale.
La « face chaude » est la face d’une partie réfractaire qui est exposée à un espace du four contenant du verre en fusion ou destiné à contenir du verre en fusion. La face chaude peut être en contact, ou destinée à être en contact avec du verre en fusion et/ou avec l’environnement gazeux qui s’étend au-dessus du verre en fusion. La face chaude est ainsi la face de la partie réfractaire qui est soumise ou est destinée à être soumise aux températures les plus élevées. L’ensemble des faces chaudes des blocs de la paroi latérale de la cuve de fusion de verre peut également, par extension, être qualifiée de « face chaude ». La surface supérieure de la sole peut aussi être qualifiée de « face chaude ».
Sauf indication contraire, la « profondeur » est mesurée perpendiculairement à la face chaude, vers l’intérieur de la partie réfractaire.
L’adjectif « chaud » est utilisé à des fins de clarté. Avant que le four ne soit en service, la face « chaude » est la face qui est destinée à être soumise aux températures les plus élevées après la mise en service.
Une « face froide » est une surface de la partie réfractaire qui n’est pas exposée à un espace du four contenant du verre en fusion ou destinée à contenir du verre en fusion, c'est-à-dire qui est isolé de cet espace par de la matière de la partie réfractaire. La face froide opposée à la face chaude est la face qui est la plus éloignée dudit espace. Classiquement, la face froide opposée à la face chaude est la face qui, en service, est soumise ou qui est destinée à être soumise aux températures les plus faibles. La face froide peut être parallèle à la face chaude.
Par « guide d’ondes », on entend tout moyen, différent de la partie réfractaire, pour guider une onde électromagnétique, et notamment une onde dans les fréquences du visible.
Une partie de mesure « s’étend » dans une couche (couche isolante, couche isolante élémentaire, partie réfractaire de l’enceinte du four) ou entre deux couches lorsqu’elle s’étend sensiblement complètement dans ladite couche ou entre lesdites deux couches.
Pour évaluer si deux parties de mesure se croisent, on observe de préférence ces parties de mesure perpendiculairement à la face chaude.
« Comporter », « présenter » ou « comprendre » doivent être interprétés de manière large, non limitative.
Description détaillée
De manière générale, l’enceinte d’un four de verrerie comporte une partie réfractaire et une couche isolante 18 accolée à la face froide de la partie réfractaire et destinée à limiter les échanges thermiques par conduction entre l’intérieur et l’extérieur du four.
La partie réfractaire constitue donc la première couche de l’enceinte, à partir de l’intérieur du four. Elle peut constituer la paroi de la cuve ou la sole.
Elle est classiquement constituée d’un assemblage de blocs. Ces blocs présentent généralement la forme de dalles réfractaires pour constituer la sole. Tout bloc réfractaire utilisé dans les fours de verrerie conventionnels, éventuellement sous la forme de dalle, peut être utilisé. En particulier, chaque bloc peut être en un matériau fondu.
La partie réfractaire, et en particulier un bloc, peut être constituée en un matériau constitué, pour plus de 90% de sa masse, d’un ou plusieurs oxydes choisis dans le groupe constitué par Zr02, AI2O3, S1O2, CA Ch, Y2O3, et CeCh. Ce matériau comporte de préférence plus de 90% de Zr02, AI2O3 et S1O2. Dans un mode de réalisation, ce matériau est un AZS (c'est-à- dire un produit, de préférence fondu, dont les constituants majoritaires en masse sont AI2O3, Zr02 et S1O2) et présente plus de 15% de Zr02, de préférence entre 26 et 95% de ZrCh. Sa composition est typiquement, pour un total de plus de 90%, de préférence plus de 95% : 26 à 40% Zr02 ; 40 à 60% AI2O3 ; 5 à 35% S1O2. La phase vitreuse représente environ 5 à 50%, de préférence entre 10 et 40%. De préférence, cette phase vitreuse est une phase silicatée dont la proportion massique de Na20 est inférieure à 20% de préférence inférieure à 10% et/ou dont la proportion massique d’AbCh est inférieure à 30%.
Tous les pourcentages sont classiquement en masse sur la base des oxydes. De préférence, les oxydes représentent plus de 90%, de préférence plus de 95%, de préférence plus de 98% de la masse du bloc réfractaire.
La partie réfractaire est de préférence en un matériau résistant à des températures supérieures à 500°C, voire 600°C, voire l000°C, voire l400°C.
Dans le mode de réalisation de la figure 1, le four de verrerie selon l’invention comporte une partie réfractaire de four sous la forme d’un assemblage de blocs réfractaires 10, un
guide d’ondes, en l’occurrence une fibre optique 12, et un premier interrogateur 14i. L’assemblage de blocs réfractaires peut être une paroi latérale d’une cuve de four de verrerie, mais l’invention n’est pas limitée à une telle paroi latérale. La figure 1 représente une paroi latérale à quatre pans plans verticaux.
La forme de la paroi latérale n’est pas limitative.
Dans le mode de réalisation représenté, elle est constituée de blocs réfractaires de forme générale parallélépipédique rectangle et définit une face chaude l6c et une face froide l6f, opposée à la face chaude l6c.
La couche isolante thermiquement 18, non représentée sur la figure 1, est disposée contre la face froide de la partie réfractaire, de préférence de la paroi latérale ou de la sole. En particulier, la couche isolante peut ceinturer la paroi latérale de la cuve de fusion de verre du four ou s’étendre sous toute la surface de la face froide de la sole.
De préférence, l’épaisseur de la couche isolante 18 est supérieure à 10 cm, de préférence supérieure à 20 cm, de préférence supérieure à 30 cm.
La couche isolante 18 peut être monobloc, en particulier lorsque la partie réfractaire est une sole. En particulier, elle peut être constituée par une couche de béton qui s’étend sous des dalles constituant la sole. Avantageusement, elle peut ainsi avoir une fonction d’étanchéité.
Alternativement, la couche isolante peut être un assemblage de plusieurs blocs isolants ou, de préférence, de plusieurs couches isolantes élémentaires, qui, elles-mêmes, peuvent être des assemblages de blocs.
La figure 5 représente par exemple un assemblage de plusieurs couches isolantes élémentaires 18i, 182 adjacentes.
Par souci de clarté, on distingue, dans la présente description, une « couche isolante élémentaire » et une « couche isolante ». Une « couche isolante » peut être constituée d’une seule couche ou de plusieurs « couches isolantes élémentaires ».
La couche isolante 18 peut être constituée d’une couche en un unique matériau. De préférence, la couche élémentaire isolante 18 présente alors une conductivité thermique inférieure à 1,3 W. m 1! 1, voire inférieure à 1,0 W.m’.K 1.
Dans un mode de réalisation, la couche isolante 18 est constituée d’un matériau réfractaire silico-alumineux, notamment un produit argileux.
La couche isolante 18 peut être constituée en plusieurs matériaux différents. En particulier, elle peut être constituée par une juxtaposition de plusieurs couches isolantes élémentaires 18i, l82 en des matériaux différents.
De préférence, la dernière couche élémentaire isolante, c'est-à-dire la couche la plus externe par rapport à l’intérieur du four, présente une conductivité thermique inférieure à 1,3 W. m '.K 1, voire inférieure à 1,0 W.m fK 1. Tous les matériaux isolants usuels peuvent être utilisés. La ou les couche(s) isolante(s) élémentaire(s) situées à proximité immédiate de la face froide peuvent être constituées d’un matériau constitué, pour plus de 90% de sa masse, d’un ou plusieurs oxydes choisis dans le groupe constitué par Zr02, AI2O3, S1O2, Cr203, Y2O3, et CeCh. Ce matériau comporte de préférence plus de 90% de Zr02 + AI2O3 + Si02.
Dans un mode de réalisation, au moins une couche isolante élémentaire est constituée d’un matériau réfractaire silico-alumineux, notamment un produit argileux. Lorsque la partie réfractaire est la sole, ce matériau se présente généralement sous la forme d’un béton réfractaire, notamment à base de grains AZS, en particulier de grains AZS électrofondus. La ou les couche(s) isolante(s) élémentaire(s) constituée(s) de ce matériau assurent une fonction d’étanchéité vis-à-vis du verre en fusion.
Au moins une des couches isolantes élémentaires peut être constituée d’un matériau réfractaire silico-alumineux, notamment un produit argileux.
Fibre optique et capteurs
La fibre optique 12 est de préférence en verre ou en saphir. Une fibre optique en saphir est bien adaptée aux régions à haute température.
La fibre optique présente de préférence un diamètre inférieur à 200 pm, de préférence inférieur à 150 pm. Avantageusement, sa présence n’affecte pas substantiellement l’efficacité de la couche isolante 18.
La fibre optique 12 s’étend entre une extrémité proximale 12r et une extrémité distale l 2d. L’extrémité proximale 12r, ou « entrée » de la fibre optique 12, est connectée au premier interrogateur 14i.
L’extrémité distale l 2d peut être libre ou être connectée à un deuxième interrogateur l42.
Une partie de la fibre optique 12, dite « partie de mesure » 20, s’étend dans la partie réfractaire ou, de préférence, en contact avec une surface de la partie réfractaire, de préférence contre la face froide 16f. La partie de mesure est la partie qui porte les capteurs prévus pour relever les températures. Le reste de la fibre optique sert à la transmission des signaux, en particulier entre le ou les interrogateurs et la partie de mesure.
La partie de mesure 20 est fixée sur la partie réfractaire par un ou plusieurs points de fixation 21, de préférence en ciment réfractaire, chaque point de fixation ayant une longueur, le long de la fibre optique, de préférence inférieure à 5 cm, à 3 cm, à 2 cm, à 1 cm, ou à 0,5 cm.
Dans un mode de réalisation, la partie de mesure 20 n’est pas rectiligne entre deux points de fixation, à température ambiante. De préférence, la longueur de fibre optique entre deux points de fixation successifs est supérieure à 1,05 fois, de préférence supérieure à 1,1 fois et/ou de préférence inférieure à 1,5 fois, de préférence inférieure à 1,4 fois, de préférence inférieure à 1,3 fois la distance entre lesdits points de fixation. Avantageusement, la fibre optique peut ainsi s’adapter à des variations dimensionnelles de la partie réfractaire sur laquelle elle est fixée.
La partie de mesure 20 comporte un, de préférence plusieurs capteurs 22i, l’indice « i » désignant un numéro identifiant le capteur. La distance entre deux capteurs 22; successifs, le long de la fibre optique 12, peut être constante ou variable. Elle est de préférence inférieure à 50 cm, 30 cm, 20 cm, 10 cm, 5 cm, voire inférieure à 3 cm, ou 1 cm. La précision de l’information fournie par l’interrogateur en est améliorée.
De préférence, un capteur, de préférence chaque capteur est une modification locale de la structure de la fibre optique, qui réfléchit au moins une partie du signal qu’elle reçoit de l’interrogateur.
Dans un mode de réalisation, la fibre optique comporte plusieurs capteurs, qui réfléchissent chacun une partie du signal d’interrogation I et laissent passer une autre partie pour qu’elle puisse atteindre le ou les autres capteurs disposés en aval. Chaque capteur opérationnel répond ainsi au signal d’interrogation, ce qui permet, avec une seule fibre optique, d’obtenir des informations en provenance de différentes régions de la partie réfractaire.
Pour déterminer l’origine d’un signal de réponse, l’interrogateur peut utiliser la différence entre l’instant auquel le signal d’interrogation a été émis et l’instant auquel le signal de réponse a été reçu.
Comme illustré sur la figure 3, chaque capteur peut également réfléchir une partie seulement du spectre de fréquences (fréquences l sur la figure 3a) du signal d’interrogation I injecté par l’interrogateur 14 (sur les figures 3a, 3b et 3c, « P » désigne la puissance des signaux). La seule analyse des fréquences des signaux reçus permet ainsi de déterminer l’origine des signaux de réponse. Sur la figure 3b, chaque capteur 22i a ainsi renvoyé un spectre de fréquences centré sur une fréquence l, qui lui est spécifique. L’interrogateur peut donc déduire que le pic centré sur la fréquence l, provient du capteur 22i.
De préférence, le capteur est configuré pour renvoyer un signal de réponse modifié en fonction de la température.
Un capteur 22i, préférence chaque capteur 22i, est un réseau de Bragg.
Les fibres optiques à réseaux de Bragg sont connues dans d’autres applications que les fours de verrerie.
En réponse à un signal d’interrogation I injecté par l’interrogateur 14 par l’extrémité proximale de la fibre optique, chaque réseau de Bragg 22; renvoie un signal de réponse Ri qui lui est spécifique. Avantageusement, un réseau de Bragg peut donc servir de moyen de détection de l’occurrence d’une situation dans laquelle le réseau de Bragg est soumis à une température dépassant une valeur de seuil, c'est-à-dire provoquant sa destruction. Une pluralité de réseaux de Bragg d’une fibre optique orientée pour s’écarter de la face chaude d’une partie réfractaire permet donc de mesurer, par palier, l’usure de cette partie réfractaire.
Un réseau de Bragg présente en outre l’avantage d’envoyer un signal de réponse qui dépend de la température à laquelle il est soumis. Plus précisément, chaque réseau de Bragg agit comme un réflecteur optique à une longueur d’onde qui lui est spécifique. L’échauffement du réseau de Bragg provoque cependant une modification de cette longueur d’onde. Bien entendu, les longueurs d’ondes spécifiques aux différents réseaux de Bragg sont déterminées de manière à éviter toute ambiguïté sur le réseau de Bragg à l’origine d’un signal de réponse. Après avoir identifié ce réseau de Bragg d’origine, l’interrogateur peut déterminer la modification de la longueur d’onde, ou de manière
équivalente la modification de la fréquence, pour déterminer la température du réseau de Bragg d’origine ou une évolution de cette température.
La figure 3 c illustre le cas particulier, préféré, dans lequel les capteurs sont des réseaux de Bragg. En réponse au signal d’interrogation, ils peuvent renvoyer des signaux de réponse centrés sur les fréquences l, à température ambiante (figure 2b) et sur des fréquences l,’ décalées par rapport aux fréquences l,, respectivement, le décalage étant fonction de la température du capteur 22i. Sur la figure 3c, les pics centrés sur les fréquences l, sont en traits interrompus et les pics centrés sur les fréquences l,’ sont en traits pleins.
L’utilisation d’une fibre optique à réseaux de Bragg s’est avérée particulièrement efficace. Une telle fibre optique est en effet peu encombrante, peut incorporer plusieurs réseaux de Bragg, et donc servir à la mesure de températures en différents endroits, n’est pas influencée par l’environnement électromagnétique et, étant classiquement constituée en un verre, ne vient pas contaminer le bain de verre en fusion en cas de destruction.
Un réseau de Bragg peut donc servir comme moyen de mesure de la température locale ou de l’évolution de cette température.
Agencement des suides d’ondes
La partie de mesure de la fibre optique peut s’étendre sensiblement parallèlement à la face chaude. Lorsque la partie réfractaire est la paroi latérale de la cuve, la partie de mesure de la fibre optique peut en particulier s’étendre selon la direction de la hauteur de la cuve, de préférence sensiblement verticalement, de préférence encore selon sensiblement toute la hauteur de la cuve, comme sur la figure 1.
De préférence, on dispose d’un réseau de fibres optiques, de préférence sous la forme d’un ou plusieurs ensembles de fibres dont les parties de mesure sont parallèles (figures 1 et 4), par exemple sous la forme de deux ensembles 32 et 34 dont les parties de mesure sont orientées à angle droit, comme représenté sur la figure 4.
Dans un souci de clarté, seule une fibre 12 a été illustrée en détail sur la figure 1.
De préférence, la densité de capteurs est supérieure à 3, de préférence supérieure à 10, de préférence supérieure à 50, de préférence supérieure à 100 capteurs par m2 de face chaude de la partie réfractaire.
Dans un mode de réalisation, le réseau de fibres optiques s’étend tout autour de la paroi latérale de la cuve, de préférence de manière régulière, afin que les réseaux de Bragg desdites fibres optiques soit répartis, de préférence de manière sensiblement homogène.
De préférence, les parties de mesure des fibres optiques s’étendent sous la forme d’une ou plusieurs nappes, en particulier planes.
Dans un mode de réalisation, les capteurs sont disposés, sur chaque fibre optique, aux croisements entre les fibres optiques. Le réseau de capteurs est ainsi redondant.
La redondance permet avantageusement de vérifier le bon fonctionnement des capteurs superposés, en comparant les mesures qu’ils fournissent.
Des fibres optiques peuvent être disposées à différentes profondeurs, en particulier sous la forme de nappes de fibres optiques superposées. La profondeur est classiquement mesurée à partir de la face chaude, perpendiculairement à la face chaude.
Le nombre de nappes superposées n’est pas limitatif et la densité de nappes peut être supérieure à 1, voire supérieure à 2 nappes par 10 cm d’épaisseur (mesurée selon la direction de la profondeur) de la partie réfractaire.
Dans un mode de réalisation préféré, la partie de mesure s’étend au moins en partie, de préférence complètement à l’extérieur de la partie réfractaire, et, de préférence, contre sa face froide. Elle peut être en particulier prise en sandwich entre la paroi latérale de la cuve et la couche isolante thermiquement 18, en appui sur la face froide de la paroi latérale (figures 2c et 2d).
De préférence, elle est logée dans un renfoncement 23 (figure 2c), de préférence une rainure, ménagé sur la face froide de la paroi latérale ou sur la face chaude de la couche isolante 18 ou sur une des grade faces d’une couche isolante élémentaire, de préférence de manière à ne pas en faire saillie.
La partie de mesure 20 peut également traverser la couche isolante 18 (figure 2e).
Dans un mode de réalisation préféré, elle s’étend en sandwich entre deux couches isolantes élémentaires successives de ladite couche isolante 18, comme représenté sur la figure 5. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux pour accroître la durée de vie de la partie de mesure, tout en permettant des mesures fiables.
La partie de mesure peut notamment s’étendre au sein de la couche isolante ou au sein d’une seule couche isolante élémentaire, c'est-à-dire exclusivement dans cette couche.
Dans un mode de réalisation, la partie de mesure 20 s’étend au moins en partie, de préférence complètement à l’intérieur de la partie réfractaire. Ce mode de réalisation est bien adapté lorsque la partie réfractaire est un bloc, par exemple un bloc latéral de la cuve du four.
Différentes techniques peuvent être utilisées pour incorporer la partie de mesure dans la partie réfractaire.
Dans un mode de réalisation, la partie réfractaire ou la couche isolante 18 ou une couche isolante élémentaire est constituée autour de la partie de mesure. La résistance à la chaleur de la fibre optique est cependant limitée. Ce procédé est donc bien adapté lorsque la partie réfractaire ou la couche isolante 18 ou la couche isolante élémentaire est fabriquée par frittage, et en particulier par frittage à basse température, typiquement à des températures de palier inférieures à l200°C. Un tel procédé peut en particulier comporter les étapes suivantes :
a) disposition de la fibre optique de manière qu’une partie de mesure s’étende à l’intérieur d’un moule ;
b) préparation d’une charge de départ et introduction de ladite charge de départ dans le moule, de manière qu’elle noie ladite partie de mesure, et optionnellement compression de la charge de départ, de manière à obtenir une préforme ;
c) frittage de la préforme à une température de préférence comprise entre 400°C et l200°C.
Un tel procédé permet avantageusement un contact étroit entre la partie de mesure et la partie réfractaire ou la couche isolante 18 ou ladite couche isolante élémentaire, ce qui permet un bon échange thermique.
Dans un mode de réalisation, la fibre optique est insérée, après fabrication de la partie réfractaire ou de la couche isolante 18 ou de la couche isolante élémentaire, dans un logement ménagé dans ladite partie réfractaire ou ladite couche isolante 18 ou ladite couche isolante élémentaire, respectivement. Le logement est de préférence un trou allongé, rectiligne ou non, borgne ou traversant, présentant de préférence un diamètre
intérieur sensiblement identique à celui de la fibre optique, mais légèrement supérieur afin d’autoriser l’introduction de la fibre optique.
Dans un mode de réalisation, le logement, de préférence borgne, ne traverse pas, selon l’épaisseur, la pièce réfractaire ou ladite couche isolante 18 ou ladite couche isolante élémentaire. Après introduction dans le logement, l’extrémité distale l2d ne sort donc pas de ladite partie réfractaire ou de ladite couche isolante 18 ou de ladite couche isolante élémentaire.
Dans un autre mode de réalisation, le logement traverse la partie réfractaire, entre deux faces, de préférence entre deux faces latérales (faces en regard de blocs adjacents lorsque la partie réfractaire est un bloc) ou entre la face supérieure et la face inférieure de la partie réfractaire.
Le logement peut également traverser la couche isolante 18 ou ladite couche isolante élémentaire, entre leurs deux grandes faces.
De préférence, la différence entre le diamètre extérieur du logement et le diamètre de la fibre optique est inférieur à 20%, de préférence inférieur à 10% du diamètre de la fibre optique.
Le logement peut être ménagé suivant un procédé comportant les étapes suivantes :
a') disposition d’un fil à l’intérieur d’un moule ;
b’) formation de la partie réfractaire dans le moule ;
c') extraction du fil, ce qui laisse apparaître un logement.
En particulier, à l’étape b’), un bain de matière en fusion peut être coulé dans le moule, pour fabriquer un produit fondu.
Le fil peut s’étendre à travers le moule de manière à former, après avoir été extrait de la partie réfractaire, de la couche isolante ou de la couche isolante élémentaire fabriquée, un trou borgne ou un trou traversant.
Le fil peut être par exemple en molybdène. De préférence, il est couvert d’un revêtement antiadhésif, qui facilite son extraction hors de la partie réfractaire ou de la couche isolante ou de la couche isolante élémentaire, respectivement.
Avantageusement, lorsque la partie réfractaire est en un matériau fondu, elle se rétracte lors de son refroidissement, ce qui facilite le décollement éventuel du fil.
Le fil peut être également « sacrificiel », c’est-à-dire en un matériau qui peut être détruit après fabrication de la partie réfractaire ou de la couche isolante ou de la couche isolante élémentaire dans laquelle il a été disposé, par exemple mécaniquement ou par attaque chimique.
Interrogateur
Chaque interrogateur comporte classiquement un émetteur/récepteur 26 et un module de commande 28 (figure 1).
L’émetteur-récepteur 26 est adapté pour émettre, en entrée de la fibre optique 12, un signal d’interrogation I, par exemple un signal lumineux, et pour recevoir le ou les signaux de réponse Ri reçus du ou des capteurs 22i.
Le module de commande 28 comporte classiquement un processeur et une mémoire dans laquelle est chargé un programme d’ordinateur. Grâce à ce programme d’ordinateur, le processeur peut commander l’émission du signal d’interrogation et analyser les signaux reçus afin d’identifier les signaux des capteurs qui ont répondu.
De préférence, le programme d’ordinateur permet, lorsque les capteurs sont des réseaux de Bragg, de mesurer un décalage de fréquence résultant de la température locale d’un réseau de Bragg, en conséquence d’évaluer une température et/ou une évolution d’une température par rapport à des mesures précédentes, puis d’émettre un message M contenant une information sur cette évaluation. Ce message peut être envoyé à un ordinateur central et/ou être présenté à un opérateur, par exemple sur un écran et/ou par activation d’une lumière et/ou par l’émission d’un signal sonore.
Chaque interrogateur est de préférence disposé à distance de la face chaude de la partie réfractaire, de préférence encore à distance de la face froide de la partie réfractaire. Il peut être en particulier disposé entre la face froide de la partie réfractaire et la face chaude de la couche isolante 18, en contact avec la face froide de la partie réfractaire.
Dans un mode de réalisation, chaque interrogateur est à l’extérieur de la couche isolante 18, c’est-à-dire du côté de la face froide de la couche isolante qui est opposée à la face chaude de la couche isolante. Avantageusement, l’interrogateur est ainsi bien protégé des températures élevées.
De préférence, des premier et deuxième interrogateurs 14i et l42 sont disposés à l’entrée et à la sortie de chaque fibre, c'est-à-dire à leurs extrémités proximale 12r et distale l2d, respectivement. Dans un souci de clarté, seuls les premier et deuxième interrogateurs 14i et l42 de la première fibre ont été représentés sur les figures 1 et 4.
Le deuxième interrogateur reçoit donc les parties du signal d’interrogation I injecté par le premier interrogateur et qui n’ont pas été réfléchies par les différents capteurs de la fibre optique. Par exemple, si la fibre optique ne comporte que trois capteurs et si le signal d’interrogation et les signaux de réponse sont ceux des figures 3a et 3b, le deuxième interrogateur reçoit le signal représenté sur la figure 3d.
Les deux interrogateurs disposent donc d’un signal permettant d’identifier les capteurs ayant répondu et donc d’évaluer la température ou l’évolution de la température pour chaque capteur.
Le deuxième interrogateur peut également envoyer un signal d’interrogation. En particulier, si la fibre optique est endommagée de sorte que le signal provenant du premier interrogateur ne peut atteindre le deuxième interrogateur, par exemple parce que la fibre a été coupée, le premier interrogateur ne reçoit plus aucune information des capteurs en aval de la coupure, c'est-à-dire situés entre la coupure et le deuxième interrogateur. Le deuxième interrogateur peut alors interroger ces capteurs en aval, en injectant un signal d’interrogation et en analysant le signal renvoyé par ces capteurs en aval. Le premier interrogateur peut continuer à interroger les capteurs en amont, en injectant un signal d’interrogation et en analysant le signal renvoyé par ces capteurs en amont. La destruction d’un capteur a donc un effet limité sur le fonctionnement de la fibre optique.
La présence de deux interrogateurs permet avantageusement, en cas de rupture de la fibre optique, d’obtenir des informations relatives aux capteurs de chaque côté de la zone de rupture. Elle améliore donc la robustesse du dispositif.
Comme cela apparaît clairement à présent, l’invention fournit une solution permettant d’évaluer, de manière précise et en temps réel, un grand nombre de températures dans un four de verrerie.
Bien entendu, l’invention n’est pas limitée aux modes de réalisations décrits et représentés, fournis à des fins illustratives seulement.
En particulier, l’invention n’est pas limitée à une fibre optique comme guide d’ondes. Une fibre optique en verre est préférée, car elle exclut le risque de contamination du verre en fusion. D’autres guides d’ondes pourraient cependant être envisagés. De préférence, le guide d’ondes présente la forme d’une fibre présentant de préférence un diamètre inférieur à 200 micromètres.
Toutes les caractéristiques applicables à une fibre optique et décrites dans la présente description sont applicables à un autre type de guide d’ondes.
Le nombre de guides d’ondes pour une partie réfractaire ou une couche isolante ou une couche isolante élémentaire, le nombre de guides d’ondes connectés à un interrogateur et la forme de la partie réfractaire, de la couche isolante ou desdites couches isolantes élémentaires ne sont pas limitatifs. Plusieurs guides d’ondes peuvent être connectés à un même interrogateur.
La face chaude du bloc n’est pas nécessairement entièrement en contact avec le bain de verre en fusion. Elle peut même ne pas être en contact avec le verre en fusion, mais être seulement exposée à l’environnement gazeux au-dessus de ce bain.
L’invention n’est pas non plus limitée à la seule cuve du four de verrerie. La partie réfractaire pourrait être par exemple un feeder, une pièce de superstructure (pièce à nez, bloc de voûte, ...), une pièce de formage (lip, ...) ou un bloc de gorge.