Dispositif d'assemblage de deux plaques
Domaine technique de l'invention
L'invention est relative à un dispositif d'assemblage d'une première plaque et d'une deuxième plaque superposée, ledit dispositif étant destiné à traverser axialement un orifice prévu dans chaque plaque et comportant : - une embase de fixation de forme creuse, équipée de moyens de clipsage sur la première plaque, et un organe de verrouillage imperdable comprenant un corps allongé monté dans l'embase de fixation et une tête de retenue de la deuxième plaque.
État de la technique
Dans de nombreux domaines, notamment l'automobile, il est nécessaire d'assembler deux pièces entre elles dans une zone où deux plaques, respectivement solidaires de l'une des deux pièces, sont superposées. Généralement, les plaques comportent des orifices traversants destinés à être alignés lors de l'assemblage. Un dispositif d'assemblage est ensuite rapporté dans les orifices pour assurer l'assemblage des deux plaques. De tels dispositifs d'assemblage doivent être conçus pour favoriser un montage rapide et facile, souvent en aveugle, au sein de structures mécaniques peu accessibles, et pour garantir un maintien fiable des plaques.
Des dispositifs de l'art antérieur sont déjà susceptibles de remplir ces fonctions, par exemple un système vis/écrou. Mais ce type de dispositif d'assemblage reste difficile à mettre en œuvre car il est nécessaire, lors du montage, de maintenir les deux plaques l'une contre l'autre, tout en insérant la vis et en boulonnant l'écrou jusqu'à serrage. La complexité mécanique
importante rend difficile la mise en œuvre de ce dispositif au sein d'une ligne de production automatisée. Les opérations d'alignement des orifices, de maintien des plaques, d'insertion et de rotation du dispositif sont des opérations délicates et pénibles à regrouper pour un seul opérateur, ce qui a pour conséquence directe d'abaisser les cadences d'assemblage.
Le document EP0591186 décrit, quant à lui, un dispositif d'assemblage de deux plaques superposées, composé d'une embase de fixation et d'un organe de verrouillage imperdable monté dans l'embase de fixation. Le dispositif est destiné à traverser axialement un orifice prévu dans chacune des plaques. L'embase de fixation comporte des moyens de clipsage sur la première plaque. Un ressort est disposé entre l'embase de fixation et l'organe de verrouillage de manière maintenir naturellement la tête de retenue de celui-ci dans l'épaisseur de la deuxième plaque. La tête de retenue comporte deux tenons diamétralement opposés et l'orifice de la deuxième plaque est de forme oblongue avec des dimensions correspondant à la tête de retenue. Pour libérer la tête de retenue de la deuxième plaque afin de pouvoir exercer une rotation d'un quart de tour de l'organe de verrouillage, une pression manuelle doit être exercée sur l'organe de verrouillage pour s'opposer à la contrainte du ressort. Après la rotation, les tenons viennent assurer la retenue de la deuxième plaque de part et d'autre de son orifice.
Bien que simplifiant l'opération d'assemblage des plaques, un tel dispositif n'est cependant pas totalement satisfaisant car la rigidité qu'il confère à l'assemblage des plaques est totale, laquelle peut s'avérer nuisible pour la sécurité suivant les applications. En effet, il est courant que la première plaque soit constituée par une portion adéquate d'un châssis d'une automobile et que la deuxième plaque consiste en une portion d'une aile de l'automobile ou de son pare-chocs. Dans de telles applications, la rigidité de l'assemblage des plaques est telle que l'absorption d'un choc sur l'aile ou le pare-chocs est très faible. Or, à ce sujet, des normes administratives
contraignent de plus en plus les constructeurs automobiles à améliorer la sécurité.
Objet de l'invention
L'objet de l'invention consiste à réaliser un dispositif d'assemblage de deux plaques améliorant la sécurité des dispositifs de l'art antérieur.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce que l'organe de verrouillage comporte une zone de rupture reliant la tête de retenue et le coφs allongé de l'organe de verrouillage.
Une telle zone de rupture constitue en pratique une zone fusible sécable apte à se rompre sous un effort prédéterminé extérieur au dispositif, notamment lorsqu'un tel effort est transmis au dispositif par l'une des deux plaques sous l'effet d'une action extérieure aux plaques telle qu'un choc subi par l'une des plaques.
Selon un mode de réalisation préférentiel, la tête de retenue comporte un fût ayant une extrémité reliée au corps allongé pour prolonger ledit corps allongé, la zone de rupture consistant en un rétrécissement de section du fût au niveau de ladite extrémité.
De manière avantageuse, la tête de retenue comporte deux tenons en saillie du fût et diamétralement opposés. Une telle tête de retenue est destinée à s'engager dans un orifice de forme correspondante de la deuxième plaque jusqu'à libérer les tenons et rendre possible la rotation de l'organe de verrouillage d'un quart de tour pour que les tenons viennent assurer la retenue de la deuxième plaque de part et d'autre de son orifice. Pour assurer un tel fonctionnement, l'orifice de la deuxième plaque est donc globalement allongé, par exemple oblong, avec une largeur légèrement supérieure au diamètre du fût de la tête de retenue et de toute façon inférieure à la distance
entre les extrémités des tenons. Une telle disposition procure des moyens de retenue de la deuxième plaque qui assurent, en plus de la fusibilité décrite ci- dessus, une possibilité de translation relative entre les deux plaques par coulissement du fût de la tête de retenue sur la longueur de l'orifice de la deuxième plaque.
Description sommaire des dessins
D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un mode particulier de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 est une vue de face d'un exemple de dispositif d'assemblage selon l'invention, dans un état démonté, la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de face du dispositif de la figure 1 , la figure 3 est une vue en coupe longitudinale de côté du dispositif de la figure 1 , selon un plan de coupe perpendiculaire au plan de coupe de la figure 2, - la figure 4 est une vue en coupe identique à la figure 2, mais où le dispositif est dans un état pré-emboîté,
- la figure 5 est une vue de côté du dispositif à l'état pré-emboîté, après assemblage avec une plaque, la figure 6 est une vue identique à la figure 5, mais après assemblage avec une plaque supplémentaire, la figure 7 est une vue de face du dispositif, dans un état emboîté.
Description d'un mode préférentiel de l'invention
L'exemple de dispositif d'assemblage visible seul sur les figures 1 à 4 comporte une embase de fixation 10 et un organe de verrouillage 11 destiné à être monté de manière imperdable dans l'embase de fixation 10.
L'organe de verrouillage 11 se ∞mpose principalement d'un corps allongé
12 et d'une tête de retenue 13. L'extrémité du corps allongé 12 reliée à la tête de retenue 13 comporte une première platine transversale 14 de forme rectangulaire. L'extrémité du corps allongé 12 opposée à la tête de retenue
13 comporte quant à elle un pion circulaire 15 à deux faces parallèles. La première platine transversale 14 et le pion circulaire 15 sont reliés par une nervure centrale 16 équipée sur chacune de ses tranches d'un bossage, respectivement 17a et 17b. La nervure centrale 16 est perpendiculaire à la face du pion circulaire 15 depuis laquelle elle s'étend et coïncide avec l'un de ses diamètres. De manière similaire, la nervure centrale 16 est perpendiculaire à la première platine transversale 14. La face opposée du pion circulaire 15 est équipée d'un organe d'accouplement 18 apte à être lié à un outil extérieur du type clé six pans, clé étoilée, cruciforme ou à fente. Par l'intermédiaire de l'organe d'accouplement 18, l'outil extérieur est capable de transmettre un couple de rotation à l'organe de verrouillage 11. Le pion circulaire 15 et la première platine transversale 14 sont disposés coaxialement, leur axe commun D définissant la direction longitudinale dans laquelle s'étend l'organe de verrouillage 11 et en particulier le corps allongé 12.
Comme l'illustrent les figures 1 et 2, deux crans flexibles 19a et 19b disposés de part et d'autre de la nervure centrale 16 s'étendent depuis le pion circulaire 15 en direction de la première platine transversale 14. Les crans flexibles 19a et 19b sont liés à l'une de leurs extrémités à la face du pion circulaire 15 depuis laquelle s'étend la nervure centrale 16 et sont flexibles transversalement, c'est-à-dire en direction de la nervure centrale 16. Chaque cran flexible 19a, 19b comporte une portion inclinée et une portion transversale. La portion transversale s'étend en direction du pion circulaire 15 en s'approchant de l'axe longitudinal D. La portion transversale s'étend parallèlement à la première platine transversale 14, avec un premier décalage axial e1 compté dans la direction longitudinale. Les crans flexibles
19a, 19b sont coplanaires dans un plan perpendiculaire à la nervure centrale 16.
Le pion circulaire 15 comporte un épaulement périphérique 29 pratiqué dans son épaisseur, faisant axialement face à la première platine transversale 14 et donc à la tête de retenue 13. Un chanfrein 30 relie l'épaulement 29 et la face du pion circulaire 15 comportant l'organe d'accouplement 18.
La tête de retenue 13 comporte un fût 20 de forme cylindrique ayant une extrémité reliée au corps allongé 12 de manière à prolonger le corps allongé
12. Autrement dit, l'axe de révolution du fût 20 coïncide avec l'axe D. Le fût
20 s'étend perpendiculairement depuis le centre de la face de la première platine transversale 14 opposée à celle liée à la nervure centrale 16. Le fût
20 présente un rétrécissement de section au niveau de son extrémité reliée à la première platine transversale 14. Le rétrécissement de section est réalisé par une gorge annulaire 21 pratiquée dans la face extérieure du fût 20 dans cette zone. Par ailleurs, la tête de retenue 13 comporte deux tenons 22a et
22b en saillie du fût 20 et diamétralement opposés. Leur face inférieure, transversale, s'étend parallèlement à la première platine 14, avec un deuxième décalage axial e2 compté dans la direction longitudinale.
L'embase de fixation 10 est, quant à elle, de forme creuse et se compose d'une douille cylindrique 23 délimitant intérieurement un alésage 24 qui débouche à une extrémité de la douille 23. La douille 23 est destinée à recevoir le corps allongé 12 comme décrit ci-après. Une deuxième platine transversale 25 de forme rectangulaire et d'épaisseur inférieure au premier décalage axial e1 s'étend depuis l'autre extrémité de la douille cylindrique 23. La deuxième platine 25 est percée d'une ouverture circulaire 26 axialement centrée sur l'alésage 24. Le corps allongé 12 de l'organe de verrouillage 11 est monté dans l'embase de fixation 10 par engagement du pion circulaire 15 (puis du reste du corps allongé 12) au travers de l'ouverture circulaire 26. Lors de cette opération, le chanfrein 30 facilite
l'engagement du pion circulaire 15 dans l'ouverture circulaire 26. En conséquence, l'axe D coïncide, après ce montage, avec l'axe de révolution de la douille cylindrique 23. L'axe D définit donc la direction longitudinale dans laquelle s'étend l'organe de verrouillage 11, l'embase de fixation 10, et plus généralement le dispositif d'assemblage tout entier.
En pratique, la deuxième platine transversale 25 constitue une butée axiale suivant la direction de l'axe D, agencée transversalement autour de la douille cylindrique 23. D'autre part, au moins une ailette de maintien, ici au nombre de deux et repérées 27a et 27b, en matière élastiquement déformable, fait saillie de la face extérieure de la douille cylindrique 23, avec une portion inclinée et une portion transversale. La portion inclinée s'étend en direction de la deuxième platine transversale 25 en s'éloignant de l'axe D. La portion transversale s'étend parallèlement à la deuxième platine 25, avec un troisième décalage axial e3 compté dans la direction longitudinale. Les ailettes de maintien 27a, 27b sont élastiquement déformables transversalement, c'est-à-dire en direction de l'alésage 24, perpendiculairement à la direction longitudinale.
D'autre part, l'ouverture circulaire 26 comporte deux encoches 28a, 28b rectangulaires diamétralement opposées. Chaque encoche 28a, 28b présente une forme et des dimensions complémentaires des bossages 17a, 17b du corps allongé 12 de manière à permettre l'engagement des bossages 17a, 17b dans les encoches 28a, 28b.
Les figures 1 à 3 illustrent le dispositif d'assemblage en sortie de fabrication, au cours de laquelle l'embase de fixation 10 et l'organe de verrouillage 11 sont réalisés d'un seul tenant par injection d'une matière plastique dans un moule adapté. Le pion circulaire 15 est lié sur son épaisseur, depuis le dessous du chanfrein 30, au contour de l'ouverture circulaire 26 de l'embase de fixation 10 par une liaison sécable. Cette liaison est réalisée par un film de matière très mince de manière à pouvoir se casser facilement. Une telle
fabrication du dispositif d'assemblage facilite la conception du moule d'injection et évite une opération d'assemblage en reprise sur une machine spéciale. Le dispositif d'assemblage se trouve alors dans un état démonté.
Dans une étape ultérieure, avant tout assemblage avec une plaque, l'organe de verrouillage 11 est inséré partiellement dans la douille cylindrique 23 de l'embase de fixation 10 par engagement en force du chanfrein 30 du corps allongé 12, puis de l'épaulement périphérique 29, dans l'ouverture circulaire 26. Au cours de cette opération, la liaison sécable qui unissait jusqu'alors l'embase de fixation 10 et l'organe de verrouillage 11 est rompue et ces deux pièces deviennent indépendantes l'une de l'autre. D'autre part, pour pouvoir engager l'organe de verrouillage 11 dans l'ouverture circulaire 26, l'utilisateur doit veiller à aligner les bossages 17a, 17b et les encoches 28a, 28b de l'ouverture circulaire 26. L'insertion de l'organe de verrouillage 11 dans la douille cylindrique 23 doit être suffisante, dans un premier temps, pour que l'épaulement périphérique 29 du pion circulaire 15 dépasse longitudinalement l'ouverture circulaire 26. L'ouverture circulaire 26 présentant un diamètre supérieur au diamètre global du pion circulaire 15, mais légèrement inférieur au périmètre extérieur de l'épaulement périphérique 29, c'est pourquoi l'engagement du corps allongé 12 est réalisé en force. D'autre part, après l'engagement ci-dessus, le contour de l'ouverture circulaire 26 de l'embase de fixation 10 est intercalé entre l'épaulement périphérique 29 et les crans flexibles 19a, 19b du corps allongé 12, ce qui assure la retenue longitudinale de l'embase de fixation 10. De plus, les bossages 17a, 17b sont longitudinalement positionnés sur les tranches de la nervure centrale 16 de manière qu'après l'engagement, les bossages 17a, 17b sont logés dans les encoches 28a, 28b de l'ouverture circulaire 26. Par conséquent, après l'engagement décrit ci-dessus, la rotation relative entre l'embase de fixation 10 et l'organe de verrouillage 11 est interdite. Le dispositif d'assemblage se trouve alors dans un état préemboîté représenté à la figure 4.
Dans la suite de son utilisation, le dispositif d'assemblage à l'état préemboîté est destiné à venir d'abord coopérer avec une première plaque P1 et une deuxième plaque P2 superposée, en vue de leur assemblage rigide dans une étape encore ultérieure. Plus précisément, les plaques P1 et P2 sont destinées à être assemblées respectivement avec l'embase de fixation 10 et l'organe de verrouillage 11, de la manière qui sera décrite ci-dessous. Les plaques P1 et P2 sont généralement solidaires, chacune, d'une pièce respective, lesdites pièces (non représentées) étant destinées à être assemblées entre elles dans une zone où les plaques P1 et P2 se superposent. Les pièces peuvent être assemblées à l'aide de plusieurs dispositifs d'assemblage.
La deuxième plaque P2 (figure 5), dont l'épaisseur est légèrement inférieure au deuxième décalage axial e2 entre les tenons 22a, 22b et la première platine transversale 14, comporte un orifice 31 traversant globalement allongé, ayant une forme rectangulaire ou oblongue par exemple, avec une largeur légèrement supérieure au diamètre du fût 20 de la tête de retenue 13 et de toute façon inférieure à la distance entre les extrémités des tenons 22a, 22b. La longueur de l'orifice 31 , par contre, est supérieure à la distance entre les extrémités des tenons 22a, 22b. L'orifice 31 est donc de forme correspondant à la tête de retenue 13, avec des dimensions légèrement supérieures pour déterminer un jeu de montage.
Pour l'assemblage de la deuxième plaque P2 sur l'organe de verrouillage 11 , la tête de retenue 13 est engagée longitudinalement dans l'orifice 31 jusqu'à une position de libération des tenons 22a, 22b, position où la plaque P2 est située longitudinalement entre la première platine transversale 14 et les tenons 22a, 22b. Puis l'utilisateur manipule à la main la tête de retenue 13 pour commander la rotation de l'organe de verrouillage 11 d'un quart de tour. Les bossages 17a, 17b étant logés dans les encoches 28a, 28b de l'ouverture circulaire 26 pendant la rotation de l'organe de verrouillage 11 , ce mouvement de l'organe de verrouillage 11 s'accompagne d'un mouvement
correspondant de l'embase de fixation 10. Après rotation (figure 5), les tenons 22a, 22b assurent la retenue de la deuxième plaque P2 de part et d'autre de son orifice 31. L'assemblage de la deuxième plaque P2 est terminé. Une telle disposition procure des moyens de retenue de la deuxième plaque P2 qui assurent une possibilité de translation relative entre la deuxième plaque P2 et le dispositif d'assemblage par coulissement du fût 20 de la tête de retenue 13 sur la longueur de l'orifice 31 de la deuxième plaque P2.
La première plaque P1 (figure 6), dont l'épaisseur est légèrement inférieure au troisième décalage axial e3 entre la deuxième platine transversale 25 et les portions transversales des ailettes de maintien 27a, 27b, comporte un orifice 32 traversant ayant une forme circulaire d'un diamètre légèrement supérieur au diamètre extérieur de la douille cylindrique 23. Cette configuration permet d'introduire la douille 23 dans l'orifice 32. Pendant le coulissement de la première plaque P1 le long de la douille 23, les ailettes de maintien 27a, 27b se plient dans la direction transversale tandis que le contour de l'orifice 32 glisse le long des portions inclinées des ailettes 27a, 27b jusqu'à libérer les portions inclinées et donc les ailettes 27a, 27b. Par retour élastique, les ailettes de maintien 27a, 27b reviennent alors dans leur configuration naturelle de manière que leurs portions transversales viennent en contact avec l'une des faces de la première plaque P1. L'autre face de la première plaque P1 est en contact avec la deuxième platine 25, laquelle peut comporter à cet effet une pluralité de renflements 33 répartis. La première plaque P1 est donc serrée entre la deuxième platine 25 et les ailettes de maintien 27a, 27b et l'assemblage de la première plaque P1 est terminé (figure 6). Les ailettes de maintien 27a, 27b et la deuxième platine transversale 25 constituent des moyens de clipsage de la première plaque P1 sur l'embase de fixation 10.
Dans cet état, la rotation de l'embase de fixation 10 par rapport à la première plaque P1 est impossible grâce aux moyens de clipsage. Comme expliqué
précédemment, la rotation de l'organe de verrouillage 11 par rapport à l'embase de fixation 10 est également impossible. Comme les plaques P1 et P2 sont superposées et fixes en rotation l'une par rapport à l'autre, la rotation de la tête de retenue 13 par rapport à la deuxième plaque P2 est impossible, ce qui sécurise l'assemblage. D'autre part, sans effort axial extérieur, les crans flexibles 19a, 19b du corps allongé 12 empêchent la translation libre de l'organe de verrouillage 11 par rapport à l'embase de fixation 10.
Pour achever l'assemblage des plaques P1 et P2, l'organe de verrouillage 11 est inséré complètement dans l'embase de fixation 10 par engagement en force du corps allongé 12 dans la douille cylindrique 23 (dans son alésage 24). Pendant le coulissement de la deuxième platine transversale 25 de l'embase 10 le long du corps allongé 12, les crans flexibles 19a, 19b se plient dans la direction transversale tandis que le contour de l'ouverture circulaire 26 glisse le long des portions inclinées des crans 19a, 19b jusqu'à libérer les portions inclinées et donc les crans 19a, 19b. Par retour élastique, les crans 19a, 19b reviennent alors dans leur configuration naturelle de manière que leurs portions transversales viennent en contact avec l'une des faces de la deuxième platine 25. L'autre face de la deuxième platine 25 est en contact avec la première platine 14. La deuxième platine 25 est donc maintenue entre la première platine 14 et les crans flexibles 19a 19b. L'assemblage des première et deuxième plaques P1 et P2 est terminé (figure 7) et les plaques P1 et P2 sont entretoisées par la superposition des deux platines transversales 14 et 25. Le dispositif d'assemblage est alors à l'état emboîté et les formes des pièces dont sont solidaires les plaques P1 et P2 sont telles que la possibilité de mouvement de la deuxième plaque P2 par rapport au dispositif d'assemblage (et donc par rapport à la première plaque P1 par l'intermédiaire des moyens de clipsage) est supprimée.
Lorsque le dispositif d'assemblage se trouve à l'état emboîté, la gorge circulaire 21 du fût 20 de la tête de retenue 13 constitue une zone de rupture reliant la tête de retenue 13 et le corps allongé 12 de l'organe de verrouillage
11. Une telle zone de rupture constitue en pratique une zone fusible sécable apte à se rompre sous un effort prédéterminé extérieur appliqué au dispositif d'assemblage, notamment lorsqu'un tel effort est transmis au dispositif par l'une des deux plaques P1, P2 sous l'effet d'une action extérieure aux plaques P1 , P2 telle qu'un choc subi par l'une des plaques P1 , P2.
Tout autre moyen équivalent pour constituer une telle zone de rupture peut être utilisé comme par exemple une zone où le matériau est localement différent et plus fragile, une zone à jonction discontinue du type pointillés, une zone comportant une pluralités de voiles longitudinaux de support...
Le dispositif d'assemblage décrit ci-dessus permet en outre de désassembler les plaques P1 et P2. Depuis l'état emboîté, l'utilisateur introduit un outil extérieur dans l'alésage 24 de la douille cylindrique 23 depuis son extrémité ouverte, jusqu'à venir l'insérer dans l'organe d'accouplement 18 du pion circulaire 15. Ensuite, l'utilisateur transmet un couple de rotation à l'organe de verrouillage 11 de manière à le tourner d'un quart de tour par rapport à l'embase de fixation 10 (et donc par rapport à la deuxième plaque P2). La tête de retenue 13 se trouve alors dirigée selon l'orifice 31 de la deuxième plaque P2 et la deuxième plaque P2 peut être retirée du dispositif d'assemblage qui, pour sa part, reste clipsé sur la première plaque P1.
Un deuxième effet de cette rotation relative entre l'organe de verrouillage 11 et l'embase de fixation 10 est que les crans flexibles 19a, 19b du corps allongé 12 se mettent en concordance avec les encoches 28a, 28b de l'ouverture circulaire 26. Ce dégagement des crans flexibles autorise une translation longitudinale de l'organe de verrouillage 11 par rapport à l'embase de fixation 10 tendant à écarter les première et deuxième platines transversales 14 et 25. Cette translation est limitée par l'entrée en contact des bossages 17a, 17b avec la deuxième plaque transversale 25 de l'embase de fixation 10, ce qui rend l'organe de verrouillage 11 à nouveau libre en rotation. Une nouvelle rotation d'un quart de tour permet aux
bossages 17a, 17b de revenir se loger dans les encoches 28a, 28b et à l'épaulement périphérique 29 de venir en contact avec la deuxième platine transversale 25. L'organe de verrouillage 11 est imperdable et utilisable pour un assemblage ultérieur.
La possibilité de mouvement relatif de la deuxième plaque P2 par rapport au dispositif d'assemblage tant que le dispositif n'est pas dans l'état emboîté est particulièrement intéressante lorsque la première plaque P1 est une portion de châssis d'automobile et la deuxième plaque P2 consiste en une portion d'aile de l'automobile. Avec un tel couple de plaques P1 et P2, l'ensemble constitué par les plaques P1 et P2 assemblées sur les dispositifs d'assemblage et par les dispositifs tous à l'état pré-emboîté, est destiné à être passé dans un four de traitement de type cataphorèse avant de mettre tous les dispositifs à l'état emboîté. Durant cette opération, les hautes températures subies par la deuxième plaque P2 (aile) engendrent des déformations dimensionnelles de la plaque P2 et la possibilité de mouvement relatif de la deuxième plaque P2 par rapport aux dispositifs d'assemblage autorise les déplacements transversaux de la deuxième plaque P2 pendant sa déformation.
Lorsque la deuxième plaque P2 est une portion d'aile d'automobile ou d'un pare-chocs, il est clair que la zone de rupture intercalée entre la tête de retenue 13 et le corps allongé 12 permet d'améliorer la sécurité des dispositifs de l'art antérieur en permettant de libérer respectivement l'aile ou le pare-chocs en cas d'accident pour constituer une zone d'absorption d'énergie d'impact.
Il va de soi que l'étape d'assemblage de la deuxième plaque P2 grâce à la tête de retenue 13 peut être réalisée après l'étape d'assemblage de la première plaque P1 grâce aux moyens de clipsage sans sortir du cadre de l'invention. D'autre part, l'invention n'est pas limitée à la forme de tête de retenue 13 précédemment décrite. En particulier, une tête de retenue 13
dont la commande en retenue est réalisée par rotation d'un quart de tour n'est pas exclusive, et à cet effet, une tête de retenue à commande en retenue automatique peut être envisagée, comme par exemple une tête de retenue circulaire.