La présente invention concerne un four ménager comprenant un boítier
sensiblement parallélépipédique à l'intérieur duquel est agencée une enceinte
de cuisson qui est délimitée par une sole, des parois verticales, une voûte, et
dont l'ouverture est encadrée par une façade et fermée par une porte, ladite
enceinte comportant un conduit d'évacuation des fumées.
Certains fours ménagers, notamment les fours de type mini-four
électrique pouvant fonctionner en mode gril, ne possèdent pas une porte qui
ferme de façon étanche. Pour ces fours, dont la porte peut être formée d'une
simple vitre, des espaces libres sont ménagés entre la porte et son
encadrement, notamment dans la partie supérieure et inférieure de la porte.
Ces espaces libres permettent, outre l'évacuation des fumées produites par la
cuisson, de refroidir la porte grâce à la circulation de l'air qui l'entoure. Ainsi, la
structure de la porte peut être simplifiée afin d'obtenir un coût de fabrication
très bas. De plus, lors du fonctionnement du four en mode gril, les espaces
libres assurent une certaine ventilation de l'aliment qui est nécessaire pour
obtenir une qualité de grillage satisfaisante et pour limiter l'élévation de
température qui est importante du fait de la mise en oeuvre de puissants
moyens de chauffage montés sur la voûte.
Toutefois ce type de porte entraíne des inconvénients. Tout d'abord, les
fumées de cuisson qui s'échappent par l'espace libre situé au sommet de la
porte viennent lécher la partie supérieure de la façade encadrant la porte et
provoquent des dépôts gras sur celle-ci. De plus cette partie supérieure de la
façade est soumise aux températures élevées des fumées de cuisson. La
façade est donc traditionnellement en matériau résistant aux hautes
températures, tel que la tôle émaillée. Or, les pièces en tôle émaillée sont très
coûteuses à réaliser, surtout si l'on cherche à obtenir des formes relativement
complexes pour répondre à un souci esthétique. Des essais ont été réalisés
avec des façades en plastique résistant à la chaleur, mais il est apparu
nécessaire de disposer un déflecteur métallique sur la partie supérieure de la
façade pour éviter son jaunissement, voire sa détérioration. Toutefois, un tel
déflecteur n'évite pas les dépôts gras, n'est pas satisfaisant sur le plan
esthétique et entraíne une élévation du coût.
L'invention à pour but de remédier à ces inconvénients sans altérer
l'esthétique de la façade du four et tout en conservant un coût de fabrication
peu élevé.
Un but supplémentaire de l'invention est de limiter les dépôts gras dans
l'environnement du four qui sont dus aux vapeurs grasses contenues dans les
fumées de cuisson.
Selon l'invention, l'entrée du conduit d'évacuation des fumées est
agencée dans la voûte de l'enceinte à proximité de la porte, tandis que la sortie
du conduit débouche sur une face supérieure du boítier du four.
Grâce à cet agencement, le conduit collecte les fumées avant leur sortie
par la porte, même s'il y a un espace relativement important entre le haut de la
porte et son encadrement. Ainsi la façade du four encadrant la porte n'est pas
en contact avec les fumées de cuisson et la porte, qui n'est pas
nécessairement étanche, peut être réalisée de manière simple et peu
coûteuse.
Par ailleurs, le conduit d'évacuation des fumées s'étend verticalement de
la voûte à la face supérieure du boítier et présente une section transversale
sensiblement constante, la sortie du conduit étant recouverte d'une grille munie
de trous calibrés. Une telle configuration permet d'ajuster le tirage du conduit,
notamment selon le mode de cuisson désiré.
Selon une autre caractéristique particulièrement intéressante de
l'invention, le conduit d'évacuation des fumées comprend des moyens de
filtrage. Ces moyens de filtrage retiennent une partie des vapeurs grasses
contenues dans les fumées de cuisson et par conséquent, limitent les
salissures grasses qui peuvent se déposer sur les murs et les meubles situés à
proximité du four si celui-ci n'est pas dans une pièce correctement ventilée lors
son utilisation.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la
description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence
aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un four ménager suivant
l'invention et d'un moyen de filtrage destiné à être logé dans un conduit
d'évacuation des fumées du four;
- la figure 2 est une vue agrandie d'une coupe verticale partielle suivant
la ligne I-I de la figure 1.
A la figure 1, on a représenté un four ménager comprenant un boítier 1
sensiblement parallélépipédique à l'intérieur duquel est agencée une enceinte
de cuisson 2 qui est délimitée par une sole 3, des parois verticales 4, une voûte
5, et dont l'ouverture est encadrée par une façade et fermée par une porte 6,
ladite enceinte comportant un conduit 7 d'évacuation des fumées.
La porte 6, représentée en position ouverte sur la figure 1, comprend
une vitre 8 encadrée par deux montants 9 articulés sur le boítier 1 du four et
sur lesquels est fixée une poignée 10. Les dimensions de la vitre 8 sont
choisies de manière à ménager un espace libre entre les bords supérieur 12 et
inférieur 13 de la vitre et l'encadrement de la porte quand celle-ci est fermée,
afin de permettre, entre autres, une certaine ventilation de l'enceinte de cuisson
quand le four fonctionne en mode gril. La porte ainsi réalisée permet d'obtenir
un coût de fabrication très bas.
Les moyens de chauffage du four comprennent une résistance de sole
15, plus une résistance de voûte 16 afin de réaliser des cuissons en mode gril.
La façade 17 du four encadrant la porte comporte des boutons (18,19) pour
commander le fonctionnement du four.
Selon l'invention, et comme il apparaít mieux à la figure 2, l'entrée 20 du
conduit 7 d'évacuation des fumées est agencé dans la voûte 5 de l'enceinte à
proximité de la porte 6, tandis que la sortie 21 du conduit débouche sur une
face supérieure 22 du boítier 1 du four.
Grâce à cet agencement, le conduit 7 crée une circulation d'air et
collecte les fumées avant qu'elles ne puissent sortir par l'espace libre situé
entre le bord supérieur 12 de la porte 6 et son encadrement. La partie
supérieure 23 de la façade 17 du four n'est donc pas en contact avec les
fumées de cuisson ce qui permet d'éviter les dépôts gras sur cette façade.
De plus, la partie supérieure 23 de la façade est considérablement
moins soumise aux températures élevées des fumées de cuisson, ce qui
permet avantageusement de réaliser la façade 17 en matière plastique. Ainsi,
la façade, même si elle possède des formes complexes, peut être réalisée
facilement et à moindre coût par injection de matière plastique dans un moule.
Pour plus de sûreté on peut utiliser une matière plastique résistant à la chaleur,
telle qu'une matière thermodurcissable chargée de fibres de verre,
communément dénommée BMC. Mais il est tout à fait envisageable d'utiliser
une matière plastique plus courante comme le polypropylène.
L'entrée 20 du conduit 7 d'évacuation des fumées s'étend, de
préférence, parallèlement au bord supérieur de la porte 6 sur toute la largeur
de la porte afin de garantir qu'il n'y a aucune sortie de fumées par le bord
supérieur 12 de la porte.
De manière préférentielle, le conduit 7 d'évacuation des fumées s'étend
verticalement de la voûte 5 à la face supérieure 22 du boítier 1 et présente une
section transversale sensiblement constante, la sortie 21 du conduit étant
recouverte d'une grille 24 munie de trous calibrés 25. Ainsi, le conduit assure
un bon tirage des fumées sans nécessiter de moyens supplémentaires tel
qu'un ventilateur. On peut utiliser deux tôles embouties formant deux
demi-coquilles qui, une fois assemblées, constituent un conduit de section
transversale sensiblement rectangulaire. Toutefois, les parois (26,27) du
conduit peuvent comporter des nervures de rigidification. La grille 24 munie de
trous calibrés 25 permet d'ajuster le tirage du conduit pour qu'il ne soit pas
trop important lors d'une cuisson en mode four, mais qu'il entraíne une
ventilation suffisante lors d'une cuisson en mode gril. Le tirage pourrait être
ajusté en réalisant un conduit plus ou moins tronconique, mais il est plus simple
d'agencer à la sortie du conduit une grille dont on peut facilement modifier la
dimension des trous en fonction des essais réalisés ou en fonction des
caractéristiques du four.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, un registre
coulissant 28, muni d'ouvertures 38, est agencé sous la grille 24 de manière à
pouvoir prendre deux positions, une première position en laquelle les
ouvertures 38 du registre 28 sont en correspondance avec les trous calibrés 25
de la grille 24 de manière à obtenir une section de passage maximale des
fumées de cuisson, une deuxième position pour laquelle les ouvertures 38 du
registre 28 sont décalées par rapport aux trous calibrés 25 de la grille 24 de
manière à réduire la section de passage des fumées. Grâce à cette disposition
il est possible d'ajuster le tirage du conduit 7, et par conséquent la ventilation
de l'enceinte de cuisson 2, en fonction du type de cuisson. Par exemple, lors du
fonctionnement en mode four il est intéressant de limiter le tirage du conduit
pour réduire les pertes de chaleur et éviter un dessèchement trop important du
plat qui peut être destiné à mijoter pendant des heures. Par contre, lors d'une
cuisson en mode gril il est préférable d'obtenir une bonne ventilation pour que
le grillage de l'aliment soit satisfaisant et pour limiter l'élévation de température
à l'intérieur de l'enceinte, l'aliment étant cuit principalement par rayonnement.
La position du registre 28 pourrait être commandée manuellement grâce
à une manette agencée sur la face supérieure 22 du boítier du four. Mais il est
préférable que le registre 28 soit relié mécaniquement au bouton de commande
19 qui permet de sélectionner soit le mode de cuisson four, soit le mode de
cuisson gril. Ainsi quand l'utilisateur bascule le bouton de commande 19 de la
position four à la position gril, le registre 28 est placé automatiquement dans la
position appropriée. La liaison mécanique entre le registre 28 et le bouton de
commande 19 peut être constituée d'une biellette ou d'un mécanisme
pignon-crémaillère.
De manière avantageuse, le conduit d'évacuation des fumées 7
comprend des moyens de filtrage 29. Cette disposition permet de retenir une
partie des vapeurs grasses contenues dans les fumées de cuisson afin d'éviter
l'apparition rapide de dépôts gras dans l'environnement du four.
Dans le mode de réalisation représenté, les moyens de filtrage 29 des
fumées comprennent de préférence un grillage métallique 30 sur lequel les
vapeurs grasses se déposent. Ce grillage 30 a l'avantage de ne créer qu'une
faible perte de charge dans le conduit 7, mais bien entendu on peut utiliser
d'autres moyens de filtrage comme une cartouche filtrante contenant du
charbon actif.
Les moyens de filtrage 29 sont montés amovibles dans le conduit 7
d'évacuation des fumées afin de pouvoir les laver s'il s'agit d'un grillage 30 ou
les changer s'il s'agit d'une cartouche filtrante.
De manière particulièrement avantageuse, les moyens de filtrage 29
comprennent des moyens de préhension 31 s'étendant à l'extérieur de
l'enceinte de cuisson. Dans le mode de réalisation représenté, ces moyens de
préhension comportent deux poignées 31 en matière plastique reliées aux
moyens de filtrage 29 par deux tiges métalliques 32 passant à travers l'espace
libre situé entre le bord supérieur 12 de la porte et son encadrement. Grâce à
cette disposition, l'utilisateur peut retirer les moyens de filtrage 30 dès la fin de
la cuisson sans devoir attendre le refroidissement du four. De plus, dans le cas
d'un grillage métallique 30, cela permet de laver les dépôts graisseux quand ils
sont encore chauds et donc plus faciles à éliminer.
Comme on peut mieux le voir à la figure 1, les moyens de filtrage 29,
formés d'un grillage métallique 30, sont supportés par un cadre 33. De
préférence et comme cela apparaít mieux à la figure 2, le cadre 33 est solidaire
des moyens de préhension 31 par une liaison élastique permettant de
maintenir le cadre 33 en biais dans le conduit 7 d'évacuation des fumées de
manière à ce que deux bords opposés (34,35) du cadre soient respectivement
en appui sur deux parois opposées (26,27) du conduit. Dans le mode de
réalisation représenté, la liaison élastique est réalisée de manière
particulièrement économique par une courbure 36 de la tige métallique 32
reliant la poignée 31 au cadre 33, mais cette liaison élastique pourrait être
réalisée par une charnière équipée d'un ressort. Grâce à ce montage, on
obtient un moyen particulièrement simple de maintien des moyens de filtrage
29 dans le conduit 7 qui ne nécessite aucun clip ou verrou. Toutefois, une des
faces 26 du conduit 7 peut présenter une zone inclinée 37 afin d'améliorer ce
maintien.
Pour retirer les moyens de filtrage 29, il suffit à l'utilisateur d'exercer une
traction horizontale sur les poignées 31 afin que le bord supérieur 35 du cadre
33 ne soit plus en contact avec la paroi postérieure 27 du conduit 7, puis
d'effectuer un mouvement vers le bas pour extraire entièrement les moyens de
filtrage 29, la porte 6 étant bien entendu en position ouverte.
L'invention répond au souci d'éviter que les fumées de cuisson ne
viennent en contact avec la partie supérieure de la façade du four. De plus elle
permet de filtrer ces fumées grâce à un dispositif simple et pratique d'utilisation.