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Monsieur Simon KOIRANSKY et SOCIETE CIVILE D'ETUDES DES TEXTILES COLONIAUX
L'extraction de fibres des plantes textiles se fait actuellement au moyen de machines qui opèrent,soit en écrasant les feuilles et tiges des plantes entre des cy- lindres cannelés ou lisses,soit en battant les tiges en- tre des batteurs ou autres organes animés de mouvements alternatifs ou rotatifs, et des organes fixes ou oscil- lants appelés contre-batteurs.
Dans ces machines, on introduit à la fois un certain nombre de tiges qui sont travaillées simultanément,ce qui amène les déchets de défibrage à pénétrer dans les fibres des tiges immédiatmment voisines rendant le travail plus difficile et moins propre industriellement.
La présente invention a pour objet une machine à ex- traire les fibres de tiges de ramie et dautres plantes textiles, remarquable, notamment, en ce qu'elle comporte,en combinaison,des outils de démoellage,de déboisage et d'é- corçage et un dispositif d'entraînement faisant passer les tiges, une à une, successivement sous chacun des ou- tils précités, lesdits outils étant disposés de telle fa-
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çon que les déchets de chaque opération partielle sont immédiatement évacués en évitant leur contact avec la fibre utilisable.
Selon une autre caractéristique de l'invention, les outils précités sont disposés à la suite les uns des au- tres sur une table de travail, inclinée latéralement de manière à permettre l'évacuation immédiate des déchets, l'entraînement de la tige à défibrer sous les outils suc- cessifs étant assuré, par exemple, par une griffe automati- que montée sur une courroie sans fin.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivre.
Au dessin annexé,donné uniquement à titre d'exemple : la figure 1 est une vue,on élévation, de la machine ; la figure 2 est une vue, en bout, coté moteur ; la figure 3 est une vue en plan; la figure 4 est une coupe verticale, à plus grande échelle,de la broche portant la griffe d'entraînement et du dispositif commandant l'effacement des outils lors du passa- ge de la griffe; la figure 5 est une vue de profil, correspondant à la figure 4 ; la figure 6 est une vue de profil de la griffe d'en- traînement ; la figure 7 est une vue de face de la grille ouverte; la figure 8 est une vue,en plan,correspondant à la figure 4; la figure 9 est une vue, en perspective, du disposi- tif commandant l'effacement des outils lors du, passage de la griffe;
la figure 10 est une vue en élévation de l'appareil servant à démoeller, déséver et dérouler la tige, la table de travail étant supposée horizontale;
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la figure 11 en est une vue de profil; la figure 12 en est une vue en plan; la figure 13 est une vue en élévation de l'appareil de déboisage, la table de travail supposée horizontale ; la figure 14 en est une vue en plan ; les figures 15 et 16 sont des vues en élévation et en coupe du profil des oannelures des tambours de débaisage; la figure 17 est une vue, en élévation, de l'appareil d'écorçage,la table de travail supposée horizontale; la figure 18 en est une vue en plan; la figaro 19 est une vue en coupe d'une tige de ramie.
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La machine représentée est destinée plus particulière- ment au défibrage de la tige de ramie. Cette tige, représen- tée en coupe à la figure 19, est constituée de plusieurs cou- chas concentriques de matières différentes, savoir en par- tant de l'extérieur :une pellicule 1 de gomme formant ver- nis protecteur, une couche 2 de fibres textiles seules utili= sables,du bois on ligneux 3 sans utilisation,et enfin de la moelle ou sève 4 sans utilisation, Sur une telle tiga,les opérations successives à effectuer sont les suivantes :
l'ef- feuillage ou. l'arrachement des feuilles non utilisables,le démoellage ou l'enlèvement de la moelle et de la sève suivi du déroulement et de la mise à plat des deux couohes cirou= laires de fibres et bois, le déboisage, c'est-à-dire l'enlè- vement du ligneux adhérent aux fibres du coté intérieur,et enfin l'écorçage et le dégommage, c'est-à-dire l'enlèvement, d'une part, de la couche de vernis protecteur adhérent aux fibres (coté extérieur) et, d'autre part, de la sève et de la gomme liquides contenues dans les fibres.
Ceci pose, la maohine représentée comporte (figs 1-2 et 3) un châssis 5 convenablement entretoisé et reposant par un essieu 6 sur deux roues 7,permettant le transport de la ma- chine sur la plantation. A l'arrière,une béquille 8,articulée
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en 9 sur le châssis, maintient la machine dans la position de travail.
Le châssis porte un moteur 10 qui, par une courroie de transmission 11 et une poulie 12, met en rotation un arbre horizontal 13 porté par deux paliers 14 et 15. En bout libre de l'arbre 13 est monté une poulie 16. Cette-poulie entraîne une courroie ou chaîne sans fin 17, supportée à l'autre extré- mité du châssis par une poulie folle 18. Cette poulie 18 est montée sur un axe 19 porté par un levier oscillant 20 soumis à l'action d'un ressort de tension 21. Le levier 20 peut être, à volonté, articulé en divers points du châssis, tels que 9 ou 9,par exemple,de façon à permettre de travailler des ti- ges de longueurs variables sans perte de temps.
Le châssis 5 porte latéralement et longitudinalement une table de travail 22 constituée par exemple par une pièce mé- tallique rigide bien dressée. Cette table, sur laquelle sont montés les divers organes de défibrage et nettoyage des fi- bres, est inclinée latéralement ( figs 2,3,4 et 9).
La courroie ou chaîne sans fin 17 porte deux douilles d'entraînement 23 et 24 ( figs 1,2,4) qui entraînent une bro- che creuse 25 dont l'extrémité passant ai-dessus de la table 22 est terminée en forme de chape 26. Dans cette chape sont articulées autour de l'axe 27, doux demi-griffes se* et 28b (figs 4,5,6 et 7) formant pince 28. L'ouverture de cette pin- ce est commandée par une came 29 dont la rotation est provo- quée par un axe 30 traversant la broche 25 et sur lequel la came 29 est calée. L 'axe 30 porta, à son extrémité opposée à la came 29, un levier 31 qui au cours de la translation de la courroie 17, vient buter contre une rampe latérale fixe 32 portée en un point convenable, par le châssis.
Dans l'exem ple représenté, cette rampe est portée,latéralement,par la pièce de guidage 33 dont il sera question plus loin.
Le basculement du levier 31 produit la rotation de 1 taxe
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30 et de la came 29 dont le mouvement écarte les branches des deux demi-griffes 28a et 28b et ouvre la pince 28. La ferme- tare de la pince est assurée par un ressort 34 (figs 4 et 7), fixé sur des branches convenables des demi-griffes 28a et 28b.
La broche 25 porte, en outre,deux coulisseaux 35 et 36 qui la guident dans deux glissières 33,solidaires du châssis dans la partie horizontale de la course correspondant aux pha- ses de travail de la machine, ainsi que dans la partie corres- pondant au passage sur la poulie 16 (fig.1) en raison de la force centrifuge qui s'exerce sur la broche 25 dans cette ré- gion
La broche 25 porte, en outre (figs 2,4,5,8 et 9) un pa- tin 37 dont la face inférieure 38 est inclinée. Le patin est susceptible de venir successivement en contact avec des ta- lons 39,39',39" présentant une rampe 40 en sens inverse.
Cha- cun de ces talons 39 est porté par un levier 41,41' ou. 41" os- cillant autour d'un axe horizontal Chacun de ces leviers est relié par une bielle 43-43'-43",à deux rotules 44...et 45... de direction sensiblement normale à la table 22, à un levier 46, 46' ou. 46", oscillant autour d'un axe 47... porté par la table 22 sous sa face inférieure, dans le sens de sa pente.
Les leviers successifs 46, 46', 46" portent les différents outils décrits plus loin de démoellage, de déboisage et d'é- corçage.
Les leviers 46, pendant la phase de travail, sont abais- table de sés de manière à ce que les outils reposent sur la/travail ( position en traits mixtes de ces leviers fig.8), la fibre à travailler étant prise entre l'outil et la table. Des ressorts de rappel 48, 48' et 48", attachée à l'une de leurs extrémités à la table et à l'autre extrémité aux leviers, tendent à main- tenir lesdits leviers 46 dans ces positions.
Par le passage du patin 37 sur les talons 39, les leviers 46,46',46" sont amenés respectivement par oscillation autour de
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leurs axes 47... dans les positions 46a, 46b et 46c permettant entre la table 22 et lesdits outils soulevés (figs 4 et 8) le passage de la pince 28 et l'introduction de la tige à défibrer.
Le premier outil porté par la table est oelui de démoella- ge. (Figs 10,11 et 12). Le levier 46 pivotant autour de l'axe 47 porté sur la face arrière de la table de travail 22, porte sur un axe support 49, une mollette coupante 50 en rotation libre, Le ressort 48 rabat le levier 46 vers la table de travail 22 en laissant un faible jeu entre le bord tranchant de la mollette 50 et la table 22. Un rabot 51, en bronze, est placé sur le le- vier 46, immédiatement derrière la molette 50, Ce rabot porte deux ailettes 52 et 53 en bronze, inclinées sur la trajectoire des fibres.
Une tige de ramie 54, introduite sous la molette pendant la levée du levier 46 et tirée par la pince 28 dans le sens de la flèche f1 est fendue dans le sens de la longueur par la mo- lette 50. Le rabot 51 entre à la suite de celle-ci à l'inté- rieur de la tige 54, et par sa forme en déversoir, rejette la moelle et la sève en dehors de la tige. Les ailes 52 et 53 de ce rabot développent le cylindre formé par la tige 54, mainte- nant creuse et fendue, et la mettent à plat contre la table de travail 22, sous forme d'un ruban 54a.
L'outil de déboisage est constitué comme suit (figs 13,14 15 et 16) : le levier 46' articulé sur un axe 47, porte à ro- tation libre sur un axe support 55, un cylindre 56, à cannelu- res hélicoïdales 57, en bronze dur. Ce cylindre engrène à tra- vers une ouverture 58 ménagée dans la table 22 avec un cylindre 59 à cannelures complémentaires, en matière légèrement souple, bois ou caoutchouc vulcanisé. Ce cylindre est monté fou sur un axe 60 fixé sur un bossage 61 approprié de la table 22.
Le levier 46' est rappelé vers la table 22 par le ressort 48', qui assure l'engrènement malgré les différences d'épais- seurs du ruban formé par les trois épaisseurs (en partant de la table) de l'écorce, de la fibre et du bois. @
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Les formes des cannelures du tambour souple 59 (fig.16) sont au profil des dents normales d'engrenages légèrement ar- rondies.Les dentures du tambour 46,en bronze dur,sont dé- gagées de manière à former des arêtes vives 57a qui casseront et arracheront le ligneux,
cependant que les arêtes arrondies du tambour 59 ne marqueront pas la fibre sous-jacente. Le dé- gagemont 62 des dents 57 est plus large vers le bas du tambour 56 de manière à ce que les flancs des dents 57 présentent des plans inclinés permettant la sortie facile et autematique des déchets de bois.
En sortant de ces tambours, le ruban 54b ntest plus com- posé que de fibres utilisables et de la couche de gomme for- mant écorde,
Le dernier outil placé sur la table 22 est l'outil d'écor- Qage (figures 17 et 18). Le levier 46", articulé sur l'axe 47", fixé sous la table, porte plusieurs rouleaux 63, 63' gar- nis extérieurement d'une matière souple telle que le cuir ou le caoutchouc vulcanise, Ces ro@leaux tournent librement sur les axes 64 portés par le levier 46".
Le ressort 48" applique les rouleaux 63,63'... contre la table de travail 22 en pres- sant le ru.ban de fibre 54b contre descouteaux 65,65'... fixés sur la table 22 dans les ouvertures 67, 67'...faites dans la- dite table de manière à faire passer l'écorce sur le tran- chant des couteaux qui l'enlèvent.
Un entonnoir 68 (figs 1,2 et 3) est placé sous la table de travail 22 pour recueillir les déchets successivement pro- duits. Ces déchets sont évacués par un tuyau 69.
Enfin en avant de la table 22 est placé une fourchette d'effeuillage constituée par deux segments 70 et 71 d'anneaux en mince lame d'acier, aiguisés sur leurs bords, et appliqués par deux lames flexibles contre la tige,dont ils coupent au passage les feuilles qui tombent à l'extérieur de la machine.
Le fonctionnement de la machine est le suivant : on in- trodu.it l'extrémité d'une tige à travers la fourchette d'ef- @
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feuillage 70-71, jusqu'à ce que l'extrémité de la tige se trou- va sur le passage de la pince 28 conduite par la courroie 17 et la broche 25. La pince 28 a été ouverte au préalable par la came 29, l'axe 30, le levier 31 et la rampe 32. A ce moment la rampe 33 cessant, la pinoe 28 se ferme sous l'action du res- sort 34 et happe la tige 54 qu'elle entraîne dans le sens de la flèche fl.
Le patin 37 en appuyant successivement sur les talons 39, 39' et 39" soulève les leviers 41, 41' et 41" et par les bielles 43, 43' et 43", les leviers 46, 46' et 46" cor- respondants, avec leurs outils, ce qui permet à la pince 28 d'entraîner la tige 54 sur la table de travail 22. Après le passage simultané de la pince 28 et du patin 37, les outils rappelés par les ressorts 48 retombent sur la tige toujours en mouvement de translation, et la transforment, comme il a été indiqué plus haut pour chacun des outils en fibre propre.
La pinoe 28 continuant son trajet, toute la tige est ti- rée sous les outils, et revient ensuite avec la courroie 17 vers la rampe 32 dont le contact ouvre la pinoe 28 qui laisse retomber la fibre nettoyée en dehors de la machine.
La pince 28 se referme ensuite sur une nouvelle tige in- troduite et le cycle recommence,
Naturellement, l'invention n'est nullement limitée au mode d'exécution représente et décrit qui n'a été ohoisi qu'à titre dtexemple. La machine pourra notamment comporter deux disposi- tifs symétriques. Elle pourra ou non être munie d'un distri- buteur automatique.
REVENDICATIONS.
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