Nouvelle utilisation non thérapeutique d'un extrait de Nephelium lappaceum pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
Des odeurs perçues comme désagréables ont des origines multiples comme des odeurs environnementales provenant de l'extérieur, de type urbaines ou industrielles, de l'environnement intérieur, comme celles rencontrées dans les salles de bain, la cuisine, les toilettes, la buanderie, ou encore il peut s'agir d'odeurs corporelles désagréables. Ces odeurs peuvent être classées selon les différentes familles de composés organiques volatils (VOCs) odorants responsables en tout ou partie des odeurs perçues. Le caractère hédonique déplaisant associé à une odeur et son intensité dépendent des individus, des cultures et du contexte associé.
Les odeurs proviennent de composés volatils odorants de plusieurs familles parmi lesquelles les alcools aromatiques, les aldéhydes, les hydrocarbones aliphatiques et cycliques, les cétones, esters, éthers, furane, lactones, composés soufrés, terpènes. Parmi les composés odorants habituellement perçus comme désagréables ou déplaisants, on citera entre autres les composés soufrés tels que les thiols (odeurs d'oignons, d'ail), les acides carboxyliques (odeur de sueur, vinaigre, fromage), les composés azotés et amines (ammoniaque, nicotine, odeurs fécales).
Les composés volatils de l'atmosphère provenant des activités industrielles, outre leurs conséquences néfastes sur la santé, sont aussi perçus comme des odeurs désagréables, notamment celles issues de composés azotés.
D'autres sources de composés odorants perçus comme désagréables sont dues à l'activité humaine, telles que la cuisson des aliments ou l'utilisation de produits de nettoyage, ou encore les odeurs corporelles désagréables, notamment celles induites par la transpiration ou par un déséquilibre de la flore microbienne cutanée ou mucosale.
La majorité des compositions destinées à un usage domestique ou cosmétique pour diminuer les odeurs comprennent des molécules chimiques de synthèse en tant qu'actifs odorants. On les retrouve aussi dans les compositions de parfum. Des extraits végétaux peuvent être utilisés, souvent sous forme d'huiles essentielles. Ces compositions ont pour but de masquer les odeurs désagréables, en fournissant des notes odorantes perçues comme positives, c'est-à-dire agréables.
Il existe ainsi un besoin dans le domaine des compositions à usage personnel et domestique et plus particulièrement dans le domaine de la cosmétique, de fournir des ingrédients actifs capables de prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs perçues comme désagréables, autrement qu'en les masquant par des notes odorantes perçues comme positives.
C'est précisément l'objet de la présente invention. La demanderesse a en effet découvert de façon surprenante et inattendue qu'un extrait de la plante Nephelium lappaceum a pour effet de prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables, notamment au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
La plante N. lappaceum, aussi appelée ramboutan, est un arbre que l'on trouve en Asie du sud-est, en Malaisie et Indonésie. Il s'agit d'un arbre de 10 à 20 mètres de hauteur, produisant une grande quantité de fruits. Le fruit est connu pour ses propriétés organoleptiques et contient des sucres, de vitamine C et de fer. Des décoctions de racines ou de feuilles séchées ont été utilisées pour lutter contre la fièvre.
Des extraits de ramboutan sont déjà connus en cosmétique pour des effets cosmétiques précis. Ainsi, les demandes JP2002145730 et CN105534812 décrivent respectivement un extrait de graines de ramboutan pour son effet antioxydant, blanchissant et hydratant.
L'huile de ramboutan est aussi connue pour son utilisation pour le soin des matières kératiniques, en particulier des cheveux. On citera entre autre la demande W0201118278 qui divulgue l'utilisation d'huile de graines de ramboutan pour son utilisation dans une composition cosmétique pour le soin des cheveux. La demanderesse a décrit dans la demande W0201820300 l'utilisation d'un extrait de la plante N. lappaceum pour augmenter la fermeté de la peau et/ou des muqueuses, ainsi que l'utilisation d'un extrait de péricarpe de ladite plante pour hydrater la peau et/ou les muqueuses et/ou les annexes cutanées dans la demande W02019025725.
Toutefois, à la connaissance de la demanderesse, aucun art antérieur ne divulgue l'utilisation d'un extrait de N. lappaceum pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables de manière générale. L'avantage de l'extrait selon l'invention est qu'il est stable chimiquement, ne génère pas d'irritations cutanées dans le cadre d'une utilisation cosmétique. Un autre avantage est qu'il est utilisable aussi bien dans des compositions pour application topique que dans des compositions orales sous forme de gel ou de pâte, notamment à destination de la muqueuse buccale.
Il peut être facilement produit à l'échelle industrielle et s'inscrit par ailleurs dans le cadre du développement d'une filière de production durable.
Un premier objet concerne ainsi l'utilisation non thérapeutique, avantageusement l'utilisation cosmétique non thérapeutique, d'un extrait de N. lappaceum pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables, au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
On entend par « utilisation cosmétique » une utilisation non thérapeutique, c'est-à-dire une utilisation non pharmaceutique ou non dermatologique, c'est-à-dire une utilisation destinée à tout ou partie de peau et/ou de muqueuse et/ou d'annexe cutanée saine.
On entend par « peaux, muqueuses ou annexes cutanées saines » des peaux, muqueuses ou annexes cutanées qui ne nécessitent pas de traitement thérapeutique, qui ne présentent pas d'infection, de cicatrice, de maladie, d'inflammation ou d'affection cutanée telle que candidose, impétigo, psoriasis, eczéma, acné ou dermatite, ou de plaie, blessure et/ou autre dermatose.
On entend par « peau » toute partie du corps et/ou du visage, y inclut le cuir chevelu.
On entend par « muqueuse » la muqueuse nasale et/ou buccale et/ou vaginale et/ou anale, préférentiellement la muqueuse buccale.
On entend par « annexes cutanées » les ongles et/ou les poils, notamment la barbe, et/ou les cheveux, préférentiellement les cheveux.
L'extrait selon l'invention peut être administré par voie orale ou topique. Préférentiellement, il est appliqué par voie topique.
L'extrait selon l'invention est un extrait topiquement acceptable, le terme « topiquement acceptable » s'entendant d'un extrait non irritant pour la peau ou les cheveux, non toxique et n'induisant pas de réaction allergique. On entend par « application par voie topique » l'application directe de l'extrait ou d'une composition, avantageusement cosmétique, le comprenant au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées, ou sa vaporisation à la surface de la peau et/ou des annexes cutanées, préférentiellement des cheveux, et/ou dans la muqueuse buccale.
Dans un mode de réalisation de l'invention, l'utilisation non thérapeutique, avantageusement cosmétique, de l'extrait selon l'invention comprend son application par voie topique ou celle d'une composition, avantageusement cosmétique, le comprenant sur tout ou partie du corps et/ou du visage choisie parmi les jambes, les pieds, les aisselles, les mains, les cuisses, le ventre, le décolleté, le cou, les bras, le torse, le dos, le visage, avantageusement le visage, très avantageusement le cuir chevelu, et/ou les muqueuses, avantageusement la muqueuse buccale, et/ou les annexes cutanées, avantageusement les cheveux.
On entend au sens de l'invention par « odeurs désagréables » les mauvaises odeurs et/ou odeurs perçues comme fortes et/ou perçues comme nauséabondes, détectées et/ou détectables, avantageusement au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées. Ces mauvaises odeurs peuvent être des odeurs extrinsèques telles que celles induites par la pollution par des gaz d'échappement, les odeurs de cuisine, mais il peut s'agir aussi d'odeurs intrinsèques, c'est-à-dire des odeurs corporelles, et notamment celles induites par un dérèglement hormonal et/ou induites par un déséquilibre de la flore cutanée et/ou mucosale et/ou par la transpiration.
On entend par « odeur » tout composé volatil détecté par la muqueuse olfactive humaine. Avantageusement, il s'agit d'un composé volatil malodorant.
On entend par « composé volatil » une molécule chimique émise dont le seuil de perception olfactif est d'au moins 0,2 pg/m3, avantageusement d'au moins 0,5 pg/m3, encore avantageusement d'au moins lpg/m3.
On entend encore par « composé volatil malodorant » un composé volatil possédant une odeur nauséabonde et/ou qualifiée de forte et/ou désagréable par une majorité de la population humaine et/ou perçue comme telle, avantageusement par des volontaires entraînés et/ou des experts qualifiés d'experts nez, et choisi parmi :
Le benzaldéhyde (C7H60; cas no 100-52-7; masse molaire 106,124 g/mol)
L'Acide benzoique éthyl ester (C9H10O2; cas no 93-89-0; masse molaire 150,17 g/mol)
Le dodécanal (C12H24O ; cas n°112-54-9 ; masse molaire 184,323 g/mol)
Le 2,4-decadienal (E, E) (CI0HI6O ; cas n°25152-84-5 ; masse molaire 152,237 g/mol)
Le butanal (C H80 ; cas n°123-72-8 ; masse molaire 72,105 g/mol)
L'octèn-3-ol (C8Hi60 ; cas n°3391-86-4 ; masse molaire 128,215 g/mol)
L'alcool benzylique (C7H80 ; cas n°100-51-6 ; masse molaire 108,14 g/mol)
L'acétone (C3H60 ; cas n°67-64-l ; masse molaire 58,080 g/mol)
Le 1-octène (C8HI6 ; cas n°lll-66-0 ; masse molaire 112,216 g/mol)
L'acide butyrique (C4H802 ; cas n°107-92-6 ; masse molaire 88,11 g/mol)
Le méthional (C H8OS; cas n°3268-49-3 ; masse molaire 104,17 g/mol)
Le 2-acétylpyrasine (06H6N20 ; cas n°22047-25-2) ; masse molaire 122,12 g/mol)
Le pentylcyclopropane (C8HI6 ; cas n°2511-91-3 ; masse molaire 112,216 g/mol)
L'éthylidenecyclobutane (C6HI0 ; cas n°1528-21-8 ; masse molaire 82,146 g/mol)
Le 4, 6, 8-triméthyl-l-nonène (Ci2H24 ; cas n°54410-98-9 ; masse molaire 168,324 g/mol)
Le (E)-2-dodecène (Ci2H24 ; cas n°7206-13-5 ; masse molaire 168,324 g/mol)
Le diméthyl-4, 6- dodécane (CI H3O ; cas n°61141-72-8 ; masse molaire 198,394 g/mol)
Le nonane (C9H20 ; cas n°lll-84-2 ; masse molaire 128,259 g/mol)
Le décane (C10H22 ; cas n°124-18-5 ; masse molaire 142,286 g/mol)
Le triméthyl-3, 3, 5-heptane (C10H22 ; cas n°7154-80-5 ; masse molaire 142,286 g/mol)
La méthacroléine (C H60 ; cas n°78-85-3 ; masse molaire 70,091 g/mol)
La 2-méthyl-5-undécanone (Ci2H240 ; cas n°50639-02-6 ; masse molaire 184,323 g/mol)
La 5-méthyl-2-hexanone (C7Hi40 ; cas n°110-12-3 ; masse molaire 114,188 g/mol)
La 4-cyclopentene-l, 3-dione (C5I-4O2 ; cas n°930-60-9 ; masse molaire 96,085 g/mol)
L'indène (CgH80 ; cas n°95-13-6 ; masse molaire 116,163 g/mol)
Le butoxyméthylbenzène (CuHi60 ; cas n°588-67-0 ; masse molaire 164,248 g/mol)
Le l-éthyl-3, 5-diméthylbenzène (CI0HI ; cas n°934-74-7 ; masse molaire 134,221 g/mol)
L'alcool méthylique (CH40 ; cas n°67-56-l ; masse molaire 32,042 g/mol)
Le 1-isocyanopropane (C4H7N ; cas n°627-36-l ; masse molaire 69,107 g/mol)
Le 2-méthyl-2H-benzotriazole (C7H7N3 ; cas n°16584-00-2 ; masse molaire 133,154 g/mol),
L'acide butylcyclohexyl-l,2-benzènedicarboxylique ester (Ci8H2 0 ; cas n°84-64-0; masse molaire 304,38 g/mol),
Le 1,2-benzothiazole (C7H5NS ; cas n°272-16-2 ; masse molaire 135,184 g/mol),
Le lH-indèn-l-éthylidene (CuHio ; cas n°2471-83-2 ; masse molaire 142,197 g/mol),
Le benzène (C6H6 ; cas n°71-43-2 ; masse molaire 78,114 g/mol)
Le toluène (C7H8 ; cas n°108-88-3 ; masse molaire 92,141 g/mol)
L'éthylbenzène (C8HI0 ; cas n°100-41-4 ; masse molaire 106,168 g/mol)
Le 1-nonanal (CgHisO ; cas n°124-19-6 ; masse molaire 142,23 g/mol)
Le styrène (08H8 ; cas n°100-42-5 ; masse molaire 104,152 g/mol)
Le propylbenzène (C9H12 ; cas n°103-65-l ; masse molaire 120,195 g/mol)
La 2,3-butanedione (C H602 ; n°cas 431-03-8, masse molaire 86,08 g/mol)
Le thiophène (C H S ; n°cas 110-02-1 ; masse molaire 84,14 g/mol)
Le 1-éthyl, -3-méthyl-benzène ou 3-éthyltoluène (C9HI2 ; cas n°620-14-4 ; masse molaire 120,195 g/mol)
L'acétaldehyde (C2H 0 ; cas n°75-07-0 ; masse molaire 44,053 g/mol)
avantageusement,
Le benzaldéhyde (C7H60 ; cas n°100-52-7 ; masse molaire 106,124 g/mol)
L'acétone (C3H60 ; cas n°67-64-l ; masse molaire 58,080 g/mol)
Le 4, 6, 8-triméthyl-l-nonène (CI2H2 ; cas n°54410-98-9 ; masse molaire 168,324 g/mol)
Le (E)-2-dodecène (CI2H2 ; cas n°7206-13-5 ; masse molaire 168,324 g/mol)
Le décane (CI0H22 ; cas n°124-18-5 ; masse molaire 142,286 g/mol)
La méthacroléine (C4H60 ; cas n°78-85-3 ; masse molaire 70,091 g/mol)
L'indène (C9H80 ; cas n°95-13-6 ; masse molaire 116,163 g/mol)
L'acide butylcyclohexyl-l,2-benzènedicarboxylique ester (Ci8H2 0 ; cas n°84-64-0 ; masse molaire 304,38 g/mol),
Le benzène (C6H6 ; cas n°71-43-2 ; masse molaire 78,114 g/mol)
Le toluène (C7H8 ; cas n°108-88-3 ; masse molaire 92,141 g/mol)
L'éthylbenzène (C8HI0 ; cas n°100-41-4 ; masse molaire 106,168 g/mol)
Le 1-nonanal (CgHisO ; cas n°124-19-6 ; masse molaire 142,23 g/mol)
Le styrène (08H8 ; cas n°100-42-5 ; masse molaire 104,152 g/mol)
Le propylbenzène (C9H12 ; cas n°103-65-l ; masse molaire 120,195 g/mol)
La 2,3-butanedione (C H602 ; n°cas 431-03-8, masse molaire 86,08 g/mol)
Le thiophène (C4H4S ; n°cas 110-02-1 ; masse molaire 84,14 g/mol)
Le 1-éthyl, -3-méthyl-benzène ou 3-éthyltoluène (C9H12 ; cas n°620-14-4 ; masse molaire 120,195 g/mol) encore avantageusement,
Le benzaldéhyde (C7H60 ; cas n°100-52-7 ; masse molaire 106,124 g/mol)
Le benzène (C6H6 ; cas n°71-43-2 ; masse molaire 78,114 g/mol)
Le toluène (C7H8 ; cas n°108-88-3 ; masse molaire 92,141 g/mol)
L'éthylbenzène (C8HI0 ; cas n°100-41-4 ; masse molaire 106,168 g/mol)
Le 1-nonanal (CgHisO ; cas n°124-19-6 ; masse molaire 142,23 g/mol)
Le styrène (C8H8 ; cas n°100-42-5 ; masse molaire 104,152 g/mol)
Le propylbenzène (C9H12 ; cas n°103-65-l ; masse molaire 120,195 g/mol)
La 2,3-butanedione (C H602 ; n°cas 431-03-8, masse molaire 86,08 g/mol)
Le thiophène (C H S ; n°cas 110-02-1 ; masse molaire 84,14 g/mol)
Le 1-éthyl, -3-méthyl-benzène ou 3-éthyltoluène (C9H12 ; cas n°620-14-4 ; masse molaire 120,195 g/mol) Encore plus avantageusement le composé volatil odorant est le benzaldéhyde (C7H60 ; cas n°100-52-7 ; masse molaire 106,124 g/mol).
On entend précisément par « prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables » au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées » diminuer la libération d'au moins un composé volatil, avantageusement malodorant, choisi parmi les composés ci-dessus, au niveau de la peau et/ou des muqueuses, préférentiellement au niveau de la muqueuse buccale, et/ou des annexes cutanées, préférentiellement des cheveux. Alternativement, cela signifie diminuer l'adhésion et/ou la pénétration d'au moins un composé volatil, avantageusement malodorant, choisi parmi les composés ci-dessus, au niveau de la peau et/ou des muqueuses, préférentiellement la muqueuse buccale, et/ou des annexes cutanées, préférentiellement des cheveux. Alternativement encore, cela signifie diminuer les réactions biologiques et/ou chimiques responsables de la formation d'au moins un composé volatil, avantageusement malodorant, choisi parmi les composés ci-dessus, avantageusement au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées. Encore alternativement, « prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes
cutanées » signifie diminuer la quantité et/ou l'intensité d'au moins un composé volatil odorant, avantageusement malodorant, perçue par l'humain, tel défini ci-après.
Ainsi, dans un mode de réalisation, l'extrait selon l'invention est en quantité efficace pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées lorsque la quantité d'au moins un composé volatil malodorant choisi parmi les composés ci-dessus, détectée au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées est diminuée d'au moins 10%, préférentiellement d'au moins 15%, avantageusement d'au moins 20% et encore avantageusement d'au moins 50% en présence de l'extrait selon l'invention ou d'une composition le comprenant, en comparaison de la quantité du composé volatil malodorant détectée sans application de l'extrait selon l'invention ou d'une composition le comprenant, sur la peau, les muqueuses et/ou les annexes cutanées.
Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, il s'agit d'au moins un composé volatil malodorant choisi parmi ceux cités ci-dessus détecté dans une chambre de pollution en présence de peau et/ou de muqueuse et/ou d'annexes cutanées, lesquelles sont soumises à des gaz d'échappement, dans les conditions telles que décrites dans la demande W02019020455. Alternativement, il s'agit d'au moins un composé volatil malodorant choisi parmi ceux cités ci-dessus détecté dans une poche de pollution en présence de peau et/ou de muqueuse et/ou d'annexes cutanées, lesquelles sont soumises à un mélange d'odeurs de cuisine.
Avantageusement, il s'agit de cheveux, très avantageusement de mèches de cheveux.
Préférentiellement, ce ou ces composés volatils malodorant(s) ne sont pas détecté(s) dans la chambre de pollution en l'absence de gaz d'échappement ou dans la poche de pollution en l'absence du mélange d'odeurs de cuisine.
Dans un mode de réalisation préférentiel, le(s) composé(s) volatil(s) malodorants seront détectés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (CPG-SM), après désorption thermique sur tubes Tenax®.
Préférentiellement, cette détection est effectuée après application de l'extrait selon l'invention ou d'une composition, préférentiellement cosmétique, le comprenant sur les cheveux, encore préférentiellement des mèches de cheveux, après exposition aux gaz d'échappement en chambre de pollution ou exposition au mélange d'odeurs de cuisine.
Avantageusement, ladite composition appliquée comprendra l'extrait selon l'invention, préférentiellement en concentration finale de 0,02% en poids dudit extrait par rapport au poids total de
la composition. Préférentiellement, il s'agit d'un extrait de graines, et encore préférentiellement de l'extrait de graines préparé selon l'exemple la) dans les conditions décrites dans les exemples 2 et 3. L'extrait selon l'invention est aussi considéré comme en quantité efficace pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées, lorsque l'intensité d'au moins un composé volatil malodorant est diminuée d'au moins 25%, préférentiellement d'au moins 50%, encore préférentiellement d'au moins 65% après application sur la peau et/ou les annexes cutanées et/ou les muqueuses de l'extrait selon l'invention ou d'une composition le comprenant et après exposition aux gaz d'échappement en chambre de pollution, en comparaison du niveau d'intensité détecté après application d'une composition ne comprenant pas ledit extrait ou sans extrait.
Dans un mode préférentiel de réalisation de l'invention, l'application est effectuée sur les cheveux, avantageusement des mèches de cheveux.
Encore avantageusement, la composition appliquée comprendra un extrait de N. lappaceum, avantageusement en concentration finale de 0,02% en poids dudit extrait par rapport au poids total de la composition.
Préférentiellement, l'extrait est un extrait de graines et encore préférentiellement il s'agit de l'extrait de graines préparé selon l'exemple la) tel que décrit dans l'exemple 2.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, cette détection de l'intensité du ou des composés volatils odorants est effectuée par analyse sensorielle en sortie de colonne après séparation des composés volatils par chromatographie en phase gazeuse, lesdits composés volatils ayant été désorbés par désorption thermique sur tubes Tenax®, dans les conditions décrites dans l'exemple 2.
Alternativement encore, l'extrait selon l'invention est considéré comme en quantité efficace pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées, lorsque la valeur grade moyenne des odeurs perçues sur une échelle de 1 à 9 est diminuée d'au moins 1, avantageusement d'au moins 2, après application sur la peau et/ou les annexes cutanées et/ou les muqueuses, de l'extrait selon l'invention ou d'une composition le comprenant puis exposition aux gaz d'échappement en chambre de pollution, en comparaison de la valeur grade moyenne perçue dans les mêmes conditions en l'absence de l'extrait selon l'invention ou d'une composition le comprenant, étant entendu que la valeur grade 1 correspond à la plus faible intensité odorante perçue et la valeur 9 correspond à la plus forte.
Dans un mode de réalisation préférentiel, cette diminution de la valeur grade moyenne est évaluée par un panel de 30 volontaires, après analyse olfactive de mèches de cheveux exposées aux gaz d'échappement en chambre de pollution, dans les conditions décrites dans l'exemple 4.
Avantageusement encore, la composition appliquée sur les mèches de cheveux comprendra un extrait de N. lappaceum en concentration finale de 0,02% en poids dudit extrait par rapport au poids total de la composition. Préférentiellement, il s'agit d'un extrait de graines, et encore préférentiellement il s'agit de l'extrait de graines préparé selon l'exemple la).
L'extrait selon l'invention peut être tout ou partie de la plante N. lappaceum choisi parmi les racines, les feuilles, les graines, le fruit, les branches, le péricarpe, la pulpe, la tige. Préférentiellement, il s'agit d'un extrait de fruit et/ou de feuilles et/ou de graines et/ou de péricarpe et/ou de pulpe. Encore préférentiellement, il s'agit d'un extrait de graines.
On entend au sens de l'invention par « extrait de graines » tout extrait de tout ou partie de la plante N. lappaceum comprenant les graines, avantageusement constitué des graines seulement. Ainsi, dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention, l'extrait de graines n'inclue pas le péricarpe, ni la pulpe. L'extrait de graines n'est donc pas un extrait de fruit. On entend ici par « péricarpe » la coque du fruit. L'extrait peut être obtenu par différentes méthodes d'extraction connues de l'homme du métier, choisies parmi la macération, la décoction à chaud, par broyage dont le broyage aux ultrasons, à l'aide d'un mixeur, ou encore l'extrait peut être obtenu par extraction dans l'eau en conditions subcritiques ou supercritiques (dioxyde de carbone). Préférentiellement, l'extraction est réalisée par macération.
L'extraction pourra être conduite à partir de matière sèche ou fraîche, avantageusement sèche, en quantité de 0,1 % à 30 % en poids, avantageusement de 1 % à 20%, très avantageusement de 5 % à 20 %, encore avantageusement de 20%, en poids par rapport au poids total de la matière et du solvant d'extraction.
L'extraction peut être réalisée à une température allant de 4°C à 300°C. Dans un mode préférentiel de réalisation de l'invention, l'extraction est conduite à une température de 4°C à 25°C, encore préférentiellement de 4°C à 20°C, encore avantageusement à température ambiante, c'est-à-dire à 20°C. Dans un mode alternatif de réalisation de l'invention, l'extraction est réalisée à une température de 60°C à 90°C, préférentiellement de 70°C à 85°C, encore préférentiellement à une température de 80°C.
Dans un autre mode alternatif de réalisation de l'invention, l'extraction est réalisée dans l'eau en conditions subcritiques, à une température allant de 100°C à 300°C, avantageusement de 120°C à 250°C, encore avantageusement à 120°C. L'extraction peut être réalisée à une température donnée unique ou à des températures successives croissantes. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention,
l'extraction est réalisée à une température unique de 120°C. Dans un mode alternatif, elle est conduite selon un gradient de trois températures croissantes comprises entre 100°C et 200°C, tel que 120°C, 140°C puis 160°C ou 110°C, 130°C puis 150°C, ou encore 120°C, 145°C puis 170°C.
On entend par extraction en « conditions subcritiques » une extraction en présence d'eau, dans des conditions de température supérieures à 100°C et de pression inférieure à 221 bars, telle que l'eau reste à l'état liquide mais possède une viscosité et une tension de surface inférieures à celle de l'eau à température ambiante, augmentant sa constante diélectrique.
Ainsi, la pression d'extraction est comprise entre 150 bars et 250 bars, préférentiellement entre 200 et 221 bars, avantageusement dans un autoclave d'extraction sous pression.
Dans un autre mode alternatif de réalisation de l'invention, l'extrait est obtenu par extraction en conditions supercritiques (C02).
Encore alternativement, l'extrait est obtenu par extraction en conditions supercritiques (C02) en présence d'un co-solvant. Avantageusement, le co-solvant est l'éthanol.
Dans encore un autre mode de réalisation alternatif, l'extraction pourra être effectuée en présence d'un solvant de type carbonate de dialkyle en C6-Ci6, tel que décrit dans la demande W02019020946 déposée par la demanderesse. Dans ce cas, l'extraction comprend l'incubation de l'extrait selon l'invention avec un solvant comprenant au moins 50 % en poids par rapport au poids total du solvant d'au moins un carbonate de dialkyle en C6-Ci6, et la séparation de l'extrait et/ou des composés extraits contenus dans l'extrait selon l'invention. Avantageusement, ladite extraction comprend une étape d'immersion de l'extrait selon l'invention dans un solvant comprenant au moins 50 % en poids d'au moins un carbonate de dialkyle en C6-Ci6 ; une étape d'extraction du mélange obtenu ; et une étape de séparation de l'extrait et/ou des composés extraits contenus dans l'extrait, comprenant une étape de centrifugation, de filtration, d'évaporation, de concentration, de fractionnement ou de purification ou une combinaison de ces étapes. Encore avantageusement, le solvant comprenant au moins 50 % en poids par rapport au poids total du solvant d'au moins un carbonate de dialkyle en C6-Ci6 et l'extrait selon l'invention sont mis en oeuvre avec un ratio pondéral compris entre 1 : 1 et 100 : 1, entre 2 : 1 et 100 : 1 ou entre 5 : 1 et 20 : 1, par exemple à un ratio de 10 : 1. Très avantageusement, le carbonate de dialkyle en C6-Ci6 est un carbonate de dialkyle en C7-C10, de préférence en C8. Alternativement, il s'agit du carbonate de dioctyle ou du carbonate de diéthylhexyle, de préférence le carbonate de dioctyle.
Dans ce mode de réalisation alternatif, l'étape d'extraction est réalisée avec ou sans agitation, avec ou sans sonication, éventuellement sous radiation (infrarouge, microonde), sous pression ou en conditions atmosphériques. Ainsi, l'étape d'extraction peut être assistée par microondes et/ou par ultrasons.
Avantageusement, l'extraction est réalisée en conditions atmosphériques.
L'extraction est conduite durant une période de 30 minutes à 24 heures, préférentiellement de 30 minutes à 12 heures, encore préférentiellement durant une période de 1 heure à 5 heures, et encore avantageusement durant une période de 1 heure à 2 heures. Très avantageusement, l'extraction est conduite durant une période de 2 heures.
L'extrait selon l'invention peut en variante être obtenu par extraction dans un solvant ou mélange de solvants de préférence un solvant polaire pratique, et avantageusement dans l'eau, un alcool, un glycol, un polyol, un mélange eau/alcool, eau/glycol ou eau/polyol (tels que l'eau en mélange avec éthanol, glycérol et/ou butylène glycol et/ou autres glycols tel que xylitol et/ou propanediol, etc.) de 99/1 à 1/99 (p/p), avantageusement dans l'eau comme unique solvant.
De façon particulière, l'extrait est obtenu par extraction aqueuse. Au sens de la présente invention, on entend par « extrait obtenu par extraction aqueuse » tout extrait obtenu par extraction avec une solution aqueuse contenant plus de 60% en poids, avantageusement au moins 70% en poids, en particulier au moins 80% en poids, plus particulièrement au moins 90% en poids, de façon particulière au moins 95% en poids, d'eau par rapport au poids total de la solution aqueuse, encore plus avantageusement ne contenant pas de glycol et de façon particulière ne contenant pas d'alcool, plus particulièrement ne contenant que de l'eau. Alternativement, l'extrait est obtenu par extraction avec un solvant dit vert, tel que l'eau de coco, avantageusement dans les conditions telles que décrites dans la demande W02018122514.
Dans un mode de réalisation alternatif, l'extrait est un extrait d'huile de graines de N. lappaceum. Dans ce cas, l'extrait est obtenu de façon particulière par extraction en conditions supercritiques (C02) ou par extraction dans un solvant de type carbonate de dialkyle en C6-Ci6 ou encore par extraction avec l'heptane. Dans un autre mode alternatif de réalisation de l'invention, l'extraction est réalisée en présence d'un surfactant non ionique, préférentiellement choisi parmi du lauryl glucoside commercialisé sous le nom de Plantacare® 1200UP par BASF ou encore du caprylyl/capryl glucoside (Plantacare® 810 UP), préférentiellement du caprylyl/capryl glucoside (Plantacare® 810 UP). La concentration en poids du surfactant non ionique est comprise entre 0,5% et 5%, avantageusement entre 0,5 et 1%, encore avantageusement elle est de 1% en poids par rapport au poids total de l'extrait.
Dans un premier mode de réalisation, l'extrait de graines est obtenu par macération d'une quantité de 20% en poids de graines broyées de N. lappaceum par rapport au poids total du solvant et des graines dans l'eau en tant que solvant, dans l'eau comme unique solvant, à une température de 20°C durant une période de 2 heures. L'extrait brut est centrifugé, décanté puis filtré (0,45pm), dans les conditions décrites dans l'exemple la).
Dans un second mode de réalisation, l'extrait est obtenu par macération d'une quantité de 20% en poids de graines broyées de N. lappaceum par rapport au poids total du solvant et des graines, dans l'eau comme unique solvant, à une température de 20°C durant une période de 2 heures. L'extrait brut est centrifugé, décanté puis filtré. L'extrait est ensuite atomisé en présence de maltodextrine, en quantité finale de maltodextrine de 80% en poids par rapport au poids total de l'extrait final, dans les conditions décrites dans l'exemple lb).
Dans un 3eme mode de réalisation, l'extrait est obtenu par macération d'une quantité de 10% en poids de graines de N. lappaceum par rapport au poids total des graines et du solvant, dans un mélange éthanol : eau (80 :20 ; v/v) en tant que solvant, à une température de 80°C durant une période de 1 heure. L'extrait brut est centrifugé, décanté puis filtré. L'extrait est atomisé en présence de maltodextrine, en quantité finale de maltodextrine de 80% en poids par rapport au poids total de l'extrait final dans les conditions telles que décrites dans l'exemple le).
Dans un 4eme mode de réalisation, l'extrait est obtenu par macération dans l'eau comme unique solvant d'une quantité de 10% en poids de péricarpe séché de N. lappaceum par rapport au poids total de péricarpe et d'eau, durant une période de 1 heure à une température de 80°C. L'extrait obtenu est décanté, centrifugé puis le surnageant est filtré (Exemple ld).
Dans un 5eme mode de réalisation de l'invention, l'extrait est obtenu par macération dans l'eau comme unique solvant d'une quantité de 10% en poids de pulpe de N. lappaceum, durant une période de lheure à une température de 80°C. L'extrait brut a été décanté, centrifugé puis filtré (Exemple le).
Dans un 6eme mode, une quantité de 10% en poids de feuilles séchées de N. lappaceum par rapport au poids total de feuilles et d'eau comme unique solvant est macérée durant une période de 1 heure à une température de 20°C. L'extrait obtenu est décanté, centrifugé puis le surnageant est filtré (Exemple lf). Dans un 7eme mode, une quantité de 10% de graines séchées de N. lappaceum est extraite au C02 en conditions supercritiques, en présence d'éthanol comme co-solvant (10%), dans les conditions décrites dans l'exemple lg.
L'extrait selon l'invention est utilisé seul ou dans une composition.
Lorsqu'il est utilisé seul sous forme d'ingrédient cosmétique, il est préférentiellement solubilisé dans une solution aqueuse contenant de la glycérine, avantageusement présente à une concentration de 60% à 90%, encore avantageusement de 70% à 85%, très avantageusement à une concentration de 80% en poids par rapport au poids total de la solution aqueuse comprenant l'extrait.
Dans un mode de réalisation alternatif de réalisation de l'invention, l'extrait est solubilisé et/ou dilué dans un solvant notamment polaire, tel que l'eau, un alcool, un polyol, un glycol, tel que le pentylène glycol
et/ou le butylène glycol et/ou l'hexylène glycol et/ou le caprylyl glycol, ou un de leurs mélanges, préférentiellement un mélange hydroglycolique, encore préférentiellement contenant un glycol choisi parmi l'hexylène glycol, le caprylyl glycol et leurs mélanges. Avantageusement l'extrait obtenu est dilué et/ou soluble dans une solution aqueuse contenant de l'hexylène glycol, en particulier contenant entre 0,1 et 10 % en poids de l'hexylène glycol, préférentiellement entre 0,5 et 5 % en poids d'hexylène glycol, par rapport au poids total de l'ingrédient cosmétique. Avantageusement l'extrait obtenu est dilué et/ou soluble dans une solution aqueuse contenant du caprylyl glycol, en particulier contenant entre 0,01 et 5 % en poids de caprylyl glycol, préférentiellement entre 0,1 et 1 % en poids de caprylyl glycol, par rapport au poids total de la solution aqueuse comprenant l'extrait.
De façon particulière, la solution aqueuse dans laquelle est solubilisée l'extrait de N. lappaceum selon l'invention comprend de la gomme xanthane, en particulier entre 0,01 et 5 % en poids de gomme xanthane par rapport au poids total la solution aqueuse, plus particulièrement entre 0,1 et 1 % en poids de gomme xanthane par rapport au poids total de la solution aqueuse comprenant l'extrait.
De façon avantageuse, la solution dans laquelle est solubilisé l'extrait de N. lappaceum selon l'invention comprend de l'hexylène glycol, du caprylyl glycol et de la gomme de xanthane.
Dans un autre mode de réalisation alternatif, l'extrait liquide obtenu selon l'invention est atomisé en présence de maltodextrine, en concentration de 70% en poids à 90% en poids par rapport au poids total de la maltodextrine et de l'extrait, avantageusement de 75% à 85%, et encore avantageusement à une concentration de 80% en poids de maltodextrine par rapport au poids total de la maltodextrine et de l'extrait. L'extrait se présente sous forme de poudre.
Un autre objet concerne l'utilisation d'un extrait de N. lappaceum dans une composition, avantageusement une composition cosmétique, pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables, avantageusement au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées. Dans un mode de réalisation de l'invention, l'extrait de N. lappaceum est utilisé dans une composition sous forme d'une solution, aqueuse ou huileuse, se rinçant ou non, une crème ou un gel aqueux ou un gel huileux, notamment un gel douche, un lait, une émulsion, une microémulsion ou une nanoémulsion, notamment huile-dans-eau ou eau-dans-huile ou multiple ou siliconée, un masque, un sérum, une lotion, un savon liquide, un pain dermatologique, une pommade, une mousse, un patch, un produit anhydre, de préférence liquide, pâteux ou solide, une lotion de soin capillaire, un déodorant , un dentifrice, une gomme à mâcher, une solution pour bain de bouche, un shampoing, un après-shampooing, un masque capillaire, une solution vaporisable, avantageusement pour cheveux.
Ladite composition peut être appliquée par voie topique ou administrée par voie orale.
Dans un mode de réalisation préférentiel, la composition cosmétique comprend au moins un excipient cosmétiquement acceptable.
Ainsi avantageusement, l'extrait selon l'invention est présent dans la composition cosmétique, à une concentration de lxlO 4 % à 10 %, préférentiellement de lxlO 3 % à 5 %, et encore préférentiellement de lxlO 2 % à 3 % en poids, par rapport au poids total de la composition.
Dans un mode particulièrement avantageux de réalisation de l'invention, l'extrait de N. lappaceum est utilisé dans une composition cosmétique pour les cheveux, avantageusement sous forme d'après- shampoing, lotion de soin capillaire, masque pour les cheveux, encore avantageusement sous forme de shampoing.
Le ou les excipients utilisés dans la composition cosmétique sont choisis parmi des agents tensioactifs et/ou émulsifiants, des conservateurs, des agents tampons, des agents chélatants, des dénaturants, des agents opacifiants, des ajusteurs de pH, des agents réducteurs, des agents stabilisants, des épaississants, des gélifiants, des polymères filmogènes, des charges, des agents matifiants, des agents de brillance, des pigments, des colorants, des parfums, et leurs mélanges. Le CTFA (Cosmetic Ingrédient Handbook, Second Edition (1992)) décrit différents excipients cosmétiques adaptés à une utilisation dans la présente invention.
Avantageusement, le ou les excipients sont choisis dans le groupe comprenant les polyglycérols, les esters, les polymères et dérivés de cellulose, les dérivés de lanoline, les phospholipides, les lactoferrines, les lactoperoxidases, les stabilisants à base de sucrose, la vitamine E et ses dérivés, les gommes de xanthane, les cires naturelles et synthétiques, les huiles végétales, les triglycérides, les insaponifiables, les phytostérols, les silicones, les hydrolysats de protéines, les bétaïnes, les aminoxides, les extraits de plantes, les esters de saccharose, les dioxydes de titane, les glycines, et les parabènes, et encore de préférence parmi le groupe consistant en le stéareth-2, le stéareth-21, le glycol-15 stéaryle éther, le cétéaryl alcool, le phénoxyéthanol, le méthylparabéne, l'éthylparabène, le propylparabène, le butylparabène, le butylène glycol, le caprylyl glycol, les tocophérols naturels, la glycérine, le dihydroxycetyl sodium phosphate, l'isopropyl hydroxycétyl éther, le glycol stéarate, la triisononanoine, l'octyl cocoate, le polyacrylamide, l'isoparaffine, le laureth-7, un carbomer, le propylène glycol, l'hexylène glycol, le glycérol, le bisabolol, une diméthicone, l'hydroxyde de sodium, le PEG 30-dipolyhydroxystérate, les triglycérides caprique/caprylique, le cétéaryl octanoate, le dibutyl adipate, l'huile de pépins de raisin, l'huile de jojoba, le sulfate de magnésium, l'EDTA, une cyclométhicone, la gomme de xanthane, l'acide citrique, le lauryl sulfate de sodium, les cires et les huiles minérales, l'isostéaryl isostéarate, le dipélargonate de propylène glycol, l'isostéarate de propylène glycol, le PEG 8, la cire d'abeille, les glycérides d'huile de coeur de palme
hydrogénée, l'huile de lanoline, l'huile de sésame, le cétyl lactate, le lanoline alcool, l'huile de ricin, le dioxyde de titane, le lactose, le saccharose, le polyéthylène basse densité, une solution isotonique salée, et leurs mélanges.
La composition cosmétique peut comprendre par ailleurs d'autres ingrédients possédant les mêmes propriétés et induisant un effet synergique ou non avec l'extrait selon l'invention, ou des agents ingrédients à effets complémentaires.
L'extrait peut être combiné à tout autre extrait de plante possédant des propriétés similaires de prévention de l'apparition et/ou de diminution des odeurs désagréables et/ou tout extrait de plante ayant la capacité de masquer lesdites odeurs, telle qu'un extrait de menthe, Mentha piperita, avantageusement un extrait de feuilles de menthe, un extrait d'anis, un extrait de Calendula officinalis, un extrait de Commiphora myrrha, un extrait de Camellia sinensis, d'Anthemis nobilis, de Chamomilla recutita ou d 'Hordeum vulgare. L'extrait peut aussi être combiné à des extraits de plante actifs en tant qu'agent anti pollution tels qu'un extrait d'Argania spinosa commercialisé sous le nom d'Arganyl™ par la demanderesse, et/ou des agents régulateurs du microbiote cutané tel qu'un extrait de Saccharomyces cerevisae commercialisé sous le nom de Relipidium™ par la demanderesse, ou des phytostérols extraits d'huile de graine de colza commercialisés sous le nom de Phytosoothe™ par la demanderesse, ou encore un extrait protéique de graines non germées de Moringa oleifera commercialisé sous le nom de Purisoft™ par la demanderesse.
Un autre objet concerne encore l'utilisation de l'extrait de N. lappaceum selon l'invention sous forme d'un ingrédient actif, notamment cosmétique, pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables, telles que définies dans la présente invention.
Dans un mode de réalisation, l'extrait selon l'invention est utilisé dans une composition, avantageusement une composition à usage domestique, avantageusement encore désodorisante. Ces compositions pourront être utilisées sous forme liquide et/ou de gel et/ou de spray, avantageusement de spray, et pourront contenir un ou plusieurs autres ingrédients possédant les mêmes propriétés et induisant un effet synergique ou non avec l'extrait selon l'invention, et/ou des ingrédients à effets complémentaires.
Dans un mode de réalisation, l'extrait selon l'invention peut être combiné à tout autre extrait de plante possédant des propriétés similaires de prévention de l'apparition et/ou de diminution des odeurs désagréables et/ou tout extrait de plante ayant la capacité de masquer lesdites odeurs, éventuellement sous forme d'extrait d'huile essentielle, telle qu'un extrait de menthe, Mentha piperita, avantageusement un extrait de feuilles de menthe, un extrait d'anis, un extrait de Calendula officinalis, un extrait de
Commiphora myrrha, un extrait de Camellia sinensis, d'Anthemis nobilis, de Chamomilla recutita ou d 'Hordeum vulgare.
Un dernier objet de l'invention concerne un procédé de soin non thérapeutique, avantageusement cosmétique, comprenant l'administration par voie topique ou orale, préférentiellement l'application par voie topique, de l'extrait selon l'invention ou d'une composition, avantageusement cosmétique, le comprenant, pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables, au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
Dans un mode de réalisation de l'invention, le procédé de soin cosmétique comprend l'application par voie topique sur tout ou partie du corps choisi parmi les jambes, les pieds, les aisselles, les mains, les cuisses, le ventre, le décolleté, le cou, les bras, le torse, le dos, le visage, le cuir chevelu, et/ou les muqueuses et/ou les annexes cutanées, avantageusement les cheveux.
Alternativement, le procédé de soin comprendra l'administration par voie orale d'une composition comprenant l'extrait de N. lappaceum, avantageusement sous forme liquide ou de gel ou de gomme à mâcher pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau des muqueuses, avantageusement de la muqueuse buccale.
Des exemples font référence à la description de l'invention et sont présentés ci-après. Ces exemples sont donnés à titre d'illustration et ne limitent pas la portée de l'invention. Les exemples font partie intégrante de la présente invention et toute caractéristique apparaissant nouvelle par rapport à un état de la technique antérieure quelconque à partir de la description prise dans son ensemble, y compris les exemples, fait partie intégrante de l'invention.
Dans les exemples et sauf indication contraire, la température est exprimée en degré Celsius et la pression est la pression atmosphérique.
Exemple 1 : Modes de préparation de l'extrait selon l'invention
Les extraits préparés ci-dessous sont des extraits de la plante Nephelium lappaceum provenant du Vietnam.
Exemple la) Une quantité de 20% en poids de graines broyées de N. lappaceum par rapport au poids total du solvant et des graines a été obtenue par macération dans l'eau en tant que solvant, à une température de 20°C durant une période de 2 heures. L'extrait brut a été centrifugé, décanté puis filtré.
Exemple lb) Une quantité de 20% en poids de graines broyées de N. lappaceum par rapport au poids total du solvant et des graines a été obtenue par macération dans l'eau en tant que solvant, à une température de 20°C durant une période de 2 heures. L'extrait brut a été centrifugé, décanté puis filtré. L'extrait a été
atomisé en présence de maltodextrine, en quantité finale de maltodextrine de 80% en poids par rapport au poids total de l'extrait final.
Exemple le) Une quantité de 10% en poids de graines broyées de N. lappaceum par rapport au poids total du solvant et des graines a été obtenue par macération dans un mélange éthanol : eau (80 :20 ; v/v) en tant que solvant, à une température de 80°C durant une période de 1 heure. L'extrait brut a été centrifugé, décanté puis filtré. L'extrait a été atomisé en présence de maltodextrine, en quantité finale de maltodextrine de 80% en poids par rapport au poids total de l'extrait final.
Exemple ld) : Une quantité de 10% en poids de péricarpe séché de N. lappaceum par rapport au poids total de péricarpe et d'eau comme unique solvant a été extraite par macération durant une période de 1 heure à une température de 80°C. L'extrait obtenu a été décanté, centrifugé puis le surnageant a été filtré. Exemple le) L'extraction a été réalisée par macération dans l'eau comme unique solvant à partir d'une quantité de 10% en poids de pulpe de fruit de N. lappaceum par rapport au poids total de la pulpe et de l'eau, à une température de 80°C durant une période de 1 heure. L'extrait brut a été décanté, centrifugé puis filtré.
Exemple lf) Une quantité de 10% en poids de feuilles séchées de N. lappaceum par rapport au poids total de feuilles et d'eau comme unique solvant a été extraite par macération durant une période de 1 heure à une température de 20°C. L'extrait obtenu a été décanté, centrifugé puis le surnageant a été filtré.
Exemple lg) Une quantité de 10% de graines séchées a été obtenu par extraction au C02 en conditions supercritique, en présence d'éthanol comme co-solvant (10%).
Exemple 2 : Détection de composés volatils odorants par chromatographie en phase gazeuse (CPG-Toff
SM) et analyse sensorielle olfactive descriptive (experts nez). Effet anti-odeur de l'extrait selon l'invention.
Protocole 1: des mèches de cheveux d'origine asiatique calibrées (2g/12cm) ont été imprégnées d'une solution aqueuse comprenant une concentration finale en poids de 0,02% d'extrait de graines selon l'exemple la) par rapport au poids total de la composition ou avec la même solution aqueuse ne contenant que de l'eau distillée (Contrôle), à raison de 2mL pour 2g de mèches de cheveux. Ces mèches ont ensuite été placées en chambre dite de pollution urbaine hermétique telle que décrite dans la demande W02019020455, puis soumises à des gaz d'échappement issu d'un moteur à essence durant une période de 20 minutes, en circulation continue. A l'arrêt du moteur, les mèches ont été laissées au contact de cette atmosphère polluée pendant 4 heures supplémentaires.
Les échantillons obtenus après exposition ont été placés dans des poches en polytétrafluoroéthylène (PTFE) et polytéréphtalate d'éthylène (Nalophane™) pour échantillonner les composés volatils. Les poches ont été remplies d'air neutre et une fraction du contenant a été désorbée sur tube de désorption thermique (Tenax®) pour l'analyse par chromatographie en phase gazeuse.
Les composés volatils ont été séparés sur colonne chromatographique (Agilent 7890A) couplée à un spectromètre de masse (BenchTOF-dx ; ALMSCO). Les résultats figurent dans le Tableau 1.
La même expérience a été répétée dans des conditions identiques et a permis de mettre en évidence des composés odorants supplémentaires non détectés au cours de la lere expérience (Tableau 2) (Seuls les composés odorants supplémentaires sont présentés dans le Tableau 2).
Protocole 2 : le protocole ci-dessus a été reproduit et les composés volatils désorbés sur tubes Tenax® ont été séparés par chromatographie en phase gazeuse puis analysés en sortie de colonne par deux experts nez à l'aide d'un module de renfilage (Analyse sensorielle). Pour chaque composé volatil analysé, les experts ont décrit son intensité et son odeur (Tableau 3). Résultats :
[Table 1]
[Table 2]
Conclusion : plusieurs composés volatils malodorants ont été détecté à l'état de trace ou ont vu leur quantité détectée diminuer lorsque les mèches de cheveux ont été imprégnées d'une composition comprenant l'extrait selon l'invention, montrant la capacité dudit extrait à réduire l'adhésion et/ou la pénétration desdits composés et/ou à diminuer la formation de ces composés par réaction chimique. L'extrait selon l'invention possède donc un effet sur la prévention de l'apparition et/ou la diminution d'odeurs désagréables, notamment au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
[Table 3]
Echelle de 0 à 5. La valeur « 0 » signifie que le composé volatil d'intérêt n'est pas détecté. La valeur maximale de « 5 » correspond à une intensité jugée très forte.
Conclusion : l'analyse sensorielle olfactive des échantillons désorbés et séparés par chromatographie en phase gazeuse a montré une diminution de l'intensité de l'odeur de 4 composés pouvant être perçus comme malodorants.
Exemple 3. Détection de composés volatils odorants par chromatographie en phase gazeuse (CPG-Toff SM) et analyse sensorielle : diminution de mauvaises odeurs de cuisine en présence de l'extrait selon l'invention.
Protocole : des mèches de cheveux européens ont été calibrées (2.7g/25cm¾. lavées avec du laurylsulfate de sodium (SLS sodium lauryl sulfate) à 15%, rincées et séchées délicatement à température ambiante (c'est-à-dire à une température de 20°C).
Une solution aqueuse comprenant une concentration finale en poids de 0,02% de l'extrait de N. lappaceum selon l'exemple la) par rapport au poids total du milieu a été appliquée sur les mèches de cheveux en utilisant une micropipette.
Préparation d'un mélange de composés malodorants spécifiques de cuisine : un mélange a été préparé en utilisant des quantités définies des composés suivants 2, 3-butanedione (N°cas 431-03-8), thiophène (N°cas 110-02-1), acide butyrique (N°cas 107-92-6), méthional (N°cas 3268-49-3), 2-acétylpyrasine (22047- 25-2), caractéristiques de mauvaises odeurs de cuisine.
Les mèches de cheveux préalablement traitées ou non (Contrôle) avec l'extrait de N. lappaceum Ex. la) ont été placées dans les poches en polytétrafluoroéthylène (PTFE) et polytéréphtalate d'éthylène (Nalophane™) vides et inertes, puis le mélange de composés malodorants a été injecté dans les poches par flux d'air (90L/heure durant 20 minutes). Les mèches y ont été stockées durant une période de 3 heures ou 6 heures. Une fraction du contenant des poches a été désorbée sur tube de désorption thermique (Tenax®) pour l'analyse par chromatographie en phase gazeuse. Les composés ont été séparés sur colonne chromatographique (Agilent 7890A) couplée à un spectromètre de masse (BenchTOF-dx ; ALMSCO). Les résultats figurent dans le tableau 4 ci-dessous.
Résultats :
[Table 41
Conclusion : les résultats ont montré que la quantité de composé détecté au niveau des mèches de cheveux préalablement traitées avec l'extrait de N. lappaceum selon l'exemple la) au temps T0, est inférieure à celle du contrôle, de sorte que l'extrait est efficace pour prévenir et/ou diminuer notamment l'adhésion et/ou la pénétration des composés détectés au niveau des mèches.
D'autre part, la diminution de la quantité de thiophène détectée au temps T3 versus TO est plus importante au niveau des mèches traitées avec l'extrait de N. lappaceum qu'au niveau du contrôle. Ceci montre que l'extrait de N. lappaceum est efficace pour prévenir l'apparition et/ou diminuer les odeurs désagréables au niveau de la peau et/ou des muqueuses et/ou des annexes cutanées.
Exemple 4: Analyse de perception olfactive (panélistes ou volontaires entraînés)
Protocole : des mèches de cheveux calibrées (lg/12cm) d'origine asiatique ont été imprégnées de manière homogène avec une solution aqueuse comprenant une concentration finale en poids de 0,02% d'extrait de graines préparé selon l'exemple la) par rapport au poids total de la composition ou ne comprenant que de l'eau distillée (Contrôle). Les mèches ont ensuite été placées en chambre de pollution hermétique et soumises à des gaz d'échappement durant une période de 90 minutes.
Un panel de 30 volontaires âgés de 20 à 45 ans et dits qualifiés (c'est-à-dire entraînés à percevoir des odeurs) a évalué de manière aléatoire l'intensité des odeurs sur une échelle d'intensité de 1 à 9, la valeur 1 correspondant à la valeur la plus faible et la valeur 9 correspondant à la valeur la plus forte. Les odeurs ont été classifiées en 3 grades : valeur faible (1), valeur moyenne (2) et valeur forte (3).
Les résultats sont exprimés par la moyenne des valeurs de grade en utilisant le test de Wilcoxon. Les valeurs sont jugées significatives pour p<0,05 (Tableau 4).
Résultats :
[Table 5]
Conclusion : le grade moyen perçu par le panel des 30 volontaires a diminué dans la condition pour laquelle les mèches de cheveux ont été imprégnées de la composition comprenant l'extrait selon l'invention. L'extrait de N. lappaceum a donc la capacité de diminuer les odeurs désagréables au niveau des cheveux après exposition aux gaz d'échappement.
Exemple 5. Exemple d'ingrédient cosmétique comprenant l'extrait de N. lappaceum.
Extrait de N. lappaceum Ex. la) à lf) 20% par rapport au poids total
Maltodextrines 80% par rapport au poids total Exemple 6 : Exemples de compositions cosmétiques comprenant l'extrait selon l'invention
Exemple 6a¾ : Formulations cosmétiques pour le corps
La composition ci-après est préparée selon des méthodes connues de l'Homme du métier, en particulier s'agissant des différentes phases à mélanger entre elles. Les quantités indiquées sont en pourcentage en poids par rapport au poids total de la composition.
Phase Dénomination Quantité (% en poids total)
A Eau 94,75
A Conservateur qsp 100
A Glycérine 1,00
B Gomme xanthane 0,2
B Polyacrylate de sodium 0,25
C Ingrédient cosmétique selon l'exemple 4 1-5
Exemple 6b¾ : Formulations cosmétiques pour les cheveux
[Table 5]