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BREVET D'INVENTION.
Messieurs Albert VANHAUWAERT, Eligius VANHAUWAERT et Alois VANHAUWAERT, tous 2, rue de l'Hopital à CUERNE-lez-COURTRAI - Belgique.
PERFECTIONNEMENTS AU TEILLAGE DES FIBRES OU DECHETS DE FIBRES VEGETALES, NOTAMMENT DES ETOUPES DE LIN.
L'invention est relative au teillage des fibres végétales et concerne spécialement, mais non exclusivement, le teillage des fibres courtes et des déchets, en particulier celui des étoupes de lin.
Il est connu de teiller les fibres courtes et les étoupes à l'aide de moulins, notamment de moulins comprenant un rotor animé de lames y reliées de façon rigide, et coopérant avec un support pour les fibres, qui l'entoure sur une portion plus ou moins éten- due de sa périphérie, de façon telle que les fibres s9nt teillées tandis qu'elles sont appliquées contre le support, et que les ac- tions des couteaux déterminant en morne temps la progression des fi- bres, circulairement, le long du support.
Dans ce genre de machine toutefois, on constate non seule- ment que le teillage n'est pas régulier, mais encore un pourcenta- ge élevé de déchets et une usure rapide des organes concourant au teillage; ceci se conçoit si l'on considère que la matière traitée, en particulier les étoupes, est par elle-même assez irrégulière,ce qui influence la régularité de son alimentation, tandis que les cou- teaux teilleurs agissent brutalement sur les fibres formées en une couche manquant d'uniformité.
En outre, dans ces machines, le dégagement et l'élimina- tion des pailles et anas s'effectuent avec difficulté.
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L'invention remédie à ces inconvénients.
Suivant l'invention, les fibres courtes ou déchets, en parti- culier les étoupes de lin, sont soumis aux actions d'organes tell- leurs portés par un ,tambour tournant tout en avançant dans le sens de la rotation du rotor porte-couteaux, dans une formation généra- lement en couche, mais qui rappelle le libre flottement employé pour le teillage des longues fibres, tandis que les organes tell- leurs sont montés de manière à leur permettre de céder dans le sens oppos6 à celui de leur déplacement.
Pour que les fibres se déplacent circulairement de façon pro- gressive dans une telle formation, elles sont retenues par un dis- positif établi à claire voie n'exerçant sur ces fibres aucune prise ferme permanente, mais une action d'accrochage, tandis qu'il est lui-même mobile et capable de céder dans le sens de l'avance.
Il en résulte que malgré les irrégularités des fibres et le cas échéant de leur alimentation, la formation dans laquelle les fibres subissent les actions de teillage est beaucoup plus réguliè- re, et que ces actions sont moins brutales dans leurs effets, tout en permettant une séparation et un dégagement aisé des pailles et anas.
Selon une autre caractéristique de l'invention,on met à profit les influences différentes que les organes teilleurs en rotation exercent d'une part sur les fibres et d'autre part sur les pailles et anas pour recueillir séparément les fibres èt éliminer les pail- les ou anas.
Finalement les fibres, qui après teillage, auraient tendance à être entrainées par le rotor, et à s'enrouler autour de celui-ci, en sont écartées par une action locale, notamment pneumatique, en particulier engendrée par un conditionnement du souffle crée par la rotation du rotor.
Et afin que l'invention puisse de toute façon être bien com- prise, on la décrira ci-après avec plus de détail, conjointement à certain mode préféré d'exécution d'un appareil propre à sa réalisa- tion, donné bien entendu à titre d'exemple et illustré de manière plus ou moins schématique dans le dessin annexé, sur lequel : Fig.l est une vue en élévation et coupe, les organes non essen-
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tiels omis, d'une machine à teiller selon l'invention ;
Fig. 2 montre, de même, une coupe longitudinale de cette maohine.
En se référant aux dessins, 1 désigne dans son ensemble un ro- tor, qui pourra en principe être constitué d'une manière quelconque appropriée, pourvu que les organes de teillage possèdent une certai- ne liberté dans le sens de leur déplacement.
Dans l'exemple, le rotor est constitué par un arbre 2, touril- lonné dans des flasques 3, et portant, extérieurement à ceux-ci, un moyen quelconque d'entrainement en rotation comme par exemple une poulie 4, et, intérieurement à ces flasques, un certain nombre de paires de plateaux 5, entre lesquels sont montés, sur des axes 6, des bras 7 portant les organes teilleurs.
En raison de leur montage, les bras 7 peuvent basculer libre- plateaux ment par rapport aux 5, leur liberté de mouvement pouvant toutefois être limitée, par exemple par des butées telles que 8, placées de part et d'autre des bras 7 comme illustré fig.l, ou seulement en arrière de ces bras dans le sens du déplacement circulaire du rotor.
Les organes teilleurs sont de préférence constitués par des lames élastiques jumelées, 9, assujetties sur les bras 7 par l'in- termédiaire d'encoches ou fentes allongées 10 et de boulons 11, de façon à pouvoir en régler la position radiale. Bien entendu on pour- rait prévoir tout autre montage équivalent.
.'Dans ces conditions, lorsque les organes teilleurs qui, par la, rotation du rotor, sont amenés en position radiale, rencontrent dans leur action une résistance anormale, comme par exemple un amas de fibres, ils peuvent céder dans ,la mesure nécessaire, soit que les lames élastiques 9 fléchissent, soit que les bras 7 s'écartent de la position radiale, en arrière par rapport au sens de rotation du ro- tor.
Sur une portion plus ou moins étendue de la trajectoire décrite par les organes teilleurs, est agencé un dispositif de retenue pour les fibres, tel d'abord que ces fibres puissent en quelque sorte flotter librement, et ensuite que la prise exercée sur elles par le dispositif ne soit pas rigide, mais puisse céder le cas échéant.
Dans l'exemple, en a prévu à cet effet une série de rouleaux 12 dont la surface est munie de rayures ou cannelures tant longitudinales
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que circulaires, notamment en hélice, en sorte de former des sortes de dents ou de pointes 13, de préférence plus ou moins inclinées dans le sens opposé à celui de l'avance du rotor, de manière à procu- rer un grand nombre de points d'accrochage pour les fibres.
Ces rouleaux 12 sont rendus mobiles et, de préférence, comman- dés mécaniquement en rotation. Pour tous les rouleaux sauf le rou- leau 12a, cette rotation est telle que les dents ou pointes 13 voisi- nes de la trajectoire décrite par les organes teilleurs, se dépla- cent dans la même direction que ceux-ci, mais toutefois à une vites- se comparativement de beaucoup plus réduite. Pour le rouleau 12, la rotation est également commandée, à la même vitesse que pour les au- tres rouleaux, mais en sens opposé, les dents 13 du dit rouleau 12a étant également de préférence inclinées dans un sens opposé.
Tous les rouleaux sont tourillonnés à leurs extrémités dans les flasques 3, et tous les roukaux 12 sont pourvus à une extrémité d'un pignon denté 14 engrenant, comme bien visible sur la fig.l, avec un pignon intermédiaire 15 de sorte que si un mouvement de rotation est communiqué à l'un des pignons 14, une rotation de même sens sera transmise aux autres par l'intermédiaire de ces pignons 15.
Quant au rouleau 12a, sa rotation de sens opposé est dérivée du rouleau 1.2 voisin, en montant a l'extrémité correspondante de ce engrenant avec le pignon 14 voisin,
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rouleaur7'.,un R:t:r2 pignon dent 16 ainsi quTri-lüsti6 dans la figure 1.
L'ensemble est actionné en entraînant l'un des pignons 14 ou 15 en rotation, par exemple, comme on l'a figure, en attaquant l'un des pignons 14 par une commande dérivée de l'arbre 2 du rotor, notamment en montant sur cet arbre une poulie 17, qu'une courroie 18 relie à une poulie 19, l'arbre 20 de cette poulie portant un pignon 2' qui engrè- ne avec une roue dentée 22 portée par le tourillon d'un des rouleaux 12. Le cas échéant on pourrait, na,turellement, intercaler dans cette commande un variateur de vitesse approprié.
Le nombre de rouleaux tels que les rouleaux 12 n'est pas en principe limité ; y a toutefois intérêt à n'étendre le secteur sur lequel ils sont répartis que de peu au delà du plan horizontal -cas- sant par l'axe du rotor, dans le sens de la rotation de ce dernier, ceci surtout de façon à obtenir que les pailles et anas puissent être
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évacuée d'une manière nettement distincte des fibres teillées.
En limitant le système des rouleaux 13 comme il est dit, on obtient en effet que les pailles ou anas, dont la densité est sensi- blement différente de celle des fibres, suivent à la sortie du sys- tèe de retenue une trajectoire qui eàt presque verticale, tandis que les fibres teillées continuent d'être quelque peu entrainées en rotation et se dé gagent alors du rotor suivant une trajectoire plus inclinée vers l'intérieur , et bien séparéesde la première. four recueillir ces fibres teillées onpeut avoir recours à un organe collecteur quelconque, monté sous le rotor et notamment organisé et disposé de manière à profiter de la différence d'in- clinaison des trajectoires des pailles et anas d'une part, et des fibres d'autre part, en sorte de ne recueillir essentiellement que des fibres.
Avantageusement on constitue ce collecteur sous forme de transporteur,par exemple à la façon d'un convoyeur à bande sans fin 23, comme représenté, dont l'entraînement peut être assuré de toute manière voulue, comme à l'aide d'une commande par courroie 24, à partir d'une poulie montée sur un des tourillons de l'un des rouleaux 12.
Pour constituer le transporteur 23 on choisira un organe large- ment ajouré, tel un organe formé par une série de barreaux, au mieux de profil triangulaire ou analogue, placés transversalement ou obli- quement à l'axe longitudinal du tra,nsporteur, de façon qu'il puisse être facilement traversé par les pailles et anas, surtout s'il s'é- tend latéralement (vers la gauche dans la fig.l ) jusqu'en'dessous de la trajectoire de dégagement de ces pailles et anas.
De l'autre cOL6 (vers la droite dans la fig. 1) il convient de prolonger le transporteur au moins jusqu'au droit de l'extrémité inférieure d'un carter tel que 25,carter qui, ainsi que représenté, s'étend oblique- ment vers le bas, sous une inclinaison assez modérée, à partir du voisinage du rouleau 12a jusqu'à quelque distance de la surface su- périeure du transporteur.
Grâce àce carter 25 on évite d'une façon très simnle que des fibres teillées continuent d'être entrainées en rotation avec le ro- tor et "s'enroulent" autour de celui-ci. La raison de pareille ac- tion semble bien due au fait que le carter 25 délimite, avec les
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flasques 3, une chambre dans laquel-le le souffle engendré par la rotation du rotor crée une surpressi-on fluide qui rabat vers le transporteur les fibres ayant tenlance à s'enrouler. L'effet avanta- geux du carter 25 s'exerce encore - apparemment pour les même rai- sons - sur les fibres évacuées par le transporteur 23, dont le dé- bit est ainsi très aisément régularise.
Afin de pouvoir faire varier ou adapter les actions susdites, le carter 25 est de préférence mon- té de manière que son inclinaison puisse être réglée à volonté. Bien entendu le carter 25 pourrait ôtre remplacé par tout autre disnosi- tif, notamment pneumatique, propre au moins à empêcher l'enroulement des fibres autour du rotor.
Un carter tel que 26 peut compléter l'appareil.
Dans une machine à teiller tel le que ci-dessus décrite, des fi- bres courtes préalablement broyées, ou des déchets, notamment des étoupes de lin,sont alimentés entre le rouleau 12a et le rouleau 12 adjacent, et tandis que ces fibres sont, dans une formation aant le caractère d'un flottement libre, ac-crochées aux dents 13 des rou- leaux 12, qui du reste, par leur rotation, les libèrent progressive- ment, elles sont soumises aux actions des organes teilleurs élasti- ques et capables de céder, de sorte que tout en étant travaillées sans brutalité, et largement débarrassées des pailles et anas, elles sont entraînées dans le sens du déplacement du rotor jusqu'à la sor- tie du dispositif de retenue où elles sont projetées, obliquement vers l'intérieur,
sur le transporteur 23 qui les débite en couche ré- gulière à son extrémité de sortie.
Les pailles et anas séparés des fibres, se dégagent d'entre les rouleaux 12,et,par la rotation de ceux-ci; ceux de ces anas ou pail- les atteignant l'extrémité de sortie du dispositif de retenue sont projetés presque verticalement vers le bas par la rotation du rotor et,traversant l'organe ajouré formant le transporteur 23, sont re- cueillis, d'une façon quelconque, en dessous de ce dernier.
Comme il va de soi, et comme on l'a du reste déjà laissé enten- dre, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux agen- cements plus spécialement décrits et illustrés, mais qu'elle englobe les modifications, les variantes et les équivalents.
REVENDICATIONS.
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