<Desc/Clms Page number 1>
"Machine pour finir les bords de bandes de matière"
La présente invention concerne le finissage des bords et surfaces de bandes et plaques de matière L'ex- pression "finissage" signifie dans le cas présent le meu- lage, le polissage, le dressage et (ou) le biseautage ou amincissement des bords. Par "bandes de matière", on entend des bandes, feuilles ou plaques, de toutes matières sur les- quelles ces opérations peuvent être exécutées. La machine et l'appareil qui vont être décrits en détail concernent en particulier le finissage des bords de plaques, feuilles ou bandes de verre marbre, matières céramiques, ou autres subs- tances du même genre.
Pour la facilité de la description,
<Desc/Clms Page number 2>
celle-ci va porter sur un mode de réalisation de la machine,, de son fonctionnement et de son utilisation qui sera limité ànune construction de machine particulièrement destinée au finissage du bord de bandes de marbre ou matière analogue, bien que, comme il a été dit ci-dessus, d'autres matières ayant les.propriétés du marbre, ou étant capables d'être travaillées par une machine du type décrit, peuvent tre travaillées à la place de marbre.
On a rencontré de grandes difficultés dans le fi- nissage de matières en bandes et en feuilles ou plaques et en particulier des surfaces de bandes de marbre, plaques ou feuilles avec les roues de meulage ou autres roues abrasi- ves ou polisseuses. Jusqu'à présent, le seul procédé de fi- nissage des surfaces de bords de bandes ou plaques de mar- bre a été de passer une pierre polisseuse sur les bords ou surfaces de bords à la main en serrant tout d'abord la bande ou plaque de marbre dans un étau approprié. Ce pro- cédé implique beaucoup de main-d'oeuvre et de temps, et il ne produit pas des surfaces droites plates uniformes sur les surfaces de bord d'une grande étendue ou longueur.
Ce- pendant il a été nécessaire d'utiliser ce procédé en raison du fait qu'un dispositif abrasif entraîné, tel qu'une meule, roue ou disque abrasif, cause la décoloration du marbre en le brûlant et rendant de ce fait le marbre avoisinant les surfaces brûlées extrêmement cassant. Par exemple lorsqu'on a tenté de faire passer automatiquement des plaques'de mar- bre sur des roues abrasives ou meules, on a constaté que
<Desc/Clms Page number 3>
les bords étaient décolorés., écaillés, craquelés ou autre- ment déformés, de sorte que ces procédés de finissage des surfaces de bords des plaques de marbre ont dû être aban- donnés.
On a constaté qu'une des raisons de l'insuccès de ces tentatives antérieures pour finir les surfaces de pla- ques de marbre au moyen de machines automatiques est le poids du marbre qui presse contre le dispositif abrasif avec une force telle que le dispositif abrasif brûle écail- le et casse le marbre.
Ceci est particulièrement vrai quand de grandes bandes ou plaques de marbre sont travaillées. En outre, des bandes de marbre légères ou étroites et longues n'ont pas été travaillées ou leurs surfaces n'ont pas été usinées mécaniquement dans le passé parce que ces brandes, même en les supposant de faible poids et incapables d'exercer une force suffisante sur le dispositif abrasif ou meule pour causer le brûlage, ne pouvaient pas être maintenues en pla- ce, de sorte qu'un bord ou autre surface ne pouvait être tra- vaillé et fini jusqu'à ce qu'il forme un plan véritable.
En outre, le mouvement des bandes de matière, quand elles passent sur les éléments de meulage, produisait l'é- caillement des bords, en abîmant la bande ou en nécessitant son repassage un grand nombre de fois avant qu'un bord lisse, exempt de cassures ou d'éclats puisse être produit.
L'invention vise notamment une machine rendue apte au finissage automatique et rapide des surfaces et bords de
<Desc/Clms Page number 4>
bandes et plaques de matière.
Cette machine est en outre remarquable par les points suivants : elle 'est capable de dresser et de lisser des bords de bandes. de matière, sans qu'il se produise de cassure ou écailmment; un dispositif est prévu pour faire passer les bandes ou plaques de matière sur les outils de meulage et un dispositif sert à commander de façon réglable la profondeur de coupe et la pression appliquée par les ou- tils de meulage sur une matière de ce genre; un autre dis- positif sert à régler la pression de meulage du dispositif abrasif sur des matières de divers poids passées sur ce dis.- positif abrasif; un dispositif est prévu pour faire passer une bande ou plaque de matière sur des outils de meulage; un dispositif sert à empêcher le mouvement latéral ou ver- tical de ces bandes;
enfin un dispositif sert à déterminer de façon réglable la profondeur de coupe et la pression ap- pliquée par les outils de meulage sur les bords ou champs des bandes de matière.
D'autres buts, caractéristiques, avantages et appli- cations de la machine auxquels s'étend l'invention ressor- tiront de la description détaillée qui suit, laquelle porte sur un mode de réalisation préféré de cette machine. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la construc- tion particulière représentée, mais qu'elle s'étend aux nom- breuses modifications et variantes qui peuvent être faites sans se départir de son esprit.
Bien que la machine décrite ci-après soit particu- lièrement destinée à finir des surfaces de bord de bandes et
<Desc/Clms Page number 5>
plaques de marbre et matières analogues, l'invention n'est pas limitée à ces applications mais elle peut également être appropriée à des machines servant à travailler et finir d'autres surfaces.
Dans les dessins annexés
Fig. 1 est une vue en perspective de la machine à partir de son extrémité d'aménagé.
Fig. 2 est un plan en partie arraché d'un groupe distinct ou section du dispositif de meulage et polissage constituant une partie de la machine complète représentée dans la fig. 1.
Fig. 3 est une coupe verticale transversale suivant la ligne 3 - 3 de la fig. 2, montrant les détails de cons- truction d'un dispositif de meulage ou polissage unique.
Fig. 4 est une coupe horizontale suivant la.ligne 4 - 4 de la fig. 3.
Fig. 5 est une élévation latérale de l'élément re- présenté dans la fig.3.
Fig. 6 est une coupe transversale verticale suivant la ligne 6 - 6 de la fig.2, montrant des détails d'une for- me de dispositif biseauteur ou amincisseur de la machine.
Fig. 7 est une coupe transversale verticale suivant la ligne 7 - 7 de la fig.2, montrant des détails de cons- truction d'un dispositif réglable de la machine servant à travailler les coins.
Fig. 8 est une vue en perspective d'un support ré- glable de chariot pour le dispositif biseauteur de bords re- présenté dans la fig.7.
<Desc/Clms Page number 6>
Fig. 9 est une élévation, partie en coupe, prise le long d'un plan vertical indiqué par 9 - 9 dans la fig.l, et montrant le dispositif de serrage et de transport.
Fig. 10 est un plan d'un dispositif de serrage et de transport tel que celui représenté dans la fig.l.
Figs. 11, 12 et 13 représentent schématiquement les positions relatives de la pièce d'ouvrage et des éléments d'abrasion, de meulage et de polissage qui peuvent être uti- lisés.
La machine représentée peut être composée de sec- tions distinctes et elle peut être constituée, comme repré- senté dans les dessins, par trois sectionscomprenant l'ex- trémité d'aménagé, trois seotions A, B, C comprenant les groupes individuels de meulage et polissage et deux sections (à l'extrémité de la machine représentée comme étant la plus éloignée dans la fig.l) comprenant l'extrémité de dé- chargement. Ces sections sont reliées de façon à former une ligne droite continue d'aménagé pour la matière dont les bords doivent être travaillés.
Les sections d'extrémité d'aménagé et d'extrémité de déchargement de la machine peuvent être constituées par une ligne de support sur laquelle (à l'extrémité d'aménagé) les bandes ou plaques de marbre ou matière analogue peuvent être supportées sur champ dans une position sensiblement verticale. La ligne de support peut comprendre une série de galets 1 disposés sur des axes 2 montés à rotation dans un bâti approprié, tel que le fer en U 3, supporté au centre
<Desc/Clms Page number 7>
d'une cavité prévue dans la table principale 4 de la ma- chine.
Comme le montre la fig. 9, les galets 1 montés dans le fer en U 3 sont reliés au bâti principal 4 au moyen de boulons filetés 5, l'alignement horizontal des galets 1 dans le fer en U 3 étant maintenu en manipulant les boulons filetés 6 passant à travers le bâti ou banc 4 et venant en contact aveo le fer en U 3. Les galets 1 et les axes 2 sont de préférence montés fous dans le fer en U 3 de sorte qu'ils peuvent se déplacer transversalement à la ligne d'aménagé et que de cette façon ils empêchent l'usure localisée indésirable des galets.
Des guides recevant des blocs coulissants portés par ou attachés au dispositif de serrage longitudinalement mobile 7,13, (figs.3, 6, 7 et 9) sont prévus tout le long de la machine.. Le banc ou bâti 4 peut être muni de bordures verticales 8 comportant des pièces supérieures 9 amovibles s'étendant vers l'intérieur, ces pièces 9 étant reliées au bâti 4 et en particulier à la bordure 8 au moyen de vis 10. Cette construction détermine des rainures ou gui- des longitudinaux 11 dans lesquels les blocs ou patins 12 portés par ou reliés au dispositif de serrage 7 peuvent coulisser.
Comme le montre la fige 9, le dispositif de ser- rage 7 peut comprendre une face de serrage verticale ou plaque de serrage 13, comportant des pieds 14 qui se ter- minent dans les blocs ou patins 12 coulissant dans les rai- nures longitudinales 11 dechaque côté de la ligne de sup-
<Desc/Clms Page number 8>
port. Une patte 15 peut s'étendre de la partie centrale de la face de serrage 13 et se terminer en des articulations 16 dans lesquelles sont articulés verticalement les dispo- sitifs de maintien 17.
Les dispositifs de maintien 17 peuvent être munis d'extrémités élastiques convenables 18 destinées à venir en contact avec les plaques ou bandes de matière maintenues par les dispositifs de serrage sans érafler ou adhérer à ces bandes. le dispositif de maintien peut aussi être muni de dispositifs pour le verrouiller en place de façon réglable, individuellement, ces dispositifs verrouilleurs étant par exemple constitués par des volants ou boutons à main 19 fixés à les vis 20 montées dans des trous taraudés prévus dans le dispositif de maintien 17, les extrémités des vis 20 étant établies pour prendre ap- pui contre la patte 15 faisant partie du dispositif de serrage 7.
Des coussins de matière.élastique 21 peuvent être montés.sur les cotés de la patte 15 de façon à empêcher que les bandes de marbre et analogue soient abîmées lorsqu'aLles sont placées dans les dispositifs de serrage et la face de serrage 13 peut aussi être recouverte d'une matière élastique pour empêcher les adhérences ou les rayures. On voit que le dispositif de serrage décrit ci-dessus est éta- bli pour recevoir et maintenir fermement des plaques ou bandes de matière d'épaisseur variable et, en raison du fait que la face de serrage 13 est dans un plan vertical, la bande ou plaque de matière maintenue dansce dispositif
<Desc/Clms Page number 9>
de serrage prend aussi une position sensiblement verticale.
Les sections A et B de la machine peuvent comprendre les sections de moulage et de taillage tandis que la sec- tion C peut contenir les pièces ou éléments de polissage.
On comprend naturellement que le nombre de sections ou le nombre d'éléments permis pour le meulage ou le polissage peut être modifié de façon importante sans se départir de l'esprit de l'invention, le nombre des éléments de meulage et de polissage devant être utilisés dépendant quelque peu de la vitesse avec laquelle les feuilles ou bandes de ma- tière sont passées par la machine et de la nature de la matière à traiter. Les sections A, B, C sont analogues; ce- pendant, dans la construction générale, la seule différence est la substitution des outils de polissage aux outils de meulage et l'utilisation de meules de degrés de finesse va- riables dans ces sections. De préférence, les premières meules devant être utilisées dans le finissage du bord de la matière sont de texture plus grossière que les meules suivantes.
La fig. 2 représente, à titre d'exemple, un plan d'un groupe distinct ou section typique, la section A par exemple,tandis que la fig.3 est une coupe verticale pas- sant par un des outils de meulage de ce groupe distinct agis- sant sur le bord de la bande de matière.
Tous les outils de meulage et polissage placés dans la ligne d'aménagé et agissant- sur le bord de la matière sont de préférence entraînés au moyen d'un moteur unique 22 relié par un dispositif convenable à un arbre de commande
<Desc/Clms Page number 10>
longitudinal 23 (fig.3), qui tourillonne dans un carter longitudinal 27 s'étendant sous chaque section; cet arbre porte plusieurs roues dentées spirales 24 dont chacune est montée en contact de commande avec une roue dentée spirale 25 montée sur un arbre vertical 26. Chaque arbre 26 est relié à commande avec un arbre d'entraînement 28 au moyen d'un embrayage extensible 29.
Le système d'embrayage ou accouplement représenté est de la construction suivante : l'extrémité inférieure de l'arbre 28 peut porter un croi- sillon 30 muni de broches descendantes 31 qui passent par des trous prévus dans des bielles 32 articulées en 33 au croisillon 34 porté par l'extrémité supérieure de l'arbre 26.
L'arbre entraîné 28 peut être monté dans un carter convenable 35 relié au banc ou bâti 4 ou formant une partie de ce bâti. L'arbre 28 peut être monté dans le carter 35 de la façon suivante :
Un manchon 36 contenant des paliers 37 et 37' près de ses extrémités et pourvu de bouchons 38 et 38' peut être emmanché sur l'arbre 28 et introduit ensuite dans une pièce moulée cylindrique formant la partie inférieure et centra- le du carter 35, comme indiqué en 39.
Le manchon 36 peut s'emboîter fou dans la pièce moulée cylindrique 39 et, après que ce manchon a été convenablement placé dans la pièce moulée 35, du métal anti-friction ou autre métal con- venable 40 est coulé en place dans l'ouverture annulaire ménagée entre ce manchon 36 et les parois du carter cylin- drique 39 de façon à remplir cette ouverture et à monter avec sûree le cylindre ou manchon 36 dans le carter.
De cette
<Desc/Clms Page number 11>
façon les arbres 28 peuvent être montés dans le carter 35 et l'axe de ces arbres 28 peut être amené à prendre une position parfaitement verticale ou à être légèrement incli- né dans un plan passant ,par la ligne d'aménagé en faisant prendre de ce fait à la meule ou roue de polissage 41, montée sur l'extrémité supérieure de l'arbre 28, une posi- tion permettant soit au bord antérieur de l'élément de meu- lage 41 de venir tout d'abord en contact avec la bande de matière dont le bord doit être travaillé, comme représenté dans la fig.12, soit de faire venir le bord postérieur de l'élément de meulage 41 en contact avec cette bande de matière, comme représenté dans la fi g. 13.
Ou bien, il peut être désirable que la meule' ou outil de polissage 41 pré- sente une face horizontale .parfaitement plane à la matière dont le bord est soumis au finissage comme représenté dans la fig. Il et l'une quelconque ou toutes ces positions peu- vent être prises par la meule ou l'outil et conservées par celui-ci en montant cet outil comme décrit dans ce qui pré- cède.
Il y a lieu de noter que l'arbre 28, avec l'outil abrasif ou polisseur 41 monté sur son extrémité supérieure, sont mobiles dans un plan vertical sur une distance équi- valente à celle qui sépare l'extrémité inférieure de l'ar- bre 28 et l'extrémité supérieure de l'arbre 26, une liai- son de commande étant maintenue entre ces arbres par l'ac- couplement libre 28 et en particulier par les broches 31 portées par le croisillon 30. l'outil de meulage ou polis- sage 41 peut tre maintenu dans un plan sensiblement équi- valent à la ligne de support établie par les galets 1 ou il
<Desc/Clms Page number 12>
peut être réglé par rapport à cette ligne de support et la pression de meulage peut être réglée par le dispositif suivant :
l'extrémité inférieure de l'arbre 28 peut présen- ter un diamètre réduit de façon à former un épaulement 42 et un petit oollier 43, muni de pattes 44 ; peut tour- ner librement sur l'arbre 28 contre l'épaulement 42 formé dans cet arbre. Un palier peut être placé dans le collier 43 et retenu dans ce collier au moyen d'un bouchon 45. En d'autres termes, l'arbre 28 peut tourner dans le collier 43 et un mouvement vertical du collier 43 imprime un mouve- ment vertical à l'arbre 28 sans gêner sa rotation, cet ar- bre 28 étant supporté pendant la rotation sur le palier contenu dans la collier 43.
Une patte 46, portant un étrier 47 articulé sur elle en 48, descend extérieurement du carter 35. L'étrier 47 comporte des doigts 49, établis pour attaquer les bro- ches 44 partant du collier 43. L'extrémité opposée de l'é- trier 47 peut être munie d'une patte descendante 50, tra- verséo par une vis 51 comportant une tête ou bouton de ma- noeuvre 52, l'extrémité opposée de la vis 51 étant établie pour prendre appui contre la patte 46. Une barre 53 reliée à l'étrier 47 s'étend vers l'extérieur et est munie d'un contrepoids 54, mobile sur cette barre.
Le contrepoids 54 oblige l'étrier 47 et les doigts 49 à soulever le collier 43, ce qui fait soulever l'arbre 28 jusqu'à une position prédéterminée quelconque rendue réglable par la vis 51. En déplaçant le contrepoids 54 sur
<Desc/Clms Page number 13>
la barre 53, le poids de l'arbre 28 et de la meule 41 por- tée par cet arbre peut être équilibré de façon qu'une pres- sion relativement faible sur les surfaces de travail de la meule ou outil de polissage 41 soit suffisante pour abaisser l'arbre 28 ou, par nouveau réglage du contrepoids 54, toute pression désirée de la meule sur le bord de la matière sou- mise au finissage peut être obtenue, Le principe et les avan- tages de cette construction seront décrits plus loin.
Dans la forme de machine décrite ici, les bords des bandes ou plaques de matière travaillées sont finies au moyen de meules et d'outils de polissage tournant dans un plan horizontal ou dans un plan parallèle ou sensiblement parallèle au plan du bord soumis au finissage. Sur certai- nes matières, cette action de finissage produit un angle extrêmement net à l'endroit où le bord ou côté et la face de la matière se rencontrent. Afin de donner aux bandes une apparence finie, il est souvent désirable d'utiliser des meules ou outils de polissage placés de façon à tailler un très petit biseau sur les bords de la matière. Ceci peut être réalisé en plaçant des meules ou outils polisseurs dans la ligne d'aménagé à des angles d'environ 45 par rapport à la ligne de support et aux meules opérant sur le bord de la ,matière.
Dans la machine représentée dans les dessins, trois outils de meulage et de polissage sont placés sur le côté droit et entraînés par des moteurs individuels D. Les ou- tils entraînés par les moteurs D sont représentés dans les figs. 2 et 6.
<Desc/Clms Page number 14>
En se reportant à la fig. 6, on voit que le moteur D peut être monté rigidement sur un support 55 s'étendant vers l'extérieur, qui est relié au banc ou bâti 4, ou fait par- tie de celui-ci, et immédiatement au-dessus d'un carter 56 descendant du banc ou bâti principal 4. Le carter 56 peut être pourvu à son extrémité inférieure et extérieure d'une pièce moulée cylindrique 39, dans laquelle un arbre 57 est monté à rotation. L'angle exact de l'arbre 57 peut être réglé en coulant tout d'abord du métal anti-friction ou autre métal 58 dans l'ouverture cylindrique 39 et ensuite en alésant l'ouverture pour l'arbre 57 suivant un angle'et une inclinaison convenables.
L'extrémité inférieure de l'arbre 57 comporte éga- lement un épaulement 42, tel que celui qui a été décrit ci-dessus, qui prend appui sur des paliers, retenus par un chapeau 59 muni d'un écrou de réglage 60 le chapeau 59 est vissé dans le collier 61 relié au carter 39 par tous dispositifs appropriés, tels que boulons filetés ou vis.
Le palier sur lequel l'épaulement 42 de l'arbre 57 prend appui peut être poussé vers le haut au moyen d'un ressort 62, renfermé dans le chapeau 59, de façhn que l'arbre 57, ainsi que l'outil de meulage ou de polissage 41 fixé à son extrémité supérieure, puissent descendre et s'éloigner de la pièce d'ouvrage si celle-ci exerce une pression suf- fisante pour équilibrer le ressort 62.
En manipulant l'é- orou de réglage,60, muni d'un organe de blocage approprié,
<Desc/Clms Page number 15>
tel qu'un ressort attaquant des encoches de l'écrou de ré- glage 60, on peut faire prendre à l'arbre 57 des positions plus élevées ou plus basses par rapport à la ligne de sup- port et, par là, faire exercer par la meule ou roue de po- lissage 41 une pression plus forte ou plus faible sur la pièce d'ouvrage. L'extrémité inférieure de l'arbre 57 peut être munie d'une poulie 63, entraînée au moyen d'une cour- roie par le moteur D.
Il y a lieu de remarquer que la pièce à ouvrer placée dans la machine est portée à travers celle-ci par le dispositif de serrage 7 qui comporte une face de ser- rage verticale latérale immobile 13. En d'autres termes, le bord de la matière soumise au finissage près de la pièce de serrage 13 se déplace dans une ligne d'aménagé qui est définie par rapport au bâti ou banc de la machine, Une variation de l'épaisseur des bandes ou plaques de matière soumise au finissage fait varier quelque peu la position du bord opposé de la matière soumise au finissage par rapport à la largeur du banc ou bâti et par rapport à l'axe longi- tudinal passant par les divers arbres 28 des meules et ou- tils de polissage.
Afin de tenir compte de cette variation de la posi- tion du bord gauche de la matière soumise au finissage, un certain nombre d'outils de meulage et de polissage réglables à travaille les angles sont prévus sur le côté de la machi- ne représentant le derrière de la fig.1. Ces outils à travailler les angles ou outils biseauteurs, représentés
<Desc/Clms Page number 16>
dans la fig. 7, peuvent être entraînés par des moteurs indi- viduels E. les arbres 57 de ces outils sont placés dans des carters 64 'essentiellement comme il a été décrit et repré- senté dans la fig. 6. Cependant les carters 64 comportent un prolongement 65 qui constitue une partie d'un chariot mobile dans un plan sensiblement horizontal.
Les moteurs E sont fixés au chariot 65 et sont en conséquence mobiles avec le carter 64, tandis que les meules et roues de po- lissage à finir les angles représentées dans la fig.6 sont entraînées par des moteurs D immobiles par rapport au car- ter 56.
Bien que deux types de machines à travailler les angles sout représentés, l'un ou l'autre de ces types peut être utilisé sur les deux cotés de la machine; cependant la disposition indiquée ici comporte certains avantages.
Le chariot 65 peut être muni de galets 66 desti- nés à rouler le long d'une voie formée par un prolongement 67 relié au banc ou bâti de la machine. Le chariot 65 peut aussi être muni d'un arbre 68 traversant une potence 69 fi- xée au banc ou bâti de la machine, ce chariot comportant une vis de réglage 70 traversant une patte du chariot et venant en contact avec le bâti ou autre la rtie appropriée de la machine, de façon à limiter le déplacement du chariot 65 sur la voie 67 ou dans la potence 69, vers une ligne de trajet ou une ligne de support. Un dispositif approprié tel que des ressorts 71 peut être prévu pour pousser suffisamment le chariot 65 avec le carter 64 et l'arbre 57, contenus dans
<Desc/Clms Page number 17>
ce chariot, vers le centre ou vers la ligne de déplacement des bandes ou plaques soumises au finissage.
Le carter 64 peut aussi être fixé de façon régla- ble au bras de garde 72 s'étendant au-dessus de la ligne de support et muni de galets 73 destinés à venir en prise avec le c8té de la bande ou plaque de matière devant être finie. Si une bande ou plaque de matière de largeur plus grande qu'il est usuel vient en contact avec la garde 72, celle-ci déplace tout le chariot 65 en l'écartant de la li- gne d'amen age, ce quiempche l'abgle du bord de la matière à ouvrer d'attaquer la roue tailleuse ou la meule à une plus grande profondeur de coupe qu'il est désiré.
Des dispositifs peuvent être prévus pour distribuer un liquide convenable ou une suspension abrasive aux divers outils de meulage et de polissage. Par exemple, un liquide peut être distribué par une canalisation 74 à toutes les meules au moyen de tuyauteries de branchement 75 qui sont terminées par des ajutages 76 dirigés sur les meules 41. Le liquide gâché tombe de la meule et est recueilli dans les carters 35 qui ont de préférence des fonds inclinés munis de tuyaux d'échappement 77 communiquant avec une évacuation commune 78.
Les outils de polissage, fabriqués en liège ou autre matière appropriée, peuvent recevoir un agent de polissage en suspension et, afin d'employer cet agent de polissage avec la plus grande économie, les tuyauteries de drainage venant de ces outils polisseurs peuvent mener à un réservoir conve-
<Desc/Clms Page number 18>
nable, à un filtre, olarificateur ou dispositif analogue 79, d'où la solution ou suspension utilisée et nettoyée ou pu- rifiée du produit de polissage peut être ramenée aux tuyères à jet distribuant la solution ou liquide de polissage aux outils polisseurs. La construction spécifique du dispositif épurateur 79 n'est pas décrite car cette construction est connue.
Parallèlement à la ligne de déplacement passant par les sections de meulage, de grattage et de polissage de la machine, des gardes 80 peuvent être prévues et elles s'éten- dent quelque peu au-dessus des .,,outils de meulage 41 (figs.
2, 3 et 6). Des pièces flexibles 81 peuvent tre reliées aux parties supérieures des gardes 80, ces pièces 81 s'as- semblant ou se recouvrant par leurs extrémités suivant une ligne longitudinale située approximativement au centre de la ligne de déplacement; (fig. 2). De cette façon, les meules 41 sont renfermées et l'éclaboussement ou renversement du liquide ou produit polisseur est empêché sans gner l'intro- duction des bandes, plaques ou panneaux 82 de marbre ou ma- tière analogue, les bandes 81 se cintrant en dehors des pan- neaux ou bandes 82 et pressant contre les cotés des bandes sans ralentir leur progression à travers la machine.
Le con- tact étroit des bandes flexibles 81 avec les bandes de mar- bre 82 empêche l'éclaboussement, le renversement ou la perte du produit polisseur lorsque la machine est en fonctionnement.
Avec la description qui précède, le fonctionnement de la machine est très facile à comprendre. Des bandes ou plaques de marbre 82 sont placées sur la ligne de support
<Desc/Clms Page number 19>
formée par les galets 1 et ces bandes ou plaques prennent appui sur leurs bords dans une position sensiblement ver- ticale.
Les bords verticaux des bandes ou plaques 82 sont, ensuite serrées fermement dans les dispositifs de serrage 7 et ceux-ci sont ensuite déplacés dans le sens de la lon- gueur de la machine, en portant les bandes de matière dans la ligne d'aménagé par fonctionnement d'une chaîne continue montée sur des roues à chaînes 83 et 84, placées de chaque coté de la machine, l'une de ces roues à chaînes est entrai- née par tout dispositif approprié, tel que le moteur et le mécanisme indiqué en 85. De préférence, la chaîne comporte des taquets qui attaquent des pattes ou autres points de contact appropriés 86 formés dans les pattes 14 des divers dispositifs de serrage 7, conne indiqué dans les figso 8 et 9.
De cette manière, une bande de marbre ou autre matière simi- laire est passée sur les divers outils de meulage, de grattage et de polissage., la bande de marbre ou analogue étant main- tenue dans une position parfaitement verticale et sensiblement immobile verticalement et latéralement. Si on le désire, les extrémités antérieures et postérieures d'une longue bande de matière dont le bord doit être fini peuvent être mainte- nues fermement par les dispositifs de serrage 7.
La profondeur de la taille que l'on désire faire sur le bord de la matière soumise au finissage est réglée par le dispositif décrit ci-dessus qui comprend, par exemple, la vis 51 et le bouton ou volant 52. La pression ou force exercée par les outils de meulage contre la matière dpnt le bord est
<Desc/Clms Page number 20>
soumis au finissage peut être réglée comme décrit dan,s ce qui précède, par réglage du contrepoids 54 sur la barre 53.
la construction particulière décrite dans ce qui pré- cède empêche les premiers outils de meulage peu nombreux d'être surchargés. Si, par exemple, une bande de marbre est amenée à travers la machine, cette bande présentant un bord brisé très grossier, les premiers outils de meulage peu- vent être réglés de façon qu'ils enlèvent les plus grosses protubérances sur le bord de la matière soumise au finis- sage et laissent passer, lorsqu'ils les rencontrent une saillie ou protubérance extrêmement grande, en empêchant ainsi la meule d'exercer une quantité suffisante de force sur la matière soumise au finissage pour faire craquer ou éclater cette matière,en raison de la grande profondeur de taille qu'il est nécessaire de faire.
Lorsque les bandes ou plaques de marbre ou analogue ont atteint l'extrémité de déchargement de la machine, on dégage les dispositifs de serrage 7 et les bandes sont re- tirées. Les dispositifs de serrage 7 peuvent alors être re- tirés de leur rainure 11 à l'extrémité de déchargement de la machine et être ramenés à l'extrémité d'aménagé où ils sont de nouveau introduits dans les rainures, bien qu'on puisse prévoir également un transporteur sans fin pour ces dispositifs de serrage.
Il est aisé de comprendre qu'avec les machines dé- crites ci-dessus et leurs variantes ou modifications ren- trant dans le cadre de l'invention, les bords des bandes et
<Desc/Clms Page number 21>
plaques de diverses matières peuvent être finis d'une ma- nière rapide, continue et automatique,la différence de poids entre de grandes et de petites pièces soumises à ce travail ne nuisant pas à l'efficacité de l'opération.
Par exemple, une grande plaque de marbre pesant 200 kilogs peut être suivie par une bande de marbre pesant 25 kilogs sans nécessiter un réglage spécial de la machine, l'appareil décrit ci-dessus réglant la pression de meulage sur les surfaces soumises au travail et cédant sous la pla- que plus lourde de façon à emp8cher le brûlage, la décolora- tion ou la brisure de la matière soumise au finissage ou de l'outil de meulage ou de polissage même.
Il est de fait que le dispositif de serrage décrit ci-dessus n'a pas besoin d'ê- tre utilisé dans le but de maintenir les plaques de marbre ou autres, ou les bandes de ces matières, pour les empêcher de se déplacer verticalement, mais que ce dispositif de ser- rage peut simplement prendre la forme d'un dispositif établi pour guider et pousser la matière soumise au travail sur les outils de meulage et polissage montés élastiquement.
La pression à laquelle les outils peuvent céder sous la matière soumise au travail varie nécessairement/suivant la nature de la matière travaillée. Par exemple,des plaques ou bandes de marbre peuvent être passées par une machine dont les putils de meulage et polissage sont réglés de façon à céder à une pression d'environ 6 kilogs, tandis que des bandes et plaques de granit ou autre pierre peuvent néces- siter une pression différente,,
<Desc/Clms Page number 22>
la vitesse à laquelle le dispositif transporteur ou le dispositif de serrage déplace la matière soumise au tra- vail sur les outils influence également la pression à la- quelle ces outils cédent élastiquement et la pression de meu- lage qui peut être exercée par les outils sur la matière.
Des plaques de marbre peuvent être travaillées à des pres- sions de meulage d'environ 4k,g à 13kg,5 suivant la nature du marbre et la vitesse d'avancement, 6kg,3 étant suffisants aux vitesses normales.
Les détails des circuits électriques, des interrup- teurs et dispositifs analogues n'ont pas été décrits ci- dessus'car ce sont là des installations à la portée de l'hom- me du métier. L'invention porte sur les caractéristiques es- sentielles de la machine qui ont été décrites en détail à titre d'exemple de construction, et elle n'est paslimitée à ce lle-ci mais s'étend à toutes les variantes et modifica- tions rentrant dans son cadre et appliquant ses principes.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.