Dispositif et procédé pour immunoessais
La présente invention a pour objet un dispositif et un procédé pour réaliser un essai dénommé dosage à flux latéral pour déterminer la présence ou l'absence d'un analyte dans un échantillon. En particulier, l'invention se rapporte à de nouveaux contrôles de bon fonctionnement du dispositif.
Les dosages à flux latéral, encore appelés tests rapides, sont utilisés couramment dans les domaines d'analyses cliniques, alimentaires, pharmaceutiques et chimiques. Ainsi, les dispositifs de tests rapides sont utilisés pour déterminer la présence d'un grand nombre d'analytes, tels que des anticorps, des antigènes, des hormones, des protéines, des molécules chimiques dans des échantillons liquides. Ces dispositifs généralement comprennent un support et une matrice qui permet la migration de l'échantillon liquide. On distingue classiquement plusieurs zones au niveau de la matrice qui sont une zone d'application de l'échantillon liquide, une zone de marquage et une zone réactionnelle , cette dernière comprenant une zone de capture et une zone de contrôle. Ces différentes zones sont en communication de fluide. Ainsi, l'analyte à détecter, s'il est présent dans l'échantillon déposé au niveau de la zone d'application, se lie à un premier partenaire de liaison marqué au niveau de la zone de marquage, le complexe ainsi formé migre ensuite jusqu'à la zone réactionnelle où il est immobilisé au niveau de la zone de capture par réaction avec un second partenaire de liaison et l'utilisateur peut déterminer si l'analyte est bien présent par mise en évidence d'un signal détectable qui est déterminé par le type de marqueur associé au premier partenaire de liaison. Généralement, la présence de l'analyte dans l'échantillon est matérialisée sous la forme d'une ligne détectable, habituellement dénommée ligne test. La zone réactionnelle comprend également une zone de contrôle de migration de l'échantillon qui va indiquer à l'utilisateur qu'au moins une partie de l'échantillon est bien passée au travers de la matrice, en amont de la zone de contrôle et en particulier au niveau de la zone de capture. Ce peut être par
exemple par la révélation d'une ligne de contrôle d'une couleur prédéterminée. On peut citer à titre d'exemple les demandes de brevet WO 2004/003559, WO 2006/092103, WO 2007/081330, US 2004/0161859. Les limites des moyens de contrôle actuellement utilisés dans les tests rapides sur bandelette, intégrée ou non dans une cassette, sont qu'ils nécessitent des moyens additionnels au niveau de la zone de contrôle. Ce peut être par exemple une anti-immunoglobuline immobilisée au niveau de la zone de contrôle qui sera capable de capter et d'immobiliser un anticorps ou premier partenaire de liaison marqué. Ce peut être également au niveau de la zone de contrôle l'addition d'une molécule colorée qui sera susceptible d'être dissoute et déplacée avec l'échantillon révélant à l'utilisateur une couleur différente de celle de la molécule colorée après migration de l'échantillon. La présente invention maintenant fournit un dispositif extrêmement simple qui ne nécessite pas de moyens additionnels en ce qu'il utilise les particules marquées liées au premier partenaire de liaison comme moyen de révélation et de contrôle de la migration de l'échantillon de la zone d'application de l'échantillon jusqu'à la zone réactionnelle pour éliminer le risque de rendre des résultats faussement négatifs.
Le dispositif de l'invention comprend :
a) un support (non représenté) ,
b) une matrice poreuse 1, fixée sur le support, qui permet la migration de l'échantillon liquide, ladite matrice comprenant :
(i) une zone d'application de l'échantillon liquide 2,
(ii) une zone de marquage 3 comprenant au moins un premier partenaire de liaison lié à des particules marquées, ledit premier partenaire de liaison étant susceptible de se lier audit au moins un analyte, s'il est présent dans l'échantillon liquide, et
(iii) au moins une zone réactionnelle 4 comprenant :
une zone de visualisation des résultats de l'essai 5 comprenant au moins un second partenaire de liaison immobilisé qui est susceptible de se lier audit au moins un analyte, et
une zone de contrôle 6 qui permet de contrôler le bon fonctionnement du dispositif en aval de la zone de visualisation des résultats de l'essai 5,
lesdites zones d'application de l'échantillon liquide 2, de marquage 3 et réactionnelle 4 étant en communication de fluide ; le dispositif étant caractérisé en ce que :
au niveau de la zone de contrôle 6, au moins une partie de la matrice poreuse (1) présente des pores dont les dimensions sont inférieures à celles des particules marquées, de sorte qu'au moins une partie des particules marquées de la zone de marquage (3) est stoppée au niveau de ladite zone de contrôle (6) formant un symbole qui est visible ou visualisable pour un utilisateur.
Le premier partenaire de liaison et le second partenaire de liaison sont choisis dans le groupe consistant en anticorps, mélange d'anticorps, fragment d'anticorps, mélange de fragments d'anticorps, nanofitine, mélange de nanofitines, antigène, mélange d'antigènes, protéine, mélange de protéines, polypeptide, mélange de polypeptides , peptide, mélange de peptides.
Le premier partenaire de liaison est lié à des particules qui sont marquées par un marqueur détectable, c'est à dire un composé, une substance qui peut être détectée par des moyens visuels, fluorescents, instrumentaux et en particulier les particules marquées comprennent un matériau élastomère, de préférence un latex, ou de l'or colloïdal. Mais la particule peut être également une particule magnétique.
Le bon fonctionnement du dispositif et de migration de l'échantillon peut être visualisé par la formation d'un symbole par exemple sous le forme d'une ligne rectiligne qui est sensiblement perpendiculaire à la direction principale du flux de l'échantillon liquide. Mais le symbole peut également former un tracé admettant plusieurs tangentes distinctes, en particulier un tracé curviligne ou un tracé en ligne brisée, tel qu'un zig-zag.
La zone de contrôle 6 comprend une rainure ménagée dans l'une des
faces de la matrice poreuse 1, c'est à dire dans la face visible pour l'utilisateur ou dans la face en contact avec le support, qui permet la formation du symbole. La rainure peut résulter de la déformation plastique de la matrice poreuse par écrasement de cette dernière. Il est à la portée des connaissances générales de l'homme du métier de déterminer la force d'écrasement utile qui pourra dépendre de la nature de la membrane poreuse, des moyens d'écrasement et de la surface de contact des moyens d'écrasement par rapport à la membrane. L'écrasement peut être effectué au moyen d'un dispositif qui exerce une pression localisée et frontale, continue ou discontinue, sur la membrane ou au moyen d'un dispositif qui exerce une pression localisée successive, continue ou discontinue, sur le membrane au cours de son déplacement. On peut citer par exemple comme moyens d'écrasement une lame, un cylindre ou un organe rotatif tel qu'une roue ou une roulette. Par exemple, le dispositif qui exerce une pression localisée et frontale, continue ou discontinue, sur la membrane peut être un cylindre et la pression exercée par la force d'écrasement peut être comprise entre 5 et 50 newtons, de préférence entre 10 et 45 newtons, par exemple entre 10 et 15 newtons, entre 20 et 25 newtons, entre 30 et 35 newtons ou entre 40 et 45 newtons.
A titre purement illustratif on peut citer 3 types de membranes de nitrocellulose : la membrane Millipore™ HF 135 (référence : HFB 135 UB, lot R9PN61117), la membrane Sartorius™ CN 140 (référence 1UN14ER05002, lot 0509195010900833) et la membrane Sartorius™ CN 150 (référence 1UN15LR05002 , lot 07101L3011000933) .
Le tableau 1 ci-dessous donne quelques exemples de pression qui peuvent être appliqués à différentes forces d'écrasement sur les membranes de nitrocellulose sus-mentionnées par un cylindre présentant un diamètre de 1,2 mm.
Dans le tableau 1, la lettre A correspond à la membrane Millipore HF 135, la lettre B signifie la membrane sartorius CN 140 et la lettre C fait référence à la membrane Sartorius CN 150.
Tableau 1
Dans un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention, la rainure résulte d'une déformation thermique de la structure, par exemple au moyen d'un laser.
La section transversale de la rainure peut présenter la forme d'un « U », d'un « V » ou d'un rectangle. Le support est en une matière imperméable au liquide, de préférence en un matériau synthétique de synthèse.
Dans un mode de réalisation du dispositif de l'invention, une cassette est disposée autour de la matrice et présente au moins deux ouvertures, une première ouverture agencée pour permettre l'accès à la zone d'application de l'échantillon 2 et au moins une deuxième ouverture agencée pour permettre à l'utilisateur de voir la zone réactionnelle 4. L'invention a aussi pour objet un procédé pour fabriquer un dispositif tel que décrit ci-dessus qui comprend les étapes de :
réaliser un dispositif conforme à l'état de l'art ;
opérer une modification de la matrice de sorte que le diamètre d'une partie de la matrice poreuse 1 au niveau de la zone de contrôle 6 est inférieur au diamètre des particules marquées.
La modification de la matrice peut être opérée par déformation plastique de la matrice en exerçant une pression localisée, de préférence en roulant au moins un organe rotatif en appui sur la face externe de la matrice ou en exerçant une pression localisée et frontale, de préférence en appliquant un organe presseur en appui sur
la face externe de la matrice ou en appui sur la face externe du support .
L'organe rotatif a un diamètre de roulement d'au moins 1 mm, de préférence un diamètre de roulement compris entre 1 et 150 mm et l'organe presseur a un diamètre ou une largeur externe de préférence compris entre 0,1 mm et 4 mm, de préférence entre 0,5 mm et 1,5 mm et la pression est exercée par une force d'écrasement comprise entre 5 et 50 newtons, de préférence entre 10 et 45 newtons, par exemple entre 10 et 15 newtons, entre 20 et 25 newtons, entre 30 et 35 newtons ou entre 40 et 45 newtons.
DEFINITIONS
Le terme « matrice » fait référence à tout type de matériau qui est capable d'assurer le flux et le transfert d'un fluide. Le transfert du fluide peut être assuré par force de capillarité. La matrice peut être, par exemple en au moins un matériau bibuleux. Les matériaux bibuleux sont des matériaux qui facilement absorbent un liquide et au travers desquels le liquide est transporté par capillarité. A titre d'exemples non limitatifs on peut citer, comme matériau bibuleux, la nitrocellulose, le polyester, les fibres de verre, etc..
« Echantillon liquide » signifie tout échantillon prélevé chez un patient ou individu, et susceptible de contenir un analyte tel que défini ci-dessous. Cet échantillon peut être notamment un échantillon biologique liquide tel qu'un échantillon de sang, de sérum, de plasma, de salive, d'urine, de liquide céphalo-rachidien, de liquide pleural, de liquide péritonéal . Mais l'échantillon biologique comprend également les échantillons semi-solides ou solides dans la mesure où ils peuvent être transformés en échantillon liquide par toute méthode appropriée, par exemple un prélèvement alimentaire, un prélèvement de selles, un prélèvement de tissus, de cultures cellulaires, un prélèvement de muqueuses. On dispose de cet échantillon biologique par tout type de prélèvement connu de l'homme du métier. L'échantillon peut également être un échantillon d'origine environnementale, c'est à dire un échantillon liquide, solide ou semi-solide issu de
l'environnement, tel que les effluents, les boues, les sols, les végétaux etc.. Bien entendu, quand l'échantillon est solide ou semi- solide, il doit être prétraité pour être transformé en échantillon liquide .
« Analyte » signifie principalement, un antigène, un anticorps, une hormone, une protéine ou une molécule chimique.
Lorsque l' analyte est une protéine ou un antigène il peut être détecté par des partenaires de liaison, par exemple les récepteurs, anticorps, fragments d'anticorps, nanofitines™ et tout autre ligand capable de se lier à une protéine ou à un antigène.
Les anticorps partenaires de liaison sont par exemple soit des anticorps polyclonaux, soit des anticorps monoclonaux.
Les anticorps polyclonaux peuvent être obtenus par immunisation d'un animal avec l'immunogène approprié, suivie de la récupération des anticorps recherchés sous forme purifiée, par prélèvement du sérum dudit animal, et séparation desdits anticorps des autres constituants du sérum, notamment par chromatographie d'affinité sur une colonne sur laquelle est fixé un antigène spécifiquement reconnu par les anticorps .
Les anticorps monoclonaux peuvent être obtenus par la technique des hybridomes dont le principe général est rappelé ci-dessous.
Dans un premier temps, on immunise un animal, généralement une souris, avec l'immunogène approprié, dont les lymphocytes B sont alors capables de produire des anticorps contre cet antigène. Ces lymphocytes producteurs d'anticorps sont ensuite fusionnés avec des cellules myélomateuses "immortelles" (murines dans l'exemple) pour donner lieu à des hybridomes. A partir du mélange hétérogène des cellules ainsi obtenu, on effectue alors une sélection des cellules capables de produire un anticorps particulier et de se multiplier indéfiniment. Chaque hybridome est multiplié sous la forme de clone, chacun conduisant à la production d'un anticorps monoclonal dont les propriétés de reconnaissance vis-à-vis de la protéine pourront être testées par exemple en ELISA, par immunotransfert (Western blot) en une ou deux dimensions, en immunofluorescence, ou à l'aide d'un biocapteur. Les anticorps monoclonaux ainsi sélectionnés, sont par la suite purifiés notamment selon la technique de chromatographie d'affinité décrite ci-dessus.
Les anticorps monoclonaux peuvent être également des anticorps recombinants obtenus par génie génétique, par des techniques bien connues de l'homme du métier.
Les nanofitines (nom commercial) sont de petites protéines qui comme les anticorps sont capables de se lier à une cible biologique permettant ainsi de la détecter, de la capturer ou tout simplement de la cibler au sein d'un organisme.
Les partenaires de liaison spécifiques de la protéine ou de l'antigène recherché dans le procédé de l'invention peuvent être utilisés comme réactif de capture, comme réactif de détection ou comme réactifs de capture et de détection.
Lorsque l'analyte est un anticorps il peut être détecté par des partenaires de liaison, par exemple les protéines, les peptides, les anti-immunogmobulines et tout autre ligand capable de se lier à l'anticorps.
Les partenaires de liaison spécifiques de l'anticorps recherché dans le procédé de l'invention peuvent être utilisés comme réactif de capture, comme réactif de détection ou comme réactifs de capture et de détection .
La visualisation des réactions immunologiques , c'est-à-dire de la liaison protéine/partenaire de liaison, antigène/partenaire de liaison, anticorps/partenaire de liaison peut être effectuée par tout moyen de détection par l'intermédiaire d'un marquage, du partenaire de liaison .
Ainsi, la partenaire de liaison peut être lié à des particules marquées, capables de générer un signal détectable, c'est à dire comprenant un composé, une substance qui peut être détecté par des moyens visuels, fluorescents, instrumentaux.
Une liste non limitative de ces réactifs marqueurs consiste en : - les particules métalliques ou d'alliages, telles que les particules d'or colloïdal,
les particules de polymère, telles que les particules de latex colorés,
les particules magnétiques,
- les molécules fluorescentes,
les molécules chimioluminescentes .
Dans les modes de réalisation de l'invention, le signal généré au niveau de la zone de visualisation des résultats et le signal généré au niveau de la zone contrôle positif seront, de préférence, de la même nature et présenteront les mêmes couleurs.
A titre d'exemple de tests immunologiques tels que définis ci- dessus, on peut citer les méthodes « sandwich » et de « compétition ».
FIGURES
Figure 1 :
La figure 1A est une vue de dessus d'un mode de réalisation du dispositif de l'invention, avant application de l'échantillon. Le dispositif de l'invention comprend un support (non représenté), une matrice 1 comprenant une zone d'application de l'échantillon 2, une zone de marquage 3, une zone réactionnelle 4 comprenant une zone de visualisation des résultats de l'essai 5 comprenant des moyens pour visualiser les résultats de l'essai et une zone de contrôle de la migration de l'échantillon 6. Facultativement, la matrice 1 peut également comprendre une zone d'absorption de l'échantillon 7.
La figure 1B illustre les résultats obtenus avec le dispositif de la figure 1A après application d'un échantillon négatif pour un analyte à déterminer. Comme représenté à la figure 1B, il y a matérialisation d'un signal au niveau de la zone de contrôle 6, sous la forme d'une ligne rectiligne perpendiculaire à la direction principale du flux de l'échantillon.
La figure 1C illustre les résultats obtenus avec le dispositif de la figure 1A après application d'un échantillon positif pour un analyte à déterminer. Comme représenté à la figue 1C, il y a matérialisation de deux signaux, l'un au niveau de la zone de visualisation des résultats 5 et l'autre au niveau de la zone de contrôle 6, chacun sous la forme ligne rectiligne perpendiculaire à la direction principale du flux de l'échantillon.
Figure 2 :
La figure 2 est une vue de profil de deux modes de réalisation du dispositif représenté à la figure 1A.
La figure 2A représente un mode de réalisation de la matrice 1 qui est constituée d'au moins 3 membranes de matériaux bibuleux, identiques ou différents, en communication de fluide l'une par rapport à l'autre. De préférence, les 3 membranes sont en des matériaux différents, par exemple une membrane de fibre de verre qui constitue la zone d'application de l'échantillon liquide 2, une membrane de polyester qui constitue la zone de marquage 3 et une membrane de nitrocellulose qui constitue la zone réactionnelle 4. De plus la matrice peut comprendre une 4eme membrane en un matériau absorbant qui constitue une zone d' absorptivité de l'échantillon, telle que représentée en 7 dans cette figure.
La figure 2B représente un autre mode de réalisation de matrice 1 qui est constituée d'une seule membrane en un matériau bibuleux au niveau de laquelle sont définies la zone d'application de l'échantillon 2, la zone de marquage 3, la zone réactionnelle 4, plus éventuellement la zone d' absorptivité 7.
Figure 3 :
La figure 3A représente un organe presseur 8 pour appliquer une force d'écrasement F sur la matrice 1. La force F est appliquée uniformément et perpendiculairement à la surface de la matrice 1. Dans ce mode de réalisation, non limitatif, l'organe presseur 8 entre en contact avec la matrice 1 à une force déterminée F impliquant la déformation de la matrice. L'organe presseur 8 présente une surface de contact avec la matrice 1 ayant une largeur L et une longueur au moins égale à la largeur de la matrice 1. La pression est une pression localisée et frontale .
La figure 3B représente un organe presseur 9 pour appliquer une force d'écrasement F sur la matrice 1. La force F est appliquée uniformément et perpendiculairement à la surface de la matrice 1. Dans ce mode de réalisation, non limitatif, l'organe presseur 9 entre en contact avec la matrice 1 à une force déterminée F impliquant la déformation de la matrice. L'organe presseur 9 présente un rayon R et une longueur au moins égale à la largeur de la matrice 1. La pression est une pression localisée et frontale.
La figure 3C représente un organe rotatif 10 pour appliquer une force d'écrasement F sur la matrice 1. La force F est appliquée de manière progressive, perpendiculairement à la surface de la matrice 1, par
déplacement de l'organe rotatif 10 sur la matrice. La pression est une pression localisée et successive.
MODES DE REALISATION
Dans un mode de réalisation, en référence à la figure 1, la matrice poreuse 1 est représentée sous la forme d'une bande rectangulaire dont l'axe longitudinal est en position horizontale. Les zones 2, 3 et 4 sont en communication de fluide. La zone 3 comprend le premier partenaire de liaison lié à des particules marquées, par exemple un anticorps lié à des particules portant ou incorporant un marqueur visible ou visualisable, telles que des particules de latex coloré, des particules d'or colloïdal etc. Ce réactif peut migrer librement au travers de la matrice en présence de l'échantillon liquide déposé au niveau de la zone 2 et réagir avec l'analyte (antigène) à déterminer s'il est présent. Dans la zone 5 de la matrice 1, le second partenaire de liaison, par exemple un anticorps ayant une spécificité pour un épitope de l'antigène qui est différent de celui reconnu par le premier anticorps marqué, est immobilisé. Au niveau de la zone 6 de la matrice poreuse 1, une modification est opérée de sorte que les dimensions des pores soient inférieures à celles des particules marquées pour pouvoir stopper lesdites particules marquées et former un symbole qui est visualisé ou visualisable par l'utilisateur après passage du flux du fluide. Les figures 1B et 1C illustrent le fonctionnement de l'essai en présence d'un contrôle négatif et d'échantillons positifs.
Comme illustré à la figure 1B, l'échantillon étant un contrôle négatif, il n'y a pas d'émission d'un signal détectable au niveau de la zone de visualisation des résultats 5. Par contre, il y a formation d'un symbole détectable au niveau de la zone de contrôle de migration 6, matérialisé, par exemple, par une ligne perpendiculaire au sens du flux de l'échantillon liquide, ce qui signifie d'une part que l'échantillon contrôle négatif a bien migré jusqu'à la zone 6 et que d'autre part le dispositif est fonctionnel.
Comme illustré à la figure 1C, l'échantillon étant positif, il y a émission d'un signal détectable au niveau de la zone de visualisation
des résultats 5 qui est matérialisé par une ligne perpendiculaire au sens du flux de l'échantillon liquide. Il y a également formation d'un symbole détectable au niveau de la zone de contrôle de migration 6, matérialisé, par exemple, par une ligne perpendiculaire au sens du flux de l'échantillon liquide, ce qui signifie d'une part que l'échantillon positif a bien migré jusqu'à la zone 6 et que d'autre part le dispositif est fonctionnel.
EXEMPLES :
Exemple 1 : Dosage d'anticorps anti-HIV-1 groupe M, anti-HIV-1 groupe O et anti-HIV-2
Le dosage des anticorps anti-HIV-1 et anti-HIV-2 par l'essai illustré à la figure 1 consiste en une réaction immunologique de type sandwich en une étape basée sur une technique immunochromatographique .
Des particules de latex bleues commercialisées par la société VARIAN (nom commercial) sont coatées par un mélange de trois peptides spécifiques du virus HIV-1 groupe M, HIV-1 groupe 0 et HIV-2, respectivement. Ces particules sont ensuite réparties sur une membrane de polyester (Ahlstrom-nom commercial) . La membrane est séchée une nuit à 37°C.
Des peptides de capture identiques aux peptides décrits ci-dessus sont coatés par répartition avec un appareil BIODOT (nom commercial) sur 3 membranes de nitrocellulose différentes : une membrane Millipore, HF 135 non supportée ( référence HFB 135UB, N° de lot R9PN61117, membrane A) , une membrane Sartorius CN 140 supportée (référence 1UN14ER050020, N° de lot 0509195010900833, membrane B) et une membrane Sartorius CN 150 laminée (référence 1UN15LR050025, N° de lot 07101L3011000933, membrane C) , au niveau de la zone de visualisation des résultats de l'essai 5. La répartition est réalisée par le même appareil BIODOT, Le contrôle positif du test est constitué par un écrasement de la membrane de nitrocellulose au niveau de la zone de contrôle 6. Après répartition des peptides de capture, chaque membrane de nitrocellulose est séchée une nuit à 37°C.
Après séchage, les deux membranes de polyester et de nitrocellulose, sont assemblées sur un support de test rapide (backing, de la société
G&L (nom commercial )) en association avec un sample pad (membrane en fibre de verre qui sert de filtre pour l'échantillon avec contact avec les particules) et un absorbant pad (un absorbant qui a la capacité d'adsorber le reste l'échantillon après migration le long des différents type de membranes) . Le montage dans les cassettes est réalisé après découpage sous forme de bandelette.
Les échantillons testés sont des échantillons HIV positifs bien caractérisés. L' échantillons négatif testé correspond à un pool de sérum négatif en provenance de l'Etablissement Français du Sang (EFS) de la région Rhône-Alpes .
La lecture est réalisée visuellement à l'aide d'une carte de lecture qui permet d'attribuer des intensités de signal selon l'intensité de la couleur bleue observée.
Cette carte est graduée de Ll à LIO. Un échantillon est considéré positif si une couleur bleue apparaît avec une intensité correspondant au minimum à L4 de l'échelle de lecture.
Les lignes de contrôle ont été préparées par écrasement de chaque membrane à différentes force d'écrasement au niveau de la zone de contrôle 6, comme indiqué dans le tableau 2 ci-dessous, à l'aide d'un cylindre de 1,2 mm.
Les résultats sont présentés dans le tableau 2 ci-dessous :
Tableau 2
* : échantillon négatif
** : échantillon positif
Les résultats montrent que dans le cas d'un échantillon négatif, seul le contrôle positif est détecté, au niveau de la ligne contrôle : une
intensité de couleur forte (L7,L8) quelque soit le type de membrane utilisée. Ces résultats permettent de confirmer que l'absence de signal au niveau de la ligne test 5 est liée à la négativité de l'échantillon et non à un défaut fonctionnel de la cassette utilisée pour le dosage. Dans le cas d'un échantillon positif, la ligne test et la ligne de contrôle sont visualisées avec une intensité de couleur forte, ce qui signifie que les anticorps présents dans l'échantillon ont bien été capturés par les peptides liés aux particules de latex bleues (particules de latex fonctionnalisées) pour former un complexe marqué qui a ensuite été immobilisé avec les peptides de capture au niveau de la ligne test 5 et que l'excès de particules de latex fonctionnalisées a bien été stoppé au niveau de la zone de contrôle 6, confirmant la fonctionnalité de la cassette.
Exemple 2 : Préparation de la ligne de contrôle par écrasement sur le support .
Le dispositif a été préparé selon le protocole décrit dans l'exemple 1. La seule différence consiste en ce que les lignes de contrôle ont été préparées par écrasement du support à une force d'écrasement de 40 newtons au niveau de la zone de contrôle 6, à l'aide d'un cylindre de 0,6 mm. L'écrasement a été effectué après assemblage des membranes et du support dans la face externe du support entraînant une déformation de la membrane dans sa face en contact avec le support.
Un échantillons négatif correspond à un pool de sérum négatif en provenance de l'Etablissement Français du Sang (EFS) de la région Rhône-Alpes a été passé sur chaque membrane pour valider ce mode de réalisation de l'invention.
La lecture est réalisée visuellement à l'aide d'une carte de lecture qui permet d'attribuer des intensités de signal selon l'intensité de la couleur bleue observée comme décrit dans l'exemple 1 ci-dessus. Les résultats sont présentés dans le tableau 3 ci-dessous.
Tableau 3
Membrane A Ligne Test Ligne Contrôle
Négatif Ll L8
Membrane B Ligne Test Ligne Contrôle
Négatif Ll L8
Membrane B Ligne Test Ligne Contrôle
Négatif Ll L8
Les résultats ci-dessus valident ce mode de réalisation du dispositif de l'invention.