Perfectionnement. aux cycles à moteur auxiliaire. La présente invention a pour objet un perfectionnement aux cycles à moteur auxi liaire dans lesquels le pédalier, d'une part, et le moteur auxiliaire, d'autre part, sont cinématiquement reliés: à la roue arrière par un sélecteur de mouvement qui ne permet l'entraînement de cette dernière que dans le sens de la marche avant.
Le but de l'invention est de ,satisfaire aux diverses conditions mentionnées ci-après: 10 Pour rendre le fonctionnement aussi économique que possible, il- faut que le mo teur puisse être soit arrêté complètement, soit mis au ralenti, lors des descentes effectuées en roue libre.
20 Le moteur doit ensuite pouvoir être remis en marche sans que l'usager ait besoin de descendre -de machine ou de ralentir sa vitesse.
3e Pour éviter toute nécessité de renforcer la construction du cycle, et d'en augmenter ainsi le poids et le prix, il est nécessaire que les variations brusques qui peuvent se pro duire dans le couple moteur, et même l'arrêt brutal du moteur, soient pratiquement sans influence sur le cycle.
40 L'usager doit avoir la possibilité d'ajouter à chaque instant au-couple moteur celui qu'il peut développer par action sur les pédâles, en utilisant toute la gamme des vi- tesses dans le cas où le cycle comporte un changement de vitesse. 50 La transmission entre le moteur et la roue arrière du cycle doit exclure les organes d'accouplement susceptibles soit d'usure, comme les embrayages à friction, soit de se détériorer -du fait de leur fragilité,- comme les crabotages.
L'invention satisfait aux conditions ci- dessus. Elle se caractérise par une liaison cinématique permanente entre le pédalier et l'arbre moteur, dans laquelle un sélecteur de mouvement permet l'entraînement dudit arbre moteur dans le sens de la marche nor male lorsque le pédalier est actionné par l'usager en sens inverse de la marche nor male (rétropédalage).
Grâce à l'invention: 10 Pendant les descentes effectuées en roue libre, le moteur peut être arrêté ou mis au ralenti, puisque sa liaison avec la roue arrière, d'une part, et avec le pédalier, d'autre part, se trouve dans ce cas sans effet par suite de la liberté procurée par. les deux sélecteurs de mouvement.
20 La remise en marche du moteur s'ef- fectue-par rétropédalage, sans que l'usager ait à descendre du cycle ou à en réduire la vi tesse.
30 Les baisses- de régime du moteur ou même son arrêt complet sont sans aucune in fluence sur le cycle, puisque grâce aux sé lmteurs de mouvement la roue arrière con tinue à tourner à la vitesse acquise, et que le pédalier n'est ni entraîné ni- freiné.
40 L'usager a la possibilité à tout instant de pédaler dans le sens normal, pour ajouter sur la roue arrière son effort à celui du mo teur, puisque cette rotation du pédalier est sans effet dans sa liaison directe avec le moteur par suite du sélecteur de mouvement interposé dans cette liaison.
50 Enfin, il n'existe aucun organe d'ac couplement - commandé non permanent, tel du'embrayabe à friction ou crabotage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement -et schlématiquement,_ trois formes d'exécution de l'invention.
La fig. 1 est une élévation,de la première forme.
La fig. 2 est une élévation de la seconde forme.
La fig. 3 est une élévation de la troisième forme.
La fig. 4 -en est une vue partielle en plan. Dans l'exemple de l'a fig. 1, le cycle repré senté comporte, à la manière ordinaire, un pédalier 1 qui entraîne la roue arrière 21 par une chaîne 3 et un pignon à roue libre 4, un changement de vitesse tel qu'un dérailleur ou autre mécanisme susceptible de jouer le même rôle, étant éventuellement prévu- en 5.
Cet ensemble habituel,de transmission de mouvement est disposé sur le côté droit du cycle.
La liaison cinématique permanente entre le pédalier et l'arbre moteur est montée sur le côté gauche du cycle. A gauche de la roue 2 du cycle est prévu un pignon denté 6 -qui est solidarisé angulairement avec la roue 2, soit par agrafa@pe sur le rayonnage, soit par clavetage sur<B>lé</B> moyeu de cette roue. Ce pignon denté 6 est relié, par une chaîne 7, à un pignon 8 ou pignon d'entraînement monté à roue libre sur l'axe de sortie du mo teur.
Le moteur est fixé par une tôle-support 9 sur l'axe fixe 10 du moyeu et sur le tube inférieur gauche 11 du .cadre. La roue libre du pignon 8 d'entraînement permet à la roue 2 de la bicyclette de tourner lorsque la vitesse du moteur est insuffisante ou lorsque celui-ci est arrêté:
Sur ce même arbre de sortie du moteur, et à côté du premier pibanon 8, est monté un deuxième pignon 12 ou pignon de lancement dont le nombre de dents peut être différent de celui du pignon 8.
Le pignon 12; de lancement est monté lui aussi à roue libre, mais le sens de sélection de mouvement de cette roue libre est inverse @d\é celui de la roue libre du pAgpon 8, de façon que le pignon 12 puisse faire tourner le. moteur, mais qu'il ne .soit -pars entraîné par lui.
Deux pignons 13 et 14 sont calés angu- la.irement sur un arbre commun 15, touril- lonné dans un support 16 fixe, d'une manière amovible, sur les deux tubes inférieurs 11,du cadre du cycle et un peu en arrière du péda lier. Le pignon 13 est situé du côté droit et engrène avec le brin inférieur de la chaîne 3 du pédalier;
il transmet son mouvement de rotation au pignon 14 situé dû côté gauche et qui, par une chaîne à rouleaux 17,-entraîne à son tour le pignon 12 de lancement.
Le fonctionnement et l'utilisation ,du cycle à moteur auxiliaire dont le montage vient d'être décrit sont les suivants: Pour mettre le moteur en marche, le cycliste pédale en sens inverse du sens nor mal de manière à effectuer un rétropédalage.
Cette action de rétropédalage, qui peut être effectue en partant du repos, mais qui a lieu -de préférence pendant la marelle en roue libre du cycle, fait tourner en roue libre le pignon arrière 4 de la roue 2 du cycle, mais elle entraîne positivement, par l'inter médiaire de l'arbre 15 -et de- la chaîne 17, le pignon 12 de lancement du moteur -qui entraîne et lance celui-ci.
Dès que le moteur atteint son régime de marèhe, la roue 2- du cycle est entraînée uniquement par le pignon d'entraînement 8, le pignon 12 de lancement tournant en roue libre.
Si, dans une àes,cente, le cycliste arrête son moteur pour- économiser de l'essence, ou si, pour une cause fortuite, celui-ci cale brusquement, la bicyclette continue à rouler normalement sur sa lancée, le pignon d'en traînement 8- tournant en roue libre.
Pour soulager le moteur dans une côte ou pour augmenter l'a vitesse en plat, le cycliste peut pédaler dans: le sens normal; le :couple qu'il développe ainsi sur la roue correspond à l'appoint qu'il est nécessaire de fournir au moteur; dans ce cas, le pignon 4 de la chaîne normale d'entraînement agit positivement. Si le couple résistant est par trop considérable (forte rampe par exemple), il peut pédaler en sens inverse;
le pignon normal 4 fait roue libre, mais le pignon 12 & lancement du moteur, par le renvoi intermédiaire 15, et avec une grande démultiplication, permet d'apporter au moteur un couple d'appoint plus élevé. Le cycliste bénéficie alors de la plus grande course motrice des jambes .sur le pé dalier, procurée par le rétropédalaige, comme il est bien connu.
Enfin, -en cas, :d'avarie du moteur auxi liaire, le .cycliste peut continuer à rouler en pédalant normalement sans avoir à entraîner son moteur, celui-ci étant découplé par la roue libre du pignon 8 d'entraînement.
Dans l'exemple -de la fig. 2, deux pignons 13 et 14 sont :calés sur un arbre :commun 15 tourillonné dans un support 16 fixé d'une manière amovible sur les deux tubes infé rieurs 11 du cadre du cycle et un peu en arrière du pédalier.
Le pignon 13 est situé du côté droit et il comporte une denture à rouleaux qui engrène directement avec la roue 1 de pédalier; il transmet son mouvement ,de rotation au pignon 14 situé du côté gauche et qui, par une chaîne à rouleaux 17, entraîne à :son tour le pignon 12. de lancement.
Le fonctionnement et l'utilisation du cycle ainsi :constitué sont les .mêmes que précédem- ment.
La seule différence constructive consiste en ce que le pignon I3, au lieu d'être entraîné par la chaîne 3, avec laquelle il engrène extérieurement dans, le cas de la fig. 1 est, dans la fig. 21, entraîné directement par la roue 1 de pédalier.
La forme d'exécution des f@g). 3 et 4 re pose sur la remarque suivante: Lorsque le dispositif :de rédaction .de vi tesse du moteur nécessite l'emploi d'un relais d'engrenage intermédiaire, il est avantageux d'utiliser celui-ci pour porter le pignon de lancement. Les deux roues libres: d'entraîne ment 8 et de lancement 12 ne sont alors plus accolées, mais décalées et portées par des arbres différents.
Dans cette forme d'exécution, l'ensemble habituel de transmission de mouvement, dis posé sur le côté droit du cycle et comprenant pédalier, chaîne, pignon à roue libre, change ment de vitesse tel que :dérailleur, subsiste sans modification ainsi que le pignon denté 6 qui est solidarisé avec la roue 2, par les moyens précédemment prévus. Ce pignon denté 6 est relié par une chaîne 7 à un pignon d'entraînement 8 monté à roue libre sur l'axe de sortie du moteur.
Un galet tendeur 18 assure la tension cor recte de la chaîne.
L'axe -de manivelle appartenant normale ment au cycle porte une pièce de mallonge 19 sur laquelle est fixée une :deuxième roue de pédalier 2:0, disposée sur le côté gauche :du cadre. La manivelle igiauche 21 est figée à la manière habituelle sur la pièce de rallonge. Une chaîne 17 relie la roue 210, au pignon de lancement 12-, monté comme précédemment à roue libre, avec un sens de sélection de mou vement inverse de celui .de l'a roue libre du pignon 8.
Ce pignon 1-2: est :claveté sur l'arbre intermédiaire -du train d''engrenage démulti plicateur du moteur; il peut donc faire tour ner le moteur à une vitesse suffisante pour le lancement, compatible avec le mouvement des jambes du cycliste, et :cela sans que le cycliste puisse être entraîné par lui.
Cette disposition supprime le relais constitué par les pignons 13. et 14, l'arbre 15 et le support 16 qui était nécessaire dans, les exemples pré cédents.
Le moteur est porté par une tôle-support 9, articulée sur l'axe fixe 10 du moyeu de la roue, ,une bielle oblique de haubanage 22 ,est boulonnée sur le raccord du pédalier par un collier ou avec tout autre moyen. Cette bielle peut être pourvue :d'un dispositif élasti clue dans le but d'amortir les réactions du moteur.