EMBALLAGE COMPRENANT UN RECIPIENT EN MATIERE PLASTIQUE OBTURE PAR UN OPERCULE PELABLE THERMOSCELLEE AUDIT RECIPIENT
DOMAINE DE L'INVENTION
L'invention concerne le domaine des emballages comprenant des pots ou récipients en matière plastique contenant généralement des produits laitiers frais, typiquement des yaourts, obturés par des opercules.
ETAT DE LA TECHNIQUE
Ces opercules sont formés en un matériau multicouche souple comprenant une couche de scellage et apte à être scellé, typiquement par therrnoscellage, sur une plage de scellage d'un pot ou récipient en matière plastique, en vue de l'obturer. Cette plage de scellage délimite une ouverture de remplissage et de prélèvement, et les opercules, une fois thermoscellés sur la plage du pot, peuvent être séparés du pot par pelage. Ces opercules peuvent soit former des opercules prédécoupés, soit constituer une feuille d'operculage.
Généralement, pour un type d'emballage connu contenant des denrées alimentaires comme le yaourt et d'autres aliments à durée de conservation limitée, ceux-ci sont versés dans des pots ou récipients en matière plastique qui sont ensuite operculés avec un opercule en une feuille d'aluminium ou en une feuille composite papier/PET pelable de la plage du récipient. Les opercules se composent d'une couche de laque qui produit, lors du scellage à chaud des opercules, l'adhérence de l'opercule sur le récipient nécessaire pour une fermeture exempte de germes. Lors du pelage de l'opercule de la plage du récipient, la séparation se produit à l'interface entre l'agent de scellage et le
substrat du récipient sous forme d'un pelage adhésif entre l'opercule laqué et la plage du récipient.
PROBLEMES POSES
Un inconvénient des opercules usuels aujourd'hui est qu'ils se déchirent souvent pendant le pelage lors de l'ouverture des emballages et qu'ils ne se détachent dès lors que partiellement de la plage. De plus, il existe un risque, si les conditions de scellage ne sont pas optimales, notamment dans les conditions industrielles de scellage, que l'adhérence à la surface limite entre la couche de scellage de l'opercule et le substrat de la plage de scellage soit tellement faible qu'il puisse se produire, déjà lors du transport, une séparation locale de l'opercule et de la plage du pot dans la région de scellage et ainsi une ouverture imprévue et dans certains cas même indétectable de l'emballage, de sorte que la durée de conservation du contenu ne soit plus garantie.
L'invention a pour objet de procurer des opercules, sous forme de feuilles d'operculages en bobine ou sous forme de piles d'opercules prédécoupés, qui ne présentent pas les inconvénients précités des opercules en feuille d'aluminium ou en matériau multicouche composite papier/PET utilisés actuellement et comprenant une couche de laque de scellage.
En outre, l'invention a pour objet des opercules économiques à fabriquer et conformes aux directives actuelles de respect de l'environnement pour les matériaux d'emballage.
DESCRIPTION DE L'INVENTION
Selon l'invention, l'emballage comprend un récipient en matière plastique doté d'une plage délimitant une ouverture de remplissage et de prélèvement, ledit récipient contenant un produit, typiquement un produit alimentaire, et un opercule d'une feuille souple d'operculage scellé par thermoscellage sur la plage du récipient à l'aide d'une couche de scellage et détachable de celui-ci par pelage, ledit opercule étant solidarisé à ladite plage dudit récipient par un cordon de scellage, et est caractérisé en ce que :
a) la feuille d'operculage comprend une feuille de support et une couche extradée ou une couche coextrudée en matière plastique, ladite couche extradée formant ladite couche de scellage, ladite couche coextradée comprenant une couche formant ladite couche de scellage, b) ladite couche extradée ou coextradée est formée en un matériau choisi de manière à adhérer, par sa face extérieure, à ladite feuille de support, et par sa face intérieure, à ladite plage durant ledit thermoscellage, c) et en ce que, ladite couche extradée ou coextrudée présente une épaisseur Ec choisie de manière à ce que ledit pelage de l'opercule entraîne une rupture cohésive de la couche extradée ou coextrudée.
Les opercules selon l'invention qui comprennent la combinaison des moyens a) à c) précédente résolvent les problèmes posés. En effet, d'une part, la demanderesse a eu la surprise de constater qu'il était possible d'avoir une couche extradée assurant la fonction de couche de scellage, et contribuant de manière importante à l'épaisseur de l'opercule, ainsi qu'à sa tenue ou à sa "main", c'est-à-dire à l'impression ressentie par le consommateur lors de la préhension manuelle du rebord de l'opercule en vue l'ouverture de l'emballage obturé. D'autre part, elle a pu observer à la fois la facilité d'ouverture par pelage de l'opercule et la stabilité de la force de pelage, sans doute grâce à la rupture cohésive de la couche extradée ou coextrudée, ainsi que la relative grande latitude ou tolérance des conditions d'operculage, ce qui est très important dans la pratique. En effet, elle a pu observer que les opercules selon l'invention, sans doute grâce à une épaisseur de couche extradée relativement grande, assuraient à la fois, une grande stabilité de la force de pelage et surtout une faible sensibilité de l'étanchéité finale des récipients aux conditions de thermoscellage. En effet, notamment dans le cas où les opercules forment une feuille d'opercules de grande largeur, typiquement supérieure à 300 mm, il peut y avoir des différences locales de pression des mors de thermoscellage, dans le sens de la largeur de la feuille d'operculage. Ainsi, il est apparu que la qualité de scellage de la couche extradée ou coextrudée était indépendante de la profondeur de la rainure annulaire formée par la pression exercée par un outil de scellage lors du thermoscellage.
Par ailleurs, ces opercules sont de fabrication économique compte tenu du fait qu'une part importante de l'opercule est constituée par une couche extradée ou coextrudée, de sorte qu'au moins la majeure partie de l'opercule est une couche extradée ou coextrudée formée à partir d'une matière thermoplastique sous la forme la moins élaborée qui soit, à savoir sous forme de granulés.
Par "rupture cohésive de la couche extradée ou coextrudée", on entend que, lors de l'enlèvement par pelage d'un opercule fabriqué avec la feuille d'opercule conforme à l'invention et scellé contre la plage de l'ouverture d'un récipient ou contenant en matière plastique, la séparation des matières se produit à l'intérieur de la couche extradée ou coextrudée, une partie de la couche extradée restant sur la plage de scellage du récipient et une autre partie sur la feuille de support de l'opercule.
La structure de la couche extradée ou coextradée est choisie en fonction de la matière plastique utilisée pour la feuille de support et de la matière du récipient. En effet, l'adhérence entre la feuille de support et la couche extradée ou coextradée d'une part, et entre la couche extradée ou coextradée et le récipient d'autre part; après le scellage de* l'opercule sur la plage du récipient, doit être plus grande au moins dans les parties de la région de scellage déterminantes pour l'étanchéité du scellage que l'adhérence cohésive à l'intérieur de la couche extradée ou coextradée, de manière à avoir une rupture cohésive de la couche extradée. En outre, la structure en couches de la couche extradée ou coextradée est choisie en fonction des propriétés désirées pour l'opercule.
DESCRIPTION DES FIGURES
La figure 1 est une vue en perspective d'une pluralité d'emballages (1) comprenant quatre contenants ou récipients (10) en matière plastique obturés par des opercules (16) scellés et formés en une feuille d'operculage (17). Sur un des récipients (10), en bas à gauche, le pelage d'un opercule (16) a été amorcé en tirant manuellement sur un coin de
l'opercule ou patte d'arrachement (19). Sur un autre des récipients (10), en bas à droite, l'opercule (16) a été enlevé partiellement sur une partie du récipient (10) où la trace de scellage (183) du cordon de scellage (18) a été représentée, l'opercule (16) étant présent sur l'autre partie où le cordon de scellage (18) a été représenté.
La figure 2 montre, en vue agrandie et dans un plan vertical I-I perpendiculaire au plan de l'opercule, une coupe du cordon de scellage (18) d'un emballage (1) de la Fig. 1, comprenant un opercule (16) constitué d'une feuille support (20) et d'une couche extradée (22') formant ladite couche de scellage (38') ou d'une couche coextrudée (22)
1 comprenant ladite couche de scellage (38), les différentes couches de ladite couche coextrudée (22) n'ayant pas été représentées distinctes les unes des autres.
La Fig. 3 représente une coupe transversale d'une modalité d'une couche coextrudée (22) comprenant trois couches (34), (36) et (38), alors que la figure 4 représente une coupe transversale d'une autre modalité de couche coextrudée comprenant deux couches (34) et (38). Afin de ne pas surcharger la figure, la couche (36) n'a pas été hachurée.
La figure 5 illustre schématiquement en coupe transversale analogue à celle de la figure 3, la fabrication d'une feuille d'operculage (17) par approvisionnement d'une feuille de support (20) et co-extrasion d'une couche (22).
Sur cette figure, les couches (21) et (40) n'ont pas été hachurées.
La figure 6, analogue à la partie droite de la figure 5, représente une modalité de feuille d'operculage (17) dans laquelle la couche co-extrudée (22) est assemblée à une feuille de support (20) comprenant extérieurement successivement : une couche de primaire d'accrochage (39), une impression (41) et une couche de vernis de sur-impression (42). Sur cette figure, les couches (39), (40) et (42) n'ont pas été hachurées.
La figure 7 est une vue en perspective d'une bobine de feuille d'operculage (17).
La figure 8 représente, à sa partie haute, une vue en coupe transversale d'une pile (17') d'opercules prédécoupés (16'), et à sa partie basse, une vue de dessus d'un opercule prédécoupé (16') imprimé.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
Selon l'invention, la feuille de support (20) peut être une feuille de matière plastique. Par "feuille de support", on entend ici la feuille qui est revêtue sur une face avec la couche extradée (22') coextrudée (22). Cependant, la feuille de support, quoique de préférence composée de matière plastique, peut aussi comprendre une feuille de papier et/ou d'aluminium. Ainsi, d'autres couches de matière plastique, d'aluminium ou de papier, éventuellement imprimées et pourvues d'une laque de protection, peuvent être disposées sur l'autre face de ladite feuille de support (20).
Ladite feuille de matière plastique peut être en une matière plastique choisie parmi : un polyester, en particulier le polyéthylène de téréphtalate (PET), une polyoléfïne, en particulier un polypropylènè* (PP), un polyamide (PA) ou un copolymère cyclo- oléfïnique (COC). Ladite feuille de support (20) peut être recouverte sur une de ses faces intérieure ou extérieure, par une couche de métallisation (21) ou une couche d'un matériau barrière, notamment à la vapeur d'eau, à l'oxygène ou aux rayonnement UV. Typiquement, ladite couche de métallisation (21) peut recouvrir ladite face extérieure de ladite feuille de support (20), comme représenté sur la figure 5. Ladite feuille de support (20) peut être obtenue soit à partir d'un film en ladite matière plastique approvisionné en bobine, soit éventuellement par une seconde extrusion ou coextrusion à partir de ladite matière plastique approvisionnée sous forme de granulés. Quelle que soit la modalité d'obtention de ladite feuille de support, ladite feuille de support et/ou ladite couche de métallisation peut comprendre, sur au moins une de ses faces, une couche d'un primaire d'accrochage (39, 40).
L'épaisseur de la feuille de support (20) se situe en général entre environ 7 et 200 μm et dépend de la grandeur et du poids du contenu du récipient à fermer.
Selon l'invention, ladite couche extradée (22') ou coextrudée (22) peut présenter une épaisseur Ec allant de 5 μm à 80 μm, et typiquement de 15 μm à 60 μm.
Selon le type d'opercule, ladite couche extradée (22') ou coextradée (22) peut présenter une épaisseur Ec allant de 25 μm à 40 μm, et typiquement une épaisseur allant de 30 μm à 35 μm.
( Comme illustré sur la figure 3, la couche coextradée (22) peut comprendre trois couches et présenter une couche d'adhésif (34) assemblée à la feuille de support (20), une couche intermédiaire (36) et une couche de scellage (38) assemblée à la plage (12) du récipient
(10).
Cependant, comme illustré sur la figure 2, la couche coextradée (22) peut comprendre deux couches et présenter une couche d'adhésif (34) assemblée à la feuille de support (20) et une couche de scellage (38) assemblée à la plage (12) du récipient (10).
"* ' La couche d'adhésif (34)" peut contenir " au * moins un 'des composants* suivants: copolymères et/ou copolymères greffés et/ou terpolymères comprenant des groupements acides ou des ionomères, PE métallocène, PE linéaire, copolymères d'EVA, copolymères d'EMA, copolymères d'EEA, copolymères d'EBA, des mélanges de ces composants ou d'une polyoléfine avec une résine tackifiante.
Ladite couche d'adhésif (34) peut présenter une épaisseur allant de 2 μm à 10 μm.
Ladite couche de scellage (38) peut contenir au moins un des composants suivants : copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle (EVA), copolymère d'éthylène et d'acrylate de méthyle (EMA), copolymère d'éthylène et d'acrylate de butyle (EBA), copolymère d'éthylène et d'acrylate d'éthyle (EEA), des terpolymères avec des monomères d'α- oléfines comprenant des esters.
Ladite couche de scellage peut comprendre au moins un desdits composants et au moins une résine tackifiante.
δ
Ladite couche de scellage peut présenter une épaisseur allant de 5 μm à 70 μm, et typiquement de 10 μm à 30 μm.
Ladite couche intermédiaire (36) peut contenir au moins un des composants suivants : polyamide (PA), polymère et copolymère de cyclo-oléfine (COC)5 homo- et copolymères de polyoléfines avec ou sans charges minérales ou organiques. La couche intermédiaire (36) peut comprendre une charge minérale telle que, par exemple, du talc, à une teneur pondérale allant typiquement de 5 % à 30 %, de manière à favoriser la rupture cohésive de ladite couche intermédiaire lors de l'ouverture dudit emballage.
De même, ladite couche de scellage (38, 38') peut comprendre une charge minérale ou organique, par exemple du talc, à une teneur pondérale allant typiquement de 5 % à 30
%, de manière à favoriser la rupture cohésive de ladite couche de scellage lors de l'ouverture dudit emballage.
Ladite couche intermédiaire (36) peut présenter une épaisseur allant de 2 μm à 40 μm.
Selon l'invention, le récipient (10) peut être en un matériau choisi parmi : un polystyrène (PS), un polyester (PET), une polyoléfine, en particulier le polyéthylène (PE) ou le polypropylène (PP), le polymère de chlore de vinyle (PVC).
Ledit opercule (16) est typiquement un opercule imprimé, un motif imprimé (41) pouvant être formé sur une face externe de ladite feuille support (20) ou de ladite couche de métallisation (21) ou de ladite couche primaire d'accrochage (39). Dans ce cas, un vernis de sur-impression (42) peut recouvrir ledit motif imprimé (41).
Ladite feuille d'opercule (17) dudit opercule (16) peut présenter une épaisseur allant de 10 μm à 90 μm, ladite feuille de support (20) présentant une épaisseur Es et ladite couche coextrudée (22) présentant une épaisseur Ec telle que le rapport Ec/Es soit au moins égal à 1, et soit typiquement compris entre 2 et 4.
Comme illustré sur la figure 2, ledit cordon de scellage (18), formé lors dudit thermoscellage par un outil de scellage (24), peut comprendre une partie centrale annulaire affaissée (180) bordée par deux bourrelets périphériques (181, 182), un
bourrelet intérieur (181) et un bourrelet extérieur (182), lesdits bourrelets périphériques (181, 182) comprenant une sur-épaisseur t1 de ladite couche coextrudée (22), ladite sur¬ épaisseur étant au moins égale à 1,5.Ec.
Un autre objet de l'invention est constitué par un opercule (16) destiné à obtenir, par thermocellage sur ledit récipient (10), ledit emballage (1) selon l'invention, ledit opercule (16) étant une partie de ladite feuille d'operculage (17) ou un opercule prédécoupé (16') d'une pile (17') d'opercules prédécoupés dans ladite feuille d'operculage (17).
EXEMPLES DE REALISATION
Les figures 1 à 8 illustrent des exemples de réalisation de l'invention.
On a fabriqué des emballages (1) selon la figure 1.
La Fig. 1 montre une disposition avec de quatre pots ou récipients en matière plastique (10) pour l'emballage de produits frais, par exemple de yaourt. Dans l'exemple illustré, quatre pots (10) sont assemblés les uns aux autres. Chaque pot (10) présente une plage de scellage (12) entourant une ouverture (14) recouverte par un opercule (16) d'une feuille d'operculage (17). La feuille d'opercule 17 est scellée sur la plage de scellage (12) selon un cordon de scellage (18), cordon (18) qui n'a été représenté qu'en bas et à droite de la figure 1. Le pelage de l'opercule (16), comme illustré en bas et à gauche de la figure 1 par une flèche (44) symbolisant un effort manuel de pelage, donne accès à l'ouverture (14) du pot et permet de prélever tout ou partie du contenu du pot.
Les pots individuels (10) sont assemblés par la plage de scellage (12) en formant une pluralité de pots obturés, après remplissage, par une feuille d'operculage (17) formant une pluralité d'opercules (16). Pour séparer les pots (10), il est prévu des arêtes de bord communes, qui peuvent être aisément séparées à la main le long de lignes d'affaiblissement marquées ou coupées dans la plage de scellage (12). En recouvrement
de ces lignes d'affaiblissement, la feuille d'operculage (17) est également découpée en opercules individuels (16), de sorte chaque opercule (16) peut être enlevé individuellement. Chaque opercule (16) est ainsi appliqué librement sur la plage de scellage (12) du pot (10) et scellé selon le cordon de scellage (18), de sorte qu'à l'extérieur de ce cordon de scellage (18), l'emballage (1) comprend une patte d'arrachement 19 à chacun des quatre coins de la plage de scellage (12) de chaque pot (10).
La Fig. 2 montre les déplacements ou fluage de matière qui se produisent lors du scellage de la feuille d'operculage (17) ou de l'opercule (16) sur la plage de scellage (12) du pot (10) de la figure 1. Sur cette même figure a été également représenté le tracé de la déchirure - notée de Sl à S5 - à travers le cordon de scellage (18) lors du pelage de l'opercule (16) quand s'exerce un effort manuel de pelage (44) sur un coin de l'opercule pour le séparer de la plage de scellage (12). Compte tenu de la température élevée de l'outil de scellage (24) appliqué sur la feuille d'operculage (17) et sur la plage de scellage (12) du pot (10) sous-jacent, outil comprenant typiquement un mors de scellage comme indiqué en traits interrompus dans
" la figuré % les" matières se ramollisseht'dàns là" zone de scellâgeVet la pression exercée" par l'outil de scellage (24) sur l'opercule (16) conduit à la formation d'un cordon de scellage (18) ayant, dans le cas des pots de la figure 1 et dans le plan de l'opercule (16), la forme d'un carré à coins arrondis.
En coupe transversale, le cordon de scellage (18) comprend une partie centrale annulaire affaissée (180) bordée par deux bourrelets périphériques (181, 182), un bourrelet intérieur (181) et un bourrelet extérieur (182), lesdits bourrelets périphériques (181, 182) comprenant une sur-épaisseur t' de ladite couche coextrudée (22), ladite sur¬ épaisseur étant au moins égale à 1,5.Ec.
En ce qui concerne la plage de scellage (12) du pot (10), elle comprend une rainure annulaire (26), de profondeur t, correspondant à la partie centrale annulaire affaissée (180), et deux anneaux de scellage (28) et (29) correspondants aux bourrelets périphériques (181) et (182) du cordon de scellage (18). En effet, la matière refoulée par la formation de la rainure (26) conduit donc à la formation d'anneaux de scellage (28) et
(29) de part et d'autre de la rainure (26). En faisant varier les conditions de scellage, on peut faire varier la profondeur t des anneaux de scellage (28) et (29), qui peut aller typiquement de 0,1 mm à 1 mm, tout en conservant l'étanchéité du scellage. En ce qui concerne la feuille d'operculage (17) ou l'opercule (16), sous la pression de l'outil de scellage (24), la couche coextrudée (22) est refoulée en grande partie hors de la rainure (26) dans la plage de scellage (12) du pot (10), de sorte qu'il se forme une partie centrale annulaire amincie (32) correspondant sensiblement à ladite partie centrale annulaire affaissée (180) du cordon de scellage (18), et qu'il se forme des bourrelets annulaires concentriques (30) et (31) d'épaisseur t' supérieure à l'épaisseur Ec de la couche coextrudée (22), au-dessus des anneaux de scellage (28) et (29).
Le cordon de scellage (18) présente ainsi, notamment grâce à ces déplacements de matière, une forte adhérence à la fois entre la feuille de support (20) et la couche coextrudée (22), et entre la couche coextrudée (22) et la plage (12) du pot ou récipient (10), ce qui conduit à une haute étanchéité du cordon de scellage (18), notamment dans les régions de scellage correspondant aux repères Sl à S 5 de la figure 2.
Lors du pelage de la feuille d'operculage (17) ou de l'opercule (16) par un effort manuel (44)" tendant à' séparer l'opërcûle de la plage de scellage (12) du pot (10) de la figure 1, il" apparaît une déchirure (33) d'abord dans la région Sl dans la couche coextrudée (22), typiquement dans la couche de scellage (38), déchirure qui se propage alors, de la région Sl à la région S5, jusqu'à la séparation complète de l'opercule (16), sous la forme d'une rupture cohésive.
En effet, les caractéristiques mécaniques de la feuille de support (20), notamment la dureté des matériaux, sont supérieures à celles de la couche coextrudée (22), de sorte que la déchirure (33) se propage dans l'épaisseur de la couche coextrudée (22).
Dans l'exemple représenté, la feuille d'operculage (17) présente par exemple une couche de support (20) de 12 μm en polyéthylène téréphtalate (PET) avec une couche coextrudée (22) avec un grammage de 30 g/m2 et le pot ou récipient (10) se compose de polystyrène (PS). La feuille de support (20) peut par exemple encore être imprimée et être pourvue d'une laque de protection avec un grammage de 1 g/m2.
Pour former l'emballage (1), on a fabriqué une feuille d'operculage (17) comprenant la couche extradée (22') formant ladite couche de scellage (38') selon la figure 2. Pour former l'emballage (1), on a également fabriqué une feuille d'operculage (17) comprenant la couche coextrudée (22) selon la figure 3. Cette couche coextrudée (22) comprend trois couches : une couche adhésive (34), une couche intermédiaire (36) et une couche de scellage (38).
On a aussi fabriqué une feuille d'operculage (17) comprenant la couche coextrudée (22) selon la figure 4. Cette couche coextrudée (22) comprend trois couches : une couche adhésive 34 et une couche de scellage 38.
On a aussi fabriqué une feuille d'operculage (17) comme illustré schématiquement sur la figure 5 : on a approvisionné une feuille de support (20) comprenant une couche extérieure de métallisation (21) et une couche intérieure d'un primaire d'accrochage (40) et on a co-extrudé sur cette feuille de support (20) une couche (22) comprenant une couche d'adhésif (34) destinée à adhérer à la couche de primaire d'accrochage (40), une couche intermédiaire (36) et une couche de scellage (38). On a ainsi obtenu ladite feuille d'operculage (17) représentée sur la partie droite de la figure 5.
D'une manière analogue, on a fabriqué la feuille d'operculage (17) de la figure 6. Dans cette modalité de feuille (17), la couche co-extrudée (22) - ou la couche extradée (22') - a été assemblée à une feuille de support (20) comprenant extérieurement successivement
: une couche de primaire d'accrochage (39), une impression (41) et une couche de vernis de sur-impression (42).
Quelle que soit la modalité de feuille d'operculage (17), on a obtenu une feuille d'operculage (17) sous forme d'une bobine, comme illustré sur la figure 7.
On a aussi formé une pile (17') d'opercules prédécoupés (16') à partir de la feuille d'operculage (17) en bobine de la figure 7.
AVANTAGES DE L'INVENTION
L'invention présente de grands avantages.
En effet, d'une part, les opercules (16, 16') selon l'invention peuvent être scellés sur des pots avec des cordons de scellage (18) de profondeur variable, sans que cela nuise à l'étanchéité de l'emballage (1) et à l'adhérence de l'opercule sur le pot, ce qui est très avantageux dans la pratique car cela augmente les tolérances de réglage des outils de scellage sur ligne industrielle, et cela diminue donc considérablement le taux de rebut et les risques sanitaires liés à un défaut d'étanchéité des emballages (1). D'autre part, l'invention permet d'obtenir des opercules (16, 16') ou des feuilles d'operculage (17) économiques à fabriquer dans la mesure où l'on peut avoir des opercules dont une fraction d'au moins de 50% de l'épaisseur ou d'au moins 50% de la masse correspond à une couche extradée (22') ou co-extrudée (22) formée à partir de matière plastique en granulés. Cette fraction peut être bien supérieure et atteindre 60, 70, voire 80 %. Enfin, l'invention permet d'obtenir, à partir d'une même feuille de support (20), toute une famille d'opercules (16, 16') ou feuille d'operculage (17) en faisant varier la composition de la couche extradée (22') ou coextrudée (22), de sorte qu'il est facile d'avoir une grande variété d'opercules, aux propriétés diverses, tant en ce qui concerne leur grammage, leur "main", leurs propriétés de barrière, leur adhérence et leur force de pelage ou force d'ouverture, etc....
LISTE DES REPERES
Emballage 1 Contenant ou Récipient 10
Plage de thermoscellage de 10 12
Ouverture de remplissage de 10 14
Opercule 16
Opercule prédécoupé 16' Feuille d'operculage 17
Pile d'opercules prédécoupés 17'
Cordon de scellage 18
Partie centrale affaissée 180
Bourrelet intérieur 181
Bourrelet extérieur 182 Trace de 18 sur 12 183
Patte d'arrachement 19
Feuille de support 20
Couche de métallisation 21
Couche co'extrudée 22 Couche extradée 22'
Outil de scellage 24
Rainure annulaire de 12 26
Bourrelets annulaires de 12 28, 29
Surépaisseurs annulaires de 22 30, 31 Partie centrale annulaire amincie de 22 32
Déchirure de 18 33
Couche d'adhésif de 22. : 34
Couche intermédiaire de 22." ......".1........." ~* " 36"
Couche de scellage de 22 38, 38' Primaire d'accrochage de 20 ou 21 (externe) ... 39
Primaire d'accrochage de 20 ou 21 (interne).. 40
Impression 41
Vernis de sur-impression 42
Effort manuel de pelage 44