Domaine technique
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L'invention se rapporte au domaine de l'assèchement (ou déshumidification) d'un complexe d'isolation-étanchéité après sinistre tel qu'un dégât des eaux ou une inondation.
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Elle concerne plus particulièrement un insert d'insufflation et/ou d'extraction aéraulique, ainsi qu'un système d'assèchement d'un complexe d'isolation-étanchéité et ainsi également qu'un procédé d'assèchement d'un complexe d'isolation-étanchéité utilisant ledit insert.
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L'invention trouve des applications, notamment dans l'industrie du bâtiment, et plus particulièrement dans le domaine de l'isolation thermique et/ou phonique et de l'étanchéité à l'eau des ouvrages de bâtiments. Il peut s'agir de bâtiments d'habitation individuels ou collectifs, de bâtiments industriels, agricoles ou tertiaires, et plus généralement de tous autres immeubles construits. Sont particulièrement concernées des toitures en terrasse comprenant un complexe d'isolation-étanchéité susceptible de subir un sinistre avec pénétration d'eau dans le complexe, au niveau d'une dalle de couverture du bâtiment. Mais l'invention s'applique plus généralement à d'autres ouvrages horizontaux tels que les dalles de plancher entre différents niveaux (étages) à l'intérieur d'un bâtiment, ou à des ouvrages verticaux tels que des murs doublés ou des cloisons isolées.
État de la technique antérieure
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Dans les bâtiments ayant une toiture en terrasse, par exemple, la dalle de couverture (i.e., la dalle supérieure du niveau le plus élevé) peut être recouverte d'un ou plusieurs couches de matériau d'isolation thermique (appelé "isolant" par raccourci) revêtu d'une (ou plusieurs) couche(s) de matériaux d'étanchéité destinée(s) à protéger l'isolant et éviter les infiltrations d'eau, notamment d'origine pluviale, dans la dalle sous-jacente et en définitive dans tout le bâtiment.
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Un sinistre avec pénétration d'eau est par exemple un dégât des eaux consécutif à un endommagement ou à l'usure d'un revêtement d'étanchéité qui fait perdre audit revêtement tout ou partie de son efficacité à l'encontre des eaux pluviales, ou à une inondation totale ou partielle de l'ouvrage suite à des intempéries naturelles ou à la rupture d'une canalisation d'eau (que ce soit une canalisation d'alimentation en eau sanitaire ou une canalisation d'évacuation des eaux usées ou des eaux pluviales), ou à toute autre cause similaire. La présence d'une forte concentration d'humidité dans l'isolant peut engendrer des développements de moisissure, générer de la corrosion d'éléments structurels de l'ouvrage, engendrer de la pourriture et dégrader les performances thermiques de l'isolant.
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Dans le type d'applications envisagé, un assèchement par insufflation d'air sec et extraction d'air humide est effectué pour réduire et si possible éliminer l'humidité d'un espace confiné tel qu'un plénum empli de matériau d'isolation (thermique et/ou phonique), ou le volume d'un complexe d'isolation-étanchéité. Une procédure d'assèchement peut être mise en œuvre, notamment, en vue de restituer les performances des isolants thermiques et/ou phoniques afin d'éviter la nécessité de les remplacer. La mise en œuvre consiste à introduire par endroits de l'air sec et chaud par insufflation aéraulique dans l'espace à assécher, tout en évacuant en d'autres endroits dudit espace, par extraction aéraulique, de l'air qui s'y est chargé d'humidité, et ce jusqu'à l'obtention d'un taux d'humidité résiduel dans l'air extrait qui soit conforme à un niveau d'attente déterminé.
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A ce jour, la méthodologie employée consiste à installer un appareil à air sec (déshumidificateur ou dés-hydrateur) couplé à une turbine d'insufflation. Des carottages sont alors réalisés dans le revêtement d'étanchéité puis des "inserts d'insufflation" (disponibles, par exemple, auprès de la société allemande DÖLCO) sont installés pour la durée du processus d'assèchement. Les appareils sont ensuite reliés via des gaines souples aux inserts d'insufflation. De l'air sec et chaud est alors envoyé sous pression dans le complexe d'isolation-étanchéité. Cet air se charge en humidité dans l'espace confiné dans lequel il est ainsi amené à circuler. L'air humide, c'est-à-dire l'air chargé en humidité retirée de l'isolant, est ensuite évacué par des orifices naturels ou par des évents de ventilation préalablement installés. La durée de la procédure d'assèchement est établie au jugé de l'opérateur, et est généralement de trois semaines environ. Une fois la procédure terminée, les embouts d'insufflation sont retirés et les carottages doivent être rebouchés.
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Il est souhaitable que l'insufflation et l'extraction d'air soient commandées sur la base d'informations délivrées, notamment, par des capteurs de la température, des capteurs de l'humidité et/ou des capteurs de la pression de l'air qui est insufflé et/ou de l'air qui est extrait, et si possible en fonction également de la température et de l'humidité de l'air ambiant.
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En effet, la mesure et la comparaison de différents paramètres de l'air insufflé, de l'air extrait, ainsi éventuellement que de l'air ambiant permet notamment de valider objectivement la fin de l'opération d'assèchement. Ainsi, par exemple, l'opération peut être considérée comme valablement achevée dès lors que les paramètres hydrométriques à l'intérieur du complexe d'isolation-étanchéité redeviennent conformes à des niveaux attendus, spécifiés par exemple par des normes ou réglementations applicables. La capacité de fournir une telle validation de l'achèvement du processus d'assèchement, de manière objectivement vérifiée, permet de valoriser plus facilement la prestation d'assèchement auprès des maîtres d'ouvrage, des experts techniques en bâtiments et des assureurs. On peut ainsi éviter la réfection de l'ensemble du complexe d'isolation-étanchéité.
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Malgré son coût élevé et son impact environnemental important, une réfection totale du complexe d'isolation-étanchéité est en effet généralement la règle, afin d'assurer un parfait rétablissement des performances d'origine pour l'isolation de l'ouvrage (qu'elle soit thermique et/ou acoustique), et afin de préserver l'assureur du risque d'un nouvel appel en garantie de la part du maître d'ouvrage pour les suites et conséquences d'un même sinistre.
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Récemment, le remplacement complet du complexe d'isolation-étanchéité est devenu encore plus compliqué et coûteux avec la tendance à l'installation massive d'équipements en toit-terrasse tels que des panneaux photovoltaïques et/ou à la végétalisation de ce type de toiture. En effet, le chantier de remplacement du complexe d'isolation-étanchéité doit commencer par un démontage des équipements et des aménagements installés, lesquels doivent être stockés pendant la durée de la procédure d'assèchement et être ensuite réinstallés après la fin de la procédure.
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Le document
US20160244962 A1 divulgue diverses considérations techniques pour l'assèchement de parties d'un ouvrage bâti (pièce, sol, mur, et/ou couverture) par insufflation/extraction d'air dans un plenum d'isolation. Notamment, le document divulgue l'utilisation d'inserts d'injection d'air chaud et/ou sec et d'inserts d'extraction d'air humide qui sont mis en place à travers un revêtement d'étanchéité pour procéder aux opérations de déshumidification du plénum. Il est également divulgué une commande de moyens d'insufflation/extraction d'air sur la base d'informations délivrées par des capteurs (température, humidité et/ou pression) de l'air insufflé, de l'air extrait et/ou de l'air ambiant. Il est en outre enseigné que l'intégrité du plénum d'isolation peut être préservée en privilégiant une extraction d'air humide par création d'une dépression dans une tubulure d'extraction, plutôt qu'une surpression dans le plénum dans lequel de l'air chaud et/ou sec est injecté. Les inserts aérauliques divulgués comprennent chacun un embout fileté à visser, soit avec une rondelle écrou qui vient pincer par le dessous une couche de couverture du plénum, soit directement dans le complexe d'étanchéité. Enfin, le document enseigne que, à l'issue de l'opération de séchage, l'insert d'injection et l'insert d'extraction peuvent être utilisés pour rendre étanche les trous qui ont été pratiqués dans le revêtement d'étanchéité et dans lesquels lesdits inserts ont été placés. Il est ainsi indiqué que l'étanchéité peut être rétablie en utilisant un matériau liquide de comblement qui peut commencer à se solidifier durant la traversée de l'insert, au lieu de s'écouler directement et de se répandre inefficacement dans le plénum avant de se solidifier.
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Un inconvénient des inserts d'insufflation ou d'extraction d'air qui sont divulgués dans ce document est qu'ils présentent eux-mêmes une mauvaise étanchéité au niveau de l'interface avec le complexe d'isolation-étanchéité, laquelle peut être à l'origine de nouvelles entrées d'eau dans le plénum durant toute l'opération d'assèchement, notamment en cas d'intempéries. Par ailleurs, l'opération évoquée ci-dessus, qu'il est proposé d'implémenter à l'issue de la procédure d'assèchement en utilisant un produit de comblement en phase liquide qui doit se solidifier pour rendre les inserts étanches et/ou boucher les trous pratiqués dans le revêtement du complexe d'isolation-étanchéité pour les besoins de la procédure d'assèchement, est délicate à mettre en œuvre et peu fiable.
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D'autres inserts aérauliques similaires sont divulgués dans le document
DE4344851 A1 et le document
EP3953535 A1 , et présentent également les mêmes inconvénients relativement à l'étanchéité du complexe à traiter, au niveau de leur point d'implantation. Le document
US2969027 A1 divulgue une technique d'assèchement par l'insufflation ou l'aspiration d'air pour provoquer un mouvement des gouttelettes d'eau dans le complexe d'étanchéité, mais pas en même temps, l'assèchement se faisant par drainage/écoulement de l'eau ainsi mobilisée dans une conduite de descente. Enfin, le document
DE202013009777 U1 divulgue la possibilité d'utiliser un dispositif de passage préinstallé à travers une étanchéité prévu d'origine pour le passage d'un câble, afin d'insuffler de l'air chaud dans une isolation présente sous un revêtement d'étanchéité de toit, dans le but de la sécher.
Exposé de l'invention
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L'invention vise à remédier au moins en partie aux inconvénients de l'art antérieur précités.
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Pour cela, l'objet de l'invention est un insert d'insufflation et/ou d'extraction aéraulique pour l'insufflation ou l'extraction d'air dans un complexe d'isolation-étanchéité d'un ouvrage bâti comprenant au moins une couche de matériau d'isolation recouverte par un revêtement d'étanchéité externe, dans le cadre d'une procédure d'assèchement dudit complexe, l'insert étant constitué uniquement par :
- une platine sensiblement plane comprenant au moins un orifice de passage d'air traversant, formé à travers la platine, par exemple sensiblement au centre de ladite platine ; et
- un manchon tubulaire avec un conduit de passage d'air s'étendant à partir d'une première face déterminée (par exemple la face supérieure) de la platine, autour et dans le prolongement de l'orifice de passage d'air sensiblement perpendiculairement au plan de la platine en s'éloignant de ladite première face de ladite platine,
dans lequel :
- la platine présente une distance minimale entre une paroi externe du manchon tubulaire au niveau de la première face de la platine, d'une part, et les bords périphériques de la platine, d'autre part (i.e., entre la paroi extérieure du manchon au niveau de l'intersection avec la face supérieure de la platine et les points les moins éloignés du pourtour / de la périphérie de la platine), de sorte que la première face de la platine est adaptée pour recevoir un revêtement d'étanchéité collé en partie sur la platine et en partie sur le revêtement d'étanchéité du complexe, à cheval sur et en recouvrement de la frontière entre ladite platine et ledit revêtement d'étanchéité au niveau desdits bords périphériques de la platine, lorsque la platine est disposée par sa seconde face, à plat sur le revêtement d'étanchéité du complexe à assécher, avec l'orifice de passage d'air venant au droit d'un trou de carottage pratiqué dans ledit revêtement afin d'exposer la couche de matériau d'isolation dudit complexe, ladite distance minimale étant par exemple définie par des spécifications techniques applicables ;
- le manchon tubulaire est terminé, à son extrémité libre opposée à l'orifice de passage d'air formé dans la platine, par un embout de raccordement aéraulique adapté pour la connexion d'une conduite de circulation d'air à l'insert aéraulique pendant le processus d'assèchement ; et,
- le manchon tubulaire comprend un bouchon de fermeture amovible associé, qui est adapté pour sceller de manière étanche le manchon afin de permettre l'abandon de l'insert aéraulique en place à l'issue du processus d'assèchement.
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Ainsi, les modes de réalisation de l'invention reposent sur une étanchéité améliorée des inserts aérauliques qui peuvent être utilisés pour l'insufflation d'air sec et l'extraction d'air humide. En effet, leur conception permet à la platine d'être partiellement recouverte, au niveau de ses bords périphériques, par un revêtement d'étanchéité conventionnel qui est appliqué après la mise en place opérationnelle de l'insert mais préalablement au démarrage la procédure d'assèchement, sous la responsabilité et avec la garantie d'un professionnel de domaine de l'étanchéité (i.e., un étancheur), dans le respect des spécifications techniques applicables. De telles spécifications sont déterminées par exemple, en France, par le Document Technique Unifié (DTU) en vigueur, à savoir le DTU 43.1 dans sa version en vigueur à la date de dépôt de la présente demande de brevet. Ce document est établi par la Commission Générale de Normalisation du Bâtiment / DTU, et est disponible auprès du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) qui assure le secrétariat de la Commission. La personne de métier appréciera que l'application d'un tel DTU, quels que soient son statut et sa nature, résulte d'un accord passé entre le maître d'ouvrage et l'entrepreneur en charge d'un marché de travaux relatif à l'ouvrage bâti en question. Dans le contexte de la mise en œuvre de l'invention, le DTU précité, ou tout autre DTU, n'engage donc que les signataires du marché d'assèchement considéré qui l'ont introduit, le cas échéant, comme une pièce du marché, lui donnant ainsi un caractère d'obligation contractuelle. Rien dans ce document n'implique une obligation de nature légale ou réglementaire d'utiliser des outils, matériels ou accessoires répondant à des prescriptions techniques particulières ayant cette nature.
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Selon un avantage, après la fin de l'exécution du processus d'assèchement, les inserts aérauliques peuvent être neutralisés du point de vue de l'étanchéité, afin d'être laissés en place (on peut dire "abandonnés") pour un réemploi ultérieur éventuel. Cette neutralisation ne nécessite pas un nouveau passage d'un étancheur, car elle consiste en la simple mise en place d'un bouchon amovible de fermeture étanche au niveau de l'embout de raccordement prévu à l'extrémité libre du manchon tubulaire de passage d'air de l'insert aéraulique. Ce bouchon de fermeture étanche est associé à l'embout de raccordement du manchon tubulaire. Dit autrement, il fait fonctionnellement partie intégrante de l'insert aéraulique, même s'il est amovible et est bien entendu ôté de l'embout de raccordement durant la procédure d'assèchement afin de permettre la connexion d'une conduite d'air sur ledit embout.
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Dans des modes de réalisation :
- l'embout de raccordement aéraulique peut être un connecteur de raccordement à cames, par exemple du type Cam-Lock™, à savoir :
- soit un connecteur mâle comme par exemple une fiche Cam-Lock™ de type A, E ou F,
- soit un connecteur femelle comme par exemple une douille Cam-Lock™ de type B, C ou D,
- et le bouchon amovible associé est alors :
- un capuchon, par exemple un capuchon Cam-lock™ de type DC, ou
- un bouchon, par exemple un bouchon Cam-lock™ de type DP, respectivement.
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Les raccords (ou coupleurs) du type Cam-Lock™ (ou Cam-Lock™), avantageusement, sont souvent en acier inoxydable et sont des raccords très utilisés dans tous types d'industries, et donc ils sont peu chers. Ils sont simples à connecter et déconnecter, sans nécessiter d'outils. Ils mettent en œuvre des connecteurs mâle et femelle à raccordement rapide, du type à rainure et à came. Un connecteur mâle comprend une fiche de raccordement Cam-lock™ de type E (pour raccord d'un tuyau à emmancher), F (à visser, avec filetage mâle) ou A (à visser, avec filetage femelle) ou F-AS (à souder) ayant une gorge annulaire. Et un connecteur femelle comprend une douille de raccordement Cam-lock™ à came est à leviers de verrouillage, de type C (pour raccord d'un tuyau à emmancher), ou B ou B-AS (à souder) ou D (à visser). L'emploi d'un joint entre les deux connecteurs mâle et femelle assure l'étanchéité du raccordement. Le joint peut être en Polytétrafluoroéthylène (PTFE, connu sous le vocable Teflon™), par exemple. Le bouchon de fermeture étanche mis en place sur l'embout de raccordement du manchon tubulaire de passage d'air à l'issue du processus d'assèchement, et qui est adapté pour sceller l'embout de raccordement à l'extrémité libre du manchon, peut alors être par exemple un capuchon Cam-Lock™ de type DC (femelle) ou par exemple un bouchon Cam-Lock™ de type DP (mâle), selon que ledit embout de raccordement est une fiche Cam-Lock™ (connecteur mâle) ou une douille Cam-Lock™ (connecteur femelle), respectivement.
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Dans des modes de réalisation, le manchon tubulaire comprend une carotte de remplissage associée amovible, en matériau isolant, qui est de forme et de dimensions adaptées pour combler le conduit de passage d'air dans le manchon tubulaire. De préférence, la carotte de remplissage est faite d'un matériau dense, comme du polystyrène extrudé (ou XPS), par exemple, facile à manipuler. La carotte peut être mise en place dans le manchon, par le haut dudit manchon, après la fin du processus d'assèchement et le désaccouplement (ou déconnexion, ou débranchement) de la conduite d'air qui était couplée (ou connectée, ou branchée) au manchon via son embout de raccordement, et avant la fermeture du manchon par le bouchon de fermeture étanche. Ainsi, les risques de création de ponts thermiques à la surface du complexe d'isolation-étanchéité sont également neutralisés. Comme le bouchon de fermeture précité, la carotte fait fonctionnellement partie intégrante de l'insert aéraulique, même si elle est amovible et est bien entendu retirée du manchon durant la procédure d'assèchement afin de permettre la circulation de l'air insufflé ou extrait à travers ledit insert.
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Dans des modes de réalisation, en outre, l'embout de raccordement aéraulique et le bouchon de fermeture étanche associé du manchon tubulaire peuvent comprendre des moyens pour recevoir ensemble un scellé de sûreté à usage unique apposé afin d'indiquer tout retrait non-autorisé dudit bouchon ensuite du processus d'assèchement. Un tel scellé peut être un câble rétractable, en résine plastique par exemple, de longueur variable, de longueur fixe ou de type cadenas. Un scellé métallique peut être réalisé avec du fil en inox ou du fil galvanisé. Ces fils peuvent être passés dans le mécanisme de verrouillage du raccord Cam-Lock™, par exemple dans des boucles prévues aux extrémités de ces leviers de telle manière que ces leviers ne peuvent être relevés pour déverrouiller le raccord san rompre le scellé. En variante il peut aussi s'agir d'un scellé à boulon, plus cher mais offrant un plus haut niveau de protection, qui est composé de deux parties métalliques conçues pour s'emboîter l'une dans l'autre par un mécanisme de verrouillage. Dans une variante plus chère encore, il peut s'agir d'un scellé électronique, généralement réutilisable, qui génère une heure, une date et un numéro unique à chaque fois que le scellé est fermé et ouvert, ces informations permettant d'enregistrer et de consigner tous les événements.
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Certains aspects préférés mais non limitatifs de ce procédé font l'objet de revendications dépendantes.
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Selon un deuxième aspect de l'invention, il est également proposé un système d'assèchement d'un complexe d'isolation-étanchéité d'un ouvrage immobilier, comprenant un ou plusieurs inserts aérauliques selon le premier aspect ci-dessus pour assurer l'insufflation d'air dans le complexe et/ou l'extraction d'air dudit complexe.
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Dans des modes de réalisation, le système d'assèchement peut comprendre en outre un ou plusieurs accessoires de raccordement,
- lesdits accessoires de raccordement étant adaptés pour le raccordement entre elles, et/ou aux inserts aérauliques, et/ou à un sous-système d'insufflation d'air sec et/ou à un sous-système d'extraction d'air humide du système, le cas échéant via une ou plusieurs nourrices du système, de conduites d'insufflation d'air sec et/ou de conduites d'extraction d'air humide du système ;
- chaque accessoire de raccordement comprenant une portion de tube droit formant un raccord droit ou plusieurs portions de tube droit non colinéaires formant un raccord en angle, ou en forme de "T" ou en forme de "U" par exemple, dont certaines portions au moins sont équipées d'une ou plusieurs prises pour l'implantation d'au moins un capteur hydrométrique du système, comme un capteur de température et/ou d'humidité par exemple, ou pour l'implantation d'au moins un manomètre ou d'un vacuomètre du système pour la mesure de paramètres de l'air circulant dans le raccord comprenant la température, l'humidité, la pression et/ou la dépression de l'air ;
- au moins un accessoire de raccordement étant terminé à l'une au moins des extrémités libres d'une des portions de tube droit, par un élément de raccordement complémentaire de l'élément de raccordement du manchon tubulaire de l'insert aéraulique.
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Des capteurs du système servent à la surveillance et au pilotage du système, qui peuvent être réalisé automatiquement, ou sous la supervision d'un opérateur à distance ou sur site. L'enregistrement des mesures effectuées au cours de la procédure d'assèchement, et leur restitution par exemple dans un rapport d'intervention édité à l'issue du processus, permettent de justifier auprès de tout tiers intéressé que l'opération d'assèchement a été efficace et que le résultat attendu a été atteint.
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Selon encore un troisième aspect, il est proposé un procédé de mise en œuvre de l'insert aéraulique selon le premier aspect de l'invention, par exemple au sein d'un système d'assèchement d'un complexe d'isolation-étanchéité selon le deuxième aspect ci-dessus.
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Le procédé peut principalement s'appliquer à des complexes d'isolation-étanchéité des toitures de bâtiments et notamment des toitures en terrasse (toits-terrasses), mais il peut aussi être utilisé pour des dalles en béton isolées à l'intérieur de bâtiments comme des dalles inter-étages. Dans toutes ces applications, le complexe d'isolation-étanchéité à traiter est sensiblement horizontal. Mais le procédé peut aussi être utilisé pour l'assèchement de complexes s'étendant sensiblement verticalement, comme certains doublages de murs ou certaines cloisons sèches. Le procédé trouve plus généralement à s'appliquer pour le séchage de parties d'un ouvrage bâti (pièce, sol, mur, et/ou couverture) et de tous autres types d'espaces confinés ayant subi des infiltrations d'eau, ou à la suite d'inondations.
Brève description des dessins
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D'autres aspects, buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description détaillée suivante de formes de réalisation préférées de celle-ci, donnée à titre d'exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés sur lesquels :
- la FIG.1 est un schéma simplifié d'un système d'assèchement ou déshumidification d'un complexe d'isolation-étanchéité sur une toiture en terrasse, dans lequel des modes de réalisation de l'insert aéraulique peuvent être mis en œuvre ;
- la FIG.2 est une vue en perspectives isométriques d'un insert aéraulique conforme à des modes de réalisation ;
- la FIG.3 est une vue de l'insert aéraulique de la FIG.2 après installation opérationnelle sur un complexe d'isolation-étanchéité comme celui montré à la FIG.1 ;
- les figures de la FIG.4A à FIG.4C sont une vue de dessous, une vue de face en coupe partielle, et une vue de dessus, respectivement, de l'insert aéraulique de la FIG.2.
- la FIG.5 est une représentation schématique, en vue de face, d'un premier accessoire du système de la FIG.1 pouvant s'utiliser en combinaison avec l'insert aéraulique de la FIG.2 ;
- la FIG.6 est une représentation schématique, en vue de face, d'un autre accessoire du système de la FIG.1 pouvant s'utiliser en combinaison avec l'insert aéraulique de la FIG.2 ;
- la FIG.7 est une représentation schématique, en vue de face, d'un coupleur à verrouillage par came (coupleur Cam-Lock™) qui peut être mis en œuvre pour le raccordement de l'insert aéraulique de la FIG.2 et des accessoires de la FIG.5 et de la FIG.6, dans un système comme montré à la FIG.1;
- la FIG.8 est une représentation schématique, (a) en vue de face, (b) en vue de dessus et (c) en vue de dessous, d'un élément de guide d'air qui peut s'utiliser en combinaison avec l'insert aéraulique selon les modes de réalisation de l'invention ;
- la FIG.9 est une vue de face d'une rallonge de l'élément de guide d'air de la FIG.8 ;
- la FIG.10 est une vue de face en coupe partielle, du guide d'air de la FIG.8 mis en place dans l'insert aéraulique de la FIG.2, une gaine souple de conduite d'air étant raccordée au manchon dudit insert ;
- la FIG.11 est un diagramme d'étapes illustrant de manière schématique une séquence d'étapes d'une mise en œuvre de l'insert aéraulique de la FIG.10, lors de la l'installation et de la mise en situation opérationnelle dudit insert aéraulique conformément à des mises en œuvre de l'invention, pour l'implémentation d'une procédure d'assèchement l'utilisant ; et,
- la FIG.12 est un diagramme d'étapes illustrant de manière schématique d'autres étapes de mises en œuvre de l'insert aéraulique, lesdites étapes étant exécutées à l'issue de la procédure d'assèchement mise en œuvre avec le système de la FIG.1 par exemple ;
- les figures de la FIG.13 à la FIG.15 sont des graphes illustrant l'évolution en fonction du temps de la valeur de paramètres hydrométriques dans le complexe d'isolation-étanchéité durant l'exécution du processus d'assèchement avec le système de la FIG.1 par exemple, en utilisant l'insert aéraulique selon des modes de réalisation de l'invention.
Description détaillée
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Sur les figures et dans la suite de la description, les mêmes références représentent des éléments identiques ou similaires. De plus, les différents éléments ne sont pas représentés à l'échelle de manière à privilégier la clarté des figures. Par ailleurs, les différents modes de réalisation et variantes ne sont pas exclusifs les uns des autres et peuvent être combinés entre eux.
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Dans ce qui suit, les termes "sensiblement", "environ", ou encore "de l'ordre de" signifient à 10% près, et de préférence à 5% près. Par ailleurs, les termes "compris entre ... et ...", ou des termes équivalents, signifient que les bornes sont incluses, sauf mention contraire explicite.
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L'air est un mélange gazeux composé d'azote (environ 78% en volume), d'oxygène (environ 21% en volume) et de traces d'autres gaz (argon, dioxyde de carbone, hydrogène, hélium, krypton, xénon). En outre, l'air contient des molécules d'eau en sustentation, sous forme de vapeur d'eau ou d'humidité. En physique, l'air ne contenant aucune trace d'humidité est appelé air sec alors que, à l'inverse un air contenant 100% d'humidité est appelé air saturé.
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L'humidité absolue (HA) d'une masse d'air représente la quantité en grammes (g) de vapeur d'eau qui est présente dans un volume d'air sec donné (à savoir 1 m3 ). Sa valeur, exprimée en g vapeur / m3 air sec, reste constante même si la température de l'air varie, tout en restant cependant supérieure à la température du point de rosée, c'est-à-dire la température à partir de laquelle la vapeur d'eau contenue dans l'air commence à se condenser dans l'air. La vapeur d'eau contenue dans une masse d'air est invisible. Mais si on sature d'humidité de l'air sec au-delà d'une certaine limite, on voit apparaître du brouillard et de la condensation, l'eau formant alors des gouttelettes en suspension dans l'air qui deviennent visibles par l'œil humain : on dit alors que l'air est saturé.
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En outre, l'humidité relative (HR) est le rapport (qui s'exprime en pourcentage, %) entre la quantité d'eau que contient l'air (humidité absolue) et la quantité maximale qu'il peut contenir pour une température donnée, et ceci avant de se condenser. Les variations de la température influencent directement l'humidité relative. Plus précisément, l'humidité relative baisse quand la température s'élève et elle augmente lorsque la température baisse.
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Un air sec au sens de la définition scientifique donnée plus haut n'existe que dans des conditions créées en laboratoire, et ne se rencontre généralement pas dans la vraie vie. En effet, sauf cas très particulier d'un climat extrêmement désertique, l'air ambiant contient toujours un peu d'humidité. C'est pourquoi, dans ce qui suit, par l'expression "air sec" utilisée en référence à de l'air insufflé dans un complexe d'isolation-étanchéité, on entend un air ayant une teneur relativement faible en humidité, par exemple un air ayant une HR inférieure à 40%.
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Enfin, on définit ici et pour la suite de la description un repère direct tridimensionnel orthogonal (X,Y,Z), où les axes X et Y forment un plan parallèle au plan principal de la surface d'une structure construite considérée, par exemple le plan horizontal pour la toiture en terrasse ou une dalle inter-étages d'un bâtiment, et où l'axe Z est orienté de manière sensiblement orthogonale audit plan principal, cet axe Z étant orienté suivant la direction de l'axe de la gravité. Dans la suite de la description, les termes "vertical" et "verticalement" s'entendent comme étant relatifs à une orientation sensiblement parallèle à l'axe Z, et les termes "horizontal" et "horizontalement" comme étant relatifs à une orientation sensiblement parallèle au plan (X,Y). Par ailleurs, les termes "dessus" et "dessous" ainsi que les termes ou expressions dérivés (comme "au-dessus" et "au-dessous", ou "par-dessus" et "par-dessous"), ainsi également que les termes "inférieur" et "supérieur", qui sont utilisés pour qualifier un élément de la structure construite considérée, s'entendent comme étant relatifs à un positionnement croissant lorsqu'on s'éloigne de la structure vers le haut, i.e., suivant la direction verticale +Z.
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Les expressions "toiture-terrasse" ou "toit-terrasse" désignent une toiture à pente nulle (inférieure à 1%) ou à pente faible (comprise entre 1% et 5%). Les toitures-terrasses peuvent, ou non, être prévues pour recevoir une circulation piétonne, éventuellement assortie d'un séjour. Généralement, la circulation piétonne est due à la présence d'appareils ou d'installations sur la toiture nécessitant des interventions humaines fréquentes (pour leur entretien, etc.). De tels appareils sont, par exemple, des dispositifs aéroréfrigérants (pour le conditionnement d'air dans des locaux situés en dessous de la toiture), des dispositifs permettant le nettoyage des façades (notamment des façades vitrées), des capteurs photovoltaïques (panneaux solaires), des locaux de machineries d'ascenseurs ou monte-charges accessibles exclusivement de la toiture-terrasse, etc. Par "séjour" on entend la présence de charges statiques autres que celles liées à la circulation piétonne précitée. Certaines toitures-terrasses (appelées "toiture-terrasse jardin") comprennent une ou plusieurs zones plantées qui reçoivent une végétation (gazon, plantations d'arbustes et/ou de fleurs, etc.).
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Un complexe d'isolation-étanchéité est défini comme une structure réalisant la fonction d'étanchéité et la fonction d'isolation de manière simultanée au sein d'un ensemble multicouches. Un tel ensemble comprend au moins une couche de matériau thermiquement et/ou phonétiquement isolant (ou couche d'isolant, ou couche d'isolation), et au moins une couche d'un revêtement d'étanchéité (ou couche étanche, ou couche d'étanchéité). La (ou les) couche(s) d'isolant est(sont) par exemple constituée(s) par des panneaux isolants, comme les panneaux de polyuréthane ou de polystyrène (qui sont les plus souvent utilisés), ou des panneaux de liège par exemple, ou d'autres fibres végétales comme des fibres de chanvre. Elles peuvent aussi comprendre des flocons d'un tel matériau d'origine végétale (notamment du chanvre) ou d'origine animal (par exemple de la laine de mouton), appliqués en vrac, et plus ou moins liés et/ou tassés, éventuellement. Des exemples de revêtement d'étanchéité comprennent, de manière non limitative, l'asphalte et les systèmes bicouche à base de membranes de bitume modifié par élastomère communément appelé "bicouche bitume SBS" (ou l'acronyme SBS est mis pour "styrène butadiène styrène", et désigne un type de plastique synthétique qui confère à ces membranes bitumineuses une grande élasticité).
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Dans la description qui suit de modes de réalisation de l'insert et du système, ainsi que de modes de mise en œuvre du procédé, on considère en référence au schéma simplifié de la FIG.1 l'exemple non-limitatif d'un système 1 d'assèchement utilisé pour le séchage après sinistre d'un complexe d'isolation-étanchéité 101-102 installé sur une dalle de toiture-terrasse 100, par exemple une dalle en béton. Le complexe d'isolation-étanchéité 101-102 comprend une (ou plusieurs) couche(s) de matériau isolant 101 (simplement appelé "l'isolant" par raccourci), revêtu par le dessus d'un revêtement d'étanchéité 102. Le revêtement d'étanchéité 102 peut être sous forme monocouche ou multicouche et c'est pourquoi, par raccourci, l'homme du métier parle généralement de "monocouche" ou de "multicouche" pour le désigner. Le revêtement d'étanchéité peut être lié à l'isolant et/ou à la dalle de béton (généralement avec des relevés d'étanchéité non représentés) par exemple par collage à chaud si le revêtement d'étanchéité est bitumeux. En variante, il peut être désolidarisé (on dit aussi "non adhérant") lorsqu'une protection lourde est au-dessus du revêtement d'étanchéité (par exemple des dalles sur plots, des gravillons, de la végétalisation, etc.)
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Une première étape du processus consiste à installer des inserts aérauliques 10a-10b, répartis sur l'ensemble de la surface de la toiture-terrasse 100. Un premier insert ou un premier groupe d'inserts 10a est prévu pour l'insufflation d'air sec et/ou chaud dans le complexe d'isolation-étanchéité 101-102 à assécher. Un second insert ou un second groupe d'inserts 10b est prévu pour l'extraction d'air qui s'est chargé en humidité dans le complexe, ce qui produit l'asséchement recherché. Dans un mode de réalisation du système, les inserts 10a et les inserts 10b sont structurellement identiques et ne se distinguent les uns des autres que fonctionnellement, par l'utilisation qui en est faite, comme indiqué ci-dessus.
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Les inserts 10a et les inserts 10b sont disposés par un opérateur afin de couvrir la zone de la toiture-terrasse à traiter. Cette répartition spatiale fait appel à son savoir-faire et à son expérience, sur la base d'une analyse préalable des caractéristiques de la procédure d'assèchement à opérer. Le nombre et la répartition des inserts aérauliques d'insufflation 10a et le nombre et la répartition des inserts aérauliques d'extraction 10b sont fonction de la taille et de la forme de la zone à assécher, de la composition du complexe d'isolation-étanchéité et notamment de la nature et de l'épaisseur de la couche d'isolant, ainsi que de l'ampleur de l'humidité affectant le complexe telle qu'elle a pu être évaluée à l'avance, mais aussi des éventuels impératifs de rapidité du processus, etc. Toute cette connaissance permet notamment de calibrer le nombre et la répartition des inserts d'insufflation 10a et des inserts d'extraction 10b au besoin de la procédure d'assèchement à effectuer. Bien entendu, une identification au moins visuelle des deux types d'inserts, comme par exemple un repère coloré ou toute autre forme d'étiquetage physique ou électronique, peut permettre de distinguer les inserts d'insufflation 10a des inserts d'extraction 10b, afin d'éviter des erreurs lors de leur raccordement.
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La seconde étape du processus est l'installation de machines pour l'insufflation d'air sec et/ou chaud via les inserts d'insufflation 10a, et de machines pour l'extraction d'air humide via les inserts d'extraction 10b. Dans un mode de réalisation, les premières sont regroupées dans un premier équipement ou sous-système d'insufflation 20a, alors que les secondes sont regroupées dans un second équipement ou sous-système d'extraction 20b :
- le sous-système d'insufflation 20a comprend un dés-hydrateur 21a couplé à une turbine 22a branchée en insufflation, qui est associée à une sonde thermo-hydrométrique (non représentée) permettant la mesure des différents paramètres de l'air insufflé ; et
- le sous-système d'extraction 20b comprend une turbine 22b branchée en aspiration, couplée à un séparateur d'eau 21b qui est associé à une sonde thermo-hydrométrique permettant la mesure des différents paramètres de l'air extrait.
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L'assécheur d'air peut, par exemple, être un déshumidificateur c'est-à-dire une pompe à chaleur (PAC) air-air qui, comme un climatiseur, fait descendre la température de l'air pour condenser avec un radiateur (ou condenseur) les particules d'eau afin de les séparer de l'air. En variante, l'assécheur d'air peut être un dés-hydrateur, qui comprend une roue sans fin en "silicagel" (i.e., un gel de silice ayant des propriétés d'absorption de l'humidité) dans laquelle passe l'air humide, alors qu'un quart de la roue environ est bordé par un conduit d'air chaud qui permet d'extraire l'humidité de la roue. La capacité élevée de déshumidification peut atteindre plusieurs litres d'eau par jour (par ex. une dizaine de litres/jour), même à des températures aussi basses que +0°C. Le débit d'air peut être de quelques centaines de mètres-cube par heure (par exemple de 200 m3/heure environ). Les turbines 22a et 22b peuvent disposer de plusieurs modes ou vitesses de ventilation (par exemple, ventilation basse, ventilation moyenne ou ventilation élevée) dont l'un est sélectionné pour optimiser la circulation de l'air dans l'espace à assécher.
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La personne du métier appréciera que lorsque de l'eau (à l'état liquide) est emprisonnée dans le complexe d'isolation-étanchéité, un pompage peut être réalisé au préalable de la procédure d'assèchement par insufflation d'air sec et extraction d'air humide proprement dite, via la turbine d'aspiration 22b couplée à un séparateur d'eau, et que ce pompage peut être réalisé via tout ou partie des inserts d'insufflation 10a et/ou des inserts d'extraction 10b. Avantageusement, ce pompage de l'eau peut également s'effectuer automatiquement et simultanément dès le début de la procédure d'assèchement avec le système tel que proposé ici.
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La troisième étape du processus consiste à procéder au raccordement aéraulique du sous-système d'insufflation 20a aux inserts d'insufflation 10a, et au raccordement aéraulique du sous-système d'extraction 20b aux inserts d'extraction 10b. Ces raccordements sont réalisés par l'intermédiaire d'un réseau de conduites d'insufflation 30a et d'un réseau de conduites d'extraction 30b, respectivement :
- le réseau de conduites d'insufflation 30a peut comprendre des conduites d'insufflation 30a qui relient chacun des inserts d'insufflation 10a au sous-système d'insufflation 20a, soit directement soit via une ou plusieurs nourrices d'insufflation 32a ; et,
- Le réseau de conduites d'extraction 30b peut comprendre des conduites ou gaines d'extraction 30b qui relient chacun des inserts d'extraction 10b au sous-système d'extraction 20b, soit directement soit via une ou plusieurs nourrices d'extraction 32b.
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Les conduites 30a d'insufflation d'air sec et les conduites 30b d'extraction d'air humide peuvent être des gaines souples, par exemple des gaines annelées, éventuellement aboutées par des accessoires de raccordement, à savoir des raccords droits permettant d'assembler des éléments de gaine de longueur déterminée pour atteindre des inserts plus éloignés relativement, et/ou des coudes à angle déterminé (par exemple, 90°, 135°, etc.) permettant de configurer un parcours des gaines rationnel en évitant le risque de pincement d'une gaine souple au niveau d'un changement de la direction d'extension d'une conduite induit par la topologie de la toiture-terrasse.
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Selon des modes de réalisation, le système 1 proposé peut comprendre des éléments de raccord, pour le raccordement entre elles et/ou aux inserts aérauliques 10a et 10b, et/ou aux nourrices 32a et 32b, et/ou aux sous-systèmes 20a et 20b, de conduites 30a d'insufflation d'air sec et de conduites 30b d'extraction d'air humide, respectivement. Certains au moins de ces raccords peuvent être équipés d'une (ou plusieurs) prise(s) pour l'implantation d'un capteur hydrométrique (capteur de température et/ou d'humidité), ou pour l'implantation d'un vacuomètre. Des exemples de tels accessoires du système seront décrit plus bas en référence à la FIG.5 et à la FIG.6.
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La quatrième étape consiste en l'exécution du processus d'assèchement proprement dit. Dans cette étape, le sous-ensemble d'insufflation 20a et le sous-ensemble d'extraction 20b sont mis en service afin de déclencher la circulation d'air de séchage dans le complexe d'isolation-étanchéité 101-102.
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A la FIG.1, le parcours de l'air insufflé dans le complexe d'isolation-étanchéité 101-102 à assécher est figuré par des flèches larges, selon la légende représentée dans un cadre en bas et au centre de la figure. L'air sec et/ou chaud 40a qui est délivré par les inserts d'insufflation 10a dans le complexe est représenté par des flèches courbées à 90° et de couleur blanche sans motif intérieur, en partie gauche de la figure. L'air humide 40b qui est extrait du complexe par les inserts d'insufflation 10b est représenté par des flèches courbées à 90° de couleur blanche et avec un motif de remplissage ayant une densité de points maximale, en partie droite de la figure. Des flèches intermédiaires droites, orientées horizontalement de la gauche vers la droite et ordonnées suivant cette direction, de couleur blanche et avec un motif de remplissage ayant une densité de points respective croissante, représentent l'air de plus en plus chargé d'humidité qui circule dans le complexe 101-102 entre un insert d'insufflation 10a et un insert d'extraction 10b.
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Le processus d'assèchement peut être exécuté en continu c'est-à-dire que les machines d'insufflation et les machines d'extraction fonctionnent sensiblement en continu, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le cas échéant, les machines peuvent fonctionner en mode supervisé, i.e., sous le contrôle d'un opérateur présent sur place de manière plus ou moins permanente ou opérant à distance, et/ou sous un contrôle automatisé sur la base d'informations données par des capteurs et centralisées au niveau d'une unité de pilotage. Ce contrôle s'accompagne de mises à jour, si nécessaire, de l'ensemble des valeurs de consigne de fonctionnement par lesquelles le sous-système 20a d'insufflation d'air sec et le sous-système 20b d'extraction d'air humide sont pilotés.
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Dans des modes de mise en œuvre, l'unité de pilotage est déportée, et un contrôle régulier peut être réalisé à distance grâce à la supervision ("monitoring") du processus d'assèchement. De préférence, un ajustement des paramètres de fonctionnement des machines peut être réalisé, localement ou à distance en fonction des différentes informations relevées. Cet ajustement peut être commandé par un opérateur distant, et/ou résulter au moins en partie de l'exécution d'un programme de pilotage automatique qui s'exécute sur un ordinateur distant.
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Dans tous les modes opératoires, la lecture et la comparaison de différents paramètres hydrométrique de l'air insufflé, de l'air extrait, ainsi que de l'air ambiant au cours de la procédure d'assèchement permet de valider la fin de l'opération d'assèchement sur la base d'un ou plusieurs paramètres reflétant le taux d'humidité résiduel à l'intérieur du complexe d'isolation-étanchéité. Lorsque ce taux d'humidité résiduel est inférieur à un seuil déterminé et qu'une certaine stabilité de cet état est constatée, le processus est considéré comme terminé avec succès, et le fonctionnement des machines est interrompu.
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La commande est, pour l'essentiel, basée au premier ordre sur le taux d'humidité dans l'air humide 40b qui est extrait du complexe 101-102.
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L'utilisation des vacuomètres, préférentiellement disposés au niveau des inserts aérauliques afin de fournir une information la plus représentative possible de la répartition spatiale de la pression d'air dans le complexe d'isolation-étanchéité 101-102, permet en outre de générer et d'entretenir une dépression dans le complexe d'isolation/étanchéité, afin d'en respecter l'intégrité. La dépression n'a pas besoin d'être importante, mais vise surtout à éviter d'être à l'inverse en état de surpression d'air en quelque endroit du complexe 101-102. En effet, il est préférable de ne pas créer de surpression dans le complexe, car de l'air sous pression pourrait s'infiltrer entre la couche d'isolant 101 et le revêtement d'étanchéité 102 du matériau d'isolation et/ou des zones d'ancrage à la dalle de béton 100 sous-jacente, notamment au niveau des relevés d'étanchéité classiquement réalisés en périphérie, sur des acrotères de l'ouvrage. Ceci pourrait en effet causer un décollement irrémédiable de la couche d'isolation 101 et/ou du revêtement d'étanchéité 102 qui, à terme, conduirait à un risque de rupture d'étanchéité par déchirure de la couche d'étanchéité 102, arrachage des évacuations pluviales, décollement de l'isolant 101 par rapport à la dalle en béton 100, etc.
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Dans des modes de mise en œuvre, un rapport d'assèchement contenant des courbes de mesures des différents paramètres durant l'opération peut être produit à la fin du processus d'assèchement. L'édition de ce rapport permet de valider le succès du processus d'assèchement auprès de toutes personnes intéressées, notamment les assureurs et les maîtres d'ouvrage.
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L'installation de chacun des inserts aérauliques nécessite un carottage du complexe d'isolation-étanchéité, et donc un percement du revêtement d'étanchéité 102 à l'aplomb d'un orifice de passage d'air de l'insert. Un traitement d'étanchéité doit être effectué, de préférence par un étancheur, c'est-à-dire un professionnel de l'étanchéité des bâtiments, dont l'intervention est couverte par une garantie assurantielle, par exemple une garantie décennale.
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Les inserts aéraulique proposés ici ont été conçus spécifiquement pour répondre aux problématiques d'étanchéité, et permettre qu'ils soient installés de manière définitive sur la toiture-terrasse, pour réemploi ultérieur éventuel. Cela permet de les réutiliser par la suite, soit pour réaliser un nouveau processus d'assèchement en cas de survenance d'un nouveau sinistre, ou pour renouveler ou compléter un processus d'assèchement déjà réalisé le cas échéant, soit pour réaliser des contrôles de l'étanchéité du complexe par mesure de paramètres hydrométrique dans le complexe, ou encore pour la réalisation de tests à base de fumigène ou de gaz traceur pour la recherche d'infiltrations. En outre, et afin de résister aux épreuves du temps et des intempéries (pluie, neige, gel, etc.) les inserts sont par exemple conçus en acier inoxydable.
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En référence à la FIG.2, un insert aéraulique 10 se compose uniquement d'une platine 15 à partir de laquelle s'étend, par exemple orthogonalement, un manchon 11 tubulaire (i.e., un tube ou cylindre creux) comprenant un conduit de passage d'air 13, et qui est terminé à son extrémité libre 12 par un embout de raccordement 12a. La platine 15, une fois posée à plat sur le revêtement d'étanchéité 102 du complexe à assécher comme montré à la FIG.3, permet le scellement de l'insert 10 audit revêtement 102, conformément par exemple aux règles du DTU 43.1. Par exemple, l'embout 12a est un connecteur Cam-Lock™ de type mâle, i.e., une fiche de raccordement Cam-Lock™ de type E, F (ou F-AS) ou A. Un tel connecteur 12a comprend une gorge annulaire, et permet le raccordement rapide d'une conduite d'air sec ou humide, par exemple une gaine souple qui peut être une gaine annelée, pour la mise en œuvre du processus d'assèchement. Ce raccordement d'une gaine est alors effectué via un connecteur femelle correspondant, i.e., une douille de raccordement Cam-Lock™ de type C, ou B (ou B-AS) ou D à leviers de verrouillage. Bien entendu, dans des modes de réalisation le genre des deux connecteurs du raccord peut être inversé. L'embout de raccordement 12a de l'insert permet aussi la mise en place, à l'issue du processus d'assèchement, d'un bouchon de fermeture étanche de type femelle (par exemple un capuchon Cam-Lock™ de type DC) ou de type mâle (par exemple un capuchon Cam-Lock™ de type DP), respectivement, selon que ledit embout 12a est une fiche Cam-Lock™ mâle (comme représenté) ou une douille Cam-Lock™ femelle, respectivement. Ces accessoires de raccordements sont vendus librement dans le commerce.
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Dans des modes de réalisation comme montré à la FIG.2, on peut prévoir que la platine 15 soit réalisée de manière intégrale (c'est-à-dire qu'elle soit d'un seul tenant) par fonderie, par usinage d'un bloc de matériau brut, par moulage, ou par fabrication additive (impression tridimensionnelle, ou impression 3D). En variante, le manchon 11 peut être fabriqué séparément de la platine 15, et être assemblé de manière permanente à ladite platine 15 préalablement percée pour former l'orifice 13a de passage d'air, par exemple par soudage au droit dudit orifice 13a. Cette forme de réalisation évite tout risque de défaut d'étanchéité au niveau de la platine 15 à la base du manchon 11, nonobstant le procédé d'assemblage de l'une et de l'autre. Cette solution est a priori la moins chère pour obtenir ce résultat.
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Dans d'autres modes de réalisation, toutefois, le manchon 11 peut être initialement séparé de la platine 15, et peut être couplé à ladite platine par exemple par vissage, via un filet et un taraudage ad-hoc mutuellement prévus sur les deux parties à assembler, ou par un mécanisme par emboîtement quart-de-tour, ou par tout autre moyen approprié. Le fait que l'insert soit ainsi rendu disponible en deux parties à monter l'une avec l'autre par l'utilisateur final, peut réduire le volume d'un lot d'inserts, ce qui facilite le transport et le stockage du lot. Lorsque le manchon 11 et la platine 15 de l'insert 10 sont ainsi à assembler par l'utilisateur final, l'étanchéité de leur liaison peut être assurée, par exemple, avec une rondelle d'étanchéité en caoutchouc, en papier ou en cuir qui est comprimée lors de l'assemblage, et/ou par la mise en place d'une bandelette-joint en Téflon™ sur le filetage, et/ou par un scellement périphérique par l'application d'une pâte-joint, etc.
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Comme illustré par la FIG.2 et la FIG.3, la face supérieure de la platine 15 (celle à partir de laquelle s'étend le manchon 11 et qui est opposé à celle, ou face inférieure, par laquelle l'insert 10 repose sur le revêtement d'étanchéité 101 comme illustré par la FIG.3) peut présenter au moins partiellement une surface rugueuse. Une surface rugueuse est une surface qui, intentionnellement, n'est pas parfaitement lisse, par exemple une surface gaufrée (avec formation volontaire de nervures unidirectionnelles ou bidirectionnelles), striée ou embossée. Une telle surface présente des motifs réguliers ou irréguliers tels que des ondulations, des stries ou des motifs, en forme de "grains de riz" par exemple. Elle peut être obtenue à dessein par moulage, poinçonnage ou embossage. Un tel état de surface non lisse confère à la face supérieure de la platine 15 une meilleure capacité d'adhérence qui est favorable à l'accroche durable d'un revêtement d'étanchéité de scellement de l'insert 10, ainsi qu'il apparaître plus clairement de l'exposé qui suivra d'un mode d'obtention de ce scellement.
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En référence toute d'abord à la FIG.4A, à la FIG.4B et à la FIG.4C, la platine peut être de forme polygonale, de préférence carrée comme représenté, avec des angles arrondis. Une forme polygonale permet la fabrication de la platine par découpe d'une plaque de grandes dimensions pour former une pluralité de platines sans chute, donc sans gaspillage de matière. La forme carrée ou rectangulaire présente l'avantage que les coupes sont droites, donc plus faciles et plus rapides à réaliser. La forme carrée à angles arrondis est préférée car, parmi tous les quadrilatères de même surface, le carré est celui qui possède le plus petit périmètre (le carré est l'unique solution du problème iso-périmétrique pour les quadrilatères), ce qui signifie que la platine carrée présente la moindre longueur cumulée de bords périphériques, dont on a compris qu'il convient d'assurer l'étanchéité afin d'éviter toute entrée d'eau au niveau de l'insert aéraulique 10. Dit autrement, pour une surface donnée de la platine 15 qui est choisie notamment pour conférer une stabilité suffisante avant la réalisation de son scellement étanche et pour réduire le risque d'arrachement accidentel après cette réalisation, soit durant le processus d'assèchement soit après (notamment si le toit-terrasse comprend une circulation piétonne), une forme carrée de la platine minimise la longueur du périmètre à étanchéifier. Corollairement, la forme carrée réduit le risque d'entrée d'eau en cas d'imperfection ou de dégradation du scellement étanche de l'insert. Les angles arrondis réduisent le risque d'endommagement du revêtement d'étanchéité 102 du complexe d'isolation-étanchéité 101-102 à assécher, lors de la mise en place de l'insert. Des angles vifs pourraient en effet causer accidentellement des trous ou des découpes dans ce revêtement.
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Une forme triangulaire de la platine 15 minimise quant à elle le nombre de bandes de matériau d'étanchéité qu'il convient de mettre en place par-dessus les bords de la platine : ce nombre est réduit à trois pour un triangle, au lieu de quatre pour un quadrilatère (à nouveau, voir description plus loin du scellement de l'insert en référence à la FIG.3). En variante, la platine peut aussi être, hexagonale, octogonale, etc., même si ces modes de réalisation semblent moins avantageux.
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A la FIG.2, on note L et l, respectivement, la longueur et la largeur de la platine 15 si elle est rectangulaire. Dans ce cas, la longueur L est supérieure à la largeur l (L>l). Si elle est carrée comme dans l'exemple montré, ces deux dimensions sont égales (L=l). On note R1 la distance minimale entre la surface extérieure du manchon 11 et un grand côté de la platine 15 si elle est rectangulaire, et R2 la distance minimale entre la surface extérieure du manchon 11 et un petit côté. Si la platine 15 est carrée, bien entendu R1 est égale à R2 (R1=R2). De préférence, la moindre des distance R1 et R2, c'est-à-dire la plus petite des deux, entre le bord extérieur du manchon tubulaire 11 et le bord extérieur de la platine 15 est, en tout point de la périphérie de la platine, supérieure à 12 cm. Elle est de préférence comprise entre 12 et 20 cm, par exemple égale à 15 cm environ. Dans un mode de réalisation préféré, la platine est carrée et a dimension de côté est égale à 28 cm (ou 280 mm), environ. Dit autrement, on a L=l=280 mm.
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L'épaisseur de la platine et/ou l'épaisseur de la paroi du manchon sont supérieures à 1 mm, de préférence comprise entre 1 mm et 5 mm, plus préférentiellement entre 2 et 5 mm, par exemple égale à 3 mm. Cette valeur est un bon compromis entre rigidité et solidité de l'insert 10, d'une part, et économie de matière et poids de l'insert, d'autre part.
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En référence plus particulièrement à la FIG.4B, sur laquelle la partie de gauche est vue en coupe longitudinale suivant le plan de coupe A-A' figuré à la FIG.4C, la hauteur H d'extension du manchon 11 (en ce y-compris l'embout de raccordement 12a) au-dessus de la platine 15 peut être comprise entre 8 et 15 cm, de préférence de l'ordre de 10 cm, par exemple égale à 10,5 cm. Afin de répondre aux spécificités propres à certaines applications, la hauteur H peut être réduite, par exemple en cas de contraintes à un plénum peu épais du fait que le complexe à assécher se trouve sous un plancher en bois ou sous des dalles sur plots.
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Le matériau dont est fait l'insert est idéalement un matériau inoxydable, tel que de l'acier inoxydable ou de l'acier galvanisé, ou tout autre métal intentionnellement traité contre la corrosion, par exemple par galvanisation ou bichromatage. Ceci est particulièrement intéressant lorsque l'on recherche une bonne tenue au test du brouillard salin. Il peut également s'agir d'un métal naturellement inoxydable dans les conditions d'utilisation considérées, comme le zinc (Zn) ou le plomb (Pb), ou faiblement oxydable comme l'aluminium (Al). En variante encore, il peut s'agir d'un matériau synthétique comme un matériau sélectionné parmi les polymères hautes performances, par exemple les polyphtalamides (PPA). L'insert peut également être fabriqué en métal choisi pour sa rigidité, et être protégé par un revêtement ayant de bonnes propriétés anticorrosion comme un revêtement en polymère thermoplastique de la famille des polyamides, par exemple le polyamide 11 (commercialisé par Arkema™ sous la marque Rilsan PA11™).
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Dans des modes de réalisation, l'insert peut être fabriqué par impression additive ou impression tridimensionnelle (3D) de matériaux plastiques ou de métaux. Par exemple, l'impression en matériaux plastiques peut être réalisée par dépôt de fil fondu (ou FDM®, de l'anglais "Fused Deposition Modelling") ou impression 3D FDM, à partir d'un filament par exemple en Acrylonitrile Styrène Acrylate (ou ASA) qui résiste bien aux intempéries, à la lumière (rayonnements ultraviolets, ou UV) ainsi qu'aux variations de température, ce qui en fait un bon candidat pour les applications dans lesquelles l'insert aéraulique est exposé aux éléments extérieurs. L'impression par fusion sur lit de poudre (ou PBF de l'anglais "Powder Bed Fusion") est particulièrement adaptée pour des matériaux métalliques tels que le titane, les aciers inoxydables et les alliages à base de nickel. L'impression 3D dépasse désormais le contexte du prototypage rapide et permet la production de pièces fonctionnelles destinées à des applications finales (dites "pièces utilisables"). L'insert alors est un produit monobloc, i.e., réalisé de manière intégrale. La personne de métier appréciera que la fabrication de l'insert 10 par impression 3D s'accommode très bien des particularités de cette technologie récente, notamment car un contrôle de microstructure n'est pas une exigence critique pour cette fabrication.
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En référence au schéma de la FIG.3, une fois que le carottage du revêtement d'étanchéité 101 du complexe d'isolation-étanchéité 101-102 à assécher a été effectué pour y pratiquer un trou dont le diamètre correspond au diamètre intérieur Dint du manchon tubulaire 11 (voir FIG.4C), l'insert aéraulique 10 est mis en place en le posant par sa face plane (face inférieure), et ce sans aucune autre intervention à effectuer sur la couche de revêtement d'étanchéité 102 outre le seul carottage précité, avec l'orifice de passage d'air 13a de la platine 15 bien positionné au droit du trou (qui sera préférentiellement de même diamètre, environ) formé à travers le revêtement d'étanchéité 102. Le scellement étanche de l'insert aéraulique 10 est ensuite réalisé, par le dépôt de bandes de matériau "bicouche bitume SBS" (voir plus bas).
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Ce scellement étanche donne une étanchéité au niveau de l'insert qui est améliorée par rapport aux inserts aérauliques de l'art existant, grâce au fait que la platine est adaptée pour reposer à plat directement sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe 101-102, en étant positionnée comme dit ci-dessus au droit du trou de carottage, et pour être recouverte d'un revêtement étanche conventionnel, simple à poser et fiable dans la durée. Cette opération est effectuée par, et/ou sous la responsabilité d'un professionnel étancheur, dans le respect des spécifications techniques applicables. En France, de telles spécifications sont contenues, par exemple, dans le Document Technique Unifié (DTU) numéro 43.1, intitulé "Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine", déjà identifié plus haut.
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La valeur de la moindre distance (notée R1 ou R2 à la FIG.4A) entre la paroi externe du manchon tubulaire 11 au niveau de la face supérieure de la platine, d'une part, et les bords périphériques de la platine 15, d'autre part, c'est-à-dire la distance entre la paroi extérieure du manchon à la jonction avec la platine et les points les moins éloignés du pourtour (c'est-à-dire de la périphérie) de ladite platine, est au minimum suffisante pour que la face supérieure de la platine 15 puisse recevoir un revêtement d'étanchéité comprenant par exemple des bandes 30 de matériau "bicouche bitume SBS", qui est apposé à cheval sur et en recouvrement de la frontière entre ladite platine 15 et ledit revêtement d'étanchéité 101 au niveau desdits bords périphériques de la platine 15, comme montré à la FIG.3. Les bandes 30 de matériau "bicouche bitume SBS" sont posées lorsque la platine est disposée par sa face inférieure, à plat sur le revêtement d'étanchéité 102 du complexe à assécher, avec l'orifice de passage d'air 13a venant au droit d'un trou de carottage 111 pratiqué dans ledit revêtement afin d'exposer la couche de matériau d'isolation (101) dudit complexe. La pose des bandes 30 est réalisée avec recouvrement de la platine 15 par exemple sur une distance minimale de 12 cm (0,12 m) environ, dans le plan X,Y de la platine 15, à partir des bords de la platine vers le centre de la platine et le manchon tubulaire 11. En pratique, la distance minimale de ce recouvrement est par exemple définie par des spécifications techniques applicables, convenues pour apporter un niveau de confiance nécessaire en la qualité du scellement étanche de l'insert 10 sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe 101-102 à assécher. Eventuellement, un relevé d'étanchéité peut être formé à la base du manchon tubulaire 11, vers l'extrémité libre 12 de ce dernier. Un tel relevé d'étanchéité peut monter jusqu'à une hauteur minimale de 15 cm (0,15 m) environ, suivant la direction de l'axe vertical Z. Ceci peut être avantageux en particulier lorsque la platine 15 et le manchon 11 de l'insert aéraulique 10 sont initialement fournis en deux parties séparées qui sont assemblées par l'utilisateur. La personne de métier appréciera que par l'expression "à cheval sur" utilisée ci-dessus, on entend que le revêtement constitué par les bandes 30 est collé en partie sur la face supérieure de la platine 15 et en partie sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe d'isolation-étanchéité 101-102 à assécher.
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En référence aux trois vues (a), (b) et (c) montrées à la FIG.7, les systèmes de raccordement à cames (Cam-Lock™) permettent le raccordement rapide, facile et étanche de gaines flexibles entre elles, ou le raccordement de gaines flexibles à des éléments de raccord ou aux appareils sur des sous-systèmes 20a et 20b). Le raccordement s'effectue simplement par l'emboîtement du raccord rapide (pièce mâle) dans le coupleur à cames (pièce femelle). Ils sont couplés en diamètre semblables. Le verrouillage se fait en rabattant les deux leviers du coupleur, exerçant ainsi une pression permanente sur un joint 73 (non visible sur la FIG.7 mais qui apparaît sur la vue en coupe en partie gauche de la FIG.10), pour assurer l'étanchéité de la liaison.
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En référence à aux trois vues (a), (b) et (c) de la FIG.7, on effectue ensuite le raccordement d'une conduite d'air 31, par exemple une gaine souple annelée, à l'embout de raccordement à l'extrémité du manchon cylindrique de l'insert aéraulique. Cette figure montre simplement un raccord Cam-Lock 70 qui peut être utilisé à cet effet. Dans l'exemple représenté, la fiche 71 (connecteur mâle) est solidaire du la gaine 31, et la douille 72 (connecteur femelle) serait solidaire de l'extrémité libre 12 du manchon (c'est-à-dire que cette douille formerait l'embout de raccordement 12a de l'insert).
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Les flèches sur la vue (a) à gauche de la FIG.7 illustrent l'actionnement des leviers de verrouillage de la douille 72 qui permet le verrouillage du raccord Cam-Lock™ 70 pour attacher (ou connecter, ou raccorder) la gaine 31 au manchon tubulaire 11 de l'insert aéraulique 10. Les flèches sur la vue (c) à droite de la FIG.7 illustrent l'actionnement des leviers de la douille 72 qui permet le déverrouillage du raccord Cam-Lock™ 70 pour séparer la gaine 31 de l'insert aéraulique. La vue (b) au centre de la FIG.7 montre le raccord 70 lorsqu'il est verrouillé.
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La FIG.5 montre, en vue de face, un premier accessoire de raccordement 50 du système d'assèchement 1 qui est ici représenté à l'horizontale. Cet accessoire de raccordement 50 (ou raccord 50) a la forme d'une portion de tube droit comprenant un corps cylindrique creux 51, terminé à chacune de ses extrémités longitudinales par un élément de raccordement 53 et 54, respectivement, de préférence un élément de raccordement rapide. Dans l'exemple montré à la figure, de tels éléments de raccordement rapide 53 et 54 sont par exemple des fiches Cam-Lock™ (i.e., des connecteurs mâles). La portion de tube droit formant la paroi du corps cylindrique 51 comprend une prise 52, par exemple un trou taraudé dans un puits s'étendant radialement vers l'extérieur du corps 51 comme représenté, pour l'insertion dans ledit corps d'un capteur hydrométrique 52a (représenté en pointillés dans la vue de face de la figure). Ce capteur permet de mesurer, par exemple, la température et/ou l'humidité de l'air circulant dans ledit corps 51 de l'accessoire 50. De préférence, l'accessoire 50 est réalisé en acier inoxydable, mais les variantes de matériau constitutif qui ont été envisagées plus haut à propos de l'insert aéraulique 10 peuvent également être considérées pour cet accessoire 50.
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Dans des modes de mise en œuvre, un accessoire 50 comme montré à la FIG.5 peut être couplé directement à un embout de raccordement de type conjugué au niveau de la turbine d'insufflation 21a du sous-système d'insufflation 20a ou au niveau de la turbine d'extraction 21b du sous-système d'extraction 20b du système d'assèchement 1 de la FIG.1, le cas échéant en amont d'une nourrice d'insufflation d'air sec 32a ou d'une nourrice d'extraction d'air humide 32b aval. De cette manière, l'accessoire 50 dans lequel le capteur 52a est logé peut bénéficier d'une protection thermique prévue pour protéger les machines du sous-système correspondant. Ceci permet d'éviter de fausser la mesure de température, notamment, lorsque la température ambiante peut être très élevée (en été) ou très basse (en hiver). En hiver, on évite aussi qu'un phénomène de condensation se produisant localement au niveau de l'accessoire 50 puisse perturber la mesure d'humidité par le capteur 52a.
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La FIG.6 montre quant à elle, en vue de face également un autre accessoire de raccordement 60 du système d'assèchement 1. Cet accessoire 60 a la forme générale d'un coude, à savoir un coude à 90° dans l'exemple montré à la figure. Il comprend un corps cylindrique creux 61 en deux portions de tube droit non colinéaires, s'étendant suivant des directions longitudinales respectives orientées l'une par rapport à l'autre en formant un angle à 90° dans cet exemple (donc ici des directions perpendiculaires l'une à l'autre). Bien entendu, l'invention n'entend pas être limitée par la valeur de l'angle du coude formé par les deux portions de tube droites du raccord : des raccords avec deux portions de tube droit non-colinéaires orientées l'une par rapport à l'autre avec d'autres valeurs d'angle sont envisageables, par exemple pour former des coudes à 45° ou à 135° ou à toute autre valeur d'angle. Les deux portions de tube droit formant un coude sont jointes l'une à l'autre par l'une de leurs extrémités respectives, au niveau du coude. Elles sont terminées chacune, à leur autre extrémité respective, qui est libre, par un élément de raccordement 63 et 64, respectivement, de préférence un élément de raccordement rapide. Dans l'exemple montré à la figure, les éléments de raccordement rapide 63 et 64 sont par exemple une fiche Cam-Lock™ (connecteur mâle) et une douille Cam-Lock ™ (connecteur femelle), respectivement. La paroi de l'une au moins des portions de tube droit du corps cylindrique 61 comprend une prise 62, par exemple un trou taraudé s'étendant radialement vers l'intérieur du corps 61 comme représenté, pour le couplage dans ledit corps d'un capteur de dépression ou vacuomètre 62a. Ce vacuomètre permet de mesurer la dépression de l'air circulant dans le corps cylindrique coudé 11 de l'accessoire de raccordement 60, notamment de l'air humide 40b circulant dans le réseau d'extraction d'air humide 30b. A la place ou en complément, on peut prévoir un manomètre pour la mesure de la pression d'air, notamment de l'air sec 40a circulant dans le réseau d'insufflation d'air sec 32a en sortie du sous-système d'insufflation d'air sec 20a. De préférence, l'accessoire 60 est réalisé en acier inoxydable, mais les variantes de matériau constitutif qui ont été envisagées plus haut à propos de l'insert 10 peuvent également être considérées pour cet accessoire 60.
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Dans des modes de mise en œuvre, un accessoire 60 comme montré à la FIG.6 peut être couplé par son embout de raccordement de type femelle 64 directement sur l'embout de raccordement de type mâle du manchon 11 d'un insert d'insufflation 10a ou d'un insert d'extraction 10b comme l'insert 10 de la FIG.2. De cette manière, la mesure de la dépression dans le complexe d'isolation-étanchéité 101-102 est effectuée avec un vacuomètre au plus près d'un point d'accès audit complexe. Ainsi, toute perte de charge aéraulique éventuelle dans le réseau de raccordement correspondant est sans influence sur la précision de la mesure de dépression.
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Les modes de réalisation des accessoires 50 et 60 qui ont été décrits ci-dessus en référence à la FIG.5 et à la FIG.6 sont purement exemplatif, du point de vue structurel. Ces accessoires se caractérisent uniquement d'un point de vue fonctionnel, par la nature du capteur 52a ou 62a qu'il porte, laquelle nature peut éventuellement avoir une incidence sur l'agencement de l'accessoire au sein du système d'assèchement 1 comme il a été indiqué. Pour le reste, c'est-à-dire pour les modalités de forme et d'agencement, tout est interchangeable, à savoir le genre (mâle ou femelle) des connecteurs, la forme droite ou coudée, et la valeur de l'angle du coude, le cas échéant. On peut aussi prévoir des raccords à plus de deux portions de tube droit non colinéaires, par exemple à trois portions de tube droit agencées en forme de "T", de "U", etc. selon les besoins propres à chaque application. Un raccord à trois portions de tube agencées en forme de "T" permet, par exemple, de créer une dérivation vers une autre branche de la conduite d'air, ou de former un appendice à la conduite, dans laquelle ou dans lequel, respectivement, on peut placer une prise de mesure sans créer d'obstacle au flux d'air circulant dans la conduite, et donc sans pénaliser la performance aéraulique du réseau d'insufflation d'air 30a ou du réseau d'extraction d'air 30b. Un accessoire de raccordement à trois portions de tube droit agencées en forme de "U" peut permettre de créer un point bas dans le réseau d'extraction d'air 30b, par exemple pour purger la présence d'eau à l'état liquide résultant d'une possible condensation de l'humidité comprise dans l'air circulant dans le réseau, par exemple. En variante ou en complément, un accessoire en forme de "U" peut permettre de créer, au contraire, un point haut pour réaliser un évent permettant lorsqu'il serait ouvert de réduire la pression d'air dans le réseau d'air, et en particulier dans le réseau d'insufflation 30a, en cas de besoin. En outre, un même accessoire peut comprendre plusieurs prises, prévues par exemple sur des portions de tube droit distinctes de l'accessoire ou sur la même portion de tube droit, laquelle peut éventuellement être unique comme dans le cas du raccord droit de la FIG.5.
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Dans des modes de réalisation, le système peut comprendre d'autres accessoires illustrés par les figures de la FIG.8 à la FIG.10, qui peuvent s'utiliser, le cas échéant l'un avec l'autre, et en combinaison avec l'insert aéraulique conforme à l'invention.
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En référence à la FIG.8, un accessoire du manchon tubulaire 11 de l'insert aéraulique comprend un élément 80 de guidage d'air, formant un élément de base d'un guide d'air (et qui est aussi désigné guide d'air 80 dans ce qui suit), en forme de tube creux allongé (cylindre), avec :
- une paroi cylindrique formant un corps 81 d'extension longitudinale (l'axe longitudinal de ce corps étant représenté suivant la direction verticale Z verticalement à la FIG.8), de section circulaire par exemple, avec une longueur longitudinale supérieure à la longueur longitudinale du conduit de passage d'air 13 dans le manchon tubulaire 11, et terminé par ;
- une extrémité proximale 82, ici l'extrémité haute du corps 81 dans la représentation de la figure, d'un côté ; ainsi que par
- une extrémité distale 83, ou extrémité basse du corps 81 dans la configuration représentée à la figure, et qui comprend des perforations 83a formant une crépine d'exsufflation d'air (lorsque l'insert est utilisé comme insert d'insufflation) ou d'aspiration d'air (lorsque l'insert est utilisé comme insert d'extraction), de l'autre côté.
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L'élément de base de guide d'air 80 se présente sous la forme générale d'un tube ou cylindre creux, dont la section est de même forme que la section du conduit de passage d'air 13 (ou conduit interne) du manchon tubulaire 11 d'un insert aéraulique 10, à savoir la forme circulaire dans l'exemple considéré ici. En outre, l'élément de guide d'air 80 a des dimensions extérieures, à savoir un diamètre extérieur dext en l'espèce (voir la vue de face a) de la FIG.8) qui est légèrement inférieur au diamètre intérieur Dint du conduit de passage d'air 13 du manchon 11 de l'insert 10 (voir la FIG.4C), afin de pouvoir être introduit dans ce conduit interne 13 du manchon 11. Dit autrement, la forme et les dimensions de la section de l'élément 80 correspondent à la section interne du conduit de passage d'air 13 du manchon tubulaire 11. Ainsi, le guide d'air 80 entre alors en contact glissant avec la paroi interne du manchon 11 de l'insert 10.
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L'insertion de l'élément de guide d'air 80 dans le conduit 11a du manchon tubulaire 11 de l'insert 10, peut se faire en introduisant l'extrémité longitudinale basse 83 de l'élément 80, laquelle est dotée des performations 83a, dans le conduit 13 par l'extrémité libre 12 du manchon 11. Ceci peut être effectué, par exemple, une fois que l'insert 10 a été mis en place et scellé par sa platine 15 sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe d'isolation-étanchéité 101,102 à assécher, au droit d'un trou de carottage pratiqué dans ledit revêtement 101.
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Comme montré sur la vue de face de la FIG.10 (dont la partie de gauche est une vue de face en coupe longitudinale), l'extrémité longitudinal basse 83 de l'élément de base de guide d'air 80, dotées des performations 83a, dépasse alors sensiblement du plan de la platine 15. Dit autrement, elle dépasse vers le bas au-delà de l'orifice 13a de passage d'air formé à travers la platine 15 de l'insert aéraulique 10. De la sorte, la crépine d'exsufflation ou d'aspiration 83a dépasse sensiblement de l'orifice de passage d'air 13a de la platine 11 et pénètre dans le matériau d'isolation 101 du complexe d'isolation-étanchéité 101,102.
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L'élément de base de guide d'air 80 et ses perforations d'extrémité 83a permettent, lorsqu'un tel élément est utilisé côté insufflation et/ou côté extraction, de s'assurer qu'on insuffle de l'air sec dans le complexe ou qu'on extrait de l'air humide du complexe, respectivement, en dessous du niveau supérieur de la couche d'isolant 101, dans le volume de ladite couche d'isolant, ou entre la ladite couche et la dalle de béton 100, plutôt qu'entre ladite couche d'isolant 101 et le revêtement d'étanchéité 102. En d'autres termes le guide d'air 80 permet de mieux contrôler, la position en hauteur c'est-à-dire suivant la direction verticale Z, du niveau auquel de l'air sec est insufflé, ou auquel de l'air humide est extrait.
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En référence à la vue en coupe partielle montrée sur la partie gauche de la FIG.10, un ou plusieurs joints périphériques, par exemple des joints toriques ou des joints à plat de forme adaptée, à savoir de forme circulaire à section carrée dans l'exemple, peuvent être mis en place autour ou au-dessus du guide d'air 80 cylindrique dans le manchon 11, afin de prévenir la circulation de l'air insufflé ou de l'air extrait entre la paroi interne du manchon et la paroi externe du guide d'air. Cette étanchéité peut être renforcée grâce au raccord Cam-Lock™ couplé à la gaine d'air lorsque ce raccord est verrouillé sur l'embout de raccordement du manchon. Dans cette configuration la partie inférieure du raccord procure un plan de butée pour l'extrémité haute 82 du guide d'air, dont l'extrémité basse 83, munie des perforations 83a, appuie contre le matériau isolant 101, cet appui procurant une réaction élastique (du fait du coefficient de compression élastique dudit matériau), qui tend à faire remonter le guide d'air 80 vers le haut, par coulissement dans le conduit 13 du manchon 11 de l'insert 10.
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Idéalement, la hauteur du guide d'air 80 est telle que, lorsque le guide est introduit dans le manchon de l'insert installé par son extrémité terminale 83 dotée des perforations 83a et que cette dernière repose par gravité sur le matériau d'isolation 101 du complexe à assécher, son extrémité proximale 82 opposée dépasse librement de quelques centimètres au-dessus du niveau haut du manchon 11 de l'insert 10. Ainsi, lorsque le connecteur femelle 71 de type Cam-lock™ d'une gaine souple annelée 31 est mis en place sur Cam-Lock mâle 71 formant l'embout de raccordement 12a à l'extrémité supérieure 12 du manchon tubulaire 11, il pousse le guide d'air 80 quelques centimètres vers le bas, vers le centre du matériau d'étanchéité 101 dans lequel il s'enfonce alors légèrement. Une fois le raccord 70 verrouillé en rabaissant les leviers 721 et 722 du connecteur femelle 722 le long de la gaine 31, la force élastique exercée sur l'extrémité distale du guide d'air 80 tend à le faire remonter, ce qui écrase le joint mis en place au niveau supérieur dudit guide, et assure l'étanchéité du guide d'air 80 à ce niveau par appui contre le bord interne du connecteur femelle 72 du raccord 70.
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Une ou plusieurs rallonges de guide d'air comme la rallonge 90 montrée à la FIG.9 peuvent être aboutées, c'est-à-dire assemblées en étant mises bout-à-bout les unes avec les autres et avec un élément élémentaire de guidage d'air tel que l'élément 80 montré à la FIG.8, afin d'ajuster la longueur du guide d'air à l'épaisseur du revêtement d'étanchéité ainsi qu'à celle du matériau d'isolation sous-jacent, en vue d'obtenir avec plus de précision le résultat indiqué dans ce qui précède. Une rallonge 90 possède une structure identique à celle de l'élément de base de guide d'air 80 montré à la FIG.8, mais présente une dimension longitudinale (hauteur suivant la direction verticale Z dans la configuration représentée) moins importante. Par exemple, la hauteur He de la rallonge de la FIG.9 peut être comprise entre 5 et 10 cm, pour un élément de base de guide d'air 80 dont la hauteur Hg est comprise entre 15 et 20 cm. C'est un élément d'extension en hauteur de l'élément de base de guide d'air 80. En couplant entre eux un élément de base de guide d'air 80 d'une hauteur Hg et une rallonge 90 d'une hauteur He, on obtient un guide d'air combiné dont la hauteur est égale à Hg+He.
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La personne du métier appréciera que l'on peut prévoir un jeu de rallonges de hauteurs respectives différentes, afin de permettre une multiplicité de combinaison de ces éléments d'extension autorisant l'obtention de toute hauteur souhaitée. Bien entendu, plusieurs rallonges peuvent être couplées entre elles, et à l'élément de base de guide d'air 80.
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Pour assurer ce couplage, l'extrémité terminale 93 de la rallonge 90 peut comprendre, dans des modes de réalisations, par exemple des oreilles 93a de prolongation longitudinale de la paroi tubulaire 91 qui s'étendent longitudinalement dans la continuité de ladite paroi 91. Ces oreilles 93a, qui sont au nombre de deux dans l'exemple montré à la FIG.9, s'enroulent légèrement autour de l'axe longitudinal 94 de la rallonge 90 (lequel axe est représenté verticalement à la figure), tout en restant inscrites dans un prolongement virtuel (vers le bas, dans la configuration illustrée) de l'enveloppe cylindrique de la paroi 91 de la rallonge 90. Ces oreilles 93a sont adaptées pour s'encliqueter, par coopération de forme, avec des découpes 82a en nombre correspondant et de forme correspondante, qui sont prévues dans la paroi cylindrique 81 de l'élément de base 80, au niveau de l'extrémité proximale 82 dudit élément 80 qui est l'extrémité représentée en haut dans la configuration de la FIG.8. Le couplage s'effectue alors à la manière d'un couplage dit « à baïonnette ». Avantageusement, lorsque les oreilles 93a de la rallonge 90 sont encliquetées dans les découpes 82a correspondantes de l'élément de base 80, ladite rallonge et ledit élément de base forment un guide d'air allongé qui se présente sous la forme d'un tube ayant une paroi interne et une paroi externe sensiblement continues. Ce mode de raccordement de la rallonge 90 respecte la fonction de guide d'air de l'élément de base 80. D'autres formes de raccordement peuvent être envisagées, par exemple en donnant à l'extrémité basse 93 de la rallonge 90 un diamètre externe inférieur au diamètre interne de l'extrémité haute 82 de l'élément de base 80, pour permettre un emmanchement de l'une dans l'autre.
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Comme à la façon d'une crépine, en outre, les perforations 83a prévues à l'extrémité basse 83 de l'élément de base 80 du guide d'air, permettent de filtrer des particules de matériau isolant qui risqueraient, dans un insert aéraulique d'extraction 10a, d'être aspirées avec l'air humide extrait. Le risque d'une telle aspiration existe lorsque ledit matériau est un matériau ayant tendance, notamment sous l'effet de son vieillissement ou par dégradation causée par l'humidité, à se disloquer en morceaux de plus ou moins petites dimensions. Le diamètre des perforations 803a est ajusté pour assurer la filtration recherchée tout en trouvant un compromis avec le risque de colmatage du filtre ainsi constitué. En cas de colmatage, il suffit d'arrêter le fonctionnement du système 1, de désaccoupler la canalisation d'air 71 de l'insert 10 (voir FIG.10), de retirer le guide d'air 80 en l'extrayant du manchon 11 de l'insert 10 par le haut, et de nettoyer la partie basse 83 du guide 80 afin de déboucher les orifices 83a.
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L'installation et l'utilisation opérationnelle des inserts aérauliques du système d'assèchement qui ont été décrits ci-dessus vont maintenant être exposés rapidement en référence aux diagrammes d'étapes de la FIG.11 et de la FIG.12. Ces figures illustrent les opérations mises en œuvre pour la préparation de la procédure d'assèchement et dans le cadre de l'exécution de cette proprement dite, et celles mises en œuvre à l'issue dudit processus, respectivement.
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Le diagramme d'étapes de la FIG.11, illustre l'installation et l'utilisation d'un insert aéraulique selon l'invention.
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A l'étape (a) on repère la position d'un trou à réaliser dans le complexe d'étanchéité 101-102 présent sur l'ouvrage bâti 100, à l'aide d'un tube de perçage ou carottier 110. Le complexe comprend l'isolant 101 revêtu par le dessus du "monocouche" ou "multicouche" formant la102. A l'étape (b) on réalise le carottage à l'aide du carottier 110 entraîné en rotation à cet effet. A l'étape (c), on retire le carottier 110. Le trou 111 réalisé dans le revêtement d'étanchéité, i.e., dans le monocouche ou multicouche 102, expose l'isolant 101.
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A l'étape (d), on présente l'insert aéraulique avec sa platine 15 à plat sur le revêtement d'étanchéité monocouche ou multicouche 101, en alignant l'orifice de passage d'air 13a de la platine (et donc le conduit de passage d'air 30 du manchon tubulaire de l'insert 10) sur le trou de carottage 111 réalisé dans ledit revêtement 101. Le cas échéant, l'opérateur qui réalise cette opération peut s'aider du carottier utilisé à la façon d'une pige de centrage (ou centreur), pour assurer la mise en position correcte de l'insert aéraulique 10, au droit du trou 111.
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A l'étape (e), on met en place le revêtement d'étanchéité 30 de l'insert aéraulique 10 à cheval sur les bords de la platine 10 et sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe à assécher, et on le scelle par exemple par chauffage à l'aide d'un chalumeau à gaz 112. Pendant cette opération, le carottier 110 utilisé comme centreur peut être maintenu en place afin de sécuriser le positionnement correct de l'insert 10. On obtient alors, à l'étape (f), le résultat que l'insert 10 est fermement tenue en position et de manière étanche sur le revêtement d'étanchéité 101 du complexe à assécher. A l'étape (g), on peut retirer le carottier 110, i.e., la pige de centrage qui n'a plus d'utilité. L'embout de raccordement 12a du manchon tubulaire de l'insert est accessible.
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A l'étape (g), on sort alors l'élément de guidage d'air ou guide d'air 80, par son extrémité comprenant les perforations formant la crépine 83a, dans le manchon tubulaire 11 de l'insert 10, par le haut via l'embout de raccordement 12a de l'insert.
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A l'étape (i), le tube d'air 80 est en place, avec son extrémité distale (en bas) dotée des performations 83a qui est dans l'isolant 101 du complexe d'isolation-étanchéité à assécher, et avec son extrémité proximale (en haut) qui dépasse très légèrement vers le haut de l'embout de raccordement 12a du manchon tubulaire de l'insert 10. On met alors en place sur l'embout de raccordement 12a, lequel est un connecteur Cam-Lock™ mâle dans l'exemple non limitatif représenté, une conduite d'air 31 équipée d'un connecteur Cam-Lock™ femelle 72 correspondant.
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A l'étape (j), on verrouille le raccord Cam-Lock™ 70 ainsi formé, en abaissant les leviers de verrouillage du connecteur femelle 72, ce qui connecte la conduite 31 à l'insert aéraulique 10. Le connecteur femelle 72 appuie du haut vers le bas contre l'extrémité proximale du guide d'air 80, ce qui assure l'étanchéité à l'air entre la conduite 81 et le guide d'air 80, éventuellement via un joint (non représenté).
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L'insert est alors opérationnel. A l'étape (k) on peut provoquer l'insufflation d'air sec 40a dans l'isolant 101 à assécher, ou alors, selon l'usage de l'insert aéraulique, on peut extraire de l'air humide dudit isolant 101 à l'étape (l).
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Le diagramme d'étapes de la FIG.12 illustre les étapes mises en œuvre après la fin du processus d'assèchement-déshumidification, pour neutraliser l'insert aéraulique afin de pouvoir l'abandonner sur le toit-terrasse pour réemploi ultérieur éventuel.
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A l'étape (m), on déverrouille le raccord de type Cam-Lock 70 pour déconnecter la conduite d'air 31, et on retire ladite conduite 31 de l'embout de raccordement 12a de l'insert 10.
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A l'étape (n), on retire le tube d'air 80 de l'insert, en le tirant vers le haut à travers l'embout de raccordement 12a de l'insert 10.
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A l'étape (o), on met en place, en lieu et place du guide d'air 80, une carotte 113 en matériau isolant associé au manchon tubulaire 11 de l'insert 10, de forme et de dimensions adaptées pour combler le conduit de passage d'air 13 dudit manchon tubulaire 11, ainsi que le trou de carottage 11 qui avait été réalisé dans l'isolant 101 du complexe d'isolation-étanchéité à assécher. Dit autrement, la carotte 113 est plus longue que le conduit de passage d'air 13, et sa longueur (considérée suivant la direction verticale) correspond sensiblement à celle dudit conduit augmentée de l'épaisseur de l'isolant 101 afin de combler également le trou de carottage 111.
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Puis, à l'étape (p), on met en place le bouchon étanche 114 associé au manchon tubulaire 11 de l'insert 10, sur l'embout de raccordement 12a dudit manchon 11. Dans l'exemple représenté, le bouchon 114 est un capuchon Cam-lock™ de type DC (femelle).
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A l'étape (q), on verrouille le capuchon 114 en abaissant ses leviers de verrouillage, ce qui assure l'étanchéité de l'insert au niveau de l'extrémité libre du manchon tubulaire 11. On peut apposer un scellé de sûreté, par exemple, à usage unique, pour permettre l'indication, le cas échéant, d'une ouverture non-autorisé du bouchon 114. Les parties intéressées (maître d'ouvrage, entreprise titulaire du chantier d'assèchement, assureur, notamment) peuvent prévoir des conséquences contractuelles en cas de telle ouverture non-autorisée, comme par exemple la perte de la garantie dont le processus d'asséchement peut être assorti.
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La personne du métier appréciera que les modes de mise en œuvre des procédés décrits ci-dessus peuvent être adaptés aux particularités propres à chaque application concernée, sans se départir des enseignements de l'invention.
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Les courbes des diagrammes de la FIG.13, de la FIG.14 et de la FIG.15, illustrent les résultats d'une procédure d'assèchement qui peut être réalisée avec le système selon des modes de réalisations de l'invention qui a été décrit dans ce qui précède. Les courbes de la FIG.13 représentent un relevé de valeurs mesurées en continu ou quasi continu sur une période de deux semaines environ (ou 14 jours environ). Sur ces diagrammes, l'axe horizontal donne une mesure du temps écoulé, exprimé en nombre de jours, à partir du début de la procédure à une date d0 déterminée. Celles de la FIG.14 et de la FIG.15 représentent un relevé de valeurs sur une période de trois semaines et demie environ (ou 24 jours environ).
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Comme il a déjà été mentionné plus haut, une procédure d'assèchement-déshumidification peut prendre plusieurs semaines, en fonction de l'ampleur des infiltrations d'eau qui sont survenues, du volume du complexe à traiter (qui est le produit de la surface du complexe par l'épaisseur de la(ou des) couche(s) de matériau d'étanchéité ayant absorbé de l'eau), de la nature du matériau sous-jacent et dont peut dépendre une évacuation ou non par gravité et/ou capillarité, de la localisation géographique et de la période de l'année à laquelle la procédure est exécutée et qui déterminent la température et l'hygrométrie de l'air ambiant, de la météo qui peut amener de nouvelles entrées d'eau en cas de précipitations durant la procédure, etc.
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Pendant toute la durée de la procédure, les valeurs mesurées par les différents capteurs sont relevées en continu ou quasi continu (c'est-à-dire à intervalles de temps déterminés, peu espacés relativement, par exemple à une fréquence comprise entre une fois toutes les 15 minutes et fois toutes les heures, voire plus fréquemment encore.
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Les mesures représentées par les courbes 131 et 132 de la FIG.13 se rapportent à l'humidité relative (HR), exprimée en pourcentage (%), dans l'air insufflé et dans l'air extrait, respectivement. Dit autrement, la courbe 131 montre l'évolution en fonction du temps t du taux d'humidité relative de l'air à l'insufflation sur une période de 14 jours environ à compter du début de la procédure d'assèchement à la date d0, et la courbe 132 montre l'évolution en fonction du temps du taux d'humidité relative de l'air à l'extraction durant la même période de temps.
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Dans l'exemple représenté, entre la date d0 et la date d0+12 jours, le taux d'humidité relative de l'air insufflé est inférieur à 10 %, étant d'environ 7,5 %. A partir d'une date notée D3 qui correspond sensible à la date d0+12 jours et jusqu'à la fin des relevés, il monte à environ 25 %. Cette augmentation peut coïncider avec un épisode pluvieux ou la présence localement de brouillard qui provoque une augmentation de l'humidité relative de l'air ambiant, qui dépasse les capacités du système pour l'assèchement de l'air insufflé. Si des informations relatives à la météo, disponibles par ailleurs, indiquent qu'à cette date il n'y a pas eu de telles conditions météorologiques plus humides, le relevé de la courbe 131 peut alerter sur l'existence d'une panne potentielle du dispositif de déshumidification de l'air insufflé.
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L'information principale au regard des courbes de la FIG.13 est donnée par le relevé de mesures représenté par la courbe 132, relativement à l'humidité relative de l'air extrait du complexe d'isolation-étanchéité durant l'assèchement. Comme on le voit et comme il est figuré par la flèche descendante 130 en trait discontinu qui suit l'évolution globale de cette courbe entre la date d0+3 jours et la date d0+12 jours, le taux d'humidité relative de l'air extrait du complexe décroît en passant d'environ 65 à 70% à environ 25 à 40 % sur cette période de temps. Cette diminution est sensiblement linéaire en termes de moyenne quotidienne, mais elle n'est pas linéaire en continu. Au contraire, on remarque des baisses du taux d'humidité relative de l'air extrait, sensiblement à la fréquence d'une fois par jour. Ces baisses peuvent s'expliquer, par exemple, par la baisse de la température du complexe d'isolation-étanchéité durant chaque nuit, qui pénalise l'efficacité de l'extraction d'humidité par le flux d'air sec insufflé.
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La comparaison entre les deux courbes 131 et 132 fournit également de l'information d'intérêt pour l'opérateur et pour les observateurs concernés. Par exemple, le fait que la tendance à la baisse de l'humidité relative dans l'air extrait qui est figurée par la flèche descendante 130 s'interrompe à la date D3 pourrait laisser penser que le processus d'assèchement ne se déroule pas convenablement, sans la possibilité de se rendre compte en considérant la courbe 131 que la remontée du taux d'humidité relative à compter de la date D3 peut s'expliquer par une cause rationnelle, par exemple par la survenance de pluies comme il a été pris en exemple ci-dessus. En effet, si le taux d'humidité de l'air insufflé augmente pour une raison liée à la météo, cela donne une explication objective de l'augmentation du taux d'humidité de l'air extrait qui est constatée. Sur la base de cette information, l'opérateur peut décider de maintenir le système en action, nonobstant sa relative inefficacité par rapport à l'objectif poursuivi. En effet, dès que les conditions météo redeviendront meilleures, la courbe 132 devrait recommencer à descendre, traduisant une reprise de l'efficacité de la procédure d'assèchement du complexe d'isolation-étanchéité.
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En référence à la FIG.14, la courbe 141 et la courbe 142 représentent l'évolution en fonction du temps t de l'humidité absolue (HA), exprimée en nombre de grammes d'eau par mètre-cube d'air (g/m3), de l'air insufflé et de l'air extrait, respectivement. Sur ces courbes, c'est surtout la différence moyenne entre l'humidité absolue de l'air extrait et celle de l'air insufflé, qui constitue une information d'intérêt pour l'opérateur et les observateurs concernés. Cette différence est figurée par une flèche verticale 140 en trait discontinu, tracées entre des points de chacune des deux courbes 141 et 142 sensiblement à la date d0+10 jours dans l'exemple montré.
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Plus spécifiquement, c'est l'évolution de cette différence au cours du temps pendant la durée de la procédure d'assèchement en cours d'exécution qui traduit l'efficacité de ladite procédure. En effet, on voit qu'au commencement de la procédure, à la date d0 et dans les premiers jours qui suivent, le taux d'humidité absolu de l'air extrait du complexe (courbe 142) est sensiblement plus important que celui de l'air insufflé (courbe 141). Dans l'exemple montré, l'air insufflé présente un taux d'humidité absolue de 5 g/m3 environ alors que l'air extrait a un taux d'humidité de 15 g/m3 environ. D'une part, la différence entre ces deux valeurs objectiviste l'extraction d'humidité au sein du complexe d'isolation-étanchéité. En effet, l'air extrait est plus humide que l'air insufflé, ce qui signifie objectivement que l'air circulant dans le complexe d'isolation-étanchéité se charge en humidité durant la traversée dudit complexe, c'est-à-dire que le complexe s'assèche. D'autre part, la diminution de la différence 140 peut être appréciée en observant que l'écart entre les courbes 141 et 142 se réduit à mesure que le nombre de jours de la période opérationnelle augmente. La personne du métier appréciera que à une date D4 qui survient environ à d0+22 jours la courbe 142, qui jusqu'alors était au-dessus de la courbe 141, croise cette dernière et demeure ensuite en-dessous de cette courbe. Dit autrement, l'air extrait (courbe 142) devient moins humide que l'air insufflé (courbe 141). Ceci signifie qu'en réalité de l'humidité, certes en quantité faible mais sans aucun doute possible, est délivrée au complexe d'isolation-étanchéité du fait de l'implémentation de la procédure. En d'autres termes, la poursuite de la procédure devient contre-efficace à compter de la date D4 : l'effet obtenu devient l'inverse de celui qui est recherché. En considérant cette information, l'opérateur peut prendre la décision d'arrêter la procédure d'assèchement, en appréciant que celle-ci a produit le résultat recherché et que plus aucune amélioration c'est-à-dire plus aucun assèchement supplémentaire ne peut être espéré si la procédure est poursuivie au-delà, mais qu'au contraire on court le risque d'augmenter quelque peu l'humidité dans le complexe.
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Les courbes 151 et 152 de la FIG.15 sont très comparables aux courbes 141 et 142 de la FIG.14. Elles donnent l'évolution de la masse d'eau exprimée nombre de grammes d'eau pour un kilogramme d'air (g/kg), dans l'air insufflé et dans l'air extrait du complexe d'isolation-étanchéité, respectivement. Sur la FIG.15, la différence entre les courbes 152 et 151 est figurée par une flèche verticale 150 en trait discontinu, comparable à la flèche 140 de la FIG.14. La personne du métier appréciera que cette différence diminue jour après jour entre la date d0 et une date D5 qui correspond sensiblement à d0+22 jours. On notera que la date des cinq de la figure 15 et sensiblement la même que la date D4 de la figure 14, ce qui est évidemment cohérent.
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En d'autres termes, les informations représentées par les courbes de la FIG.15 peuvent être utilisées à la place de celles représentées par les courbes de la FIG.14, pour décider la poursuite ou l'interruption de la procédure d'assèchement-dés-humidification du complexe d'isolation-étanchéité. En variante, les informations représentées par les courbes de chacune des deux figures peuvent être utilisées en comparaison, pour vérifier que les capteurs respectifs qui sont utilisés pour produire les mesures correspondantes ne sont pas défectueux, ou qu'il n'y a pas un quelconque autre problème dans le système qui générerait une incohérence entre les informations représentées par les deux couples de courbes de la FIG.14 et de la FIG.15, respectivement.
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La présente invention a été décrite et illustrée dans la présente description détaillée et dans les figures des dessins annexés, dans des formes de réalisation possibles. La présente invention ne se limite pas, toutefois, aux formes de réalisation présentées. D'autres variantes et modes de réalisation peuvent être déduits et mis en œuvre par la personne du métier à la lecture de la présente description et des dessins annexés. En outre, si l'invention a été décrite dans le contexte de l'assèchement d'un complexe d'isolation-étanchéité d'une toiture-terrasse, la personne du métier appréciera que ses enseignements trouvent à s'appliquer, en outre, pour assécher des matériaux d'isolation qu'on rencontre par ailleurs dans les planchers, les sols, les sous-chapes ou encore le doublage des murs ou les cloisons sèches.
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Dans les revendications, le terme "comprendre" ou "comporter" n'exclut pas d'autres éléments ou d'autres étapes. Un seul processeur ou plusieurs autres unités peuvent être utilisées pour mettre en œuvre l'invention. Les différentes caractéristiques présentées et/ou revendiquées peuvent être avantageusement combinées. Leur présence dans la description ou dans des revendications dépendantes différentes, n'excluent pas cette possibilité. Les signes de référence ne sauraient être compris comme limitant la portée de l'invention.