PROCÉDÉ DE CUISSON AVEC MODÈLE PRÉDICTIF
La présente invention concerne les appareils de petit électroménager permettant de cuire des céréales et légumineuses, en particulier du riz, encore appelés « cuiseurs ».
On connaît de nombreux modèles de cuiseurs.
La publication WO 2012/056173 Al décrit un exemple de cuiseur à riz sous pression permettant d'obtenir des préparations à base de riz ayant une texture adaptée aux enfants de différents âges.
Les demandes WO 2016/083716 et FR 2 996 986 divulguent des procédés de commande d'un cuiseur à riz permettant d'augmenter la quantité d'au moins un des acides aminés du riz blanc cuit, comportant une étape de trempage, une étape de chauffage, et une étape de cuisson.
Le document US 2011/0003048 divulgue un cuiseur à riz capable d'augmenter la teneur en eau dans le riz en augmentant la pression pendant la phase de trempage.
Les programmes de cuisson des cuiseurs connus présentent plusieurs réglages de la fermeté, fondés sur la quantité d'eau ajoutée déterminant le temps de cuisson total. Toutefois, ces cuiseurs ne permettent pas d'atteindre avec toute la précision souhaitée la texture voulue.
L'invention vise à perfectionner encore les appareils de cuisson tels que les cuiseurs et les procédés de cuisson mis en œuvre à l'aide de tels appareils, afin d'atteindre de façon plus précise la texture recherchée, notamment en ce qui concerne l'un au moins des paramètres de texture que sont la fermeté, le collant, la brillance, l'élasticité, l'adhésivité, ou la cohésion, entre autres.
L'invention a ainsi pour objet, selon un premier de ses aspects, un procédé de cuisson d'un aliment, notamment de riz, en présence d'eau dans une enceinte de cuisson, dans lequel un programme de cuisson de l'aliment est déterminé automatiquement et/ou proposé et/ou rendu sélectionnable, au moins en partie sur la base d'un modèle mathématique prédictif du comportement d'au moins un paramètre organoleptique de l'aliment en fonction au moins d'un ratio eau/aliment initial dans l'enceinte de cuisson, et d'une valeur recherchée pour ledit paramètre.
L'utilisation d'un modèle prédictif tel que défini ci-dessus permet de faire subir à l'aliment un programme de cuisson, c'est-à-dire un cycle hydro-thermique, conduisant à l'obtention du résultat recherché, notamment d'une texture et/ou du collant recherché.
Le modèle mathématique prédictif peut être multi-variable et être fonction notamment d'une durée de trempage de l'aliment et/ou de la température de trempage.
Le paramètre précité peut être un paramètre de texture, notamment la fermeté de l'aliment ou le collant de l'aliment.
Le modèle mathématique précité est par exemple de la forme z = g(x, y), notamment z = ax + by +c, où x désigne le ratio eau/aliment initial, y désigne la durée de trempage et z la fermeté. Pour le riz, de préférence b et c sont des constantes positives et a est une constante négative ; dans un tel modèle, l'effet du ratio eau/riz est négatif, c'est-à-dire que lorsque l'on augmente la quantité d'eau pour la cuisson, la fermeté du riz diminue.
Le modèle mathématique peut encore être de la forme w = f(x, y, T), notamment w = ax + by +c xy +dT +e, où x désigne le ratio eau/aliment initial, T la température de trempage, y la durée de trempage, et w l'adhérence. Pour le riz, les constantes c et e sont négatives et les autres constantes a, b et d sont positives. Si l'on raisonne en valeurs absolues, l'effet de la température de trempage est alors négatif, c'est-à-dire que plus la température de trempage est élevée, moins le riz est collant.
De préférence, on permet à l'utilisateur de sélectionner la fermeté recherchée après cuisson, notamment par incréments, en particulier avec plus de 3 valeurs, ou de façon continue.
On peut encore permettre à l'utilisateur de sélectionner l'adhérence recherchée après cuisson, notamment par incréments, en particulier avec plus de 3 valeurs, ou de façon continue.
Le procédé peut comporter la détermination automatique de la variété de l'aliment ou son rapprochement d'une variété similaire par son comportement à la cuisson, notamment par mesure d'une grandeur relative au gonflement de l'aliment lors de la phase de trempage, en particulier la force de gonflement, la vitesse de gonflement et/ou le taux de gonflement.
Notamment lorsque l'aliment est du riz, le trempage du riz peut s'effectuer à une température prédéfinie et pendant une durée déterminée automatiquement en
fonction d'une fermeté et/ou adhérence recherchée, en appliquant au moins un modèle mathématique prédictif reliant la durée de trempage à la fermeté et/ou à l'adhérence en fin de cuisson. Cela vaut également pour d'autres céréales ou légumineuses.
On peut imposer des contraintes aux valeurs des variables qui sont solution du modèle prédictif. Par exemple, on peut imposer à la température de trempage, lorsque présente dans le modèle prédictif utilisé, de rester comprise entre 50 et 80°C. En variante ou additionnellement, on peut imposer au ratio eau/riz (en volume) d'être compris entre 1.1 et 1.6. On peut encore imposer à la durée de trempage d'être comprise entre 10 et 50 min.
On peut inviter l'utilisateur à sélectionner une préférence relative au fonctionnement de l'appareil et imposer la valeur d'au moins une variable du modèle prédictif en fonction de la préférence sélectionnée.
On peut ainsi inviter l'utilisateur à sélectionner au moins une préférence choisie parmi un mode de fonctionnement privilégiant l'économie d'énergie, un mode de fonctionnement privilégiant la rapidité de cuisson et/ou un mode de fonctionnement privilégiant le développement du potentiel nutritif de l'aliment ou au contraire un faible indice glycémique, et le programme de cuisson peut être déterminé en fonction également de cette préférence. Pour privilégier l'économie d'énergie, on peut rechercher la valeur des paramètres de température de trempage et de durée de trempage qui minimise la consommation électrique, tout en conduisant à la texture recherchée. Pour privilégier le potentiel nutritif, on cherche à accroître la durée de trempage, et inversement, pour minimiser l'indice glycémique, à la raccourcir. Pour privilégier la rapidité de cuisson, on cherche à diminuer la durée de trempage.
La température de cuisson, laquelle suit la phase de trempage, peut être prédéfinie et notamment comprise entre 100 et 118°C.
L'invention a encore pour objet un appareil de cuisson d'un aliment, notamment de riz, pour la mise en œuvre du procédé de cuisson tel que défini ci-dessus, comportant une enceinte de cuisson pour recevoir l'aliment, un système de chauffage de l'aliment contenu dans l'enceinte de cuisson et un circuit de contrôle configuré pour déterminer automatiquement un programme de cuisson de l'aliment et/ou le proposer et/ou le rendre sélectionnable par l'utilisateur, au moins en partie sur la base d'un modèle mathématique prédictif du comportement d'au moins un paramètre
organoleptique de l'aliment en fonction au moins d'un ratio eau/aliment initial dans l'enceinte de cuisson et d'une valeur recherchée pour ledit paramètre.
L'appareil peut constituer un cuiseur. Le terme « cuiseur » englobe ici tous les cuiseurs à riz (« rice-cooker » en anglais), les multi-cuiseurs, les autocuiseurs, les cuiseurs-vapeur et les mijoteurs.
De préférence, le cuiseur dispose d'une régulation automatique de la chauffe, de façon à contrôler la température dans l'enceinte de cuisson.
L'appareil de cuisson peut être configuré pour mettre en œuvre au moins l'une des caractéristiques de procédé détaillées ci-dessus.
L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'exemples de mise en œuvre non limitatifs de celle-ci, et à l'examen du dessin annexé, sur lequel :
- La figure 1 représente de façon schématique un exemple de cuiseur à riz selon l'invention, couvercle ouvert,
- la figure 2 est un schéma en blocs d'un exemple de circuit de contrôle d'un cuiseur selon l'invention,
- la figure 3 est une représentation graphique d'un modèle prédictif de fermeté pour une variété de riz,
- les figures 4A à 4C sont des représentations graphiques de modèles prédictifs d'adhérence pour une variété de riz et pour différentes températures de trempage, à savoir 60°C pour la figure 4B et 75°C pour la figure 4C,
- la figure 5 illustre différentes étapes d'un exemple de procédé de cuisson selon l'invention,
- la figure 6 représente de façon schématique l'enceinte d'analyse du cuiseur,
- la figure 7 illustre le traitement des données provenant des moyens d'analyse du cuiseur, et
- la figure 8 illustre différentes étapes d'une variante de procédé de cuisson selon l'invention.
On a représenté à la figure 1 un exemple de cuiseur 1 selon l'invention, comportant une enceinte de cuisson 3 définie par une cuve 5 logée dans un corps de base 7 du cuiseur, sur lequel est articulé un couvercle 6.
Le corps de base 7 renferme notamment sous la cuve 5 un système électrique de chauffe, non apparent, comportant une ou plusieurs résistances électriques.
La cuve 5 est de préférence montée de façon amovible dans le cuiseur 1.
Le cuiseur 1 comporte un circuit de contrôle 10, représenté schématiquement à la figure 2, comportant une unité centrale 11 à microprocesseur, microcontrôleur ou analogue, communiquant avec une interface homme machine 12, cette dernière comportant par exemple un afficheur et un ensemble de boutons de commande et/ou un écran tactile. L'unité 11 peut également commander une interface de puissance 13 permettant de contrôler le fonctionnement du système de chauffe, afin notamment de porter la cuve à une température de consigne déterminée par l'unité 11.
L'unité centrale 11 dispose d'une mémoire électronique 14, dans laquelle sont stockées des données nécessaires au fonctionnement du cuiseur 1 , comme cela va être détaillé plus loin.
Le cas échéant, comme illustré, le cuiseur 1 peut communiquer avec un terminal externe 15, tel qu'un téléphone intelligent par exemple, et/ou avec un serveur distant, par le biais d'une liaison sans fil.
Dans l'exemple considéré, le cuiseur 1 est un cuiseur à riz, mais l'invention s'applique à d'autres aliments en graines.
Le cuiseur 1 est configuré pour adapter le programme de cuisson à la variété de l'aliment et à au moins une propriété recherchée en fin de cuisson, notamment de fermeté et/ou de collant.
Cette adaptation s'effectue sur la base d'au moins un modèle mathématique prédictif du comportement d'au moins un paramètre organoleptique de l'aliment en fonction au moins d'un ratio eau/aliment initial dans l'enceinte de cuisson 3.
Ces modèles peuvent être établis en effectuant des essais de cuisson en faisant varier certains paramètres d'entrée et en analysant l'aliment en fin de cuisson pour mesurer son collant et sa fermeté par exemple.
Une analyse statistique, notamment de variance, permet de trouver les formules de régression qui donnent la valeur du paramètre d'adhérence ou de fermeté en fonction de paramètres d'entrée tels que la durée de trempage, la température de trempage, et le ratio eau/riz initial.
On va décrire plus précisément des exemples de modèles de fermeté et de collant du riz, étant entendu que l'invention n'est pas limitée à ces modèles ni à ces
paramètres et englobe de façon générale tous paramètres organoleptiques de l'aliment sur lesquels le cycle hydro -thermique subi lors de la cuisson exerce une influence.
Un modèle prédictif de fermeté du riz a été établi, sous la forme z = z(x, y), où x désigne le ratio eau/aliment initial, y désigne la durée de trempage et z la fermeté.
Dans un exemple, z = ax + by +c, avec a<0, b>0 et c>0. (1)
L'effet du ratio eau/riz est négatif, c'est-à-dire que lorsque l'on augmente la quantité d'eau pour la cuisson, la fermeté du riz diminue.
On a par exemple -3800<a<-3000 25<b<30 et 5800<c<7000 pour la variété de riz koshihikari. Un modèle prédictif de collant a été établi, sous la forme w = f(x, y, T), où x désigne le ratio eau/aliment initial, T la température, y la durée de trempage, et w l'adhérence.
Dans un exemple, w = ax + by +c xy +dT +e. (2)
Pour le riz, les constantes c et e sont négatives et les autres constantes a, b et d sont positives.
Si l'on raisonne en valeurs absolues, l'effet de la température de trempage est négatif, c'est-à-dire que plus la température de trempage est élevée, moins le riz est collant.
On a par exemple 1100<a<1300 60<b<80 -65<c<-50 13<d<16 et -3500<e<-3000.
On a représenté à la figure 3 le plan correspondant au modèle prédictif de fermeté z=g(x,y) donné par l'équation (1) et sur les figures 4 A à 4C la quadrique correspondant au modèle prédictif de l'adhérence de l'équation (2), pour différentes températures de trempage
On va maintenant décrire en référence à la figure 5 un exemple de procédé de cuisson selon l'invention.
A l'étape 100, l'utilisateur entre grâce à l'interface homme machine 12 du cuiseur des informations nécessaires pour déterminer les paramètres du programme de cuisson, par exemple la variété de riz, la fermeté recherchée et le collant recherché en fin de cuisson.
La variété de riz est par exemple sélectionnée à l'aide d'un menu déroulant proposant plusieurs variétés, telles que riz basmati, riz thaï, riz koshihikari, riz chucheong, riz chilbo, riz arborio, entre autres.
La fermeté recherchée est par exemple sélectionnée en entrant un paramètre pouvant prendre au moins trois valeurs, telles que « ferme », « normal », « tendre ». Ce paramètre peut être réglé en continu entre des valeurs extrêmes.
L'adhérence recherchée est par exemple sélectionnée en entrant un paramètre pouvant prendre au moins trois valeurs, telles que «très collant », « collant », «non collant ». Ce paramètre peut être réglé en continu entre des valeurs extrêmes.
Une fois ces données entrées, le cuiseur 1 récupère à l'étape 101 dans la mémoire 14 le modèle prédictif pour la fermeté correspondant à la variété renseignée, et fait de même pour l'adhérence.
La fermeté et l'adhérence recherchées correspondent par exemple à des plages de valeurs prédéfinies pour les fonctions z et w ci-dessus.
Le cas échéant, la valeur sélectionnée par l'utilisateur, dans le cas d'un réglage continu, est convertie en une valeur à imposer aux fonctions z ou w pour le calcul des paramètres.
Ensuite, le cuiseur ajuste au mieux à l'étape 102 les paramètres x, y et T pour que les fonctions z et w tombent dans les plages de valeurs correspondant à la fermeté et à l'adhérence recherchées, ou aux valeurs imposées pour les fonctions z et w.
Chaque paramètre x, y et T ne peut être ajusté que dans une plage de valeurs prédéfinies. Par exemple, la température de trempage doit rester comprise entre 50 et 80°C, le ratio eau/riz entre 1.1 et 1.6 et la durée de trempage entre 10 et 50 min
Si aucune solution ne peut être trouvée pour résoudre le système d'équations (1) et (2), le cuiseur le signale à l'utilisateur et l'invite à modifier au moins l'une des valeurs de fermeté et d'adhérence précédemment sélectionnées, en faisant apparaître par exemple seulement les valeurs sélectionnables et/ou en suggérant une modification des choix de façon à trouver au moins une solution au système d'équations.
Si plusieurs solutions existent, le cuiseur 1 peut imposer par défaut la valeur d'au moins un paramètre, par exemple la température de trempage, par exemple en retenant la valeur minimale admissible, de façon à privilégier l'économie d'énergie pour la cuisson, ou en privilégiant une durée de trempage minimale pour réduire la durée totale de cuisson. Le cas échéant, le cuiseur peut inviter lors de l'étape initiale 100 l'utilisateur à entrer une préférence relative à une économie d'énergie, par exemple un sélectionnant une option « éco », ou au temps de cuisson, par exemple en sélectionnant
une fonction « express », ou encore relative au meilleur potentiel nutritionnel, en sélectionnant une fonction « nutritionnel ».
Une fois les valeurs x, y et T déterminées, le cuiseur 1 peut afficher au moins une information relative au programme de cuisson qu'il va suivre à l'étape 103 et indiquer à l'utilisateur la quantité d'eau qu'il doit introduire dans la cuve par rapport à la quantité de riz prévue, qui correspond à la valeur du ratio eau/riz x solution du système d'équations (1) et (2). L'utilisateur peut s'aider pour ce faire d'un verre doseur.
Le cuiseur 1 peut attendre la confirmation par l'utilisateur du remplissage de la cuve avec les quantités d'eau et de riz prévues, avant le démarrer le cycle hydro- thermique de cuisson à l'étape 104.
La cuisson est réalisée avec une phase de trempage à la température T précédemment déterminée, pendant la durée y solution du système d'équations (1) et (2)·
A la fin de la cuisson, le cuiseur 1 avertit l'utilisateur à l'étape 105, par exemple en émettant un signal sonore et/ou lumineux.
Dans une variante de réalisation, le cuiseur 1 est agencé pour reconnaître automatiquement la variété de l'aliment, ou la classe d'aliment qui présente un comportement similaire à la cuisson, et sélectionner le ou les modèles prédictifs correspondant à la variété identifiée.
Pour reconnaître automatiquement l'aliment, le cuiseur comporte des moyens d'analyse 150 d'un échantillon de l'aliment, voire de l'aliment placé dans l'enceinte de cuisson.
Le cuiseur 1 peut comporter une enceinte d'analyse 30, comme illustré à la figure 1, à côté de l'enceinte de cuisson 3, pour recevoir un échantillon de l'aliment en vue de déterminer sa variété.
Les moyens d'analyse 150 peuvent être disposés au moins partiellement dans le couvercle 6 de façon à faire face à l'échantillon d'aliment A placé dans l'enceinte, comme représenté schématiquement à la figure 6.
Les moyens d'analyse peuvent comporter un texturomètre qui mesure la force de gonflement de l'aliment.
Le résultat 220 de cette mesure peut être comparé à une étape 210 à des données de référence 230 provenant d'une base de données pour diverses variétés répertoriées par le cuiseur 1, comme illustré à la figure 7. Différentes variétés de riz
présentent lors du trempage des forces de gonflement différentes, ce qui permet de les différencier.
Une fois la variété identifiée, le cuiseur 1 peut charger le ou les modèles prédictifs correspondants.
La figure 8 représente une succession d'étapes d'une variante du procédé de la figure 5, mises en œuvre dans le cas où le cuiseur détermine automatiquement la variété d'aliment.
Les étapes 100 à 105 sont reprises, mais précédées par des étapes 98 et 99.
On suppose que l'utilisateur souhaite utiliser la fonction d'analyse par le cuiseur de l'aliment.
A l'étape 98, le cuiseur 1 affiche des informations guidant l'utilisateur dans la réalisation de l'analyse préalable. Par exemple, il rappelle à l'utilisateur les actions à effectuer pour que l'analyse puisse avoir lieu, comme par exemple introduire une quantité prédéfinie d'aliment dans l'enceinte de mesure et refermer le couvercle.
A l'étape 99, le cuiseur signale que l'analyse a été effectuée, et peut éventuellement afficher le résultat de l'analyse, et notamment la variété d'aliment qui a été détectée.
A l'étape 100, le cuiseur peut inviter l'utilisateur à entrer des préférences de fermeté et de collant, comme décrit précédemment.
Les étapes 101 à 105 peuvent se dérouler comme décrit précédemment.
L'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits.
Par exemple, les moyens d'analyse sont agencés pour mesurer un taux de gonflement et/ou une vitesse de gonflement de l'aliment au cours d'une phase de trempage, et comparer le taux et/ou la vitesse mesurés à des données de référence correspondant à des variétés connues.
Le taux de gonflement et/ou la vitesse de gonflement peuvent être mesurés alors que l'aliment est déjà dans l'enceinte de cuisson, par exemple par une mesure optique de la variation du niveau de l'aliment au cours de la phase de trempage. Cette variation peut se mesurer par exemple à l'aide d'un capteur infrarouge placé dans le couvercle du cuiseur.
Il est possible de discriminer entre les variétés de riz en comparant leurs cinétiques de gonflement lors de la phase de trempage.
La mesure du taux de gonflement ou de la vitesse de gonflement peut encore se faire dans l'enceinte d'analyse, en y introduisant l'aliment avec de l'eau. Dans ce cas, l'enceinte d'analyse peut être portée à une température de gélatinisation de l'aliment, afin de provoquer son gonflement.