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Lors du laminage du fer ou de métaux non ferreux en vue de la production de bandes de grande longueur, il est nécessaire, pour obtenir une qualité uniforme, que le produit en laminage soit maintenu toujours sous une tension constante, tant à l'entrée qu'à la sortie des cylindres.
La traction sur la bande, multipliée par la vitesse d'avan- cement du produit détermine la puissance nécessaire pour l'obten- tion de cet effort de trac-Lion. il s'ensuit que, à une vitesse constante du feuillard, une tension constante sur la bande sup- pose une puissance mécanique constante des moteurs de commande
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du dévidoir débiteur et du dévidoir récepteur.
Il est connu, pour réaliser une traction constante de la ban- de de régler les moteurs des dévidoirs de façon à obtenir une puis- sance constante, qui est transmise dans l'entrefer. Toutefois,, ce procédé ne fournit une traction constante sur le feuillard qu'aussi longtemps que l'installation fonctionne en régime perma- nent. Lors d'une modification de la vitesse'de laminage, les efforts d'accélération ou de décélération qui en résultent provo- quent des modifications dans l'effort de traction agissant sur la bande, modifications* qui risquent, dans certaines conditions, de donner lieu à des pouduits de rebut.
L'invention visa à faire en sorte que, lors du réglage auto- matique de tels moteurs de dévidoirs, il soit tenu compte des forces d'accélération ou de décélération de telle façon que l'ef- fort de traction agissant sur la bande demeure constant même pen- dant n'importe quelle variation de la vitesse du laminoir exigée par le processus de laminage.
L'invention part de la supposition que la vitesse de rotation du moteur de commande du laminoir est réglée automatiquement - selon une méthode déjà connue ou suggérée - de telle façon qu'elle corresponde toujours à la position d'un levien de commande ou d'un transmetteur de Valeur nominale et que, lors de variations du réglage de la valeur nominale, cette vitesse de rotation suive celles-ci très rapidement. On supposera en outre que les moteurs de dévidoirs, qui sont des moteurs à courant continu, sont alimen- tés par des mutateurs commandés, réglés automatiquement en confor- mité avec des valeurs nominales prescrites.
Une installation de cette sorte a été représentée schémati- quement et à titre d'exemple dans la Figure 1.
L'induit 1 du moteur de commande de la paire de cylindres 2 est alimenté à travers un mutateur 3, tandis que l'enroulement excitateur la de ce moteur reçoit le courant à sens alternatif
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à partir de .deux mutateurs 4 montes en croix.
Une génératrice tachymérique 5- dont la tension représente la valeur effective de la vitesse de rotation - et une tension de valeur nominale pouvant être ajustée par le levier de manoeuvre
8, influencent les régulateurs 6 et 7 des mutateurs d'excitation et d'induit de telle façon que l'on peut imposer à l'aide du levier de manoeuvre n'importe quelle vitesse de rotation voulue, à laquel- le lé moteur 1 s'adapte aussitôt.
Le dévidoir récepteur 17 est commandé par un moteur dont l'induit 9 est alimenté par le mutateur 10, tandis que son enrou- lement d'excitation 9a est alimenté par les mutateurs 11 montés en croix. Le courant d'induit et le courant d'excitation sont réglés chacun séparément, par les régulateurs 12 et 13, suivant les valeurs nominales imposées.
On prévoit un système de commande destiné au dévidoir débi- teur, réglé d'une manière analogue à celle qui vient d'être décrite, mais non représenté dans les dessins.
La vitesse d'avancement du feuillard sortant des cylindres 2, laquelle ne correspond pas à la vitesse périphérique de ces cylin- dres, est déterminée à l'aide d'un rouleau de renvoi 18. Trois génératrices tachymétriques 14, 15 et 16; accouplées avec les cy- lindres 2, le rouleau de renvoi 18 et le dévidoir 17, fournissent des tensions continues proportionnelles aux vitesses de 'rotation ou aux vitesses angulaires de ces organes.
Ces tensions, ainsi que d'autres grandeurs - ajustées dans chaque cas en tenant compte des caractéristiques techniques de l'ins- tallation ou variables avec la vitesse de laminage - servent à déter- miner les valeurs nominales imposées pour les régulateurs 12 et 13 des mutateurs du moteur du dévidoir.
Four exposer la façon dont ceci peut être accompli, on déter- minera d'abord les principes théoriques qui interviennent dans la solution du problème posé. Un utilisera à cette fin les symboles ci-après :
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RW = rayon descylindres RHo rayon du dévidoir vide RH rayon variable du dévidoir avec feuillard enroulé RZ = rayon des tourillons du dévidoir Ru rayon du rouleau de renvoi GHo poids du dévidoir vide GH poids variable du dévidoir avec feuillard enroulé #Ho = moment d'inertie du dévidoir vide, y compris l'induit du moteur #H moment d'inertie variable du dévidoir, y compris l'induit du moteur,.
avec feuillard enroulé #W = vitesse angulaire des cylindres #H = vitesse angulaire du dévidoir
U = vitesse angulaire du rouleau de renvoi b = largeur du feuillard # poids spécifique du feuillard g accélération de la pesanteur t = temps
A usure des cylindres par frottement, c'est-à-dire, reduc- tion du diamètre des cylindres à la suite de l'usure par frottement, après une durée de service prolongée
K = avance ou retard du produit en laminage, c'est-à-dire, le rapport entre la vitesse périphérique des cylindres et la vitesse du produit en laminage à l'entrée ou à la sortie
EMI4.1
(Ow. Hw wu-Ru W = constante de la résistance de l'air.
Le. couple appelé à être fourni par le moteur du dévidoir doit être en équilibre avec : 1). le couple dû à l'effort de traction agissant sur le feuillard, soit, M1 = Q.RH
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d #H
EMI5.1
.<.). le moment d'accélération instantanée M f1t -- dt ¯ le moment dû à la. résistance de l'air et a la résistance de frottement
EMI5.2
Ivl -. W. (.04 +! .n,,'R
On obtient ainsi, pour le couple du moteur du dévidoir l'équation suivante : d#H
EMI5.3
(1) : ¯ 1 . M...; + lVl3 :=; Q'Rff ,.
GH rt (V[ WH + /tU1Ir"RZ)
Le moment d'inertie du dévidoir avec feuillard enroulé s'exprime par
EMI5.4
... 'Ir b '0 -Ll Li 4 ou par =Q.. + B (4 - p, 4) où l'on a posé, aux fins de réduction, la grandeur auxiliaire proportionnelle à la largeur b du feuillard, soit, B = Ò/2. b. r/g
Si l'on pose en outre
EMI5.5
(,uVJ wu 1\1 - Y U " IL li vi UIi ùÎ EU GU T K RU y W 9 - ww Z UJH - X 0 ' on obtient:
EMI5.6
1 Q"Hu.Y et
EMI5.7
fo ' z ¯ Bb 4 ^3j d c4,i ". - - BaRt. y] z d't
Le moment de frottement dans les paliers peut -étant donné qu'il ne représente qu'une grandeur de correction relativement peu importante - être exprimé avec une exactitude suffisante comme la.
EMI5.8
somme d'une partie constante, c'est.-é1-dire, qui correspond au poids
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moyen du devidoir, et d'une partie correspondant à l'effet de traction agissant sur le feuillard, de sorte que
EMI6.1
Wa WY4 + 1 tr CN. z
On obtient ainsi l'équation suivante pour le couple, qui doit faire l'objet du réglage, du moteur du dévidoir
EMI6.2
(.;) 11 , y A.² .. B- B 4 Z. -- (..:) 1\1 Q..l:\t- B.HG- dt + W- wH .. 1 ;:.
C....Qj
Afin de réaliser une solution continue de l'équation diffé- rentielle (2), on prévoit un appareil à calculer analogique 17, qui se compose de moyens connus et sert à représenter, à l'aide de grandeurs électriques, des multiplications, des divisions et des dérivées en fonction du temps, cet appareil se voyant appliquer encore d'autres grandeurs résultant des caractéristiques de l'ins- tallation, comme indiqué par la flèche P.
La Fig. représente schématiquement un exemple de l'@xécu- tion des opérations de calcul requises.-
Le potentiomètre 19 se voit appliquer la tension de la géné- ratrice tachymétrique 14, proportionnelle à la vitesse angulaire
Ww des cylindres, tandis que la tension de la génératrice tachy- métrique 15, proportionnelle à la vitesse angulaire du roul @u de renvoi, est appliquée au curseur 19a de ce potentiomètre.
La différence entre la tension recueillie au curseur 19a et la tension de la génératrice tachymétrique 15 est appliquée, à travers un amplificateur 20, à un système de commande 21 qui règle la position du curseur 19a de façon à faire disparaître cette différence des tensions. Il s'ensuit que la mise en position du curseur 19a ainsi réalisée représente une mesure pour la grandeur Òu
EMI6.3
G = 0)W ' Le curseur ; du potentiorvètre 42 est mis en poxi-
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tion d'une manière correspondante.. Comme co otentiomètre cet également alimenté par la génératrice tachymétrique 14, la tension recueillie à son curseur 22a represente une mesure de la grandeur #W. Z.
A cette tension est opposée la tension recueillie au curceur 23a du potentiomètre 23. Ce dernier potentiomètre se voit appli- quer la tension engendrée par la dynamo tachymétrique 16, c'est-à- dire, une tension proportionnelle à la vitesse angulaire du dévi- doir. La différence entre les tensions recueillies aux curseurs 22a et 23a est appliquée, à travers l'amplificateur 4, au sys- tème de commande 25, qui amène le curseur 23a dans une position où la différence des tensions est compensée de façon à égaler zéro.
Si, en adoptant cette mise au point, on désigne le rapport entre la tension du curseur 23a et la tension de la géneratrice tachymétrique 16 par Ó, on obtient Ó . #H = #W. Z et, par conséquent,
EMI7.1
oZ'- -J.J ua 6- w il o)W' iI - 7c-dîi
Il s'ensuit que le réglage représente la grandeur Y dans l'équation différentielle (2). Lorsque le potentiomètre 43 pré- sente, conformément à un type courant, un trajet de résistance circulaire et un curseur constitué par un bras monté à rotation autour du centre de ce cercle, et lorsque la position zéro est située en un point convenable, le curseur recueille sur le poten- tiomètre une tension proportionnelle à l'angle Ó.
A l'arbre du potentiomètre 23 sont accouplés cinq systèmes à champ tournant, dénommés également transmetteurs inductifs, désignés par 26, 27, 28, 30 et 37 et servant à représenter des multiplications et des divisions par dos grandeurs électriques, comme il est connu en soi. Ces systèmes à champ tournant comportent, tout comme les instruments de mesure électrodynamiques, une bobine
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fixe et une bobine rotative, avec ceci cependant que la bobine rotative ne commande pas elle-même la position d'une aiguille
EMI8.1
aa , J -.,, mais vient occuper/une position déterminée sous l'effet d'influen-
EMI8.2
ces extérieures.
Lorsqu'on applique une tension alterriative c; à la bobine fixe, celle-ci induit dans la bobine rotative une tension proportionnelle à la grandeur G. spin 0( , où < désigne l'angle que ferme la position de la bobine par rapport à la posi- tion dans laquelle les axes des deux bobines sont perpendiculaires entre eux.
Lorsque les valeurs de l'angle Ó ne sont pas trop élevées,
EMI8.3
on peut poser - avec une approximation suffisante o( sin out .
Dans le cas present ceci signifie (étant donné que, cocus il a été indiqué plus haut, on peut poser Ó = Y) que, lorsque le système à champ tournant 6 est alimenté du côté primaire par une tension alternative recueillie au potentiomètre 62 et qui représente la
EMI8.4
grandeur Bconnue en partant des caractéristiques techniques de l'installation, ce champ tournant fournit une tension secon- daire qui représente l'expression BeRIT- 0( ou BRY . Cette tension est fournie au côté primaire du système à champ tournant 27, dont le côté secondaire fournit alors une tension qui repré-
EMI8.5
sente l'expression R' . Si l'on applique ensuite cette tension au système à champ tournant 28, on obtient dans le secondai- re de celui-ci une tension qui représente une mesure pour l'ex- pression B.R4.Y3.
Au curseur du potentiomètre 9 a été ajustée une tension alternative qui représente l'expression constante, connue à partir
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des caractéristiques de l'installation, soit 1QhrIo (comparer équation (d)1 jiitant donné que cette tension est appliquée en série avec la tension d'entrée d'un amplificateur 31 à la bobine rotative du système à champ tournant 30 dont la bobine fixe est raccordéeà la sortie de cet amplificateur 31, le rapport entre cette tension de sortie et la tension recueillie au potentiomètre
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29 est de 1 : (Ó + 1/V), lorsque V désigne le coefficient d'amplification de l'amplificateur 31.
Lorsque ce dernier a été assez largement calculé, ce dernier rapport peut être représenté avec une grande approximation par 1 : Ó, de sorte que la tension résultante (qui constitue d'autre part la tension d'entrée pour l'amplificateur 32) est une mesure pour l'expression
EMI9.1
G - B.R 4 Ho y Ho + B.R.y3
La tension amplifiée par l'amplificateur 32 est appliquée à un autre système à champ tournant 33, accouplé aux petentiomètres 19 et 22, dont la position angulaire représente la grandeur Z, comme il a été exposé plus haut. la tension de sortie de ce sys- tème à champ tournant fournit donc l'expression
EMI9.2
74 l ¯ , 4 âd k4U.y3j .
e 4
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Cette tension est appliquée à un appareil 34 Ta- représente une inversion d'un moteur à disque do Ferrairs, un disque ou un tambour, bon conducteur électrique, ainsi quedesx systèmes électromagnétiques perpendiculaires entre eux. Lorsque le disque ou le tambour est au repos, les doux systèmes sont ' découplés. Toutefois, lorsque le disque de Ferraris tourne et que'l'un des systèmes magnétiques est raccordé à une tension alter- native, il s'induit dans l'autre système une tension proportion- nelle à la tension du premier système et à la vitesse angulaire du disque tournant.
Le disque de Ferraris est relié (par un mécanisme de trans- mission approprié) au levier de manoeuvre 8 (Fig. 1) pour le moteur de commande du laminoir, la position de ce levier étant proportion- nelle à la vitesse de rotation de ce moteur.
Lorsqu'on modifie la position du levier de manoeuvre 8, et donc la vitesse de rotation du moteur de commande du laminoir, il apparaît simultanément dans l'enroulement secondaire de l'appa- reil 34 une tension proportionnelle à la tension dans l'enroule- ment primaire et à la rapidité de la modification de la vitesse de rotation et qui, par conséquent, représente l'expression
EMI10.1
[ .
R4 + B*R.4. .Z d (0 VI Y -bo B'R..y3J dt Ceci ne peut être obtenu qu'à la condition que le levier de
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manoeuvre 8 soit déplacé seulement avec une rapidité telle que la vitesse de rotation du moteur de commande du laminoir puisse suivre ce déplacement sans retard. il est donc essentiel que le réglage de la vitesse de ce moteur s'efecte avec une grande rapidité. il est en outre avantageux de prévoir, pour produire les déplacements du levier de manoeuvre 8, un moteur de manoeuvre ou un système de commande analogue, non représenté, qui n'autorise que la rapidité de manoeuvre maximum répondant à la condition ci-dessus.
On recueille en. outre au potentiomètre 36 une tension alter- native représentant l'expression Q.RU qui est fonction de l'effort de traction désiré sur le feuillard et du rayon connu du rouleau de renvoi. Cette grandeur est multipliée par Y dans le système à champ tournant 37, de la manière décrite plus haut, de sorte que la tension de sortie de ce dernier système à champ tournant repré- sente l'expression Q.RU.Y de l'équation () .
Finalement, il s'établit au potentiomètre 38 une tension correspondant à la constante C1. A cette torsion, le transformateur 39 ajoute une tension qui,, lorsqu'on adopte un rapport de transformation convenable, représente l'expression G2.Q.
On peut encore ajouter une autre tensio existant aux bornes de la résistance 40 et qui représente l'expression W # H, ten- sion qui peut être établie à l'aide de moyens connus, non représen- tés. Toutefois, et vu son importance minime, cette expression peut être négligée, ou bien, sa valeur moyenne peut être incluse dans la constante G1.
La tension résultante,, qui représente les résistances qui s'opposent au mouvement suivant le sens de rotation considéré, est ajoutée, à l'aide d'un commutateur-inverseur 41 de type connu, à la tension de sortie du système à 'champ tournant 37 et à la tension de sortie de l'appareil 34, laquelle est éventuellement
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amplifiée par un amplificateur 35.
Lorsqu'on choisit convenablement les facteurs de .propor- tionnalité de toutes les tension, la tendon résultante,, qui apparaît aux bornes 42 et 43, représente l'expression de l'é- quation 2, soit :
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. E%rr0 .B l' 4 u j Z. * qç .. . CJ. 1.I 'E' C9-E'". J
Cette tension constitue donc une mesure (valeur nominale) pour l'ajustement du couple du moteur du dévidoir dans chaque cas consi- déré, cela indépendamment de l'usure des cylindres par frottement et de l'écartement momentane des cylindres,- c'est-a-dire, de, l'avance ou du retard, qui en résultent, du produit en laminage.
En appliquant la même méthode, on pourrait déterminer, au lieu d'une tension, une autre grandeur électrique, par exemple un courant, pour représenter le couple, qu'il s'agit de maintenir, du moteur du dévidoir.
Selon une autre caractéristique de l'invention, un procédé pour la transformation de cette grandeur électrique en le couple d'un moteur de devidoir, moteur dont le courant d'induit et le courant d'excitation, fournis par l'entremise de mutateurs, sont réglés chacun par un régulateur conformément à des valeurs nomina- les imposées, consiste en ce que cette grandeur électrique est imposée -'éventuellement a l'aide d'un transformateur - au régula- teur du courant de champ en tant que grandeur pilote (valeur nomi- nale), de telle sorte que le rhéostat d'excitation détermine un champ magnétique approximativement proportionnel à cette grandeur;
qu'une grandeur électrique qui représente le champ magnétique réel est convertie en la vitesse de rotation, soit directement (par exemple, à l'aide d'un générateur hall), soit en tant que le rap- port représenté par la force électromotrice (tension aux bornes diminuée de la chute de tension interne); et que, finalement, il se forme une autre grandeur électrique, obtenue en divisant la
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grandeur qui represente le couple par la grandeur qui @@pre@ent, le champ magnétique, cette nouvelle grandeur servant de valour nominale imposée au régulateur de courant d'induit.
Dans la Fig. 1, on a désigne par 45 le dispositif destine a cette: fin et qui sera décrit d'une façon plus détaillée en se reportant à la Fig. .
Aux bornes 42a et 43a (fig. 3) est appliquée la tension alternative recueillie aux bornes 42 et 43 d'un dispositif tel que represente dans la Fig. 2.
Cette tension est appliquée à un appareil 44 dit "diserimi- nateur", connu en soi, dans lequel Elle est redressée, cela de telle façon que la tension redresste, recueillie aux bornes 44a' a un sens différent suivant que la tes@ion fournie aux bornes
42a et 43a est en phase ou en opposition de phase avec une tension alternative invariable de comparaions, appliquée aux bornes44b.
La tension prélevée aux bornes 44a sert de grandeur pilote (valeur nominale) pour le régulateur 13 (Fig. 1).
La disposition adoptée est avantageusement telle que le cou- rant de champ, appelé à être réglé en fonction de la grandeur pilote, ne soit pas proportionnel a cette grandeur, mais soit une fonction de celle-ci qui correspond approximativement à la courbe d'aimantation de la machine, de façon que le champ magné- tique du moteur soit à peu près proportionnelle à la tension aux bornes 44a' tant dans le sens négatif que dans le sens positif.
Pour réaliser un tel rapport de dépendance, on peut faire appel, par exemple, aux redresseurs du discriminateur, en calou- lant ceux-ci de telle façon que l'étendue de fonctionnement utill- see commence déjà au voisinage du seuil de tension de ces re- dresseurs, de telle sorte que, pour des tensions peu élevées, la tension redressée augmente d'abord beaucoup plus lentement quo la tension alternative appliquée aux bornes 4jj a et 43a
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Cette disposition peut être remplaces par un transormateur de tension spécial, où l'on réalise une dépendance fonctionnelle appropriée entre la tension de sortie et la tension d'entrée.
Un tel transformateur peut être intercale, dans le sens conforme à ce qui précède, aussi bien dans le circuit de la grandeur électri- que qui représente la valeur nominale, que dans le circuit de celle qui représente la valeur effective. tant donné que dans une machine à courant continu, le couple transmis dans l'entrefer est, comme on le sait, égal au produit du flux magnétique et du courant d'induit, on a la possibilité, lorsque cette condition est remplie, d'utiliser - pour realiser un effort de traction constant sur le feuillard - une grandeur électrique en tant que valeur nominale imposée exacte pour 'Le régulateur de courant d'induit, lorsque cette grandeur correspond au quotient du couple et du flux magnétique.
Le flux magnétique' ,-/d'un moteur est - pour autant qu'il ne soit mesuré directement - proportionnel au quotient de la force électromotrice et de la vitesse de rotation ou de la vitesse angulaire #H. La force électro-motrice peut être considérée comme la tension aux bornes U diminuée de la chute de tension interne, de sorte que l'on obtient la relation $-K U - Ra . la # = K1 a a /#H, où Ra est la résistance de l'induit, .La le courant d'induit du moteur et k1 une constante de propor- tionnalité.
Cette équation ne vaut pas lorsque le moteur est arrêté, étant donné qu'elle fournit alors l'expression indefinle 0/0.
Elle n'est donc utilisée comme base pour le calcul analogique que dans le cas de vitesses de rotation finies, pas trop réduites, tandis que pour les faibles vitesses do rotation, on admet que le flux -magnétique est proportionnel au courant d'excitation.
Dans la suite de la description de la disposition selon la Fig. 3, on supposera d'abord que les commutateurs 45 et @@ accu pent la position représentée. La Génératrice tachymetrique 16
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(Fig. 1) fournit au potentiomètre 51 une bension continue pro- portionnelle à la vitesse angulaire du moteur du devidor, tension qui est rendue indépendante du sens de rotation par l'élément re- dresseur 50 (par exemple un redresseur sec en montre en pont).
Une partie de la tension aux bornes du moteur de dévidoir 9 est recueillie à la résistance 47. Une résistance 48, traversée par un courant proportionnel au courant d'induit, est branchée en série avec cette tension. Lorsque les résistances 47 et 48 sont convenablement calculées, la tension continue appliquée à l'élément redresseur 49 et rendue indépendante dans celui-ci, du sens de rotation, est proportionnelle à la force électromotrice de l'induit de ce moteur.
La différence entre cette tension et la tension recueillie au curseur 51a du potentiomètre 51 est appliquée à travers l'ampli- ficateur 52 au système de commande 53 qui détermine la positim du curseur 51a de telle façon que cette différence se trouve réduite à zéro. Si l'on désigne par 'l'angle d'ajustement du potentiomè- tre, angle qui indique d'autre part le rapport entre la tension recueillie au curseur et la tension totale du potentiomètre, on obtient
EMI15.1
u .. RaJa gç WH a.e..,r 1
Le système à champ tournant 54 est accouplé à l'arbre du potentiomètre 51.
On réalise à l'aide de ce. système et de l'ampli- ficateur 55 une compensation à zéro, où le transformateur b6 se voit appliquer une tension qui, d'après les explications données ci-dessus à propos des éléments 29, 30 et 31 de la figure 2, repré- sente l'expression MH/# Ja' c'est-à-dire peut servir comme # a valeur nominale imposée exacte pour le régulateur de courant d'in- duit 12 (Fig. 1).
Aux vitesses de rotation situees au voisinage de la valeur zéro et pour lesquelles, comme indiqué plus haut, un équilibrage
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de la tension de l'iii(lu-Lt 9 et dj h :;'Jll0ratricu t;chj!;:,tn1j0 la n'est plus nécessaire, les cotunutateurs 4o et 46 s' lUv';1r:.:ellt auto- matiquement, ce qui peut otro obtenu à l'aida de tifs connus en soi, influenças par la vitesse de rotation ou car la tension.
Le potentiomètre 51 se voit appliquer dans ce cas la tension constante d'une batterie ou d'une autre source de courant continu b9, avec laquelle est branchée en opposition la chuta de tension aux bornes de la résistance 60, qui est rendue indepen- dante du sens de rotation par l'élément redresseur 61. La résis- tance 60 est intercalée dans le circuit de champ du moteur du devidoir.
Si l'on admet que la chute de tension dans cette résistance est proportionnelle au flux magnétique - ce qui peut être obtenu avec une précision suffisante dans un circuit magnétique non saturé - l'ajustement du curseur la est ici également tel que sa position angulaire constitue une mesure pour le flux magnétique et que la tension aux bornes 58 peut servir de valeur nominale pour le réglage du courant d'induit.
Le réglage décrit ci-dessus d'un moteur de dévidoir fonc- tionne invariablement d'une façon correcte aussi bien pour le dé- roulement que pour l'enroulement du produit en laminage. Par con- séquent, et pour assurer un réglage automatique de l'effort de traction agissant sur le feuillard de part et d'autre des cylin- dres, il convient de prévoir des systèmes de réglage correspon- dants pour les deux dévidoirs.
Pour assurer un fonctionnement parfait du système décrit ci-dessus., il est nécessaire d'accorder entre elles la rapidité de variation de la valeur nominale de la vitesse de rotation et la rapidité du calcul, de même que les vitesses de régage. il est avantageux d'adopter une vitesse de calcul égale ou supérieure
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à la vinsse de rérpieige, Comme indiquo plus haut, 1 'ajutemcnt .:c la vitesse nominale pour le reglage de la vitesse de rotation
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ne doit s'opérer qu'avec une rapidito -belle que les vitesses de calcul et de réglage puissent s'y conformer sans retard notable.
.Par conséquent, et pour réaliser des vitesses de réglage élevées, il est avantageux d'utiliser des systèmes de commande aliments par des mutateurs, commandés par des régulateurs à tubes ou à transistors, à grande vitesse de réglage. Toutefois, le domaine d'application de 1'* invention, en particulier en, ce qui concerne le moteur de commande de laminoir, n'est pas limité à ce mode d'alimentation en courant.
Le dispositif de calcul analogique à commande électroméca- nique peut être aisément établi de façon à permettre des vitesses de calcul suffisamment élevées, si l'on réduit au minimum les masses en mouvement.
L'invention n'est pas limitée, en principe, à l'exemple décrit ci-dessus; elle est au contraire susceptible de plusieurs variantes.
La grandeur Z dépend uniquement d'une modification du diamètre des cylindres (usure par frottement) et de l'écartement des cylindres, c'est-à-dire de l'avance ou du retard du produit en laminage. Cette grandeur ne se modifie donc pas, généralement, au cours d'une même opération. Pour cette raison, on peut renon- cer au calcul automatique, décrit ci-dessus, de cette grandeur et prévoir, au lieu de celui-ci, une mise au point fixe corres- pondante du potentiomètre, laquelle sera modifiée à la main, par exemple en se servant de tableaux établis d'avance, lorsd'une modification des composantes qui forment la grandeur Z. Ceci per- met de simplifier les dispositifs de calcul requis' et de suppri- mer/la génératrice tachyétrique du rouleau de renvoi.
La conversion de la grandeur qui détermine le couple requis, en un couple réel du moteur du dévidoir, peut être realisec d'une autre manière que celle représentée dans la figure 3. Par exemple,
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en principe, le flux magnétique du motour peut être maintenu constant par un dispositif de réglage approprié, la réaction du courant d'induit sur le champ magnétique pouvant également être prise en considération. Dans ce cas, la tension fournie par le système selon la fig. peut être utilisée directement - éventuelle- ment après redressement par un diseriminateur- comme valeur no- minale prescrite pour le courant 'd'induit, lequel, comme on le sait, est dans ce cas proportionnel au couple.
Afin de permettre une variation constante du courant d'induit même après inversion du sens de rotation, on devra prévoir, dans un tel système, deux mutateurs montés en croix pour le courant d'induit, alors qu'un seul mutateur est requis pour fournir le courant de champ. En outre, les dispositifs pour l'exécution des diverses opérations de calcul peuvent être établis d'une autre manière que celle de- crite dans l'exemple ci..dessus.
Par exemple, pour représenter une multiplication, on peut se servir du système de mesure d'un instrument de mesure électro- dynamique normal dont la déviation est, comme on le sait, propor- tionnelle au produit du courant qui traverse les deux enroulements de cet instrument. Le système tournant de l'instrument peut com- mander la position d'un potentiomètre de telle façon que l'on puisse recueillir, aux curseurs de ce potentiomètre, une tension proportionnelle à la déviation de cet instrument. Afin d'éviter des erreurs dues au frottement, on peut effectuer l'ajustement du potentiomètre à l'aide d'une commande suiveuse de type connu, en fonction de la déviation de l'instrument.
De même, pour l'exécution de divisions par calcul analogi- que, on peut se servir d'un instrument à bobines croisées, c'est- à-dire de l'instrument dit quotientmètre.
Des divisions et des multiplications peuvent également être effectuées à l'aide de générateurs dits de Hall, c'est-à-dire des plaquettes semi-conductrices qui produisent un effet Hall parti-
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culièrement important.
Pour obtenir une dériva, en fonction du temps, de la vi- tesse de rotation du moteur du laminoir, on peut se servir par exemple d'une génératrice tachymotrique accouplée au levier de manoeuvre 8 par l'entremise d'un mécanisme de transmission appro- prié, génératrice qui fournit une tension proportionnelle à la vitesse de manoeuvre et que l'on applique par exemple a l'une des bobines de l'instrument de mesure électro.dynamique prévu de la manière décrite ci-dessus.
REVENDICATIONS.
1 - Procédé pour produire une grandeur électrique propor- tionnelle au couple d'un moteur de dévidoir, notamment d'un lami- noir à froid pour feuillards, couple requis pour maintenir cons- tant l'effort de traction exerce par le dévidoir sur le feuillard pendant le laminage, caractérisé en ce que la grandeur électrique susdite est formée de façon continue, à l'aide de moyens électro- mécaniques connus servant à la représentation, par la méthode des analogues, de multiplications, de divisions et de dérivées en fonc- tion du temps,
en tant que solution d'une équation différentielle qui - en tenant compte des rapports variables de vitesses de ro- tation et des forces d'accélération influencées par les variations de vitesses et les masses en mouvement- détermine dans chaque cas le couple moteur requis pour exercer un effort de traction cons- tant sur le feuillard.