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Tte de rasoir automatique.
La présente invention est relative aux rasoirs de sûreté du type automatique, c'est-à-dire du type comportant un peigne-fi- xe au travers des vides duquel passent les poils de la barbe, pour être tranchés par un élément de coupe déplacé sous ce peigne à par- tir d'un moteur électrique ou mécanique-.
Dans les rasoirs de ce type tels que proposés à ce jour, l'élément de coupe, à mouvement alternatif de va-et-vient ou à mou- vement rotatif, se déplace perpendiculairement aux dents du peigne, sous celui-ci, de sorte que le poil est toujours attaqué de face; en d'autres termes, le poil est pris entre deux tranchants parallè- les entre eux, dont un ( la dent du peigne) est fixe, tandis que l'autre se déplace parallèlement à lui-même, vers le tranchant fixe il en résulte que le poil est soumis à un effort normal de cisaille- ment dans une- direction horizontale perpendiculaire au poil, Ce processus de coupe est irrationnel et ne peut donner de bons résu tats, le poil ayant tendance à s'infléchir, sans se laisser couper, ou,
si le couteau mobile est extrêmement proche des dents fixes, le poil risquant de se corncer, entre les couteaux et de s'arracher au lieu de se couper.
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Afin d'assurer une coupe franche et rationnelle des poils, sans effort d'arrachement, la présente invention propose une disposition réciproque des dents fixes et du ou des couteaux telle que ce ou ces couteaux se déplacent angulairement par rapport aux dents fixes, effectuant ainsi sur le poil engagé entre deux dents fixes un effort de coupe par glissement transversal à la manière, par exemple, de ce qui se passe pour deux lames de ciseaux dont une serait maintenue fixe.
Dans la réalisation pratique, ceci peut être obtenu en principe par une plaque très mince, de forme générale ronde, sous et tout contre laquelle tourne à grande vitesse un couteau, par/exemple, en forme de croix, dont les quatre branches radiales, tranchantes vers le haut, viennent successivement attaquer et trancher les poils engagés entre les dents fixes, ou dans les lumières fixes, pratiquées dans la dite plaque suivant toutes directions essentiellement non radiales de manière que, dans toute position quelconque du couteau inférieur, un quelconque de ses bras ne recouvrejamais une des lumières de la dite plaque, mais fasse toujours au contraire un certain angle avec toute lumière ou dent fixe de la plaque supérieure.
Suivant une forme préférée, mais non limitative, de réalisation, les lumières fixes sont formées dans une calotte bombée, sous et contre laquelle tournent les quatre bras radiaux,, de même courbure que la calotte et qui constituent les couteaux mobiles. Les lumières sont par exemple verticales dans le 1er et le 3ème quadrant et horizontales dans le 2ème et le 4ème, ces quadrants étant séparés par des parties radiales non découpées de la calotte ( ceci pour permettre une très faible épaisseur de la calotte,'en garantissant une rigidité convenable malgré la présence des lumières).
Le croisillon couteau est fou sur son arbre entraîné par un moteur électrique ou autre et il est entraîné par des bras portés par une bague calée sur l'arbre, un ressort, monté entre cette bague et le moyeu du couteau, agissant pour repousser le couteau vers la calotte fixe.
Afin que l'invention soit bien comprise, on a représenté au dessin annexé, une forme préférée de réalisation de l'objet de l'invention : fig. 1 est une vue en plan, par le dessus, du peigne fixe ou
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calotte formant la partie externe de la tête de rasoir. fige 2 est la coupe axiale de la tête de rasoir. fig. 3 est la coupe transversale à plus grande échelle d'un bras du couteau.
1 désigne une plaque ronde, bombée en forme de calotte, et faite d'une feuille très mince, parexemple en métal. Dans cette calot- te sont découpées des fentes' ou lumières rectilignes, dont celles 2 des premier et troisième quadrants sont normales à l'axe des x, tan- dis que les autres 3 des deuxième et quatrième quadrants sont paral- lèles à l'axe des x. Ces fentes ne s'étendent pas sur toute la sur- face de la calotte, laissant libres des parties 4 correspondant aux axes des x et y, ceci afin de conserver à la calotte une solidité et une rigidité suffisantes malgré la très faible épaisseur du métal et la présence des fentes ; le même but, il peut être prévu de fai- rè les fentes moins larges à partir de la périphérie vers les axes ou de l'es écarter de plus en plus vers les axes.
On comprend d'ail- leurs qu'on pourrait prévoir toutes autres dispositions des fentes, pourvu qu'elles ne soient pas radiales.
La calotte 1 possède, dans la réalisation choisie, un rebord ou paroi cylindrique 5, filetée, qui se visse dans ou sur le corps du rasoir 6, de manière à centrer exactement la calotte sur l'axe du mo- teur électrique monté fixe dans le corps du rasoir. Ce corps de ra- soir peut avoir toute forme quelconque étudiée spécialement suivant les applications envisagées; comme l'invention ne se rapporte qu'à la tête de rasoir, on n'a.représenté que la couronne 6 du corps de rasoir, destinée à recevoir la calotte 1. Cette couronne peut compor- ter un croisillon 8 pour supporter,l'arbre 9 du moteur 7, le dit ar- bre s'étendant jusqu'à venir en contact avec le centre de la calotte 1 quand celle-ci est vissée à fond.
Sur cet arbre, au-dessus du croi- sillon 8, est calée une bague 10 portant deux ou quatre bras 11 para .-lèles à l'arbre 9.. Enfin, qur l'arbre 9 est enfilé librement mais sans jeu, un manchon 12 solidaire de quatre bras radiaux 13 épousant ou deux la courbure de la calotte 1, chacun de ces bras ayant une/arètes supé- rieurestranchantes(fig. 3). Un ressort 14 enfilé sur l'arbre 9 entre la bague 10 et le manchon 12 tend à écarter ce manchon et ses cou- teaux de la bague 10.
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On conçoit que l'arbre 9, en tournant - à grande vitesse quand il s'agit d'un moteur électrique -entraîne avec lui, à la même vitesse, les couteaux 13, par l'intermédiaire des bras 11, ces couteaux, grâce au ressort 14 et à la force centrifuge également, se déplaçant contre la face interne de la calotte 1, en fauchant littéralement les poils engagés dans les fentes de la calotte.
L'effet est ici tout autre que dans les systèmes connus, les poils n'étant soumis à aucun effort d'arrachement ou de flexion; les couteaux 13 agissent réellement à la façon de faulx. De plus, par la disposition décrite des fentes dans les quatre quadrants et par le bombage de la calotte, on obtient un rasoir susceptible de raser de très près, parfaitement, sans aucun danger d'attaquer la peau, quel que soit l'endroit où le rasoir agit ; n'est plus nécessaire de tendre la peau du visage pour obtenir un résultat parfait.
On conçoit cependant que la calotte 1 pourrait être remplacée par une cuvette à fond plat et non bombé; de mme, le nombre des couteaux 13 pourrait varier et ils pourraient ne pas être rectilignes.
Le moteur pourrait être tout moteur actionné à la main; cependant,'le moteur électrique est évidemment préféré pour des faisons évidentes.
L'invention est d'ailleurs indépendante dans son principe des détails de construction et d'assemblage et englobe toutes formes de corps de rasoir et toutes modifications éventuelles susceptibles d'être comprises dans les revendications ci-dessous.
REVENDICATIONS.
1. Tête de rasoir comportant une partie en'peigne dans les fentes ou vides de laquelle pénètrent les poils à raser, et un ou des couteaux mobiles déplacés par rapport à ce peigne pour trancher les dits poils, caractérisée en ce que le ou les couteaux se déplacent sous et tout contre le peigne, dans une direction angulaire par rapport à la direction longitudinale de toute fente du peigne fixe, de manière à faucher littéralement le poil.