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PROCEDE DE DECOUPE D'UNE TOLE DE MAINTIEN D'UNE FEUILLE
DE MATERIAU NEUTROPHAGE SUR UNE PAROI D'UNE ALVEOLE DE
RATELIER DE STOCKAGE D'ASSEMBLAGES DE COMBUSTIBLE
NUCLEAIRE
DESCRIPTION Domaine technique
L'invention concerne un procédé de découpe d'une tôle sensiblement rectangulaire soudée sur une paroi d'une alvéole d'un râtelier de stockage d'assemblages de combustible nucléaire, de façon à permettre l'extraction d'une feuille de matériau neurrophage maintenue initialement entre la tôle et la paroi.
Un tel procédé permet de rénover des râteliers de stockage d'assemblages de combustible nucléaire, en autorisant la mise en place ultérieure de nouvelles plaques de matériau neutrophage contre les parois.
Etat de la technique
Dans l'industrie nucléaire, on a coutume de stocker les assemblages de combustible nucléaire dans des râteliers de stockage placés dans des piscines dans lesquelles circule de l'eau de refroidissement.
De telles installations reçoivent soit des assemblages de combustible nucléaire neufs, soit des assemblages de combustible nucléaire préalablement irradiés dans le coeur d'un réacteur nucléaire. Elles se trouvent aussi bien sur le s, ite même du réacteur que sur d'autres sites tels que des usines de retraitement.
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Les râteliers de stockage comprennent une structure rigide qui délimite un certain nombre de logements juxtaposés, dont l'axe longitudinal est orienté verticalement. Chacun des logements, aussi appelés"alvéoles", est prévu pour recevoir un assemblage de combustible nucléaire. A cet effet, la section des alvéoles est comparable à celle des assemblages, c'est-à-dire généralement carrée.
La structure rigide des râteliers de stockage peut être réalisée de différentes manières. Ainsi, les cloisons délimitant les alvéoles peuvent être obtenues par exemple, soit en assemblant des tubes de section carrée, à l'aide de pattes soudées, soit en assemblant par soudure des plaques parallèles orientées selon deux directions orthogonales.
Quelle que soit la technique utilisée pour réaliser la structure rigide du râtelier, il est d'usage d'équiper toutes ou certaines des cloisons séparant les alvéoles d'un matériau neutrophage pouvant se présenter sous des formes diverses. Ce matériau neutrophage a pour fonction d'absorber les neutrons émis par la matière fissile contenue dans les assemblages de combustible nucléaire. Cela permet de réduire à une valeur minimale la distance séparant deux alvéoles voisines. Le nombre des assemblages de combustible nucléaire susceptibles d'être stockés dans une piscine de dimensions données peut ainsi être optimisé.
L'une des techniques connues pour intégrer un matériau neutrophage dans les cloisons séparant les alvéoles consiste à placer une feuille de matériau
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neutrophage entre chaque paroi de la structure rigide et une tôle rapportée par soudure sur cette paroi.
Dans cette configuration, la feuille de matériau neutrophage peut notamment être constituée par un polymère chargé avec du bore naturel. Un tel matériau est commercialisé sous la marque"Boraflex".
Les râteliers de stockage anciens équipés d'un tel matériau neutrophage présentent d'importants signes de vieillissement. Ce vieillissement est provoqué par la dissolution du matériau neutrophage dans l'eau de la piscine, lorsqu'il est soumis à un taux d'irradiation important engendré par les assemblages de combustible nucléaire.
Cette dégradation du matériau neutrophage a pour première conséquence une diminution de la protection neutronique qu'il assurait initialement.
Au-delà d'un certain temps d'utilisation, il n'est donc plus possible de conserver la densité de stockage initiale.
Par ailleurs, la dissolution du matériau neutrophage dans l'eau de la piscine a pour deuxième inconvénient de polluer de façon excessive l'eau du circuit de refroidissement. Au bout d'un certain temps d'utilisation, cette pollution atteint des limites non acceptables en conditions normales.
Lorsque cette situation se présente dans les râteliers de stockage équipés d'un tel matériau neutrophage, la solution classique consiste à remplacer l'ensemble du râtelier.
Dans le document EP-A-0 896 339, on a proposé de rénover les râteliers de stockage anciens réalisés de cette manière en découpant les tôles de maintien des
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feuilles de matériau neutrophage, à proximité de leurs soudures, en enlevant ces feuilles, puis en mettant en place de nouvelles plaques de matériau neutrophage contre les parois des alvéoles du râtelier. De façon plus précise, la découpe des tôles s'effectue par jet d'eau ou par burinage.
Cette solution constitue une alternative attrayante au remplacement de l'ensemble du râtelier, puisqu'elle permet de le rénover par un remplacement des feuilles de matériau neutrophage, tout en conservant sa structure rigide.
Toutefois, les techniques préconisées dans ce document pour découper les tôles présentent des inconvénients notables.
Ainsi, la découpe par jet d'eau nécessite une certaine précision dans la position relative de la tête de coupe et de la tôle, difficile à assurer dans la pratique, du fait de l'évolution incontrôlable de la géométrie des tôles au cours du temps. Par ailleurs, cette technique génère des effluents liquides et solides qu'il est nécessaire de traiter.
La technique de découpe par burinage ne présente pas ces inconvénients. Toutefois, il est parfois pratiquement impossible d'utiliser cette technique pour découper les grands côtés des tôles assurant le maintien des feuilles de matériau neutrophage, du fait de l'encombrement de l'outillage mis en oeuvre. C'est notamment le cas pour les râteliers dans lesquels on doit découper des tôles en vis-à-vis séparées les unes des autres par des espaces restreints.
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L'invention a précisément pour objet un procédé de découpe d'une tôle de maintien d'une feuille de matériau neutrophage, soudée sur une paroi d'une alvéole d'un râtelier de stockage d'assemblages de combustible nucléaire, permettant de rénover un tel râtelier sans présenter les inconvénients inhérents à l'utilisation des techniques de découpe par jet d'eau ou par burinage proposées dans le document EP-A-0 896 339.
Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu au moyen d'un procédé de découpe d'une tôle sensiblement rectangulaire, dont deux petits côtés et deux grands côtés sont soudés sur une paroi d'une alvéole d'un râtelier de stockage d'assemblages de combustible nucléaire, de façon à extraire une feuille de matériau neutrophage maintenue initialement entre la tôle et ladite paroi, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : - coupe des deux petits côtés de la tôle ; - coupe des deux grands côtés de la tôle, par déplacement continu, d'une extrémité à l'autre de la tôle, d'une tête de découpe incluant soit au moins un ensemble lame-contre lame, soit au moins une lame seule.
De préférence, on coupe simultanément les deux grands côtés de la tôle au moyen d'une tête de découpe incluant deux ensembles lame-contre lame ou deux lames seules.
En variante, on peut aussi couper les deux grands côtés de la tôle en effectuant deux passages
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successifs d'une tête de découpe incluant un seul ensemble lame-contre lame ou une seule lame.
En variante, on peut encore couper simultanément les deux grands côtés de deux tôles en vis-à-vis, en un seul passage, au moyen d'une tête de découpe incluant quatre ensembles lame-contre lame ou quatre lames seules.
Selon le cas, chaque lame est soit fixe, soit mobile et animée d'un mouvement alternatif ou rotatif lors du déplacement de la tête de découpe.
Par ailleurs, chaque ensemble lame-contre lame de la tête de découpe comprend soit une contre lame fixe, soit une contre lame mobile, de type molette, entraînée en rotation par le déplacement de la tête de découpe, soit une contre lame mobile, animée d'un mouvement alternatif.
Dans tous les cas, après la coupe des deux grands côtés de la tôle, on soulève avantageusement des bandes latérales restantes de celle-ci, au moyen d'au moins un organe de soulèvement (socle ou galet) porté par la tête de découpe.
La tôle à découper est généralement soudée sur la paroi par des points de soudure. Dans ce cas, la coupe des petits côtés de cette tôle peut être obtenue en coupant les points de soudure situés sur les petits côtés, par burinage, par meulage ou par fraisage.
En variante, on peut aussi couper les deux petits côtés de la tôle sur toute la largeur de celle-ci, en réalisant un tronçonnage par meulage ou par fraisage.
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Breve description des dessins
On décrira à présent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation préféré de l'invention, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue de dessus qui représente schématiquement, en coupe horizontale, un exemple d'un râtelier de stockage susceptible d'être rénové en utilisant le procédé de découpe conforme à l'invention ; - la figure 2 est une vue en perspective montrant la coupe des deux grands côtés de l'une des tôles du râtelier de la figure 1 à l'aide d'une tête de découpe équipée de deux ensembles lame fixe-contre lame fixe ; - la figure 3 est une vue comparable à la figure 1, illustrant un exemple de râtelier rénové, destiné au stockage d'assemblages de combustible nucléaire neufs ;
et - la figure 4 est une vue comparable aux figures 1 et 3, illustrant un exemple de râtelier rénové, destiné au stockage d'assemblages de combustible nucléaire irradiés.
Exposé détaillé d'un mode de réalisation préféré de l'invention
Sur la figure 1, on a représenté à titre d'exemple une petite partie d'un râtelier destiné au stockage d'assemblages de combustible nucléaire irradiés. Comme on le verra par la suite, un tel râtelier peut être rénové en utilisant le procédé de découpe conforme à l'invention.
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Pour l'essentiel, le râtelier illustré sur la figure 1 comprend une structure rigide formée de cloisons verticales 10 sensiblement planes, qui délimitent entre elles des alvéoles 12, de section carrée. Chacun de ces alvéoles 12 est prévu pour recevoir un assemblage de combustible nucléaire irradié.
Chaque alvéole 12 présente un axe longitudinal perpendiculaire au plan de la figure 1. cet axe est normalement orienté verticalement lorsque le râtelier est placé dans une piscine.
Comme on l'a représenté sur la figure 1, le procédé de découpe selon l'invention concerne le cas où les cloisons 10 comprennent une feuille 14 de matériau neutrophage, placée entre une paroi de séparation 16 (par exemple de 2 à 3 mm d'épaisseur) et une tôle fine 18 (par exemple d'environ 0,8 mm) rapportée sur la paroi 16 par soudure. Plus précisément, la tôle 18 est réalisée, de préférence, en acier inoxydable et présente une forme sensiblement rectangulaire (échancrée à chaque coin). Les deux grands côtés ainsi que les deux petits côtés de la tôle 18 sont soudés sur les parois 16 par des points de soudure ou par une soudure continue.
Dans cet agencement, la paroi de séparation 16 forme la structure rigide de la cloison 10, qui assure la séparation physique entre les alvéoles 12 voisines.
Dans l'exemple de réalisation illustré sur la figure 1, les parois de séparation 16 sont constituées par les faces d'un ensemble de tubes de section carrée, assemblés en quinconce au moyen de pattes de liaison soudées (non représentées).
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procédé de découpe selon l'invention peut également s'appliquer, les parois de séparation 16 sont constituées par deux séries de plaques parallèles, disposées à angle droit l'une par rapport à l'autre, de façon à former les alvéoles 12.
Dans l'exemple de réalisation illustré sur la figure 1, les feuilles 14 de matériau neutrophage sont placées sur les faces extérieures des tubes formant les parois de séparation 16. Toutefois, le montage des feuilles de matériau neutrophage peut être réalisé à l'inverse à l'intérieur des tubes formant les parois de séparation 16 ou encore de façon alternée à l'intérieur et à l'extérieur de ces tubes, sans sortir du cadre de l'invention.
De façon comparable, lorsque la structure rigide du râtelier est formée par un assemblage de plaques entrecroisées, le procédé de découpe selon l'invention s'applique indifféremment, quelles que soient les faces de ces plaques sur lesquelles sont rapportées les feuilles de matériau neutrophage.
Les feuilles 14 de matériau neutrophage sont des feuilles de polymère chargé avec du bore naturel.
Un matériau de ce type est connu sous la marque "Boraflex".
Les feuilles 14 de matériau neutrophage sont des feuilles sensiblement rectangulaires dont les dimensions sont légèrement inférieures à celles des parois de séparation 16 sur lesquelles ces feuilles sont maintenues par les tôles 18. Ce dimensionnement permet de rabattre les rebords des tôles 18 contre les parois de séparation 16, au-delà des feuilles 14 de
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matériau neutrophage, afin de souder ces rebords sur les parois, pour assurer le maintien des feuilles de matériau neutrophage.
Du fait que les tôles 18 sont fixées aux parois 16 par des points de soudure, les espaces dans lesquels sont emprisonnées les feuilles 14 de matériau neutrophage ne sont pas étanches. Ces feuilles 14 sont donc en permanence en contact avec l'eau de la piscine.
Par hypothèse, le procédé de découpe selon l'invention s'applique à un râtelier de stockage utilisé depuis plusieurs années, dans lequel les feuilles 14 de matériau neutrophage ont été soumises à un taux d'irradiation important dans l'eau de la piscine contenant le râtelier, pendant une période relativement longue. Les feuilles 14 de matériau neutrophage, en contact avec l'eau de la piscine, sont alors partiellement dissoutes dans celle-ci.
Cette dissolution a pour conséquences, d'une part, une diminution de la protection neutronique entre les alvéoles 12 adjacents et, d'autre part, une pollution de l'eau du circuit de refroidissement de la piscine.
Conformément à l'invention, il est proposé de découper les tôles 18 sur leurs quatre côtés, afin d'enlever les feuilles de matériau neutrophage et de les remplacer par des plaques neuves de matériau neutrophage. Ces opérations sont réalisées après avoir sorti le râtelier de la piscine.
Le procédé de découpe des tôles 18 conforme à l'invention comporte deux opérations. La première de ces opérations est la coupe des deux petits côtés de chacune des tôles. La deuxième opération est la coupe
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des deux grands côtés des tôles io. Ces deux opérations de coupe s'effectuent à proximité des soudures par lesquelles les tôles 18 sont fixées sur les parois 16, afin de dégager les feuilles 14 de matériau neutrophage emprisonnées sous ces tôles 18.
La coupe des petits côtés des tôles 18 peut être réalisée soit en coupant les points de soudure situés sur ces petits côtés, soit par tronçonnage de la tôle sur toute sa largeur, à proximité immédiate de ses rebords d'extrémité soudés sur la paroi de séparation 16.
Lorsqu'on effectue la coupe des petits côtés des tôles 18 en coupant les points de soudure de celles-ci sur les parois 16, on réalise cette opération soit par burinage, soit par meulage, soit par fraisage.
La coupe des points de soudure par burinage consiste à détruire les points de soudure par l'action coupante d'un burin manoeuvré manuellement ou installé dans un marteau burineur pneumatique.
La coupe des points de soudure par meulage consiste en la destruction de ces points de soudure par l'action abrasive d'une meule.
Enfin, la coupe des points de soudure par fraisage consiste en la destruction de ces points de soudure par l'action d'une fraise.
Lorsque les petits côtés sont coupés sur toute leur largeur par tronçonnage, celui-ci peut être réalisé indifféremment soit par meulage, soit par fraisage.
Les techniques de burinage, de meulage et de fraisage utilisées afin de couper les petits côtés des tôles 18 sont des techniques classiques connues de
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l'homme du métier. Par conséquent, aucune description détaillée n'en sera faite.
Comme l'illustre la figure 2, la coupe des grands côtés des tôles 18 est réalisée en utilisant une tête de découpe 20, qui est déplacée de façon continue d'une extrémité à l'autre de la tôle, c'est-à-dire sur toute la longueur des alvéoles 12, parallèlement à leur axe longitudinal. Ce déplacement est illustré par la flèche F sur la figure 2. La tête de découpe 20 présente un encombrement réduit, de façon à pouvoir être insérée dans une alvéole 12 ou dans l'espace réduit ménagé entre deux alvéoles adjacentes (figure 3). Toutefois, la tête de découpe 20 est aussi utilisée pour découper les tôles 18 placées sur les faces externes des parois périphériques des râteliers.
Dans le mode de réalisation préféré de l'invention illustré sur la figure 2, la tête de découpe 20 est conçue de façon à réaliser simultanément, en un seul passage, deux coupes longitudinales sur toute la longueur d'une même tôle 18, à proximité des grands côtés de celle-ci. Dans ce cas, la tête de découpe 20 comprend deux ensembles 22 incluant chacun une lame coupante 24 et une contre lame 26. Les deux ensembles 22 lame-contre lame sont alors reliés l'un à l'autre par un support commun 28 susceptible d'être déplacé parallèlement à l'axe longitudinal de l'alvéole 12.
Des moyens (non représentés) sont aptes à tirer ou à pousser la tête de découpe 20 dans le sens de la flèche F, comme on l'a déjà observé. 1
Dans une variante de réalisation (non représentée), la tête de découpe 20 est conçue de façon
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a cuuper Les aeux grcinu cuLes ae j-a. uoj-e lo en effectuant deux passages successifs. Dans ce cas, la tête de découpe 20 inclut un seul ensemble 22 formé d'une lame coupante 24 et d'une contre lame 26.
Dans une autre variante de réalisation (non représentée), la tête de découpe 20 comporte, au contraire, trois ou quatre ensembles 22 lame-contre lame, de façon à pouvoir effectuer simultanément des coupes longitudinales sur deux tôles 18 en vis-à-vis.
Par ailleurs, chaque ensemble 22 lame-contre lame peut être remplacé, dans chaque cas, par une lame 24 seule, fixe ou mobile.
Dans chacun des ensembles 22 lame-contre lame, la lame coupante 24 comme la contre lame 26 peuvent être fixes ou mobiles.
Dans le mode de réalisation illustré à titre d'exemple sur la figure 2, les lames 24 comme les contre lames 26 sont fixes par rapport au support 28 de la tête de découpe 20.
Plus précisément, chacune des lames coupantes 24 comprend un bord de référence 24a apte à venir en appui sur la face de la paroi 16 portant la tôle 18, ainsi qu'une échancrure 24b formée sur son bord avant en considérant le sens de déplacement de la tête de découpe 20, repéré par la flèche F sur la figure 2. Sur la face de la lame 24 opposée au grand côté adjacent de la tôle 18 et adjacente à la contre lame 26, le fond de l'échancrure 24b forme une arête tranchante concave
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24c. Du côté opposé à la contre lame 26, c'est-à-dire sur la face tournée vers le'grand côté adjacent de la tôle 18, l'arête tranchante 24c est prolongée par une face en dépouille 24d.
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Lorsque le bord de référence 24a de la lame coupante 24 est en appui contre la face de la paroi 16 portant la tôle 18, l'arête tranchante 24c se trouve située au niveau de la tôle 18 ou légèrement au-dessus de celle-ci. La tôle 18 est donc automatiquement découpée lors du déplacement de la tête de découpe 20 dans le sens de la flèche F.
L'avant du bord de référence 24a de la lame 24, en considérant le sens de déplacement de la tête de découpe 20, forme une arête 24e matérialisant le bord de l'échancrure 24b. Grâce à cet agencement, l'arête 24e reste plaquée, par effet de coin, contre la face correspondante de la paroi 16, en découpant la feuille 14 de matériau neutrophage en même temps que la tôle
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18.
La contre lame 26 est en contact avec la lame 24, dans la partie de celle-ci située au-dessus de l'échancrure 24b. Plus précisément, la contre lame 26 est placée contre la face de la lame 24 opposée au grand côté adjacent de la tôle 18 à découper.
De cette manière, la partie centrale 18a de la tôle 18, située entre les deux lames 24, est détachée des bandes latérales 18b de cette tôle, au fur et à mesure que la tête de découpe 20 se déplace dans le sens de la flèche F. De plus, les faces en dépouille 24d des lames 24 ont pour effet de replier progressivement vers le haut les bandes latérales découpées 18b de la paroi 18. Cette caractéristique permet de dégager et d'extraire ultérieurement les parties de la feuille 14 1 due matériau neutrophage emprisonnées sous ces bandes latérales 18b de la tôle 18.
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De préférence, cet effet de soulèvement des bandes latérales 18b de la tôle 18 est accentué au moyen de socles ou de galets (non représentés) équipant la tête de découpe 20 en aval des lames 24, en considérant le sens de déplacement de la tête de découpe. En soulevant les bandes latérales 18b encore soudées sur la paroi 16, ces socles ou galets permettent d'extraire en totalité la feuille 14 de matériau neutrophage et de disposer de l'espace nécessaire à la remise en place d'une plaque de remplacement de matériau neutrophage.
Comme on l'a déjà indiqué, chaque contre lame 26 peut également être mobile par rapport au support 28 de la tête de découpe 20. Dans ce cas, chacune des contre lames est constituée, par exemple, par une molette en contact avec la surface extérieure de la tôle 18 en cours de découpe. Cette molette est alors entraînée en rotation par le déplacement de la tête de découpe 20.
Dans le cas où la lame coupante de chaque ensemble 22 lame-contre lame est mobile, chacune de ces lames est actionnée par un dispositif mécanique entraîné par un moteur ou par un vérin de type
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quelconque (électrique, hydraulique, pneumatique, etc.). Les lames se déplacent alors selon un mouvement alternatif ou rotatif. Dans ce cas, la tôle 18 est cisaillée entre la lame mobile et la contre lame fixe ou mobile.
Lorsque les deux coupes longitudinales de la tôle 18 sont complètement Iterminées celle-ci est extraite du râtelier ainsi que la feuille de matériau neutrophage 14 alors mise à nu.
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Pour enlever la feuille 14 de matériau neutrophage on utilise tout outillage approprié tel qu'un outil racleur ou de traction. Les éventuels résidus de matériau neutrophage subsistants sur les parois 16 sont ainsi décollés.
Afin de terminer la rénovation du râtelier de stockage, de nouvelles plaques de matériau neutrophage, réalisées par exemple en acier boré, sont ensuite mises en place sur les parois 16, de façon à restituer au râtelier ses caractéristiques de protection neutronique d'origine.
Ces nouvelles plaques de matériau neutrophage sont, de préférence, placées dans le rectangle allongé délimité à l'intérieur des parties de rebord restantes des tôles 18. Leur fixation peut être assurée par des languettes rapportées (non représentées) soudées sur les parties de rebords restantes des tôles, ou par l'une des techniques qui vont à présent être décrites en référence aux figures 3 et 4, respectivement.
La figure 3 concerne le cas d'un râtelier destiné au stockage d'assemblages neufs. Dans ce cas, les alvéoles 12 sont séparées par des cloisons 10'qui comprennent chacune deux parois de séparation 16 appartenant à deux tubes différents délimitant deux alvéoles 12 adjacentes. Les deux parois 16 d'une même cloison 10'sont alors séparées d'une distance suffisante pour que chacune d'entre elles ait été équipée initialement d'une feuille 14 de matériau neutrophage, maintenue sur sa face extérieure par une tôle 18 soudée, comme décrit précédemment.
Conformément à l'invention, on découpe les deux petits côtés de chaque tôle 18 par coupe des
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points de soudure ou par tronçonnage, puis on coupe les deux grands côtés de cette tôle au moyen d'une tête de découpe 20 (figure 2) dont le dimensionnement lui permet de cheminer entre les cloisons 10'adjacentes. Dans ce cas, la tête de découpe 20 peut comporter un à quatre ensembles 22 lame-contre lame, ou une à quatre lames seules de façon à pouvoir éventuellement effectuer en un seul passage, jusqu'à quatre coupes longitudinales sur deux tôles 18 en vis-à-vis. Les feuilles 14 de matériau neutrophage sont ensuite enlevées et remplacées par des plaques neuves 30, dont le maintien est assuré par des cales entretoises 32, insérées entre ces plaques.
La figure 4 concerne le cas d'un râtelier destiné au stockage d'assemblages usagés. Ce râtelier est analogue à celui qui a été décrit précédemment en référence à la figure 1. Il est représenté ici après découpe des tôles 18, enlèvement des feuilles 14 de matériau neutrophage, et remplacement de celles-ci par des plaques neuves 30 de matériau neutrophage. Dans ce cas, les plaques 30 sont maintenue par des tubes 34 de faible épaisseur (par exemple 0,5 mm ou 0,8 mm) dans les alvéoles 12 formées entre les tubes définissant les parois 16. Les tubes 34 sont (cas de la figure 4) ou ne sont pas (cas non représenté) en contact avec les plaques 30 de matériau neutrophage. Le contact peut être assuré par une entretoise ou par tout autre système équivalent.
Si les caractéristiques des nouvelles plaques de matériau neutrophage l'exigent, leur mise en place peut être précédée d'une opération d'arasement des parties de rebords restantes des tôles 18. Cette
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opération d'arasement peut être effectuée à l'aide de tout outillage approprié, tel qu'un outillage à jet d'eau, un outillage de cisaillement ou de rupture des soudures, etc..
Les plaques de matériau neutrophage sont ensuite fixées sur les parois de séparation 16 ainsi aplanies, par l'un quelconque des moyens décrits précédemment.
Il est à noter que la nature des nouvelles plaques de matériau neutrophage qui sont mises en place dans le râtelier peut être quelconque, selon le type de râtelier concerné.
Lorsque la rénovation du râtelier est terminée, celui-ci peut être à nouveau utilisé dans des conditions analogues à celles qui président à l'utilisation d'un râtelier neuf. Toutefois, le coût de la rénovation est sensiblement inférieur à celui qu'impose le remplacement complet du râtelier.