EP4733506A1 - Ensemble de traversée de toit, procédé de fabrication afférent, et système de raccordement - Google Patents

Ensemble de traversée de toit, procédé de fabrication afférent, et système de raccordement

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EP4733506A1
EP4733506A1 EP25211322.0A EP25211322A EP4733506A1 EP 4733506 A1 EP4733506 A1 EP 4733506A1 EP 25211322 A EP25211322 A EP 25211322A EP 4733506 A1 EP4733506 A1 EP 4733506A1
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EP
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socket
roof
external element
penetration assembly
roof penetration
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EP25211322.0A
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Jean Nicolas Clément Ducrot
Jean Pierre Ducrot
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Abstract

- L'invention concerne un ensemble de traversée de toit (1), comprenant d'une part une tuile à douille (2) réalisée en un premier matériau, pour faire partie d'un toit d'un bâtiment, ladite tuile à douille (2) comprenant une douille (3) faisant saillie vers l'extérieur du bâtiment, et d'autre part un premier élément extérieur (6) présentant un orifice central (7) et étant réalisé en un deuxième matériau, ledit premier élément (6) coiffant ladite douille (2) pour mettre en communication l'orifice (7) avec l'intérieur (4) de ladite douille (3), ledit deuxième matériau présentant une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.- Ensembles de traversée de toit pour l'évacuation ou l'entrée d'air

Description

  • La présente invention concerne le domaine technique général des systèmes et équipements d'aération de bâtiments, notamment les systèmes de VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée), et relève également du domaine général de la construction en particulier l'installation de toitures et couvertures.
  • La présente invention concerne plus précisément un ensemble de traversée de toit, comprenant au moins :
    • une tuile à douille réalisée en un premier matériau, destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment, ladite tuile à douille comprenant une douille destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    • un premier élément extérieur qui présente un orifice central et qui est réalisé en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur étant conçu pour coiffer ladite douille afin de mettre en communication ledit orifice central avec l'intérieur de ladite douille.
  • La présente invention concerne en outre un système de raccordement pour mettre en communication un réseau aéraulique interne d'un bâtiment avec l'extérieur, comprenant au moins un ensemble de traversée de toit tel que décrit ci-avant.
  • Les objets assignés à la présente invention sont enfin atteints à l'aide d'un procédé de fabrication d'un ensemble de traversée de toit comprenant au moins :
    • une étape primaire de réalisation d'une tuile à douille en un premier matériau, ladite tuile à douille étant destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment et comprenant une douille destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    • une étape secondaire de réalisation d'un premier élément extérieur en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur présentant un orifice central et étant conçu pour coiffer ladite douille afin de mettre en communication ledit orifice central avec l'intérieur de ladite douille.
  • Les systèmes d'entrée et de sortie d'air servent généralement à introduire de l'air extérieur au sein des bâtiments, tels que les logements et les installations commerciales et industrielles, puis à éjecter l'air vicié hors desdits bâtiments. Les systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC), à simple ou double flux, sont en particulier adaptés à cet usage, qui concerne également d'autres mises en œuvre similaires : sortie de hottes de cuisine, évacuation de sèche-linge, etc. Ces systèmes comprennent généralement au moins un conduit de passage d'air allant de la pièce à ventiler jusqu'à un orifice donnant sur l'extérieur, ainsi qu'un dispositif de ventilation active, soit pour entraîner l'air hors de la pièce, soit pour entraîner de l'air extérieur dans la pièce à ventiler, ou les deux. Le bâtiment peut être doté d'un orifice d'entrée d'air, qui communique avec un conduit d'entrée, lequel communique à son tour avec la pièce à ventiler, et/ou d'un orifice de sortie d'air, qui communique avec un conduit de sortie, lequel communique également avec la pièce à ventiler. Le bâtiment est généralement équipé en outre d'un ou plusieurs dispositifs de ventilation active (ou « ventilation forcée »), par exemple un dispositif de ventilation pour l'entrée d'air, et/ou un dispositif de ventilation pour la sortie d'air, chacun couplé à l'un ou l'autre des conduits. Les orifices de sortie et d'entrée d'air des systèmes de VMC sont souvent situés au niveau de la toiture des bâtiments.
  • Les orifices des systèmes VMC situés sur les toitures présentent ainsi des contraintes particulières. Ils doivent permettre de laisser passer l'air, en entrée aussi bien qu'en sortie, sans laisser rentrer la pluie et autres éléments indésirables (tels que des feuilles mortes, de la neige, etc.) dans les orifices et donc dans le bâtiment concerné, tout en s'adaptant à la toiture de ce dernier.
  • Il est ainsi connu de mettre en œuvre des dispositifs de traversée de toit en métal, comprenant en substance une plaque métallique destinée à être plaquée sur le toit et à intégrer ce dernier, une douille faisant saillie vers le haut à partir de la plaque, et enfin un élément de chapeau, lui aussi métallique, pour coiffer la douille. La douille est en l'espèce constituée par un bord surélevé s'élevant depuis la plaque, et délimitant un orifice de passage d'air. L'intérieur de la douille est mis en communication, via un orifice du toit ménagé sous la plaque et divers raccords (conduits, etc.) avec un système aéraulique interne au bâtiment pour la ventilation de ce dernier. L'élément de chapeau permet d'empêcher l'introduction d'éléments indésirables à l'intérieur de la douille, tel que de l'eau de pluie, de la neige, ou d'autres corps provenant de l'extérieur du bâtiment. Ceci est particulièrement important car l'introduction d'eau dans le système de VMC peut endommager les circuits de ventilation, ou la toiture elle-même, notamment en mouillant cette dernière, ce qui peut compromettre l'isolation (l'isolant des toitures est souvent très sensible à l'humidité), l'étanchéité et même à terme la structure de la toiture, entraînant par conséquent des travaux de réparation particulièrement coûteux (remplacement de l'isolant par exemple, qui peut nécessiter le démontage d'une partie de la toiture). L'élément de chapeau comprend par exemple un disque métallique horizontal en dessous duquel se trouvent des ouïes latérales. Celles-ci permettent de laisser passer l'air hors de ou dans la douille, tandis que le disque métallique horizontal limite ou empêche l'eau de pluie et autres éléments indésirable de tomber à l'intérieur de la douille.
  • Ces systèmes de traversée de toit connus, bien qu'ils remplissent généralement leur fonction de façon satisfaisante, n'en sont pas moins dotés de certaines imperfections relatives notamment à leur installation, leur usage, leur modularité, leur adaptabilité, leur coût ou leur praticité.
  • En particulier, ces systèmes de traversée de toit connus sont difficiles à mettre en place avec certaines géométries et certains agencements de toiture, notamment les toitures comprenant des tuiles, avec lesquelles les systèmes de traversée de toit connus ne s'intègrent que très médiocrement, autant d'un point de vue esthétique que mécanique et pratique (installation malaisée). Ainsi, les tuiles adjacentes à la plaque métallique sont fréquemment gênées par l'encombrement induit par les systèmes de traversée de toit actuels, rendant souvent complexe l'installation de ces systèmes connus, ainsi que leur mise en place correcte, par exemple pour garantir leur intégration visuelle à la toiture, et l'étanchéité de celle-ci. Les systèmes de traversée de toit connus nécessitent des plaques spécifiques parfois difficiles à intégrer aux tuiles de certaines toitures ou à la structure de ces dernières (linteaux sous-jacents, etc.), ce qui peut résulter en des complications supplémentaires lors de l'installation de tels systèmes connus, comme une difficulté physique de mise en place desdits systèmes et ainsi une augmentation du risque d'erreur par le couvreur, un défaut d'étanchéité ou de résistance mécanique de la toiture, ou encore une incohérence esthétique en raison de la forme particulière de ces systèmes de traversée de toit connus, faisant ressortir ladite plaque, la douille qui en fait saillie, et même l'élément de chapeau, parmi les tuiles de manière visuellement exagérée et désagréable.
  • De plus, les systèmes de traversée de toit connu, notamment ceux équipant les orifices d'entrée des systèmes de VMC, sont sujet à des problèmes de condensation indésirable. En effet, l'humidité de l'air a tendance à provoquer un phénomène de condensation particulièrement important au niveau de l'entrée d'air des systèmes VMC, des gouttelettes d'eau se formant massivement sur les parois internes des systèmes de traversée de toit connus, notamment au sein de la douille et dans l'élément de chapeau. Cette eau finit par ruisseler pour traverser la toiture via l'intérieur de la douille, et rentrer à l'intérieur du bâtiment. L'eau de condensation entre via l'orifice d'entrée d'air, s'accumule et s'infiltre ensuite dans différentes parties du bâtiment, en particulier la toiture. Ceci provoque un risque conséquent de contamination de l'isolant de la toiture, dégradant les performance d'isolation de cette dernière, ainsi qu'un risque sanitaire (humidité, bactéries, moisissures, pourrissement, champignons, impuretés, salissures, dégâts des eaux, etc.) voire même, à terme, un défaut de l'étanchéité de la toiture ou encore un risque structurel (dégradation des parties en bois de la toiture par exemple, alourdissement de l'isolant imbibé d'eau, etc.). L'eau entrante dans le bâtiment en raison de la condensation formée dans les systèmes de traversée de toit connus peut également dégrader ou même noyer une partie du système de ventilation, comme le système électrique de ce dernier, ou même celui du bâtiment. Les conséquences de ce qui précède entraînent un risque global pour le bâtiment concerné, les biens entreposés au sein de ce dernier, ou même pour les personnes fréquentant ledit bâtiment, ainsi qu'un coût conséquent lorsqu'il est nécessaire (si les problèmes d'infiltrations sont détectés à temps, ce qui n'est pas aisé) de réparer la toiture, le système de ventilation, et/ou toute autre partie dégradée du bâtiment. Enfin, les tendances normatives actuelles imposent de plus en plus des limites contraignantes en termes de condensation internes aux systèmes d'entrée et de sortie d'air, notamment pour les VMC.
  • Les objets assignés à la présente invention visent en conséquence à remédier aux différents inconvénients énumérés précédemment et à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit dont la conception lui permet de s'intégrer aisément au sein d'un toit, et qui permet de limiter voire d'empêcher de manière particulièrement optimisée les problèmes de condensation au niveau des orifices d'entrée ou de sortie d'air.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit qui, tout en étant particulièrement facile à installer, est également facilement intégrable dans un environnement très contraint tel que la toiture d'un bâtiment.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit qui présente un caractère universel et convient pour une grande diversité de toitures, en particulier les toitures pourvues de tuiles.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit de construction particulièrement compacte, simple et robuste.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit qui met en œuvre un minimum de composants et est particulièrement intuitif et ergonomique à installer.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit dont la conception lui permet d'être installé avec un minimum d'effort et une main d'œuvre réduite sur une toiture.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit dont la conception lui permet d'être raccordé de manière simple, sécurisée et rapide avec le réseau aéraulique interne d'un bâtiment.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit, qui convient pour mettre en communication l'extérieur d'un bâtiment au niveau du toit de ce dernier avec différents types de réseaux aérauliques, et notamment les conduits aérauliques standards de VMC, sans nécessiter de modification particulière du toit ou des conduits aérauliques.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit dont la conception permet une fabrication simple, économique et aisée à industrialiser.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit qui ne nécessite qu'un entretien minimal.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit, dont l'installation sur un toit ne dégrade pas l'aspect esthétique extérieur de ce dernier.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit, dont l'installation sur un toit au niveau d'un orifice de sortie ou d'entrée d'air de ce dernier dans le cadre d'un système de VMC, présente une grande sécurité de fonctionnement à la fois pour ledit système de VMC, mais également une excellente préservation matérielle dudit toit et du bâtiment pourvu de ce toit, notamment contre les infiltrations d'eau de condensation, et ce de manière durable.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouvel ensemble de traversée de toit dont la conception lui permet, d'une part, d'être particulièrement aisé à installer et à intégrer dans un environnement très contraint tel que le toit d'un bâtiment, et ce quel que soit le type de tuiles dont est pourvu ledit toit, et d'autre part de ventiler ledit bâtiment sans présenter de pertes de charges aérauliques plus élevées que celles entraînées par les systèmes de traversée de toit connus.
  • Un autre objet de l'invention vise enfin à proposer un nouveau système de raccordement pour mettre en communication un réseau aéraulique interne d'un bâtiment avec l'extérieur, qui est ainsi facile à installer sur toutes sortes de toitures et à raccorder avec toutes sortes de réseaux aérauliques, et qui est en outre de fabrication simple, économique et aisée à industrialiser, tout en présentant une excellente robustesse, une résistance optimisée aux problèmes d'infiltration d'eau de condensation, et un aspect esthétique assurant une grande cohérence visuelle à une toiture pourvue de tuiles.
  • Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un ensemble de traversée de toit qui est à la fois facile, rapide et économique à mettre en œuvre, tout en présentant un nombre d'étapes limité réalisables à l'aide d'installations industrielles courantes et ne présentant pas de surcoût notable.
  • Les objets assignés à la présente invention sont atteints à l'aide d'un ensemble de traversée de toit comprenant au moins :
    • une tuile à douille réalisée en un premier matériau, destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment, ladite tuile à douille comprenant une douille destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    • un premier élément extérieur qui présente un orifice central et qui est réalisé en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur étant conçu pour coiffer ladite douille afin de mettre en communication ledit orifice central avec l'intérieur de ladite douille,
    ledit ensemble de traversée de toit étant caractérisé en ce que ledit deuxième matériau présente une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  • Les objets assignés à la présente invention sont également atteints à l'aide d'un système de raccordement pour mettre en communication un réseau aéraulique interne d'un bâtiment avec l'extérieur, comprenant au moins :
    • un ensemble de traversée de toit tel que décrit ci-avant, et
    • un manchon conçu pour être solidarisé audit ensemble de traversée de toit, pour raccorder ce dernier à un conduit aéraulique du réseau aéraulique, tel qu'un tuyau d'arrivée d'air, d'évacuation d'air vicié ou d'évacuation de fumée, ledit manchon étant de préférence réalisé en plastique.
  • Les objets assignés à la présente invention sont enfin atteints à l'aide d'un procédé de fabrication d'un ensemble de traversée de toit comprenant au moins :
    • une étape primaire de réalisation d'une tuile à douille en un premier matériau, ladite tuile à douille étant destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment et comprenant une douille destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    • une étape secondaire de réalisation d'un premier élément extérieur en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur présentant un orifice central et étant conçu pour coiffer ladite douille afin de mettre en communication ledit orifice central avec l'intérieur de ladite douille,
    caractérisé en ce que ledit deuxième matériau présente une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  • D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront plus en détail à la lecture de la description qui suit, et à l'aide des figures annexées fournies à titre purement explicatif et non limitatif, dans lesquelles :
    • la Figure 1 illustre, de manière schématique selon une vue en perspective en éclaté, un système de raccordement composé d'un ensemble de traversée de toit avec, de haut en bas, un deuxième élément extérieur, un premier élément extérieur et une tuile à douille, d'un manchon, selon un mode particulier de réalisation de l'invention.
    • la Figure 2 illustre, selon une vue schématique de côté, les éléments assemblés de la figure 1, ainsi qu'à droite une tuile de toit standard.
    • la Figure 3 illustre, selon une vue schématique de côté, une coupe sagittale, selon le plan S de la figure 2, de l'ensemble de traversée de toit des figures 1 et 2, seul et en éclaté.
    • la Figure 4 illustre, selon une vue schématique en perspective, la tuile à douille de la figure 1.
    • la Figure 5 illustre, selon une vue schématique en perspective, la tuile à douille de la figure 3, coiffée du premier élément extérieur de la figure 1.
    • la Figure 6 illustre, selon une vue schématique en perspective, la tuile à douille et le premier élément extérieur de la figure 5, ce dernier étant désormais coiffé du deuxième élément extérieur de la figure 1, formant ainsi l'ensemble de traversée de toit assemblé de la figure 2.
    • la Figure 7 illustre, selon une vue schématique en perspective, le premier élément extérieur de la figure 1, vu du dessus, c'est-à-dire selon un point de vue situé au-dessus du toit.
    • la Figure 8 illustre, selon une vue schématique en perspective, le premier élément extérieur de la figure 6, vu du dessous, c'est-à-dire selon un point de vue situé sous le toit.
    • la Figure 9 illustre, selon une vue schématique en perspective, le deuxième élément extérieur de la figure 1, vu du dessus, c'est-à-dire selon un point de vue situé au-dessus du toit.
    • la Figure 10 illustre, selon une vue schématique en perspective, le deuxième élément extérieur de la figure 9, vu du dessous, c'est-à-dire selon un point de vue situé sous le toit.
  • L'invention concerne, selon un premier aspect, un ensemble de traversée de toit 1 comprenant au moins une tuile à douille 2. Un exemple particulier de tuile à douille 2 selon l'invention est illustrée aux figures, notamment à la figure 4 où seule la tuile à douille 2 est représentée. Celle-ci est, de manière connue en tant que telle, destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment, et comprend une douille 3 destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment. L'ensemble de traversée de toit 1, et plus précisément la tuile à douille 2, est de préférence conçu(e) pour être placé(e) au niveau (c'est-à-dire en correspondance) d'un orifice de toit (non illustré). Ce dernier est en substance un trou ménagé dans ledit toit pour faire passer l'air hors ou dans le bâtiment, plus précisément pour faire passer l'air hors ou dans un réseau aéraulique interne dudit bâtiment, pour la ventilation de ce dernier. L'intérieur 4 de la douille 3 est donc de préférence destiné à communiquer avec l'orifice de toit. L'ensemble de traversée de toit 1 est ainsi, de manière avantageuse, conçu pour laisser passer l'air (ou plus généralement les gaz) depuis l'extérieur jusqu'à l'orifice de toit, ou inversement depuis l'orifice de toit jusqu'à l'extérieur, tout en empêchant les éléments solides ou liquides indésirables (eau de pluie, neige, feuilles mortes...) de rentrer dans l'orifice de toit et donc dans le bâtiment. L'air (ou autre gaz, mais on se réfèrera pour simplifier à l'air) à évacuer hors du bâtiment passe donc de l'intérieur d'une pièce du bâtiment au réseau aéraulique, puis l'air passe dans ladite tuile à douille 2 pour ensuite sortir hors de l'ensemble de traversée de toit 1 (c'est évidemment l'inverse dans le cas d'air à aspirer au sein du bâtiment). La douille 3 est en l'espèce avantageusement constituée par un bord surélevé s'élevant (de préférence vers le haut, à l'opposé du bâtiment) depuis le reste de la tuile à douille 2, et délimitant un orifice traversant 4 de passage d'air au sein de ladite tuile à douille 2. En d'autres termes, ladite tuile à douille 2 est, comme son nom l'indique et comme indiqué précédemment, pourvue d'une « douille » 3, laquelle forme avantageusement l'orifice traversant 4 au sein de la tuile à douille 2, conçu pour permettre le passage d'air (ou autre gaz, comme de la fumée) hors du bâtiment (dans le cas d'un orifice de toit pour la sortie d'air, dit orifice de sortie d'air) ou dans le bâtiment (dans le cas d'un orifice de toit pour l'entrée d'air, dit orifice d'entrée d'air). De manière préférentielle, cet orifice traversant 4 de passage d'air constitue en substance l'intérieur 4 de la douille 3. En effet, lors de l'installation d'un système de ventilation au sein d'un bâtiment dont le toit est muni de tuiles, il est généralement nécessaire de raccorder un réseau aéraulique du bâtiment à la tuile à douille 2 afin de pouvoir éjecter l'air (intérieur, et/ou vicié) hors dudit bâtiment, et/ou de pouvoir aspirer l'air (extérieur, et/ou frais) au sein dudit bâtiment (dans le cas des VMC double flux notamment). Le réseau aéraulique fait ainsi avantageusement partie d'un système de ventilation, lequel réseau aéraulique comprend de préférence un ensemble de conduits pour la circulation de l'air, dont un tuyau d'évacuation d'air vicié ou de fumée (et/ou un tuyau d'aspiration d'air extérieur), tandis que le système de ventilation comprend avantageusement un dispositif mécanique de ventilation qui est généralement formé d'un ou plusieurs ventilateurs, c'est-à-dire un ou plusieurs ensembles de pales entraînés en rotation par au moins un moteur électrique, afin d'aspirer l'air présent au sein du bâtiment hors de ce dernier (ou inversement, aspirer de l'air extérieur dans le bâtiment), en passant par le réseau aéraulique. L'ensemble de traversée de toit 1 est ainsi préférentiellement destiné à (et conçu pour) être raccordé, directement ou indirectement, à un tuyau d'aspiration d'air, et/ou un tuyau d'évacuation d'air vicié ou de fumée (non illustré ici), lequel tuyau fait donc partie du réseau aéraulique. Ledit système de ventilation peut être un système de VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée), ou encore un système de climatisation, un système de hotte de cuisine ou de laboratoire, ou tout autre système similaire impliquant l'évacuation (et/ou l'aspiration), de préférence active ou forcée (c'est-à-dire à l'aide de ventilateur), de l'air hors d'un bâtiment (ou d'air extérieur dans un bâtiment). L'ensemble de traversée de toit 1 de l'invention permet ainsi avantageusement de relier mécaniquement et fluidiquement le réseau aéraulique interne du bâtiment à l'extérieur de ce dernier.
  • Ladite tuile à douille 2 est préférentiellement conçue pour s'intégrer harmonieusement, aussi bien mécaniquement qu'esthétiquement, aux autres tuiles 5 du toit, lesquelles sont donc de préférence (au moins pour la majorité) des tuiles standards 5 dépourvues de douille (c'est-à-dire dépourvues d'orifice traversant). Un exemple de tuile standard 5 est illustré à la figure 2, à droite. Bien évidemment, par exemple dans le cas d'une VMC double flux, il est tout à fait possible de mettre en œuvre plusieurs (au moins deux) ensembles de traversée de toit 1 (par exemple similaires) conformes à l'invention, par exemple un ensemble 1 pour l'orifice d'entrée d'air et un autre ensemble 1 pour l'orifice de sortie d'air, chaque ensemble 1 comprenant une tuile à douille 2 respective telle que mentionnée ci-avant et ci-après, chaque ensemble 1 comprenant en outre les autres éléments respectifs mentionnés ci-après.
  • Selon l'invention, l'ensemble de traversée de toit 1 comprend en outre au moins un premier élément extérieur 6 qui présente un orifice central 7. Ledit premier élément extérieur 6 est conçu pour coiffer ladite douille 3 afin de mettre en communication ledit orifice central 7 avec l'intérieur de ladite douille 3, Ainsi, ledit premier élément extérieur 6 est avantageusement conçu pour être posé sur ladite douille 3, de manière à surmonter cette dernière, et plus précisément à surmonter le bord surélevé formé par ladite douille 3. En d'autres termes, le premier élément extérieur 6 est de préférence conçu pour être posé sur ladite tuile à douille 2, plus précisément sur la douille 3 de cette dernière, afin de positionner l'orifice central 7 du premier élément extérieur 6 en regard, ou plus précisément dans la continuité, de l'intérieur 4 de la douille 3. Ainsi, lorsque le premier élément extérieur 6 coiffe ladite douille 3, l'orifice central 7 est placé au-dessus, et en communication, de l'intérieur 4 de la douille 3, c'est-à-dire de l'orifice traversant 4 de cette dernière. De manière particulièrement avantageuse, le premier élément extérieur 6 est conçu pour coiffer la douille 3 de manière à prolonger vers le haut le bord surélevé formé par cette dernière. « En communication » signifie ici avantageusement que les espaces mentionnés sont placés en communication fluidiques l'un avec l'autre, de préférence de manière directement adjacente l'un avec l'autre. Le premier élément extérieur 6 est donc préférentiellement conçu pour être rapporté contre et sur la douille 3. Plus avantageusement encore, le premier élément extérieur 6 est conçu pour reposer de manière stable contre et sur la douille 3.
  • Selon un mode de réalisation particulier, ledit premier élément extérieur 6 comprend un bord externe qui présente une forme générale sensiblement circulaire ou une forme générale de polygone régulier convexe. Dans l'exemple illustré aux figures, le bord externe est de forme circulaire.
  • Selon une autre variante de réalisation particulière, ledit premier élément extérieur 6 présente une forme générale d'anneau (et/ou encore de couronne), comme dans l'exemple illustré aux figures, et rendu particulièrement visible aux figures 6 à 8.
  • Selon l'invention, ladite tuile à douille 2 est réalisée en un premier matériau. Elle est en outre de préférence monobloc, c'est-à-dire formée d'une seule pièce, ou autrement dit, ladite tuile à douille 2 est avantageusement réalisée d'un seul tenant. Egalement selon l'invention, ledit premier élément extérieur 6 est réalisé en un deuxième matériau. Il est en outre de préférence monobloc, c'est-à-dire formé d'une seule pièce, ou autrement dit, ledit premier élément extérieur 6 est avantageusement réalisé d'un seul tenant.
  • Selon l'invention, ledit deuxième matériau présente une porosité supérieure à celle dudit premier matériau. Ainsi, le premier élément extérieur 6 présente une porosité supérieure à celle de ladite tuile à douille 2, ou plus précisément, le premier élément extérieur 6 est réalisé en un matériau qui présente une porosité supérieure au matériau dans lequel est réalisé ladite tuile à douille 2. Il a été constaté qu'en procédant ainsi, c'est-à-dire en plaçant le premier élément extérieur 6 sur la tuile à douille 2, de manière à coiffer la douille 3 avec le premier élément extérieur 6, les condensats ne s'accumulent pas à la sortie ou à l'entrée du toit, en dépit du mouvement d'air, comme avec les systèmes de traversée de toit classiques connus, notamment les systèmes métalliques. En effet, grâce au premier élément extérieur 6, et en particulier grâce à sa porosité supérieure (à celle de la tuile à douille 2), l'humidité de l'air entrant ou sortant a tendance à être drainée vers l'extérieur de la douille 3, et non à s'accumuler et retomber à l'intérieur 4 de la douille 3 pour finir dans le bâtiment (ce qui peut, par exemple, dégrader l'isolant du toit). Par ailleurs, toujours grâce à la porosité particulière du premier élément extérieur 6, celui-ci présente une « capacité de vaporisation » relativement importante des condensats, c'est-à-dire que ces derniers, lorsqu'ils arrivent sur la surface (extérieure notamment) du premier élément extérieur 6, ont tendance à être vaporisés très rapidement à l'extérieur, évitant de ce fait leur accumulation et leur ruissellement dans l'ensemble de traversée de toit 1 (et donc au sein du bâtiment). Cette capacité de vaporisation est particulièrement importante du fait de la combinaison d'une part de la porosité du premier élément extérieur 6, et d'autre part du flux d'air passant dans l'ensemble de traversée de toit 1, ce qui permet d'augmenter à la fois la surface d'échange (porosité) et le débit d'échange (flux). Le premier élément extérieur 6, en étant agencé spécifiquement pour coiffer la douille 3, donne un caractère "d'éponge" à une partie de l'ensemble de traversée de toit 1, permettant ainsi d'une part de capter l'humidité en haut de l'orifice traversant 4 de la douille 3, à la périphérie de ce dernier, et d'autre part de dissiper, par évaporation ou égouttement, une partie de l'humidité sur les contours (extérieurs, donc) du premier élément extérieur 6, notamment du fait de la nature poreuse de ce dernier. Le drainage de l'humidité vers l'extérieur de la douille 3, l'extérieur du premier élément extérieur 6, et plus généralement vers l'extérieur de l'ensemble de traversée de toit 1, est ainsi réalisé grâce aux caractéristiques particulières poreuses du premier élément extérieur 6, que ce soit lors des phases d'aspiration d'air au sein du système aéraulique ou et d'échappements d'air hors de ce dernier. L'humidité est drainée naturellement par capillarité vers l'extérieur, grâce à la nature poreuse du premier élément extérieur 6. De manière plus détaillée, on sait qu'il existe dans l'air, de manière générale, une variabilité importante d'écart des masses d'air et du taux d'humidité. De ce fait, les orifices d'entrée et de sortie d'air pratiqués dans un toit, en particulier pour un système de VMC, connaissent un phénomène exceptionnel de condensation. Pour de nombreuses habitations, la nuit, les masses d'air (extérieur en particulier) se refroidissent, rapidement, et par conséquent le point de rosé se forme plus rapidement grâce au taux d'humidité plus important et avec un différentiel de température qui chute très vite. L'air extérieur se refroidit, mais la périphérie et l'intérieur de l'habitation sont encore chaud. Lors de sa traversée du toit, l'air rencontre des écarts de température importants qui favorisent l'apparition précoce du point de rosée, du fait notamment du contact entre d'une part les parois à proximité des orifices d'entrée et de sortie d'air du toit, et d'autre part une grande quantité d'air saturé d'humidité. Les matériaux métalliques sont extrêmement sensibles à ce phénomène. Sur leurs parois, le point de rosé se forme très rapidement et les quantités de condensats peuvent devenir très importantes (plusieurs litres en une nuit). A l'inverse de l'ensemble de traversée de toit 1 de l'invention, muni du premier élément extérieur 6 réalisé en ledit deuxième matériau particulièrement poreux, qui fait office d'éponge, les systèmes de traversée de toit connus (en particulier métalliques) laissent échapper et couler les condensats le long de leurs parois, et les condensats se cumulent ainsi dans des conduits où des coudes se forment, par exemple dans la tuyauterie du réseau aéraulique et/ou celle des systèmes de traversée de toit connus. Il arrive également que les condensats suivent la périphérie extérieure de la tuyauterie et goutte en leur point bas. Lorsque les conduits sont complètement remplis, ils fuient au niveau des collecteurs et des raccords de fixation. L'isolant du toit boit l'eau des condensats, et la gravité dirige l'eau vers les plafonds qui sont les premiers touchés. Une auréole se forme sur le Placoplatre, engendrant le changement de ce dernier sur une certaine surface (souvent plusieurs mètres carrés), avec la reprise complète des raccords de plâtrerie et de peinture, voire le remplacement d'une partie de l'isolant, souvent réalisés par un professionnel (pour un coût allant jusqu'à plusieurs milliers d'euros). La conception de l'ensemble de traversée de toit 1, en particulier lorsqu'il est réalisé en terre cuite, et en tout cas grâce à la porosité relative du premier élément extérieur 6, permet de s'affranchir globalement du problème de point de rosé en périphérie des entrées et sorties d'air du toit.
  • Naturellement, la tuile à douille 2 et le premier élément extérieur 6 sont très préférentiellement distincts l'un de l'autre, c'est-à-dire qu'ils forment chacun initialement un objet distinct de l'autre, avant que le premier élément extérieur 6 soit rapporté sur la tuile à douille 2 pour coiffer la douille 3, voire attaché à cette dernière (par exemple par collage). Par ailleurs, la tuile à douille 2 et le premier élément extérieur 6 présentent avantageusement chacun une tenue mécanique propre, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas flasques, et de préférence sont peu voire pas flexibles.
  • Bien évidemment, le deuxième matériau préférentiellement est un matériau (significativement) poreux, c'est-à-dire par exemple avec une valeur de porosité supérieure à 2%. Le premier matériau est avantageusement aussi un matériau poreux. Selon une variante particulière de l'invention, le deuxième matériau est une terre cuite. Le premier matériau est de préférence également une terre cuite. Sauf mention contraire, l'expression « terre cuite » mentionnée ci-avant et ci-après désigne avantageusement une céramique poreuse, et donc de préférence une céramique non-vitrifiée (à la différence du grès et de la porcelaine par exemple, qui sont des céramiques vitrifiées). La céramique poreuse mentionnée ci-avant est donc préférentiellement constituée par de l'argile cuite. En résumé, selon la première variante, ledit premier élément extérieur 6 est de préférence réalisé en terre cuite, et ladite tuile à douille 2 est également avantageusement réalisée en terre cuite. Selon d'autres variantes, le premier et/ou le deuxième matériau peut être réalisé en tout matériau poreux convenable suffisamment solide, choisis par exemple parmi les bétons et ciments poreux, les assemblages poreux de minéraux (gypse, etc.), etc. Les premier et deuxième matériaux peuvent être semblables, ou différents (par exemple, deux terres cuites de compositions différentes).
  • Selon un mode de réalisation particulier, ledit deuxième matériau présente avantageusement une valeur de porosité supérieure à 6%, de préférence supérieure à 6,5%, plus préférentiellement supérieure à 7%. Ledit deuxième matériau présente très préférentiellement une valeur de porosité au moins supérieure à 5%. Préférentiellement, ledit premier matériau présente une valeur de porosité inférieure à 7%, de préférence inférieure à 6,5%, plus préférentiellement inférieure à 6%. Ledit deuxième matériau présente de manière avantageuse une valeur de porosité inférieure à 25%, de préférence inférieure à 20%, plus préférentiellement inférieure à 15%. Un matériau trop poreux ne conviendrait pas non plus, notamment en termes de résistance mécanique, de durabilité, et d'écran à l'eau provenant de l'extérieur. Ledit deuxième matériau présente par exemple une valeur de porosité environ égale à 7,6% (+/-0,5%). Ledit premier matériau présente par exemple une valeur de porosité environ égale à 5,8% (+/-0,5%). Les valeurs de porosité mentionnées sont de préférence des valeurs moyennes.
  • Selon un mode de réalisation, la tuile à douille 2 réalisée en ledit premier matériau est obtenue en chauffant un matériau primaire à une première température maximale. De façon avantageuse, de préférence en combinaison avec ce qui précède ou alternativement indépendamment, le premier élément extérieur 6 réalisé en ledit deuxième matériau est obtenu en chauffant un matériau secondaire à une deuxième température maximale. Très avantageusement, ladite première température maximale est alors strictement supérieure à ladite deuxième température maximale, de préférence supérieure de plus de 10°C à cette dernière. Ceci est utile notamment lorsque les premier et deuxième matériaux sont tous deux en terre cuite, car la différence de chauffage permet de conférer au deuxième matériau, chauffé moins fort, une plus grande porosité que le premier matériau. En effet, il est préférable que la tuile à douille 2 présente une relative étanchéité à l'eau, ou tout du moins présente une meilleure étanchéité à l'eau que le premier élément extérieur 6. Avantageusement, ladite première température maximale est comprise entre 960°C et 1010°C, par exemple entre 990°C et 1010°C, par exemple environ égale à 1000°C (+/-10°C), par exemple environ égale à 970°C (+/-10°C). Tout aussi avantageusement, ladite deuxième température maximale est comprise entre 960°C et 980°C, par exemple environ égale à 970°C (+/-10°C).
  • L'ensemble de traversée de toit 1 peut en outre comprendre un premier moyen d'attache conçu pour attacher ladite tuile à douille 2 et ledit premier élément extérieur 6 ensemble, de préférence à demeure, c'est-à-dire de manière non (facilement) réversible. De manière avantageuse, l'ensemble de traversée de toit 1 comprend un premier composé adhésif reliant ou conçu pour relier ladite tuile à douille 2 et ledit premier élément extérieur 6 l'un à l'autre. Ledit premier composé adhésif comprend de préférence au moins un émail. La mise en œuvre d'un émail pour relier ladite tuile à douille 2 et ledit premier élément extérieur 6 est particulièrement avantageuse, notamment dans le cas où ces derniers sont réalisés en terre cuite du fait d'une part de leur compatibilité, et d'autre part pour éviter que le condensat formé au niveau du premier élément extérieur 6 migre massivement dans la tuile à douille 2, et plus particulièrement dans la douille 3 ou encore à l'intérieur de celle-ci. L'émail reliant ladite tuile à douille 2 et ledit premier élément extérieur 6 constitue ainsi entre eux une sorte de rupture de pont hydraulique.
  • Selon le mode de réalisation particulier illustré aux figures, l'ensemble de traversée de toit 1 comprend en outre au moins un deuxième élément extérieur 8 sensiblement creux. Ledit deuxième élément extérieur 8 est avantageusement conçu pour être installé sur ledit premier élément extérieur 6 afin d'empêcher les éléments extérieurs (en particulier solide ou liquide, par exemple la pluie, la neige et/ou les feuilles mortes), de tomber au sein de l'orifice central 7 du premier élément extérieur 6 (et par conséquent à l'intérieur 4 de la douille 3), tout en laissant passer l'air (que ce soit en entrée ou en sortie du toit), du fait notamment qu'il soit creux.
  • Avantageusement, ledit deuxième élément extérieur 8 comprend au moins un élément de capuchon 9. Ce dernier est préférentiellement conçu pour être positionné au-dessus de l'orifice central 7 (et donc aussi au-dessus de l'orifice traversant de la douille 3), avantageusement pour protéger ledit orifice central 7 (et l'intérieur 4 de la douille 3) des éléments extérieurs solides ou liquides tombant à la verticale. Ainsi, l'élément de capuchon 9 est de préférence conçu pour être mise en regard de l'orifice central 7 afin d'empêcher l'eau de pluie (et autres éléments indésirables) de tomber au sein de ce dernier (et donc, par conséquent, de tomber au sein de l'orifice traversant 4 de la douille 3).
  • Avantageusement, ledit deuxième élément extérieur 8 comprend en outre au moins une portion de passage 10 reliée à l'élément de capuchon 9 et s'étendant en-dessous de ce dernier. Ladite portion de passage 10 est de préférence conçu pour laisser passer l'air entre l'extérieur et l'orifice central 7. Selon un mode de réalisation particulier, comme illustré aux figures, ladite portion de passage 10 est pourvue au moins :
    • d'une ou plusieurs fenêtres latérales 11 débouchant sur l'extérieur de l'ensemble de traversée de toit 1, et
    • d'un rebord inférieur libre 12 délimitant au moins un orifice inférieur 13 ménagé en regard de l'élément de capuchon 9, l'orifice inférieur 13 étant en communication avec lesdites fenêtres latérales 11 via l'intérieur (qui est creux) du deuxième élément extérieur 8.
  • Ainsi, ledit deuxième élément extérieur 8 est en particulier conçu pour coiffer ledit premier élément extérieur 6 afin de mettre en communication ledit orifice inférieur 13 avec ledit orifice central 7, comme illustré notamment à la figure 3. Bien évidemment, préférentiellement, l'orifice inférieur 13 forme une partie de et/ou communique avec l'intérieur (creux) du deuxième élément extérieur 8. En résumé, de manière avantageuse, le deuxième élément extérieur 8, étant creux, débouche d'une part, via lesdites fenêtres latérales 11 vers l'extérieur, et d'autre part, via ledit orifice inférieur 13 (au niveau dudit rebord inférieur libre 12), vers l'orifice central 7 (du premier élément extérieur 6), vers l'intérieur 4 de la douille 3, vers un orifice de passage d'air ménagé dans le toit, et/ou encore vers l'intérieur du bâtiment dont fait partie le toit. Le premier élément extérieur 6 constitue en quelque sorte un moyen de rehausse pour le deuxième élément extérieur 8, c'est-à-dire un moyen pour rehausser ledit deuxième élément extérieur 8 par rapport à la douille 3. En effet, le premier élément extérieur 6 coiffe donc ladite douille 3 tandis que le deuxième élément extérieur 8 coiffe ledit premier élément extérieur 6. Le premier élément extérieur 6 est donc avantageusement destiné à être posé directement sur la tuile à douille 2 pour s'interposer entre le deuxième élément extérieur 8 et ladite douille 3, comme illustré aux figures 1 à 3 et 6. Ledit premier élément extérieur 6 permet donc préférentiellement de réaliser une liaison mécanique entre d'une part la tuile à douille 2 (et plus précisément la douille 3) et d'autre part le deuxième élément extérieur 8. Par ailleurs, ledit deuxième élément extérieur 8 est en outre de préférence monobloc, c'est-à-dire formé d'une seule pièce, ou autrement dit, ledit deuxième élément extérieur 8 est avantageusement réalisé d'un seul tenant. Lesdits premier et deuxième éléments extérieurs 6, 8 sont très préférentiellement distincts l'un de l'autre, c'est-à-dire qu'ils forment chacun initialement un objet distinct de l'autre, avant que le deuxième élément extérieur 8 soit rapporté sur ledit premier élément extérieur 6 pour le coiffer, voire être attaché à ce dernier (par exemple par collage). Ainsi, les condensats qui se forment sur les surfaces du deuxième élément extérieur 8 ruissellent le long de ces dernières. Une partie de ces condensats est éventuellement vaporisée par le flux aéraulique au niveau du deuxième élément extérieur 8, en particulier lorsque celui-ci est poreux (ce dernier présentant alors une « capacité de vaporisation » propre). Les condensats restants s'écoulent par gravité depuis le deuxième élément extérieur 8 jusqu'au premier élément extérieur 6 (et sur ce dernier), lequel constitue donc une interface physique entre le deuxième élément extérieur 8 et la douille 3. Ladite interface physique est donc poreuse, et permet par conséquent de vaporiser très rapidement les condensats restants reçus par le premier élément extérieur 6, cette capacité de vaporisation importante résultant en particulier de la porosité (dudit premier élément extérieur 6) et du flux aéraulique (passant au sein de l'ensemble de traversée de toit 1). Par exemple, une goutte de condensat formée sur une surface à l'intérieur du deuxième élément extérieur 8, aura tendance ruisseler par gravité jusqu'à s'écouler sur le premier élément extérieur 6, grâce auquel elle va être drainée, entraînée et/ou vaporisée à l'extérieur de l'ensemble de traversée de toit 1, par exemple dans l'air extérieur ou pour s'écouler le long d'une surface extérieure de la tuile à douille 2 (et non à l'intérieur 4 de la douille 3, puis dans le bâtiment). L'ensemble de traversée de toit 1 de l'invention permet ainsi la maîtrise de l'hygrométrie entrante dans le bâtiment. Par ailleurs le deuxième élément extérieur 8 présente avantageusement une tenue mécanique propre, c'est-à-dire qu'il n'est pas flasque, et de préférence est peu voire pas flexible.
  • Ledit deuxième élément extérieur 8 est réalisé en un troisième matériau, lequel est, selon une variante préférentielle, un matériau poreux. Ledit troisième matériau présente avantageusement une porosité supérieure à celle dudit premier matériau. Optionnellement, le troisième matériau présente une porosité supérieure à celle du deuxième matériau. Ledit troisième matériau est, selon un mode de réalisation particulier, une terre cuite. Ledit deuxième élément extérieur 8 est ainsi avantageusement réalisé en terre cuite. Selon un mode de réalisation particulier, ledit troisième matériau présente une valeur de porosité supérieure à 3%, de préférence supérieure à 6%, plus préférentiellement supérieure à 8%. Préférentiellement, ledit troisième matériau présente une valeur de porosité inférieure à 25%, de préférence inférieure à 20%, plus préférentiellement inférieure à 15%. Ledit troisième matériau présente par exemple une valeur de porosité environ égale à 10,8% (+/-0,5%). Les valeurs de porosité mentionnées sont de préférence des valeurs moyennes. L'intérêt de fabriquer le deuxième élément extérieur 8 en un matériau poreux est d'évacuer le maximum de condensat hors de l'ensemble de traversée de toit 1. Par ailleurs, le condensat restant, formé sur une surface du deuxième élément extérieur 8, qui continue malgré tout de se diriger vers la douille 3 et l'intérieur 4 de celle-ci, est drainé vers l'extérieur par le premier élément extérieur 6 (par capillarité, par gravité, et/ou par construction), qui s'interpose donc entre ledit deuxième élément extérieur 8 et la douille 3. Lorsque les premier et deuxième élément extérieurs 6, 8 sont réalisés en terre cuite, ceci permet en outre de préserver l'aspect général du toit, notamment lorsque les tuiles standards 5 sont également réalisées en terre cuite.
  • L'ensemble de traversée de toit 1 peut en outre comprendre un deuxième moyen d'attache conçu pour attacher ledit premier élément extérieur 6 et ledit deuxième élément extérieur 8 ensemble, de préférence à demeure, c'est-à-dire de manière non (facilement) réversible. De manière avantageuse, l'ensemble de traversée de toit 1 comprend un deuxième composé adhésif reliant ou conçu pour relier lesdits premier et deuxième éléments extérieurs 6, 8 l'un à l'autre. Ledit deuxième composé adhésif comprend de préférence au moins un émail. Ledit deuxième composé adhésif présente de préférence les mêmes avantages que le premier composé adhésif s'il est mis en œuvre, en particulier lorsqu'il comprend un émail, mais entre les premier et deuxième éléments extérieurs 6, 8. Lesdites premier et deuxième composés adhésifs peuvent éventuellement être identiques, pour rationaliser l'installation de l'ensemble de traversée de toit 1.
  • Selon une variante particulière de l'ensemble de traversée de toit 1, le premier élément extérieur et la tuile à douille 2 sont solidarisés l'un à l'autre avant l'installation de l'ensemble de traversée de toit 1 sur un toit, par exemple à l'aide du premier moyen d'attache et/ou du premier composé adhésif. Selon une autre variante particulière de l'ensemble de traversée de toit 1, de préférence en combinaison avec celle qui précède mais alternativement indépendamment, les premier et deuxième éléments extérieurs 6, 8 sont solidarisés l'un à l'autre avant l'installation de l'ensemble de traversée de toit 1 sur un toit, par exemple à l'aide du deuxième moyen d'attache et/ou du deuxième composé adhésif. Ainsi, avant sa livraison, et surtout avant son installation sur le toit, l'ensemble de traversée de toit 1 se présente, selon un mode de réalisation particulier, en un ensemble unique de plusieurs pièces préalablement solidarisées, de préférence à demeure, entre elles, et plus préférentiellement sans degré de liberté entre elles (de préférence trois pièces, de bas en haut : tuile à douille 2, premier élément extérieur 6, deuxième élément extérieur 8).
  • De façon préférentielle, ledit élément de capuchon 9 présente, comme illustré aux figures, une forme générale circulaire, par exemple une forme de coupole ou de disque pourvu d'une concavité. Ledit élément de capuchon 9 présente de préférence une concavité (destinée à être) tournée vers l'orifice inférieur 13. Ladite concavité présente de préférence un rayon de courbure variable, comme cela est visible notamment à la figure 3 notamment. Avantageusement, le rayon de courbure est au plus grand dans une zone centrale de ladite concavité que dans une zone périphérique, située autour de ladite zone centrale, de ladite concavité. Ainsi, l'élément de capuchon 9 présente avantageusement une convexité (conjuguée à ladite concavité) tournée vers le haut. Ceci permet notamment de conférer à l'élément de capuchon 9, et plus généralement au deuxième élément extérieur 8, une meilleure compacité et une plus grande facilité de fabrication. Ledit élément de capuchon 9 est donc avantageusement destiné à se trouver tout en haut du deuxième élément extérieur 8. Par ailleurs, selon le mode de réalisation particulier illustré aux figures, ladite portion de passage 10 comprend ou est formée par une deuxième paroi latérale. Les fenêtres latérales 11 sont préférentiellement ménagées à travers ladite deuxième paroi latérale. Celle-ci s'évase avantageusement vers l'extérieur depuis le rebord inférieur libre 12 jusqu'à l'élément de capuchon 9, présentant par exemple une forme générale de paroi latérale d'un tronc de cône retourné. Ceci permet d'éloigner l'eau des condensats de l'intérieur 4 de la douille 3. Ledit élément de capuchon 9 présente avantageusement un bord périphérique 14 s'étendant, de préférence radialement et/ou dans un plan horizontal, au-delà de la portion de passage 10, comme illustré aux figures. Ceci permet de faire goutter l'eau des condensats à l'écart de l'intérieur 4 de la douille 3. Ledit bord périphérique 14 comprend de manière préférentielle une partie faisant saillie vers le bas, afin de mieux diriger les condensats vers l'extérieur, ladite partie étant de préférence ménagée à l'écart, vers l'extérieur, de la portion de passage 10.
  • De manière avantageuse, lesdites fenêtres latérales 11 :
    • présentent chacune une forme trapézoïdale, de préférence une forme générale de trapèze isocèle à petite base en bas et grande base en haut, et/ou
    • sont réparties de manière régulière radialement autour et/ou le long de la portion de passage, et/ou
    • présentent chacune une section utile de passage d'air comprise entre et 40 et 60 cm2, de préférence environ égale à 50 cm2 (+/- 2 cm2).
  • Les caractéristiques susmentionnées des fenêtres latérales 11 permettent en particulier d'optimiser les caractéristiques aérauliques de l'ensemble de traversée de toit 1. En d'autres termes, elles influent positivement sur le passage d'air via l'ensemble de traversée de toit 1. Notamment, la forme trapézoïdale présente une meilleure évacuation (ou entrée) du flux aéraulique que si les fenêtres latérales 11 étaient de forme circulaire ou rectangulaire. De surcroît, la forme générale de trapèze isocèle à petite base en bas et grande base en haut est préférée à son inverse (trapèze isocèle à grande base en bas et petite), car elle permet un excellent échappement (ou entrée) des flux d'air. Il a été constaté que l'essentiel des flux d'air passe dans la partie haute des fenêtres latérales 11, notamment lorsqu'elles présentent une forme générale de trapèze isocèle à petite base en bas et grande base en haut, et donc l'essentiel du flux aéraulique passe à proximité (et donc juste en-dessous) de ladite grande base. L'ensemble de traversée de toit 1 est facilement adaptable à différents types d'orifice d'entrée ou de sortie d'air de toit, et en particulier pour les orifices présentant une section transversale ayant un diamètre compris entre 10 et 22 cm, de préférence compris entre 12 et 20 cm, plus préférentiellement compris entre 14 et 18 cm, par exemple environ égal à 16 cm (+/- 1 cm). La section utile mentionnée ci-avant fonctionne particulièrement bien avec les dimensions d'orifice d'entrée ou de sortie d'air susmentionnés.
  • Selon le mode de réalisation particulier illustré aux figures, ledit premier élément extérieur 6 comprend une première paroi latérale délimitant ledit orifice central 7. Ladite première paroi latérale s'étend donc avantageusement autour de l'orifice central 7. Extérieurement, ladite première paroi latérale peut être de forme circulaire, par exemple et comme illustré aux figures. Cependant, l'orifice central 7 peut être circulaire, mais il peut aussi présenter une forme différente, par exemple une forme différente, par exemple une forme sensiblement oblongue comme illustré aux figures.
  • De façon avantageuse, ladite première paroi latérale s'étend globalement vers le haut sensiblement verticalement, et mesure par exemple (verticalement) entre 2 et 14 cm, de préférence entre 4 et 10 cm. Ladite deuxième paroi latérale s'étend de préférence globalement vers le haut, sensiblement à l'oblique, et mesure par exemple entre 3 et 18 cm, de préférence entre 4 et 12 cm. Lesdites première et deuxième parois latérales sont avantageusement conçues pour être agencées, globalement, dans le prolongement ou la continuité l'une de l'autre, lorsque le deuxième élément extérieur 8 coiffe le premier élément extérieur 6.
  • Ladite première paroi latérale s'étend de préférence entre un bord inférieur libre 15, destiné à être tourné vers le bas, et un bord supérieur libre 16, destiné à être tourné vers le haut. Dans l'exemple illustré aux figures, le bord inférieur libre 15 présente une forme générale de couronne (entourant l'orifice central 7), et le bord supérieur libre 16 présente une forme de disque percé d'un trou oblong (faisant partie de l'orifice central 7), mais le bord supérieur libre 16 pourrait présenter une autre forme, par exemple une forme de couronne (entourant elle aussi l'orifice central 7). De manière particulièrement avantageuse, ladite première paroi latérale présente, au voisinage ou au niveau dudit bord inférieur libre 15, un bourrelet périphérique 19 faisant saillie vers l'extérieur. Ceci permet de faire goutter l'eau d'une partie des condensats à l'écart de l'intérieur 4 de la douille 3, vers l'extérieur, par exemple sur une partie extérieure de la tuile à douille 2.
  • Par ailleurs, ladite première paroi latérale comprend avantageusement au moins un rebord inférieur de butée 17 conçu pour être posé, de préférence de manière ajustée, sur ladite douille 3. De préférence, ladite douille 3 est quant à elle pourvue d'un rebord supérieur libre 20, 21, lequel présente au moins une première portion supérieure 20 conçue pour être positionnée, de préférence de manière ajustée, en regard et/ou en contact dudit rebord inférieur de butée 17 lorsque ledit premier élément extérieur 6 coiffe ladite douille 3. Le rebord supérieur libre 20, 21, et en particulier la première portion supérieure 20, constitue avantageusement une extrémité supérieure de la douille 3, celle-ci s'étendant donc en-dessous dudit rebord supérieur libre 20, 21.
  • Selon le mode de réalisation particulier illustré aux figures, ladite première paroi latérale forme en outre un épaulement inférieur 18 s'étendant vers le bas depuis le rebord inférieur de butée 17 jusqu'au bord inférieur libre 15. Selon une variante avantageuse, ledit épaulement inférieur 18 entoure ledit rebord inférieur de butée 17. Préférentiellement, lorsque ledit premier élément extérieur 6 coiffe ladite douille 3, ledit épaulement inférieur 18 entoure au moins les parties de ladite première portion supérieure 20 qui sont en contact avec le rebord inférieur de butée 17. Ce dernier est de préférence conçu pour être situé plus haut que le bord inférieur libre 15.
  • Selon une variante particulière, qui est celle illustrée aux figures, la première portion supérieure libre 20 borde l'intérieur 4 de la douille 3. En d'autres termes, la première portion supérieure libre 20 est avantageusement conçue pour entourer la partie de l'intérieur 4 de la douille qui débouche vers l'extérieur, vers le haut, vers le premier élément extérieur 6 et/ou vers le deuxième élément extérieur 8.
  • Ledit rebord supérieur libre 16 comprend en outre, selon une variante (optionnelle mais avantageuse, et combinée ou non avec celles qui précèdent), une deuxième portion supérieure libre 21 adjacente à ladite première portion supérieure 20. Ladite deuxième portion supérieure libre 21 est de préférence positionnée vers l'extérieur de la douille 3 par rapport à ladite première portion supérieure libre 20. Ladite deuxième portion supérieure libre 21 est par exemple pourvue d'une pluralité d'éléments en saillie vers le haut, formant par exemple des dents, des fentes, ou encore des cannelures, comme illustré aux figures 1 et 4. Ladite deuxième portion supérieure libre 21 est en particulier conçue pour être positionnée sous le premier élément extérieur 6, et avantageusement sous le bord supérieur libre 16 et/ou sous le rebord inférieur de butée 17, sans forcément être en contact avec ces derniers. Ainsi, ladite deuxième portion supérieure libre 21 constitue une sorte de "grattoir" qui permet d'apporter une surface de « ventilation » supplémentaire pour générer de l'évaporation lors des phases d'absorptions d'humidités importantes, c'est-à-dire lorsque les conditions sont réunies pour former habituellement de grandes quantités de condensats.
  • Selon un mode de réalisation particulier, qui est celui illustré aux figures, ladite première paroi latérale comprend au moins un rebord supérieur de butée 22 destiné à être tourné vers le haut. Ledit rebord supérieur de butée 22 est de préférence, comme son nom l'indique, conçu pour entrer (au moins en partie) en contact avec le deuxième élément extérieur 8. Ledit épaulement inférieur 18 s'étend avantageusement, de bas en haut, entre le bord inférieur libre 15 et le rebord supérieur de butée 22. Ce dernier est de préférence conçu pour être situé plus bas que le bord supérieur libre 16. Ladite première paroi latérale forme en outre, de manière avantageuse, un épaulement supérieur 23 s'étendant vers le haut depuis le rebord supérieur de butée 22 jusqu'au bord supérieur libre 16. De façon préférentielle, ledit rebord supérieur de butée 22 fait le tour dudit épaulement supérieur 23. Ledit épaulement supérieur 23 s'étend avantageusement, de bas en haut, entre le rebord inférieur de butée 17 et ledit bord supérieur libre 16. Les épaulements inférieur 18 et supérieur 23 présentent par exemple chacun une forme générale annulaire.
  • Dans l'exemple particulier de réalisation illustré aux figures, ledit épaulement supérieur 23 est conçu pour être positionné, de préférence de manière ajustée, au sein de l'orifice inférieur 13 (du deuxième élément extérieur 8), ce dernier et ledit épaulement supérieur 23 présentant avantageusement des formes sensiblement conjuguées l'une avec l''autre.
  • Ledit rebord inférieur libre 12 (du deuxième élément extérieur 8) est conçu pour être positionné, de préférence de manière ajustée, sur ledit rebord supérieur de butée 22. Ce dernier et ledit rebord inférieur libre 15 présentent avantageusement des formes sensiblement conjuguées l'une avec l'autre. Ledit rebord supérieur de butée 22 présente par exemple une forme générale de couronne.
  • Ainsi, de manière plus générale, une portion (par exemple l'épaulement supérieur 23) du premier élément extérieur 6 est avantageusement conçue pour être insérée, de manière préférentiellement ajustée, au sein du deuxième élément extérieur 8, afin de garantir la liaison mécanique entre ces deux éléments extérieurs 6, 8. Pareillement, de manière plus générale, une portion (par exemple une partie au moins de la première portion supérieure 20) de la douille 3 est avantageusement conçue pour être insérée, de manière préférentiellement ajustée, au sein du premier élément extérieur 6, afin de garantir la liaison mécanique entre la douille 3 et le premier élément extérieur 6. Une telle configuration permet non seulement de garantir en partie la liaison mécanique entre les différentes parties de l'ensemble de traversée de toit 1, mais également d'optimiser le drainage vers l'extérieur des condensats, notamment grâce à la forme « en escalier » du premier élément extérieur 6, comme cela est visible notamment aux figures 3, 7 et 8.
  • L'invention concerne en outre, selon un deuxième aspect, un système de raccordement pour mettre en communication un réseau aéraulique interne d'un bâtiment avec l'extérieur. Ainsi, le système de raccordement permet avantageusement soit à l'air (à l'extérieur du bâtiment) de rentrer au sein du réseau aéraulique (et donc de rentrer dans le bâtiment), soit à l'air (à l'intérieur du bâtiment) de sortir hors du réseau aéraulique (et donc de sortir hors du bâtiment).
  • Selon l'invention, le système de raccordement comprend au moins :
    • un ensemble de traversée de toit 1 tel que décrit ci-avant (et ci-après), et
    • un manchon 24 conçu pour être solidarisé audit ensemble de traversée de toit 1, pour raccorder ce dernier à un conduit aéraulique du réseau aéraulique, tel qu'un tuyau d'arrivée d'air, d'évacuation d'air vicié ou d'évacuation de fumée.
  • Un mode de réalisation particulier du manchon 24 est illustré aux figures 1 et 2. Ledit manchon est de préférence réalisé en plastique.
  • Ledit manchon 24 est de préférence conçu pour être introduit au moins en partie à l'intérieur 4 de la douille 3, pour raccorder la tuile à douille 2 au conduit aéraulique du réseau aéraulique.
  • Optionnellement, la première portion supérieure 20 (de la douille 3) comprend des parties en saillie vers le haut, conçues pour entrer en contact direct avec le premier élément extérieur 6, et des parties en retrait, vers le bas, par rapport aux parties en saillie. Lesdites parties en retrait et lesdites parties en saillie forment ainsi une sorte de crénelage au niveau de la première portion supérieure, comme cela est visible à la figure 4. Le manchon 24 comprend avantageusement des ergots de blocage 25 conçus pour s'introduire dans lesdites parties en retrait, afin de maintenir en position ledit manchon 24 relativement à ladite douille 3. Les ergots de blocage 25 peuvent être introduits dans lesdites parties en retrait par exemple par déformation de portions élastique du manchon 24.
  • L'invention concerne en outre, selon un troisième aspect, un procédé de fabrication d'un ensemble de traversée de toit 1, de préférence celui déjà mentionné ci-avant.
  • Le procédé de fabrication selon l'invention comprend au moins :
    • une étape primaire de réalisation d'une tuile à douille 2 en un premier matériau, ladite tuile à douille 2 étant destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment et comprenant une douille 3 destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    • une étape secondaire de réalisation d'un premier élément extérieur 6 en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur 6 présentant un orifice central 7 et étant conçu pour coiffer ladite douille 3 afin de mettre en communication ledit orifice central 7 avec l'intérieur 4 de ladite douille 3,
    ledit deuxième matériau présentant une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  • Par exemple, lors de ladite étape primaire de réalisation, un matériau primaire est chauffé à une première température maximale, pour obtenir la tuile à douille 2 réalisée en ledit premier matériau, et lors de ladite étape secondaire de réalisation, un matériau secondaire est chauffé à une deuxième température maximale, pour obtenir le premier élément extérieur réalisé en ledit deuxième matériau. Ladite première température maximale est avantageusement strictement supérieure à ladite deuxième température maximale, de préférence supérieure de plus de 10°C à cette dernière. Ladite première température maximale est par exemple comprise entre 960°C et 1010°C, par exemple entre 990°C et 1010°C, par exemple environ égale à 1000°C (+/-10°C), par exemple environ égale à 970°C (+/-10°C). Ladite deuxième température maximale est comprise entre 960°C et 980°C, par exemple environ égale à 970°C (+/-10°C).
  • Le procédé de fabrication selon l'invention comprend avantageusement en outre une étape tertiaire de réalisation d'un deuxième élément extérieur 8 sensiblement creux, tel que mentionné précédemment, en un troisième matériau. Par exemple, lors de ladite étape tertiaire de réalisation, un matériau tertiaire est chauffé à une troisième température maximale, pour obtenir le deuxième élément extérieur 8 réalisé en ledit troisième matériau. Ladite première température maximale est avantageusement strictement supérieure à ladite troisième température maximale, de préférence supérieure de plus de 10°C à cette dernière. Ladite troisième température maximale est par exemple comprise entre 960°C et 1010°C, par exemple entre 990°C et 1010°C, par exemple environ égale à 1000°C (+/-10°C), par exemple entre 960°C et 980°C, par exemple environ égale à 970°C (+/-10°C). Lesdites deuxième et troisième températures maximales peuvent éventuellement être sensiblement similaire (à 10°C près).
  • Bien évidemment, le premier matériau étant avantageusement la résultante de la cuisson du matériau primaire, lesdits premier matériau et matériau primaire présentent de préférence des compositions sensiblement similaires. Pareillement, le deuxième matériau étant avantageusement la résultante de la cuisson du matériau secondaire, lesdits deuxième matériau et matériau secondaire présentent de préférence des compositions sensiblement similaires. Par ailleurs, le troisième matériau étant avantageusement la résultante de la cuisson du matériau tertiaire, lesdits troisième matériau et matériau tertiaire présentent de préférence des compositions sensiblement similaires.
  • Selon une variante préférentielle de l'invention, ledit premier matériau et/ou le matériau primaire est une terre cuite préalablement désaérée. Ainsi, ladite tuile à douille 2 est de préférence réalisé en terre cuite préalablement désaérée. « Non préalablement désaéré(e) » désigne avantageusement, de manière générale, le fait que le matériau concerné n'a pas subi un traitement sous vide ou sous quasi-vide (avant cuisson), afin de diminuer la présence de bulles en son sein.
  • Selon une autre variante préférentielle de l'invention, mise en œuvre avec celle qui précède ou de manière indépendante, ledit deuxième matériau et/ou le matériau secondaire est une terre cuite préalablement désaérée. Ainsi, ledit premier élément extérieur 6 est de préférence réalisé en terre cuite préalablement désaérée.
  • Selon une autre variante préférentielle de l'invention, mise en œuvre avec celles qui précèdent ou de manière indépendante, ledit troisième matériau et/ou le matériau tertiaire est une terre cuite non préalablement désaérée. Ainsi, ledit deuxième élément extérieur 8 est de préférence réalisé en terre cuite non préalablement désaérée. « Non préalablement désaéré » désigne avantageusement, de manière générale, le fait que le matériau concerné n'a pas subi un traitement sous vide ou sous quasi-vide (avant cuisson).
  • Le premier matériau et/ou le matériau primaire présente(nt) avantageusement une granulométrie comprise entre 1000 et 2000 µm, de préférence comprise entre 1200 et 1800 µm, plus préférentiellement comprise entre 1400 et 1600 µm, par exemple environ égale à 1500 µm (+/- 50 µm).
  • Le deuxième matériau et/ou le matériau secondaire présente(nt) avantageusement une granulométrie comprise entre 1000 et 2000 µm, de préférence comprise entre 1200 et 1800 µm, plus préférentiellement comprise entre 1400 et 1600 µm, par exemple environ égale à 1500 µm (+/- 50 µm).
  • Le troisième matériau et/ou le matériau tertiaire présente(nt) avantageusement une granulométrie comprise entre 250 et 750 µm, de préférence comprise entre 300 et 700 µm, plus préférentiellement comprise entre 400 et 600 µm, par exemple environ égale à 500 µm (+/- 50 µm).
  • Le premier matériau et/ou le matériau primaire est/sont par exemple formé(s), en poids, au moins par :
    • entre 17% et 27%, de préférence entre 19% et 25%, plus préférentiellement entre 21% et 23%, d'une première argile,
    • entre 22% et 32%, de préférence entre 24% et 30%, plus préférentiellement entre 26% et 28%, d'une deuxième argile,
    • entre 39% et 49%, de préférence entre 41% et 47%, plus préférentiellement entre 43% et 45%, d'une troisième argile, et
    • entre 4% et 10%, de préférence entre 5% et 9%, plus préférentiellement entre 6% et 8%, d'un agent dégraissant.
  • Le deuxième matériau et/ou le matériau secondaire est/sont par exemple formé(s), en poids, au moins par :
    • entre 20% et 30%, de préférence entre 22% et 28%, plus préférentiellement entre 24% et 26%, d'une première argile,
    • entre 24% et 34%, de préférence entre 26% et 32%, plus préférentiellement entre 28% et 31%, d'une deuxième argile,
    • entre 31% et 41%, de préférence entre 33% et 39%, plus préférentiellement entre 35% et 37%, d'une troisième argile, et
    • entre 7% et 13%, de préférence entre 8% et 12%, plus préférentiellement entre 9% et 11%, d'un agent dégraissant.
  • Le troisième matériau et/ou le matériau tertiaire est/sont par exemple formé(s), en poids, au moins par :
    • entre 17% et 27%, de préférence entre 19% et 25%, plus préférentiellement entre 21% et 23%, d'une première argile,
    • entre 22% et 32%, de préférence entre 24% et 30%, plus préférentiellement entre 26% et 28%, d'une deuxième argile,
    • entre 39% et 49%, de préférence entre 41% et 47%, plus préférentiellement entre 43% et 45%, d'une troisième argile, et
    • entre 4% et 10%, de préférence entre 5% et 9%, plus préférentiellement entre 6% et 8%, d'un agent dégraissant.
  • Un exemple d'agent dégraissant tel que mentionné ci-avant est le feldspath, de préférence du feldspath présentant une granulométrie moyenne comprise entre 20 et 60 µm, plus préférentiellement comprise entre 30 et 50 µm, plus préférentiellement encore comprise entre 35 et 45 µm. La première argile est de préférence une argile dite maigre, la deuxième argile est avantageusement une argile dite grasse, et la troisième argile est préférentiellement une argile dite argile à tuile.
  • Des exemples desdites première, deuxième et troisième argiles pouvant être mis en œuvre sont donnés, à titre indicatif, dans le tableau 1 ci-après, la part de chaque composé étant indiquée en poids, avec des plages de valeurs possibles (d'autres mélanges étant bien entendu envisageables). Tableau 1
    Première argile Deuxième argile Troisième argile
    Illite 49-53% 56-60% 42-49%
    Montmorillonite 14-18% 24-28% 18-22%
    Quartz 23-25% 10-13% 18-22%
    Feldspath 5-7% 2-4% 3-6%
    Limon 2-4% 1-3% 8-11 %
  • Selon un mode de réalisation particulier, le premier matériau présente une composition chimique sensiblement identique à celle du le troisième matériau, bien que leurs caractéristiques physiques puissent varier (notamment la porosité, la résistance, l'étanchéité, etc.) du fait de variations dans leurs procédés de fabrication respectifs. Le matériau primaire présente donc, dans ce mode de réalisation, une composition chimique sensiblement identique à celle du matériau tertiaire. Ceci permet notamment de rationaliser la fabrication, puisque la tuile à douille 2 et le deuxième élément extérieur 8 présentent avantageusement (ensemble ou chacun) un poids significativement plus important que celui du premier élément extérieur 6.
  • Avantageusement, le deuxième matériau présente une composition chimique sensiblement différente de celle dudit premier matériau et/ou de celle du troisième matériau. Bien évidemment, le matériau secondaire présente alors une composition chimique sensiblement différente de celle dudit matériau primaire et/ou de celle du matériau tertiaire.
  • La description qui précède, concernant l'ensemble de traversée de toit 1, s'applique donc de préférence également au système de raccordement et au procédé de fabrication selon l'invention, pour les éléments communs, et inversement, la description qui précède concernant le système de raccordement et le procédé de fabrication s'applique préférentiellement également à l'ensemble de traversée de toit 1 selon l'invention, pour les éléments communs.
  • De manière générale, les termes « premier », « première », « deuxième », « troisième », etc. constituent des indications à des fins d'identification, sans constituer une hiérarchie numérale particulière.

Claims (15)

  1. Ensemble de traversée de toit (1) comprenant au moins :
    - une tuile à douille (2) réalisée en un premier matériau, destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment, ladite tuile à douille (2) comprenant une douille (3) destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    - un premier élément extérieur (6) qui présente un orifice central (7) et qui est réalisé en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur (6) étant conçu pour coiffer ladite douille (3) afin de mettre en communication ledit orifice central (7) avec l'intérieur de ladite douille (3),
    ledit ensemble de traversée de toit (1) étant caractérisé en ce que ledit deuxième matériau présente une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  2. Ensemble de traversée de toit (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le deuxième matériau est une terre cuite, de préférence une terre cuite préalablement désaérée.
  3. Ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un premier composé adhésif reliant ou conçu pour relier ladite tuile à douille (2) et ledit premier élément extérieur (6) l'un à l'autre, ledit premier composé adhésif comprenant de préférence au moins un émail.
  4. Ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit premier élément extérieur (6) comprend une première paroi latérale délimitant ledit orifice central (7) et s'étendant entre un bord inférieur libre (15), destiné à être tourné vers le bas, et un bord supérieur libre (16), destiné à être tourné vers le haut, ladite première paroi latérale comprenant au moins un rebord inférieur de butée (17) conçu pour être posé, de préférence de manière ajustée, sur ladite douille (3).
  5. Ensemble de traversée de toit (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ladite première paroi latérale :
    - forme un épaulement inférieur (18) s'étendant vers le bas depuis le rebord inférieur de butée (17) jusqu'au bord inférieur libre (15), ledit épaulement inférieur (18) entourant ledit rebord inférieur de butée (17), et/ou
    - présente, au voisinage ou au niveau dudit bord inférieur libre (15), un bourrelet périphérique (19) faisant saillie vers l'extérieur.
  6. Ensemble de traversée de toit (1) l'une quelconque la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que ladite douille (3) est pourvue d'un rebord supérieur libre (20, 21), lequel présente au moins une première portion supérieure (20) conçue pour être positionnée, de préférence de manière ajustée, en regard et/ou en contact dudit rebord inférieur de butée (17) lorsque ledit premier élément extérieur (6) coiffe ladite douille (3), de préférence la première portion supérieure libre (20) borde l'intérieur (4) de la douille (3), et ledit rebord supérieur libre (20, 21) comprend en outre une deuxième portion supérieure libre (21) adjacente à ladite première portion supérieure (20) et positionnée vers l'extérieur de la douille (3) par rapport à ladite première portion supérieure libre (20), ladite deuxième portion supérieure libre (21) étant pourvue d'une pluralité d'éléments en saillie vers le haut, formant par exemple des dents, des fentes, ou encore des cannelures.
  7. Ensemble de traversée de toit (1) l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que ladite première paroi latérale comprend au moins un rebord supérieur de butée (22) destiné à être tourné vers le haut, ladite première paroi latérale formant en outre un épaulement supérieur (23) s'étendant vers le haut depuis le rebord supérieur de butée (22) jusqu'au bord supérieur libre (16), ledit rebord supérieur de butée (22) faisant le tour dudit épaulement supérieur (23).
  8. Ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un deuxième élément extérieur (8) sensiblement creux, comprenant au moins :
    - un élément de capuchon (9),
    - une portion de passage (10) reliée à l'élément de capuchon (9) et s'étendant en-dessous de ce dernier, ladite portion de passage (10) étant pourvue :
    • d'une ou plusieurs fenêtres latérales (11) débouchant sur l'extérieur de l'ensemble de traversée de toit (1), et
    • d'un rebord inférieur libre (12) délimitant au moins un orifice inférieur (13) ménagé en regard de l'élément de capuchon (9), l'orifice inférieur (13) étant en communication avec lesdites fenêtres latérales (11) via l'intérieur du deuxième élément extérieur (8),
    ledit deuxième élément extérieur (8) étant conçu pour coiffer ledit premier élément extérieur (6) afin de mettre en communication ledit orifice inférieur (13) avec ledit orifice central (7).
  9. Ensemble de traversée de toit (1) selon les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ledit rebord inférieur libre (12) est conçu pour être positionné, de préférence de manière ajustée, sur ledit rebord supérieur de butée (22), ce dernier et ledit rebord inférieur libre (15) présentant avantageusement des formes sensiblement conjuguées l'une avec l'autre, de préférence ledit épaulement supérieur (23) étant conçu pour être positionné, de préférence de manière ajustée, au sein de l'orifice inférieur (13), ce dernier et ledit épaulement supérieur (23) présentant avantageusement des formes sensiblement conjuguées l'une avec l'autre.
  10. Ensemble de traversée de toit (1) selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que ledit deuxième élément extérieur (8) est réalisé en un troisième matériau, ledit troisième matériau présentant une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  11. Ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que ledit élément de capuchon (9) présente :
    - une forme générale circulaire, et/ou
    - une concavité tournée vers l'orifice inférieur (13), ladite concavité présentant de préférence un rayon de courbure variable, et/ou
    - un bord périphérique (14) s'étendant, de préférence radialement et/ou dans un plan horizontal, au-delà de la portion de passage (10).
  12. Ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que lesdites fenêtres latérales (11) :
    - présentent chacune une forme trapézoïdale, de préférence une forme générale de trapèze isocèle à petite base en bas et grande base en haut, et/ou
    - sont réparties de manière régulière radialement autour et/ou le long de la portion de passage, et/ou
    - présentent chacune une section utile de passage d'air comprise entre et 40 et 60 cm2, de préférence environ égale à 50 cm2 (+/- 2 cm2).
  13. Système de raccordement pour mettre en communication un réseau aéraulique interne d'un bâtiment avec l'extérieur, comprenant au moins :
    - un ensemble de traversée de toit (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, et
    - un manchon (24) conçu pour être solidarisé audit ensemble de traversée de toit (1), pour raccorder ce dernier à un conduit aéraulique du réseau aéraulique, tel qu'un tuyau d'arrivée d'air, d'évacuation d'air vicié ou d'évacuation de fumée, ledit manchon étant de préférence réalisé en plastique.
  14. Procédé de fabrication d'un ensemble de traversée de toit (1) comprenant au moins :
    - une étape primaire de réalisation d'une tuile à douille (2) en un premier matériau, ladite tuile à douille (2) étant destinée à faire partie d'un toit d'un bâtiment et comprenant une douille (3) destinée à faire saillie vers l'extérieur du bâtiment,
    - une étape secondaire de réalisation d'un premier élément extérieur (6) en un deuxième matériau, ledit premier élément extérieur (6) présentant un orifice central (7) et étant conçu pour coiffer ladite douille (3) afin de mettre en communication ledit orifice central (7) avec l'intérieur de ladite douille (3),
    caractérisé en ce que ledit deuxième matériau présente une porosité supérieure à celle dudit premier matériau.
  15. Procédé de fabrication selon la revendication précédente, caractérisé en ce que :
    - lors de ladite étape primaire de réalisation, un matériau primaire est chauffé à une première température maximale, pour obtenir la tuile à douille (2) réalisée en ledit premier matériau, et
    - lors de ladite étape secondaire de réalisation, un matériau secondaire est chauffé à une deuxième température maximale, pour obtenir le premier élément extérieur (6) réalisé en ledit deuxième matériau,
    - ladite première température maximale étant strictement supérieure à ladite deuxième température maximale, de préférence supérieure de plus de 10°C à cette dernière.
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* Cited by examiner, † Cited by third party
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DE8710071U1 (de) * 1987-07-23 1987-09-10 Schnorr, Marin, 6729 Hatzenbühl Überdach-Entlüftungsvorrichtung
DE19628251C1 (de) * 1996-07-12 1997-11-20 Thomas Purr Überdach-Entlüftungsvorrichtung

Patent Citations (2)

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