Procédé pour appliquer des éléments de fermeture à glissière à une multiplicité de bandes, et installation pour sa mise en aeuvre La présente invention comprend un pro cédé pour appliquer des éléments de fermeture à glissière à une multiplicité de bandes, et une installation pour sa mise en oeuvre.
Dans la fabrication de cordons de fermeture à glissière, la pratique courante est de faire avancer une longue bande continue à travers la machine à attacher qui attache les éléments de la fermeture à la bande suivant des groupes espacés l'un de l'autre. Dans un type de ma chine, une bande unique progresse pas à pas, chaque pas étant égal à l'espacement des élé ments à l'intérieur d'un groupe et, après qu'un groupe soit achevé, une avance rapide ou saut est impartie à la bande entre des opérations successives de la machine.
Quoique ceci soit satisfaisant pour des machines à vitesses relati vement faibles, ce n'est pas. pratique pour des opérations à vitesses élevées, en raison de l'inertie et d'autres facteurs.
Dans d'autres types de machines, une bande unique avance pas à pas de même manière, mais au lieu d'utiliser une avance par saut à la fin du groupe, le mécanisme formant et appli quant l'élément est arrêté un temps suffisant pour permettre la progression de la bande sur la distance requise pour former l'espace mort entre des groupes. Le désavantage de ce type de machine est une perte dans la capacité de production du mécanisme formant et appli- quant l'élément de, en moyenne, environ 25 0/0, dépendant bien entendu de la longueur de la glissière en cours de fabrication et de la longueur désirée de l'espace mort ou intervalle entre des groupes.
Il a également été proposé antérieurement d'utiliser deux bandes et deux mécanismes d'at tache en combinaison avec un mécanisme uni que formant l'élément, dans. lequel des éléments seraient appliqués à une bande par un méca nisme d'attache dont le fonctionnement serait interrompu tandis que l'autre mécanisme d'at tache appliquerait des éléments à une seconde bande. Toutefois, en raison de la complication des deux mécanismes d'attache et d'autres fac teurs, ces machines ne sont pas entièrement satisfaisantes.
La présente invention a pour but d'utiliser un unique mécanisme d'attache d'éléments. fonctionnant de manière continue en combinai son avec une multiplicité de bandes, de préfé rence d'eux, et de prévoir des moyens. pour dé placer brusquement les bandes vers le méca nisme d'attache des éléments et à l'éloignement à partir de ce mécanisme, de sorte que des élé ments.
sont appliqués d'une manière continue à une bande, jusqu'à ce qu'un groupe soit achevé, et ensuite la bande est déplacée brus quement hors du chemin. et, simultanément, l'autre bande est amenée brusquement en une position où un groupe d'éléments est appliqué à la seconde bande.
Bien que ce fût un pro blème difficile de déplacer brusquement ces bandes et les supports. de bande dans l'inter valle de temps extrêmement court entre des opérations successives du mécanisme d'attache on a conçu un mécanisme très simple et ingé nieux pour accomplir cette opération.
La présente invention comprend un pro cédé pour appliquer des éléments de fermetu res à glissière à une multiplicité de bandes, consistant à appliquer, par un mécanisme uni que d'attache fonctionnant de manière conti nue, un groupe d'éléments à une première bande tout en faisant avancer la bande pas à pas, à retirer la première bande dudit méca nisme d'attache et, simultanément,
à placer une seconde bande en position pour recevoir des éléments de fermeture à partir dudit mécanisme d'attache, à appliquer un groupe d'éléments à la seconde bande par ledit mécanisme d'atta che, tout en faisant avancer ladite seconde bande-pas à pas, à faire avancer chaque bande pas à pas lorsqu'elle est en position retirée pendant une partie de l'intervalle, tandis que l'autre bande est en train de recevoir des élé ments de fermeture, pour fournir l'espace d'in tervalle entre des groupes d'éléments.
La présente invention comprend également une installation pour attacher des éléments de fermeture à glissière en groupes espacés à une multiplicité de bandes, comprenant un méca nisme unique fonctionnant de manière con tinue pour attacher de manière continue des éléments de fermeture en un poste unique, un dispositif d'avance de bande pour chacune des bandes, actionnable pour avancer la bande par pas égaux à l'espacement désiré des éléments de fermeture à l'intérieur d'un groupe, un dis positif de maintien de bande pour maintenir chaque bande soit au poste d'attache, soit dans une position éloignée du poste,
et des moyens pour déplacer simultanément les dispositifs de maintien de bandes pour retirer une bande du poste d'attache et pour placer l'autre au même poste d'attache entre deux opérations consécu tives du mécanisme d'attache. Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme de réalisation de l'installation selon la présente invention associée avec une machine connue formant et attachant des élé ments de fermetures.
La fig. 1 est une vue schématique montrant le principe de fonctionnement de l'installation. La fig. 2 est une vue de détail, en coupe verticale, à travers un des dispositifs de main tien de bande et le mécanisme d'attache d'élé ments.
La fig. 3 est une vue en plan avec certaines parties ôtées, représentant la même partie de la machine que montrée sur la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en coupe verticale suivant la ligne 4-4 de la fig. 5.
La fig. 5 est une vue partielle en plan, montrant le dispositif de déplacement brusque de bande. La fig. 6 est une vue perspective montrant un côté de l'un des dispositifs de maintien de bande. La fig. 7 est une vue partielle en coupe, analogue à la fig. 4, mais montrant la position d'attache de l'élément avancée vers la bande.
La fig. 8 est une vue perspective de l'une des rondelles-supports pour les dispositifs de maintien de bande.
Dans le dessin, on a montré seulement des parties de la machine complète de type connu à fabriquer des fermetures.
Dans la vue schématique (fig. 1) on a in diqué l'arbre principal 8 entraîné à partir d'une source convenable d'énergie indiquée en 9, et ayant, monté sur lui, une came ou excentrique pour actionner l'unité de coulisseau principal 11. Cet arbre porte également des, excentriques 12 pour actionner les outils de serrage ou d'at tache 13 par l'intermédiaire de barreaux cou lissants 14 qui sont connus. Le coulisseau prin cipal comporte la matrice de formage 15 (fig. 2) dans laquelle l'élément de fermeture 16 est formé et par laquelle il est porté vers l'avant en une position à cheval sur l'une des bandes.
Le fil W, à partir duquel les flancs de l'élément de fermeture sont tranchés par le couteau stationnaire 17 à la course de retour du coulisseau, est avancé vers le haut par des cylindres d'alimentation convenables indiqués en 18, qui sont entrainés par un dispositif de rochet et cliquet, indiqué en 19,à partir d'une came ou excentrique 20 sur l'arbre principal 8.
On a indiqué ici deux bandes 21 et 22 avançant vers le haut sur des tambours 23 et 24 respectivement, dont chacun est actionné pas à pas par un dispositif de cliquet et rochet, actionné de toute manière convenable connue à partir d'une came ou excentrique 23 sur l'ar bre principal. Le cliquet 26 actionne le tam bour 23 pour faire avancer la bande 21 et, au moment désiré, peut être maintenu hors de fonctionnement par un ergot 27 faisant saillie à partir du cliquet 26 et engagé par une barre 28,
et un cliquet similaire 29 commandant l'avance de la bande 22 peut être maintenu hors de sa place aux instants désirés par une barre analogue 30 engageant un ergot 29a fai sant saillie par rapport au cliquet 29. La barre 28 est montée à pivotement sur un levier 31 en forme de T qui, à son tour, est monté à pivo tement au point fixe 32, de sorte que, lorsque le solénoïde 33 est excité, la barre 28 est dé placée vers la droite, comme vu sur la fig. 1, permettant au cliquet d'avance 26 de fonction ner, et lorsque le solénoïde 34 est excité, la barre 28 est déplacée vers la gauche, soulevant le cliquet 26 vers le haut hors d'engagement d'avec son rochet, stoppant ainsi la bande 21.
De même, lorsque le solénoïde 35 est excité, la bande 22 sera avancée pas à pas et, lorsque le solénoïde 36 est excité, la bande 22 sera stoppée.
Comme bien vu sur la fig. 5, la bande 21 est maintenue en place au poste d'attache par son dispositif de maintien de bande consistant en deux doigts ou plaques de maintien 37, tan dis que la bande 22 est maintenue par deux doigts ou plaques 38 analogues, représentés sur la fig. 5 dans la position éclipsée. L'un de ces doigts de maintien est représenté en détail sur les fig. 4 et 6.
Dans la partie 39 dépen dant de chacun des doigts située au-dessous du niveau de la matrice 15, il y a une rainure 40, propre à s'adapter autour du bord à bour relet du ruban et à le saisir lâchement alors que la partie supérieure découpée forme un doigt de pliage 41 au niveau de la matrice 15. Cette construction permet au doigt de pliage de pénétrer dans un logement dans la matrice elle-même, juste au-dessous de l'élément de fermeture 16, pour maintenir le bord à bour relet fermement dans la fourche de l'élément en cours d'attache. Chacun de ces doigts de maintien de bande a un prolongement posté rieur 42.
Chaque paire de doigts de maintien de bande est supportée entre des rondelles-sup- ports inférieure et supérieure respectivement 43 et 44, dont l'une est représentée sur la fig. 8. Chacune de ces rondelles a des rainures convergentes 45 de chaque côté d'un trou cen tral 46. Au moins une des rondelles de chaque paire, ici la rondelle supérieure, a une rainure transversale 47 en regard d'une rainure 48 dans chacun des doigts de maintien de bande et un ergot 49 s'étendant à travers les rainures 47 et 48 verrouille les doigts de maintien en position.
Cet ensemble des doigts de maintien de bande 37 et des rondelles 43 et 44 pivote sur un boulon 50 (fig. 7) s'étendant à travers deux bras espacés 51 d'une unité d'actionne- ment de dispositif de maintien de bande ou bloc de déplacement brusque 52. Une seconde paire de bras 53, disposée à un certain angle des bras 51, porte de même un boulon 50a autour duquel les d'eux autres doigts de main tien de bande 38 sont propres à pivoter.
Le bloc de déplacement brusque 52 est monté rigidement à l'extrémité d'un bras vertical 54 espacé à une distance convenable du méca nisme d'attache et de préférence en alignement avec la trajectoire de circulation du coulisseau 11. Le bras. 54 va en se rétrécissant à son ex trémité supérieure pour s'adapter à un trou conique dans le bloc de déplacement et est maintenu en place par une vis à tête noyée 55. Ainsi, les doigts de maintien de bande 37 et 38 sont montés librement et à pivotement entre les paires de bras 51 et 53 respectivement, les montages pivotants étant espacés l'un de l'autre d'une distance convenable et bien entendu étant espacés de l'arbre 54 ou excentriques par rap port à celui-ci.
L'arbre 54 est monté à rotation dans des paliers inférieur et supérieur 56 et 57 montés dans des extrémités opposées du carter 54a et, verrouillé à l'extrémité inférieure de l'arbre, se trouve un bras transversal 58. Un solé noïde 59, relié à une extrémité au bras trans versal 58, déplacera le bloc de déplacement brusque ou de commutation 52 dans un sens pour placer la bande 22 en position pour re cevoir des éléments de fermeture, tandis qu'un solénoïde 60 relié à l'autre extrémité du bras transversal déplacera le bloc de commutation à l'autre position ou la bande 21 sera amenée brusquement en position pour recevoir des élé ments de fermeture.
Les fig. 4 et 5 montrent ce qui se passe pendant ce mouvement de com mutation. En supposant que les pièces sont dans la position représentée, avec le coulisseau porteur 11 en position rentrée, comme montré sur la fig. 4, et que le solénoïde 59 est excité, le bloc de déplacement brusque 52 tournera dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, éclipsant les doigts de maintien 37 et simulta nément avançant les doigts de maintien 38 dans la même position que les doigts 37 occupaient.
Pendant ce mouvement, bien entendu, les doigts de maintien sont libres de pivoter sur les bou lons 50 et leurs extrémités d'attaque ou libres sont guidées d'un côté par le jeu adjacent de doigts de maintien et, de l'autre côté, soit à l'avancement soit au retrait, par des doigts de guidage 61. Comme vu sur la fig. 5, chaque paire de doigts de maintien est plus étroitement guidée à l'extrémité de son avance directement entre les extrémités effilées adjacentes des doigts de guidage 61. Ces doigts de guidage 61 sont stationnaires et, étant placés au-dessous de la trajectoire du coulisseau 11, comme vu sur la fig. 4, ont contact seulement avec les saillies 39 de chaque paire de doigts de main tien.
Au moyen de ce mécanisme, il est donc visible que les bandes sont avancées et retirées dans une direction plus près de la parallèle au plan de la bande qu'à l'angle droit ou latéra lement de la bande. En d'autres termes, le mouvement alterné des dispositifs de maintien de bande, au rapprochement et à l'éloignement du mécanisme d'attache, est sensiblement dirigé suivant les doigts de maintien. La chose impor tante est que leur mouvement, lorsqu'il est ad jacent au mécanisme d'attache, est sensiblement en alignement avec la trajectoire du mouve ment du coulisseau 11.
Ainsi, l'intervalle de temps permis pour l'opération de commutation peut être considérablement plus grand parce que, si les bandes étaient seulement déplacées brusquement latéralement, toute l'opération devrait être achevée pendant le court intervalle de temps où le coulisseau 11 est dans sa posi tion complètement éclipsée, tandis qu'en les retirant par bout par rapport au coulisseau il n'y â pas d'interférence avec la matrice ou cou- lisseau, même s'il est en une position partielle ment avancée. Cette caractéristique permet une augmentation importante dans la vitesse de toute la machine.
Le mécanisme de commande de circuit pour les divers solénoïdes décrits ci-dessus va maintenant être expliqué en référence au dia gramme de la fig. 1. Une bande ou ruban de film sans fin 62 en matériau diélectrique con venable est supportée entre un cylindre en- tramé 63 et un cylindre fou 64, le cylindre en traîné 63 étant actionné de manière continue à partir de l'arbre principal 8, par l'intermédiaire d'un engrenage de réduction convenable, indi qué schématiquement ici par la référence 65. On comprendra que le cylindre fou 64 est monté pour un réglage vertical de manière à répondre à diverses longueurs de ruban de film.
Le ruban de film est perforé pour ména ger un ou plusieurs jeux de trous 66, 67, 68 et 69, en alignement avec une série de balais de contact 70, 71, 72 et 73, respectivement. On voit ainsi que, lorsque l'un quelconque des trous dans le ruban de film arrive en regard de son balai de contact, une liaison électrique sera établie entre ce balai et le cylindre fou 64. Le courant est fourni au cylindre fou 64 à partir de<I>LI</I> par l'intermédiaire d'un balai de contact 74.
Les balais 70, 71, 72 et 73 sont reliés d'un côté à des tubes amplificateurs 75, 76, 77 et 78, respectivement, et le circuit est complété du côté alimentation des tubes amplificateurs par le fil 79 et un interrupteur 80 à Lz. L'in terrupteur 80 est destiné à établir le contact sous la commande de la came 81 sur l'arbre principal 8.
Cet interrupteur est appelé un in terrupteur vernier et son but est de définir l'in tervalle de temps pendant lequel le courant est appliqué aux divers solénoïdes, étant compris que cet interrupteur vernier est réglé. au point de vue temps pour établir le contact seulement pendant une fraction d'un tour de l'arbre prin cipal, de préférence pendant que le coulisseau principal 11 est dans sa position éclipsée. Le côté de sortie de l'amplificateur 75 est relié seu lement au solénoïde 35. Le côté de sortie de l'amplificateur 76 est relié aux deux solénoïdes 59 et au solénoïde 34, tandis que l'amplifica teur 77 est relié seulement au solénoïde. 33, et l'amplificateur 78 est relié au solénoïde 36 et au solénoïde 60.
Le fonctionnement de ce mécanisme de commande de circuit va maintenant être facile ment compris. En supposant que les pièces sont dans la position représentée sur la fig. 1, la bande 21 est en cours de réception d'élé ments de fermeture et est avancée pas à pas par son mécanisme 23 d'avance de bande, et la bande 22 est dans la position rétractée et reste immobile.
Lorsque le trou 66 dans le ruban de film 62 vient alors en regard du balai 70, le solénoïde 35 est excité pour l'intervalle de temps convenable sous contrôle de l'inter rupteur à vernier 80, écartant la barre de con trôle 30 vers la droite et faisant démarrer l'avance pas à pas de la bande 22, tandis qu'elle est dans sa position rétractée et ne reçoit pas d'éléments de fermeture. Lorsque le trou 67 vient en regard de son balai de contact 71, du courant est simultanément fourni pour le faible intervalle de temps où l'interrupteur 80 est fermé par la came 81 aux solénoïdes 59 et 34, ainsi commutant simultanément les bandes et stoppant l'avance de la bande 21.
On notera ainsi que, lorsque la bande 22 est commutée en position elle a déjà été avancée pas à pas et est dans les mêmes conditions de tension et d'inertie que lorsqu'elle est en fonctionnement recevant des éléments de fermeture.. Ceci évite les espacements défectueux des premiers<B>élé-</B> ments de fermeture, ce qui était un défaut habi tuel dans des machines à fabriquer les ferme tures.
Lorsque le trou 68 vient en regard de son balai de contact 72, le solénoïde 33 est excité pour faire démarrer l'avance pas à pas de la bande 21, tandis qu'elle est dans sa position rétractée. Lorsque le quatrième trou 69 vient en regard du balai 73, les solénoïdes 60 et 36 sont excités simultanément, commutant les bandes et stoppant l'alimentation de la bande 22 qui a juste été rétractée. Dans chaque cas, on comprendra que le courant est fourni seule ment lorsque l'interrupteur<B>80</B> est fermé. Le cycle est ainsi achevé et les opérations sont répétées.
Il sera maintenant évident que, par calcul à partir de l'engrenage de réduction et du dia mètre du cylindre d'entraînement, les divers trous dans le ruban, de film peuvent être espa cés pour fournir toute longueur désirée de fer meture ou d'espacement de groupes. Tout ru ban de film peut être remplacé aisément par un autre ruban de film lorsque différentes lon gueurs d'espaces d'intervalle sont désirées. Ces rubans de film peuvent être préparés en accord avec les ordres ou commandes de fermetures, évitant ainsi des réglages coûteux de la ma chine et réduisant de même les erreurs au mi nimum.