LAMPE A INCANDESCENCE.
L'invention concerne une lampe à incandescence, comportant un filament concentré, un culot et une ampoule qui est presque entièrement opaque.
Cette lampe est destinée à être utilisée sur des véhicules pendant les périodes d'occultation.
On a déjà proposé de ménager dans la partie avant de l'ampoule, c'est-à-dire la partie écartée du culot, une ou plusieurs fenêtres qui permettent de projeter sur la route une petite quantité de lumière. L'éclairage ainsi obtenu présente un inconvénient : l'intensité lumineuse est très faible, car la lampe ne comporte pas de réflecteur.
L'invention concerne une forme de construction d'une telle lampe à incandescence, dans laquelle cette lampe fournit, en coopération avec un réflecteur, un faisceau lumineux nettement limité et de section plate..
Suivant l'invention, on ménage dans l'ampoule au moins une fenêtre méridienne, en forme de fente, dont l'extrémité écartée du culot devance le filament au maximum d'un montant tel que l'angle formé par l'axe du culot et par la droite qui relie l'extrémité arrière du filament à l'extrémité avant de la fenêtre, soit au maximum de 100[deg.], deux de ces fenêtres au maximum, disposées en regard l'une de l'autre, étant ménagées dans l'ampoule.
Ladite droite détermine le flux lumineux sortant le plus loin à l'avant par la fenêtre. L'angle de 1000 est déterminé par voie empirique d'une façon telle que la lampe, lorsqu'elle est montée dans un réflecteur usuel, projette, à travers la fenêtre, de la lumière uniquement sur ce réflecteur et non directement vers l'extérieur.
Lorsque deux fenêtres sont ménagées dans l'ampoule, ces fenêtres sont disposées de préférence au-dessus du plan méridien, dans lequel se trouvent les deux bords inférieurs des fenêtres ainsi que le filament.
L'extrémité arrière d'une telle fenêtre se trouve, de préférence, si loin derrière le filament, que l'angle formé par l'axe du culot et la droite qui relie l'extrémité avant du filament à l'extrémité arrière de la fenêtre soit au moins de 30[deg.]. Cet angle est choisi de façon que, dans un réflecteur usuel, aucune lumière ne soit réfléchie sur l'ampoule même, car cette lumière réfléchie pourrait se disperser dans une direction indésirable.
Le filament peut être linéaire, mais il peut également affecter d'autres formes, pour autant qu'il soit concentré de la manière utilisée
pour les lampes de projection, parmi lesquelles il y a lieu de comprendre
les lampes pour phares de véhicules. De plus, il est particulièrement important que les dimensions du filament dans une direction perpendiculaire au plan méridien de la fenêtre ou des fenêtres, soient petites.
La lampe devant occuper une position nettement déterminée dans
le réflecteur, elle comportera, de préférence, un culot qui détermine cette
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foyer" .
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre commant l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 est une vue d'une lampe à incandescence conforme à l'invention.
La fig. 2 représente schématiquement une section du faisceau lumineux obtenu à l'aide d'une telle lampe.
La fig. 3 est une coupe horizontale d'un réflecteur équipé d'une lampe conforme à l'invention.
La fig. 4 est une coupe horizontale d'un réflecteur équipé d'une lampe conforme à l'invention, mais d'une autre forme.
La lampe comporte un culot 1, une ampoule 2, et un filament 3 , qui est constitué par un fil enroulé en hélice, supporté par deux fils polaires 4 qui sont tracés en pointillés. L'ampoule est complètement opaque,
sauf deux fenêtres longitudinales 5, dont une seule est visible sur le dessin. Ces fenêtres sont ménagées dans la direction méridienne. La limite inférieure des deux fenêtres se trouve exactement dans le plan méridien horizontal, alors que la limite supérieure se trouve approximativement dans des plans méridiens.
Si l'on disposait une lampe à incandescence de ce type comportant une ampoule claire, dans un réflecteur parabolique tel que le foyer se trouve au milieu du filament, les divers éléments de surface du réflecteur formeraient chacun une image du filament. Sur un écran, que l'on dispose à une distance assez grande devant le réflecteur, chaque élément de surface forme une plage rectangulaire. Comme le montre la fig. 2, ces plages 6 occupent des positions différentes. Lorsqu'on rend l'ampoule opaque, sauf une ou deux étroites fenêtres 5, toutes les plages tracées en pointillés sur la figure disparaîtront ce qui provoque un faisceau plat nettement limité tant à la partie supérieure qu'à la partie inférieure. Il y a lieu de noter que les faisceaux constitués par chaque fenêtre séparément*, sont pratiquement égaux.
C'est la raison pour laquelle on peut se contenter d'une seule fenêtre. Toutefois, l'intensité lumineuse du faisceau total obtenu à l'aide
de deux fenêtres est égale au double de celle d'un faisceau obtenu à l'aide d'une seule fenêtre.
Une vitre munie de nervures verticales et disposée devant le réflecteur, permet de diffuser le faisceau en largeur de la manière indiquée schématiquement par les flèches 7.
Sur la fig. 3, le réflecteur est indiqué par 8, tandis que la partie opaque de l'ampoule est indiquée par 9. Cette partie de l'ampoule peut être recouverte, par exemple, de vernis noir. Les rayons lumineux 10 que le filament projette à travers les fenêtres 5, doivent parvenir sur le réflecteur. A cet effet, l'angle alpha que ces rayons forment avec l'axe du culot, ne doit pas dépasser 1000. Après réflexion, les rayons lumineux
11, frôleront l'ampoule. Afin d'éviter qu'ils touchent l'ampoule. Afin d'éviter qu'ils touchent l'ampoule, l'angle bêta que ces rayons forment avec
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mière sortant de chaque fenêtre forme un faisceau 12. A une certaine distan-
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La lampe représentée comporte une ampoule sphérique. La forme de cette ampoule n'est pas essentielle pour l'invention. Une ampoule tubulaire 13 (voir Fig. 4) permettrait d'obtenir un même faisceau lumineux. Le danger que les rayons lumineux 11 parviennent sur l'ampoule est totalement éliminé. D'autre part, pour obtenir une nette limitation du faisceau, il est désirable que la fenêtre ou les fenêtres ne se trouvent pas trop près du filament, et, à ce point de vue, une ampoule sphérique mérite la préférence. De plus, dans une ampoule de cette forme, les rayons lumineux du filament qui touchent la partie recouverte de l'ampoule et qui ne seraient éventuellement pas absorbés, reviennent sur le filament et ne peuvent sortir d'une fenêtre dans une direction non désirée.
Un tel résultat peut s'obtenir à l'aide d'une ampoule affectant la forme d'un ellipsoïde de révolution, le dilament étant placé au foyer arrière. Il y a lieu de noter que l'on pourrait obtenir un tel faisceau avec une limitation très nette en recouvrant le réflecteur lui-même, à l'exception de deux étroites bandes horizontales, d'un recouvrement noir non réfléchissant. Toutefois, dans ce cas, il faut utiliser une lampe qui ne radie pas de lumière vers l'avant, et de plus, il est difficile, sinon impossible, d'empêcher le recouvrement de disperser la lumière dans une direction indésirable. On pourrait également appliquer sur la vitre, disposée devant le réflecteur, un masque opaque muni d'une ou de plusieurs étroites fenêtres horizontales.
Ces fenêtres devraient être ménagées aux endroits où les faisceaux lumineux 12, représentés sur la fig. 3 et 4, traversent la vitre. Dans ce cas, il faut prendre des dispositions pour empêcher que la lumière soit projetée directement par le filament à travers une telle fenêtre.
L'emploi d'une lampe conforme à l'invention empêche totalement
ce rayonnement direct et de plus, il est très facile de passer de l'éclairage normal à l'éclairage d'occultation par le remplacement des lampes à incandescence .
En général, les lampes décrites, à une ou deux fenêtres, permettront d'obtenir un éclairage suffisant pour le but envisagé. Toutefois,
on peut également prévoir d'autres fenêtres.