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PROCEDE DE MISE EN PLACE D'UN RAISIN DANS UN ETUI PORTERAISIN ET ETUJ PORTE-RAISIN POUR LA MISE EN OEUVRE DE CE PROCEDE
La présente invention concerne les étuis porteraisin, et, plus particulièrement ceux dans lesquels le raisin est constitué par un rouge à lèvres.
Dans les étuis de ce type, le raisin de rouge à lèvres qui présente, en règle générale, une forme d'ensemble cylindrique, est reçu dans une cupule dans laquelle il est engagé par son culot. Généralement, la cupule présente deux tétons, qui font saillie radialemcnt vers l'extérieur ; ces tétons traversent chacun une lumière, dont les deux extrémités présentent chacune une encoche s'étendant dans une direction circonférentielle, la direction d'une encoche à une extrémité étant opposée à celle de l'encoche de l'autre extrémité, ladite lumière étant ménagée dans la paroi latérale d'un fourreau dans lequel la cupule se déplace axialement ;
d'autre part, ces tétons s'engagent chacun dans une rainure hélicoïdale ménagée dans une chemise cylindrique qui est extérieurement doublée d'une enveloppe et dans laquelle le fourreau est axialement retenu, tout en étant libre en rotation autour de son axe.
L'entraînement en rotation, par rapport à la chemise, d'une extrémité du fourreau en saillie hors de ladite chemise entraîne, par le déplacement des tétons guidés dans les lumières et rainures précitée un déplacement hélicoïdal de la cupule dans la chemise et un déplacement de translation de la cupule dans le fourreau, entre deux positions extrêmes, à savoir : une position totalement rentrée et une position totalement sortie du raisin : ces positions extrêmes sont atteintes lorsque les tétons viennent en butée contre les extrémités des lumières et/ou des rainures qui sont situées respectivement du côté du fond de la cupule et du côté oppose.
On connaît différentes méthodes pour mettre en place le raisin obtenu par solidification d'une formulation coulable à chaud et la cupule qui lui est associée,
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dans le"sous-ensenble constitué par'le fourreau monté dans la chemise entourée par son enveloppe.
Une première méthode consiste à introduire manuellement le raisin, une fois moulé, par sa base dans la cupule, alors que celle-ci est en position haute de l'étui.
Dans ces conditions, si l'étui n'est pas ovalisé, il n'y a pas de précaution à prendre pour orienter angulairement l'étui et/ou le raisin ; il n'en reste pas moins que si l'introduction d'un raisin dans l'étui associé n'est pas effectuée véritablement axialement, des salissures dues au frottement du raisin sur la partie haute de l'étui peuvent se produire. Si l'étui est ovalisé, on comprend bien que les risques de salissures sont encore plus importants.
Dans les deux cas, on est donc obligé d'enlever manuellement ces salissures, ce qui est une grave perte de temps dans le cadre d'une fabrication à l'échelle industrielle.
Une seconde méthode consiste à réaliser le coulage à travers l'étui. Le moule utilisé comporte une pluralité de cavités ou empreintes correspondant à la forme du raisin à mouler ; ces cavités sont chacune délimitées par une paroi latérale cylindrique et un fond ovalisé généralement dissymétrique ; ces cavités débouchent dans la paroi supérieure du moule. On dispose alors verticalement, au-dessus de chaque cavité, l'ensemble assemblé constitué par la chemise et son envelope externe, le fourreau et la cupule, celle-ci étant placée en position haute, ledit ensemble étant disposé de façon que la cupule soit adjacente à la cavité du moule.
Comme le fond de l'étui (c'est-àdire la paroi d'extrémité de la molette qui forme la partie du fourreau en saillie hors de la chemise), ainsi que Je fond de la cupule sont dotés chacun d'un orifice central, il est possible, à l'aide d'un tube distributeur approprié dont l'extrémité libre traverse les deux orifices centraux précités de couler à chaud la formulation constituant le raisin dans la cavité du moule et dans l'espace supérieur de la cupule. Quand la formulation s'est solidi-
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fiée, on retire l'ensemble du mécanisme comportant alors son raisin, et par manoeuvre de la molette précitée, on replace la cupule en position basse, le raisin étant alors protégé dans l'étui.
L'inconvénient de cette méthode, qui met en oeuvre un coulage volumétrique à travers l'ensemble du mécanisme est que, s'il se produit un incident de coulage, ledit ensemble doit être jeté. Par ailleurs, le coulage n'est pas extrêmement commode à effectuer (formation de bulles).
Conformément à une autre méthode, on place sur un moule doté d'une pluralité d'empreintes débouchant dans sa paroi supérieure, un couvercle en forme de bassin dont le fond est doté d'ouvertures qui viennent se placer en regard desdites empreintes lorsque ledit couvercle est en place. On verse la formulation liquide dans ce bassin et, après que cette formulation ait rempli toutes les cavités du moule, on racle le fond du couvercle pour araser. On retire ensuite le couvercle ce qui laisse en relief les culots de raisin et on vient présenter au droit de chaque cu] ot, un étui dont la cupule est en position haute ; on enfonce enfin le culot dans la cupule avec un risque de salissure analogue à celui de la première méthode ci-dessus décrite.
Ce mode de réalisation conduit à des pertes en substance composant le raisin, ainsi qu'à des pertes de temps en fabrication.
Une autre difficulté provient du fait que la retenue absolument parfaite du raisin dans sa cupule est difficile à assurer, le raisin étant un produit relativement mou à sa température d'utilisation. Par ailleurs, dans le cas de la première méthode sus-indiquée, plus la cupule enserre fortement le raisin, plus la mise en place du raisin par enfoncement est difficile. Certes, le brevet fran- çais n 2 548 880 apporte une solution à ce problème en proposant une cupule qui présente au moins une partie de sa paroi latérale en saillie vers l'extérieur et qui est re poussée radialement vers l'intérieur lorsque la cupule
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est engagée dans Je fourreau de manière à coincer le raisin dans la cupule.
Ici 1 le raisin est donc introduit manuelle- ment par sa hasp dans ta cupule, alors que celle-ci n'est pas encore montée dans le fourreau. Bien que l'on puisse améliorer ainsi la retenue dans la cupule de la base du raisin, il n'en reste pas moins que cette partie de la fa- brication des étuis n'est pas automatisée et que des précautions de manipulation du raisin doivent encore être prises.
La présente invention permet de remédier à tous les inconvénients précités.
En effet, selon l'invention, il est proposé de réaliser la cupule en deux parties tubulaires s'assemblant l'une sur l'autre, la première servant à l'accrochage de la substance composant le raisin, et la seconde comportant les tétons destinés à coopérer avec les lumières et les rainures respectivement du fourreau et de la chemise.
La première partie de la cupule est disposée sur la'face supérieure du moule de sorte que l'espace intérieur qu'elle délimite constitue un. prolongement d'une cavité dudit moule. On peut alors procéder au remplissage de la cavité du moule et au moins partiellement de l'espace qui prolonge cette cavité, afin d'assurer la retenue du raisin par son culot dans la cupule. Une première constatation est que, selon l'invention, on exécute le coulage du raisin à travers un élément de cupule, et non à travers la totalité du mécanisme (cas de la deuxième méthode de la technique antérieure précitée). S'il se produit un incident de coulage, une seule pièce, et non la totalité du mécanisme, est à mettre au rebut.
Une deuxième constatation est que le procédé de l'invention ne nécessite pas de raclage, comme c'est le cas de la troisième méthode connue qui a été évoquée ci-dessus. De ce point de vue, le procédé de l'invention permet d'éviter un gaspillage du produit constituant le raisin.
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En outre, dans un mode de réalisation particuliè- rement intéressant de la présente invention, cette première partie de la cupule comporte, dans sa partie médiane, un redent sensiblement annulaire dirigé vers l'intérieur, audelà duquel la cupule peut présenter, d'une manière avantageuse une partie tronconique s'évasant à l'opposé de la bordure de la cupule dirigée vers la cavité de moulaqe. Il en résulte qu'après solidification du raisin, celui-ci se trouve complètement solidarisé de cette partie de la cupule. Il est retenu, d'unepart, dans le sens d'une extraction-ce qui est important pour le démoulage qui sera décrit ci-aprèspar suite de la présence de la partie tronconique sus-indiquée, et, d'autre part, dans le sens d'un enfoncement, par suite de la présence du redent également sus-indiqué.
Une troisième constatation est donc que le procédé de l'invention améliore considérablement le maintien du raisin une fois coulé, < -e qui constitue un avantage important sur toutes les méthofifs utilisées jusqu'ici.
La seconde partie de la cupule est mise en place dans le reste du mécanisme et placée en partie haute de celui-ci. On dispose ce sous-ensemble axialement au-dessus d'une cavité de moulage contenant un raisin solidifié et la première partie de cupule rendue solidaire de la base de ce dernier, la seconde partie de cupule étant dirigée vers ladite première partie de cupule, et on fait subir audit sous-ensemble une translation vers le bas jusqu'à réaliser, par encliquetage, la fixation définitive des deux parties de cupule l'une sur l'autre, ce qui reccnstit-ue une cupule de forme classique.
Une quatrième constatation est que la fixation du raisin dans le reste du mécanisme de l'étui, s'effectuant donc par coopération de ces deux parties de cupule, qui sont des éléments rigides, ne comporte aucun risque de provoquer des bavures, comme c'était le cas dans la mise en oeuvre de la pre- mière ou de la troisième méthode connue indiquée ci-dessus.
Après avoir réalisé cette fixation entre elles
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des deux parties de cupule, on extrait axialement l'ensem- ble de l'étui ainsi doté de son raisin, puis, après extraction, on replace le raisin à l'intérieur de l'étui de la manière habituelle.
Outre les avantages déjà indiqués, le procédé de la présente invention offre les avantages complémentaires que les mécanismes standard (enveloppe-chemisefourreau) peuvent être utilisés et qu'il permet d'assurer une fabrication d'étuis de rouges à lèvres d'une façon semi-automatisée, puisque la mise en place des premières parties des cupules sur le moule peut être effectuée par bol vibrant.
La présente invention a donc d'abord pour objet un procédé de mise en place d'un raisin dans un étui porteraisin, ledit raisin étant obtenu par solidification d'une formulation coulable à chaud dans une cavité d'un moule, ladite cavité débouchant dans la paroi supérieure dudit moule, ledit raisin devant être engagé par son culot dans une cupule commandant, grâce à un mécanisme, son déplacement dans l'étui, caractérisé par le fait que : - on dispose, au-dessus de chaque cavité du moule, un premier élément tubulaire destiné à recevoir le culot dudit raisin et comportant des moyens d'encliquetage complémentaires de moyens portés par un second élément tubulaire, l'assemblage de ces deux éléments devant constituer la cupule associée au raisin ;
- on coule la formulation du raisin à travers l'espace délimité par ledit premier élément tubulaire, pour remplir ladite cavité et au moins partiellement l'espace précité ; - après solidification de ladite formulation, on déplace axialement en direction de chaque cavité du moule et en position retournée, un étui porte-raisin dans lequel on a disposé, en partie haute, ledit second élément tubu- laire de cupule, jusqu'à réaliser l'encliquetage desdits premier et second éléments de cupule ; et
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- on retire par translation axiale vers le haut l'étui ayant ainsi reçu son raisin, lequel se trouve en position haute (ou sortie), et on place ledit raisin en position basse (ou rentrée) à l'intérieur dudit étui en agissant sur le mécanisme de l'étui.
De préférence, on'utilise un moule dans lequel la partie haute de chaque cavité de moule comporte un chambrage annulaire dont la base forme un redent, le premier élément composant la cupule étant destiné Åa être posé sur ledit redent par sa bordure libre externe, c'est-à-dire par sa bordure libre la plus proche de l'extrémité du raisin non liée à la cupule.
La présente invention a également pour objet, un étui porte-raisin comportant un raisin de rouge à lèvres dont le culot est engagé dans une cupule, ladite cupule commandant le déplacement du raisin par rapport à un étui extérieur, caractérisé par le fait que ladite cupule est constituée par l'assemblage de deux éléments tubulaires, à savoir un premier élément recevant le culot dudit raisin et comportant des moyens d'encliquetage complémentaires de moyens portés par le second élément, ledit second élément comportant des moyens complémentaires de moyens portés par l'étui pour la commande de déplacement de la cupule.
On utilise, de préférence, un second é] ément tubulaire susceptible de venir entourer le premier élément tubulaire, en position assemblée de ces deux éléments. En particulier, on utilise un premier élément tubulaire de la cupule qui comporte un jonc périphérique externe d'encliquetage au voisinage de sa bordure libre interne (opposée à sa bordure libre externe ci-dessus définie) et une butée annulaire externe ; dans sa région médiane, la hauteur dudit second élément tubulaire étant sensiblement égale à la distance entre ladite butée et ledit jonc d'encliquetage.
On utilise alors avantageusement un premier élément tabulaire de cupule comportant au moins une fente axiale qui débouche sur la bordure libre interne dudit
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premier élément tubulaire.
En outre, on préfère utiliser un premier élément tubulaire de cupule qui comporte des moyens de retenue de la base du raisin dans le sens d'une extraction et/ou d'un enfoncement. En particulier, ce premier élément tubu- laire de cupule peut posséder une paroi interne au moins partiellement tronconique s'évasant en direction de la base du raisin, ce qui constitue le moyen empêchant l'extraction du raisin hors du premier élément tubulaire, et peut présen- ter intérieurement un épaulement annulaire constituant le moyen de retenue du raisin dans le sens d'un enfoncement à l'intérieur de la cupule.
Conformément à un mode de réalisation préféré du premier élément tubulaire de cupule, l'cpaulemcnt annu- laire intérieur indiqué ci-dessus constitue extérieurement la butée annulaire, qui coopère avec le second élément tu- bulaire de cupule.
Dans le mode de réalisation le plus habituel, le deuxième élément de la cupule présente deux tétons, qui font saillie radialement vers l'extérieur et qui, d'une part, traversent chacun une lumière dont les deux extrémi- tés présentent chacune une encoche s'étendant dans une di- rection circonférentielle, la direction d'une encoche à une extrémité étant opposée à celle de l'encoche de l'au- tre extrémité, cette lumière étant ménagée dans la paroi latérale d'un fourreau cylindrique dans lequel la cupule se déplace sensiblement en direction axiale, et, d'autre part, s'engagent chacun dans une rainure hélicoïdale ména- gée dans la paroi interne d'une chemise cylindrique exté- rieurement doublée d'une enveloppe, le fourreau étant axialement retenu par rapport à l'enveloppe et étant monté libre en rotation autour de son axe.
Pour mieux faire comprendre l'objet de la présen- te invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exem- ple purement illustratif et non limitatif, un mode de réa- lisation représenté sur le dessin annexé.
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Sur ce dessin : - la figure 1 est une vue en coupe axiale d'un bâton de rouge à lèvres dans la position qu'il occupe relativement au moule utilisé pour le moulage du raisin ; - la figure 2 est une vue éclatée, en partie en coupe et en partie en élévation, des composants du bâton de rouge à lèvres de la figure 1, à l'exception du raisin, non représenté dans un but de clarté ; et - la figure 3 est une vue partielle, en coupe et à échelle agrandie, de la cupule du bâton de rouge à lèvres de la figure 1.
Si l'on se réfère à la figure 2, on voit que le bâton de rouge à lèvres, désigné par 1 dans son ensemble, comprend une enveloppe externe 2, métallique, de forme cylindrique, de section circulaire, dont le bord supérieur est rabattu en collet arrondi 3 vers l'intérieur et délimite un passage circulaire central 4. A l'intérieur de l'enveloppe 2, une chemise 5, de faible épaisseur, en matière plastique, et également de forme cylindrique de section circulaire, mais de plus petite hauteur que l'enveloppe 2, est fixée en position axiale, de manière à délimiter, d'une part, avec le collet arrondi 3 de l'enveloppe 2, une chambre supérieure 6, et, d'autre part, avec l'extrémité inférieure de l'enveloppe 2, un logement annulaire inférieur 7.
Dans la face interne de la chemise 5, deux rainures hélicoïdales 8, identiques mais diamétralement opposées, ont été ménagées de telle sorte qu'elles ne s'ouvrent pas, à leurs extrémités supérieures et inférieures respectivement dans les bords circulaires supérieur et inférieur de la chemise 5.
Dans l'ensemble coaxial constitué par l'enveloppe 2 et la chemise 5, un fourreau 9, en matière plastique, est monté sensiblement coaxial ; il est libre en rotation autour de son axe mais fixe en position axiale. Le fourreau 9 comprend une partie principale cylindrique tubulaire 10,
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de section circulaire, de diamètre externe légèrement inférieur au diamètre interne de la chemise 5, et dont l'extrémité supérieure est conformée en ergot 11 de retenue axiale qui se loge dans la chambre supérieure 6 lorsque la partie tubulaire 10 est disposée dans la chemise 5.
Deux lumières identiques 12 s'étendant axialement sur pra- tiquement toute la hauteur de la partie tubulaire 10 et dont les extrémités supérieure et inférieure sont consti- tuées par des encoches 13 et 14 s'étendant dans des direc- tions circonférentielles opposées, sont ménagées dans des parties diamétralement opposées de la partie tubulaire
10. A son extrémité inférieure, la partie tubulaire 10 se raccorde par l'intermédiaire d'un épaulement radial externe
15 à un embout cylindrique 16, dont le diamètre interne est égal au diamètre externe de la partie tubulaire 10, et dont le diamètre externe est pratiquement égal au dia- mètre externe de l'enveloppe 2.
A son extrémité inférieure, l'embout 16 présente un collet radial interne 17, muni d'un bourrelet périphérique 18 dirigé vers la partie tubulaire
10 et délimitant un passage central circulaire 19 (figure 1).
Lorsque le fourreau 9 est en place dans la chemi- se 5 de l'enveloppe 2, l'épaulement radial externe 15 est reçu dans le logement annulaire inférieur 7, de sorte que le fourreau 9 est axialement retenu dans la chemise 5, contre les extrémités de laquelle il est en butée par son ergot 11 et par son épaulement 15. En revanche, le fourreau
9 peut être entraîné en rotation, autour de son axe, dans la chemise 5 par la manoeuvre de l'embout 16 qui, en sail- lie sous la chemise 5 et l'enveloppe 2, est librement accessible.
On pourrait toutefois adapter sur l'embout 16 une embase d'habillage 20, représentée partiellement en traits mixtes sur la figure 1. L'embase d'habillage 20 comporte une jupe périphérique 21 qui peut être de section droite carrée, raccordée à un fond, non représenté, qui
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porte une jupe centrale 22 cylindrique destinée a venir s'engager à force dans le passage 19 de l'embout 16, lorsque l'embase 20 est déplacée axialement en direction dudit embout 16, la paroi annulaire d'extrémité d'un bour- relet cylindrique 23 entourant ladite jupe 22 venant, en fin de course, en butée sur la paroi annulaire externe du collet 17.
Une cupule 24, de forme générale cylindrique, est montée dans le fourreau 9. Cette cupule, qui est des- tinée à recevoir un raisin 24a de rouge à lèvres (figure 1) est réalisée en deux parties 25 et 26.
La partie 25 est constituée par une bague cylin- drique 27 qui, à l'une de ses extrémités, est repliée d'équerre vers l'intérieur pour former un épaulement annu- laire 28, à la bordure libre duquel est rattachée, tournée du côté opposé à la bague 27, une jupe 29. La jupe 29 a une hauteur légèrement supérieure à celle de la bague 27 et comporte successivement, en premier lieu, une portion inter- médiaire tronconique 29a ayant un demi-angle au sommet A d'environ 50 et s'évasant à l'opposé de l'épaulement 28, et, en second lieu, une partie terminale cylindrique 29b.
Par ailleurs, comme on peut mieux le voir sur la figure 3, la partie 29. b comporte, au voisinage de sa bordu- re libre interne 29c, un jonc périphérique externe 30 dé- limité par une paroi annulaire 30a sensiblement perpendi- culaire à la partie 29b et une paroi latérale tronconique
30b se rétrécissant en direction de la bordure 29.
Des fentes axiales 31 sont ménagées dans la partie cylindrique 29. b, s'étendant à partir de sa bordure
29c, dans laquelle chacune d'elles débouche par un col élargi, jusqu'à une position axiale située sensiblement à la jonction de ladite partie cylindrique 29b avec la partie tronconique 29a.
Les fentes 31 sont régulièrement réparties à la périphérie de la partie cylindrique 29b et font appa- raitre des pattes 32 régulièrement disposées, plus courtes que le reste de ladite partie cylindrique zu
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La partie 26 consiste en une bague cylindrique, dont le diamètre n'esl que très légèrement supérieur au diamètre extérieur de la partie 29. b- La hauteur de cette bague 26 correspond à la distance séparant la paroi externe de l'épaulement 28, et la paroi supérieure 30a du jonc périphérique 30.
Par ailleurs, la bague 26 présente deux tétons 33 radiaux cylindriques, en saillie vers l'extérieur, dont la taille est telle que chacun d'eux traverse une lumière 12 du fourreau 9 et est engagé dans une rainure 8 de la chemise 5, lorsque la cupule 24, reconstituée par l'assemblage des parties 25 et 26, est en position convenable dans le fourreau 9. La cupule 24 est représentée, à l'état assemblé, sur les figures 1 et 3, où la bague 26 entourant la jupe 29 de la partie 25 se trouve en appui, à l'une de ses extrémités, contre l'épaulement 28 et, à son autre extrémité, contre la paroi 30a du jonc d'encliquetage 30, les tétons radiaux 33 étant situés du côté de l'épaulement 28.
On comprend que, lorsque le fourreau 9 est entraîné en rotation autour de son axe longitudinal par rapport à la chemise 5 et à l'enveloppe 2, et grâce au guidage des tétons 33 assuré par la lumière 12 et les rainures 8, la cupule 24 se déplace axialement dans la partie tubulaire 10 du fourreau 9 en étant entraînée en rotation avec ce fourreau, entre deux positions extrêmes : l'une est la position inférieure, dans laquelle les tétons 33 se trouvent dans les extrémités inférieures des rainures 8 et des lumières 12, les encoches 14 permettant d'assurer un blocage dans cette position, en fin de course de rotation dans un sens ;
l'autre position extrême est la position supérieure dans laquelle les tétons 33 se trouvent dans les extrémités supérieures des rainures 8 et des lumières 12, les encoches 13 permettant d'assurer également dans cette position un blocage à la fin de la course de rotation dans l'autre sens.
La mise en place du raisin zut dans le mécanisme qui vient d'être décrit s'effectue de la façon suivante :
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on utilise un moule 34 (figure 1) constitué de deux demi- coquille. s formées chacune par une plaque verticale dans l'aquelle sont formées des demi-empreintes, deux demiempreintes associées constituant, lorsque les deux demicoquilles sont rapprochées et serrées l'une contre l'autre, une cavité 35 dont la forme correspond à celle du raisin qui doit être moulé et qui comporte un corps cylindrique et, de façon classique, une extrémité ovaliséc et dissymétrique, pour permettre une application plus aisée sur les lèvres.
La paroi latérale cylindrique 35a bordant chaque cavité 35, dans laquelle un raisin 24a est destiné à être coulé, présente, au voisinage de la face supérieure 36 dudit moule 34, un chamurage annulaire dont la base forme un redent annulaire 37 ayant une largeur égale ou légèrement supérieure à l'épaisseur'de la bague 27 de la partie 25 de la cupule 24.
On vient ensuite disposer axialement, sur la face supérieure 36 du moule, les parties 25 des cupules 24, chaque partie 25 venant en appui par la bordure libre externe de sa bague 27, sur un redent 37 bordant un chambrage dudit moule 34. Cette mise en place peut s'effectuer de façon manuelle ou encore, de façon automatique, par bol vibrant.
On coule alors la formulation du raisin 24a, à travers les parties 25 ainsi mises en place des cupules 24. Ce remplissage peut s'effectuer à l'aide d'une remplisseuse volumétrique et le niveau de remplissage s'arrête en-dessous du fond des fentes 31. On laisse refroidir.
On a au préalable formé le sous-ensemble constitué par l'assemblage de l'enveloppe 2, du fourreau 9, avec lequel on a, le cas échéant, solidarisé l'embase d'habillage 20, la bague 26 de la cupule 24 étant introduite dans ce sous-ensemble et placée en partie haute, c'est-à-dire dans la position opposée à l'embout 16.
On présente chaque sous-ensemble ainsi formé, de façon axiale, au-dessus de chaque raisin 24a et de la partie de
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cupule 25 associée, et on puusse le sous-ensemble vers l'élément de cupule pour-obtenir l'encliquetage 25/26, tel que représenté sur la figure 3. Il suffit alors de desserrer légèrement les deux demi-coquilles du moule pour li'béret les raisins moulés 24a, et de retirer l'ensemble selon un mouvement de translation axiale, ce qui permet d'obtenir l'ensemble 1, le raisin 24a se trouvant dans sa position extrême sortie.
Il suffit alors en manoeuvrant l'embout 16 ou, le cas échéant, l'embase d'habillage 20, de venir placer le raisin 24a dans son autre position extrême, et d'assurer la fermeture de l'ensemble par un capuchon classique de protection, lequel, pour des raisons d'esthétique, peut, si on a utilisé une embase 20, venir
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se situer dans le prolongement de celle-ci.
L'existence de la partie tronconique 29a d'angle 0 (telle que décrite ci-dessus, assure la retenue du raisin 24a sur la cupule 2k au moment de l'extraction hors du moule. Par ailleurs, le décrochement 28 assure, lors de l'utilisation, une retenue correcte du raisin 24, en empêchant son enfoncement à l'intérieur de la cupule.
Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention.