WO 2022/269363 13 Septembre 20IPCT/IB2022/000462
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GENERATEUR DE VIDE MULTI-ETAGES
1/ invention concerne un générateur de vide mettant en œuvre des cellules venturis multi-étages, notamment pour la manutention par le vide.
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION
Les générateurs de vide multi-étages comprennent généralement jusqu'à quatre cellules venturis montées en parallèle. Chaque cellule venturi comporte, comme illustré schématiquement à la figure 1, une buse B qui est destinée à être raccordée à un circuit d'alimentation en air comprimé et qui débouche dans une première chambre Cl d'aspiration et en face d'un premier mélangeur Ml. Le premier mélangeur Ml recueille l'air issu de la buse B qui, en traversant la première chambre Cl, aspire l'air présent dans ladite première chambre Cl. De la même manière, l'air issu du premier mélangeur Ml traverse une deuxième chambre C2 d'aspiration et est accueilli par un deuxième mélangeur M2. L'air issu du deuxième mélangeur traverse une troisième chambre C3 d'aspiration et est recueilli par un troisième mélangeur M3, l'air issu du troisième mélangeur M3 débouchant dans l'atmosphère. Les deuxième et troisième chambres C2, C3 sont reliées à la première chambre Cl au travers de clapets K2, K3 unidirectionnels permettant d'obtenir un niveau de vide maximum. Le débit aspiré de la cellule venturi est égal à la somme des débits aspirés de chaque étage formé par les chambres Cl, C2, C3 d'aspiration .
Un tel agencement permet ainsi d'améliorer le débit en aspiration des cellules venturis tout en réduisant leur consommation en air comprimé.
On connaît du document EP 2 827 004 une cellule venturi à trois étages de type cartouche. Celle-ci comporte une douille pourvue radialement d'orifices d'aspiration et dans laquelle sont insérés, d'un côté, une buse et du côté opposé, un ensemble de trois mélangeurs réalisés d'un seul
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2 tenant. Des clapets anti-retours sont disposés entre la buse et les mélangeurs, en regard des orifices d'aspiration .
Si le nombre de composant d'une telle cellule venturi est limité, les entrées des mélangeurs ne peuvent bénéficier de congés, ce qui a pour effet de brider les performances d'aspiration de la cellule venturi. Par ailleurs, un tel agencement des mélangeurs impose un nombre important de joints pour assurer l'étanchéité de chaque étage d'une part, et l'étanchéité entre la douille et les mélangeurs d'autre part, ce qui favorise les risques de fuites.
Les clapets sont en outre nécessairement de petites tailles, et s'avèrent donc particulièrement fragiles et sensibles à l'encrassement qui a tendance à diminuer le débit en aspiration des cellules venturis. Leur montage ou leur remplacement peuvent également s'avérer contraignant.
On connaît également du document EP 1064 464 une cellule venturi à trois étages dans lesquelles des mélangeurs sont assujettis de manière étanche les uns dans les autres et comportent des fentes radiales formant des orifices d'aspirations. Les fentes sont équipées de clapets anti-retours agencés entre les mélangeurs.
Si une telle cellule venturi a un corps globalement cylindrique permettant une insertion facile dans un corps de pompe à vide, elle nécessite, comme celle décrite précédemment, un nombre important de joints pour assurer l'étanchéité entre chaque étage et chaque mélangeur.
De même, les clapets sont nécessairement de petites tailles et s'avèrent donc particulièrement fragiles et sensibles à l'encrassement qui a tendance à diminuer le débit en aspiration des cellules venturis. De plus, leur remplacement peut s'avérer contraignant.
De telles cellules sont en outre démontables, ce qui peut être une source de dysfonctionnement, notamment
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3 lorsque que l'un des joints ou l'un des clapets est oublié lors d'un remontage.
Qui plus est, l'utilisation de cellules venturis individuelles telles que décrites dans les documents EP 2 827 004 et EP 1064 464, nécessite le montage et le démontage de chacune des cellules insérées dans le corps de pompe, ce qui augmente d'autant le temps de fabrication de la pompe, comme celui de son entretien. OBJET DE L'INVENTION
L'invention a donc pour objet de proposer un générateur de vide multi-étages obviant au moins en partie aux problèmes précités. RESUME DE L’INVENTION
A cet effet, on propose un générateur de vide comprenant une grappe de cellules venturis multi-étages comportant chacune une buse assujettie de manière étanche dans un orifice d'entrée d'un premier mélangeur pourvu d'un premier orifice d'aspiration, et un deuxième mélangeur fixé au premier mélangeur de manière à ce que le deuxième mélangeur s'étende coaxialement au premier mélangeur et soit espacé d'un orifice de sortie dudit premier mélangeur pour former avec celui-ci un deuxième orifice d'aspiration. Selon l'invention, les premiers mélangeurs sont reliés solidairement entre eux par une première membrure s'étendant entre les premiers orifices d'aspiration et les orifices de sortie des premiers mélangeurs de manière à former une première portée d'étanchéité entourant lesdits premiers mélangeurs, et les deuxièmes mélangeurs sont reliés solidairement entre eux par une deuxième membrure s'étendant entre des orifices d'entrée et des orifices de sortie des deuxièmes mélangeurs de manière à former une deuxième portée d'étanchéité entourant lesdits deuxièmes mélangeurs.
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Une telle grappe permet de limiter le nombre de joints pour assurer l'étanchéité entre chaque étage, ce qui permet de limiter les risques de fuite et de dysfonctionnement du générateur de vide 1. Qui plus est, le montage et le démontage des cellules venturis sont facilités, l'ensemble des cellules venturis étant inséré d'un seul tenant dans le générateur de vide.
De manière particulière, les cellules venturis s'étendent parallèlement entre elles. De manière particulière, les cellules venturis s'étendent dans un même plan.
De manière particulière, le générateur de vide comprend un premier joint d'étanchéité et un deuxième joint d'étanchéité portés respectivement par la première membrure et la deuxième membrure.
De préférence alors, le premier joint d'étanchéité et le deuxième joint d'étanchéité sont des joints à lèvre.
De manière particulière, chaque cellule venturi comprend en outre un troisième mélangeur fixé au deuxième mélangeur de manière à ce que le troisième mélangeur s'étende coaxialement au deuxième mélangeur et soit espacé d'un orifice de sortie dudit deuxième mélangeur pour former avec celui-ci un troisième orifice d'aspiration, les troisièmes mélangeurs étant reliés solidairement entre eux par une troisième membrure s'étendant entre des orifices d'entrée et des orifices de sortie des troisièmes mélangeurs de manière à former une troisième portée d'étanchéité entourant lesdits troisièmes mélangeurs. BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit, laquelle est purement illustrative et non limitative, et doit être lue en regard des figures annexées parmi lesquelles :
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La figure 1 est une vue schématique d'une cellule venturi multi-étages selon l'art antérieur ;
La figure 2 est une vue éclatée partielle d'un générateur de vide multi-étages selon un mode de réalisation particulier de l'invention ;
La figure 3 est une vue en coupe partielle du générateur de vide illustré à la figure 2 ;
La figure 4 est une vue éclatée d'une grappe de cellules venturis multi-étages faisant partie du générateur de vide illustré à la figure 2 ;
La figure 5 est une vue en coupe de la grappe de cellules venturis multi-étages illustrée à la figure 4 ;
La figure 6 est une vue éclatée d'une variante de la grappe de cellules venturis multi-étages illustrée à la figure 4 ; et
La figure 7 est une vue éclatée d'une variante du générateur de vide multi-étages illustré à la figure 2.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION En référence à la figure 2, un générateur de vide 1 selon l'invention comprend un boîtier 10 en forme de parallélépipède rectangle et une grappe 40 de cellules venturis logée à l'intérieur du boîtier 10.
Le boîtier 10 comporte un corps 11 principal comprenant un fond 11.1, deux parois latérales 11.2 ayant un bord inférieur relié à un bord latéral du fond 11.1, et une paroi avant 11.3 ayant un bord inférieur relié à un bord avant du fond 11.1 et des bords latéraux reliés à des bords avant des parois latérales 11.2. Le fond 11.1 et les parois latérales 11.2 s'étendent selon un axe X longitudinal du boîtier 10 et définissent respectivement une face inférieure 10a et des faces latérales 10b du boîtier 10.
Une bride d'alimentation en air comprimé (schématisée en pointillés) est fixée sur la paroi avant 11.3 du corps
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6 et définit une face avant 10c du boîtier 10 destinée à être raccordée à une source d'air sous pression. Une face arrière lOd du boîtier 10 est définie par une bride d'immobilisation de la grappe 40 de cellules venturis (schématisée en pointillés) fixée à l'arrière du corps 11. Une bride d'aspiration 20 et une bride d'échappement (schématisée en pointillés) sont fixées sur le dessus du corps 11 et définissent respectivement une première face supérieure 10e et une deuxième face supérieure lOf du boîtier 10. La bride d'aspiration 20 est destinée à être raccordée à une enceinte devant être vidée, et la bride d'échappement est destinée à être raccordée à l'atmosphère. Une membrane 30 en élastomère est comprimée entre le corps 11 la bride d'aspiration 20 et définit avec celle-ci une chambre V de collecte de vide.
Le corps 11 comprend en outre quatre cloisons 12, 13, 14, 15 sensiblement parallèles et reliant les parois latérales 11.2 entre elles. Les cloisons 12, 13, 14, 15 s'étendent chacune dans un plan sensiblement perpendiculaire à l'axe X longitudinal du boîtier 10.
Comme illustré à la figure 3, la première cloison 12 définit, avec le fond 11.1, les parois latérales 11.2 et la paroi avant 11.3 du corps 11, une chambre D de distribution en air comprimé. La première cloison 12 et la deuxième cloison 13 définissent, avec le fond 11.1, les parois latérales 11.2, la paroi avant 11.3 et la membrane 30, une première chambre Al d'aspiration. La deuxième cloison 13 et la troisième cloison 14 définissent, avec le fond 11.1, les parois latérales 11.2, la paroi avant 11.3 et la membrane 30, une deuxième chambre A2 d'aspiration. La troisième cloison 14 et la quatrième cloison 15 définissent, avec le fond 11.1, les parois latérales 11.2, la paroi avant 11.3 et la membrane 30, une troisième chambre A3 d'aspiration. La quatrième cloison 15 définit, avec le fond 11.1, les parois latérales 11.2, la bride
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7 d'immobilisation et la bride d'échappement, une chambre E de collecte d'échappement.
La première chambre Al d'aspiration est en communication fluidique avec la chambre V de collecte de vide par une ouverture 21 ménagée dans la membrane 30.
La deuxième chambre A2 d'aspiration et la troisième chambre A3 d'aspiration sont en communication fluidique avec la chambre V de collecte de vide par deux ouvertures munies de clapets anti-retour 22 orientés de manière à permettre un écoulement de fluide de la chambre V de collecte de vide vers la deuxième chambre A2 d'aspiration ou la troisième chambre A3 d'aspiration, et de le bloquer si le sens d'écoulement s'inverse.
La cloison 12 est pourvue de quatre orifices agencés pour diviser en quatre courants l'air comprimé entrant dans la chambre D de distribution par la bride d'alimentation, et pour assujettir de manière étanche des portions d'extrémité de la grappe 40 de cellules venturis à l'intérieur du boîtier 10. Les orifices sont de forme cylindrique et s'étendent selon l'axe X longitudinal du boîtier, le centre des orifices s'étendant selon un axe Y transversal perpendiculaire à l'axe X.
Les cloisons 13, 14, 15 délimitant les deuxième et troisième chambres A2, A3 d'aspiration sont pourvues d'un orifice 13.1, 14.1, 15.1 agencé pour assujettir de manière étanche des portions intermédiaires de la grappe 40 de cellules venturis à l'intérieur du boîtier 10. Les orifices 13.1, 14.1, 15.1 sont coaxiaux et ont une section de forme oblongue suivant un plan perpendiculaire à l'axe X, l'orifice 13.1 de la deuxième cloison 13 ayant des dimensions légèrement inférieures à celles de l'orifice 14.1 de la troisième cloison 14, qui sont elles-mêmes légèrement inférieures à celles de l'orifice 15.1 de la quatrième cloison 15.
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En référence aux figures 4 et 5, la grappe 40 de cellules venturis comprend un jeu de quatre buses 41, un jeu de quatre premiers mélangeurs 42, un jeu de quatre deuxièmes mélangeurs 43 et un jeu de quatre troisièmes 44 mélangeurs.
Les premiers mélangeurs 42 comprennent un corps 42.1 tubulaire délimitant un canal 42.2 débouchant sur un orifice d'entrée 42.3 et un orifice de sortie 42.4 du premier mélangeur 42. L'orifice de sortie 42.4 a un diamètre légèrement supérieur à celui de l'orifice d'entrée
42.3. Les corps 42.1 sont pourvus de deux fentes radiales diamétralement opposées formant des premiers orifices d'aspiration 42.5.
Les premiers mélangeurs 42 s'étendent parallèlement à l'axe X dans le plan XY de manière à former une première rangée de mélangeurs. Les premiers mélangeurs 42 sont reliés solidairement les uns aux autres par une membrure 42.6 s'étendant à proximité des orifices de sortie 42.4 et agencée pour former une première portée d'étanchéité 42.7 de forme oblongue entourant l'ensemble des premiers mélangeurs 42. La première portée d'étanchéité 42.7 reçoit un premier joint d'étanchéité 42.8 à lèvre, ici en matériau élastomère, qui est destiné à coopérer avec l'orifice 13.1 de la deuxième cloison 13 s'étendant à l'intérieur du boîtier 10 pour assurer une étanchéité entre les première et deuxième chambres Al, A2 d'aspiration (figure 3). Des raidisseurs 42.9 s'étendant au niveau des premiers orifices d'aspiration 42.5 des premiers mélangeurs 42 relient deux à deux lesdits premiers mélangeurs 42 dans le plan XY. Les buses 41 sont identiques et sont assujetties de manière étanche dans les orifices d'entrée 42.3 des premiers mélangeurs 42. A cet effet, les buses 41 comprennent un corps 41.1 tubulaire comportant un épaulement 41.5 externe annulaire formant une butée à une insertion de la buse 41 dans l'orifice d'entrée 42.3 du
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9 premier mélangeur 42. Le corps 41.1 délimite un canal 41.2 de pulvérisation pour la circulation d'air comprimé à travers la buse 41. Le canal 41.2 débouche sur un orifice d'entrée 41.3 et un orifice de sortie 41.4 de la buse 41. L'orifice de sortie 41.4 a un diamètre légèrement supérieur à celui de l'orifice d'entrée 41.3. Les canaux 41.2 des buses 41 s'étendent coaxialement aux canaux 42.2 des premiers mélangeurs 42 et débouchent au niveau des premiers orifices d'aspiration 42.5 desdits premiers mélangeurs 42. Les buses 41 ont une extrémité libre pourvue d'un joint torique 41.6 destiné à coopérer avec les orifices cylindriques de la première cloison 12 pour assurer une étanchéité entre la chambre D de distribution et la première chambre Al d'aspiration. Les deuxièmes mélangeurs 43 comprennent un corps 43.1 tubulaire délimitant un canal 43.2 débouchant sur un orifice d'entrée 43.3 et un orifice de sortie 43.4 du deuxième mélangeur 43. L'orifice de sortie 43.4 a un diamètre légèrement supérieur à celui de l'orifice d'entrée 43.3, qui est lui-même légèrement supérieur à celui de l'orifice de sortie 42.4 des premiers mélangeurs 42.
Les deuxièmes mélangeurs 43 s'étendent parallèlement à l'axe X dans le plan XY de manière à former une deuxième rangée de mélangeurs. Les deuxièmes mélangeurs 43 sont reliés solidairement les uns aux autres par une membrure 43.6 s'étendant à proximité des orifices de sortie 43.4 et agencée pour former une deuxième portée d'étanchéité 43.7 de forme oblongue entourant l'ensemble des deuxièmes mélangeurs 43. La deuxième portée d'étanchéité 43.7 reçoit un deuxième joint d'étanchéité 43.8 à lèvre, ici en matériau élastomère, qui est destiné à coopérer avec l'orifice 14.1 de la troisième cloison 14 s'étendant à l'intérieur du boîtier 10 pour assurer une étanchéité entre les deuxième et troisième chambres A2, A3 d'aspiration (figure 3). Des raidisseurs 43.9 s'étendant à proximité
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10 des orifices d'entrée 43.3 des deuxièmes mélangeurs 43 relient deux à deux lesdits deuxièmes mélangeurs 43 dans le plan XY. Les raidisseurs 43.9 comportent des plots 43.5 agencés pour former des moyens d'indexation et de fixation des deuxièmes mélangeurs 43 sur les premiers mélangeurs 42 de manière à ce que les canaux 43.2 des deuxièmes mélangeurs 43 s'étendent coaxialement aux canaux 42.2 des premier mélangeurs 42 et à ce que les orifices d'entrée 43.3 des deuxièmes mélangeurs 43 soit espacés des canaux 42.2 de sortie des premier mélangeurs 42 pour former des deuxièmes orifices d'aspiration 46.
Les troisièmes mélangeurs 44 comprennent un corps 44.1 tubulaire délimitant un canal 44.2 débouchant sur un orifice d'entrée 44.3 et un orifice de sortie 44.4 du deuxième mélangeur 43. L'orifice de sortie 44.4 a un diamètre légèrement supérieur à celui de l'orifice d'entrée 44.3, qui est lui-même légèrement supérieur à celui de l'orifice de sortie 43.4 des deuxièmes mélangeurs 43.
Les troisièmes mélangeurs 44 s'étendent parallèlement à l'axe X dans le plan XY de manière à former une troisième rangée de mélangeurs. Les troisièmes mélangeurs 44 sont reliés solidairement les uns aux autres par une membrure 44.6 s'étendant à proximité des orifices de sortie 44.4 et agencée pour former une troisième portée d'étanchéité 44.7 de forme oblongue entourant l'ensemble des troisièmes mélangeurs 44. La troisième portée d'étanchéité 44.7 reçoit un troisième joint d'étanchéité 44.8 à lèvre, ici en matériau élastomère, qui est destiné à coopérer avec l'orifice 15.1 de la quatrième cloison 15 s'étendant à l'intérieur du boîtier 10 pour assurer une étanchéité entre la troisième chambres A3 et la chambre E d'échappement (figure 3). Des raidisseurs 44.9 s'étendant à proximité des orifices d'entrée 44.3 des troisièmes mélangeurs 44 relient deux à deux lesdits troisièmes mélangeurs 44 dans le plan XY. Les raidisseurs 44.9 comportent des plots 44.5
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11 agencés pour former des moyens d'indexation et de fixation des troisièmes mélangeurs 44 sur les deuxièmes mélangeurs 43 de manière à ce que les canaux 44.2 des troisièmes mélangeurs 44 s'étendent coaxialement aux canaux 43.2 des deuxièmes mélangeurs 43 et à ce que les orifices d'entrée 44.3 des troisièmes mélangeurs 44 soit espacés des orifices de sortie 43.4 des deuxièmes mélangeurs 43 pour former des troisièmes orifices d'aspiration 47.
Un bras 45 d'immobilisation est relié solidairement à la membrure 44.6 supportant les troisièmes mélangeurs 44 et s'étend suivant l'axe X en saillie des orifices de sortie 44.4 desdits troisièmes mélangeurs 44. Le bras 45 comprend à une extrémité libre une surface d'appui 45.1 destiné à être en contact avec une surface interne de la bride d'immobilisation formant la face arrière lOd du boîtier 10.
Le jeu de premiers mélangeurs 42, le jeu de deuxièmes mélangeurs 43 et le jeu de troisièmes 44 mélangeurs sont assemblés en série par l'intermédiaire des plots 43.5, 44.5 et forment avec les buses 41 la grappe 40 composée de quatre cellules venturis à trois étages.
La grappe 40 de cellules venturis est insérée selon l'axe X à l'intérieur du boîtier 10 jusqu'en butée. Les joints toriques 41.6 des buses coopèrent alors avec les orifices cylindriques de la première cloison 12 et assurent l'étanchéité entre la chambre D de distribution et la première chambre Al d'aspiration. Dans le même temps, les joints d'étanchéité 42.8, 43.8, 44.8 à lèvre coopèrent avec les orifices 13.1, 14.1, 15.1 de forme oblongue des cloisons 13, 14, 15 et assurent l'étanchéité entre les chambres Al, A2, A3 d'aspiration et la chambre E d'échappement. La fixation de la bride d'immobilisation à l'arrière du corps 11 engendre un contact entre ladite bride d'immobilisation et la surface 45.1 du bras 45 de la grappe, et donc une immobilisation en translation suivant
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12 l'axe X de la grappe 40 de cellules venturis à l'intérieur du boîtier 10.
Un tel agencement de la grappe 40 permet un montage et un démontage sans outil de celle-ci à l'intérieur du boîtier. Il facilite également le nettoyage ou le remplacement de la grappe 40 rendant rapidement opérationnelle le générateur de vide 1.
La figure 6 illustre une grappe 40' de cellules de venturis qui est une variante de la grappe 40. La grappe 40' diffère de la grappe 40 en ce qu'elle comprend :
- un jeu de deux premiers bouchons 50 insérés de manière étanche dans les orifices d'entrée 42.3 de deux des premiers mélangeurs 42 à la place des buses 41 correspondantes ;
- un jeu de deux deuxièmes bouchons 51 insérés de manière étanche dans les orifices de sorties desdits deux premiers mélangeurs 42 ;
- un jeu de deux troisièmes bouchons 52 insérés de manière étanche dans les orifices de sorties des deux deuxièmes mélangeurs 43 s'étendant en regard desdits deux premiers mélangeurs 42 ; et
- un jeu de deux quatrièmes bouchons 53 insérés de manière étanche dans les orifices de sorties des deux troisièmes mélangeurs 44 s'étendant en regard desdits deux deuxièmes mélangeurs 43.
Les bouchons 50, 51, 52, 53 empêchent tout fluide de traverser les canaux 42.2, 43.2, 44.2 des mélangeurs 42,
43, 44 dans lesquels sont insérés lesdits bouchons 50, 51, 52, 53, de sorte que la grappe 40' est composé uniquement de deux cellules venturis multi-étages, et non quatre comme c'est le cas pour la grappe 40. Les bouchons 50, 51, 52,
53 permettent ainsi de réduire les débits aspirés et consommés par le générateur de vide 1 en modulant le nombre de cellules venturis.
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La figure 7 illustre un générateur de vide l'' qui est une variante du générateur de vide 1. Le générateur de vide l'' comprend une grappe 40'' qui diffère de la grappe 40 du générateur de vide 1 en ce qu'elle ne comprend pas de troisièmes mélangeurs 44. La grappe 40'' est constituée des buses 41, du jeu de premiers mélangeurs 42 et du jeu de deuxièmes mélangeurs 43 formant quatre cellules venturis à deux étages et non à trois étages comme c'est le cas pour la grappe 40. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit mais englobe toute variante entrant dans le champ de l'invention telle que définie par les revendications .
Le nombre de cellules venturis constituant la grappe 40, 40'' peut être inférieur ou supérieur à quatre.
Le nombre de mélangeurs constituant les cellules venturis peut être égal à un ou être supérieur à trois.
Le nombre de mélangeurs obstrués par des bouchons peut être inférieur ou supérieur à deux. Bien que les mélangeurs de chaque jeu s'étendent ici dans un même plan en formant une rangée, ils peuvent aussi s'étendre dans des plans différents pour par exemple former une double rangée de mélangeurs superposés ou être disposés de manière à former un cylindre. Avantageusement, les orifices d'entrées des mélangeurs peuvent être pourvus, comme illustré aux figures 3 à 5, d'un congé permettant d'améliorer les performances d'aspirations des cellules venturis.
Avantageusement encore, les plots 43.5, 44.5 d'indexations des jeux de mélangeurs peuvent être agencés, comme illustré aux figures 3 à 5, pour former des détrompeurs de type poka-yoké permettant d'éviter notamment l'assemblage des troisièmes mélangeurs avec les premiers mélangeurs.
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Les membrures des jeux de mélangeurs 42, 43, 44, et plus particulièrement les portées d'étanchéités 42.7, 43.7, 43.7 associées, peuvent avoir une forme différente de celle illustrée sur les différentes figures : circulaire, rectangulaire, ovoïde...
Bien que les joints d'étanchéité 42.8, 43.8, 44.8 à lèvre soient ici portés par les membrures des jeux de mélangeurs 42, 43, 44, ils peuvent aussi être portés par les orifices cylindrique des cloisons 13, 14, 15. Bien que les joints d'étanchéité 42.8, 43.8, 44.8 soient ici des joints à lèvre, ils peuvent être de nature différente : torique...
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DISPOSITIF D' OBSERVATION A VOIES OPTRONIQUE ET OPTIQUE INDEPENDANTES ET VEHICULE EQUIPE D' UN TEL DISPOSITIF
La présente invention concerne le domaine de l'observation et de la surveillance de l'environnement d'un véhicule tel qu'un véhicule militaire, et par exemple un véhicule militaire terrestre.
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION II est connu des véhicules équipés d'un viseur optique (voie optique directe), comme un périscope, un épiscope ou une lunette optique permettant à un opérateur (chef du véhicule par exemple) d'observer l'environnement du véhicule, à courte, moyenne ou longue distance. Certains véhicules, en particulier ceux équipés d'un canon, sont également équipés d'un équipement optronique d'observation et de surveillance, par exemple un viseur optronique comprenant un support rotatif sur lequel sont montés des capteurs optroniques et un télémètre reliés à une unité électronique de commande également reliée à une motorisation du support. L'unité électronique de commande est programmée pour acquérir des images via les capteurs optroniques, y détecter des menaces et/ou des cibles et acquérir des informations relatives auxdites menaces et/ou cibles, telles que la distance, la position angulaire, la vitesse relative (on parle aussi d'acquisition d'objectifs)... L'unité électronique de commande est également programmée pour orienter automatiquement le support de manière à poursuivre les menaces et/ou cibles (c'est-à-dire à pointer le support, et donc l'arme dont les déplacements sont asservis à ceux du support, vers les menaces et/ou cibles) ou pour assurer une surveillance de l'environnement du véhicule sur un débattement angulaire donné. Une interface homme-machine est reliée à l'unité électronique de commande pour permettre à l'opérateur de sélectionner la ligne de visée, la voie spectrale
INDÛMENT DÉPOSÉ (RÈGLE 20.5bis)
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(jour/nuit) et le champ couvert par les capteurs optroniques (niveau de zoom) . Le viseur optronique d'observation permet ainsi d'enrichir la connaissance qu'a l'opérateur de l'environnement de son véhicule et d'assurer une visée et donc des tirs plus précis que ne le permet le viseur optique.
Comme l'opérateur ne peut pas à la fois utiliser le viseur optique et le viseur optronique, il est prévu deux modes de fonctionnement : l'un dans lequel le viseur optique est utilisé par l'opérateur et le viseur optronique a ses paramètres de prise de vue (orientation et niveau de zoom notamment) calqués sur ceux du viseur optique (le viseur optronique est l'esclave de la lunette) ; l'autre dans lequel, à l'inverse, l'opérateur utilise le viseur optronique et le viseur optique est l'esclave du viseur optronique .
OBJET DE L'INVENTION
L'invention a notamment pour but d'améliorer les capacités d'observation et surveillance des opérateurs de tels véhicules.
RESUME DE L’INVENTION
A cet effet, on prévoit, selon l'invention un dispositif selon la revendication 1.
Ainsi, en mode de fonctionnement autonome, le viseur optronique continue ses acquisitions pendant que l'opérateur utilise le viseur optique, par exemple pour compléter les observations faites par l'opérateur via le viseur optique ou réaliser des observations automatiques pour soulager l'opérateur. Il est donc possible de fournir des informations supplémentaires à l'opérateur en limitant l'augmentation de la charge cognitive de l'opérateur.
L'invention concerne également un véhicule comportant une caisse surmontée d'un tel dispositif.
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D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation particulier et non limitatif de 1'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS Il sera fait référence aux dessins annexés, parmi lesquels :
La figure 1 est une vue schématique de face d'un véhicule selon l'invention ;
La figure 2 est une vue schématique de face d'un dispositif d'observation selon l'invention ;
La figure 3 est une vue schématique de dessus montrant les étendues couvertes respectivement par le viseur optique et le viseur optronique en mode de fonctionnement autonome ;
La figure 4 est une vue schématique illustrant le découpage de l'étendue couverte par le viseur optronique en secteurs d'observation à partir d'une image panoramique fournie par le viseur optronique ; La figure 5 est un logigramme montrant le processus de commande du viseur optronique en mode de fonctionnement autonome.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION En référence aux figures 1 et 2, l'invention est ici décrite en application à un véhicule, généralement désigné en 1, comprenant une caisse 2 ici portée par des roues 3 et surmontée par une tourelle 4 armée d'un canon et montée sur la caisse 2 pour pivoter autour d'un axe AO sensiblement vertical lorsque le véhicule repose sur un plan horizontal. Le véhicule 1 est ici prévu pour un équipage d'au moins trois personnes, à savoir un conducteur, un tireur et un chef de véhicule.
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La tourelle 4 du véhicule 1 est équipée d'un dispositif d'observation d'un environnement du véhicule 1 par le chef de véhicule H. Nous nous intéressons ici au poste de commande du chef de véhicule mais il va sans dire que le poste du conducteur, et/ou le poste du tireur, peuvent être équipés d'un dispositif d'observation identique ou similaire, ou bénéficier des images procurées par celui du chef du véhicule.
Le dispositif d'observation comprend un équipement optronique, par exemple un viseur optronique 10 et un viseur optique 20.
Le viseur optronique 10 comprend un support 11qui est monté pour pivoter sur la surface supérieure de la tourelle 4 autour d'un axe Al parallèle à l'axe A0 et qui porte un bloc capteurs 12 monté sur le support 11 pour pivoter autour d'un axe A2 perpendiculaire à l'axe Al. Ainsi, le bloc capteurs 12, et donc la ligne de visée LV10 du viseur optronique 10, est orientable en gisement autour de l'axe Al et en site (ou élévation) autour de l'axe A2. Le viseur optronique 10 comprend une motorisation, symbolisée en 13 et connue en elle-même, permettant d'orienter le bloc capteurs 12 en gisement autour de l'axe Al et une motorisation embarquée sur le support 11, et connue en elle-même, permettant d'orienter le bloc capteurs 12 en site autour de l'axe A2. Le viseur optronique 10 comprend également, de façon connue en elle-même, des premiers capteurs de positions, comme des codeurs angulaires, permettant de connaître l'orientation du bloc capteurs 12 en gisement autour de l'axe Al et en site autour de l'axe A2. De préférence, le viseur électronique 10 comprend aussi, de façon connue en elle-même, des
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5 deuxièmes capteurs de position, comme des accéléromètres et des gyromètres, permettant de connaître la position du bloc capteurs 12 dans un repère de référence prédéterminé. Les capteurs de position permettent donc de connaître à chaque instant la direction de la ligne de visée LV10 du viseur optronique 10.
Le bloc capteurs 12 comprend ici un capteur optronique 14 et un télémètre 15. Le capteur optronique 14 comprend une voie jour et une voie nuit. Le capteur optronique 14, la motorisation 13 et les capteurs de position sont reliés à une première unité électronique 31 agencée pour commander l'acquisition d'images selon des paramètres de prise de vue. Les paramètres de prise de vue comprennent ici la ligne de visée (l'orientation du bloc capteurs 12 autour des axes Al et A2), la voie spectrale (jour/nuit) et le champ couvert par les capteurs optroniques (niveau de zoom). L'unité électronique 31 comprend de façon connue en elle- même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
Le télémètre 15 est lui aussi relié à la première unité électronique 31 qui est aussi agencée pour commander la réalisation de mesures télémétriques selon la ligne de visée LV10. Un instrument de commande 41, comme une manette de type joystick, est reliée à la première unité électronique 31 pour permettre au chef de véhicule d'envoyer des signaux de commande à la première unité électronique 31 afin d'orienter le bloc capteurs 12, de sélectionner la voie spectrale et le niveau de zoom, et de commander des mesures télémétriques .
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Le viseur optique 20 a ici la forme d'un périscope ou épiscope 21 monté sur le dessus de la tourelle 4 pour être orientable en gisement autour d'un axe A3 parallèle à l'axe A2. De manière connue en elle-même, le périscope 21 comprend un groupe de lentilles et des miroirs permettant au chef de véhicule de voir ce qui se trouve dans une ligne de visée LV20 du périscope 21, les rayons lumineux entrant dans le périscope 21 par un élément optique d'entrée situé à l'extérieur du véhicule et en sortant par un élément optique de sortie 22 situé à l'intérieur du char. L'un au moins des miroirs est ici orientable autour d'un axe perpendiculaire à l'axe A3 pour permettre d'orienter la ligne de visée en site autour dudit axe. Le groupe de lentilles comprend au moins une lentille mobile permettant un réglage de focale autorisant plusieurs niveaux de zoom sélectionnables par le chef de véhicule. Le déplacement de la lentille mobile est assuré par un moteur non représenté. Le viseur optique 20 est pourvu d'une motorisation, symbolisée en 23 et connue en elle-même, permettant d'orienter le périscope 21 en gisement autour de l'axe A3 et éventuellement le miroir orientable en site. Le viseur optique 20 comprend également, de façon connue en elle- même, des capteurs de positions, comme des codeurs angulaires, permettant de connaître l'orientation du périscope 21 en gisement autour de l'axe A3 et celle du miroir orientable en site. Les capteurs de position permettent donc de connaître la direction de la ligne de visée LV20 à chaque instant.
La motorisation 23, les capteurs de position et le moteur de zoom sont reliés à une deuxième unité électronique 32 relié à un instrument de commande 42, comme une manette de
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7 type joystick, pour permettre au chef de véhicule d'envoyer des signaux de commande à la deuxième unité électronique 32 afin d'orienter le périscope 21 et le miroir, et de sélectionner le niveau de zoom. Les paramètres de prise de vue comprennent ici la ligne de visée (l'orientation du périscope 21 autour de l'axe A3 et du miroir autour de l'axe transversal correspondant) et le champ couvert par le groupe de lentilles et visible par l'élément optique de sortie 22 (niveau de zoom). L'unité électronique 32 comprend de façon connue en elle-même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
La première unité électronique 31 et la deuxième unité électronique sont reliées à une troisième unité électronique 33 agencée pour :
- traiter les images fournies par les capteurs optroniques ;
- permettre au chef de véhicule de sélectionner un mode de fonctionnement entre un mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave, un mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître, et un mode de fonctionnement optronique autonome ;
- transmettre à l'unité électronique 31 les paramètres de prise de vue reçus de l'unité électronique 32 lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave ;
- transmettre à l'unité électronique 32 les paramètres de prise de vue reçus de l'unité électronique 31 lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique esclave/optronique
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8 maître ;
- afficher sur un dispositif d'affichage (de préférence un écran tactile) 50 relié à l'unité électronique 33 et situé au voisinage du chef de véhicule, les images fournies par les capteurs optroniques et traitées, ainsi que les mesures télémétriques, lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître. L'unité électronique 33 comprend de façon connue en elle- même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
En mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave, le chef du véhicule utilise le viseur optique 20 (il commande, au moyen de l'instrument de commande 42, la deuxième unité électronique 32 pour orienter la ligne de visée LV20 dans la direction qu'il souhaite avec un niveau de zoom qu'il souhaite) et les paramètres de prise de vue du viseur optronique 10 sont fixés par l'unité électronique 31 pour être identiques à ceux du viseur optique 20. En mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître, le chef du véhicule utilise le viseur optronique 10 (il commande, au moyen de l'instrument de commande 41, la première unité électronique 31 pour orienter la ligne de visée LV10 dans la direction qu'il souhaite avec un niveau de zoom qu'il souhaite) et les paramètres de prise de vue du viseur optique 20 sont fixés par l'unité électronique 32 pour être identiques à ceux du viseur optronique 10. La première unité électronique 31 est par exemple programmée pour orienter automatiquement le support 11 et le bloc capteurs 12 de manière à poursuivre les menaces et/ou cibles (c'est-à-dire à pointer le support
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11 et le bloc capteurs 12, et donc l'arme dont les déplacements sont asservis à ceux du support 11 et du bloc capteurs 12, vers les menaces et/ou cibles) ou pour assurer une surveillance de l'environnement du véhicule sur un débattement angulaire donné. Les images capturées, généralement sous la forme d'un flux vidéo, sont affichées sur 1'écran 50.
Ces deux modes de fonctionnement, ainsi que les traitements réalisés sur les images fournies par les capteurs optroniques, sont connus en eux-mêmes et ne seront pas plus détaillés ici.
En mode de fonctionnement optronique autonome, et conformément à l'invention, le viseur optronique 10 est commandé pour faire des acquisitions indépendamment des paramètres de prise de vue du viseur optique 20 alors que le viseur optique 20 est utilisé par le chef de véhicule. En particulier, la première unité électronique 31 est agencée pour pointer le viseur optronique 10 dans une direction différente de celle du viseur optique 20 et acquérir des images dans cette direction. Les paramètres de prise de vue sont déterminés et communiqués à la première unité électronique 31 par la troisième unité électronique 33.
Selon un premier mode opératoire, l'unité électronique 31 commande un balayage de l'environnement du véhicule 1 sur 360° (voir la figure 3) pour former une image panoramique et, si la situation le permet, des mesures télémétriques pour réaliser une cartographie télémétrique des points d'intérêt détectés.
La troisième unité électronique 33 est programmée pour traiter les images fournies par le viseur optronique 10, y
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10 détecter des points et/ou des zones d'intérêt et présenter au chef de véhicule des informations relatives aux points ou zones d'intérêt détectés. De préférence, l'unité électronique 33 crée une image panoramique affichée sur l'écran 50 avec les points d'intérêt et les informations associées. De manière particulièrement avantageuse, l'élément optique de sortie 22 est pourvu d'une matrice de cristaux liquide permettant l'affichage d'informations sur l'élément optique de sortie 22 tout en autorisant une vision par transparence de la scène vue à travers le groupe de lentilles. Ces informations peuvent comprendre un bandeau supérieur ou inférieur représentant schématiquement un panoramique de l'environnement avec des symboles représentant les points d'intérêts (par exemple un symbole pour les amis, un symbole pour les ennemis, un pour chaque élément de l'environnement qui peut être rencontré : route, bâtiment, rivière, falaise, fossé...) et des informations associées à chaque point d'intérêt comme la distance obtenue par télémétrie. La troisième unité électronique 33 est programmée pour déterminer des informations de contextualisation permettant de relier spatialement les informations relatives aux points d'intérêt détectés et le champ couvert par le viseur optique 20 : par exemple, l'unité électronique 33 symbolise par une ligne verticale, dans le bandeau affiché qui représente ici un champ de 360°, la ligne de visée du viseur optique 20 et, éventuellement, par un cadre, les limites du champ couvert sur ces 360° par le viseur optique 20. Avantageusement, la troisième unité électronique 33 est programmée pour reporter, sur la matrice à cristaux liquide, les informations (distance et
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11 symbole ami/ennemi...) relatives aux points d'intérêt apparaissant dans le champ couvert par le viseur optique 20, à l'endroit où ils se trouvent dans la scène visualisée . A propos de ces points d'intérêt et les informations qui les concernent, la troisième unité électronique 33 est avantageusement programmée pour, en mode de fonctionnement autonome, détecter chaque cible présente dans le champ du capteur optronique 10, évaluer un niveau de dangerosité de chaque cible en fonction de données de la cible, et mettre à jour le niveau de menace périodiquement au bout d'une durée prédéterminée. Les données de cible sont ici les suivantes :
- un type de cible à partir d'une bibliothèque de cibles,
- une position de la cible,
- une trajectoire de la cible,
- une orientation d'arme de la cible.
Selon une version avantageuse de l'invention, la troisième unité électronique 33 est également programmée pour, en mode de fonctionnement autonome, déterminer un niveau de priorité des zones à observer en fonction d'un niveau de complexité de chaque zone et/ou d'un niveau de dangerosité de chaque zone. Plus le nombre de points d'intérêts dans une zone est élevé, plus la zone est complexe. Plus le nombre de cibles (ou d'ennemis, dans l'hypothèse où chaque ennemi n'est pas considéré comme une cible) dans une zone est élevé, plus cette zone est dangereuse. La troisième unité électronique 33 affiche alors, dans le bandeau, des zones avec un numéro de priorité qui dépend du niveau de dangerosité et/ou du niveau de complexité de telle manière
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12 que le chef de véhicule peut choisir de réaliser des observations de ces zones en priorité, au moyen du viseur optique 20.
L'affichage de ces informations par la matrice à cristaux liquides est commandé par l'unité électronique 33 et est activable et désactivable par le chef de véhicule. Il peut être prévu que ces informations restent affichées, ou pas, sur l'écran 50 lorsque l'affichage est désactivé sur la matrice à cristaux liquides. Le dispositif selon l'invention comporte également des fonctionnalités particulièrement avantageuses lorsque plusieurs véhicules équipés du dispositif évoluent en formation.
En référence plus particulièrement à la figure 4 et selon un deuxième mode opératoire, en considérant un détachement de trois véhicules IA, IB, IC arrivant en regard d'un espace à surveiller, le chef du détachement commande le mode de fonctionnement autonome de son dispositif d'observation. La troisième unité électronique 33 du véhicule IA du chef du détachement est programmée pour : faire balayer l'espace à surveiller par le viseur optronique 10,
- détecter dans l'environnement balayé des zones de danger, et - découper l'environnement balayé en une pluralité de secteurs de surveillance SI, S2, S3 ayant des densités de zones de danger équivalentes.
Dans le présent exemple, la détection de dangers comprend l'étape de former une image panoramique Ip de l'environnement balayé et de traiter cette image pour y rechercher des lignes frontières F formant les zones de
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13 danger (image Ip').
Le découpage de l'espace à surveiller en secteurs de surveillance comprend les étapes de définir des densités de lignes frontières. Les densités de zones de danger sont calculées à partir des densités de lignes frontières pondérées en fonction d'un type de frontière défini par chacune des lignes de frontières et/ou par une distance des lignes de frontière par rapport au dispositif. Par exemple, si un relief ou une forêt est présente à courte distance, l'arrivée de l'ennemi peut être masquée de sorte que le danger représenté par la ligne frontière correspondante est important : le coefficient de pondération est donc élevé. En revanche, si dans l'espace à surveiller se trouve une grande étendue à découvert, l'ennemi peut arriver de ce côté mais son arrivée peut être détectée à longue distance : le coefficient de pondération est donc moyen.
Enfin, si un relief infranchissable se trouve dans un secteur, l'arrivée de l'ennemi n'est pas possible : le coefficient de pondération est donc faible.
La troisième unité électronique 33 du véhicule IA du chef du détachement est programmée pour affecter un secteur de surveillance au dispositif d'observation de chacun des autres véhicules IB, IC et pour communiquer à chaque unité électronique 33 des données d'identification du secteur qui lui a été affecté. A cette fin, chaque unité électronique 33 est reliée à un émetteur récepteur 60, par exemple de type radioélectrique, permettant aux unités électroniques 33 d'échanger des données. La troisième unité électronique 33 est programmée pour actualiser le calcul des densités de zones de danger et le
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14 découpage correspondant des secteurs SI, S2, S3 à surveiller, en fonction de l'un au moins des évènements suivant :
- modification du nombre de véhicules voisins équipés d'un dispositif d'observation (par exemple du fait de la mise hors service d'un dispositif ou de l'arrivée d'un nouveau véhicule équipé d'un dispositif d'observation compatible) ;
- réception d'un signal d'horloge assurant une périodicité prédéterminée de l'actualisation ;
- accroissement ou réduction de la densité de zones de danger dans un secteur.
Le programme exécuté par la troisième unité électronique 33 comprend de préférence des modules d'intelligence artificielle.
Ainsi, les images capturées et les mesures télémétriques effectuées par le viseur optronique 10 en mode de fonctionnement autonome sont traitées par un module d'intelligence artificielle de perception IA1 qui est agencé pour :
- détecter des cibles,
- déterminer les positions des cibles,
- déterminer une classification des cibles en éléments tactiques, - former des images dans lesquelles sont mises en évidences les cibles,
- détecter des points d'intérêt,
- déterminer les positions des points d'intérêt,
- déterminer une classification des points d'intérêts, - déterminer l'âge de la dernière observation de chaque point d'intérêt.
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La position des points d'intérêt, leur classification et les informations de validité temporelle sont exploités par un module d'intelligence artificielle décisionnelle IA2 qui est agencé pour interpréter d'un point de vue tactique les informations en question afin de déterminer des zones prioritaires d'observation.
Les positions et les classifications des cibles, et les zones prioritaires d'observation sont exploitées par un module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 agencé pour planifier la surveillance à partir des informations en question et pour déterminer les paramètres de prise de vue qui correspondent à cette planification et qui sont communiqués à la première unité électronique 31. La première unité électronique 31 renvoie des données d'état du viseur optronique 10 au module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 et des données de site, gisement et Nord du viseur optronique 10 à l'écran 50.
Le module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 envoie des informations concernant la planification à l'écran 50 et reçoit des commandes des interfaces 41, 42 et de la partie tactile de l'écran 50.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit mais englobe toute variante entrant dans le champ de l'invention telle que définie par les revendications.
En particulier, le dispositif peut avoir une structure différente de celle décrite en détail ci-dessus.
Les unités électroniques peuvent appartenir à un même circuit électronique ou à des circuits électroniques différents.
Les unités électroniques 31 et 32 peuvent être reliées
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16 l'une à l'autre directement par des conducteurs électriques ou par liaison radioélectrique.
Le mode de fonctionnement optronique autonome peut n'avoir qu'une partie des fonctionnalités ci-dessus. Par exemple, seul l'un des modes opératoires, en tout ou partie, peut être mis en œuvre.
Le dispositif peut comprendre un ou plusieurs instruments de commande, sous la forme d'une ou plusieurs mannettes, un clavier, une boule orientable... Le nombre et le type de capteurs optroniques peuvent être différents de ceux décrits : on peut avoir par exemple un capteur jour et un capteur nuit, un intensificateur de lumière ou une caméra thermique...
Les zones de danger, les densités de zones de danger et les niveaux de dangerosité peuvent être déterminés d'une autre manière que celles décrites par exemple en ne tenant compte que des points d'intérêts ou des menaces détectées. La plateforme sur laquelle est monté le dispositif de l'invention peut être une plateforme mobile - c'est-à-dire tout type de véhicule terrestre, nautique, aérien - ou une plateforme fixe tel qu'un bâtiment. Dans le cas d'un véhicule terrestre, ce véhicule peut être à roues ou à chenilles, avec ou sans tourelle.
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