DESCRIPTION
TITRE : VITRAGE FEUILLETE DE VEHICULE, DISPOSITIF AVEC SYSTEME DE DETECTION PROCHE INFRAROUGE ASSOCIE
L’invention se rapporte à un vitrage feuilleté, en particulier un pare-brise, dans un véhicule notamment routier, de train en association avec un système de détection dans le proche infrarouge. L’invention décrit également un dispositif combinant ledit vitrage et le système de détection proche infrarouge. Les vitrages pour véhicules autonomes et la technologie associée évoluent constamment, notamment pour améliorer la sécurité.
La télédétection par laser ou LIDAR, acronyme de l'expression en langue anglaise « light détection and ranging » ou « laser détection and ranging » (soit en français « détection et estimation de la distance par la lumière » ou « par laser ») est utilisable dans des véhicules autonomes au niveau des phares.
Plus récemment la demande de brevet W020180153012 propose de placer un LIDAR fonctionnant dans le proche infrarouge entre 750nm et 1050nm derrière le pare-brise feuilleté comportant deux feuilles de verre extraclair et un filtre infrarouge.
Les performances de ce dispositif de vision (vitrage associé au LIDAR) peuvent être améliorées.
Pour ce faire, la présente invention se rapporte à un vitrage feuilleté de véhicule notamment routier (voiture, camion, transport en commun: bus, car etc) ou ferroviaire (en particulier à vitesse maximale d’au plus 90km/h ou d’au plus 70km/h, en particulier les métros, tramway), notamment bombé, en particulier un pare-brise, ou encore une lunette arrière, voire un vitrage latéral, d’épaisseur E1 donnée par exemple subcentimétrique notamment d’au plus 9mm ou 7mm ou 5mm pour un pare-brise de véhicule routier, vitrage comportant :
- un première feuille de verre, notamment bombée, destinée à être le vitrage extérieur, avec une première face principale externe F1 et une deuxième face principale interne F2 orientée vers l’habitacle, si véhicule automobile d’épaisseur de préférence d’au plus 4mm, et même d’au plus 3mm ou 2,5mm, - notamment 2,1mm, 1,9mm, 1,8mm, 1,6mm et 1,4mm- et de préférence d’au moins 0,7mm ou 1mm
- un intercalaire de feuilletage (mono ou multifeuillet), éventuellement neutre, clair, extraclair ou teinté notamment gris ou vert, en matière polymère de préférence thermoplastique et mieux encore en polyvinylbutyral (PVB de préférence avec des
plastifiants), de préférence si véhicule routier d’épaisseur d’au plus 1 ,8mm, mieux d’au plus 1,2mm et même d’au plus 0,9mm (et mieux d’au moins 0,3mm et même d’au moins 0,6mm), l’intercalaire de feuilletage étant éventuellement acoustique et/ou ayant éventuellement une section transversale diminuant en forme en coin du haut vers le bas du vitrage feuilleté (en particulier un parebrise) pour un affichage tête haute (HUD pour Head Up Display en anglais), intercalaire de feuilletage avec une face principale Fa orienté vers F2 et avec une face principale Fb opposée à Fa
- une deuxième feuille de verre destinée à être le vitrage intérieur, de préférence bombée et en particulier teintée, avec une troisième face principale F3 côté F2 et une quatrième face principale F4 interne orientée vers l’habitacle, si véhicule routier d’épaisseur de préférence inférieure à celle du premier vitrage, même d’au plus 3mm ou 2mm - notamment 1 ,9mm, 1 ,8mm, 1 ,6mm et 1 ,4mm- ou même d’au plus 1 ,3mm, et de préférence d'au moins 0,7mm, l’épaisseur des première et deuxième feuilles de verres étant de préférence strictement inférieure à 5 ou 4mm, même à 3,7mm.
La deuxième feuille de verre notamment à base de silice, sodocalcique, de préférence silicosodocalcique, voire aluminosilicate, ou borosilicate présente de préférence une teneur pondérale en oxyde de fer total (exprimé sous la forme Fe2Ü3) d’au moins 0,4% et de préférence d’au plus 1 ,5%.
La première feuille de verre notamment à base de silice, sodocalcique, silicosodocalcique, ou aluminosilicate, ou borosilicate, présente une teneur pondérale en oxyde de fer total (exprimé sous la forme Fe2Ü3) d’au plus 0,05% (500ppm), de préférence d’au plus 0,03% (300ppm) et d’au plus 0,015% (150ppm) et notamment supérieure ou égale à 0,005%. Le rédox de la première feuille de verre est de préférence supérieur ou égal à 0,15. La première feuille de verre et la pièce est de préférence un verre extraclair.
Le vitrage selon l’invention comporte en outre :
- un trou traversant dans l’épaisseur de la deuxième feuille de verre, le trou traversant étant (de taille) centimétrique (suivant la surface de la deuxième feuille de verre), trou délimité par une paroi, trou fermé ou débouchant (encoche) (sur un bord longitudinal notamment), dans le trou traversant et éventuellement sous le trou traversant (sous affleurant à la face F3) et/ou affleurant ou suraffleurant à la face F4, une pièce (notamment minérale, par exemple verre en particulier extraclair ou encore polymère) transparente au moins à une longueur d’onde dite de travail dans l’infrarouge dans une gamme allant de 800nm à 1800nm, en particulier de 850nm à 1600nm, notamment 905±30nm et/ou
1550±30nm (pour un LIDAR), pièce notamment d’épaisseur d’au moins 0,3mm, pièce de préférence avec une tranche en contact ou espacée de la paroi (du trou traversant) d’une distance d’au plus 5mm La pièce selon l’invention a :
- une surface principale dite de liaison, orientée vers la face F2, en particulier surface principale de liaison nue ou revêtue d’une couche fonctionnelle, surface de liaison liée à la face F2 (nue ou revêtue) surface de liaison par exemple collée par une colle (notamment thermodurcissable) ou un film (feuillet) thermoplastique de liaison éventuellement distinct de l’intercalaire de feuilletage (intercalaire de feuilletage avec éventuel trou partiel ou traversant d’intercalaire) - notamment colle ou film de liaison d’épaisseur distincte de l’intercalaire de feuilletage et/ou de matière distincte de l’intercalaire de feuilletage (de préférence thermoplastique) - ou encore surface de liaison liée avec la face principale Fb (intercalaire de feuilletage avec éventuel trou partiel d’intercalaire côté Fb) et la face Fa est liée à la face F2 et une surface principale dite surface intérieure à l’opposé de la surface de liaison.
La pièce comporte, de préférence sur la surface de liaison (plutôt que la surface intérieure), un revêtement de camouflage formant filtre sélectif absorbant dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail.
Le vitrage feuilleté présente alors dans la zone du trou traversant avec le revêtement de camouflage, une transmission totale de préférence d’au plus 10,0%, 5,0%, ou 1 ,0% ou 0,5% dans le visible notamment au moins à une valeur de référence dans une gamme de 400nm à 700nm, ou même dans toute la gamme allant de 500 à 600nm) notamment mesurée à l’angle d’incidence 0° (normale par rapport au plan - local - de la pièce) ou même de préférence aussi à 60° ou même jusqu’à l’angle d’incidence de 60°, mieux transmission totale d’au plus 0,3% et même d’au plus 0,1% entre 400 et 600nm ou même dans toute la gamme allant de 500 à 600 nm.
Ainsi selon l’invention, pour atteindre un niveau élevé de transmission on sélectionne pour le vitrage feuilleté:
1 ) un verre extérieur de type extraclair dans le proche infrarouge visé,
2) un verre intérieur qui peut être plus absorbant dans le proche infrarouge visé que le verre extérieur et nécessairement évidé
Cette solution est plus performante que celle basée sur deux verres extraclairs pleins. En outre en évitant l’usage d’un deuxième verre extraclair, elle améliore le confort (chaleur dans le véhicule), l’esthétique et est plus économique.
L’oxyde de fer, présent comme impureté dans la plupart des matières premières naturelles utilisées en verrerie (sable, feldspath, calcaire, dolomie...), absorbe à la fois dans le domaine du visible et proche ultraviolet (absorption due à l’ion ferrique Fe3+) et surtout dans le domaine du visible et proche infrarouge (absorption due à l’ion ferreux Fe2+) c’est pourquoi on réduit l’oxyde de fer dans la première feuille de verre.
Dans la deuxième feuille de verre, on peut donc choisir une teneur en oxyde de fer plus élevée.
Par ailleurs, pour améliorer la sécurité, on ajoute cette pièce selon l’invention dans le trou traversant qui pour ne pas pénaliser l’efficacité du système de détection (LIDAR, caméra proche infrarouge etc) est en matériau transparent à la longueur d’onde de travail. Le revêtement de camouflage sert à cacher de l’extérieur du véhicule cette zone de transmission infrarouge - voire même le système de détection infrarouge à ladite longueur d’onde de travail (LIDAR etc) - sans pénaliser l’excellente transmission à la longueur d’onde de travail.
Le revêtement de camouflage occupe (sensiblement) de préférence au moins 90% ou 95% ou 100% de la surface intérieure ou de préférence de la surface de liaison.
Le revêtement de camouflage (déposé de préférence par voie liquide) peut être directement sur la surface de la pièce (surface de liaison de préférence) ou sur une couche fonctionnelle comme une couche chauffante.
L’invention convient tout particulièrement pour les vitrages (parebrise, lunette etc) aux véhicules autonomes ou semi autonomes : niveau L2+, L3, L4 et L5 (« full » autonome) ainsi que les véhicules type Robot Taxi et navette (Shuttle) etc.
L’angle du vitrage, notamment un pare-brise de véhicule routier, peut être typiquement entre 21 ° et 36° par rapport au sol et en moyenne de 30°.
L’invention convient bien pour camoufler la zone du trou traversant qui est une zone de transmission proche infrarouge pour un LIDAR ou une caméra proche infrarouge (SWIR pour short wave infrared en anglais).
De préférence, dans la zone dudit trou traversant avec le revêtement de camouflage (zone de transmission infrarouge), le vitrage feuilleté (comprenant la première feuille de verre, la colle (thermodurcissable) ou film thermoplastique de liaison et/ou l’intercalaire de feuilletage, la pièce avec le revêtement de camouflage) présente une transmission totale d’au moins 80%, 85%, 90,0%, (ou d’au moins 91,0% si avec élément antireflet) à la longueur d’onde de travail notamment 905±30nm et/ou 1550±30nm notamment mesurée à l’angle d’incidence 0° (normale par rapport au plan -local -de la pièce) ou même de préférence aussi à 60° ou même jusqu’à l’angle d’incidence de 60° et de
préférence une transmission totale d’au plus 1,0% ou 0,5% ou 0,1% dans le visible notamment au moins à une valeur de référence dans une gamme de 400nm à 700nm ou même dans toute la gamme allant de 500 à 600 nm.
La transmission totale dans l’infrarouge est mesurée par exemple avec un spectrophotomètre tel que le lambda 900 de Perkin Elmer.
De préférence(avant montage dans le vitrage), la pièce avec ledit revêtement de camouflage présente :
- une transmission totale d’au plus 20%, 15%, 10,0%, 5,0%, ou 1 ,0% ou 0,5% dans le visible notamment au moins à une valeur de référence dans une gamme de 400nm à 700nm, ou même dans toute la gamme allant de 500 à 600 nm) notamment mesurée à l’angle d’incidence 0° ou même de préférence aussi à 60° ou même jusqu’à l’angle d’incidence de 60°, mieux transmission totale d’au plus 0,3% et même d’au plus 0,1% entre 400 et 600nm ou même dans toute la gamme allant de 500 à 600 nm,
- une transmission totale d’au moins 85%, 90,0%, 91 ,0%, ou même au moins 92,0% (ou même 93% ou 94% si avec élément antireflet) à la longueur d’onde de travail notamment 905±30nm et/ou 1550±30nm notamment mesurée à l’angle d’incidence 0° ou même de préférence aussi à 60° ou même jusqu’à l’angle d’incidence de 60°.
La pièce avec le revêtement de camouflage (notamment organique) est feuilletable. En particulier elle supporte les conditions de température et de pression lors du feuilletage. Lorsque le revêtement est organique on préfère que la pièce éventuellement bombée à haute température (par exemple en verre) le soit avant le dépôt du revêtement de camouflage.
Pour quantifier la transmission du verre dans le domaine du visible, on définit souvent un facteur de transmission lumineuse, appelée transmission lumineuse, souvent abrégée « TL », calculé entre 380 et 780 nm et ramené à une épaisseur de verre de 3,2mm ou 4mm, selon la norme ISO 9050 :2003, en prenant donc en considération l’illuminant D65 tel que défini par la norme ISO/CIE 10526 et l'observateur de référence colorimétrique C.I.E. 1931 tel que défini par la norme ISO/CIE 10527.
Naturellement la transmission lumineuse TL du vitrage feuilleté dans une zone sans trou (zone centrale du pare-brise) est de préférence d’au moins 70% ou 75%, 80% ou 85%, 88%.
Le revêtement de camouflage selon l’invention est par exemple une couche pleine voire même avec des discontinuités. Ce revêtement de camouflage peut être de toute nature : organique ou minéral, encre, vernis, (notamment une couche colorante détaillée ci- après), il est localisé sur la pièce et un autre revêtement de camouflage peut compléter
et/ou parfaire le camouflage (à fins esthétique etc) par exemple pour cacher tout ou partie du système de détection (LIDAR, SWIR etc), ou la fixation du système de détection ou encore un ou d’autres capteurs (avoisinant) comme détaillé plus tard.
Dans une réalisation préférée, le revêtement de camouflage comporte une matrice organique, notamment polymérique, et un agent colorant notamment organique dispersé dans ladite matrice, en particulier pigment (donc particule) organique ou colorant moléculaire, notamment noir. Ainsi ledit agent colorant absorbant (sensiblement la totalité de) la lumière située dans ledit domaine du visible et étant (sensiblement) transparent à ladite longueur de travail.
Le revêtement de camouflage peut être d’épaisseur submillimétrique et même d’au plus 30 ou 20pm et par exemple d’au moins 2pm ou 5pm.
L’agent colorant, notamment pigment organique ou colorant moléculaire, représente de préférence entre 0,1% et 10% poids du revêtement de camouflage, de préférence entre 0,2 et 3% poids du revêtement de camouflage.
On peut jouer sur l’épaisseur de revêtement de camouflage ou sur le pourcentage massique d’agent colorant.
On augmente la transmission à la longueur d’onde de travail si toutes choses égales par ailleurs on réduit l’épaisseur.
La matrice organique peut être choisie parmi des monomères, des oligomères, ou des polymères comprenant au moins une fonction méthacrylate, des époxydes, des vernis constitués de particules dispersées de PVB, latex, polyuréthane ou acrylate.
La matrice organique peut être une résine durcie (cured en anglais) par un traitement thermique de séchage notamment d’au plus 150°C et par exemple d’au plus 10min pour élimination d’un solvant organique. Le séchage peut alternativement être à l’air.
Le revêtement de camouflage peut contenir tout agent colorant (pigment notamment organique ou colorant moléculaire) possédant une transmittance dans l’infrarouge plus élevée que sa transmittance dans le visible comme une encre noire qui absorbe substantiellement les longueurs d’onde dans le visible en transmettant celles dans le proche infrarouge. Par exemple, le revêtement de camouflage peut contenir (consister en) des encres comme les encres SpectreTM, par exemple SpectreTM 100, 110, 120, 130, 140, 150, ou 160 (Epolin, Newark, NJ); les encres Mimaki, par exemple Mimaki ES3, SS21 , BS3, SS2, ou HS (Mimaki Global, Tomi-city, Nagano, Japan); ou les encres Seiko, par exemple Seiko 1000, 1300, SG700, SG740, ou VIC (Seiko Advance Ltd., Japan) ou encore encre noire IR9508 de MingBo anti Forgery Technology Co ltd.
Le revêtement de camouflage peut contenir un ou plusieurs colorants noir, cyan, magenta ou jaune, notamment colorant moléculaire, pigment organique ou inorganique. Dans le revêtement de camouflage, l’agent colorant peut être choisi en particulier parmi le Sudan Black B®ou la Nigrosine Solvent black 5 ou encore l’agent colorant N7527B d’Epolin qui est un colorant moléculaire noir.
Le revêtement de camouflage peut inclure des colorants chimiques (moléculaires) ou pigments (organiques et/ou minéraux) ou les deux.
Le revêtement de camouflage peut être une couche sérigraphiée. On peut ajuster l’épaisseur en choisissant la taille de l’écran de sérigraphie et/ou en diluant l’encre utilisée.
Le vitrage peut comporter une couche de masquage opaque dans le visible et à la longueur d’onde de travail, notamment un émail (noir etc) ou une couche organique (noir etc), qui est un revêtement sur la face F2 et/ou sur la face Fa ou Fb (en particulier sur Fa ou Fb une encre notamment noire etc), en bordure du trou traversant, en particulier en zone périphérique et même centrale et de préférence le long du bord longitudinal (supérieur) du vitrage. La couche de masquage opaque est par exemple en face F2.
La couche de masquage peut alors présenter une épargne (fermée ou débouchante sur la tranche du vitrage) au droit dudit trou traversant (au moins dans la zone centrale) et de préférence dépasse d’au plus 50mm, 30mm ou 20mm ou 10mm, 7mm ou 5mm sous ledit trou traversant.
Cette couche de masquage opaque va masquer de l’extérieur le système de détection infrarouge et/ou par exemple son boîtier. La couche de masquage opaque peut être une couche à base de PVB imprimée sur l’intercalaire de feuilletage par exemple sur le PVB. La couche de masquage opaque est de préférence une couche continue (aplat avec un bord plein ou en variante un bord en dégradé (ensemble de motifs). La couche de masquage peut être à 2mm ou 3mm (moins de 5 mm) de la tranche du vitrage (la plus proche). La couche de masquage opaque peut être un bandeau encadrant le vitrage (pare-brise etc) notamment en émail noir avec une zone élargie notamment en position centrale du bord longitudinale supérieur. On crée donc une épargne dans cette couche de masquage par exemple dans cette zone élargie.
Une autre couche de masquage opaque (émail notamment noir ou encre etc) peut être en face F3 ou F4 notamment faisant face à la couche de masquage opaque (et même de nature identique par exemple un émail notamment noir).
Dans une réalisation, la couche de masquage opaque (ou l’autre couche de masquage) et le revêtement de camouflage ont :
- leurs tranches alignées ou même leurs faces principales peuvent en partie se faire face (recouvrement latéral sur au plus 50mm)
- sont décalés (les tranches sont décalées, sans contiguïté ni recouvrement) d’au plus 100pm pour maintenir cette impression visuelle de bande opaque continue (noire).
En particulier, la tranche du revêtement de camouflage est espacée (latéralement) d’au plus 10Oprn de l’épargne pour ne pas voir l’interruption de l’opacité à l’œil nu et la tranche de la couche de masquage formant le bord de l’épargne est espacé (latéralement) d’au plus 500pm de la paroi du trou traversant si on veut limiter l’étendue du revêtement de camouflage.
Dans le cas spécifique où la couche de masquage opaque est une encre (à base de PVB) déposée (imprimée) sur l’intercalaire de feuilletage (PVB) on peut préférer que l’encre soit espacée du bord dudit trou traversant d’au moins 1cm pour éviter une délamination.
Plus largement, dans une réalisation avantageuse, le vitrage selon l’invention comporte une zone de masquage opaque dans le visible voire à la longueur d’onde de travail présente en bordure de la pièce ou du trou traversant (par exemple le long du bord longitudinal supérieur du vitrage, du pare- brise notamment) notamment zone de masquage opaque espacée d’au plus 50mm, 20mm ou 10mm du trou traversant et éventuellement (si opaque à la longueur d’onde de travail) absente ou dépassant d’au plus 20mm ou mieux 10mm ou 5mm dans la zone du trou traversant (en particulier pour former une zone opaque dans le visible continue ou quasi continue vue de l’extérieur avec la participation du revêtement de camouflage sur la pièce) ou même d’au plus 5mm ou 1 mm du bord de la pièce. Cette zone de masquage opaque peut entourer le trou traversant (si fermé).
La zone de masquage opaque peut comprendre : a) une couche de masquage opaque dans le visible et à la longueur d’onde de travail (périphérique dudit vitrage) de préférence dépassant d’au plus 10mm ou 5mm dans la zone du trou traversant ou d’au plus 5mm ou 1 mm de la tranche de la pièce qui est sous forme :
- d’au moins un film opaque en masse
- ou (comme déjà détaillé plus haut) d’au moins un revêtement sur l’une au moins des première ou deuxième feuilles notamment F2 et/ou F4 (et/)ou sur l’intercalaire de feuilletage ou sur un substrat (transparent) submillimétrique entre la face F2 et la face F3,
b) et/ou un autre revêtement de camouflage opaque dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail, notamment de nature similaire audit revêtement de camouflage, notamment sur la face F2 voire F3 ou encore sur un substrat (transparent) submillimétrique entre la face F2 et la face F3 et même sous le trou traversant.
Comme le revêtement de camouflage, l’autre revêtement de camouflage peut comporter une matrice organique et un agent colorant notamment organique, en particulier pigment organique, dispersé dans ladite matrice, agent colorant absorbant la lumière située dans ledit domaine du visible et étant transparent à ladite longueur de travail, revêtement de camouflage d’épaisseur submillimétrique et même d’au plus 30pm. L’agent colorant, notamment pigment organique, peut représenter entre 0,1 et 10% poids du revêtement de camouflage, de préférence entre 0,2% et 3% poids dudit autre revêtement de camouflage.
Le revêtement de camouflage et l’autre revêtement de camouflage peut être de même matière avec des % de composants et/ou des épaisseurs distinctes.
L’autre revêtement de camouflage peut entourer le trou traversant (si fermé).
Le substrat (transparent) porteur de la couche de masquage opaque ou de l’autre revêtement de camouflage peut être polymère ou en verre notamment extraclair et/ou trempé (après le dépôt de la couche de masquage opaque de préférence) en particulier d’épaisseur d’au plus 0,3mm ou 0,2mm. Le substrat peut donc être un verre ultra mince (ultrathin glass en anglais ou UTG).
Le revêtement de camouflage sur la pièce va cacher une grande partie du trou traversant et même le système de détection qui serait en vis-à-vis du trou.
Si la couche de masquage opaque (en face F2 et/ou F4 etc) ne s’étend pas suffisamment, par exemple ne masque pas le boîtier, le LIDAR, le système de fixation du LIDAR, l’autre revêtement de camouflage remplit cette fonction seul ou en combinaison avec la couche de masquage opaque.
La couche de masquage opaque et/ou l’autre revêtement de camouflage (sur la face F2 et/ou F3 et/ou sur un substrat) peut masquer en outre une zone dite zone caméra pourvue de capteur(s) en particulier une caméra dans le visible ou dans l’infrarouge lointain (caméra thermique). Toutefois pour ce faire, la couche de masquage opaque et/ou l’autre revêtement de camouflage présente une épargne (fermée ou débouchante) dans la zone prévue pour laisser passer les rayons lumineux issue de la scène à capter par la caméra visible et/ou une épargne (fermée ou débouchante) dans la zone prévue pour laisser passer les rayons issus de la scène à capter par la caméra thermique.
On peut prévoir différentes étendues pour l’autre revêtement de camouflage sous la face F3 et notamment espacé de la pièce :
- l’autre revêtement de camouflage est sous la face F3 au-delà dudit trou traversant, de l’extérieur prolonge la couche de masquage opaque ou masque une épargne de la couche de masquage opaque périphérique,
- l’autre revêtement de camouflage est sous la face F3 au-delà dudit trou traversant, notamment de l’extérieur prolonge la couche de masquage opaque ou masque une épargne de la couche de masquage opaque périphérique, l’autre revêtement de camouflage présente au moins une ouverture ou discontinuité locale pour laisser passer les rayons lumineux notamment pour au moins un capteur additionnel en particulier capteur d’une caméra visible ou caméra thermique, en particulier caméra fixée à une platine en face F4 trouée pour laisser passer lesdits rayons lumineux ou électromagnétiques (caméra thermique).
La zone de masquage opaque (notamment l’autre revêtement de camouflage) peut entourer le trou choisi fermé (présent sur tout le pourtour du trou fermé) par exemple de forme similaire ou homothétique au trou. Elle peut aussi être une forme simple géométrique (rectangle etc) dans laquelle s’inscrit le trou fermé.
De manière plus générale, le vitrage peut comprendre un autre revêtement de camouflage, tel que décrit notamment selon b), formant filtre sélectif absorbant dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail :
- qui est sur la face F2 ou encore sur un substrat submillimétrique (polymère ou verre notammet extraclair et UTG) entre la face F2 et la face F3, faisant face audit revêtement de camouflage (pour ajuster l’esthétique etc) et/ou en bordure de la pièce ou même du trou traversant (pour prolonger le camouflage), et même s’étendant sous la face F3 (zone périphérique centrale du pare-brise par exemple)
- et/ou qui est sur une face principale d’une autre pièce (notamment verre, transparente au moins à une longueur d’onde dite de travail, de préférence de matière voire même épaisseur identique à ladite pièce) dans un autre trou traversant de la deuxième feuille de verre (autre pièce avec une tranche en contact ou espacée de la paroi de l’autre trou d’une distance d’au plus 5mm et même d’au plus 3mm).
De préférence au moins 80% ou 90% ou 95% de la surface du trou traversant ou de la pièce (et même 80% ou 90% ou 95% de la surface de l’autre trou traversant ou de l’autre pièce) est décalée de la zone de masquage opaque dans le visible (notamment couche selon a)).
Le revêtement de camouflage peut être définie par un L*1 notamment d’au plus 5, des a*1 et b*1, paramètres définis dans l'espace chromatique L* a* b* CIE 1976. La couche de masquage opaque selon a) aussi peut être définie par un L*2 notamment d’au plus 5, des a*2 et b*2 avec un écart colorimétrique DE* entre le revêtement de camouflage et la couche de masquage opaque qui est donné par la formule suivante :
De préférence AE*est inférieur à 4, mieux DE* inférieur à 2 (l’œil humain discerne difficilement), encore mieux DE* inférieur à 1 (l’œil humain ne discerne pas). De préférence AL*< 1. L’autre revêtement de camouflage peut être définie par un L*3 notamment d’au plus 5, des a*3 et b*3, paramètres définis dans l'espace chromatique L* a* b* CIE 1976.
L’écart colorimétrique DE1* entre l’autre revêtement de camouflage et la couche de masquage opaque a) peut être inférieur à 4, mieux DE1 * inférieure à 2 ou à 1.
L’écart colorimétrique DE2* entre l’autre revêtement de camouflage et le revêtement de camouflage peut être inférieur à 2 ou à 1 .
De préférence le revêtement de camouflage voire l’autre revêtement de camouflage a sensiblement la même couleur (noir etc) que la couche de masquage opaque - selon a périphérique- (noir etc).
De préférence le revêtement de camouflage voire l’autre revêtement de camouflage est défini par une densité optique d’au moins 0,5 voire d’au moins 1 ou même supérieure ou égale à 3 surtout s’il est situé dans une zone à protéger (zone de collage etc).
De préférence la couche de masquage opaque -périphérique- (noir etc) notamment est définie par une densité optique supérieure ou égale à 2 ou 3 surtout si elle est située dans une zone à protéger (zone de collage etc).
De préférence, la surface intérieure comportant un élément antireflet à ladite longueur d’onde de travail, et notamment dans la zone dudit trou traversant avec le revêtement de camouflage, ledit vitrage présente une transmission totale d’au moins 88% ou 90,0% ou 91% à la longueur d’onde de travail.
L’élément antireflet peut être un revêtement antireflet ou la surface intérieure qui texturée (traitement de surface etc) notamment nanotexturée.
Par exemple la pièce porteuse du revêtement antireflet est d’indice de réfraction nO de 1 ,4 à 1,6 à 550nm, et le revêtement antireflet est d’indice de réfraction n1 d’au plus 1 ,3 à ±0,2 à 550nm.
De préférence, l’élément antireflet comporte, voire consiste en, un revêtement antireflet sur la surface intérieure.
En particulier :
- le revêtement antireflet peut comprendre, voire consister en, un empilement de couches minces diélectriques (d’oxyde et/ou de nitrures de métal ou de silicium par exemple) alternant haut et bas indice de réfraction à la longueur d’onde de travail, notamment empilement obtenu par dépôt physique en phase vapeur dit PVD.
- ou le revêtement antireflet peut comprendre, voire consister en, une couche de silice poreuse, notamment une couche sol gel de silice nanoporeuse.
Le revêtement antireflet peut aussi comporter une surcouche si elle n’altère pas les propriétés antireflet. Le revêtement antireflet notamment de silice poreuse selon l’invention peut avoir une épaisseur avantageusement comprise entre 50 nm et 1 pm et encore plus préférentiellement entre 70 et 500nm ou 300nm.
Dans un premier mode de réalisation de silice poreuse, les pores sont les interstices d’un empilement non compact des billes nanométriques, notamment de silice, cette couche étant décrite par exemple dans le document US20040258929.
Dans un deuxième mode de réalisation de silice poreuse, la couche poreuse est obtenue par le dépôt d’un sol de silice condensé (oligomères de silice) et densifié par des vapeurs de type NH3, cette couche étant décrite par exemple dans le document W02005049757. Dans un troisième mode de réalisation de silice poreuse, la couche poreuse peut aussi être de type sol gel telle que comme décrite dans le document EP1329433.
Dans un quatrième mode de réalisation de silice poreuse, la couche poreuse peut aussi être de type sol gel telle que comme décrite dans le document W02008/059170. La couche poreuse peut ainsi être obtenue avec des agents porogènes qui sont de préférence des billes polymériques. La couche de silice poreuse (ou nanoporeuse) peut présenter des pores fermés (de taille inférieure à l’épaisseur de la couche) d’au moins 20nm, 50nm ou 80nm et de préférence d’au plus 120nm ou 100nm éventuellement avec des pores ayant une concentration augmentant en direction de la surface libre. Les pores peuvent avoir une forme allongée, notamment en grain de riz. Encore plus préférentiellement, les pores peuvent avoir une forme sensiblement sphérique ou ovale. On préfère que la majorité des pores fermés, voire au moins 80% d’entre eux, aient une forme donnée sensiblement identique, notamment allongée, sensiblement sphérique ou ovale. La couche de silice poreuse notamment sol gel peut être obtenue sans traitement thermique haute température (notamment sans traitement thermique de plus de 300°C ou 400°C).
La silice poreuse peut être dopée par exemple pour améliorer encore davantage sa tenue hydrolytique dans le cas d’applications où une bonne résistance est nécessaire (façades, extérieurs etc). Les éléments dopants peuvent de préférence être choisis parmi Al, Zr, B, Sn, Zn.
Le revêtement antireflet notamment couche de silice poreuse (sol gel) peut comporter une sous couche de protection chimique notamment d’épaisseur d’au plus 200nm par exemple, notamment une couche de silice dense, par sol gel surmonté d’une couche fonctionnelle sol gel de silice poreuse. La sous-couche peut être à base de silice ou de dérivés au moins partiellement oxydés du silicium choisi parmi le dioxyde de silicium, des oxydes de silicium sous stoechiométriques, l'oxycarbure, l'oxynitrure ou l'oxycarbonitrure de silicium. La sous-couche s'avère utile quand la surface sous-jacente est en verre silicosodocalcique car elle joue le rôle de barrière aux alcalins. Cette sous- couche a de préférence une épaisseur d'au moins 5 nm, notamment une épaisseur comprise entre 10nm et 200 nm, par exemple entre 80nm et 120 nm.
On peut aussi mettre un élément antireflet (revêtement antireflet ou surface texturée) également en face F1 .
La face F1 peut comporter en outre une couche fonctionnelle : hydrophobe etc.
De préférence le vitrage feuilleté comporte au plus un film (polymère ou verre) fonctionnel notamment submillimétrique (avec ou sans revêtement sur une ou deux faces) distinct de l’intercalaire sous ledit trou traversant (et distant de la pièce) et/ou au plus deux ou un revêtement fonctionnel sous ledit trou traversant (et distant de la pièce) notamment sur la face F2.
Dans une réalisation, le vitrage feuilleté est exempt de film (polymère ou verre) fonctionnel notamment submillimétrique (avec ou sans revêtement sur une ou deux faces) distinct de l’intercalaire sous ledit trou traversant (et distant de la pièce) et même comporte au plus un revêtement fonctionnel sous ledit trou traversant (et distant de la pièce) notamment sur la face F2.
Le trou traversant est par exemple fermé (par opposition à débouchant comme une cavité pratiquée dans la tranche de la deuxième feuille) notamment espacé de la tranche de la deuxième feuille d’au moins 2cm, 5cm, 10cm ou plus encore.
En particulier, le trou traversant est débouchant sur ledit bord ou ladite tranche longitudinale supérieure ou est fermé (entouré par la paroi de verre de la deuxième feuille) notamment à proximité de la tranche longitudinale supérieure.
La pièce (polymère ou minérale notamment en verre) est de préférence d’épaisseur d’au moins 0,1mm ou 0,3mm et si nécessaire d’au moins 0,7mm et de préférence d’au plus
3mm ou 2,2mm ou 2mm ou 1,1 mm, notamment pièce de taille (largeur et/ou surface) inférieure au trou traversant on peut choisir l’épaisseur en fonction du niveau de transmission demandée et/ou du renfort de sécurité demandé Et la pièce (polymère ou minérale notamment en verre) peut avoir une tranche en contact ou espacée de la paroi délimitant le trou traversant d’au plus 5mm, de préférence espacée et d’une distance d’au plus 2mm et même allant de 0,1 mm ou 0,3mm à 5 mm ou 3mm ou 2mm. On préfère que la pièce soit espacée (espace vide ou comblé) mais pas trop pour garder sa fonction de sécurité.
La pièce peut être courbée (convexe) suivant la courbure de la première feuille de verre, notamment la pièce est courbée et est un verre notamment recuit ou trempé suivant la courbure de la première feuille de verre.
La pièce courbée, notamment convexe, (notamment en verre) peut être d’épaisseur d’au moins 0,3mm ou 0,5mm ou 0,7mm et est suivant la courbure de la première feuille de verre. Dans une réalisation, cette pièce est bombée simultanément aux première et deuxième feuilles de verre. L’élément antireflet est réalisé de préférence avant ou pendant le bombage. Par exemple il s’agit d’un revêtement anti reflet (précurseur de silice sol gel avec agent porogène) qui est traité thermiquement (pour éliminer l’agent porogène) grâce au bombage pour avoir la fonction antireflet par exemple pour former des nanopores. Le revêtement de camouflage est réalisé de préférence après le bombage.
Des exemples de bombage (des feuilles de verre et/ou de la pièce) sont le bombage gravitaire non pressé ou pressé ou encore du bombage trempé ou semi-trempé.
Si la pièce de verre subit une opération de bombage trempe, la pièce est bombée et est verre trempé.
La pièce, en particulier en verre, peut être courbée (bombée) à froid (de par sa flexibilité) par exemple pour une pièce d’épaisseur d’au plus 0,9mm ou 0,7mm. La pièce courbée (notamment en verre) peut être par exemple d’épaisseur inférieure à 0,7mm (et d’au moins 0,1 mm ou 0,2mm ou 0,3mm) et est suivant la courbure de la première feuille de verre. Dans une réalisation, cette pièce, est flexible, est courbée suivant la courbure de la première feuille de verre par exemple lors de l’assemblage avant le feuilletage (et après le bombage des première et deuxième feuilles de verre). La pièce peut subir indépendamment également un traitement thermique (de bombage éventuel) et une opération de trempe. Ainsi la pièce peut être en verre trempé (mince) et même bombée. L’élément antireflet est réalisé de préférence pendant ledit traitement thermique. Par exemple il s’agit d’un revêtement (précurseur de silice sol gel avec agent porogène) qui
est traité thermiquement (pour éliminer l’agent porogène) par exemple lors du bombage pour avoir la fonction antireflet par exemple pour former des nanopores. Le revêtement de camouflage est réalisé de préférence après le traitement thermique.
Comme exemple de verre mince on peut citer les verres Gorilla® de la société Corning, verre aluminosilicate et éventuellement trempé chimiquement.
Plus largement la pièce peut être polymère ou minérale. De préférence, elle comporte au moins 90% ou 95 ou 99% ou 100% en poids de matière minérale.
La pièce peut être en verre de préférence extraclair notamment recuit ou trempé (thermiquement) ou trempé chimiquement ou encore sans traitement thermique. Le recuit peut résulter du procédé de fabrication du revêtement antireflet qui comporte une couche de silice poreuse (élimination d’agent porogène et/ou densification de la couche notamment). La température pour le bombage de la pièce peut servir pour former la couche de silice (élimination d’agent porogène et/ou densification de la couche notamment).
La pièce, peut être un verre à base de silice, sodocalcique, silicosodocalcique, ou aluminosilicate, ou borosilicate, et en particulier extraclair La pièce peut peut présenter une teneur pondérale en oxyde de fer total (exprimé sous la forme Fe2Ü3) d’au plus 0,05% (500ppm), de préférence d’au plus 0,03% (300ppm) et d’au plus 0,015% (150ppm) et notamment supérieure ou égale à 0,005%.
La pièce peut être en verre borosilicate K9 ou BK7, en verre de silice (fused silica en anglais) encore en verre décrit dans les demandes W02014128016 ou W02018015312 ou WO2018178278.
La pièce notamment courbée suivant la courbure de la première feuille de verre peut être en verre, en particulier trempé, présentant une teneur pondérale en oxyde de fer total d’au plus 0,05%, en particulier verre extraclair, notamment silicosodocalcique et notamment de composition identique (ou similaire) à la composition du verre de la première feuille de verre notamment silicosodocalcacique.
Le revêtement de camouflage qui est sur la surface de liaison peut être :
- en contact adhésif (direct) avec la face Fb (intercalaire plein ou partiel troué, mono ou multifeuillet, de préférence PVB),
- ou revêtu d’une couche fonctionnelle (déposé dessus par tout moyen tel que PVD ou voie liquide) qui est en contact avec la face Fb.
Au moins une fraction de l’épaisseur de la pièce (par exemple au moins 0,3mm) est dans le trou traversant et même l’épaisseur de la pièce est dans le trou traversant.
La surface de liaison peut être sous affleurante de la face F3 (notamment intercalaire de feuilletage avec trou partiel ou épaisseur réduite localement) ou affleurante de la face F3 ou surafflleurante de la face F3 (dans le trou traversant). Et/ou la surface intérieure peut être sous affleurante (dans le trou traversant), affleurante ou suraffleurante de la face F4.
L’intercalaire de feuilletage peut comporter un PVB, éventuellement comportant PVB/film fonctionnel tel que film polymère avec revêtement athermique / PVB, PVB éventuellement acoustique, PVB éventuellement ayant un trou traversant d’intercalaire ou un trou partiel d’intercalaire au droit du trou traversant notamment la surface de liaison étant liée avec la face Fb.
Le trou traversant ou partiel d’intercalaire peut être plus large que le trou traversant.
Si le trou d’intercalaire est traversant, le revêtement de camouflage est lié par le film thermoplastique de liaison à la face F2 ou par une colle (thermodurcissable). L’intercalaire de feuilletage peut comprendre un autre film plastique fonctionnel (transparent, clair ou teinté) par exemple un film de préférence en poly(éthylène téréphtalate) PET porteur d’une couche athermique, électroconductrice etc par exemple on a la séquence PVB / film fonctionnel/PVB entre les faces F2 et F3.
L’autre film plastique peut être d'une épaisseur comprise entre 10 et 100 pm. L’autre film plastique peut être plus largement en polyamide, polyester, polyoléfine (PE : polyéthylène, PP : polypropylène), polystyrène, polyvinyle chloride (PVC), poly téréphtalate d’éthylène (PET), polyméthacrylate de méthyle (PMMA), polycarbonate (PC). On préfère un film clair notamment le PET.
Sans sortir du cadre de l’invention, l’intercalaire de feuilletage peut bien entendu comprendre plusieurs feuillets en matière thermoplastique de natures différentes, par exemple de duretés différentes pour assurer une fonction acoustique, comme par exemple décrit dans la publication US 6132882, notamment une ensemble de feuillets de PVB de duretés différentes. De même l’une des feuilles de verres peut être amincie par rapport aux épaisseurs classiquement utilisées.
L’intercalaire peut selon l’invention présenter une forme en coin, notamment en vue d’une application HUD (Head Up Display pour visualisation tête haute).
Comme intercalaire de feuilletage usuel, outre le PVB, on peut citer le polyuréthane PU utilisé souple, un thermoplastique sans plastifiant tel que le copolymère éthylène/acétate de vinyle (EVA), une résine ionomère. Ces plastiques ont par exemple une épaisseur entre 0,2 mm et 1,1mm, notamment 0,3 et 0,7mm.
L’espace entre la pièce et la paroi peut être rempli tout ou partie (ou non) par une matière de remplissage (organique et/ou inorganique) éventuellement adhésive (notamment résine, notamment thermodurcissable, hot melt par exemple polyuréthane bicomposant, époxy etc). L’épaisseur de cette matière est par exemple inférieure à l’épaisseur de la deuxième feuille et/ou de la pièce.
Le vitrage peut comporter un insert entre la paroi du trou traversant et la pièce notamment insert fermé si le trou traversant est fermé. Un insert (annulaire, de type bague etc) par exemple en matière souple, polymère (polycarbonate etc) peut être logé, monté sur (notamment collé ou en force) sur la paroi de la deuxième feuille de verre :
- pour servir de renfort mécanique,
- et/ou pour la fixation d’une pièce ou d’un module optique entre la pièce et le système de détection infrarouge (LIDAR etc) cet insert pouvant s’étendre au-delà du trou traversant, notamment sur la face F4. L’insert selon l’invention est de préférence espacé du système de détection infrarouge (LIDAR etc) et ne sert pas à sa fixation.
Comme déjà indiqué, le vitrage feuilleté selon l’invention peut comprendre un autre trou traversant (fermé ou débouchant) de la deuxième feuille de verre délimité par une autre paroi dotée d’une autre pièce (notamment de nature et/ou forme identique ou similaire à ladite pièce), transparente au moins à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge, autre pièce d’épaisseur d’au moins 0,3mm, autre pièce avec une tranche en contact ou espacée de la paroi de l’autre trou d’une distance d’au plus 5mm et même d’au plus 3mm. L’autre pièce peut avoir un revêtement de camouflage formant filtre sélectif absorbant dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail, en particulier similaire audit revêtement de camouflage de ladite pièce.
Par exemple :
- ledit trou traversant est débouchant et l’autre trou traversant est fermé
- les deux trous sont fermés.
Les trous peuvent être de taille similaires.
Le trou traversant débouchant ou fermé (et même l’autre trou) peut avoir une section (transversale) de surface Sc constante ou variable, notamment trapézoïdale ou rectangulaire ou en disque ou ovale, est par exemple de plus petite dimension (diamètre ou verticale) d’au moins 2cm, 3cm, 5cm et de préférence de plus grande dimension (notamment horizontale) d’au plus 70cm ou 30cm ou 25cm ou 20cm.
Par exemple le trou traversant est en regard du récepteur du LIDAR et l’autre trou traversant est en regard de l’émetteur du LIDAR.
Le trou traversant (et même l’autre trou) est de préférence dans une région périphérique, de préférence la partie supérieure du vitrage (en position montée), et même dans une région centrale périphérique. Le trou traversant (et même l’autre trou) est en particulier localisé dans une région et occupent moins de 10% ou même moins de 1% du vitrage. Par exemple le bord bas du trou traversant est au plus distant de 50cm de la tranche longitudinale supérieure du vitrage.
Le trou traversant peut être :
- trou fermé (entouré par la paroi de la deuxième feuille de verre), donc au sein du vitrage notamment espacé de la tranche du vitrage la plus proche d’au moins 3cm ou 5cm
- ouvert ou débouchant, formant une encoche (périphérique).
La forme et les dimensions du trou traversant (et même de l’autre trou) sont configurées selon les techniques de l’art de manière à collecter efficacement et sélectivement l’ensemble des rayonnements traversant le vitrage (pare-brise, lunette etc), notamment dans le cas du LIDAR ceux réfléchis issu d’une plage d’angle solide extérieure au véhicule et provenant de la zone en avant du véhicule que l’on cherche à capturer via le LIDAR.
Le trou traversant (et même l’autre trou) peut avoir des coins arrondis.
Si le trou traversant est une encoche une partie de cette encoche sera masquée par le cadre du vitrage donc non fonctionnelle pour le système de détection infrarouge. Si le trou est fermé est trop près du bord il est en de même.
Si le trou traversant est fermé, le bord du trou traversant le plus proche de la tranche du vitrage (bord longitudinal supérieure de préférence et notamment dans une zone centrale) est distant de cette tranche du vitrage (de la deuxième feuille) de préférence d’au moins 2cm ou 3cm et mieux 5cm.
Le trou traversant peut être dans la zone centrale du bord longitudinal supérieur du pare- brise, zone usuelle du rétroviseur intérieur (rétroviseur adjacent au trou traversant ou rétroviseur supprimé suivant les véhicules) zone où une couche de masquage en face F2 et/ou lié à l’intercalaire est généralement plus large que sur les zones latérales adjacentes longeant le bord longitudinal supérieur (passager, conducteur...).
Le trou traversant (et même l’autre trou) et est de préférence plus long que haut.
De préférence, le trou traversant (et même l’autre trou) présente une dimension horizontale, dite longueur L1 , (parallèle au bord longitudinal supérieur) et une dimension verticale du trou, dite hauteur H1 (perpendiculaire au bord longitudinal supérieur), la longueur L1 est plus grande que la hauteur H1
En particulier la section du trou (et même l’autre trou) est un quadrilatère, notamment rectangle ou un trapèze, avec :
- un premier (grand) côté longitudinal dit supérieur (le plus proche de la tranche du bord longitudinal supérieur du vitrage) de longueur Lia de préférence d’au plus 30cm, 20cm ou 15cm ou 12cm
- un deuxième (grand) côté longitudinal dit inférieur (le plus éloigné de la tranche du bord longitudinal supérieur du vitrage, plus proche de la zone centrale) de préférence parallèle à la tranche du bord longitudinal supérieur du vitrage et de longueur L1b de préférence d’au plus 35cm ou 30cm ou 25cm ou 20cm et de préférence plus grande que celle du premier grand côté
- de hauteur (entre ces premier et deuxième grands côtés) de préférence d’au moins 5cm et même d’au plus 15cm.
Si le trou est fermé, le premier (grand) côté longitudinal dit supérieur de préférence est parallèle à la tranche du bord longitudinal supérieur du vitrage et notamment espacé d’au moins 5cm ou 6cm de la tranche (du bord longitudinal supérieur du vitrage).
Si le trou est ouvert (encoche), le premier (grand) côté longitudinal dit supérieur de préférence est défini comme le bord supérieur de la zone évidée On définit une ligne centrale M passant par le milieu du bord supérieur qui peut être un axe de symétrie du vitrage. Le trou traversant peut être central ainsi la ligne M passe par le trou traversant et le divise en deux parties notamment identiques.
Si le trou traversant sert pour une caméra SWIR dans l’habitacle il est par exemple d’une taille minimale de 5cm de longueur et 2cm de hauteur à une taille maximale de 25cm de longueur et 6cm de hauteur.
Dans un mode de réalisation, le vitrage comporte une zone de chauffage (par fil(s), par couche) qui occupe tout ou partie de la surface du vitrage, classiquement en matériau transparent dans le visible mais pas forcément suffisamment transparent la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge du système de détection infrarouge (LIDAR etc) dans une gamme allant de 800nm à 1800nm, en particulier entre 850nm et 1600nm. En particulier on peut avoir une première zone de chauffage dite principale, s’étendant sur toute ou partie du vitrage éventuellement en dehors de la zone en face du trou traversant et en face dudit éventuel autre trou traversant.
On peut toutefois souhaiter que la fenêtre de communication infrarouge dans la zone du trou traversant (et l’autre éventuelle fenêtre de communication éventuelle si autre trou) soit préservée du givre ou de la buée notamment par chauffage.
Ceci peut être fait par un ou des fils métalliques chauffants localisés en regard du trou traversant voire au voisinage ou encore par un ou des fils chauffants s’étendant sur toute ou partie du vitrage. L’arrangement du ou des fils peut permettre de conserver une transparence globale à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge.
Ceci peut être fait aussi par une couche chauffante locale en regard du trou traversant en matériau transparent à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge.
Dans un mode de réalisation, le vitrage selon l’invention peut comporter au moins un fil (un fil en serpentin par exemple) métallique notamment chauffant lié à l’intercalaire de feuilletage, au sein du feuilletage ou notamment côté face Fb notamment ancré sur la face Fb (ou encore côté Fa, ancré sur Fa) et éventuellement absent en face dudit trou traversant et dudit éventuel autre trou traversant.
On peut vouloir éviter le ou les fils chauffants en regard du trou traversant et/ou dudit éventuel autre trou traversant pour des raisons de distorsions optiques.
Plus précisément, on peut avoir une zone de chauffage locale sous et/ou dans dudit trou traversant, espacée ou sur la surface de liaison, notamment par un arrangement de pistes ou fil(s) (fil(s) etc) d’un matériau notamment absorbant - arrangement pour garder la transparence globale- à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge ou par une couche chauffante en matériau électroconducteur transparent à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge, notamment organique (encre, polymère conducteur) ou inorganique.
La zone de chauffage locale peut être connectée à au moins deux amenées de courant qui sont en particulier un ou des connecteurs plats ou (dans le cas d’une couche chauffante) des (au moins deux) bus bars électroconducteurs (barre « omnibus ») destinés à la connexion à une source de tension de telle sorte qu'un trajet de courant pour un courant de chauffage est formée entre eux. Ce n’est pas toujours nécessaire d’avoir des bus bars dans le cas de fil(s) chauffant(s) pour le(s)quel(s) on peut utiliser un connecteur plat (utile pour des contacts ponctuels comme les fils).
Les deux amenées de courant sont de préférence masquées de l’extérieur par une couche de masquage opaque dans le visible (voire dans le proche infrarouge à la longueur d’onde de travail) notamment comme celle précitée selon a) ou b), notamment l’autre revêtement de camouflage sur la face F2 ou un substrat, voire masquées par le revêtement de camouflage si sur la pièce.
La couche chauffante peut avoir une résistance par carré d’au plus 500 ou 300ou 100 ou 50 ou même 30 ohm/carré. La couche chauffante est par exemple minérale, à base
La couche chauffante et même la zone de transmission infrarouge en particulier, peut être dénuée de couche métallique absorbant et/ou réfléchissant le proche infra-rouge à la longueur d’onde de travail (ou au moins d’épaisseur d’au plus 10nm ou 5nm ou 3nm). La couche chauffante peut être sur la surface de liaison avec deux amenées de courant et la couche chauffante est de préférence sur le revêtement de camouflage.
Le revêtement de camouflage peut être sur la même face principale que le revêtement chauffant, notamment la surface de liaison, par exemple sous jacente pour favoriser la prise de contact électrique au niveau des amenées de courant (des deux bus bars).
Le revêtement de camouflage peut être sur une face principale opposée au revêtement chauffant en particulier revêtement de camouflage sur la surface de liaison et revêtement chauffant sur la surface intérieure sous-jacent à un revêtement antireflet.
La couche chauffante peut être espacée de la surface de liaison notamment sous le trou traversant et s’étendant sous la face F3, avec éventuellement les deux amenées de courant (deux bus bar locaux) tout ou partie décalées du trou traversant, sous la face F3.
Les deux amenées de courant (deux bus bar locaux) décalées du trou traversant sont de préférence masquées de l’extérieur par un élément de masquage :
- revêtement et/ou film opaque (dans le visible et le proche infrarouge à la longueur d’onde de travail) sur la face F2, comme un émail (sérigraphié etc) ou sur ou dans l’intercalaire de feuilletage, comme une encre (imprimée)
- l’autre revêtement de camouflage sur la face F2 ou le substrat (UTG etc).
Les deux amenées de courant (deux bus bars locaux) décalées ou sur la surface de liaison sont de préférence distants d’au plus 1cm des parois du trou traversant.
De préférence deux amenées de courant (deux bus bars locaux) sont de part et d’autre du trou traversant.
La zone de chauffage locale en particulier la couche chauffante locale peut s’étendre au- delà du trou traversant par exemple sur au plus 30mm. Elle peut être de même forme que le trou traversant, notamment homothétique (trapézoïdale etc) ou encore de toute autre forme par exemple rectangulaire (et trou trapézoïdal). Les deux amenées de curant (bus bars locaux ou connecteur(s) plat(s)) sont alors de préférence tout ou partie décalées du trou traversant sous la face F3 et même masqués de l’extérieur comme déjà décrit.
En cas d’un autre trou traversant, on peut avoir une autre zone de chauffage locale séparée ou une zone de chauffage locale commune.
On peut en particulier avoir :
- une éventuelle zone de chauffage principale avec au moins deux amenées de courant typiquement en zone périphérique du vitrage (sur un même bord, sur deux bords opposés ou encore deux bords adjacents du vitrage), par exemple par un revêtement électroconducteur chauffant (troué au droit du trou traversant)
- la zone de chauffage locale avec au moins deux amenées de courant ou bus bar (barre « omnibus ») locaux, premier et deuxième bus bars de préférence masqués de l’extérieur comme précité.
Un ou les bus bars (locaux) peuvent être continus ou discontinues par tronçons.
De préférence les deux amenées de courant sont deux bus bars (locaux) sont en forme de bande notamment rectangulaires qui sont (au moins en partie) de préférence hors de la zone du trou traversant
La largeur des bus bars (locaux) est de préférence de 2mm à 30mm, de manière particulièrement préférée de 4mm à 20mm et en particulier de 10mm à 20mm.
Un busbar (local) notamment en couche (imprimé) contient de préférence au moins un métal, un alliage métallique, un composé métallique et/ou de carbone, en particulier de préférence un métal noble et, en particulier, de l'argent. Par exemple, la pâte d'impression contient de préférence des particules métalliques, des particules métalliques et / ou de carbone et, en particulier des particules de métal noble tel que des particules d'argent. L’épaisseur d’un bus bar en couche (imprimé) peut être de préférence de 5 pm à 40 pm, de manière particulièrement préférée de 8 pm à 20 pm et plus particulièrement de préférence de 8 pm à 12 pm.
En variante, cependant, on peut utiliser pour un ou chaque bus bar (local) une feuille électriquement conductrice, notamment une bande, par exemple rectangulaire. Le busbar contient alors, par exemple, au moins l'aluminium, le cuivre, le cuivre étamé, l'or, l'argent, le zinc, le tungstène et / ou de l'étain ou des alliages de ceux-ci. Ce bus bar en feuille (bande) a de préférence une épaisseur de 10pm à 500pm, de manière particulièrement préférée de 30pm à 300pm.
Le bus bar en feuille est en particulier utilisé pour les fils chauffants liés à l’intercalaire de feuilletage.
Le premier bus bar est de préférence (sensiblement) horizontal et le plus proche du bord longitudinal supérieur du vitrage et le deuxième bus bar est alors de préférence (sensiblement) horizontal, premier et deuxième bus bar de part et d’autre du trou traversant.
On adapte à façon la longueur des bus bars par exemple égaux ou plus longs ou que les côtés du trou traversant leur faisant face.
On souhaite rapprocher les bus bars le plus possible pour augmenter la densité de puissance dans la couche chauffante transparente.
L’alimentation électrique des (premier, deuxième) bus bars peut être faire sans connectique, fil (‘wireless’ en anglais) et/ou avec un connecteur (fils, connecteurs plats etc).
Les bus bars peuvent être latéraux c’est-à-dire à gauche et à droite du trou traversant le long des bords latéraux du vitrage.
Le premier bus bar peut être de préférence latéral (vertical ou oblique) et le deuxième bus bar est alors de préférence (sensiblement) latéral (vertical ou oblique), premier et deuxième bus bar de part et d’autre du trou traversant.
Dans le cas de trou traversant rond ou ovale les bus bars (sensiblement horizontaux ou latéraux, bus bars communs ou dédiés) peuvent être courbes pour suivre la forme du trou traversant.
Pour des bus bars sous et/ou décalés du trou traversant, on peut préférer de bus bars latéraux verticaux ou obliques (parallèles par rapport aux petits côtés du trou traversant) car les bus bars horizontaux peuvent générer des surépaisseurs locales favorisant les distorsions.
La zone de chauffage locale et/ou la zone de chauffage globale comporte par exemple un ou une pluralité de fils métalliques individuels, appelés « fils métalliques chauffants » qui relient des « busbars » entre eux. Le courant de chauffage passe par ces fils métalliques individuels.
En particulier, le vitrage peut comporter au moins un premier fil métallique (un fil en serpentin par exemple) notamment chauffant lié à l’intercalaire de feuilletage en regard du trou traversant notamment :
- côté face Fb notamment ancré sur la face Fb ou
- au sein de l’intercalaire de feuilletage entre un premier feuillet (côté face F2) et deuxième feuillet intercalaire (côté face F3), feuillets d’épaisseurs égales ou distinctes etc
- ou même notamment côté face Fa notamment ancré sur la face Fa.
Le ou les fils métalliques chauffants notamment ont une épaisseur inférieure ou égale à 0,1 mm de préférence de cuivre, de tungstène, d'or, d'argent ou aluminium ou d'alliages d'au moins deux de ces métaux.
Le ou les fils sont avantageusement très minces de manière à ne pas, ou seulement très peu, détériorer la transparence du vitrage. De préférence, le ou les fils métalliques ont une épaisseur inférieure ou égale à 0,1 mm, en particulier comprise entre 0,02 et 0,04
mm, et idéalement entre 0,024 mm et 0,029 mm. Le ou les fils métalliques contiennent de préférence du cuivre, du tungstène, de l’or, de l’argent ou de l’aluminium ou un alliage d’au moins deux de ces métaux. L’alliage peut également contenir du molybdène, du rhénium, de l’osmium, de l’iridium, du palladium ou du platine.
Le ou les fils métalliques sont de préférence isolés électriquement.
Dans une réalisation, le vitrage selon l’invention comporte un élément fonctionnel lié à l’intercalaire de feuilletage:
- notamment sur l’une des faces Fa ou Fb de l’intercalaire de feuilletage (mono ou multifeuillet)
- ou au sein dudit intercalaire de feuilletage, entre un premier feuillet et deuxième feuillet intercalaire.
L’élément fonctionnel (flexible, courbé) -d’épaisseur submillimétrique notamment d’au plus 300pm ou 200pm - comportant une feuille (transparente) notamment polymère (flexible) ou verre (par exemple PET de 100pm ou encore verre extraclair comme un UTG de de 100pm), notamment polymère conducteur. De préférence sur la feuille (sur une première face principale orientée côté face F2 ou F3), est présent au moins un revêtement notamment électroconducteur (transparent dans le visible) notamment formant couche chauffante (comme celle précitée) ou qui est une couche opaque de masquage dans le visible (selon a) ou b) comme précité).
L’élément fonctionnel a une première zone en regard du trou traversant, dans la première zone ledit élément fonctionnel étant transparent à ladite longueur d’onde de travail, notamment étant un élément de chauffage local ou filtre sélectif, de préférence avec le revêtement électroconducteur.
On peut envisager un élément fonctionnel opaque à la longueur de travail (film et/ou revêtement dessus) en dehors de la zone du trou traversant (et de l’éventuelle autre zone de l’autre trou traversant). La feuille notamment polymère peut avoir une zone opaque en masse à côté d’une zone transparente au droit du trou traversant.
En dehors de la zone du trou traversant (et de l’éventuelle autre zone de l’autre trou traversant), cet élément fonctionnel (chauffant) est par exemple opaque ou rendu opaque dans le visible. Par exemple il prolonge une couche de masquage périphérique (émail par exemple) notamment en face F2 ou sur l’intercalaire (encre) qui est une bande afin de créer (vue de l’extérieur une zone opaque élargie notamment en zone centrale. Cet élément fonctionnel peut être local, dans la région du trou traversant (occupant une fraction de surface du vitrage). et occuper moins de 30, 10%, 5% du vitrage.
L’élément fonctionnel peut être de toute forme général rectangulaire, carré, identique et même homothétique à la forme du trou traversant.
La distance entre le bord longitudinal supérieur et l’élément fonctionnel peut être d’au plus 30mm, 20mm 15 et même 10mm.
En particulier :
- l’élément fonctionnel (la feuille) comporte sur la première face principale orientée côté face F2 ou F3 un revêtement électroconducteur formant couche chauffante (locale) en regard du trou traversant, -définissant ainsi la zone de chauffage locale - transparent à ladite longueur d’onde de travail
- et/ou l’élément fonctionnel (la feuille) comporte sur la première face principale ou la deuxième principale opposée un élément opaque de masquage décalé au moins en partie du trou traversant, notamment absent ou dépassant d’au plus 50mm ou 20mm ou 10mm ou 5mm dans le trou traversant ou d’au plus 3mm ou 1 mm de la tranche de la pièce. ou un autre revêtement de camouflage formant filtre sélectif absorbant dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail sur une zone en bordure de la pièce ou même du trou traversant et/ou dans le trou traversant.
La zone opaque de l’élément opaque de masquage peut occuper sensiblement toute la surface de l’élément fonctionnel, ou au moins 80% ou 90% et avec une ouverture au droit du trou traversant. Les dimensions de l’ouverture peuvent être plus petites, égale ou supérieures à celles du trou traversant.
L’élément de masquage opaque (film opaque lié ou revêtement) peut dépasser dans le trou traversant notamment d’au plus 20mm, 10mm et/ou d’au plus 5mm ou 1 mm du bord de la pièce.
Le revêtement électroconducteur (chauffant ou non) peut aussi occuper sensiblement toute la surface du film (de la feuille) ou au moins 50%. Les bus bars liés au revêtement conducteur sont de préférence en dehors de la première zone mais au voisinage de préférence par exemple à moins de 1cm.
La feuille de l’élément fonctionnel peut être polymère notamment d'une épaisseur comprise entre 10 et 100pm. Le film plastique peut être plus largement en polyamide, polyester, polyoléfine (PE : polyéthylène, PP : polypropylène), polystyrène, polyvinyle chloride (PVC), poly téréphtalate d’éthylène (PET), polyméthacrylate de méthyle (PMMA), polycarbonate (PC). On préfère un film clair notamment le PET.
En décalé de la zone dudit trou traversant (ou d’un autre trou traversant), l’élément fonctionnel (la feuille notamment polymère ou verre ) peut comporter sur la première
face principale (côté revêtement notamment électroconducteur ou opaque) ou une face opposée un ou d’autres éléments en particulier capteurs d’humidité, capteur de pluie, de lumière (photodiode), capteur formant antenne, pour recevoir et/ou transmettre des ondes électromagnétiques (radio, TV notamment réseau local de communication comme le BLUETOOTH, le WIFI, le WLAN), un capteur acoustique (à base d’un élément piézoélectrique), un détecteur de signal ultrasonore, un capteur de diagnostic, un détecteur de commande (essuie-glace, etc), par exemple commande IR ou commande vocale (piézoélectrique), un écran électroluminescent (organique ou inorganique, à cristaux liquides etc).
Le nombre d’ouverture de l’élément fonctionnel est adapté en fonction du nombre de capteurs et caméra, écran(s) le nécessitant.
Le ou les autres éléments sont de préférence masqués de l’extérieur
- par un autre revêtement de camouflage ou une couche de masquage opaque sur la face F2.
- ou par l’élément opaque de masquage ou l’autre revêtement de camouflage sur la feuille, le ou les autres éléments sont de préférence côté face F3.
La première feuille de verre peut comporter sur la face F2, un revêtement fonctionnel avec une première zone en regard du trou traversant, revêtement fonctionnel transparent à ladite longueur d’onde dite de travail dans la première zone, notamment une couche chauffante ou un autre revêtement de camouflage (comme déjà décrit) notamment dépassant sur une zone en bordure du trou traversant d’au plus 50mm ou 10mm ou 5mm ou dépassant sur une zone en bordure de la pièce d’au plus 5mm ou 1mm.
Le vitrage peut donc comporter sur la face F2 (ou sur la face F3 ou encore sur un film polymère entre face F2 et F3) une couche fonctionnelle, s’étendant sur toute ou partie du vitrage, notamment électroconductrice transparente (dans le visible), éventuellement chauffante, en particulier un empilement à l’argent, ou encore une couche de masquage opaque, notamment un émail, couche fonctionnelle absorbante à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge et
- qui est absente dudit trou traversant au moins dans la zone centrale et en bordure du trou traversant entre la face F2 et Fa, notamment au moyen d’une épargne ou du trou traversant si en face F3)
- et/ou un revêtement fonctionnel est sur la face F2, transparent à la longueur d’onde de travail, est en regard du trou traversant, notamment couche chauffante locale (comme précité) ou revêtement de camouflage formant filtre sélectif (comme précité),
étant éventuellement en contact de ladite couche fonctionnelle, notamment sur ou sous la couche fonctionnelle
La couche fonctionnelle peut alors présenter une épargne au droit dudit trou traversant (au moins dans la zone centrale) et de préférence qui dépasse d’au plus 50mm, 30mm ou 20mm ou 10mm, 7mm ou 5mm dans ledit trou traversant.
La couche fonctionnelle électroconductrice transparente (contrôle solaire et/ou chauffante) peut comporter un empilement de couches minces comprenant au moins une couche fonctionnelle métallique comme d’argent (en F2 ou de préférence F3 ou sur un film polymère). La ou chaque couche fonctionnelle (argent) est disposée entre des couches diélectriques.
Les couches fonctionnelles contiennent de préférence au moins un métal, par exemple, l'argent, l'or, le cuivre, le nickel et le chrome ou, ou d'un alliage métallique. Les couches fonctionnelles en particulier contiennent de préférence au moins 90% en poids .- du métal, en particulier au moins 99,9% en poids .- du métal. Les couches fonctionnelles peuvent être faits de métal pour l'alliage métallique. Les couches fonctionnelles contiennent de façon particulièrement préférée d'argent ou d'un alliage contenant de l'argent. L'épaisseur d'une couche fonctionnelle (argent etc) est de préférence de 5 nm à 50 nm, plus préférentiellement de 8 nm à 25 nm. Une couche diélectrique contient au moins une couche individuelle faite d'un matériau diélectrique, par exemple, contenant un nitrure tel que le nitrure de silicium ou d'un oxyde tel que l'oxyde d'aluminium. La couche diélectrique peut cependant contenir aussi une pluralité de couches individuelles, par exemple, des couches individuelles d'un matériau diélectrique, des couches, des couches de lissage, qui correspond à des couches de blocage et / ou des couches dites antireflets. L'épaisseur d'une couche diélectrique est, par exemple, de 10nm à 200 nm. Cette structure de couche est généralement obtenue par une succession d'opérations de dépôt qui sont effectuées par un procédé sous vide tel que la pulvérisation cathodique magnétique supporté sur le terrain.
La couche électroconductrice transparente est une couche (monocouche ou multicouches donc empilement) de préférence d'une épaisseur totale inférieure ou égale à 2pm, de manière particulièrement préférée inférieure ou égale 1 pm.
Naturellement l’application la plus recherchée est que le vitrage soit un pare-brise d’un véhicule routier (automobile) ou même ferroviaire (à vitesse modérée).
Le verre intérieur et/ou extérieur peut avoir subi un traitement chimique ou thermique du type durcissement, recuit ou une trempe (pour une meilleure résistance mécanique notamment) ou être semi trempé.
Le verre de la première feuille de verre et/ou de la deuxième feuille de verre est de préférence du type flotté, c’est-à-dire susceptible d’avoir été obtenu par un procédé consistant à déverser le verre fondu sur un bain d’étain en fusion (bain « float »). On entend par faces « atmosphère » et « étain », les faces ayant été respectivement en contact avec l’atmosphère régnant dans le bain float et en contact avec l’étain fondu. La face étain contient une faible quantité superficielle d’étain ayant diffusé dans la structure du verre.
Il est en de même pour la pièce qui peut être en verre flotté. La surface intérieure (avec un élément reflet, revêtement etc) peut aussi bien être la face « étain » ou la face « atmosphère ».
La deuxième feuille de verre est notamment verte, bleue, grise. La deuxième feuille de verre peut être verte par le Fe2Ü3 ou encore bleue avec CoO et Se ou grise avec Se et CoO.
On peut citer notamment les verres de la Demanderesse dénommés TSAnx (0,5 à 0,6% de fer) TSA2+, TSA3+(0,8 à 0,9% de fer),TSA4+(1 % de fer),TSA5+, par exemple verts. Le TSA3+ (2.1mm) a par exemple une transmission totale à 905mm d’environ 40% et à 1550mm d’environ 50%.
La deuxième feuille de verre peut présenter un rédox étant défini comme étant le rapport entre la teneur pondérale en FeO (fer ferreux) et la teneur pondérale en oxyde de fer total (exprimé sous la forme Fe2Û3) entre 0,22 et 0,35 ou 0,30.
Ladite deuxième feuille de verre peut avoir une composition chimique qui comprend les constituants suivants en une teneur variant dans les limites pondérales ci-après définies :
Si02 64 - 75 % AI2O3 0 - 5 %
B2O3 0 - 5 %,
CaO 2 - 15 %
MgO 0 - 5 %
Na20 9 - 18 % K20 0 - 5 %
S03 0,1 - 0,35%
Fe2Ü3 (fer total) au moins 0,4% et même 0,4 à 1,5%, Eventuellement Rédox 0,22 - 0,3 Et notamment moins de 0,1% d’impuretés.
La première feuille de verre peut être par exemple un verre silico-sodo-calcique comme le verre Diamant® de Saint-Gobain Glass, ou Optiwhite® de Pilkington, ou B270® de Schott, ou Sunmax® d’AGC ou d’autre composition décrite dans le document WO04/025334. On peut aussi choisir le verre Planiclear® de la société Saint-Gobain Glass.
Le vitrage feuilleté selon l’invention, en particulier pour voiture individuelle (parebrise etc) ou camion, peut être courbé (bombé) suivant one ou plus directions notamment avec pour la première feuille, la deuxième et éventuellement la pièce un rayon de courbure de 10cm à 40cm. Il peut être plan pour les bus, trains, tracteurs.
Avec les matières premières naturelles ordinaires, la teneur pondérale totale en oxyde de fer est de l’ordre de 0,1% (1000 ppm). Pour abaisser la teneur en oxyde de fer, on peut choisir des matières premières particulièrement pures.
Dans la présente invention, la teneur en Fe2Ü3 (fer total) de la première feuille de verre est de préférence inférieure à 0,015%, voire inférieure ou égale à 0,012%, notamment 0,010%, afin d’augmenter la transmission proche infrarouge du verre. La teneur en Fe2Ü3 est de préférence supérieure ou égale à 0,005%, notamment 0,008% pour ne pas trop pénaliser le coût du verre.
Pour augmenter plus encore la transmission de la première feuille de verre dans l’infrarouge, on peut diminuer la teneur en fer ferreux au profit de la teneur en fer ferrique, donc d’oxyder le fer présent dans le verre. On vise ainsi des verres ayant un « rédox » le plus faible possible, idéalement nul ou quasi nul. Ce nombre peut varier entre 0 et 0,9, des rédox nuis correspondant à un verre totalement oxydé.
Les verres comprenant de faibles quantités d’oxyde de fer, notamment moins de 200 ppm, voire moins de 150 ppm, ont une tendance naturelle à présenter des rédox élevés, supérieurs à 0,4, voire même à 0,5. Cette tendance est probablement due à un déplacement de l’équilibre d’oxydoréduction du fer en fonction de la teneur en oxyde de fer. Le rédox de la première feuille de verre est de préférence supérieur ou égal à 0,15, et notamment compris entre 0,2 et 0,30, notamment entre 0,25 et 0,30. De trop faibles rédox contribuent en effet à la réduction de la durée de vie des fours.
Dans les verres selon l'invention (première et deuxième feuille et même pièce), la silice S1O2 est généralement maintenue dans des limites étroites pour les raisons suivantes. Au-dessus de 75 %, la viscosité du verre et son aptitude à la dévitrification augmentent fortement ce qui rend plus difficile sa fusion et sa coulée sur le bain d'étain fondu. Au- dessous de 60 %, notamment 64%, la résistance hydrolytique du verre décroît
rapidement. La teneur préférée est comprise entre 65 et 75%, notamment entre 71 et 73%.
Ladite première feuille de verre peut avoir une composition chimique qui comprend les constituants suivants en une teneur variant dans les limites pondérales ci-après définies :
Si02 60 - 75 %
AI2O3 0-10%
B2O3 0-5 %, de préférence 0
CaO 5-15%
MgO 0-10%
Na20 5 - 20 %
K20 0-10%
BaO 0-5 %, de préférence 0,
S03 0,1 -0,4%
Fe203 (fer total) 0 à 0,015%, et Rédox 0,1 -0,3.
Dans l’ensemble du texte, les pourcentages sont des pourcentages pondéraux.
La pièce peut avoir une composition chimique qui comprend les constituants suivants en une teneur variant dans les limites pondérales ci-après définies : Si02 60 - 75 %
AI2O3 0-10%
B2O3 0-5 %, de préférence 0
CaO 5-15%
MgO 0-10%
Na20 5 - 20 %
K20 0-10%
BaO 0-5 %, de préférence 0,
S03 0,1 -0,4%
Fe203 (fer total) 0 à 0,015%, et Rédox 0,1 -0,3.
La composition de verre de la première feuille de verre peut comprendre, outre les impuretés inévitables contenues notamment dans les matières premières, une faible proportion (jusqu'à 1 %) d'autres constituants, par exemple des agents aidant à la fusion ou l'affinage du verre (Cl...), ou encore des éléments provenant de la dissolution des réfractaires servant à la construction des fours (par exemple Zr02). Pour les raisons déjà
évoquées, la composition selon l’invention ne comprend de préférence pas d’oxydes tels que Sb203, AS2O3 ou Ce02.
La composition de la première feuille de verre ne comprend de préférence aucun agent absorbant les infrarouges (notamment pour une longueur d’ondes comprise entre 800 et 1800nm). En particulier, la composition selon l’invention ne contient de préférence aucun des agents suivants : les oxydes d’éléments de transition tels que CoO, CuO, Cr2C>3, NiO, Mn02, V205, les oxydes de terres rares tels que Ce02, La2C>3, Nd2C>3, Er2C>3, ou encore les agents colorants à l’état élémentaire tels que Se, Ag, Cu. Parmi les autres agents de préférence exclus figurent également les oxydes des éléments suivants : Sc, Y, Pr, Sm, Eu, Gd, Tb, Dy, Ho, Tm, Yb, Lu. Ces agents ont bien souvent un effet colorant indésirable très puissant, se manifestant à de très faibles teneurs, parfois de l’ordre de quelques ppm ou moins (1 ppm = 0,0001%). Leur présence diminue ainsi très fortement la transmission du verre.
Dans les verres selon l'invention (première feuille, deuxième feuille et même la pièce), la silice Si02 est généralement maintenue dans des limites étroites pour les raisons suivantes. Au-dessus de 75 %, la viscosité du verre et son aptitude à la dévitrification augmentent fortement ce qui rend plus difficile sa fusion et sa coulée sur le bain d'étain fondu. Au-dessous de 60 %, notamment 64%, la résistance hydrolytique du verre décroît rapidement. La teneur préférée est comprise entre 65 et 75%, notamment entre 71 et 73%.
L’invention se rapporte également à un dispositif qui comprend :
- le vitrage feuilleté tel que décrit précédemment
- un système de détection (vision) infrarouge à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge (voire multi spectral, également dans le visible, notamment entre 500 et 600nm), disposé dans l’habitacle (derrière ledit vitrage) et comportant un émetteur et/ou récepteur, de façon à envoyer et/ou recevoir un rayonnement traversant le vitrage feuilleté au niveau du trou traversant avec la pièce.
Le système de détection infrarouge est de préférence un LIDAR ou une caméra proche infrarouge (SWIR en anglais pour short wave infra red en anglais).
Le système de détection infrarouge peut être un LIDAR de différentes technologies. Il permet de mesurer l’environnement du véhicule en déterminant la distance de l’objet le plus proche au véhicule dans une large gamme de directions angulaires. Ainsi l’environnement du véhicule peut être reconstitué en 3D. La technologie employée repose sur l’envoi d’un faisceau lumineux, et sa réception après avoir été réfléchi de manière diffuse sur un obstacle. Cela peut être fait par une source rotative, scannée par
des microsystèmes électromécaniques (MEMS), ou par un système tout solide. Un seul flash de lumière peut aussi illuminer globalement l’environnement.
Pour toutes ces technologies, la lumière doit traverser deux fois le vitrage, à l’aller et au retour, ce qui explique la nécessité de disposer d’un vitrage d’une excellente transparence à la longueur du travail du LIDAR.
Avec une technologie DOPPLER on peut mesurer la vitesse en outre.
Le système de détection infrarouge (LIDAR par exemple) est de préférence espacé de l’élément antireflet.
La pièce selon l’invention est de préférence espacée du système de détection infrarouge (LIDAR etc) et/ou ne sert pas à sa fixation. Le système de détection infrarouge (LIDAR etc) peut être en face ou déporté dudit trou traversant (et de la pièce) par exemple un système optique est entre la pièce et le du système de détection infrarouge (LIDAR etc). Le système de détection infrarouge (LIDAR etc) est par exemple fixé via la face F4 et/ou la carrosserie, la garniture du toit. Le système de détection infrarouge (LIDAR) peut être déporté.
Le système de détection infrarouge (LiDAR ect) est par exemple intégré à une platine ou embase multifonction apte à (conçue pour) optimiser son positionnement vis-à-vis du pare-brise et de la pièce en étant collé sur la face F4.
Certains modes de réalisations avantageux mais non limitatif de la présente invention sont décrits ci-après, qui peuvent bien entendu combinés entres eux le cas échéant. Les vues ne sont pas à l’échelle.
La figure 1 schématise en vue de coupe un pare-brise 100a dans un premier mode de réalisation de l’invention avec un système de détection, vision infrarouge tel qu’un LIDAR. La figure 2a schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100a du premier mode de réalisation de l’invention.
La figure 2b schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100b en première variante du premier mode de réalisation de l’invention.
La figure 2c schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100c en deuxième variante du premier mode de réalisation de l’invention.
La figure 3 schématise en vue de coupe un pare-brise 200 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un deuxième mode de réalisation de l’invention.
La figure 4 schématise en vue de coupe un pare-brise 300 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un troisième mode de réalisation de l’invention.
La figure 5 schématise en vue de coupe d’un pare-brise 400 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un quatrième mode de réalisation de l’invention.
La figure 6 schématise en vue de coupe d’un pare-brise 500 selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un cinquième mode de réalisation de l’invention La figure 7 schématise en vue de face le pare-brise 500.
La figure 8 schématise en vue de face d’un pare-brise 600 selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un sixième mode de réalisation de l’invention.
La figure 9 schématise en vue de face d’un pare-brise 700 selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un septième mode de réalisation de l’invention.
La figure 1 schématise un pare-brise de véhicule notamment automobile 100a selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR à 905nm ou 1550nm comportant un émetteur/ récepteur 7 ou encore pour une caméra SWIR.
La figure 2a schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100a du premier mode de réalisation de l’invention.
La figure 2b schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100b en première variante du premier mode de réalisation de l’invention.
La figure 2c schématise en vue de face (côté habitacle) le pare-brise 100b en deuxième variante du premier mode de réalisation de l’invention.
Ce système de vision infraouge 7 est placé ici derrière le pare-brise face à une zone qui se situe de préférence dans la partie centrale et supérieure du pare-brise. Dans cette zone, le système de vision infrarouge est orienté avec un certain angle vis-à-vis de la surface du pare-brise (face F4 14). En particulier, l’émetteur/récepteur 7 peut être orienté directement vers la zone de saisie d’images, selon une direction proche de la parallèle au sol, c'est-à-dire légèrement inclinée vers la route. Autrement dit, l’émetteur/récepteur 7 du LIDAR pet être orienté vers la route selon un angle faible avec un champ de vision adapté pour remplir leurs fonctions.
En variante le récepteur 7 est dissocié du l’émetteur, notamment adjacent.
Le pare-brise 100a est un vitrage feuilleté bombé comprenant :
- une feuille de verre externe 1, avec face extérieure F1 11 et face intérieure F2 12
- et une feuille de verre interne 2, par exemple d’épaisseur ou même de 1,6mm ou même moins, avec face extérieure F3 13 et face intérieure F4 côté habitacle 14
- les deux feuilles de verre étant liées l’une à l’autre par un intercalaire en matière thermoplastique 3 (mono ou multifeuillet), le plus souvent en polyvinylbutyral (PVB) de préférence clair, d’épaisseur submillimétrique éventuellement présentant une section transversale diminuant en forme en coin du haut vers le bas du vitrage feuilleté, par exemple un PVB (RC41 de Solutia ou d’Eastman) d’épaisseur 0,76mm environ ou en variante si nécessaire un PVB acoustique (tricouche ou quadricouche) par exemple d’épaisseur 0,81mm environ, par exemple intercalaire en trois feuillets PVB, PVB avec une face principale interne 31 vers la face F2 12 et une face principale 32 vers l’habitacle. Le pare-brise de véhicule routier en particulier est bombé.
De façon classique et bien connue, le pare-brise est obtenu par feuilletage à chaud des première, deuxième feuilles de verre bombés 1 , 2 et de l’intercalaire 3. On choisit par exemple un PVB clair de 0,76mm.
La première feuille de verre 1 notamment à base de silice, sodocalcique, silicosodo calcique (de préférence), aluminosilicate, ou borosilicate, présente une teneur pondérale en oxyde de fer total (exprimé sous la forme Fe2Ü3) d’au plus 0,05% (500ppm), de préférence d’au plus 0,03% (300ppm) et d’au plus 0,015% (150ppm) et notamment supérieure ou égale à 0,005%. La première feuille de verre peut présenter un rédox supérieur ou égal à 0,15, et notamment compris entre 0,2 et 0,30, notamment entre 0,25 et 0,30. On choisit notamment un verre extraclair par exemple OPTWHITE de 1 ,95mm. La deuxième feuille de verre 2 notamment à base de silice, sodocalcique, de préférence silicosodo calcique (comme la première feuille de verre), voire aluminosilicate, ou borosilicate présente une teneur pondérale en oxyde de fer total d’au moins 0,4% et de préférence d’au plus 1,5%.
On peut citer notamment les verres de la Demanderesse dénommés TSAnx (0,5 à 0,6% de fer) TSA2+, TSA3+(0,8 à 0,9% de fer), TSA4+(1 % de fer), TSA5+, par exemple verts. On choisit par exemple un verre TSA3+ de 1 ,6mm.
Selon l’invention, dans une région, de préférence centrale, périphérique, de préférence le long du bord longitudinal supérieur 10, le pare-brise 100a comporte :
- un trou traversant 4, ici fermé, de la deuxième feuille de verre 2, trou 4 donc délimité par une paroi du verre 401 à 404 éventuellement dans une variante avec émetteur et récepteur dissocié, à proximité du trou traversant (qui est pour le récepteur) un autre trou traversant fermé de la deuxième feuille de verre 2 (qui est pour l’émetteur).
On définit une ligne centrale M passant par le milieu du bord supérieur qui peut être un axe de symétrie du vitrage.
Le trou traversant 4 peut être central ainsi la ligne M passe le divise en deux parties identiques.
Comme montré en figures 1 et 2a (vue de coupe suivant M), le trou traversant est ici trou fermé (entouré par la paroi de la feuille de verre 2), donc au sein du vitrage notamment -de section trapézoïdale - comportant :
- un premier grand côté 401 ou bord longitudinal dit supérieur le plus proche de la tranche du bord longitudinal supérieur du vitrage 10-parallèle à cette tranche- de longueur d’au plus 20cm par exemple 8cm et espacé d’au moins 5cm ou 6cm de la tranche 10
- un deuxième grand côté 402 ou bord longitudinal dit inférieur (le plus éloigné de la tranche du bord longitudinal supérieur 10, proche de la zone centrale) parallèle au premier grand côté de longueur d’au plus 25cm ou 20cm et de préférence plus grande que celle du premier grand côté par exemple 14cm,
- des premiers et deuxième petits côtés 403, 404, ou bords latéraux obliques.
La hauteur (entre les grands côtés 401 402) est d’au moins 3 ou 5cm ici de 6cm.
L’autre trou peut être de même taille et de même forme. Par exemple ce sont deux trous horizontaux.
Comme montré en figures 2b et 2c, le trou traversant 4 peut être alternativement une encoche par exemple de forme trapézoïdale (figure 2b) ou rectangulaire (figure 2c) donc un trou traversant débouchant de préférence côté toit (sur le bord longitudinal supérieur 10).
Le trou traversant peut avoir des coins arrondis (figure 2b et 2c).
Le trou traversant 4 fermé ou débouchant peut être dans une autre région du pare-brise 100a ou même dans un autre vitrage du véhicule en particulier la lunette arrière.
Dans le trou traversant et éventuellement sous le trou traversant (sous la face F3) et/ou surafleurant à la face F4, est présente une pièce 9 en matière transparente (notamment verre ou vitrocéramique ou polymère) au moins à la longueur d’onde dite de travail dans l’infrarouge du LIDAR dans une gamme allant de 800nm à 1800nm, en particulier de 850nm à 1600nm, notamment 905±30nm et/ou 1550±30nm.
La pièce 9 est d’épaisseur d’au moins 0,1 mm ou 0,3mm et mieux d’au moins 0,7mm et de préférence d’au plus 3mm ou 2mm, notamment pièce de taille (largeur et/ou surface) inférieure au trou traversant.
La pièce 9 a une tranche en contact ou espacée de la paroi 401, 402 délimitant le trou traversant d’au plus 5mm, de préférence espacée et d’une distance d’au plus 2mm et même allant de 0,1 mm ou 0,3mm à 2mm.
La pièce est par exemple un verre de 0,1 à 2mm extraclair, silicosodocalcique, bombé et trempé thermiquement.
La première feuille de verre 1 et la pièce 9 peuvent être un OPTIWHITE® de 1,95mm. La pièce est alternativement un verre flexible courbé de 0,5mm ou 0,7mm extraclair et éventuellement trempé chimiquement.
Par exemple il s’agit du verre Gorilla®.
La pièce 9 a une surface principale dite de liaison 91, orientée vers la face F2 liée avec la face principale Fb.
La pièce 9 a une surface principale dite surface intérieure 92 à l’opposé de la surface de liaison 91. La surface intérieure comportant un élément antireflet à ladite longueur d’onde de travail par exemple un revêtement antireflet de silice poreuse 101.
La pièce 9 comporte, de préférence sur la surface de liaison 91, un revêtement de camouflage formant filtre sélectif 110 absorbant dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail. Il sert à masquer sensiblement le trou traversant 4. Le vitrage feuilleté présentant dans la zone du trou traversant avec le revêtement de camouflage une transmission totale d’au moins 80,0% à la longueur d’onde de travail et de préférence une transmission totale est d’au plus 1,0% ou 0,5% dans le visible à la valeur de référence dans une gamme de 400nm à 700nm.
Le revêtement de camouflage 110 comporte une matrice organique et un pigment organique, dispersé dans ladite matrice, absorbant la lumière située dans ledit domaine du visible et étant transparent à ladite longueur de travail, revêtement de camouflage d’épaisseur d’au plus 30pm. Le pigment organique représente entre 0,1 et 10% poids du revêtement de camouflage, de préférence entre 0,2 et 3% poids du revêtement de camouflage Le tableau 1 indique les valeurs de L* a* b* et d’épaisseurs et de transmission dans le visible et l’infrarouge dans trois exemples d’encre organique déposée par sérigraphie sur un verre extraclair Optiwhite de 1,85mm, encre séchée entre 120°C et 150°C pendant moins de 10 minutes.
[Table 1]
On augmente la transmission quand on réduit l’épaisseur, pour l’exemple 3 par rapport à l’exemple 2.
Le pare-brise 100a comporte en outre sur la face F2 12 une couche de masquage opaque par exemple noire 5, tel qu’une couche d’émail ou une laque, formant un cadre périphérique du parebrise (ou de la lunette) notamment le long du bord longitudinal supérieur 10 du vitrage et notamment le long du bord latéral gauche 10’ du vitrage.
Le bord externe 50 de la couche de masquage 5 le plus proche de la tranche 10 du vitrage peut être espacé de 1 ou 2mm à quelques cm de la tranche 10 (bord longitudinal). La couche de masquage opaque 5 a ici une largeur supérieure dans la zone centrale que dans les autres zones périphériques, de part et d’autre de la zone centrale. La couche de masquage 5 présente un bord (longitudinal) interne 51 dans la zone centrale du parebrise et un bord (longitudinal) interne 52 de part et d’autre de la zone centrale. Cette zone centrale étant dotée du trou fermé 4 (figure 2a) cette couche de masquage 5 comporte :
- au droit du trou 4, une première épargne suffisamment grande pour ne pas gêner les performances de l’émetteur récepteur (ou du récepteur dissocié) 7, notamment légèrement inférieure au trou traversant 4
- le cas échéant, dans la variante, au droit de l’autre trou, une deuxième épargne suffisamment grande pour ne pas gêner les performances 7 de l’émetteur dissocié, notamment légèrement inférieure à l’autre trou traversant.
La première épargne est ici de même forme trapézoïdale que le trou 4 avec deux grands côtés 501, 502 et deux petits côtés 503, 504. La première épargne peut être de préférence inférieure au trou 4 par exemple les parois 501 à 504 délimitant la première épargne dépassant d’au plus 50mm ou 10mm ou même 5mm des parois du verre 401 à 404 et même sont alignés avec la tranche de la pièce 9 afin de parfaire le camouflage vu de l’extérieur.
En variante, c’est un rectangle ou toute autre forme notamment inscrite dans la surface du trou traversant (trapézoïdale ou autre).
La couche de masquage opaque 5 est apte à masquer le boîtier 8 (plastique, métal etc) du LIDAR 7. Le boitier 8 peut être collé à la face F4 14 par une colle 6 et au toit 80. Le boitier peut être fixée à une platine 8’ montée en face F4 trouée pour laisser passer lesdits rayons IR.
Le pare-brise 100a peut comporter un ensemble de fils métalliques quasi invisibles, par exemple de 50pm qui sont mis en place dans ou sur une face de l’intercalaire de feuilletage 3 (sur toute la surface), par exemple la face Fb 32 côté face F3, en forme des
lignes droites ou non. Ces fils métalliques quasi invisibles sont ici absents au droit du trou traversant 4.
En variante le trou traversant sert pour une caméra SWIR dans l’habitacle et est par exemple d’une taille minimale de 5cm de longueur et 2cm de hauteur à une taille maximale de 25cm de longueur et 6cm de hauteur.
La figure 3 schématise en vue de coupe un pare-brise 200 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un deuxième mode de réalisation de l’invention.
Seules les différences avec le premier mode sont explicitées ci-après.
La pièce 9 est un verre flexible courbé de 0,7mm extraclair et éventuellement trempé. La première feuille de verre 1 comporte, sur la face F2 12, un autre revêtement de camouflage 110’, transparent à la longueur d’onde de travail dans l’infrarouge et absorbant dans le visible couvrant l’épargne de la couche de masquage 5 et même dépassant sur la couche de masquage. On le choisit similaire au revêtement de camouflage 110.
L’autre revêtement de camouflage 110’ est par exemple de forme identique à l’épargne. On peut élargir l’épargne (par exemple les bords 501 et 502 sont sous la face F3) et l’autre revêtement s’étend davantage pour masquer la zone entre les parois 401 , 402 du trou traversant et la tranche de la pièce 9.
Les bords du revêtement de camouflage 110’ dépassent alors éventuellement entre la face F2 12 et la face Fa 31 par exemple au maximum de 10mm ou 5mm des parois 401 à 404 délimitant le trou traversant 4.
Le revêtement de camouflage 110’ présente alternativement une autre forme que celle de la section du trou traversant donc par exemple forme rectangulaire.
Le vitrage comporte sur la face F3 13 une couche fonctionnelle 102, s’étendant sur du vitrage, électroconductrice transparente (dans le visible), de préférence chauffante, en particulier un empilement à l’argent. La couche fonctionnelle électroconductrice transparente peut comporter un empilement de couches minces comprenant au moins une couche fonctionnelle métallique comme d’argent disposée entre des couches diélectriques.
La figure 4 schématise en vue de coupe un pare-brise 300 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un troisième mode de réalisation de l’invention.
Seules les différences avec le premier mode sont explicitées ci-après.
Le pare-brise 300 comporte sur la face F3 13 une couche fonctionnelle 102, s’étendant sur du vitrage, électroconductrice transparente (dans le visible), de préférence chauffante, en particulier un empilement à l’argent. La couche fonctionnelle électroconductrice transparente peut comporter un empilement de couches minces comprenant au moins une couche fonctionnelle métallique comme d’argent disposée entre des couches diélectriques.
L’intercalaire de feuilletage 3 par exemple en deux feuillets de PVB 33,34 a un trou partiel d’intercalaire au droit du trou traversant 4 (par exemple trou complet sur le feuillet 34 côté face F3).
Le trou d’intercalaire peut être de préférence de taille identique ou plus large que le trou 4 et même éventuellement est un trou partiel fermé d’intercalaire dans l’épaisseur de l’intercalaire de feuilletage 3 délimité par une paroi d’intercalaire 301.
Le trou d’intercalaire est ici de même forme trapézoïdale que le trou 4 avec deux grands côtés et deux petits côtés. Le trou d’intercalaire peut être de préférence de taille identique ou plus large que le trou 4 par exemple les parois 301 délimitant le trou partiel d’intercalaire étant en retrait d’au plus 10mm ou 5mm des parois du verre 401 à 404. En variante, c’est un rectangle ou toute autre forme englobant la surface du trou traversant (trapézoïdale ou autre).
En variante des premier, deuxième et troisième modes de réalisations, la couche de masquage opaque 5 n’est pas élargie dans la zone centrale (passant par M).
On peut alors compléter le masquage (pour l’extérieur) dans cette zone centrale en rajoutant un autre revêtement de camouflage par exemple comme celui décrit précédemment sur la pièce 9 sur la face F2 dans la zone de trou traversant et sous la face F3.
L’autre revêtement de camouflage peut aussi être sur un élément fonctionnel disposé au sein de l’intercalaire de feuilletage par exemple en deux feuillets de PVB.
Le pare-brise par exemple peut alors comporter une couche électroconductrice athermique et/ou chauffante sur la face F2 12 s’étendant sur le vitrage (hors zone émail 5). La couche électroconductrice athermique est absente ou pourvue d’une première épargne trapézoïdale (en variante rectangulaire ou toute autre forme) au droit du trou traversant 4.
L’élément fonctionnel de masquage comporte une feuille ou support notamment polymère par exemple PET de 100pm ou UTG, transparente à la longueur d’onde de travail du LIDAR avec une première face principale côté face F2 et avec une deuxième face principale côté face F3. La première face (alternativement la deuxième face
principale 62) est porteuse dudit autre revêtement de camouflage opaque dans le visible et transparent à la longueur d’onde de travail.
En variante, la première face 61 (alternativement la deuxième face principale 62) est porteuse d’un revêtement opaque dans le visible et l’infrarouge pourvu d’une épargne trapézoïdale (en variante rectangulaire ou toute autre forme) au droit du trou traversant 4.
La figure 5 schématise en vue de coupe un pare-brise 400 selon l’invention avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un quatrième mode de réalisation de l’invention. Seules les différences avec le troisième mode sont explicitées ci-après.
Le trou d’intercalaire 3, 301 ,302 est cette fois ci traversant par exemple de largeur égale ou supérieure à la largeur du trou traversant 4. Aussi on ajoute un élément de liaison qui est de la colle (thermodurcissable par exemple) 81 ou un film thermoplastique de liaison (PVB ou non) ou pour lier la pièce 9 à la face F2 12. L’élément de liaison 81 est transparent à la longueur d’onde de travail. Il peut être d’épaisseur submillimétrique.
La colle ou le film 81 peut couvrir un peu les bords 501 , 502 de la couche opaque 5 ou est sans contact avec la couche opaque 5.
La figure 6 schématise en vue de coupe un pare-brise 500 selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un cinquième mode de réalisation de l’invention La figure 7 schématise en vue de face le pare-brise 500. Seules les différences avec le premier mode sont explicitées ci-après.
Un élément fonctionnel chauffant 60 est disposé au sein de l’intercalaire de feuilletage 3 par exemple entre deux feuillets de PVB. Il présente un bord supérieur 601 sous la zone émail 5 et un bord inférieur 602 vers le centre du pare-brise. Il s’étend de façon à couvrir la région du trou traversant 4 et déborde sous la face F3 tout en restant masqué par la couche opaque 5 hors zone trou traversant 4.
L’élément fonctionnel chauffant 60 comporte une feuille ou support polymère 60’ par exemple PET de 100pm (ou alternativement verre extraclair notamment UTG), transparente à la longueur d’onde de travail du LIDAR avec une première face principale 61 côté face F2 et avec une deuxième face principale 62 côté face F3. Le support 60’ est par exemple de forme rectangulaire avec bords longitudinaux horizontaux 601 et 602.
La deuxième face 62 (alternativement la première face principale 61 ) est porteuse d’un couche chauffante 64 par exemple de forme rectangulaire (par exemple même forme que le film 60’) en regard du trou traversant 4 formant zone de chauffage locale. La
couche chauffante 64 est en matériau transparent à au moins la longueur d’onde dite de travail dans l’infrarouge notamment en oxyde transparent conducteur.
Les bords longitudinaux horizontaux ou grands côtés 641, 643 de la couche chauffante 64 peuvent être parallèles aux grands côtés du trou traversant 4. Les petits côtés 642, 644, peuvent être parallèles aux petits côtés du trou traversant.
La zone de chauffage rectangulaire 64 est pourvue de deux amenées de courant ou premier et deuxièmes bus bars locaux (dédiés) horizontaux 65, 66 de préférence décalés du trou traversant (sous la face F3) de part et d’autre des grands côtés du trou traversant 4, alimentés en tension 67 par exemple par 15V ou 48V ou même 12V ou 24V.
On adapte à façon la longueur des bus bars de préférence égaux ou plus longs ou que les grands côtés du trou traversant 4. En cas d’un trou traversant rond ou ovale les bus bars sensiblement horizontaux peuvent être courbes pour suivre la forme du trou traversant.
On souhaite rapprocher les bus bars le plus possible pour augmenter la densité de puissance.
L’élément fonctionnel chauffant 60 peut être porteur de capteur (antenne et) d’écran électroluminescent notamment sur la face 62 coté F3 et hors zone du trou traversant. L’élément fonctionnel chauffant 60 peut servir aussi de camouflage supplémentaire en rajoutant un autre revêtement de camouflage par exemple comme celui décrit précédemment sur la pièce 9. On adapte son design, son étendue en fonction des besoins par exemple dans la zone du trou traversant qui n’est pas camouflée par le revêtement 91 (entre la pièce et la paroi 401 et 402 du trou) et/ou en face de la pièce pour renforcer si besoin le camouflage.
L’autre revêtement de camouflage peut être de préférence sur la face 61 ici à l’opposé de la couche chauffante ou en alternative même sur toute ou partie de la couche chauffante et des bus bars (de préférence sur la face 61).
En variante (figure 8), les premier et deuxième bus bars sont latéraux 65, 66 ici verticaux ou en variante obliques, parallèles aux petits côtés 403, 404 du trou traversant 4.
On peut préférer de bus bars latéraux verticaux ou obliques (parallèles par rapport aux petits côtés du trou traversant 4) car les bus bars horizontaux peuvent générer des surépaisseurs locales favorisant les distorsions.
En alternative de chauffage locale dans les configurations avec du PVB dans la zone de troutraversant, la face Fb 32 comporte un premier fil métallique chauffant, ancré à l’intercalaire de feuilletage, en regard du trou traversant 4, premier fil serpentant.
Le fil peut être aussi côté face Fa ou au sein de l’intercalaire de feuilletage.
La figure 9 schématise en vue de face un pare-brise 700 selon l’invention, avec un système de vision infrarouge tel qu’un LIDAR dans un septième mode de réalisation de l’invention. Seules les différences avec le sixième mode sont explicitées ci-après.
Par exemple le trou traversant 4 est une encoche débouchante sur la tranche 10 du bord longitudinal supérieur, de forme rectangulaire tout comme la pièce 9.
On supprime le support 60.
La couche chauffante 64 avec les bus bar obliques 65, 66 est placée sur la surface de liaison 91 de la pièce 9, sous (ou sur) le revêtement de camouflage 110. Les bus bars 65, 66 sont parallèles aux petits côtés de la pièce (et de la couche 64) ou en variante aux grands côtés de la pièce.