Dispositif en toile permettant de limiter ou supprimer la migration de particules entre deux couches
La présente invention est relative à un dispositif destiné à être intercalé entre une couche inférieure et une couche supérieure de particules disposées dans une enveloppe cylindrique, de manière à limiter ou supprimer la migration des particules entre les couches.
Ce dispositif situé à l'interface des deux milieux particulaires est poreux vis-à-vis des fluides éventuellement en circulation dans l'enveloppe. Il est conçu pour rester en contact à la fois avec les couches inférieure et supérieure même en cas de tassement de ces dernières. Il peut être utilisé dans un réacteur, un adsorbeur ou plus généralement dans toute capacité de stockage dans laquelle on veut séparer parfaitement différentes couches de particules tout en laissant la possibilité à un fluide de circuler librement. La section de ladite enveloppe peut être quelconque mais sera généralement circulaire, l'enveloppe se présentant alors sous la forme d'un cylindre d'axe vertical.
Il est fréquent dans de nombreux procédés industriels de vouloir superposer différentes couches de particules et éviter tout mélange entre ces couches. Le procédé de production d'hydrogène pur au moyen d'un PSA (Pressure Swing Adsorption = adsorbeur à variation de pression) en est un exemple typique. Les adsorbeurs utilisés dans un tel procédé se présentent généralement sous la forme de cylindres à axe vertical. De bas en haut, on pourra ainsi trouver dans l'enveloppe une entrée/sortie pour les fluides en circulation (gaz à traiter, résiduaire...), un supportage de type caillebotis par exemple, différentes couches de particules inertes facilitant la bonne répartition du gaz à travers toute la section de l'adsorbeur (billes de céramiques ou tout autre produit de formes diverses développé pour cet usage), puis, disposées les unes sur les autres, les différentes couches d'adsorbants choisis pour optimiser la séparation entre l'hydrogène et les impuretés. Si le gaz à traiter provient d'un réformage à la vapeur, on pourra alors trouver successivement de l'alumine activée, du charbon actif et plusieurs types de zéolite (5A, 13X, LiLSX...) pour arrêter successivement l'eau, les impuretés secondaires, le C02, le méthane, le monoxyde de carbone et l'azote. Au-dessus de la dernière couche d'adsorbant, on pourra à nouveau trouver des billes inertes destinées à réduire le volume mort du fond supérieur de l'adsorbeur, à faciliter la bonne distribution du
gaz, à éviter les mouvements des particules d'adsorbant... Les différentes couches que l'on va trouver ont des caractéristiques plus ou moins différentes. Elles peuvent ainsi se différencier
- par la forme : billes, selles, bâtonnets, pastilles, plaques, granulés, concassés, barillets (pastilles perforées) ...
- par les dimensions : de quelques centimètres pour les éléments de supportage à moins d'un millimètre pour certaines couches de zéolite par exemple...
- par la densité : de moins de 500 grammes par litre pour du charbon actif à plusieurs kilogrammes dans le cas de billes en acier utilisées comme éléments inertes...
- par l'état de surface allant de paroi lisse (céramique, certains adsorbants...) à paroi rugueuse (charbon actif...), voire anguleuse ou présentant des aspérités.
On notera que l'on peut vouloir séparer deux couches successives de produits identiques. Certains adsorbants (charbon actif, zéolites) peuvent par exemple être régénérés chez le fournisseur après une première utilisation au cours de laquelle ils ont été contaminés, généralement par de l'humidité. Après traitement, ils récupèrent alors la quasi-totalité de leur capacité initiale mais seront généralement utilisés par sécurité comme couche de garde sous un même adsorbant neuf ou non pollué au lieu d'être mélangés à ce dernier.
On conçoit que dans le cas du PSA H2 pris comme exemple, tout mélange de couches aurait des effets négatifs sur le procédé. Cela pourrait conduire à des bouchages partiels locaux conduisant à des défauts de répartition des fluides en circulation, à des couches d'épaisseur non uniforme, à la présence d'adsorbant dans des zones où il n'a pas lieu d'être (risque d'empoisonnement s'il se trouve plus près de l'alimentation que prévu et est mis en présence d' impuretés incompatibles avec son bon fonctionnement, risque d'inefficacité s'il se retrouve au contraire dans une zone plus proche de la sortie que prévu en présence dans ce cas d'impuretés pour lesquelles il ne présente que peu d'affinité).
Autant que faire se peut, l'Homme de l'Art utilisera une succession de matériaux particulaires qui ne peuvent se mélanger par nature. Les billes assurant le supportage des adsorbants ou des catalyseurs et la distribution des fluides en sont le meilleur exemple. Les fournisseurs ont développé des gammes de produits dont l'utilisation en couches successives évite toute possibilité de mélange y compris à la paroi.
Il convient de noter dès à présent deux points importants quand on parle de couches de matériaux particulaires :
- L'arrangement entre les particules d'une même couche dépend de la manière dont s'est fait le remplissage. Le taux de vide du lit ainsi formé est variable et pour un lit de billes de taille uniforme va pouvoir aller pratiquement par exemple de 0.34 à 0.39 alors qu'en théorie l'intervalle potentiel est encore plus important entre les empilements extrêmes géométriquement possibles. Dans le cas de populations de billes présentant une certaine dispersion sur le diamètre, ce taux de vide peut être plus faible. De même une dispersion sur le facteur de sphéricité peut conduire à des lits plus ou moins tassé. Cela se traduit directement sur la densité du lit et on parle de remplissage dense ou de remplissage lâche ou desserré dans le cas inverse. Ces effets sont bien connus et permettent en particulier de déterminer pour une population donnée la section libre à travers laquelle des particules de taille moindre peuvent se faufiler et par là descendre progressivement dans le lit. Cette approche est plus délicate dans le cas de particules de formes variées et des essais peuvent être nécessaires pour déterminer taux de vide et limite d'interpénétration.
- La paroi provoque une discontinuité dans l'arrangement des particules d'un lit. La surface de la paroi étant généralement plane, le taux de vide local est différent de celui au sein du lit. Ce taux de vide est très généralement plus important à cet endroit et se répercute sur une distance de plusieurs particules. Comme précédemment, ces effets ont été étudiés et sont connus de l'Homme de l'Art.
Ainsi, pour supporter un lit d'adsorbant constitué de billes quasiment sphériques (coefficient de sphéricité supérieur à 0.95), de 3.0 mm de diamètre moyen avec moins de 1% de billes de diamètre moindre que 2.7 mm, on pourra mettre en place au-dessus de la grille support successivement 10 cm de billes de céramique de 20mm de diamètre, puis 10 cm de billes de 10mm, enfin 10 cm de billes de 5mm. On assurera ainsi une bonne distribution des fluides en circulation et un supportage sans risque d'interpénétration, même à la paroi.
Dans les applications industrielles, on ne trouve malheureusement pas que ce cas d'école très favorable et il est souvent nécessaire de prévoir un système pour empêcher le mélange de deux populations de particules déposées l'une sur l'autre. La nécessité d'installer un tel système peut être lié aux caractéristiques physiques respectives des deux couches en contact et/ou à la mise en œuvre des matériaux.
Parmi les caractéristiques physiques, on retrouve les dimensions et les densités respectives des particules des deux couches. Il peut être nécessaire par exemple d'utiliser une première couche d'adsorbant de dimension relativement importante pour limiter les pertes
de charge suivie par une couche mince de petite dimension dans la zone frontale pour améliorer les performances du procédé. Au-delà d'un facteur 2 à 2.5 sur les dimensions, il existe un risque pour que les petites billes descendent dans la couche inférieure, en particulier dans le voisinage de la paroi. Un autre cas présentant des risques de mélange correspond à celui où la couche supérieure est constituée de particules de densité plus élevée que celles de la couche inférieure. Du fait de leur poids supérieur, les particules du haut peuvent localement écarter les particules du lit inférieur et descendre progressivement dans cette couche profitant de la mobilité relative des matériaux. Il existe également des évènements pouvant conduire à un mélange de couches apparemment stables. Il peut s'agir de chocs ou de vibrations occasionnés lors d'un transport ou par la proximité de machines. Les fluides en circulation à travers les différents lits peuvent également provoquer des mélanges que ce soit par leur vitesse élevée ou par des changements de régime. Il peut s'agir d'événements survenant en fonctionnement normal (à chaque ouverture de vannes par exemple) ou de façon accidentelle (ouverture intempestive d'une soupape...).
On notera qu'il est possible dans un certain nombre de cas de rajouter entre deux couches successives déterminées comme optimales vis-à-vis du procédé, une couche intermédiaire dont le rôle sera d'empêcher toute migration de particules. Cette couche pourra être inerte vis-à-vis du procédé ou seulement non optimale. Par exemple dans un empilage qui comprendrait une couche d'alumine activée de 2 mm de diamètre normalement surmontée par une couche de zéolite de 0.6 mm de diamètre, on intercale pour éviter les risques de migration, une couche de zéolite de 1.2 mm de diamètre de quelques centimètres pour faire tampon. Outre l'effet légèrement défavorable lié à une cinétique plus lente, cela complique le remplissage en rajoutant un nouveau matériau dont on doit soigner la mise en place vue la hauteur minimale que l'on souhaite installer.
Partant de là, un problème qui se pose est de fournir un moyen amélioré permettant de limiter ou de supprimer la migration de particules entre au moins deux couches de matériaux particulaires différents.
Une solution de la présente invention est un dispositif destiné à être intercalé entre une couche inférieure et une couche supérieure de particules disposées dans une enveloppe cylindrique, de manière à limiter ou supprimer la migration des particules entre les couches, ledit dispositif comprenant une couronne de toile présentant :
- des mailles de diamètre équivalent inférieur au diamètre équivalent des particules,
- une longueur égale au périmètre interne de la base de l'enveloppe cylindrique,
- une partie supérieure présentant une extrémité supérieure destinée à être fixée sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique, et
- un partie inférieure comprenant au moins six plis couchés identiques, chaque pli étant formés par deux arêtes se rejoignant en un point et les plis étant espacés les uns par rapport aux autres de manière à ce que la partie inférieure soit sensiblement perpendiculaire à la partie supérieure lorsque les plis couchés sont en position pliée.
Le « diamètre équivalent » d'une particule est celui de la sphère ayant la même surface spécifique, la surface spécifique étant la surface rapportée au volume de la particule considérée.
Dire que la maille de la toile est inférieure au diamètre équivalent des particules signifie en fait inférieur au plus petit des diamètres équivalents des particules des couches inférieures et supérieure. Dans le cas de dispersion des tailles de particules, on peut même souhaiter avoir une maille non plus inférieure au diamètre équivalent mais inférieure aux particules les plus petites.
On donne ici au terme « toile » un sens très général définissant un matériau souple constitué de fils et présentant des passages libres permettant la circulation d'un fluide, plus particulièrement d'un gaz. La toile sera de préférence formée à partir d'un tissu. Ici on entend de préférence par « tissu » un élément obtenu par entrelacement de fils et présentant des ouvertures régulières. La toile peut être tissée et obtenue par entrelacement de fils tendus parallèles (fils de chaîne) et de fils disposés perpendiculairement à ceux-ci (fils de trame) par un outillage adapté (navette, pince, projectile...). Il existe un grand nombre de possibilité de tissage suivant les modes d'entrecroisement des fils et les caractéristiques des fils de chaîne et de trame (maille carrée unie, carrée croisée, croisée, bridée, chevronnée...).
Les toiles couvrent un domaine assez large avec des fils dont le diamètre peut aller de l'ordre du millimètre à quelques dizaines de microns, la majorité étant comprise entre 0.5 mm et 40 microns. L'ouverture (vide) est généralement comprise entre plusieurs millimètres et une centaine de microns. Le taux de vide va quant à lui de 20 à 80%, plus fréquemment de 30 à 70%.
Dans le dispositif selon l'invention, le matériau de la couronne de toile sera choisi parmi les métaux, plus particulièrement l'acier inoxydable, les polymères, par exemple le nylon, ou plus généralement les textiles (lin, matières synthétiques diverses)...
A titre d'exemple la toile utilisée dans le cadre de l'invention peut être un tissu fait de fils d'acier inoxydable entrecroisés de 0.2 mm de diamètre avec des ouvertures de 0.45mm par 0.45mm. On pourrait utiliser des fils de diamètre plus important en utilisant des matières synthétiques tout en conservant une souplesse équivalente.
En notant que la partie inférieure de la couronne est « sensiblement » perpendiculaire à l'axe vertical de la virole, on veut signifier que l'invention s'applique même si la surface supérieure de la couche particulaire inférieure ne se présente pas sous la forme d'un disque horizontal parfait. On sait que malgré les précautions prises lors du remplissage, il y aura un dénivelé résiduel entre le point le plus haut et le point le plus bas de ladite couche. Par rapport à la hauteur moyenne, ce dénivelé peut atteindre quelques centimètres, par exemple + ou - 5cm pour une virole de 2 m de diamètre. Une toile appliquée sur cette surface va donc faire un angle légèrement différent des 90° théorique.
De même, pour les plis, si le plan de réalisation correspond à des plis régulièrement espacés avec des arêtes se rejoignant en un point, ces plis pourront en pratique présenter quelques écarts avec leur définition théorique. On parle ici de différences de quelques millimètres tant sur les dimensions respectives que sur leurs extrémités, dues aux tolérances de fabrication et à la nature du matériau (toile). Cela n'a pas d'impact sur le principe de l'invention.
Comme indiqué plus bas, le choix du nombre et des dimensions des plis dépend de plusieurs paramètres, en particulier du pourcentage de la section totale que l'on veut recouvrir par ladite couronne, de la qualité du contact entre la couronne et la virole... six plis semblent un minimum pour assurer dans des conditions acceptables la fonction d'étanchéité recherché. Généralement, on retiendra, comme expliqué par la suite, un plus grand nombre de plis.
Par ses caractéristiques le dispositif selon l'invention pourra être considéré comme un système flottant. En effet, par « système flottant » on entend un dispositif qui reste au contact des couches inférieure et supérieure même en cas de tassement des lits (par « lit » on entend « couche »)), en particulier du lit inférieur. Ce tassement au cours du temps (transport, fonctionnement...) est plus ou moins important suivant la qualité du remplissage initial des particules mais reste généralement faible. Il pourra être par exemple de l'ordre de 1 à 5 centimètres maximum pour un lit de hauteur initiale d'un mètre. De plus, ce tassement touche généralement toute la masse du matériau particulaire, ce qui fait que l'interface supérieure
de la couche sujette à ce phénomène reste approximativement horizontale. Le dispositif retenu pour réaliser la séparation, accompagnant la descente des particules sur lesquelles elle repose, reste alors en contact avec la couche inférieure qu'elle suit dans son mouvement et bien sûr avec la couche supérieure qui est toujours en appui sur elle et facilite ce contact. Un des intérêts du système flottant est que la couche de particules supérieure exerce une pression sur l'interface de la couche inférieure limitant les possibilités de mouvement des particules. On diminue ainsi les risques d'attrition et on peut généralement utiliser des vitesses plus élevées pour les fluides en circulation. C'est souvent le rôle de la couche située tout en haut de l'enveloppe pour laquelle on choisit alors un matériau de densité élevé (céramique, métal...).
Par « comprenant des plis couchés », on entend que la toile qui se présente initialement sous la forme d'une bande a été localement déformée afin de créer une pluralité de plis couchés qui restent libres de s'ouvrir ou de se fermer selon les manipulations que l'on fait subir à cette toile. Par « plis couchés » on entend des plis formés par deux arêtes et qui se retrouvent à plat en position pliée, c'est-à-dire fermée. Dans le cadre de l'invention, les plis couchés ont la particularité d'avoir deux arêtes qui se rejoignent en un point.
Le schéma 2. a représente simplement un morceau de toile 10, le coin replié 11 permettant via la coloration différente de distinguer le dessus (clair) du dessous (ombré). Le schéma 2. b montre en pointillé (12, 13) le tracé des arêtes que l'on veut effectuer. Le schéma 2.c est une vue en perspective de la toile sur laquelle le pli formé par les 2 arêtes 12 et 13 a été effectué. Le pli est alors encore partiellement ouvert. Le schéma 2.d correspond au même morceau de toile après que le pli couché ait été mis à plat, c'est-à-dire totalement rabattu. On considère que dans cette position la toile est dans une position pliée. En effet, dans un tel dispositif l'épaisseur maximale de la toile est d'approximativement 3 fois son épaisseur de base, c'est-à-dire dans le cas de l'exemple de l'ordre de 1.2 mm. On a donc des variations d'épaisseur de l'ordre du millimètre entre différents points de la toile une fois celle-ci pliée, ce qui est négligeable par exemple par rapport au défaut d'horizontalité qu'on peut trouver à la surface libre d'une couche de particules quels que soient les moyens mis en œuvre pour assurer le meilleur remplissage possible de l'enveloppe.
Un premier point important mis en évidence sur la Figure 1 est que le pliage n'est pas irréversible et que l'on peut passer facilement de la configuration l.a à la configuration l.d et
de la configuration l.d à la configuration l.a. On va dire alors que les plis sont en position dépliée l.a ou pliée l.d. On reviendra sur ce point ultérieurement.
Le deuxième point important est que le pli couché tel qu'on l'a réalisé, change très sensiblement la géométrie de la toile : il permet de changer l'orientation de la bande, d'un angle repéré x sur le schéma l.d, il conserve la longueur supérieure du dispositif puisque les dimensions 14 et 15 correspondent exactement à la longueur initiale de la bande, mais par contre du fait du pli raccourcit la longueur inférieure. On conçoit que si l'on continuait le pliage de la même manière avec une bande plus longue (morceau supplémentaire de longueur 16 représenté en pointillé sur le schéma l.d, à chaque longueur unitaire de bande 14, 15, 16 correspond en définitive une longueur 17 sensiblement plus courte.
Cela signifie en pratique qu'il est possible de prédéterminer pour une enveloppe cylindrique de diamètre intérieur donné, les dimensions d'une toile, le nombre et les dimensions des plis pour qu'un côté de la couronne de toile puisse être plaqué le long de l'enveloppe cylindrique et l'autre côté recouvrir une partie de la section de manière quasi circulaire et essentiellement horizontale sans qu'il y ait la moindre découpe à effectuer dans la toile et par là, sans risque de mélange des particules situées au-dessous et au-dessus.
Le dispositif selon l'invention permet d'assurer à la fois une étanchéité totale y compris au niveau de la paroi interne de l'enveloppe cylindrique, un contact permanent entre la couche supérieure et la couche inférieure de particules via ledit dispositif même en cas de tassement de cette dernière, la bonne distribution sur toute la section des fluides en circulation à travers les couches tout en étant de mise en œuvre facile et rapide.
Selon le cas, le dispositif selon l'invention peut présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- lorsque les plis couchés sont en position pliée, l'espace laissé au centre de la couronne forme un polygone régulier, préférentiellement de 8, 10, 12, 14, 16, 18 ou 20 côtés et encore préférentiellement de 12 ou 16 côtés ;
- les plis couchés sont séparés les uns des autres le long de la partie inférieure de la couronne de toile d'une distance sensiblement identique ; Comme déjà évoqué précédemment, par le terme « sensiblement « on veut prendre en compte les écarts entre la définition théorique et la réalisation pratique des plis, écarts dus aux tolérances admises pour la fabrication et éventuellement aux déformations dues à la souplesse du matériau. Ces écarts ne représentent que quelques millimètres ou quelques pourcents des dimensions théoriques.
- il comprend un disque d'étanchéité constitué de toile ou de grillage de diamètre inférieur ou sensiblement égal au diamètre interne de l'enveloppe cylindrique, le disque et la partie inférieure de la couronne de toile étant superposés.
Là également, par « « sensiblement « égal, on veut signifier que pour tenir compte des tolérances de construction, il peut être judicieux de retenir un diamètre de disque légèrement supérieur au diamètre de la virole, par exemple supérieur de 10mm pour un diamètre de virole de lm.
La présente invention a également pour objet une unité comprenant :
- une enveloppe cylindrique,
- une couche inférieure et une couche supérieure de particules superposées dans ladite enveloppe,
- un dispositif selon l'invention intercalé entre la couche inférieure et la couche supérieure de particules.
Selon le cas l'unité selon l'invention peut présenter une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous :
- lorsque les plis couchés sont en position pliée la partie inférieure de la couronne de toile recouvre entre 5% et 95% de la surface de la couche inférieure ;
- l'unité comprend un dispositif selon l'invention intercalé entre la couche inférieure et la couche supérieure de particules et l'ensemble disque de toile - partie inférieure de la couronne de toile recouvre la totalité de la section de l'enveloppe cylindrique ;
- l'unité comprend une grille posée sur le dispositif selon l'invention ;
- les particules sont choisies parmi les particules adsorbantes, les particules catalytiques et les particules inertes servant de support, de distribution des fluides ou de remplissage des volumes morts ;
- l'unité est un réacteur catalytique ou un adsorbeur.
La présente invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un dispositif selon l'invention, comprenant les étapes suivantes :
a) préparation d'une bande de toile présentant des mailles de diamètre équivalent inférieur au diamètre équivalent des particules et une longueur égale au périmètre interne de la base de l'enveloppe cylindrique,
b) formation d'une couronne de toile au moyen de la bande de toile en rejoignant les deux largeurs de la bande de toile,
c) compartimenter la couronne de toile en une partie supérieure et une partie inférieure d) création sur la partie inférieure d'au moins six plis couchés identiques, chaque pli étant formés par deux arêtes se rejoignant en un point et les plis étant espacés les uns par rapport aux autres de manière à ce que la partie inférieure soit sensiblement perpendiculaire à la partie supérieure lorsque les plis couchés sont en position pliée.
De préférence le nombre de plis couchés sera déterminé à l'aide d'un logiciel en rentrant notamment le diamètre interne de l'enveloppe cylindrique.
Enfin, la présente invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une unité selon l'invention, comprenant les étapes suivantes :
a) fabrication du dispositif selon l'invention,
b) fixation de l'extrémité supérieure de la partie supérieure du dispositif obtenu à l'étape a) sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique,
c) déploiement des plis couchés, élévation de la partie inférieure du dispositif obtenu à l'étape a) et maintien de ladite partie inférieure plaquée sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique,
d) introduction de particules dans l'enveloppe cylindrique de manière à former une couche inférieure de particules,
e) suppression du plaquage de la partie inférieure du dispositif obtenu à l'étape a) sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique et pliage des plis couchés de manière à ce que la partie inférieure soit sensiblement perpendiculaire à la partie supérieure, et
f) introduction de particules dans l'enveloppe cylindrique de manière à former une couche supérieure de particules au-dessus du dispositif obtenu à l'étape a).
Selon le cas, le procédé de fabrication de l'unité selon l'invention, peut présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- à l'étape c) le maintien de ladite partie inférieure plaquée sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique est réalisé au moyen de fixations temporaires choisies de préférence parmi les aimants et les adhésifs ;
- le procédé comprend entre les étapes e) et f) une étape de positionnement d'une grille sur le dispositif obtenu à l'étape a) ;
- la fixation de l'extrémité supérieure de la partie supérieure du dispositif obtenu à l'étape a) sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique est réalisée à l'aide de plats
de maintien cintrés. Notons que les « plats de maintien » peuvent aussi être appelés « fers plats ». Ils seront de préférence organisés en secteurs.
- les plats de maintien sont soudés, vissés via des gougeons fixés à l'enveloppe cylindrique et/ou collés à l'enveloppe cylindrique.
Selon une deuxième alternative, le procédé de fabrication de l'unité selon l'invention comprend les étapes suivantes :
a) fabrication du dispositif selon l'invention,
b) introduction de particules dans l'enveloppe cylindrique de manière à former une couche inférieure de particules
c) fixation de la partie supérieure du dispositif obtenu à l'étape a) sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique, d) pliage des plis couchés de manière à ce que la partie inférieure du dispositif soit sensiblement perpendiculaire à la partie supérieure du dispositif, et
e) introduction de particules dans l'enveloppe cylindrique de manière à former une couche supérieure de particules.
Selon le cas, le procédé selon cette deuxième alternative peut présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- le procédé comprend entre les étapes c) et d) une étape de positionnement d'une grille sur le dispositif obtenu à l'étape a) ;
- la fixation de l'extrémité supérieure de la partie supérieure du dispositif obtenu à l'étape a) sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique est réalisée à l'aide de plats de maintien (aussi appelés communément fer plat) sous forme de secteurs préalablement cintrés ;
- les plats de maintien sont soudés, vissés via des gougeons fixés à l'enveloppe cylindrique et/ou collés à l'enveloppe cylindrique.
- la fixation de l'extrémité supérieure de la partie supérieure du dispositif obtenu à l'étape a) est obtenu en enfilant la toile sur une pluralité de gougeons soudés sur une circonférence de la paroi interne de l'enveloppe cylindrique puis en la plaquant à la paroi de ladite enveloppe au moyen de plats de maintien serrés par des écrous.
L'invention va à présent être décrite plus en détail à l'aide des figures 2 à 7.
La figure 2 montre un dispositif selon l'invention dans une enveloppe cylindrique de rayon R. Sans compter les recouvrements éventuels du tissu, il est mis en œuvre une bande
de toile rectangulaire de longueur L= 2* Pi* R et de largeur 1= h+d, où h correspond à la hauteur de toile plaquée à la virole et d à l'épaisseur de la couronne d'étanchéité, c'est-à-dire en faisant référence aux polygones réguliers à la différence entre les apothèmes A du polygone externe et a du polygone interne, d= A-a ,d étant aussi pratiquement égal à R-r, R étant le rayon de l'enveloppe et r le rayon du polygone interne.
La géométrie retenue ici pour la partie horizontale de la toile est celle d'un hexa décagone régulier. Cela permet en utilisant 16 secteurs de se rapprocher très sensiblement d'un cercle, l'écart sur les périmètres étant de l'ordre du pourcent.
En pratique, après avoir fixé la dimension de la zone périphérique que l'on veut recouvrir par la toile (appelée aussi zone d'étanchéité à la paroi ou couronne d'étanchéité), on peut sélectionner les polygones à 8,10,12,16,20 côtés par exemple qui répondent à ce critère puis connaissant toutes leurs dimensions par simple calcul géométrique, déterminer les plis à effectuer sur un côté de la toile pour obtenir les géométries correspondantes et choisir la solution la mieux adaptée.
La figure 3 représente les vues de dessus de 2 dispositifs selon l'invention en place dans une virole (enveloppe cylindrique) de même diamètre ainsi que les règles de pliage de la bande de toile retenues pour arriver à ces configurations.
Dans le schéma 3. a, l'épaisseur de la couronne de toile est de l'ordre de 38% du rayon de la virole, dans le schéma 3.c elle représente environ 75% de ce même rayon. Dans les deux cas, le reste de la toile est plaquée à la virole et est donc normale à la section de la virole. Cette partie est représentée par le trait épais à la périphérie.
Le polygone de base retenu dans ce cas est un dodécagone régulier. Une fois la méthode de pliage retenue, et les dimensions connues, il est aisé de faire calculer et dessiner automatiquement les caractéristiques de la bande à utiliser ainsi que les dimensions et emplacements des pliures.
On remarquera que l'épaisseur de la couronne d'étanchéité du schéma 3. a pourrait être diminuée, par exemple d'un facteur 2, si l'on désire avec ce dispositif n'assurer que l'étanchéité à la périphérie. Par « étanchéité » on entend ici la suppression de la migration des particules entre les couches inférieure et supérieure de particules.
On voit d'après le schéma 3.d qu'à l'inverse, il devient délicat d'agrandir la couronne d'étanchéité au-delà de ce qui est représenté. Si on voulait aller sensiblement plus loin, les différents plis finiraient par se chevaucher créant des difficultés de mise en place et, à cause
des épaisseurs multiples de toile se recouvrant alors, des risques concernant la distribution homogène des fluides en circulations (restriction locale de section de passage devenant importante).
On n'utilisera donc pas la couronne de toile à elle seule si on veut couvrir la totalité de la section de la virole par un moyen de limitation ou de suppression de la migration des particules. La couronne de toile est adaptée pour recouvrir, en partant de la périphérie, de quelques pourcents de la surface, mettons 5% jusqu'à environ 95%. Dans ce cas, un disque d'étanchéité constitué de toile ou de grillage sera superposé à la couronne de toile. Ce disque de faible diamètre pourra passer en seul morceau par l'orifice de sortie.
Mais il convient de noter à l'inverse que la couronne de toile peut être utilisée seule dès lors que l'on recherche seulement à faire une étanchéité à la périphérie. Comme expliqué précédemment, cela peut être le cas par exemple quand la taille respective des particules des 2 couches en contact est telle qu'il ne peut y avoir de mélange loin des bords mais que l'augmentation du taux de vide au niveau de la paroi est suffisant pour permettre des infiltrations locales. La présence de vibrations peut également provoquer de petits mouvements toujours au niveau de la paroi, susceptibles de favoriser ce type d'infiltration.
Selon une variante, le dispositif selon l'invention peut donc comprendre une toile dont les mailles sont également inférieures aux dimensions des particules, en forme de disque de diamètre inférieur ou essentiellement égal à celui de l'enveloppe cylindrique, lequel disque est placé au-dessus ou au-dessous de la couronne de toile, l'ensemble disque - couronne de toile couvrant alors toute la section de l'enveloppe cylindrique.
La figure 4 représente un tel ensemble. Les repères 30 et 31 représentent une coupe de l'enveloppe cylindrique et de la partie supérieure de la couronne de toile 32 plaquée sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique. Un disque de toile 33 est disposé sur la couronne d'étanchéité afin qu'il y ait recouvrement de l'ensemble disque - couronne de toile sur toute la section de l'enveloppe cylindrique. Il pourra être intéressant pour limiter toute possibilité de déplacement ultérieur de ce disque de prévoir que ce disque présente un diamètre sensiblement égal au diamètre interne de l'enveloppe cylindrique. La détermination du recouvrement entre la couronne de toile et disque de toile est un point très important. Ce recouvrement a pour objectif d'éviter toute migration des particules. L'enveloppe étant remplie, on veut éviter la migration des particules de dessus vers le bas et/ou la migration des particules de la couche inférieure vers la couche supérieure, ce qui a été représenté sur le
schéma 5. a de la Figure 5. La couronne de toile et le disque de toile ont été volontairement espacés de façon exagérée pour montrer le cheminement des particules que l'on veut éviter. En pratique, la couronne de toile et le disque de toile étant en appui l'un sur l'autre, les possibilités d'une telle migration sont très réduites, d'autant qu'elle nécessiterait une force centrifuge ou centripète au sein des couches, ce qui est peu probable dans la majorité des applications surtout lorsqu'on s'éloigne du bord.
Cependant, on doit prendre en compte également le tassement potentiel des couches de particules au cours du temps. On voit sur le schéma 5. b que le tassement de la couche inférieure va conduire à un déplacement de la couronne de toile de telle sorte que l'augmentation de la hauteur de la partie supérieure du dispositif selon l'invention qui est plaquée sur la paroi de l'enveloppe cylindrique corresponde à la valeur du tassement. Le mouvement de la partie inférieure de la couronne de toile va être un déplacement de type centrifuge, les plis à la périphérie s'ouvrant pour retrouver la dimension initiale de la toile, c'est-à-dire celle de la circonférence de la virole. Il convient d'avoir en tête que les procédés de production ou de séparation de gaz auxquels on destine ce système de séparation nécessitent d'avoir des densités de remplissage maximales pour être performant et utilisent pour leur chargement en matériaux particulaires (catalyseurs, adsorbants...) des procédés adéquats permettant un remplissage en pluie qui conduit à ce résultat. Le tassement résiduel qui peut se produire est alors faible, de l'ordre par exemple de 0.5 à 2%. Ainsi une couche de 2 m d'épaisseur ne se tassera que de 10 à 40 mm généralement. Il conviendra de rajouter cette longueur au recouvrement minimal estimé ci-dessus. On notera que le mouvement de la toile du dispositif d'étanchéité sera généralement très lent si l'unité a été remplie correctement et opérée selon les règles de l'Art, néanmoins il convient de choisir pour les toiles de la couronne de toile et du disque de toile des matériaux dont l'aspect de surface permet un tel glissement. C'est généralement le cas en utilisant des toiles standards. On comprend aussi que le matériau de la toile d'étanchéité doit être suffisamment souple pour pouvoir se plier puis se déplier facilement.
Notons que l'unité selon l'invention peut également présenter une grille (ou un caillebotis) en appui direct sur le dispositif selon l'invention.
La Figure 6 montre un tronçon 40 d'un caillebotis mis en place par morceau au-dessus du dispositif 41 selon l'invention. Le but de cet élément est d'aider à maintenir en place la toile de la couronne de toile et à aplatir les plis. Il sera sensiblement plus rigide que la toile,
plus lourd mais comportera préférentiellement de larges ouvertures, cet équipement en lui- même n'ayant pas lieu d'être étanche aux particules. La forme peut en être quelconque à partir du moment où il recouvre une majorité de la surface de la couronne de toile et des plis qu'elle comporte. On notera que le disque de toile qui permettrait de recouvrir en totalité la section de l'enveloppe n'a pas été représenté ici.
Concernant le procédé de fabrication du dispositif selon l'invention, l'étape a) de préparation comprendra de préférence une découpe de la bande de toile. Cependant préalablement à la découpe, on aura établi le plan de fabrication du dispositif, préférentiellement en utilisant un logiciel qui permet d'effectuer automatiquement le tracé de la bande à plat (essentiellement rectangulaire), c'est-à-dire en configuration dépliée, avec l'emplacement des plis et le schéma du dispositif une fois plié, ceci simplement à partir du diamètre interne de la virole, du choix du polygone régulier que l'on veut obtenir, préférentiellement un dodécagone ou un hexa décagone, et de la dimension initiale de la couronne de toile.
Par essentiellement, on veut signifier que la toile n'a pas à être absolument rectangulaire au sens strict géométrique mais qu'elle peut présenter de petits écarts de quelques pourcents sur cette géométrie idéale que ce soit sur les dimensions ou les angles. Concernant la longueur, selon le mode de fixation de la toile à la virole, il peut être opportun de laisser un recouvrement de quelques centimètres aux extrémités. Les plis marqués préalablement sur la toile sont effectués ensuite avec l'aide d'un gabarit et/ou d'un outillage adapté. Les plis couchés ainsi faits ne sont pas maintenus fixés à plat en position pliée par un procédé quelconque (collage, soudure...) mais au contraire laissés libre de leur mouvement.
Suivant un mode de réalisation particulier, le procédé de fabrication de l'unité selon l'invention comprend également une étape où l'on fixe sur le bord non plié de la toile une pluralité de plats de maintien (N> ou = 1), préalablement cintrés au dimension de la virole. La méthode la plus courante consiste à coincer ce bord en sandwich entre deux plats identiques de part et d'autre de la toile. En pratique, cette étape permet de manipuler plus facilement la toile, de faciliter sa mise en place dans la virole tout en ayant un dispositif de volume restreint que l'on peut rentrer dans l'enveloppe par une ouverture réduite telle une tubulure de sortie des fluides ou un trou d'homme. 4 à 6 plats de maintien -qui seront généralement doublés pour réaliser le sandwich décrit plus haut-constituent un bon compromis entre manutention et fixation.
Suivant un autre mode de réalisation, une pluralité de gougeons sont soudés tout au long d'une circonférence de la virole, à la hauteur prévue pour fixer la couronne. Le nombre de gougeons dépend essentiellement du diamètre de l'enveloppe. Ils seront régulièrement espacés par exemple de 50 à 200 mm. La couronne qui comporte alors des trous correspondant est mise en place en utilisant ces gougeons comme support. On place de la même manière les secteurs de plats de maintien préalablement cintrés puis on serre le tout à l'aide d'écrous. Rondelles et joints nécessaire pour réaliser l'étanchéité font partie du système.
Suivant un mode de réalisation complémentaire, le procédé comprend ensuite
- la fixation de l'extrémité supérieure de la partie supérieure du dispositif selon l'invention sur toute sa longueur à la paroi interne de l'enveloppe cylindrique, puis
- le déploiement des plis couchés, l'élévation de la partie inférieure du dispositif selon l'invention et le maintien de ladite partie inférieure plaquée sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique.
De la sorte, toute la toile étant contre la paroi, la section de la virole est essentiellement libre et va permettre d'effectuer un remplissage très efficace, les particules tombant en pluie grâce à un procédé de remplissage adéquat, ne rencontrant pas d'obstacle dans leur chute.
Une fois l'enveloppe cylindrique remplie par les particules formant la couche inférieure jusqu'au niveau préalablement déterminée, on supprime le plaquage de la partie inférieure du dispositif selon l'invention sur la paroi interne de l'enveloppe cylindrique et on procède au pliage des plis couchés de manière à ce que la partie inférieure soit sensiblement perpendiculaire à la partie supérieure.
On peut alors continuer le remplissage de l'enveloppe avec le matériau particulaire venant au-dessus de la couche déjà mise en place, ce nouveau matériau reposant directement sur le dispositif selon l'invention.
Comme expliqué précédemment selon une deuxième alternative le dispositif selon l'invention pourra être introduit après l'introduction de la première couche particulaire dans l'enveloppe cylindrique.
On notera que le procédé de réalisation autorise des variantes qui ne change pas le principe même de l'invention.
Ainsi, suivant le mode de réalisation le plus commun, le niveau supérieur de la couche inférieure de particules se situe en dessous de l'emplacement correspondant à la fixation de la couronne sur la virole. La partie supérieure de la couronne s'étend alors vers le bas, de son point de fixation jusqu'au niveau de la couche. Il est cependant possible d'avoir le niveau supérieur de la couche de particules au-dessus dudit point de fixation. La partie de la couronne plaquée à la virole se situe alors au-dessus de son point de fixation. Ce sont les particules de la couche inférieure qui la maintiennent en appui sur la paroi. Bien que le terme de "partie supérieure de la couronne " ne soit plus alors adapté à l'implantation, on a conservé ce terme par souci de simplification, sachant qu'il correspond au cas de base. De même pour la partie inférieure qui, quelle que soit la configuration, désigne la partie comportant des plis.
Il est également possible de créer à l'origine un pli sur la toile, faisant le tour de l'enveloppe, pour donner de l'élasticité à la partie de la couronne en contact avec la paroi de la virole. Cela peut permettre de compenser au moins en partie le tassement de la couche inférieure sans nécessiter un mouvement de la partie centrale de la toile.
L'invention concerne plus particulièrement les procédés de production ou d'épuration de gaz mettant en œuvre des enveloppes cylindriques, ces enveloppes étant essentiellement des réacteurs catalytiques ou des adsorbeurs.
Par adsorbeurs, on entend des dispositifs mettant en œuvre des procédés d'adsorption. On distingue les adsorbeurs TSA des adsorbeurs PSA.
Les cycles d'adsorption diffèrent en premier lieu par la façon dont l'adsorbant est régénéré. Si la régénération se fait essentiellement par augmentation de la température, il s'agit d'un procédé TSA (Température Swing Adsorption = adsorption avec variation de température). Si par contre, la régénération s'effectue par baisse de la pression, il s'agit d'un procédé PSA (Pressure Swing Adsorption = adsorption à pression modulée); De façon générale, on désigne par les termes PSA tout procédé d'épuration ou de séparation de gaz mettant en œuvre une variation cyclique de la pression que voit l'adsorbant entre une pression haute, dite pression d'adsorption, et une pression basse, dite pression de régénération. Ainsi, cette appellation générique de PSA est employée indifféremment pour désigner les procédés cycliques suivants, auxquels il est aussi courant de donner des noms plus spécifiques en fonction des niveaux de pression mis en jeu ou du temps nécessaire à un adsorbeur pour revenir à son point initial (temps de cycle): - Les procédés VSA dans lesquels l'adsorption s'effectue sensiblement à la pression atmosphérique, préférentiellement entre 0.95 et 1.25 bar abs et la pression de
désorption est inférieure à la pression atmosphérique, typiquement de 50 à 400 mbar abs ; - Les procédés MPSA ou VPSA dans lesquels l'adsorption s'effectue à une pression haute supérieure à la pression atmosphérique, typiquement entre 1.35 et 6 bar abs, et la désorption à une pression basse inférieure à la pression atmosphérique, généralement comprise entre 200 et 650 mbar abs ; - Les procédés PSA proprement dits dans lesquels la pression haute est sensiblement supérieure à la pression atmosphérique, typiquement entre 3 et 50 bar abs et la pression basse sensiblement égale ou supérieure à la pression atmosphérique, généralement entre 1 et 9 bar abs ; - Les procédés RPSA (Rapid PSA) pour lesquels la durée du cycle de pression est typiquement inférieure à la minute - Les procédés URPSA (Ultra Rapid PSA) pour lesquels la durée du cycle de pression est de l'ordre de quelques secondes maximum. Il convient de noter que ces diverses appellations ne sont pas standardisées et qu'en particulier les limites indiquées sont sujettes à variation selon les auteurs.) La grande majorité des procédés par adsorption mettent en jeu plusieurs lits de particules, que ce soient des particules inertes (support...) ou des adsorbants, et il y a généralement lieu de séparer par un système adéquat au moins deux couches successives.
Plus particulièrement, on appliquera l'invention au procédé de production d'oxygène à partir d'air atmosphérique par adsorption à modulation de pression comportant une pluralité N d'adsorbeurs (N> ou = 1) cylindriques à axe vertical mettant en œuvre dans chacun de ses adsorbeurs au moins un dispositif selon l'invention, ce dispositif se trouvant entre un lit de support inerte et la première couche adsorbante destinée essentiellement à arrêter l'humidité atmosphérique ( gel de silice, alumine activée, zéolite de type X..) et/ou entre deux couches successives d'adsorbants ( par exemple Alumine Activée et LiLSX...) et/ou entre la couche supérieure d'adsorbant et un matériau de remplissage du fond supérieur ( par exemple entre LILSX et billes de céramiques).
L'humidité et le C02 contenus dans l'air atmosphérique sont des poisons pour les zéolites utilisées dans cette application et ceci d'autant plus que cette zéolite est performante pour le séparation 02/N2. Il convient de mettre en place les charges adsorbantes rapidement afin de minimiser leur contact avec l'atmosphère. Le dispositif selon l'invention répond parfaitement à cette contrainte.
Un adsorbeur d'une telle unité va être décrit à présent avec plus de détails sur le choix des matériaux utilisés, leurs dimensions et leur mise en place. Si les plus grosses unités de production d'oxygène, par exemple au-delà de 100 tonnes 02 par jour, mettent en œuvre des
adsorbeurs radiaux, les unités de taille moyenne, par exemple entre 20 et 100 tonnes par jour, utilisent en remplacement d'un adsorbeur unique plus gros, des petits ensembles d'adsorbeurs cylindriques à axe vertical de petites ou moyennes dimensions et fonctionnant en parallèle. On parle alors de grappes (ou de groupes), l'élément de base étant appelé alors module. Dans le cas de notre exemple, les modules utilisés sont tous identiques avec une virole cylindrique de diamètre externe 2100 mm et une hauteur de 1300 mm. L'unité prise comme exemple est alors une unité de taille moyenne dont chaque adsorbeur (au sens procédé du cycle) est constitué par une grappe de 3 modules. La production oxygène va d'environ 33 à un peu plus de 40t/j suivant la pureté recherchée (de 90 à 93.5% mole) et les machines retenues.
On va s'attacher au dispositif selon l'invention mis en œuvre dans un de ses modules et plus particulièrement à celui installé entre la couche support inférieure et la couche de dessiccant. La couche support consiste en des billes inertes de diamètre relativement important (environlOmm) afin de créer un minimum de pertes de charge en particulier lors du pompage sous vide pendant la phase de régénération. A l'inverse, les dimensions des particules du dessiccant sont faibles pour que la cinétique d'adsorption soit suffisamment élevée et adaptée à la durée des cycles largement inférieure à la minute. L'adsorbant est choisi en fonction des conditions du site (pollution, température...). Ici, il s'agit de billes d'alumine activée de 2mm de diamètre. Il y a donc des possibilités d'interpénétration des deux couches et en particulier, le risque est très élevé à la paroi. L'étanchéité à la paroi est donc réalisée via le dispositif décrit et faisant l'objet principal de l'invention.
Compte tenu de l'épaisseur de la virole (10 mm) et de la circonférence intérieure mesurée (6535 mm), afin d'assurer le recouvrement des largeurs lorsque les deux largeurs de la bande de toile vont se rejoindre pour former une couronne de toile, on retient comme longueur de la bande de toile 6600 mm. La largeur retenue est de 500mm sachant que 100 mm environ correspondront à la partie supérieure de la bande qui sera plaquée à la virole et 400 mm environ correspondront à la partie inférieure de la bande qui présentera les plis couchés.
La toile retenue est un tissu métallique formé par des fils en acier inox de 0.2 mm de diamètre. L'ouverture retenue est de 0.45 par 0.45 mm non seulement largement inférieure aux dimensions de l'alumine activée mais évitant aussi tout risque de bouchage. Sur la partie
inférieure de la bande de toile on va réaliser 12 pliures régulièrement espacées (au recouvrement des extrémités près).
Chaque pliure élémentaire peut se faire à l'aide d'un gabarit en forme d'équerre dont la base a été calculée à partir des dimensions du polygone régulier que l'on veut obtenir après pliage. Si l'on raisonne en première approche sur des circonférences en assimilant les polygones réguliers à des cercles, ce qui est exact à quelques pourcents près et ce d'autant qu'on choisit un polygone avec de nombreux côtés, il faudrait une base pour chaque pli de 105 mm pour retirer 210 mm en rabattant chaque pli, soit en pratiquant cela 12 fois en retirant l'équivalent de 2520 mm à la longueur de la bande. Une circonférence de longueur restante de 4015 mm (6535-2520) correspond à un cercle de diamètre d'environ 1280 mm, ce que l'on recherchait. En pratique, pour la géométrie exacte envisagée, un calcul plus précis donnait une base de 107 mm.
Sur la partie supérieure non plissée de la bande, on soude de chaque côté un plat de maintien de 3 mm d'épaisseur et de 25mm de large cintré aux dimensions de la virole et découpé en 4 secteurs identiques de 1634 mm de long. La couronne repliée est rentrée dans la virole et soudée via les plats de maintien sur une bande renfort de 3mm d'épaisseur et 50 mm de large elle-même soudée préalablement à la virole à la hauteur adéquate. Une soudure d'étanchéité termine la fixation. Pendant cette étape, les plis sont déployés et la couronne de toile a la forme d'un cylindre épousant la géométrie de la virole.
Le schéma 7. a de la Figure 7 représente en coupe la couronne de toile dans cette position avec comme repères 50 la virole, 51 le renfort soudé sur la paroi de la virole 52 la toile, 53 et 54 les plats fixés à la toile, le plat extérieur étant lui-même soudé au renfort 51 et 55 la soudure d'étanchéité circulaire. Toutes ces étapes sont faites en atelier. Le remplissage dans le cas de l'exemple s'est fait également en atelier et les modules ont été transportés pleins. Le remplissage pourrait se faire éventuellement sur site mais ce n'est pas ici la solution retenue.
Avant de procéder au remplissage, la partie inférieure de la couronne 52 est repliée sur la paroi comme représentée sur le schéma 8. b et maintenue en place par des aimants 56 qui tiennent à l'acier carbone de la virole. Les billes support sont disposées jusqu'à la hauteur prévue. On met alors en place en le déroulant un disque de diamètre 2000 mm entré sous forme d'un rouleau. La toile utilisée pour le disque est la même que la toile du dispositif d'étanchéité, à savoir un tissu fait de fils de 0.2mm de diamètre avec des ouvertures de 0.45 mm par 0.45 mm. On enlève alors les aimants et la toile est déployée à la périphérie de la
virole, sur le disque que l'on vient de mettre en place. Pour bien maintenir les plis à plat, on a choisi d'installer par-dessus une grille formée au moyen de fils métalliques de 2 mm de diamètre avec des ouvertures de 10mm par 10mm préalablement scindées en morceaux passant par l'ouverture supérieure. Ensuite il n'y a plus qu'à remplir la virole avec l'alumine activée et continuer selon la même procédure.
Il convient de noter que les caractéristiques citées ici pour les différents équipements ne sont données qu'à titre d'exemple et que suivant les applications on pourra utiliser d'autres matériaux. L'idée principale est d'utiliser une couronne de toile dont une extrémité est fixée à la virole tandis qu'une partie va être repliée vers l'intérieur de manière géométriquement étudiée pour être en définitive horizontale sans qu'il y ait la moindre découpe à faire et obtenir ainsi un dispositif à la fois parfaitement étanche et essentiellement plat. Si on ne fait pas au préalable les plis adéquats, et que l'on replie sans procédure précise le tissu, on obtient une surface quelconque avec plusieurs plissements se chevauchant et la possibilité de créer des "tunnels” par lesquels des particules pourront circuler et passer d'une couche dans l'autre.
Comme on l'a déjà dit plus haut, on limite la portée de l'invention aux enveloppes cylindriques qui constituent la très grande majorité des enveloppes utilisées en particulier dans les procédés chimiques ou pétrochimiques. Si nécessaire, on pourrait adapter cette invention à d'autres géométries en déterminant un pliage plus adéquat.