DISPOSITIF DE COMMANDE MANUELLE D'UNE FONCTION, À TIGE DE
COMMANDE ROTATIVE
L'invention concerne les dispositifs de commande manuelle qui permettent à leurs usagers de commander manuellement le fonctionnement au moins partiel d'au moins un organe d'un système.
Comme le sait l'homme de l'art, de nombreux types de dispositif de commande manuelle ont déjà été proposés. Ainsi, il existe des dispositifs de commande manuelle agencés sous la forme d'une molette, d'un bouton rotatif, d'un bouton poussoir (éventuellement « touch-latch »), d'un curseur (ou réglette), ou d'une touche sensitive (ou digitale).
L'invention a notamment pour but de proposer un dispositif de commande manuelle d'un type nouveau, donnant à son usager une impression de qualité, notamment du fait du « rendu tactile », et en permettant un débattement entre la commande et son support.
Elle propose notamment à cet effet un dispositif de commande manuelle, destiné à commander au moins une fonction assurée par au moins un organe d'un système, et comprenant :
- une tige principale propre à être montée à rotation par rapport à un support et comprenant une partie avant propre à commander la fonction, et
- une tige secondaire propre à être montée à translation par rapport au support, sous et contre la partie avant suivant une direction sensiblement perpendiculaire à cette dernière, et sous une force de rappel élastique, afin qu'un usager ait une impression d'enfoncement amorti lorsque l'un de ses doigts exerce une pression sur la partie avant pour commander la fonction.
Ainsi, la tige principale assure la commande d'une fonction par enfoncement amorti, tout en ressemblant à une espèce de « touche de piano ».
L'utilisation d'une tige principale montée à rotation permet un débattement entre la commande et son support. Ce débattement permet à un usager de bien percevoir l'activation d'une commande, y compris ci-celui
effectue une autre tâche en même temps, comme par exemple la conduite d'un véhicule.
Par ailleurs, l'utilisation d'une tige principale montée à rotation permet aussi de disposer d'une commande d'une taille importante à la surface du 5 support sans pour autant occuper une place importante au niveau de ce support. Ceci permet avantageusement de faciliter l'implantation de telles commandes sur un support.
Le dispositif de commande selon l'invention peut comporter d'autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et ) notamment :
- sa tige principale peut présenter une partie intermédiaire, interconnectant la partie avant à une partie arrière opposée, et de forme longiligne. Dans ce cas, la partie avant est désorientée par rapport à cette partie intermédiaire ;
- la partie arrière de la tige principale peut être montée à rotation par rapport 5 à la structure. En variante, c'est la partie intermédiaire de la tige principale qui peut être montée à rotation sur la structure ;
- dans un premier mode de réalisation, il peut comprendre un circuit électronique, d'une part, comprenant des moyens d'interaction, destinés à être installés sous une première extrémité de la tige secondaire, opposée à
) la partie avant, et, d'autre part, agencé pour délivrer un signal de commande de la fonction en cas d'interaction de cette première extrémité avec les moyens d'interaction consécutivement à une translation de la tige secondaire induite par l'exercice d'une pression sur la partie avant ;
les moyens d'interaction peuvent comprendre un bouton poussoir à deux 5 états, propre à passer d'un état à l'autre chaque fois qu'il subit une pression de la première extrémité de la tige secondaire ;
en variante, la première extrémité de la tige secondaire peut être munie d'un contact métallique. Dans ce cas, les moyens d'interaction comprennent deux zones de contact électrique propres à être
) interconnectées par la première extrémité pour permettre la circulation d'un courant lorsque cette dernière est translatée vers elles ;
- dans un second mode de réalisation, la partie avant de la tige principale
peut comprendre des moyens de détection sensitifs propres à délivrer un signal de commande de la fonction lorsque le doigt d'un usager exerce une pression sur eux ;
- la tige secondaire peut être en partie logée dans la partie évidée d'un 5 ressort spirale.
L'invention propose également une planche de bord destinée à équiper un véhicule, et comprenant au moins un dispositif de commande manuelle du type de celui présenté ci-avant.
L'invention propose également un véhicule, éventuellement de type ) automobile, et comprenant une planche de bord du type de celle présentée ci- avant.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés (obtenus pour certains en CAO/DAO, d'où le caractère apparemment discontinu de 5 certaines lignes et la présence de niveaux de gris), sur lesquels :
- la figure 1 illustre schématiquement, dans une vue en perspective du côté avant, une planche de bord de véhicule équipée d'un exemple de réalisation d'un dispositif de commande manuelle selon l'invention, et
- la figure 2 illustre schématiquement, dans une vue en perspective de côté, ) le dispositif de commande manuelle de la figure 1 .
L'invention a notamment pour but de proposer un dispositif de commande manuelle D destiné à permettre à son usager de commander manuellement par pression le fonctionnement au moins partiel d'au moins un organe d'un système.
5 On considère dans ce qui suit, à titre d'exemple non limitatif, que le système est un véhicule automobile, comme par exemple une voiture. Mais l'invention n'est pas limitée à ce type de système. Elle concerne en effet tout type de système comprenant au moins un organe pouvant être commandé au moins partiellement par au moins un dispositif de commande manuelle. Ainsi,
) elle concerne tout véhicule, quel qu'en soit le type (terrestre, maritime (ou fluvial), ou aérien), les équipements électroménagers, les bâtiments, et les installations (éventuellement de type industriel).
Par ailleurs, on considère dans ce qui suit, à titre d'exemple non limitatif, que le dispositif de commande manuelle D est destiné à faire partie d'une planche de bord PB du véhicule. Mais l'invention n'est pas limitée à cette application. En effet, au sein d'un véhicule un dispositif de commande
5 manuelle D peut faire partie d'un autre équipement, et notamment d'une console centrale ou d'un plafonnier ou encore d'un accoudoir.
Enfin, on considère dans ce qui suit, à titre d'exemple non limitatif, que le dispositif de commande manuelle D est destiné à commander au moins partiellement au moins une fonction d'une installation de chauffage/
) climatisation du véhicule. Mais l'invention n'est pas limitée à la commande de ce type de fonction. Elle concerne en effet toute commande manuelle du fonctionnement au moins partiel d'au moins un organe d'un système.
On a schématiquement représenté sur les figures 1 et 2 une planche de bord PB d'un véhicule, équipée de plusieurs dispositifs de commande
5 manuelle D selon l'invention.
Comme illustré non limitativement sur les figures 1 et 2, un dispositif de commande manuelle D, selon l'invention, comprend au moins une tige principale TP et une tige secondaire TS.
La tige principale TP est propre à être montée à rotation par rapport à
) un support (ici une planche de bord PB) et comprend une partie avant PV, propre à commander une fonction lorsqu'elle fait l'objet d'une pression par l'un des doigts d'un usager, et une partie arrière PR, opposée à cette partie avant PV mais couplée à elle (PV) via une partie intermédiaire Pl.
Dans ce qui précède et ce qui suit, les notions « d'avant » et
5 « d'arrière » désignent des orientations par rapport à la façade avant de la planche de bord PB, qui est orientée vers les passagers du véhicule. Par conséquent, une partie avant d'un élément (ou constituant) est située à proximité de la façade avant, tandis qu'une partie arrière de ce même élément est opposée à la partie avant de ce dernier et donc éloignée de la façade
) avant.
Par exemple, et comme illustré non limitativement sur les figures 1 et 2, la partie avant PV peut être désorientée par rapport à la partie intermédiaire Pl. Cette désorientation peut être destinée à faciliter l'appui d'un doigt, ainsi
qu'éventuellement à assurer une fonction esthétique. La valeur de cette désorientation peut, comme dans l'exemple non limitatif illustré sur les figures 1 et 2, dépendre de la courbure de la planche de bord PB dans la zone d'implantation du dispositif (de commande manuelle) D. Par conséquent, cette
5 désorientation peut varier d'une zone d'implantation à une autre. De même, la forme et les dimensions de la tige principale TP peuvent varier d'une zone d'implantation à une autre. Ainsi, dans l'exemple non limitatif illustré sur les figures 1 et 2, la partie intermédiaire PI, qui interconnecte les parties avant PV et arrière PR présente une forme longiligne. Mais cela n'est pas obligatoire.
) Elle pourrait en effet être curviligne.
La tige secondaire TS est propre à être montée à translation par rapport au support PB, sous et contre la partie avant PV suivant une direction qui est sensiblement perpendiculaire à cette dernière (PV), et sous une force de rappel élastique, afin qu'un usager ait une impression d'enfoncement
5 amorti lorsque l'un de ses doigts exerce une pression sur la partie avant PV pour commander la fonction associée.
La tige principale TP constitue avantageusement une espèce de « touche de piano » dont l'enfoncement amorti (par la force de rappel élastique) assure la commande d'une fonction. Cela confère en outre un effet
) esthétique au dispositif D.
On notera que la force de rappel élastique peut être assurée par différents moyens pouvant être implantés dans différents endroits du dispositif D. Ainsi, on peut utiliser un ressort spirale ou une lame métallique placée sous contrainte. Par exemple, la tige secondaire TS peut être en partie logée
5 dans la partie évidée d'un ressort spirale. Dans ce cas, lorsqu'un doigt appuie sur la partie avant PV (initialement dans une position de repos), cette dernière (PV) vient compresser le ressort spirale, ce qui tend à la repousser automatiquement vers sa position de repos une fois que la fonction a été commandée et que le doigt a relâché sa pression. Ce ressort spirale est par
) exemple masqué par un cache CR déformable placé sous la partie avant PV et traversé par la tige secondaire TS. Ce cache CR peut être réalisé dans un matériau synthétique (éventuellement tissé) ou dans un matériau naturel (comme par exemple du cuir).
En variante, le ressort spirale (ou la lame métallique) peut être placé(e) sous la partie intermédiaire PI de la tige principale TP, en un endroit choisi, ou bien accroché à une face supérieure de la tige principale TP (dans une zone non visible) et à une partie interne de la planche de bord PB logeant
5 notamment la partie arrière PR de la tige principale TP et une sous-partie de la partie intermédiaire PI de la tige principale TP.
Comme illustré non limitativement sur les figures 1 et 2, la partie arrière PR de la tige principale TP peut être montée à rotation par rapport à la structure ou support (ici une planche de bord PB). Dans l'exemple illustré, la
) partie arrière PR présente une forme générale en L et une extrémité (opposée à la partie intermédiaire PI) montée à rotation sur un axe AR qui est solidarisé à une partie interne de la planche de bord PB. On notera que dans l'exemple non limitatif illustré sur les figures 1 et 2 l'axe AR sert d'élément de solidarisation à rotation pour plusieurs parties arrière PR appartenant
5 respectivement à plusieurs dispositifs D. Mais cela n'est pas obligatoire. En effet, chaque dispositif D pourrait comporter son propre axe de rotation, faisant éventuellement partie intégrante de sa tige principale TP. De même, il n'est pas obligatoire que la partie arrière PR de la tige principale TP présente une forme générale en L. En effet, elle pourrait être sensiblement rectiligne ou
) légèrement curviligne.
Dans une variante de réalisation non illustrée, la partie intermédiaire PI de la tige principale TP pourrait être montée à rotation sur la structure (ici une planche de bord PB).
La commande de la fonction peut se faire de différentes manières.
5 Ainsi, le dispositif D peut, par exemple et comme illustré non limitativement sur la figure 2, comprendre un circuit électronique CE installé sur une partie interne de la planche de bord PB et masqué par l'éventuel cache CR, et comportant des moyens d'interaction Ml destinés à être installés sous une première extrémité de la tige secondaire TS, opposée à la partie
) avant PV de la tige principale TP. Dans ce cas, le circuit électronique CE est agencé pour délivrer un signal de commande de la fonction en cas d'interaction de cette première extrémité avec les moyens d'interaction Ml, consécutivement à une translation de la tige secondaire TS induite par
l'exercice d'une pression sur la partie avant PV de la tige principale TP.
Par exemple, les moyens d'interaction Ml peuvent comprendre un bouton poussoir à deux états, propre à passer d'un état à l'autre chaque fois qu'il subit une pression de la première extrémité de la tige secondaire TS. On
5 notera que ce bouton poussoir peut être éventuellement de type touch-latch.
En variante, la première extrémité de la tige secondaire TS peut être munie d'un contact métallique, et les moyens d'interaction Ml peuvent comprendre deux zones de contact électrique propres à être interconnectées par la première extrémité de la tige secondaire TS pour permettre la
) circulation d'un courant lorsque cette dernière est translatée vers elles. Dans ce cas, lorsque les deux zones de contact électrique sont interconnectées les moyens d'interaction Ml sont dans un premier état (« fermé ») et génèrent par exemple un premier signal de commande de la fonction, et lorsque les deux zones de contact électrique ne sont pas interconnectées les moyens
5 d'interaction Ml sont dans un second état (« ouvert ») et génèrent, par exemple, un second signal de commande de la fonction (différente du premier) ou bien aucun signal.
Dans une variante de réalisation non illustrée, la partie avant PV de la tige principale TP peut comprendre des moyens de détection sensitifs (ou de
) type digital), propres à délivrer un signal de commande de la fonction lorsqu'un doigt exerce une pression sur eux. Dans ce cas, on prévoit deux câbles d'alimentation électrique pour permettre le fonctionnement des moyens de détection et un câble pour le transport du signal de commande. Ces câbles électriques peuvent, par exemple, passer dans une rainure de la partie
5 intermédiaire PI de la tige principale TP.