Module photovoltaïque à liaisons mécaniques et électriques améliorées.
La présente invention concerne un dispositif de module photovoltaïque. L'invention concerne aussi un ensemble de modules photovoltaïques.
Il est connu de réaliser des modules photovoltaïques en connectant électriquement plusieurs cellules photovoltaïques les unes aux autres. Les modules sont connectés entre eux en série ou en parallèle par l'intermédiaire de câbles équipés de connecteurs standards. Il existe de nombreux types de connecteurs standards. La connexion par câble permet d'établir une connexion électrique entre les modules et permet de par sa flexibilité une bonne compensation des défauts d'alignement et des éventuelles dilatations différentielles que l'on peut observer en particulier sur les toitures. Un dispositif de module photovoltaïque 50 connu de l'art antérieur est décrit ci- après en référence à la figure 1 . Le dispositif de module photovoltaïque comprend un module photovoltaïque 51 proprement dit, un boîtier de connexion 52 duquel sortent des câbles de connexion 53 et 55 aux extrémités desquels se trouvent des connecteurs 54 et 56.
Avec de tels dispositifs de modules, il est possible de réaliser un ensemble 60 représenté à la figure 2 et dans lequel des dispositifs de modules 50 sont montés en série dans deux boucles 62 et 61 . Les dispositifs de modules sont reliés les uns aux autres via les câbles de connexion 53 et 55 et via les connecteurs 54 et 56.
En plus des aspects coût et difficulté de mise en œuvre, les câbles présentent un risque de défaillance important. En effet le câble est par nature fragile et il est courant de voir des câbles endommagés sur les chantiers. De plus, le passage des câbles nécessite souvent une infrastructure particulière type chemin de câble.
Le but de l'invention est de fournir un module photovoltaïque permettant de remédier aux problèmes évoqués précédemment et améliorant les modules photovoltaïques connus de l'art antérieur. En particulier, l'invention propose un module photovoltaïque permettant une installation rapide, aisée, fiable et économique d'un ensemble de modules interconnectés.
Un dispositif selon l'invention est défini par la revendication 1 . Différents modes de réalisation du dispositif sont définis par les revendications 2 à 16.
Un ensemble selon l'invention est défini par la revendication 17. Un élément de connexion selon l'invention est défini par la revendication 18.
Différents modes de réalisation de l'élément de connexion sont définis par les revendications 19 à 20. Les dessins annexés représentent, à titre d'exemples, plusieurs modes de réalisation d'un module photovoltaïque selon l'invention.
La figure 1 est une vue en perspective d'un module photovoltaïque connu de l'art antérieur.
La figure 2 est une vue schématique d'un ensemble de modules photovoltaïques connus de l'art antérieur et interconnectés.
La figure 3 est une vue schématique d'un mode de réalisation d'un module photovoltaïque selon l'invention.
La figure 4 est une vue schématique d'un ensemble de modules photovoltaïques selon l'invention et interconnectés.
Les figures 5 à 7 représentent les étapes d'un procédé de montage d'un tel ensemble, les modules présentant un premier mode de réalisation d'éléments de connexion.
La figure 8 représente un deuxième mode de réalisation d'éléments de connexion.
La figure 9 représente un troisième mode de réalisation d'un élément de connexion.
La figure 10 représente un mode de réalisation d'un dispositif de module photovoltaïque illustrant un deuxième aspect de l'invention.
Un premier mode de réalisation d'un dispositif de module photovoltaïque 1 est décrit ci-après en référence aux figures 3 et 5. Il comprend un module photovoltaïque 4 et un élément 2 de connexion électrique de premier type. L'élément de connexion de premier type comprend un connecteur électrique 24, 25 de premier type, par exemple un connecteur mâle, et un premier élément 23, 26 de liaison mécanique du module photovoltaïque au connecteur électrique de premier type. Par « élément de liaison mécanique », on entend tout élément de liaison mécanique rigide ou semi-rigide. La rigidité de cette liaison est suffisante pour permettre d'enficher ou d'encliqueter le connecteur électrique de premier type dans un élément complémentaire, comme un connecteur électrique de deuxième type, sans exercer d'action mécanique directement sur le connecteur électrique de premier type, de préférence en exerçant une action mécanique sur le module photovoltaïque 4. En particulier, cette rigidité est telle que sous l'effort d'enfichage, des premier et deuxième connecteurs, le connecteur de premier type se déplace de moins de 5 mm, de
préférence de moins de 2 mm. Un fil électrique ou câble électrique tel que connu de l'art antérieur ne constitue pas un élément de liaison mécanique au sens de l'invention. Le dispositif comprend aussi un élément de connexion électrique 3 de deuxième type comprenant un connecteur électrique 34, 35 de deuxième type, par exemple un connecteur femelle, et un deuxième élément 33, 36 de liaison mécanique du module photovoltaïque au connecteur électrique de deuxième type.
Comme représenté à la figure 4, l'élément de connexion électrique de premier type est agencé de sorte à pouvoir coopérer par enfichage avec un élément de connexion électrique de deuxième type d'un premier autre dispositif de module photovoltaïque adjacent. De même, l'élément 3 de connexion électrique de deuxième type est agencé de sorte à pouvoir coopérer par enfichage avec un élément de connexion électrique de premier type d'un deuxième autre dispositif de module photovoltaïque adjacent. Pour ce faire, les éléments de connexion électrique de premier type et/ou de deuxième type sont de préférence agencés au niveau d'un bord 5, 6, 7 du module photovoltaïque. Ils peuvent être agencés sur une même face d'un module photovoltaïque ou sur différentes faces d'un module photovoltaïque.
Selon une première variante de dispositif 1 , l'élément de connexion électrique de premier type et l'élément de connexion électrique de deuxième type sont alignés selon un axe parallèle à la longueur du module photovoltaïque. De tels modules permettent l'assemblage d'une ligne de dispositifs de modules dans un ensemble 70 de plusieurs dispositifs de modules photovoltaïques. Selon une deuxième variante de dispositif 1 ' et une troisième variante de dispositif 1 ", l'élément de connexion électrique 2 de premier type et l'élément
de connexion électrique 3 de deuxième type sont disposés sur deux côtés adjacents du module photovoltaïque. De tels modules permettent l'assemblage de dispositifs de modules de manière à former un angle dans l'ensemble 70 de plusieurs dispositifs de modules photovoltaïques.
Comme représenté aux figures 5 à 7, un premier mode de réalisation d'un élément de connexion de premier type et un premier mode de réalisation d'un élément de connexion de deuxième type sont assemblés. L'élément de connexion 2 de premier type comprend un connecteur électrique de premier type 24, 25, un premier élément 23, 26 de liaison mécanique du module photovoltaïque 4 au connecteur électrique de premier type 24, 25. L'élément de liaison mécanique comprend un premier élément de guidage 26 et une butée 23. Le connecteur de premier type comprend un corps 24 et une tête 25. L'élément de guidage 26 permet de guider le connecteur de premier type via le corps de ce dernier. Par exemple, l'élément de guidage consiste en un élément souple comme un diaphragme dans l'ouverture duquel vient le corps 24 du connecteur de premier type. L'élément de guidage permet de guider le connecteur de premier type selon une direction 29 tout en permettant un certain rotulage autour de cette direction. Par ailleurs, le déplacement du connecteur de premier type par rapport au module photovoltaïque se fait contre l'action d'un effort résistant défini par l'élément de guidage. Ce déplacement est limité par la butée 23. Le premier élément de liaison mécanique du module photovoltaïque au connecteur électrique de premier type est avantageusement un élément de liaison mécanique autorisant au moins un certain degré de liberté de déplacement du connecteur électrique de premier type par rapport au module photovoltaïque. Avantageusement, les six degrés de libertés sont possibles dans une certaine limite, c'est-à-dire que l'amplitude de chaque degré de liberté est limitée. Avantageusement encore, les amplitudes des déplacements
de translation possibles entre le connecteur électrique de premier type et le module photovoltaïque ne sont pas nécessairement les mêmes dans toutes les directions. Dans une modalité de mise en application, les amplitudes de déplacements sur le plan parallèle à la surface des modules en X et Y seront de 0,5 mm alors que sur l'axe perpendiculaire Z on pourra se contenter de 0,1 mm. Bien évidemment, seulement certains degrés de liberté de translation (parmi la translation perpendiculaire au plan du module, la translation parallèlement au bord du module sur lequel l'élément de connexion est monté et la translation perpendiculairement au bord du module sur lequel l'élément de connexion est monté) peuvent être autorisés. De même, les amplitudes des déplacements de rotation possibles entre le connecteur électrique de premier type et le module photovoltaïque ne sont pas nécessairement les mêmes dans toutes les directions. Dans une modalité de mise en application, les amplitudes de rotations peuvent être de 1 ° suivant les axes X, Y et 0,5° sur l'axe Z. Bien évidemment, seulement certains degrés de liberté de rotation (parmi la rotation perpendiculaire au plan du module, la rotation parallèlement au bord du module sur lequel l'élément de connexion est monté et la rotation perpendiculairement au bord du module sur lequel l'élément de connexion est monté) peuvent être autorisés. Toute combinaison de degrés de liberté libres est possible.
Comme vu précédemment, le premier élément de liaison mécanique peut comprendre un élément de rappel dans une position de repos du connecteur électrique de premier type par rapport au module photovoltaïque. Ainsi, l'élément de rappel permet de rappeler dans une position de repos relative à chaque degré de liberté pour lequel il existe une mobilité. Les intensités des efforts de rappels peuvent être différentes pour différents degrés de liberté. De préférence, l'intensité de l'effort de rappel augmente avec l'éloignement de la position courante du connecteur électrique par rapport à la position de repos.
Une telle structure permet de connecter électriquement deux modules photovoltaïques l'un à l'autre tout en autorisant de légers déplacements de ceux-ci l'un par rapport à l'autre. Ainsi, on conserve une possibilité de mouvement entre deux modules photovoltaïques connectés électriquement entre eux.
Par ailleurs, le connecteur de premier type est relié électriquement, par exemple au niveau de son corps, à un câble électrique 22 de connexion relié à une autre de ces extrémités à une connexion ou une borne 21 prévue sur le module photovoltaïque.
Selon un premier mode de réalisation d'élément de connexion, l'élément de connexion de deuxième type 3 présente la même structure que l'élément de connexion de premier type. Les éléments du connecteur de deuxième type assurant la même fonction que les éléments du connecteur de premier type présentent des chiffres des unités des références numériques identiques. La seule différence de structure entre l'élément de connexion de premier type et l'élément de connexion de deuxième type concerne le connecteur qui est de premier type pour l'élément de connexion de premier type et qui est de deuxième type pour l'élément de connexion de deuxième type. Toute combinaison de degrés de liberté libres est donc aussi possible.
Selon un deuxième mode de réalisation d'élément de connexion, la structure de l'élément de connexion de deuxième type diffère aussi de la structure de l'élément de connexion de premier type en ce qu'il comprend un deuxième élément de liaison mécanique du module photovoltaïque au connecteur électrique de deuxième type qui n'autorise avantageusement pas tous les mêmes degrés de liberté de déplacement du connecteur électrique de deuxième type par rapport au module photovoltaïque que ceux autorisés du connecteur électrique de premier type par rapport au module photovoltaïque. Par exemple, le deuxième élément de liaison mécanique peut assurer une
fixation rigide du connecteur de deuxième type au module photovoltaïque. Avantageusement encore, la fixation rigide peut être assurée pour une ou plusieurs directions seulement selon lesquelles le premier élément de liaison mécanique autorise un degré de liberté.
Le connecteur de premier type peut aussi être un connecteur femelle et le connecteur de deuxième type, un connecteur mâle.
Un mode de réalisation d'un procédé d'assemblage de plusieurs modules photovoltaïques selon l'invention est décrit ci-après en référence aux figures 5 à 7.
Dans une première étape représentée à la figure 5, on approche deux modules photovoltaïques l'un de l'autre. On approche donc un élément de connexion de premier type 2 d'un élément de connexion de deuxième type 3.
Dans une deuxième étape représentée à la figure 6, les éléments de connexion sont en contact et on applique une action mécanique permettant l'enfichage des éléments de connexion. Ceci provoque un déplacement des connecteurs par rapport aux modules. Cette action (et sa réaction) sont représentées par les flèches 27 et 37.
Dans une troisième étape représentée à la figure 7, les connecteurs du premier type et du deuxième type arrivent en contact contre les butées 23 et 33. L'action (et la réaction) est maintenue jusqu'à l'enfichage des connecteurs de premier et de deuxième type. On remarque qu'une fois dans cette position de contact contre les butées, les connecteurs sont dans une certaine mesure libérés des éléments de guidage et qu'ils peuvent donc se déplacer par rapport aux modules photovoltaïques avec une plus grande liberté. Ainsi, des mouvements relatifs des modules photovoltaïques les uns par rapport aux
autres, qui peuvent être notamment dus au vent et/ou à des dilatations, sont possibles.
Un deuxième mode de réalisation d'un élément de connexion selon l'invention et d'un module photovoltaïque selon l'invention est décrit ci-après en référence à la figure 8.
Dans ce deuxième mode de réalisation, les éléments de connexion 2', 3' diffèrent seulement des éléments de connexion précédemment décrits en ce que les éléments de liaison mécanique comprennent un ou plusieurs ressorts 12, 13. Comme vu précédemment, les éléments de liaison mécanique permettent d'assurer un enfichage correct des connecteurs sans intervention d'un opérateur directement au niveau de ceux-ci et d'assurer un déplacement possible des connecteurs relativement aux modules photovoltaïques dans une certaine mesure.
Un troisième mode de réalisation d'un élément de connexion selon l'invention et d'un module photovoltaïque selon l'invention est décrit ci-après en référence à la figure 9.
Dans ce troisième mode de réalisation, la structure physique de l'élément de connexion 2" est assez différente des précédentes. L'élément de liaison mécanique comprend une enveloppe 203 de rigidité déterminée entourant un conducteur 201 auquel est lié le connecteur de premier type. Une couche isolante électrique 202 est insérée entre le conducteur 201 et l'enveloppe. Cette enveloppe est par ailleurs fixée au module photovoltaïque. Comme précédemment, l'élément de liaison mécanique, ici l'enveloppe, permet d'assurer un enfichage correct des connecteurs sans intervention d'un opérateur directement au niveau de ceux-ci et d'assurer un déplacement possible des connecteurs relativement aux modules photovoltaïques dans une
certaine mesure. Ceci est permis par une détermination et une réalisation d'une enveloppe 203 de rigidité adaptée.
On remarque que dans les différents modes de réalisation de l'élément de connexion, celui-ci assure à la fois la liaison électrique du connecteur au module photovoltaïque et la liaison mécanique du connecteur au module photovoltaïque.
Grâce aux dispositifs selon l'invention, les opérations de montage et de démontage de modules photovoltaïques sont simplifiées et fiabilisées.
Le module photovoltaïque comprend une cellule photovoltaïque, en particulier plusieurs cellules photovoltaïques. Il peut notamment comprendre entre 60 et 72 cellules photovoltaïques.
Selon un deuxième aspect de l'invention, le dispositif de module photovoltaïque comprend encore un élément de fixation mécanique destiné à la fixation mécanique à un autre dispositif de module photovoltaïque adjacent. De préférence, l'élément de fixation mécanique est indépendant de l'élément de connexion électrique. Par « indépendant », on comprend que les éléments ne sont pas localisés aux mêmes endroits sur le dispositif de module photovoltaïque et/ou qu'ils ne partagent pas d'organe commun et/ou qu'aucune fonction de connexion électrique n'est assurée par l'élément de fixation mécanique et/ou qu'aucune fonction de fixation mécanique n'est assurée par l'élément de connexion électrique.
Un mode de réalisation d'un tel dispositif de module photovoltaïque est représenté à la figure 10. Le dispositif 1 de module photovoltaïque présente des éléments 2, 3 de connexion électriques adaptés pour permettre sa connexion électrique aux panneaux adjacents présentant de préférence les mêmes éléments de connexion électrique. Les éléments de connexion 2
coopèrent chacun avec un élément de connexion 3. Le dispositif 1 de module photovoltaïque présente des éléments 200, 300 de fixation mécanique adaptés pour permettre sa fixation mécanique aux panneaux adjacents présentant de préférence les mêmes éléments de fixation mécanique. Les éléments de fixation 200 coopèrent chacun avec un élément de fixation 300. Ces éléments de fixation et ces éléments de connexion sont distincts ou indépendants. De préférence, quatre côtés du dispositif de module photovoltaïque sont équipés d'éléments de connexion aux dispositifs adjacents et d'éléments de fixation aux dispositifs adjacents (partiellement représentés en configuration non assemblée sur la figure 10).
Il est habituel de prévoir un cadre autour des modules photovoltaïques. Dans le mode de réalisation de la figure 10, un cadre 8 permet de répondre à des problématiques mécaniques et électriques.
Le cadre 8 intègre des éléments de fixation 200, 300 permettant de lier mécaniquement les dispositifs de modules entre eux. Le montage des dispositifs de modules est de par cette configuration grandement facilité. Des matrices d'assemblage de modules peuvent même être réalisées en usine pour être mis en place à l'aide d'un camion grue sur chantier. Le cadre 8 intègre aussi des éléments de connexion 2, 3 permettant de connecter électriquement les dispositifs de modules entre eux. L'activation ou la connexion électrique de chaque module peut être réalisée après installation sur chantier. Ceci est rendu possible par l'indépendance existant entre les éléments de fixation des dispositifs de modules et les éléments de connexion électrique.
Par exemple, deux dispositifs adjacents peuvent être assemblés ou fixés l'un à l'autre en les déplaçant relativement selon l'axe Z ou sensiblement selon cet axe Z. Tout autre déplacement relatif peut aussi permettre cet assemblage.
Après fixation mécanique des dispositifs de modules, le jeu résiduel entre ces modules doit par exemple être supérieur à 0,01 mm et inférieur au débattement maximum tolérable par les éléments de connexion électrique entre les dispositifs de modules. La liaison mécanique doit résister à la force du vent. Les fixations mécaniques et les connexions électriques entre les dispositifs de modules doivent éventuellement être réalisées sur les 4 côtés des dispositifs.
La solution repose sur une gestion des tolérances mécaniques relatives entre le connecteur électrique et la liaison mécanique du module. Selon le deuxième aspect de l'invention, dans les différents modes de réalisation, de préférence, selon au moins certaines directions, et avantageusement, selon toutes les directions, les amplitudes des différents degrés de liberté (rotation, translation) des connexions électriques sont supérieures aux amplitudes des différents degrés de liberté des fixations mécaniques. On compare ici les amplitudes des degrés de liberté entre deux dispositifs de module liés par une fixation mécanique et les amplitudes des degrés de liberté entre deux dispositifs de module qui seraient liés par une connexion électrique uniquement (abstraction faite de la fixation mécanique). Ainsi, le jeu au niveau de la fixation mécanique est inférieur à celui au niveau de la connexion électrique afin qu'il n'y ait aucun effort mécanique au niveau de la connexion électrique. Ce sont les éléments de fixation mécanique qui doivent encaisser les transmissions d'efforts. Par exemple, pour assurer ceci, selon certaines directions ou selon toutes les directions, les amplitudes des différents degrés de liberté (rotation, translation) des éléments de connexion électrique sont supérieures aux amplitudes des différents degrés de liberté des éléments de fixation mécanique.
Pour ce faire, le dispositif de module photovoltaïque intègre, de préférence sur chaque bord du cadre :
- un élément de fixation mécanique à un dispositif adjacent, l'élément permettant par exemple un alignement des cadres entre eux avec un jeu maximum de ± 0,03 mm, et
- un élément de connexion électrique à un dispositif adjacent, l'élément de connexion permettant par exemple d'assurer un bon contact électrique sans contraintes mécaniques et ce malgré un désalignement possible entre deux dispositifs adjacents d'au maximum ±0,5 mm.
Ainsi, avec de telles caractéristiques, on remarque que ce sont bien les éléments de fixation mécanique qui assurent la fixation mécanique entre les dispositifs et non les éléments de connexion électrique.
Les éléments de fixation mécanique encaissent tous les efforts mécaniques dus aux dilatations différentielles, au vent. Ces éléments peuvent être notamment constitués par des systèmes à vis ou à verrouillage par bille sur ressort. De préférence, on réalise des fixations par clippage démontable des dispositifs les uns sur les autres. L'effort de démontage doit être supérieur aux efforts habituels subis par les dispositifs lors du montage, lors de dilatations et sous les effets du vent. Néanmoins, l'effort de démontage doit rester raisonnable pour permettre à un opérateur de réaliser aisément des opérations de maintenance nécessitant un démontage.
Un mode de réalisation d'éléments de connexion électrique peut être réalisé côté mâle par un simple arbre cylindrique et côté femelle par des découpes dans une lame conductrice. La lame peut comprendre une découpe circulaire de diamètre légèrement inférieur à celui de l'arbre et des découpes radiales s'étendant depuis la découpe circulaire. L'arbre peut ainsi pénétrer dans la découpe et déformer la lame autour de celle-ci. Cette déformation est la conséquence d'un contact qui est assuré.
De préférence, on positionne les éléments de fixation mécanique dans les angles du dispositif de module, notamment dans les angles du cadre. On peut ainsi améliorer le positionnement des dispositifs les uns aux autres. Grâce à ce deuxième aspect de l'invention, on peut simplifier la pose en reportant les contraintes sur les éléments de fixation mécanique. On améliore ainsi la tolérance de pose.
Si les éléments de fixation mécanique sont disposés à proximité des éléments de connexion électrique, on privilégie le centrage sur les éléments de fixation mécanique et on réduit ainsi la tolérance mécanique d'assemblage entre les dispositifs. Cette disposition présente l'avantage de réduire les contraintes mécaniques sur les éléments de connexion électrique améliorant ainsi la fiabilité de la connexion, c'est-à-dire qu'on obtient un gain de durée de vie.
La tolérance mécanique de l'ensemble des dispositifs assemblés ainsi se reporte par conséquent sur un support de type toiture et châssis.
Idéalement, le cadre est moulé d'une pièce, voir directement surmoulé autour du module photovoltaïque 4. Les matériaux utilisés pour ce moulage sont de préférence en matière plastique, électriquement isolante, avec une excellente tenue dans le temps aux UV (ultra-violets), à la température (négatives -60 °C par exemple et positives +125°C par exemple). Il est envisageable de réaliser le cadre en profilés extrudés type PVC, permettant de réduire le coût et la complexité de fabrication. Ces techniques sont basées sur les méthodes de fabrication des fenêtres PVC. On peut aussi utiliser du Polyuréthane, du Polypropylène, de l'ABS, du POM ou d'autres plastiques répondant aux exigences de tenue et de coût. L'utilisation de pièces en métal comme l'acier, l'aluminium ou le zinc est également envisageable. Ces matériaux répondent aux exigences en matière de réaction au feu, de résistance au feu (classe MO ou M1 , NFP92-50X) et de risques électriques.