SUBSTRAT MUNI D'UN EMPILEMENT A PROPRIETES THERMIQUES ET A
COUCHES ABSORBANTES
L'invention concerne un vitrage multiple comportant au moins deux substrats, du type substrats verriers, qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis, ledit vitrage réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, dans lequel au moins une lame de gaz intercalaire est disposée entre les deux substrats. D'une manière connue, un des substrat peut être revêtu sur une face intérieure en contact avec la lame de gaz intercalaire d'un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire comportant une seule couche fonctionnelle métallique, en particulier à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent et deux revêtements diélectriques, lesdits revêtements comportant chacun au moins une couche diélectrique, ladite couche fonctionnelle étant disposée entre les deux revêtements diélectriques.
L'invention concerne plus particulièrement l'utilisation de tels substrats pour fabriquer des vitrages d'isolation thermique et/ou de protection solaire. Ces vitrages peuvent être destinés à équiper les bâtiments, en vue notamment de diminuer l'effort de climatisation et/ou d'empêcher une surchauffe excessive (vitrages dits « de contrôle solaire >>) et/ou diminuer la quantité d'énergie dissipée vers l'extérieur (vitrages dits « bas émissifs >>) entraînée par l'importance toujours croissante des surfaces vitrées dans les bâtiments. Ces vitrages peuvent par ailleurs être intégrés dans des vitrages présentant des fonctionnalités particulières, comme par exemple des vitrages chauffants ou des vitrages électrochromes.
Un type d'empilement de couches connu pour conférer aux substrats de telles propriétés est constitué d'une couche métallique fonctionnelle à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire,
notamment une couche fonctionnelle métallique à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent.
Dans ce type d'empilement, la couche fonctionnelle se trouve ainsi disposée entre deux revêtements diélectriques comportant chacun en général plusieurs couches qui sont chacune en un matériau diélectrique du type nitrure et notamment nitrure de silicium ou d'aluminium ou oxyde. Du point de vu optique, le but de ces revêtements qui encadrent la couche fonctionnelle métallique est « d'antirefléter >> cette couche fonctionnelle métallique. Un revêtement de blocage est toutefois intercalé parfois entre un ou chaque revêtement diélectrique et la couche métallique fonctionnelle, le revêtement de blocage disposé sous la couche fonctionnelle en direction du substrat la protège lors d'un éventuel traitement thermique à haute température, du type bombage et/ou trempe et le revêtement de blocage disposé sur la couche fonctionnelle à l'opposé du substrat protège cette couche d'une éventuelle dégradation lors du dépôt du revêtement diélectrique supérieur et lors d'un éventuel traitement thermique à haute température, du type bombage et/ou trempe.
Pour rappel, le facteur solaire d'un vitrage est le rapport de l'énergie solaire totale entrant dans le local à travers ce vitrage sur l'énergie solaire incidente totale et la sélectivité correspond au rapport de la transmission lumineuse TLv,s dans le visible du vitrage sur le facteur solaire FS du vitrage et est telle que : S = TLv,s / FS. Actuellement, il existe des empilements de couches minces bas-émissifs à une seule couche fonctionnelle (désignés par la suite sous l'expression « empilement monocouche fonctionnelle >>), à base d'argent, présentant une émissivité normale εN de l'ordre de 2 à 3 %, une transmission lumineuse dans le visible TL de l'ordre de 65 % et une sélectivité de l'ordre de 1 ,3 à 1 ,35 pour un facteur solaire d'environ 50 % lorsqu'ils sont montés dans un double vitrage classique, comme par exemple en face 3 d'une configuration : 4-16(Ar-90%)-4,
constituée de deux feuilles de verre de 4 mm séparée par une lame de gaz intercalaire à 90 % d'argon et 10 % d'air d'une épaisseur de 16 mm, dont l'une des feuilles est revêtue de l'empilement monocouche fonctionnelle : la feuille la plus à l'intérieur du bâtiment lorsque l'on considère le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment ; sur sa face tournée vers la lame de gaz intercalaire.
L'homme du métier sait que positionner l'empilement de couches minces en face 2 du double vitrage (sur la feuille la plus à l'extérieur du bâtiment lorsque l'on considère le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment et sur sa face tournée vers la lame de gaz) lui permettra de diminuer le facteur solaire et d'augmenter ainsi la sélectivité.
Dans le cadre de l'exemple ci-dessus, il est alors possible d'obtenir une sélectivité de l'ordre de 1 ,5 avec le même empilement monocouche fonctionnelle. Toutefois cette solution n'est pas satisfaisante pour certaines applications car la réflexion lumineuse dans le visible, et en particulier la réflexion lumineuse dans le visible vue de l'extérieur du bâtiment est à un niveau relativement élevé, supérieur à 20 %, et d'environ 23 à 25 %.
Pour diminuer cette réflexion lumineuse, tout en conservant la réflexion énergétique, voire même en l'augmentant, l'homme du métier sait qu'il peut introduire dans l'empilement, et plus particulièrement à l'intérieur d'un (ou de plusieurs) revêtement(s) diélectrique(s), une (ou plusieurs) couche(s) absorbante(s) dans le visible.
Il est apparu que certaines règles devaient être respectées pour le positionnement d'un empilement monocouche fonctionnelle dans un vitrage multiple, en fonction du positionnement de la (ou des) couche(s) absorbante(s) dans le visible : c'est l'objet de la présente invention.
Il est à noter que l'art antérieur connaît déjà l'usage de telles couches absorbantes dans le visible dans des empilements à plusieurs couches fonctionnelles, en particulier de la demande internationale de brevet N" WO 02/48065 qui porte sur l'usage de telles couches absorbantes dans le visible
- A - dans un empilement résistant à un traitement thermique du type bombage/trempe.
Toutefois, du fait de la complexité de l'empilement et de la quantité de matière déposée, ces empilements à plusieurs couches fonctionnelles coûtent plus cher à fabriquer que des empilements monocouche fonctionnelle.
Par ailleurs, du fait également de la complexité de cet empilement bicouches fonctionnelles, l'enseignement de ce document n'est pas directement transposable pour la conception d'un empilement monocouche fonctionnelle.
Le but de l'invention est de parvenir à remédier aux inconvénients de l'art antérieur, en mettant au point un nouveau type d'empilement de couches monocouche fonctionnelle, empilement qui présente une faible résistance par carré (et donc une faible émissivité), une transmission lumineuse élevée et une couleur relativement neutre, en particulier en réflexion côté couches (mai aussi côté opposé : « côté substrat >>), et que ces propriétés soient de préférence conservées dans une plage restreinte que l'empilement subisse ou non, un (ou des) traitement(s) thermique(s) à haute température du type bombage et/ou trempe et/ou recuit. Un autre but important est de proposer un empilement monocouche fonctionnelle qui présente une émissivité faible tout en présentant une faible réflexion lumineuse dans le visible, ainsi qu'une coloration acceptable, notamment en réflexion extérieure du vitrage multiple, en particulier qui ne soit pas dans le rouge.
L'invention a ainsi pour objet, dans son acception la plus large, un vitrage multiple selon la revendication 1 ou la revendication 2. Ce vitrage multiple comporte respectivement au moins deux substrats ou au moins trois substrats qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis, ledit vitrage réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, dans lequel au moins une lame de gaz intercalaire est disposée
entre les deux substrats, un substrat étant revêtu sur une face intérieure en contact avec la lame de gaz intercalaire d'un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ ou dans le rayonnement solaire comportant une seule couche fonctionnelle métallique, en particulier à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent et deux revêtements diélectriques, lesdits revêtements comportant chacun au moins deux couches diélectriques, ladite couche fonctionnelle étant disposée entre les deux revêtements diélectriques. Selon l'invention, les deux revêtements diélectriques comportent chacun au moins une couche absorbante qui est disposée dans chacun des deux revêtements diélectriques entre deux couches diélectriques, la matière absorbante totale de ces deux couches absorbantes étant disposée symétriquement de chaque côté de la couche fonctionnelle métallique.
De préférence, un seul substrat du vitrage multiple comportant au moins deux substrats ou du vitrage multiple comportant au moins trois substrats est revêtu sur une face intérieure en contact avec la lame de gaz intercalaire d'un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire.
Par « symétriquement >> au sens de la présente invention, il faut comprendre que la moitié de l'épaisseur totale de la matière absorbante de la (ou des) couche(s) absorbante(s) de l'empilement est située dans le revêtement diélectrique sous-jacent à la couche fonctionnelle métallique et que l'autre moitié de l'épaisseur totale de la matière absorbante de la (ou des) couche(s) absorbante(s) de l'empilement est située dans le revêtement diélectrique sus-jacent à la couche fonctionnelle métallique.
Dans le cadre de l'invention la matière absorbante présente dans l'empilement ailleurs qu'à l'intérieur des revêtements diélectriques n'est pas prise en considération pour l'interprétation du mot « symétriquement >> ; ainsi, la (ou les) couche(s) de blocage éventuellement présente(s) et qui est (ou sont) en contact ou à proximité de la couche fonctionnelle ne fait (ou ne
font) pas partie de la matière absorbante prise en considération pour l'interprétation du mot « symétriquement >> .
Par « revêtement >> au sens de la présente invention, il faut comprendre qu'il peut y avoir une seule couche ou plusieurs couches de matériaux différents à l'intérieur du revêtement.
Comme habituellement, par « couche diélectrique >> au sens de la présente invention, il faut comprendre que du point de vue de sa nature, le matériau est « non métallique >>, c'est-à-dire n'est pas un métal. Dans le contexte de l'invention, ce terme désigne un matériau présentant un rapport n/k sur toute la plage de longueur d'onde du visible (de 380 nm à 780 nm) égal ou supérieur à 5.
Par « matière absorbante >> au sens de la présente invention, il faut comprendre un matériau présentant un rapport n/K sur toute la plage de longueur d'onde du visible (de 380 nm à 780 nm) entre 0 et 5 en excluant ces valeurs et présentant une résistivité électrique à l'état massif (telle que connue dans la littérature) supérieure à 10"5 Ω.cm.
Il est rappelé que n désigne l'indice de réfraction réel du matériau à une longueur d'onde donnée et k représente la partie imaginaire de l'indice de réfraction à une longueur d'onde donnée ; le rapport n/k étant calculé à une longueur d'onde donnée identique pour n et pour k.
A l'intérieur de chaque revêtement diélectrique, les deux couches diélectriques qui encadrent une couche absorbante sont, de préférence, de même nature : la composition (stœchiométrie) des couches diélectriques est ainsi identique de chaque côté de la couche absorbante. Dans une version particulière de l'invention au moins un substrat comporte sur au moins une face en contact avec une lame de gaz intercalaire un revêtement antireflet qui est en vis-à-vis par rapport à ladite lame de gaz intercalaire avec un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire.
Cette version permet d'atteindre une sélectivité encore plus grande, grâce à une augmentation significative de la transmission lumineuse et à une augmentation moindre du facteur solaire du vitrage multiple.
Dans une version particulière de l'invention, au moins une couche absorbante de l'empilement, et de préférence toutes les couches absorbantes de l'empilement, est ou sont à base de nitrure et en particulier au moins une couche de ces couches et de préférence toutes ces couches est (ou sont) à base de nitrure de niobium NbN, ou au moins une couche de ces couches et de préférence toutes ces couches est (ou sont) à base de nitrure de titane TiN. La matière absorbante des couches absorbantes à l'intérieur des revêtements diélectriques présente, de préférence, une épaisseur comprise entre 0,5 et 10 nm, en incluant ces valeurs, voire entre 2 et 8 nm, en incluant ces valeurs afin de conserver une transmission lumineuse égale ou supérieure à 25%, voire égale ou supérieure à 30 % en vitrage multiple. La couche diélectrique qui est au minimum comprise dans chaque revêtement diélectrique, comme défini ci-avant, présente un indice optique compris entre 1 ,8 et 2,5 en incluant ces valeurs, ou, de préférence, entre 1 ,9 et 2,3 en incluant ces valeurs (les indices optiques - ou « indices de réfraction >> - indiqués ici sont ceux mesurés à 550 nm, comme habituellement).
Dans une variante particulière, lesdits revêtements diélectrique sous- jacent et diélectrique sus-jacent comportent chacun au moins une couche diélectrique à base de nitrure de silicium, éventuellement dopé à l'aide d'au moins un autre élément, comme l'aluminium. Dans une variante particulière de l'invention, chaque couche absorbante est disposée dans le revêtement diélectrique entre deux couches diélectrique qui sont toutes les deux à base de nitrure de silicium, éventuellement dopé à l'aide d'au moins un autre élément, comme l'aluminium. Dans une variante particulière, la dernière couche du revêtement diélectrique sous-jacent, celle la plus éloignée du substrat, est une couche de
mouillage à base d'oxyde, notamment à base d'oxyde de zinc, éventuellement dopé à l'aide d'au moins un autre élément, comme l'aluminium.
Dans une variante toute particulière, le revêtement diélectrique sous- jacent comprend au moins une couche diélectrique à base de nitrure, notamment de nitrure de silicium et/ou de nitrure d'aluminium et au moins une couche de lissage non cristallisée en un oxyde mixte, ladite couche de lissage étant en contact avec une couche de mouillage sus-jacente cristallisée.
De préférence, la couche fonctionnelle est déposée directement sur un revêtement de sous-blocage disposé entre la couche fonctionnelle et le revêtement diélectrique sous-jacent à la couche fonctionnelle et/ou la couche fonctionnelle est déposée directement sous un revêtement de sur-blocage disposé entre la couche fonctionnelle et le revêtement diélectrique sus-jacent à la couche fonctionnelle et le revêtement de sous-blocage et/ou le revêtement de sur-blocage comprend une couche fine à base de nickel ou de titane présentant une épaisseur géométrique e telle que 0,2 nm ≤ e ≤ 2,5 nm. Par ailleurs, le revêtement de sous-blocage et/ou le revêtement de surblocage peut comprendre au moins une couche fine à base de nickel ou de titane présent sous forme métallique si le substrat muni de l'empilement de couches minces n'a pas subi de traitement thermique de bombage et/ou trempe après le dépôt de l'empilement, cette couche étant au moins partiellement oxydée si le substrat muni de l'empilement de couches minces a subi au moins un traitement thermique de bombage et/ou trempe après le dépôt de l'empilement.
La couche fine à base de nickel du revêtement de sous-blocage et/ou la couche fine à base de nickel du revêtement de sur-blocage lorsqu'elle est présente est, de préférence, directement au contact de la couche fonctionnelle.
Dans une variante particulière, la dernière couche du revêtement diélectrique sus-jacent, celle la plus éloignée du substrat, est à base d'oxyde, déposée de préférence sous stœchiométrique, et notamment est à base de
titane (TiOx) ou à base d'oxyde mixte de zinc et d'étain (SnZnOx, éventuellement par un autre élément à raison de 10 % en masse au maximum. L'empilement peut ainsi comporter une dernière couche (« overcoat >> en anglais), c'est-à-dire une couche de protection, déposée de préférence sous stœchiométrique. Cette couche se retrouve oxydée pour l'essentiel stœchiométriquement dans l'empilement après le dépôt.
Cette couche de protection présente, de préférence, une épaisseur comprise entre 0,5 et 10 nm.
Le vitrage selon l'invention incorpore au moins le substrat porteur de l'empilement selon l'invention, éventuellement associé à au moins un autre substrat. Chaque substrat peut être clair ou coloré. Un des substrats au moins notamment peut être en verre coloré dans la masse. Le choix du type de coloration va dépendre du niveau de transmission lumineuse et/ou de l'aspect colorimétrique recherchés pour le vitrage une fois sa fabrication achevée.
Le vitrage selon l'invention peut présenter une structure feuilletée, associant notamment au moins deux substrats rigides du type verre par au moins une feuille de polymère thermoplastique, afin de présenter une structure de type verre/empilement de couches minces/feuille(s)/verre / lame de gaz intercalaire / feuille de verre. Le polymère peut notamment être à base de polyvinylbutyral PVB, éthylène vinylacétate EVA, polyéthylène téréphtalate PET, polychlorure de vinyle PVC.
Les substrats des vitrages selon l'invention sont aptes à subir un traitement thermique sans dommage pour l'empilement de couches minces. Ils sont donc éventuellement bombés et/ou trempés.
L'invention concerne également le procédé de fabrication des vitrages multiples selon l'invention comportant au moins deux substrats qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis, ledit vitrage réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, dans lequel au moins une lame de gaz intercalaire est disposée entre les deux substrats, un
substrat étant revêtu sur une face intérieure en contact avec la lame de gaz intercalaire d'un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire comportant une seule couche fonctionnelle métallique, en particulier à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent et deux revêtements diélectriques, lesdits revêtements comportant chacun au moins deux couches diélectriques, ladite couche fonctionnelle étant disposée entre les deux revêtements diélectriques, les deux revêtements diélectrique comportant chacun au moins une couche absorbante qui est disposée dans chaque revêtement diélectrique entre deux couches diélectriques, la matière absorbante des couches absorbantes étant disposée symétriquement de chaque côté de la couche fonctionnelle métallique.
Lorsque deux couches diélectriques qui encadre une couche absorbante sont déposées par pulvérisation cathodique réactive en présence d'azote et/ou d'oxygène, alors la couche absorbante déposée entre ces deux couches est, de préférence, également déposée respectivement en présence d'azote et/ou d'oxygène.
L'invention concerne en outre l'utilisation d'un empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire comportant une seule couche fonctionnelle métallique, en particulier à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent et deux revêtements diélectriques, lesdits revêtements comportant chacun au moins une couche diélectrique, ladite couche fonctionnelle étant disposée entre les deux revêtements diélectriques et ledit empilement de couches minces étant disposé sur une face intérieure d'au moins un substrat pour réaliser un vitrage multiple selon l'invention comportant au moins deux substrats, qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis et dans lequel une lame de gaz intercalaire est disposée deux substrats.
Avantageusement, la présente invention permet ainsi de réaliser un empilement de couches minces monocouche fonctionnelle présentant dans
une configuration vitrage multiple, et notamment double vitrage, une sélectivité importante (S > 1 ,40), une faible émissivité (εN < 3 %) et une esthétique favorable (TLv,s > 60 %, RLv,s extérieure < 25 % voire RLv,s extérieure < 20 % ou même RLv,s extérieure < 20 %, couleurs neutres en réflexion extérieure), alors que jusqu'ici, seuls des empilements bicouches fonctionnelles permettaient d'obtenir cette combinaison de critères.
L'empilement monocouche fonctionnelle selon l'invention coûte moins cher à produire qu'un empilement bicouches fonctionnelles présentant des caractéristiques similaires (TLv,s, R_vis et couleurs neutres en réflexion extérieure).
Avantageusement en outre, la présente invention permet de proposer un empilement monocouche fonctionnelle à couches absorbantes pour lequel il n'est pas nécessaire de faire attention à l'orientation : l'empilement peut être disposé indifféremment sur n'importe quelle face intérieure du vitrage multiple (par exemple, indifféremment en face 2 ou en face 3 d'un double vitrage classique).
Les détails et caractéristiques avantageuses de l'invention ressortent des exemples non limitatifs suivants, illustrés à l'aide des figures ci-jointes illustrant : en figure 1 , un empilement monocouche fonctionnelle de l'art antérieur, la couche fonctionnelle étant pourvue d'un revêtement de sous- blocage et d'un revêtement de sur-blocage ; en figures 2 et 3, deux solutions de double vitrage incorporant un empilement monocouche fonctionnelle ; en figure 4, un empilement monocouche fonctionnelle selon l'invention, la couche fonctionnelle étant pourvue d'un revêtement de sous- blocage et d'un revêtement de sur-blocage ; et en figures 5 et 6, deux solutions de triple vitrage incorporant un empilement monocouche fonctionnelle.
Dans ces figures, les proportions entre les épaisseurs des différentes couches ou des différents éléments ne sont pas rigoureusement respectées afin de faciliter leur lecture.
La figure 1 illustre une structure d'un empilement monocouche fonctionnelle de l'art antérieur déposé sur un substrat 10, 30 verrier, transparent, dans laquelle la couche fonctionnelle 140 unique, en particulier à base d'argent ou d'alliage métallique contenant de l'argent, est disposée entre deux revêtements diélectriques, le revêtement diélectrique sous- jacent 120 situé en dessous de la couche fonctionnelle 140 en direction du substrat 10/30 et le revêtement diélectrique sus-jacent 160 disposé au-dessus de la couche fonctionnelle 140 à l'opposé du substrat 10/30.
Ces deux revêtements diélectrique 120, 160, comportent chacun au moins deux couches diélectriques 122, 126, 128 ; 162, 166, 168. Eventuellement, d'une part la couche fonctionnelle 140 peut être déposée sur un revêtement de sous-blocage 130 disposé entre le revêtement diélectrique sous-jacent 120 et la couche fonctionnelle 140 et d'autre part la couche fonctionnelle 140 peut être déposée directement sous un revêtement de sur-blocage 150 disposé entre la couche fonctionnelle 140 et le revêtement diélectrique sus-jacent 160.
Ce revêtement diélectrique 160 peut se terminer par une couche de protection optionnelle 168, en particulier à base d'oxyde, notamment sous stœchiométrique en oxygène.
Lorsqu'un empilement monocouche fonctionnelle est utilisé dans un vitrage multiple 100 de structure double vitrage, ce vitrage comporte deux substrats 10, 30 qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis 90 et qui sont séparés l'un de l'autre par une lame de gaz intercalaire 15.
Le vitrage réalise ainsi une séparation entre un espace extérieur ES et un espace intérieur IS. L'empilement peut être positionné en face 2 (sur la feuille de verre la plus à l'extérieur du bâtiment en considérant le sens incident de la lumière
solaire entrant dans le bâtiment et sur sa face tournée vers la lame de gaz) ou en face 3 (sur la feuille la plus à l'intérieur du bâtiment en considérant le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment et sur sa face tournée vers la lame de gaz). Les figures 2 et 3 illustrent respectivement le positionnement (le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment étant illustré par la double flèche) :
- en face 2 d'un empilement de couches minces 14 positionné sur une face intérieure 11 du substrat 10 en contact avec la lame de gaz intercalaire 15, l'autre face 9 du substrat 10 étant en contact avec l'espace extérieur ES ; et
- en face 3 d'un empilement de couches minces 26 positionné sur une face intérieure 29 du substrat 30 en contact avec la lame de gaz intercalaire 15, l'autre face 31 du substrat 30 étant en contact avec l'espace intérieur IS.
Toutefois, il peut aussi être envisagé que dans cette structure de double vitrage, l'un des substrats présente une structure feuilletée ; toutefois, il n'y a pas de confusion possible car dans une telle structure, il n'y a pas de lame de gaz intercalaire.
En outre, il peut être prévu, bien que cela ce soit pas illustré, qu'au moins un substrat 10, 30 comporte sur au moins une face 11 (dans le cas de la figure 3), 29 (dans le cas de la figure 2) en contact avec la lame de gaz intercalaire 15 et qui ne comporte pas d'empilement de couches minces à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire, un revêtement antireflet qui est en vis-à-vis par rapport à ladite lame de gaz intercalaire 15 avec l'empilement de couches minces 14 (dans le cas de la figure 2), 26 (dans le cas de la figure 3) à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire.
Le but de cette insertion d'un revêtement antireflet dans une structure de double vitrage est de permettre d'obtenir une transmission lumineuse élevée et un facteur solaire élevé.
Une série de trois exemples a été réalisée, chaque exemple étant numéroté de 1 à 3.
Conformément à l'enseignement de la demande internationale de brevet
N" WO 2007/101964, le revêtement diélectrique sous-jacent 120 peut comprendre une couche diélectrique 122 à base de nitrure de silicium et au moins une couche de lissage 126 non cristallisée en un oxyde mixte, en l'occurrence un oxyde mixte de zinc et d'étain qui est ici dopé à l'antimoine
(déposé à partir d'une cible métallique constitué des rapports massiques
65:34:1 respectivement pour Zn:Sn:Sb), ladite couche de lissage 126 étant en contact avec une couche de mouillage 128 sus-jacente.
Dans cet empilement, la couche de mouillage 128 en oxyde de zinc dopé à l'aluminium ZnO:Al (déposé à partir d'une cible métallique constitué de zinc dopé à 2 % en masse d'aluminium) permet d'améliorer la cristallisation de l'argent, ce qui améliore sa conductivité ; cet effet est accentué par l'emploi de la couche de lissage amorphe de SnZnOx:Sb, qui améliore la croissance de ZnO et donc de l'argent.
Le revêtement diélectrique sus-jacent 160 peut comprendre au moins une couche diélectrique 162 en oxyde de zinc dopé à l'aluminium ZnO: Al (déposé à partir d'une cible métallique constitué de zinc dopé à 2 % en masse d'aluminium) et une couche diélectrique 166 à base de nitrure de silicium.
Les couches en nitrure de silicium 122, 166 sont en Si3N4 et sont déposées à partir d'une cible métallique dopée à 8 % en masse d'aluminium.
Ces empilements présentent de plus l'avantage d'être trempables, c'est- à-dire qu'ils résistent à un traitement thermique de trempe et que leurs propriétés optiques varient peu lors de ce traitement thermique.
Pour tous les exemples ci-après, les conditions de dépôt des couches sont :
Les couches déposées peuvent ainsi être classées en trois catégories : i- couches en matériau diélectrique, présentant un rapport n/k sur toute la plage de longueur d'onde du visible supérieur en 5 : Si3N4, SnZnO, ZnO ii- couches en matériau absorbant, présentant un rapport 0 < n/k < 5 sur toute la plage de longueur d'onde du visible et une résistivité électrique à l'état massif est supérieure à 10"5 Ω.cm : NbN iii- couches fonctionnelles métalliques en matériau à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire :
Ag.
Il a été constaté que l'argent présente aussi un rapport 0 < n/k < 5 sur toute la plage de longueur d'onde du visible, mais sa résistivité électrique à l'état massif est inférieure à 10"5 Ω.cm. II a été constaté en outre que les matériaux : Ti, NiCr, TiN, Nb peuvent constituer des couches en matériau absorbant selon la définition donnée ici.
Dans tous les exemples ci-après l'empilement de couches minces est déposé sur un substrat en verre sodo-calcique clair d'une épaisseur de 4 mm de la marque Planilux, distribué par la société SAINT-GOBAIN. Pour ces substrats,
- R indique : la résistance par carré de l'empilement, en ohms par carré ;
- TL indique : la transmission lumineuse dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° ;
- aτ* et bτ* indiquent : les couleurs en transmission a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° ;
- Rc indique : la réflexion lumineuse dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° , côté du substrat revêtu de l'empilement de couches minces ;
- ac* et bc* indiquent : les couleurs en transmission a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° , côté du substrat revêtu ;
- Rg indique : la réflexion lumineuse dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° , côté du substrat nu ;
- ag* et bg* indiquent : les couleurs en transmission a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° , côté du substrat nu. Par ailleurs, pour ces exemples, dans tous les cas où un traitement thermique a été appliqué au substrat, il s'agissait d'un recuit pendant environ 6 minutes à une température d'environ 6200C suivi d'un refroidissement à l'air ambiant (environ 200C), afin de simuler un traitement thermique de bombage ou de trempe. En outre, pour ces exemples, lorsque le substrat porteur de l'empilement est intégré dans un double vitrage, celui-ci présente la structure : 4-16-4 (Ar - 90%), c'est-à-dire que deux substrats en verre, chacun d'une épaisseur de 4 mm sont séparés par une lame de gaz constituée à 90 % d'argon et 10% d'air présentant une épaisseur de 16 mm. Tous ces exemples ont permis d'atteindre, dans cette configuration de double vitrage, un coefficient U, ou coefficient K, calculé selon la norme EN 673, de l'ordre de 1 ,1 W.m"2. ° K"1 (c'est le coefficient de transmission thermique à travers le vitrage ; il désigne la quantité de chaleur traversant le substrat en régime stationnaire, par unité de surface et pour une différence de température unitaire entre la face du vitrage en contact avec l'espace extérieur et la face du vitrage en contact avec l'espace intérieur). Pour ces double-vitrages,
- FS indique : le facteur solaire, c'est-à-dire le rapport, en pourcent, de l'énergie solaire totale entrant dans le local à travers le vitrage sur l'énergie solaire incidente totale ;
- s indique : la sélectivité correspondant au rapport de la transmission lumineuse TL dans le visible sur le facteur solaire FS tel que : S = TLv,s / FS ;
- TL indique : la transmission lumineuse dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° ; - aτ* et bτ* indiquent : les couleurs en transmission a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° ;
- Re indique : la réflexion lumineuse extérieure dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° , côté espace extérieur ES ;
- ae* et be* indiquent : les couleurs en réflexion extérieure a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° , côté espace extérieur
ES ;
- R1 indique : la réflexion lumineuse intérieure dans le visible en %, mesurée selon l'illuminant D65 à 2° , côté espace intérieur IS ;
- a,* et b,* indiquent : les couleurs en réflexion intérieure a* et b* dans le système LAB mesurées selon l'illuminant D65 à 2° , côté espace intérieur IS.
Un exemple N° 1 a été réalisé selon la structure d'empilement illustré en figure 1 , sans couche absorbante au sens de l'invention et sans toutefois de couche de protection optionnelle 168, ni de revêtement de sous-blocage 130. Le tableau 1 ci-après illustre les épaisseurs géométriques ou physiques
(et non pas les épaisseurs optiques) en nanomètres de chacune des couches de l'exemple 1 :
Tableau 1
Le tableau 2 ci-après résume les principales caractéristiques optiques et énergétique de cet exemple 1 , respectivement lorsque l'on considère uniquement le substrat 10/30 seul avant traitement thermique, le substrat 10730' seul après un traitement thermique et lorsque ceux-ci sont monté en double vitrage, en face 2, F2, comme en figure 2 et en face 3, F3, comme en figure 3.
Pour les deux lignes F2, la ligne du haut indique les données obtenues avec le substrat 10 et la ligne du bas indique les données obtenues avec le substrat 10' ayant subi un traitement thermique ; de mêmes, pour les deux lignes F3, la ligne du haut indique les données obtenues avec le substrat sans traitement thermique, (qui est alors le substrat 30) et la ligne du bas indique les données obtenues avec le substrat ayant subi un traitement thermique (qui est alors le substrat 30').
Tableau 2
Ainsi, comme visible dans ce tableau 2, la transmission lumineuse dans le visible TL du vitrage est de l'ordre de 65 % et la couleur en réflexion extérieure est relativement neutre.
Toutefois, la réflexion lumineuse extérieure Re ne donne pas complètement satisfaction, dans le sens où elle peut paraître trop élevée, tant en face 2 qu'en face 3 et il est alors souhaitable de la diminuer, à une valeur égale ou inférieure à 20 %, voire à une valeur égale ou inférieure à 15 %, sans que les autres paramètres et en particulier les paramètres de couleur, ne soient affectés.
Deux exemples, numérotés 2 et 3, ont ensuite été réalisés sur la base de l'empilement illustré en figure 4, en insérant dans l'empilement une (ou plusieurs) couche(s) absorbante(s) en nitrure de Niobium NbN.
Le tableau 3 ci-après illustre les épaisseurs géométriques en nanomètres de chacune des couches de ces exemples :
Tableau 3
Ces exemples 2 et 3 sont ainsi sensiblement identique à l'exemple 1 sauf en ce que les couches diélectriques 122 et 166 ont été séparées chacune en deux parties d'épaisseur sensiblement identique (respectivement 122 / 124 et 164 / 166) et en ce qu'une couche absorbante 123, 165 a été insérée à chaque fois entre ces deux couches, c'est-à-dire sensiblement au milieu des couches 122 et 166 de l'exemple 1.
Par ailleurs, la matière absorbante des couches absorbante est disposée symétriquement dans le revêtement sous-jacent 120 (c'est-à-dire entre le substrat porteur et la couche fonctionnelle 140) et dans le revêtement sus- jacent 160 (c'est-à-dire sur la couche fonctionnelle 140, à l'opposé du substrat porteur) : les deux couches absorbantes 123 et 165 présentent la même épaisseur physique ; elles sont toutes les deux dans le même matériau et ont été déposées dans les mêmes conditions.
Le tableau 4 ci-après résume les principales caractéristiques optiques et énergétique de ces exemples 2 et 3, respectivement lorsque l'on considère uniquement le substrat seul, sans traitement thermique, et lorsque celui-ci est
monté en double vitrage, indifféremment en face 2, comme en figure 2 ou en face 3, comme en figure 3.
Tableau 4 Comme visible dans ce tableau 4, la réflexion lumineuse extérieure Re est très satisfaisante : elle est de l'ordre de 15 % ; elle est moins élevée que celle de l'exemple 1.
Par ailleurs, la couleur vue de l'extérieur, est peu différente de celle de l'exemple 1 et reste neutre, que l'empilement ait subi ou non un traitement thermique.
Par ailleurs, d'une manière générale, le traitement thermique de trempe n'a que peu affecté les exemples selon l'invention.
En particulier, la résistance par carré des empilements selon l'invention, tant avant qu'après traitement thermique est toujours inférieure à 4 ohms par carré.
Les exemples 2 et 3 montrent qu'il est possible de combiner une forte sélectivité, une faible émissivité et une faible réflexion lumineuse extérieure, avec un empilement comportant une seule couche métallique fonctionnelle en argent, tout en conservant une esthétique convenable (la TL est supérieure à 60 % et les couleurs sont neutres en réflexion extérieure).
De plus, la réflexion lumineuse RL, la transmission lumineuse TL mesurées selon l'illuminant D65 et les couleurs en réflexion a* et b* dans le système LAB
mesurées selon l'illuminant D65 côté substrat ne varient pas de manière vraiment significative lors du traitement thermique.
En comparant les caractéristiques optiques et énergétiques avant traitement thermique avec ces mêmes caractéristiques après traitement thermique, aucune dégradation majeure n'a été constatée.
En outre, la résistance mécanique de l'empilement selon l'invention est très bonne. Par ailleurs, la tenue chimique générale de cet empilement est globalement bonne.
Lorsqu'un empilement monocouche fonctionnelle est utilisé dans un vitrage multiple 100 de structure triple vitrage, ce vitrage comporte trois substrats 10, 20, 30 qui sont maintenus ensemble par une structure de châssis 90 et qui sont séparés, respectivement deux par deux, par une lame de gaz intercalaire 15, 25. Le vitrage réalise ainsi une séparation entre un espace extérieur ES et un espace intérieur IS. L'empilement peut être positionné en face 2 (sur la feuille de verre la plus à l'extérieur du bâtiment en considérant le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment et sur sa face tournée vers la lame de gaz) ou en face 5 (sur la feuille la plus à l'intérieur du bâtiment en considérant le sens incident de la lumière solaire entrant dans le bâtiment et sur sa face tournée vers la lame de gaz).
Les figures 5 et 6 illustrent respectivement le positionnement : - en face 2 d'un empilement de couches minces 14 positionné sur une face intérieure 11 du substrat 10 en contact avec la lame de gaz intercalaire 15, l'autre face 9 du substrat 10 étant en contact avec l'espace extérieur ES ; et - en face 5 d'un empilement de couches minces 26 positionné sur une face intérieure 29 du substrat 30 en contact avec la lame de gaz intercalaire 25, l'autre face 31 du substrat 30 étant en contact avec l'espace intérieur IS.
Toutefois, il peut aussi être envisagé que dans cette structure de triple vitrage, l'un des substrats présente une structure feuilletée ; toutefois, il n'y a pas de confusion possible car dans une telle structure, il n'y a pas de lame de gaz intercalaire.
Il peut en outre être prévu qu'au moins un substrat 10, 20, 30 comporte sur au moins une face 11 , 19, 21 , 29 en contact avec une lame de gaz intercalaire 15, 25 un revêtement antireflet 18, 22 qui est en vis-à-vis par rapport à ladite lame de gaz intercalaire 15, 25 avec un empilement de couches minces 14, 26 à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire.
La figure 6 illustre ainsi le cas où le substrat 20 central du triple vitrage comporte sur sa face 21 qui est en contact avec la lame de gaz intercalaire 25 un revêtement antireflet 22 qui est en vis-à-vis par rapport à ladite lame de gaz intercalaire 25 avec l'empilement de couches minces 26 à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire.
Bien évidement, si dans le cadre de la mise en œuvre de l'invention, l'empilement de couches minces 14 à propriétés de réflexion dans l'infrarouge et/ou dans le rayonnement solaire est positionné sur la face 11 du substrat 10, c'est alors la face 19 du substrat 20 central du triple vitrage qui est en contact avec la lame de gaz intercalaire 15 qui comporte un revêtement antireflet 18 qui est en vis-à-vis par rapport à ladite lame de gaz intercalaire 15 avec l'empilement de couches minces 14.
Dans ces deux cas, il peut aussi être prévu que l'autre face du substrat 20 central du triple vitrage soit aussi pourvue d'un revêtement antireflet, comme illustré pour le premier de ces deux cas en figure 6.
Le but de cette insertion d'un (ou de plusieurs) revêtement(s) antireflet(s) dans une structure de triple vitrage est de permettre d'obtenir une transmission lumineuse élevée et un facteur solaire élevé, tout au moins une transmission lumineuse et un facteur solaire similaires à ceux d'un double vitrage à isolation thermique renforcée.
La présente invention est décrite dans ce qui précède à titre d'exemple. Il est entendu que l'homme du métier est à même de réaliser différentes variantes de l'invention sans pour autant sortir du cadre du brevet tel que défini par les revendications.