Procédé de traitement d'effluents aqueux comprenant des sels métalliques de type nitrates ou nitrites
La présente invention a trait à un procédé de traitement d'effluents aqueux contenant des sels métalliques de type nitrates ou nitrites, permettant la conversion de ces sels en espèces métalliques insolubles de type oxydes, sans formation de sous-produits tels que des acides ou des oxydes d'azote. Ce procédé est adapté en particulier pour éliminer des espèces métalliques de type nitrates ou nitrites dans des effluents aqueux industriels préalablement à leur rejet dans l'environnement.
De nombreux effluents obtenus à l'issue de procédés industriels contiennent des sels métalliques de type nitrates ou nitrites. A titre d'exemple, on peut notamment citer les effluents issus de l'attaque acide de métaux par de l'acide nitrique, et en particulier les effluents obtenus lors du traitement de métaux dans des bains de décapage d'acide nitrique, tels que ceux utilisés par exemple pour décaper des tôles préalablement à des traitements de surface.
Compte tenu des normes en vigueur, qui limitent la teneur en ions métalliques et anions notamment de type nitrites et nitrates dans les effluents rejetés par les industries, il est nécessaire de traiter les milieux aqueux contenant des sulfates ou des nitrates métalliques obtenus selon les procédés précités, de façon à éliminer substantiellement ces sels métalliques, avant de pouvoir envisager leur rejet dans l'environnement. Pour réaliser l'élimination de sels métalliques dans des effluents aqueux de ce type, différentes solutions ont été proposées par le passé, qui mettent par exemple en œuvre des processus de précipitation, bioprécipitation, cristallisation, échange d'ions, électrolyse, ou bien des techniques plus spécifiques telles que l'électrodialyse par exemple.
Parmi ces procédés de l'état de la technique, certains ne se révèlent pas suffisamment efficaces pour éliminer de façon quantitative les sels métalliques au sein du milieu. Tel est notamment le cas de certains procédés de cristallisation ou de précipitation. D'autres, comme l'électrolyse, s'avèrent certes plus efficaces,
mais induisent des coûts de traitement élevés. De plus, la plupart des procédés décrits dans le cadre du traitement d'effluents contenant des nitrates ou des nitrites conduisent in fine à la production d'acide nitrique ou nitreux et/ou d'oxydes d'azotes, qui constituent des polluants qu'il est nécessaire d'éliminer de l'effluent dans des étapes ultérieures (filtration, piégeage ...) avant d'envisager un rejet dans l'environnement, ce qui, là encore, se traduit en terme d'augmentation du coût du procédé.
Un but de la présente invention est de fournir un nouveau procédé permettant l'élimination de sels métalliques de type nitrates ou nitrites présents dans un milieu aqueux tel qu'un effluent industriel, qui soit suffisamment intéressant en termes d'efficacité et de coûts pour se substituer aux techniques d'élimination de sels actuellement connues, et qui présente de préférence un rapport efficacité/coût plus avantageux que les techniques qui ont été décrites jusqu'à présent.
A cet effet, la présente invention a pour objet un procédé de traitement d'un effluent aqueux E contenant, en solution, au moins un nitrate ou un nitrite d'un métal M dont un oxyde est stable ne milieu aqueux, ledit procédé comprenant les étapes consistant à :
(I) introduire au sein de l'effluent aqueux E des cations NH4 + en solution aqueuse, ces cations NH4 + étant introduits de préférence sous la forme d'une solution aqueuse d'ammoniaque ; puis
(II) traiter le milieu obtenu à une température de 100 à 7000C et sous une pression de 1 à 50 MPa (c'est-à-dire entre 10 et 500 bar), ce par quoi on obtient une conversion du nitrate ou du nitrite du métal M en oxyde du métal M, en azote et en eau.
Le procédé de l'invention permet de convertir le nitrate ou -le nitrite du métal M en une forme insoluble de ce métal, à savoir en un oxyde du métal M
Cette conversion d'une forme soluble (nitrate ou nitrite) du métal M en une forme insoluble peut avantageusement être utilisée pour extraire le métal M de la solution aqueuse. Dans ce cas, l'oxyde du métal M obtenu à l'issue de l'étape (II)
est extrait du milieu par une séparation solide/liquide, en général par filtration. Tout autre procédé de séparation solide/liquide peut toutefois être envisagé, tel que par exemple une séparation par centrifugation, ou bien encore par décantation.
Sous réserve de conduire l'étape (II) pendant une durée suffisante pour que la conversion ait effectivement le temps de s'opérer, le traitement de l'effluent aqueux E à une température de 100 à 7000C et sous une pression de 1 à 50 MPa permet, le plus souvent, une conversion substantielle du nitrate ou du nitrite du métal M en oxyde, généralement insoluble. En fonction de la nature du métal M, le taux de conversion du nitrate ou du nitrite du métal M en oxyde obtenu à l'issue de l'étape (II) peut varier en une assez large mesure, toutefois, dans le cas le plus général, les conditions de température et pression précitées sont à même de permettre une conversion sous la forme d'oxyde d'au moins 60%, et le plus souvent d'au moins 70% des nitrates ou nitrites du métal M présents dans l'effluent aqueux E initial. Dans la plupart des cas, on obtient un taux de conversion des nitrate ou nitrites du métal M en oxyde de 80% ou plus, ce taux de conversion étant généralement d'au moins 85%, et pouvant atteindre 90%, voire 95%, et même "99% ou plus dans certains cas.
Notamment de façon à ce que la conversion des nitrates ou nitrites du métal M en oxyde soit la plus efficace possible, il est en général préférable que l'étape (II) du procédé soit conduite à une température d'au moins 2500C, de préférence d'au moins 3000C, et avantageusement d'au moins 3500C. Ainsi, selon un mode de réalisation intéressant, l'étape (II) est conduite à une température supercritique, à savoir une température supérieure à 374°C. Par ailleurs, notamment pour réduire les coûts du procédé, la réaction peut être conduite à une température inférieure ou égale à 600°C, cette température restant généralement inférieure ou égale à 550°C. Ainsi, pour obtenir un rapport efficacité/coût intéressant pour le procédé, la température de mise en œuvre de l'étape (II) est avantageusement comprise entre 250° C et 5500C, et de préférence entre 300°C et 5000C (typiquement entre 400 et 500° C).
D'autre part, pour effectuer une conversion efficace des nitrates ou nitrites du métal M en oxyde, l'étape (II) est avantageusement conduite sous une pression d'au moins 10 MPa (100 bars), cette pression étant de préférence d'au moins 20 MPa (200 bars). Ainsi, par exemple, le procédé de l'invention peut être conduit à une pression supercritique, à savoir une pression supérieure à 22,1 MPa (221 bars). Dans ce cadre, selon un mode de réalisation spécifique, l'étape (II) est conduite en conditions supercritiques, à savoir à une température supérieure à 374°C et à une pression supérieure à 22,1 MPa (221 bars). Notamment pour limiter le coût du procédé, l'étape (II) peut avantageusement être conduite sous une pression inférieure ou égale à 40 MPa (400 bars), voire inférieure ou égale à 30 MPa (300 bars). Ainsi, de façon intéressante notamment en termes d'efficacité et de coût, l'étape (II) peut par exemple être conduite sous une pression comprise entre 10 et 40 MPa (par exemple entre 20 et 35 MPa, typiquement entre 25 et 30 MPa). Ainsi, selon un mode de réalisation de l'invention qui se révèle Ie plus souvent avantageux, l'étape (II) est conduite à une température comprise entre 3000C et 5500C et sous une pression comprise entre 10 et 40 MPa, et généralement en conditions supercritiques (par exemple entre 40O et 5000C et sous une pression de 25 à 30 MPa).
II est à souligner qu'en plus de l'obtention d'une conversion efficace des nitrates ou nitrites de l'effluent E en oxydes métalliques insolubles, Ie procédé de l'invention permet en outre d'effectuer cette transformation sans conduire à la formation de sous-produits indésirables tels que des acides ou des oxydes d'azote. A cet effet, il est toutefois préférable, dans le cas le plus général que, dans l'étape (I), les cations NH4 + en solution aqueuse soit introduits de façon à obtenir un ratio molaire NH4 +/NO3 ~ au moins égal à 1 :3 dans le milieu à traiter dans l'étape (II). De préférence, pour éviter au maximum la formation de sous- produits de type NOx ou acides, les cations NH4 + sont introduits dans l'étape (I) de façon à ce que ce ratio molaire NH4 +ZNOs" soit au moins égal à 2 : 3 et avantageusement d'au moins 3 : 3. Notamment pour réduire les coûts du procédé, ce ratio molaire reste toutefois avantageusement être inférieur ou égal à
6 : 3. Ainsi, selon un mode de réalisation intéressant, les cations NH4 + sont introduits dans l'étape (I) de façon à ce que le ratio molaire NH4 +/Nθ3 ' dans le milieu à traiter dans l'étape (II) est compris entre 4 : 3 et 6 : 3, par exemple entre 4,5 : 3 et 5,5 : 3, ce rapport étant typiquement de l'ordre de 5 : 3.
Compte tenu de ces différents aspects, le procédé de l'invention est notamment particulièrement intéressant pour réaliser le traitement d'effluents industriels préalablement à leur rejet dans l'environnement. En effet, dans la plupart des cas, on peut envisager un rejet des milieux liquides et gazeux obtenus à l'issue de l'étape (II), qui contiennent le plus souvent une teneur extrêmement réduite en sels métalliques, acides et gaz de type oxyde d'azote. La phase solide est quant à elle le plus souvent aisément récupérable, par exemple par une simple étape de filtration ou de décantation.
En particulier, le procédé de l'invention est adapté au traitement d'effluents issus du traitement de métaux par de l'acide nitrique. Toutefois, de façon beaucoup plus générale, la plupart des effluents aqueux contenant des nitrates et/ou des nitrites de métaux dont les oxydes sont stables en milieu aqueux peuvent être traités selon le procédé de l'invention.
Le plus souvent, le métal M dont le nitrate ou le nitrite est présent au sein de l'effluent E traité selon Ie procédé de l'invention est choisi parmi : - certains métaux alcalino-terreux tels que le béryllium (Be) et le magnésium (Mg) ou bien encore le strontium (Sr) ;
- les métaux de transition (groupe "d" de la classification périodique des éléments), tels que scandium (Sc), le titane (Ti), le vanadium (V), le chrome (Cr), le manganèse (Mn), le fer (Fe), le cobalt (Co), le nickel (Ni), le cuivre (Cu), le zinc (Zn), le niobium (Nb), le molybdène (Mo),
- les métaux de la famille des lanthanides ou des actinides (groupe T de la classification périodique des éléments) tels que, en particulier, le thorium (Th), l'uranium (U) et le plutonium (Pu) ;
- d'autres métaux tels que l'aluminium, ou bien encore le plomb ou l'étain.
En particulier, le procédé de l'invention se révèle bien adapté au traitement d'un milieu aqueux (m) contenant des nitrates de fer, des nitrites de fer, ou des mélanges de ces sels.
Selon une variante particulière du procédé de l'invention, l'effluent aqueux E traité peut contenir un composé organique, en plus des nitrates et/ou nitrites présents en solution aqueuse.
Dans ce cas de figure, l'étape (II) peut avantageusement être mise à profit pour réaliser une dégradation hydrothermale du composé organique. Il est en effet à souligner que les conditions de température et de pression de l'étape (II) sont des conditions bien adaptées à une dégradation hydrothermale de la plupart des composés organiques. Par "dégradation hydrothermale d'un composé organique", on entend, au sens de la présente description, une conversion d'une espèce organique en espèces minérales (par exemple une conversion sous forme d'eau, et CO2 et/ou CO, lorsque le composé organique dégradé ne contient que les éléments C, H et O), par mise sous pression et température, généralement en présence d'un agent oxydant. De telles "dégradations hydrothermales" d'espèces organiques -en espèces minérales ont notamment été décrites dans l'article intitulé "Hydrothermal oxidation : a new concept for treatment of industrial and urban liquid waste" de M. Bottreau (Supercritical Fluids and Materials, ISBN-2-905267-39-9).
Ainsi, lorsque l'effluent E contient un composé organique qu'on cherche à éliminer, l'étape (11) est en général conduite avec la présence additionnelle d'un agent oxydant, en une quantité suffisante pour oxyder ledit composé organique dans les conditions de l'étape (II).
L'agent oxydant utilisé dans ce cadre peut être choisi parmi tout agent oxydant usuel dans le domaine de la dégradation hydrothermale, tel que, par exemple de l'oxygène gazeux, du peroxyde d'hydrogène, de l'acide nitrique, de l'air ou un mélange de deux ou plusieurs de ces oxydants. La quantité d'oxydant à utiliser dans ce cadre peut être facilement déterminée par un technicien du
domaine, en se fondant sur les conditions généralement mises en œuvre dans le domaine de la dégradation hydrothermale.
Selon un mode particulier, le composé organique présent peut être un composé organique azoté. Un tel composé est conduit généralement à la formation d'oxydes d'azote NOx (NO, N2O4, NO2, ou N2O, notamment) dans les conditions de l'étape (II). Dans ce cas, il est donc le plus souvent souhaitable d'éliminer ces oxydes d'azote NOx, tout particulièrement lorsque le procédé de l'invention est conduit dans le cadre d'un traitement d'effluent industriel destiné à un rejet dans l'environnement. Pour ce faire, le procédé peut avantageusement être conduit en introduisant, dans l'étape (I), une quantité additionnelle de cations NH4 + en solution aqueuse, généralement sous forme d'une solution aqueuse d'ammoniaque, pour convertir ces oxydes d'azote NOx en azote et en eau lors de l'étape (II).
Ainsi, lorsque Peffluent E traité selon le procédé de l'invention comprend un composé organique azoté, il est le plus souvent avantageux que, dans l'étape (1), on ajoute des cations NH4 + en solution aqueuse de façon à obtenir dans Ie milieu à traiter dans l'étape (II) un ratio molaire NH4+/(NO3 "+Norg) (où Norg représente la quantité d'azote présente dans le composé organique azoté) au moins égal à 1 : 3, et de préférence au moins égal à 2 : 3. Plus préférentiellement, notamment pour éviter au maximum la formation de sous- produits, ce rapport NH4+/(NO3 '+NOrg) est au moins égal à 3 : 3, et de avantageusement d'au moins 4 : 3, ce rapport restant en général inférieur ou égal à 6 : 3 notamment pour des raisons de coût. Ainsi, de façon intéressante en termes de rapport efficacité/coût, le rapport NH4 +/(NO3 '+Norg) peut être compris entre 4 : 3 et 6 : 3, par exemple entre 4,5 : 3 et 5,5 : 3, ce rapport étant typiquement de l'ordre de 5 : 3.
Selon une autre variante du procédé de l'invention, l'effluent aqueux E peut également contenir des oxydes d'azote NOx, en plus des sels de type nitrates ou nitrites présents en solution aqueuse. Dans ce cas, il est là encore le plus souvent indiqué que le procédé soit conduit en introduisant une quantité
additionnelle de cations NH4 + en solution aqueuse dans l'étape (I), généralement sous forme d'une solution aqueuse d'ammoniaque, pour convertir ces oxydes d'azote NOx en azote et en eau lors de l'étape (II). Dans ce cas, les cations NH4 + en solution aqueuse sont en général ajoutés dans l'étape (I) de façon à obtenir dans le milieu à traiter dans l'étape (II) un ratio molaire N H4 +Z(NO3 "+ N Ox) au moins égal à 1 : 3, de préférence au moins égal à 2 : 3 , et avantageusement au moins égal à 3 : 3, ce rapport restant néanmoins en général inférieur ou égal à 6 : 3 notamment pour des raisons de coût. Ainsi, ce rapport NH4 +/(NO3 '+NOX) est avantageusement compris entre 4 : 3 et 6 : 3, par exemple entre 4,5 : 3 et 5,5 : 3, ce rapport étant typiquement de l'ordre de 5 : 3.
Selon une autre variante particulière, l'effluent aqueux E contient, en plus des nitrates ou nitrites du métal M, à la fois un composé organique et des oxydes d'azote NOx. Dans ce cas, Ie procédé présente avantageusement les caractéristiques suivantes : - dans l'étape (I), on introduit une quantité additionnelle de cations NH4 + en solution aqueuse, de préférence sous forme d'une solution aqueuse d'ammoniaque, pour -convertir iesdits oxydes NOx en azote et en eau lors de l'étape (II) ; et
- l'étape (II) est conduite avec la présence additionnelle d'un agent oxydant, en une quantité suffisante pour oxyder ledit composé organique dans les conditions de l'étape (II).
Selon cette variante particulière, lorsque Peffluent aqueux E un composé organique azoté à titre de composé organique, conduisant à la formation de NOx dans les conditions de l'étape (II), il est en général indiqué qu'une quantité additionnelle de cations NH4 + en solution aqueuse soit introduite dans l'étape (I), pour convertir ces oxydes NOx en azote et en eau lors de l'étape (II). Dans ce cas, dans l'étape (I), on introduit en général des cations NH4 + en solution aqueuse de façon à obtenir dans le milieu à traiter dans l'étape (II) un ratio molaire NH4 +/(NO3> NOX +Norg) (où Norg représente la quantité d'azote présente dans le composé organique azoté) au moins égal à 1 : 3, de préférence au moins
égal à 2 ; 3 , et avantageusement au moins égal à 3 : 3, ce rapport restant néanmoins le plus souvent inférieur ou égal à 6 : 3. Ce rapport NH4V(NO3 "+ NOx +Norg) est avantageusement compris entre 4 : 3 et 6 : 3, par exemple entre 4,5 : 3 et 5,5 : 3, et il est typiquement de l'ordre de 5 : 3.
Différents aspects et avantages du procédé de l'invention apparaîtront de façon encore plus explicite au vu des exemples donnés ci-après.
EXEMPLE 1 : traitement d'un effluent aqueux contenant un nitrate métallique (nitrate de fer)
On a traité selon le procédé de l'invention 9,5 g d'une solution aqueuse de nitrate de fer de concentration égale à 111 ,2 g/l. Cette solution contient initialement 0,24g de Fe à l'état de sel solubilisé.
A ces 9,5 g de solution aqueuse de nitrate de fer, on a tout d'abord ajouté
4,2 g d'une solution aqueuse d'ammoniaque NH4OH à 173g/l.
Le milieu obtenu a ensuite été introduit dans un tube en verre, qu'on a placé dans un réacteur fermé, à une température initiale de 400C. Le réacteur, de type fermé, a une capacité de 100 ml et est muni d'un enroulement chauffant, et est couplé à un banc haute pression. La température du réacteur a été élevée de 40°C à 45O0C en une durée de 20 minutes, ce par quoi on a obtenu une pression de 25,5 MPa au sein du réacteur.
Le milieu a été traité dans les conditions supercritiques ainsi atteintes (température de 4500C et pression de 25,5 MPa) pendant 15 minutes.
Suite à ce traitement, on a ramené le milieu sous pression atmosphérique, et on l'a laissé refroidir jusqu'à la température ambiante (250C) en 45 minutes.
A l'issue de ce traitement, on a obtenu une conversion quantitative du nitrate de fer en oxyde de fer, N2 et H2O. Plus précisément, le milieu aqueux obtenu à l'issue du traitement contient 0,33 g de Fe2O3, la masse théorique
attendue en Fe2O3, correspondant à la conversion totale du Fe initialement présent dans la solution, étant de 0,35g. En d'autres termes, on a obtenu une conversion du nitrate de fer en oxyde Fe2O3 avec un rendement de 94%.
EXEMPLE 2 : traitement d'un effluent aqueux contenant un nitrate métallique (nitrate de fer) et un composé organique (acide acétique).
On a traité selon le procédé de l'invention un milieu aqueux constitué d'un mélange de 4,8 g d'une solution aqueuse de nitrate de fer de concentration égale à 111 ,2 g/1 et de 3g d'acide acétique. Cette solution contient initialement 0,12g de Fe à l'état de sel solubilisé et présente une DCO (demande chimique en oxygène) de 35g/l.
A ces 9,5 g de solution aqueuse de nitrate de fer, on a ajouté 2,2 g d'une solution aqueuse d'ammoniaque NH4OH à 173g/l et 4,4 g d'une solution aqueuse de peroxyde d'hydrogène en solution aqueuse à 50% en masse.
Le milieu ainsi obtenu a été introduit dans un tube en verre, qu'on a placé dans un réacteur fermé, à une température initiale de 400C. Le réacteur, de type fermé, a une capacité de 100 ml et est muni d'un enroulement chauffant, et est couplé à un banc haute pression. La température du réacteur a été élevée de 40°C à 4500C en une durée de 20 minutes, ce par quoi on a obtenu une pression de 25,5 MPa au sein du réacteur.
Le milieu a été traité dans les conditions supercritiques ainsi atteintes (température de 4500C et pression de 25,5 MPa) pendant 15 minutes.
Suite à ce traitement, on a ramené le milieu sous pression atmosphérique, et on l'a laissé refroidir jusqu'à Ia température ambiante (25°C) en 45 minutes.
A l'issue de ce traitement, on a obtenu une conversion quantitative du nitrate de fer et du composé organique en oxyde de fer, N2, CO2, et H2O. Plus précisément, le milieu aqueux obtenu à l'issue du traitement contient :
- 0,165 g de Fe2O3, la masse théorique attendue en Fe2O3, correspondant à la conversion totale du Fe initialement présent dans la solution, étant de 0,18g (une conversion du nitrate de fer en oxyde Fe2O3 avec un rendement de 92% a été obtenue) ;
- une teneur en composé organique correspondant à une DCO finale de
1 ,75g/l (abattement de la DCO de 95%).