La présente invention concerne les casques de protection de la tête d'un
utilisateur pour les pratiques sportives. En particulier l'invention concerne
les casques prévus pour le ski, le snowboard, le cyclisme, le skateboard, le
roller, le kayak.
De tels casques sont obligatoires dans des pratiques sportives telles que
le vélo tout terrain, le ski de compétition, le patinage de vitesse ou le
patinage à roulettes dit "aggressive". De plus, l'utilisation de tels casques est
également vivement conseillée pour des pratiques loisir de vélo et de ski.
De façon connue, différentes techniques de fabrication sont utilisées
pour la réalisation de tels casques. Une première de ces techniques est celle
largement utilisée pour la fabrication de casques de cyclomoteurs et de
motocyclettes et pour certains casques de ski. Une coque ou calotte rigide et
relativement peu épaisse, est réalisée par injection (PC, ABS) ou par tout
autre moyen approprié (par exemple par stratification de différentes couches
de tissu imprégnées de résine). Cette coque est ensuite garnie par des
éléments de confort et / ou d'amortissement comprenant une sous calotte de
polystyrène expansé (EPS), des mousses, des tissus. Cette technique permet
de faire des casques au contour très enveloppant.
Typiquement un tel casque pourra recouvrir tout le crâne de
l'utilisateur, mais également les oreilles, voire la mâchoire de l'utilisateur.
Par cette technique, il est facile de réaliser en grande série et à des coûts
raisonnables des coques en une seule pièce qui ont un enveloppement
maximal de la tête. En effet après injection de la coque, même lorsque celle-ci
est très enveloppante, elle garde une certaine déformabilité permettant le
démoulage. L'inconvénient de cette technique est que les casques ainsi
réalisés sont plutôt lourds. Or le poids d'un casque est un critère
déterminant non seulement pour la compétition mais également pour les
pratiques loisir où plus l'utilisateur aura l'impression que son casque est
lourd, moins il aura envie de le porter.
Une autre technique de fabrication est appelée en anglais "in-mold",
c'est-à-dire "dans le moule". Dans cette technique, l'essentiel du casque est
réalisé dans un même moule. A la sortie de ce moule, le casque est équipé
d'une jugulaire, éventuellement d'une doublure de confort et d'autres
accessoires. En pratique, on prépare indépendamment la peau extérieure du
casque appelée "microshell". Cette peau peut par exemple être une feuille de
polycarbonate. Cette feuille est thermoformée pour prendre la forme finale de
la surface extérieure du casque. Cette feuille est fine (≤ à 1 mm en général).
Après ébavurage et découpe, elle est placée dans le moule avec un matériau
de type polystyrène. La chaleur et la vapeur introduites dans le moule
déclenchent l'expansion du polystyrène jusqu'à ce qu'il occupe tout le
volume du moule, et se lie à la feuille de polycarbonate. Au démoulage, le
casque est constitué d'une épaisse coque de polystyrène expansé surmoulée
sur une peau extérieure. Un tel casque ne présente aucune flexibilité et c'est
pourquoi, à moins d'utiliser des moules coûteux, on ne fabrique par cette
technique que des casques légers dont la superficie enveloppante ne
comprend pas la zone de couverture des oreilles. Par exemple si on
approxime la superficie enveloppante d'un casque à une sphère, on dit que
l'on évite avec cette technique d'avoir une superficie enveloppante qui ne
peut être contenue dans une demi-sphère. En pratique, on utilise plutôt
cette technique pour des casques d'été dont la coque ne comprend pas de
parties protégeant les oreilles.
Un autre inconvénient de la technologie dite "in-mold" est qu'il n'est pas
possible de garantir un positionnement précis des décorations. La décoration
se fait à plat sur la feuille qui sera thermoformée puis placée dans le moule
avec le polystyrène. Lors du thermoformage et lors de la phase d'expansion
du polystyrène, il est très difficile de conserver intact les lignes de la
décoration si bien qu'une ligne voulue droite sera voilée sur le casque final.
Un moyen utilisé pour la décoration d'un casque consiste à placer dans
le moule plusieurs feuilles, chacune de couleur différente. Après le passage
dans le moule et l'expansion du polystyrène, le casque présentera des
portions de sa surface extérieure de différentes couleurs. Cette technique de
décoration présente également ses limites en terme de qualité de la finition
car, compte-tenu de l'imprécision du positionnement des feuilles dans le
moule, il est nécessaire de prévoir un jeu important (plusieurs millimètres)
entre les deux feuilles. Sur le produit fini, le polystyrène expansé restera
visible entre les deux feuilles de couleur et la frontière entre les deux feuilles
sera irrégulière.
L'objectif de la présente invention est de prévoir un casque dont la
fabrication est dépourvue des inconvénients précédemment cités.
L'objectif de l'invention est également de prévoir une gamme de casques
prévue pour des utilisations différentes, mais dont la fabrication et le
développement est moins onéreux.
L'objectif de l'invention est également de prévoir un casque qui puisse
être utilisé dans différents pratiques sportives.
Ces objectifs sont résolus par un casque qui comporte une coque rigide
faite d'un matériau de type polystyrène expansé surmoulé sur une peau
extérieure et comprenant un arceau rigide lequel arceau comporte un
bandeau appliqué sur ladite coque et dont les deux extrémités sont équipées
de dispositifs de recouvrement d'oreilles.
Ces objectifs sont aussi résolus par le fait que différents casques d'une
gamme de casques ont en commun une même coque à laquelle on associe
un élément supplémentaire différenciateur, un arceau.
Ces objectifs sont également résolus par la fourniture d'un casque qui
comprend une coque ainsi qu'une pluralité d'éléments supplémentaires,
chacun prévu pour l'utilisation du casque lors d'une pratique sportive
particulière ou bien de conditions atmosphériques particulières.
Avantageusement, la coque rigide est obtenue selon la technologie dite
"in-mold", ce qui permet la réalisation d'une coque relativement plus légère
que dans le cas d'une construction traditionnelle d'une coque rigide injectée.
D'autres avantages apparaítront à la lecture de la description associée
au dessin qui suit et dans lequel :
- la figure 1 est une vue latérale de la coque d'un casque selon
l'invention,
- la figure 2 est une vue latérale selon un premier mode de réalisation
de l'invention,
- la figure 3 est une vue latérale selon un deuxième mode de réalisation
de l'invention,
- la figure 4 est une vue en perspective de l'arceau du casque de la
figure 3,
- la figure 5 est une vue en coupe du casque de la figure 3,
- la figure 6 est une vue latérale d'un casque selon un troisième mode
de réalisation de l'invention,
- la figure 7 est une vue en perspective de l'arceau du casque de la
figure 6,
- les figures 8 à 13 sont des variantes d'exécution des différents modes
de réalisation de l'invention.
La figure 1 décrit un casque qui comprend une coque 2 obtenue par la
technologie in-mold. Celle-ci est faite d'une calotte en polystyrène expansé
surmoulé sur une peau extérieure 3. La peau extérieure 3 appelée également
"microshell", est percée d'ouies 6 placées en correspondance avec des
ouvertures ménagées dans la calotte de polystyrène. Ces ouies 6 permettent
l'entrée d'air frais à l'intérieur du casque. La coque présente une gorge 4 qui
parcourt sa surface extérieure de part en part depuis la zone temporale
gauche jusqu'à la zone temporale droite (visible sur la figure 1). Cette gorge 4
qui constitue un léger renfoncement de la surface extérieure du casque est
prévue pour recevoir l'arceau 7. Le casque est retenu sur la tête de
l'utilisateur, grâce à une jugulaire 5 constituée d'un ensemble de sangles
souples comprenant sur chacun des côtés du casque une sangle jugulaire
avant 8, une sangle jugulaire arrière 9 qui se rejoignent pour former la
jugulaire à proprement parlé. L'habillage interne du casque n'est pas visible
sur cette figure et sera décrit plus loin.
La figure 2 décrit le même casque qu'à la figure 1 auquel on a fixé un
arceau 7. L'arceau 7 est encastré dans la gorge 4 et il est fixé sur la coque.
Aux deux extrémités de l'arceau sont fixés deux dispositifs de recouvrement
d'oreilles 10. Seul celui de droite est visible sur la figure 2. Ils sont
constitués de coussins de mousse recouvert d'un tissu.
La fixation de l'arceau à la coque peut bien entendu se faire par tout
moyen approprié permanents ou non. On peut, par exemple, utiliser de la
colle ou des rivets plastique associés à des inserts. On peut également
envisager une fixation pouvant être détachée et remise en place par
l'utilisateur lui-même, par exemple en utilisant des vis associés à des inserts
ou des boutons pression afin de permettre à l'utilisateur de porter son
casque avec ou sans les dispositifs de recouvrement d'oreilles.
La figure 3 décrit un casque dont la coque est identique à celle du
casque de la figure 1. Un arceau-oreille 11 est encastré dans la gorge 4. Cet
arceau est décrit indépendamment et en perspective à la figure 4. Il est
constitué d'un bandeau 12 qui se prolonge à ses extrémités par des ailes 13.
Le bandeau 12 et les ailes 13 constituent une seule et même pièce réalisée
par injection d'une matière plastique.
Cette dernière caractéristique n'est pas limitative et on pourrait très
bien prévoir de réaliser cette pièce en plusieurs éléments qui seraient
assemblés avant le montage sur la coque ou après celui-ci. Pour répondre à
des considérations esthétiques, on pourra également réaliser cette pièce par
injection bicolore. Enfin dans un soucis d'allègement et de performance la
stratification du tissu de verre ou de carbone sera préférée à l'injection
plastique.
La figure 5 montre une vue en coupe du casque présenté à la figure 3.
La coque 2 est constituée d'une calotte de polystyrène 15 recouvert de la
peau extérieure 3. Il est à noter que pour des raisons de clarté du dessin, les
épaisseurs des différentes pièces ne sont pas à l'échelle. Ainsi la peau
extérieure 3 n'a en réalité qu'une épaisseur en général inférieure à 1
millimètre. L'arceau-oreille 11 ceinture la coque. Son bandeau 12 est
appliqué contre la peau extérieure 3 et est fixée à elle par tout moyen
approprié, permanent ou non. Au-delà du bandeau 12, l'arceau se prolonge
en deux ailes 13 qui sont sensiblement orientées vers l'intérieur du volume
du casque de façon à assurer un enveloppement plus ajusté de la tête et en
particulier de la région des oreilles. Le bandeau 12 et les ailes 13 font partie
d'une seule et même pièce. Sur ces ailes 13 sont fixés les dispositifs de
recouvrement d'oreilles 10. Lors de l'assemblage de l'arceau 11 sur la coque
2, on déforme l'arceau élastiquement de façon à écarter les ailes 13 vers
l'extérieur.
Le casque est d'autre part pourvu d'un habillage intérieur 14 qui est
disposé à l'intérieur de la coque 2 de sorte à être en contact avec la tête du
porteur. L'habillage assure une fonction de confort et une fonction de
maintien en place du casque sur la tête. Il est formé d'éléments de mousse
gainés de tissu et il est disposé de façon fixe ou amovible à l'intérieur de la
coque par exemple au moyen de bandes auto-agrippantes.
La figure 6 décrit un autre casque dont la coque 2 est identique à celle
des casques précédemment décrits jusqu'ici. Cette coque 2 est associée à un
arceau-mentonnière 16 dont le bandeau vient s'encastrer dans la gorge 4
ménagée sur la peau extérieure 3 de la coque. L'arceau-mentonnière 16 est
collé sur la peau extérieure 3.
L'arceau-mentonnière 16 est décrit indépendamment et en perspective à
la figure 7. Il comprend un bandeau 12, deux ailes 13 et une mentonnière
17. La mentonnière 17 protège la mâchoire et le visage dans les pratiques
sportives les plus à risques telles que le vélo tout terrain de descente. Au
niveau des ailes 13, sont fixés des dispositifs de recouvrement d'oreilles
constitués d'un coussin de mousse gainé de tissu. Le coussin a sensiblement
une forme annulaire de façon qu'une cavité donnant à l'oreille plus d'aisance
soit créé et également pour ne pas gêner l'audition. Les ailes 13 sont, d'autre
part, percées d'une pluralité de trous pour faciliter l'audition.
L'arceau-mentonnière 16 est une pièce monobloc obtenue par injection.
Pour pouvoir être mise en place il est nécessaire de la déformer
élastiquement en écartant les ailes l'une de l'autre. Dans le cas où le
matériau choisi pour réaliser l'arceau-mentonnière ne serait pas
suffisamment déformable élastiquement, on peut imaginer une séparation en
deux morceaux du bandeau 12.
A l'arrière, l'arceau-mentionnière 16 est équipé de moyens de retenue de
la sangle d'un masque de vision (non représenté). Ces moyens ont la forme
d'un crochet 22 qui empêche la sangle d'un masque de glisser vers le haut
sur la surface extérieure du casque.
Pour un fabricant de casque, les coûts de développement et de
fabrication d'une gamme comportant quatre casques correspondent aux
casques des figures 1, 2, 3 et 6 et étant chacun prévu pour une pratique et /
ou une utilisation particulière, seront considérablement réduits car la coque,
organe principal de chacun de ces casques, est identique.
Pour un utilisateur, l'achat d'une seule coque de casque telle que celle
de la figure 1 et d'une pluralité d'arceaux 7, 11, 16 va lui permettre de
multiples utilisations et de multiples pratiques, à condition que les différents
arceaux 7, 11, 16 soient fixés de manière libérable permettant à l'utilisateur
de les échanger. Ainsi pour un sport peu dangereux pratiqué par temps
chaud, le casque est utilisé sans arceau, une utilisation ski loisir se fera
avec l'arceau simple 7 qui garantit la protection thermique des oreilles tandis
que les pratiques ski de compétition se feront avec l'arceau-oreille 11 voire
même avec l'arceau-mentonnière 16.
Les figures 8, 9 et 10 décrivent une gamme de trois casques selon une
variante d'exécution de l'invention. La coque 2 comprend un seul bloc de
polystyrène expansé surmoulé sur deux feuilles de polycarbonate. La
première feuille 18 recouvre le haut du crâne et est de couleur C1. La
deuxième feuille 19 recouvre la nuque et est de couleur C2. L'arceau simple
7, aux deux extrémités duquel sont fixés des dispositifs de recouvrement
d'oreilles 10 est placé sur la coque de façon à recouvrir le bord de chacune
des deux feuilles 18 et 19 au niveau de la séparation entre celles-ci. Ainsi la
séparation entre les différentes couleurs est nette et précise dans la mesure
où elle est faite par les arêtes du bandeau 12.
La figure 9 montre le casque équipé d'un arceau-oreille 11 Celui-ci
comprend un bandeau 12 similaire à celui de l'arceau simple 7 du casque
décrit à la figure 8, qui se prolonge à ses deux extrémités par des ailes 13.
Sous les ailes 13, sont fixés des dispositifs de recouvrement d'oreilles 10
comprenant des coussins de mousse. La coque 2 a une première couleur C1
au-dessus du bandeau 12 et une deuxième couleur C2 au-dessous de celui-ci.
La figure 10 montre un casque intégral réalisé sur la base d'une coque
identique à celle des casques des figures 8 et 9. En plus de l'arceaumentonnière
16, la coque 2 reçoit également une visière 20.
Les figures 11, 12 et 13 montrent une gamme de trois casques selon
une autre variante d'exécution de l'invention. Sans qu'il soit besoin de le
rappeler dans les détails, les casques comprennent une coque 2 obtenue par
la technologie "in-mold" et un arceau 7, 11, 16 fait d'une matière rigide.
A la figure 11, l'arceau-simple 7 comprend un bandeau 12 qui ceinture
de part en part la partie arrière du casque, des moyens d'attache des
dispositifs de recouvrement d'oreilles 10 et des extensions frontales 21 qui
longent le bord frontal de la coque 2.
A la figure 12, outre le bandeau 12, les extensions frontales 21 et les
dispositifs de recouvrement d'oreilles 10, l'arceau-oreille 11 comprend deux
ailes 13 qui sont des extensions du bandeau fait du même matériau que
celui-ci.
La figure 13 montre un casque intégral. L'arceau-mentonnière 16
comprend un bandeau 12 fixé sur la partie arrière de la coque 2. Dans le
prolongement du bandeau 12 se trouvent sur chacun des côtés, les ailes 13,
puis la mentonnière 17. A partir de chacune des ailes 13 et le long des bords
frontaux de la coque 2 se placent les extensions frontales 21 qui se
rejoignent au sommet des bords frontaux pour former la visière 20. Bien
entendu, des dispositifs de recouvrement d'oreilles 10 sont placés sous les
ailes 13. D'autre part, la mentonnière 17 est également équipée d'une
garniture intérieur de confort sous forme de pads de mousse gainés de
tissus. Compte-tenu de la complexité de l'arceau-mentonnière 16, il pourra
être préférable de réaliser celui-ci en plusieurs parties, lesquelles seront
assemblées séparément sur la coque 2.
L'invention ne se limite pas aux quelques modes de réalisation décrits
ci-dessus à titre d'exemple.
NOMENCLATURE
1- casque
2- coque
3- peau extérieure
4- gorge
5- jugulaire
6- ouies
7- arceau simple
8- sangle jugulaire avant
9- sangle jugulaire arrière
10- dispositif de recouvrement d'oreille
11- arceau-oreille
12- bandeau
13- ailes
14- habillage intérieur
15- calotte de polystyrène expansé
16- arceau-mentonnière
17- mentonnière
18- première feuille
19- deuxième feuille
20- visière
21- extension frontale
22- crochet