Un skateboard est généralement constitué d'une planche sous
laquelle deux dispositifs de maintien d'un essieu sont fixés.
En général, chacun de ces dispositifs de maintien sont
directionnels et l'essieu qu'ils maintiennent supporte deux
roues. De tels dispositifs de maintien directionnel d'un essieu
sont appelés communément "trucks".
Les trucks permettent de contrôler la direction prise par
le skateboard alors que le pratiquant a les deux pieds posés
sur la planche et se déplace avec celle-ci en roulant. Le
contrôle de la direction s'effectue en déplaçant d'un côté ou
de l'autre le poids du pratiquant.
La construction de ces trucks est inspiré des patins à
roulettes comportant deux essieux à deux roues chacun, dits
patins quad et comprend principalement deux pièces, une embase
qui assure la fixation du truck sous la planche et un pont ou
"hanger".
L'une des extrémités du pont se prolonge suivant un premier
axe et pivote autour d'un point situé dans l'embase. Cette
extrémité également appelée embout ou pivot pénètre dans un
évidemment, qui est ménagé dans l'embase. Une deuxième
extrémité du pont présente une excroissance appelée anneau.
Celle-ci est maintenue par l'intermédiaire de deux morceaux
d'élastomère appelés tampons, et d'un axe principal ou kingpin
orienté suivant un deuxième axe plaqué contre l'embase. Enfin,
une troisième extrémité du pont sert de support à un essieu sur
lequel sont montées deux roues, ledit essieu étant orienté
suivant un troisième axe.
L'orientation des trois axes du pont les uns par rapport
aux autres est telle que l'inclinaison de la planche sur l'un
ou l'autre de ses bords latéraux, c'est-à-dire selon un axe
longitudinal de la planche, deviendra un pivotement de l'essieu
selon un axe vertical. En général, l'axe principal fait avec le
plan de la planche un angle qui n'est pas un angle droit.
Les trucks de skateboard, malgré leur simplicité
remplissent plusieurs fonctions. Ce sont d'abord des moyens de
fixation des roues à la planche qui permettent au pratiquant de
diriger sa planche. D'autre part, la présence des éléments
d'élastomère réalise une résistance aux efforts faits par le
pratiquant pour faire pivoter sa planche et, par là même,
empêche des changements de direction inopinés. Enfin, ces mêmes
élastomères assurent une force de rappel de l'essieu dans une
position neutre après un changement de direction.
La construction des planches de skateboard utilise
plusieurs types de matériaux qui sont en particulier les
matières plastiques, le bois et les matériaux composites.
Chacun de ces matériaux possèdent des caractéristiques et des
avantages qui lui sont propres.
Pour la pratique sportive du skateboard, qui comprend la
réalisation de nombreuses figures et de sauts aériens, on
privilégie les planches entièrement construites en bois par
contre-plaquage. Généralement sept plis d'épaisseur constante
sont enduits de colle avant d'être pressés à chaud. Ce mode de
construction est moins coûteux pour les petites séries que la
technique du moulage. D'autre part, les planches obtenues par
ce procédé ont de très bonnes caractéristiques dynamiques.
Les caractéristiques dynamiques d'une planche comprennent,
entre autre, ce qui est appelé le "POP" dans le milieu du
skateboard. Le POP traduit la capacité qu'a une planche à
propulser le pratiquant dans les airs après que celui-ci exerce
une forte pression sur la partie arrière de la planche. Le
terme "POP" trouve son origine dans le bruit que fait
l'extrémité arrière de la planche, appelé le tail, lorsqu'il
touche le sol.
Les différents types de planches ont non seulement un "pop"
qui diffère de part leurs caractéristiques géométriques mais
également de part les propriétés des matériaux les constituant
qui modifie le son émis lors du contact planche / sol. Le POP
d'une planche est d'autant plus important qu'il est à la base
de l'une des figures fondamentales de la pratique du skateboard
; le ollie.
Les planches faites en bois contre-plaqué sont les
préférées des pratiquants sportifs. Pourtant ces planches ont
de nombreux inconvénients. Compte-tenu de la rigidité qu'elles
offrent, ces planches sont relativement lourdes. De plus, elles
résistent mal à l'usure et aux frottements. Après un minimum
d'utilisation, les champs de la planche sont râpés, ce qui peut
présenter des risques pour le pratiquant. Ainsi, lorsqu'il
prend la planche, le pratiquant risque d'attraper une écharde.
Les trucks, dont l'embase est fixée par quatre vis
traversant la planche délimitent des zones où la planche est
fragilisée. Pour ne pas gêner le déplacement des pieds du
pratiquant le long de la planche, la tête des vis servant à la
fixation des trucks ne doit pas dépasser de la surface
supérieure de la planche. Il y a alors nécessité de chanfreiner
les trous de vis, ce qui fragilise d'autant plus la planche et
génère des amorces de rupture.
C'est lors de la réception de saut que les risques de
cassure sont les plus importants. Souvent, la planche est
brisée nette entre l'extrémité de celle-ci et la base du truck.
Dans la majorité des cas c'est directement au niveau de l'arête
de la base du truck que la planche est cisaillée.
Une des solutions à ce problème consiste à augmenter le
nombre de couche de la planche. Dans le cas d'une planche en
contre-plaqué, il faudrait rajouter entre deux et quatre plis
aux six ou sept plis qui sont couramment utilisés pour la
fabrication de la planche. Cependant une planche ayant entre
huit et onze plis serait environ 50% plus lourde ce qui
limiterait considérablement les possibilités de figures
aériennes. D'autre part, il serait pratiquement impossible d'en
améliorer le "POP" car elle serait trop rigide.
Un autre problème auquel doit faire face les fabricants de
planche de skateboard est induit par les figures dites "slide"
de la pratique de ce sport. En effet, de nombreuses phases de
l'évolution du sportif consistent à faire glisser la planche
sur des surfaces telles que des rails métalliques, des arêtes
de murs en béton, des trottoirs. On parle de "nose slide"et de
"tail slide" pour lesquels la portion inférieure de la planche
qui se trouve entre le truck et l'extrémité arrière ou avant de
la planche est en contact avec l'élément que l'on slide. On
parle également de "rock" slide où c'est la portion entre les
deux trucks qui glisse sur l'élément que l'on slide. Evidemment
ces pratiques abíment considérablement la planche, notamment
lorsque celle-ci est composée de plusieurs couches superposées,
car les couches superficielles sont rapidement usées par
abrasion.
Lorsqu'il s'agit d'une planche faite en contre-plaqué et
vernie, après quelques glissades la couche de vernis disparaít
et la couche superficielle est directement érodée à chaque
glissade. De plus, le bois ayant un fort coefficient de
friction, les figures glissées manquent d'amplitude.
C'est en partie pour résoudre ce problème qu'il est
envisagé de coller après fabrication de la planche des éléments
métalliques ou plastiques appelés slider qui protègent la
planche de l'abrasion et facilitent la glisse. Cependant les
éléments rajoutés tiennent mal sous la planche.
La présente invention a pour objectif de remédier aux
inconvénients précités. En particulier de proposer une planche
de skateboard du type comprenant plusieurs couches dont la
solidité est améliorée, qui permet de meilleures glissades.
Un autre but de l'invention est d'augmenter la résistance à
la casse de la planche tout en augmentant le "POP" de la
planche.
Un des objectifs de l'invention est également de chercher à
simplifier le système actuel Planche / Truck de façon à
faciliter le montage et la maintenance des trucks sur la
planche et de façon à alléger le skateboard dans son ensemble
pour augmenter ses performances.
A cet effet, l'invention consiste en une planche comprenant
plusieurs couches dont au moins quatre sont d'épaisseur
constante et parmi lesquelles une couche superficielle
supérieure, une couche superficielle inférieure et plusieurs
couches intermédiaires, la planche comprenant également au
moins un renfort disposé au niveau d'au moins une des zones de
fixation des trucks. Ledit renfort comprenant au moins une
portion qui suivant un plan transversal est intercalé entre la
couche superficielle supérieure et la couche superficielle
inférieure.
Une telle planche est ainsi plus solide tout en conservant
les avantages d'une construction multicouche, notamment les
avantages d'une construction en bois contre-plaqué.
Dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention,
les renforts n'ont pas une section uniforme et présentent une
section profilée dont les zones de plus grande épaisseur sont
situées au niveau de la fixation des trucks.
Dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention,
les renforts comprennent une portion saillante qui traverse la
couche superficielle inférieure, ladite portion en saillie
recevant l'embout du pont et présentant une surface lisse.
Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la plaque
de renfort s'intercale entre deux plis intermédiaires et a un
contour équivalent au contour global de la planche.
L'un des principes sous tendant l'invention consiste à
insérer un ou plusieurs renforts lors de la mise en forme à
l'intérieur des plis de la planche. Ce ou ces renforts étant
disposés de manière à augmenter la résistance des zones
fragiles : Tail (arrière), Nose (avant) et le milieu. Ces
renforts contribuent également à la rigidité de la planche et
peuvent être précontraints pour augmenter la nervosité de la
planche. Le matériau utilisé pour ces inserts optimise le
poids, la rigidité et la solidité de la planche finale.
D'autre part, la présence de ces renforts ne rend pas
obligatoire le perçage de quatre trous traversants pour la
fixation de la planche.
L'invention concerne également une planche de type
multicouche pour laquelle l'embase du truck est intégrée à la
planche. Ainsi il n'est plus nécessaire de fragiliser la
planche par le perçage et le chanfreinage de quatre trous
traversant pour la fixation de chaque embase du truck.
A cet effet, les renforts de la planche de skateboard selon
l'un des modes de réalisation de l'invention sont percés d'un
alésage dont l'axe fait avec le plan de la planche un angle
différent de l'angle droit. Cet alésage sera utilisé pour le
passage de la vis de l'axe principal ou kingpin du truck.
En d'autres termes, il s'agit d'utiliser la couche
superficielle inférieure de la planche directement pour monter
le pont ou hanger sans avoir recours à une embase comme c'est
le cas actuellement. L'idée est de donner à la planche sur sa
partie inférieure et à l'endroit des trucks une forme
garantissant les fonctions habituellement réalisées par
l'embase du truck, c'est-à-dire assurer le support du tampon
élastomère supérieur et la réception de l'extrémité de l'embout
du pont dans une cavité ménagée dans la surface inférieure de
la planche.
Dans un mode de réalisation de l'invention, la couche
superficielle inférieure fait office d'embase et la fixation du
truck, constituée dans ce cas seulement de l'essieu et du pont
et réalisé par la vis de l'axe principal.
Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'embase
du truck est intégrée à la planche directement lors du collage
/ pressage des différents plis entre eux.
Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'embase
ne comprend que la partie bossage, laquelle est prolongée vers
l'extrémité de la planche de façon à constituer un slider.
Cette demi-embase est fixée à la planche directement lors du
collage des plis. Elle peut également être collée après la
finition complète de la planche. Quelle que soit la méthode
choisie, la fixation de l'embase ne nécessite pas plusieurs vis
de fixation traversant et fragilisant la planche.
L'invention concerne également une planche multicouche
comprenant des renforts dont l'une des portions est saillante
et traverse la couche superficielle inférieure de façon telle
que ladite portion saillante fasse office de slider.
La présente invention concerne également les
caractéristiques qui ressortiront de la description qui va
suivre en référence au dessin annexé, qui montre à titre
d'exemples non limitatifs, quatre modes de réalisation de
l'invention et dans lequel :
- la figure 1 est une vue de dessous d'une planche de
skateboard selon un premier mode de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est une vue en coupe partielle selon II-II de
la planche décrite à la figure 1,
- la figure 3 est une vue en perspective du pli central et
des plaques de renfort selon une variante du premier mode de
réalisation de l'invention,
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 2 d'une
planche de skateboard selon un deuxième mode de réalisation de
l'invention,
- la figure 5 est une vue similaire à la figure 2 d'une
planche de skateboard selon un troisième mode de réalisation de
l'invention,
- la figure 6 est une vue de dessous de la planche de
skateboard décrite à la figure 5,
- la figure 7 est une vue en coupe de l'extrémité avant
d'une planche de skateboard selon un quatrième mode de
réalisation de l'invention.
La figure 1 montre une vue de dessous d'une planche 1 de
skateboard selon un premier mode de réalisation de l'invention.
Le skateboard est constitué d'une planche 2 et de deux trucks 3
fixés l'un à l'avant, l'autre à l'arrière sur la surface
inférieure de cette planche. Ces trucks servent à la fixation
de deux roues chacun.
La figure 2 montre une coupe longitudinale partielle de la
planche de skateboard décrite à la figure 1. On y voit le truck
3 constitué de deux éléments, d'une part une embase 4 servant à
la fixation sur la planche 2 et d'un pont 5 appelé également
hanger qui sert à la fixation de l'essieu 6 et des roues 7. Sur
l'une des parties de l'embase 4 est aménagé un socle 8, lequel
est percé d'un alésage traversant.
Une autre partie de l'embase 4 comprend un bossage 9 dans
lequel est ménagée une cavité 10. La périphérie de l'embase 4
est percée de quatre trous 11 dont deux sont ici représentés et
dans lesquels viennent s'insérer des vis 12 pour la fixation du
truck 3 à la planche 2. Le pont 5 se compose quant à lui de
trois parties, un essieu 6 qui sert à la fixation des deux
roues 7, un embout 13 destiné à être reçu dans la cavité du
bossage 9 et un anneau 14. La surface supérieure de l'anneau 14
est en contact avec un tampon supérieur 15 en matériau
élastomère, tandis que la surface inférieure de l'anneau est en
contact avec un tampon inférieur 16 d'élastomère.
L'ensemble constitué de l'anneau, du socle de l'embase et
des deux tampons inférieur et supérieur d'élastomère sont
maintenus les uns avec les autres par un kingpin 17. Ce kingpin
17 comprend une vis 18 dont la tête est retenue par un
épaulement présent dans l'alésage du socle. La vis traverse
ensuite successivement le tampon supérieur, l'anneau, le tampon
inférieur, une rondelle et un écrou de serrage. Le serrage de
la vis est effectué par un écrou qui maintiendra le pont contre
le socle. Le serrage de l'écrou sur la vis détermine la dureté
du truck 3. L'extrémité de l'embout 13 a une forme arrondie.
Celle-ci pénètre dans la cavité ménagée dans le bossage de
l'embase. La séparation entre cette extrémité de l'embout 13 et
la surface interne de la cavité est réalisée par une pièce de
matière plastique ou synthétique appelée coupelle 19.
La planche à proprement parler comprend plusieurs couches
parmi lesquelles une couche superficielle supérieure 20 sur
laquelle se place le pratiquant, une couche superficielle
inférieure 21 et cinq couches intermédiaires 22, chacune des
couches étant réalisée en bois.
Les différentes couches sont constituées de plis faits en
bois. Le pli central 23 comprend une ouverture 33 prévue pour
recevoir une plaque de renfort 24. La plaque de renfort 24 a
une épaisseur semblable à celle du pli central 23. Sa
superficie est suffisante pour que quatre trous correspondants
aux quatre trous 11 de fixation de l'embase 4 du truck 3 y
soient faits. Ces trous sont filetés pour une fixation plus
rapide du truck sur la planche. Le matériau utilisé pour cette
plaque de renfort est plus solide que le pli dans lequel celui-ci
est inséré. Ainsi on optimise la rigidité et la solidité de
la planche finale. D'autre part les trous de fixation du truck
sur la planche ne traversent pas celle-ci, ce qui permet de
réduire encore les risques de cassure.
Par ses caractéristiques dynamiques, l'insert peut
également augmenter la nervosité de la planche et le pop.
Le process de fabrication d'une telle planche comprend les
étapes suivantes.
La première étape consiste en la préparation des différents
plis formant la planche. Cette étape comporte également la
découpe d'ouverture 33 dans le pli central, ces ouvertures
ayant exactement le contour de la ou des plaques de renfort à
insérer dans la planche.
La deuxième étape consiste à encoller les plis.
La troisième étape consiste à l'assemblage des plis et des
renforts dans leur position relative respective. Ensuite, le
moulage en forme est effectué et la planche est placée sous une
presse.
Enfin la dernière étape comprend le détourage et la
finition de la planche afin de lui donner sa forme définitive.
La figure 3 montre un pli central 23 dans lequel sont
ménagées des ouvertures 33. Ces ouvertures 33 sont prévues pour
recevoir les plaques des renforts avant 25 et arrière 27
servant à la fixation des trucks. Des évidements 34 sont
également ménagés pour l'insertion de renforts latéraux 27.
La figure 4 montre une vue en coupe similaire à celle de la
figure 1 d'une planche de skateboard selon un deuxième mode de
réalisation de l'invention.
La plaque de renfort 24 y comporte une section profilée de
telle façon que la zone de plus grande épaisseur se trouve au
centre de celle-ci et que l'épaisseur s'amenuise du centre vers
la périphérie jusqu'à s'annuler. L'embase 4 se limite à une
plaque dans laquelle est ménagée la cavité destinée à recevoir
l'embout du pont.
L'embase 4 comprend également une partie plane se
prolongeant vers l'extrémité avant de la planche s'il s'agit du
truck avant ou arrière de la planche s'il s'agit du truck
arrière. L'embase 4 est insérée dans une ouverture ménagée dans
le pli superficiel inférieur de la planche et est en contact
avec le premier pli intermédiaire de celle-ci.
Comme dans le mode de réalisation précédent, le pont 5
comporte un essieu 6 sur lequel sont fixées deux roues, un
embout 13 dont l'extrémité arrondie vient se loger dans la
cavité 10 de l'embase 4 et un anneau 14. L'anneau 14 est
maintenu contre la planche 2 par l'intermédiaire du kingpin 17.
Le kingpin 17 dont la tête s'appuie sur une rondelle traverse
successivement le tampon élastomère inférieur 16, l'anneau 14
du pont 5, le tampon élastomère supérieur 15 et les trois plis
inférieurs de la planche pour venir se visser dans la plaque de
renfort 24. Grâce à la forme profilée de la plaque de renfort
il n'est plus nécessaire de réaliser une ouverture dans le pli
central. D'autre part on peut donner à la planche une épaisseur
importante seulement dans la zone où celle-ci est rendue
nécessaire par la présence du truck. Dans le reste de la
planche 2 une épaisseur plus faible pourra être conservée.
Etant donné que le tampon élastomère supérieur 15 est en
contact direct avec le pli superficiel inférieur de la planche
il n'est pas nécessaire d'avoir un socle. Cette disparition du
socle permet un gain de poids non négligeable sur le poids
total de la planche.
Le procédé de fabrication de la planche selon le deuxième
mode de réalisation de l'invention est identique à celui de la
planche selon le premier mode de réalisation si ce n'est que le
pli central n'est pas découpé et que l'embase est intégré à la
planche au moment où les plis encollés sont insérés dans le
moule. Ainsi on évite l'utilisation de vis et le perçage de la
planche pour la fixation de l'embase.
La figure 5 montre une vue en coupe similaire à la figure 1
d'un skateboard 1 selon un troisième mode de réalisation de
l'invention. Dans ce nouveau mode de réalisation de
l'invention, la plaque de renfort 24 et l'embase 4 ne font
qu'une seule et même pièce. Cette pièce unique que nous
continuerons d'appeler renfort comprend une base dont
l'épaisseur correspond à celle du pli central et dont le
contour extérieur est identique à une ouverture ménagée dans
ledit pli central.
Ce renfort comprend également une portion saillante
traversant la couche superficielle inférieure constituée par le
bossage 9 dans lequel est ménagée la cavité 10 et le slider 28.
Cette portion saillante vient s'insérer dans des ouvertures
correspondantes ménagées dans chacun des plis inférieurs de la
planche. Un alésage 29 permettant le passage de la vis de l'axe
principal 18 est également ménagé dans le renfort 24.
Le slider 28 est une portion de la plaque de renfort 24
faisant saillie de la surface inférieure de la planche. C'est
cette portion qui sera au contact des surfaces, des arêtes ou
des rails que le pratiquant veut glisser.
La figure 6 montre en vue de dessous la planche 2 de
skateboard selon le troisième mode de réalisation de
l'invention. Les contours de la plaque de renfort 24 y sont
représentés en trait pointillé. Dans la partie apparente de la
plaque de renfort, le slider 28 se sépare du bossage 9 par une
arête courbée. Les figures glissées se feront en glissant sur
le slider 28 et contre cette arête 32. La présence de cette
arête empêche l'élément sur lequel on glisse de venir au
contact avec les roues ou avec le pont.
La figure 7 montre en coupe l'extrémité avant d'une planche
selon un quatrième mode de réalisation de l'invention. Elle
comporte des plis inférieurs et des plis supérieurs. Ces plis
sont des couches minces de bois, notamment de bois d'érable. La
plaque de renfort 24 a un contour qui correspond exactement au
contour extérieur de la planche terminée. La plaque de renfort
24 est intercalée entre un pli intermédiaire supérieur 31 et un
pli intermédiaire inférieur 30. Dans la zone destinée à la
fixation du truck, la plaque de renfort comporte un
épaississement. La planche ainsi obtenue présente une plus
grande rigidité surtout au niveau des trucks et ceux-ci peuvent
être fixés de façon connue par perçage de l'ensemble ainsi
formé. La plaque de renfort est un noyau de bois usiné à plat
ayant une courbe d'épaisseur évolutive. A l'instar des plis, le
renfort est ensuite encollé puis placé dans le moule avant
pressage. Dans cet exemple, on destine la planche 2 à une
utilisation équipée de trucks standard et on a représenté en
trait fin la position des vis de fixation de l'embase du truck
avant.
L'invention ne se limite pas aux quelques modes de
réalisation qui sont précédemment décrits à titre d'exemples
non limitatifs, mais elle comprend notamment toute combinaison
des différentes caractéristiques la constituant.
NOMENCLATURE
- 2-
- Planche
- 3-
- Truck
- 4-
- Embase
- 5-
- Pont
- 6-
- Essieu
- 7-
- Roue
- 8-
- Socle
- 9-
- Bossage
- 10-
- Cavité
- 11-
- Trou
- 12-
- Vis
- 13-
- Embout
- 14-
- Anneau
- 15-
- Tampon supérieur
- 16-
- Tampon inférieur
- 17-
- Axe principal ou kingpin
- 18-
- Vis d'axe principal
- 19-
- Coupelle
- 20-
- Couche superficielle supérieure
- 21-
- Couche superficielle inférieure
- 22-
- Couches intermédiaires
- 23-
- Pli central
- 24-
- Plaque de renfort
- 25-
- Renfort avant
- 26-
- Renfort arrière
- 27-
- Renforts latéraux
- 28-
- Slider
- 29-
- Alésage
- 30-
- Pli inférieur
- 31-
- Pli supérieur
- 32-
- Arête
- 33-
- Ouverture
- 34-
- Evidement