CH411366A - Procédé de fabrication de fonte de fer - Google Patents

Procédé de fabrication de fonte de fer

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CH411366A
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magnesium
cast iron
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bath
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CH1032160A
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Thomas Dixon Ronald Herbert
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Int Nickel Ltd
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C21METALLURGY OF IRON
    • C21CPROCESSING OF PIG-IRON, e.g. REFINING, MANUFACTURE OF WROUGHT-IRON OR STEEL; TREATMENT IN MOLTEN STATE OF FERROUS ALLOYS
    • C21C1/00Refining of pig-iron; Cast iron
    • C21C1/10Making spheroidal graphite cast-iron
    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C22METALLURGY; FERROUS OR NON-FERROUS ALLOYS; TREATMENT OF ALLOYS OR NON-FERROUS METALS
    • C22CALLOYS
    • C22C37/00Cast-iron alloys
    • C22C37/04Cast-iron alloys containing spheroidal graphite

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Description


  Procédé de     fabrication    de fonte de fer    Il est bien connu d'introduire du magnésium dans  la fonte en fusion     afin    de produire de la fonte de  fer contenant du graphite sphéroïdal, soit à l'état tel  que moulé, soit après traitement thermique. Quelle  que soit la façon d'ajouter le     magnésium,    la tempé  rature du fer tend à baisser pendant l'addition et  pendant l'attente subséquente, et la fonte en fusion  traitée perd également progressivement du magné  sium pendant l'attente, jusqu'à ce qu'il n'en reste pas  suffisamment pour donner la structure de graphite  sphéroïdal désirée.

   Pour ces raisons, il n'a pas été       possible    jusqu'ici de maintenir une réserve de fonte  traitée qui soit disponible pour la coulée suivant les  besoins. Au contraire, les opérations de traitement  et de moulage ont dû être étroitement coordonnées.  



  Un certain nombre de techniques sont utilisées  pour le traitement de la fonte au magnésium. La  fonte peut être fondue continuellement dans. un     cu-          bilot    ou par fournées dans un four électrique. Dans  tous les cas, elle est en général coulée directement  dans une poche préchauffée, le magnésium     est    in  troduit dans la poche et la fonte traitée est ensuite  coulée dans les moules. Un avant-creuset chauffé  peut être employé     comme    réservoir de fonte en fu  sion non traitée provenant du cubilot.

   La poche  employée pour le traitement peut être un récipient  à pression fermé et la fonte peut être traitée avec  plus de magnésium qu'il n'est finalement nécessaire,  puis mélangée à une quantité supplémentaire de fonte  non traitée dans une seconde poche ou dans un four  non continu dans lequel la fonte a été chauffée. En  fin, afin d'assurer un bon mélange et le maintien de  la température pendant l'introduction du magnésium  et l'ensemencement subséquent usuel à l'aide d'un  agent     graphitisant,    la fonte peut être surchauffée dans    un four non continu, coulée dans une poche, puis  coulée à nouveau dans le four, sur l'alliage d'addi  tion de magnésium, et finalement coulée sur l'agent  d'ensemencement dans la poche.  



  Dans toutes ces opérations, la température de la  fonte tombe progressivement à partir du moment où  elle est soutirée du four, et elle n'est plus chauffée à  nouveau après son traitement par le magnésium. La  fonte traitée est remise au four seulement après que  le chauffage a été interrompu.  



  Jusqu'ici, on pensait que la     perte    de magnésium  au repos était due à l'oxydation à la surface du bain.  Contrairement à cette croyance, on a     découvert    que  le revêtement du récipient dans lequel la fonte est  conservée joue un rôle très important dans la perte  de magnésium. Jusqu'ici les poches et autres réci  pients dans lesquels la fonte est traitée au magné  sium puis conservée avaient     des    revêtements acides  composés     principalement    de silice, car ces revête  ments, sont bien meilleur marché et plus stables que  les revêtements basiques. ou neutres. On a     maintenant     constaté que ces revêtements acides réagissent rapi  dement avec le magnésium du bain.  



  La présente invention a pour objet un     procédé     de fabrication de fonte de fer contenant du graphite  sous forme sphéroïdale ou susceptible de prendre la  forme     sphéroïdale    sous l'effet d'un traitement ther  mique de graphitisation, comprenant la coulée d'une  fonte contenant du magnésium dans lequel on a obvié  aux inconvénients susmentionnés.  



  Ce procédé est     caractérisé    en ce que l'on main  tient le bain de fonte en fusion contenant du ma  gnésium, jusqu'au moment de la coulée, dans un ré  cipient ayant un revêtement réfractaire basique ou  neutre propre, la surface dudit bain étant exempte      de laitier     fluide,    ce récipient étant chauffé pour éle  ver la température de la fonte à la température de  moulage ou voisine de celle-ci ou pour la maintenir  à la température de moulage ou au voisinage de  celle-ci.  



  Dans ces conditions, on constate que le magné  sium ne se perd que lentement, et le bain peut être  chauffé à l'air pendant des durées telles que, si on  l'avait     laissé    reposer normalement à     l'air    aussi     lon-          temps,    il aurait perdu une grande partie et le plus  souvent la totalité de son magnésium, et donne néan  moins du graphite sphéroïdal lors de la solidifica  tion ou au cours d'un traitement thermique de     gra-          phitisation    subséquent. En général, on constate que  la fonte peut être chauffée pendant au moins 15 mi  nutes avant le moulage.

   Bien entendu, la fonte doit  être moulée pendant qu'elle contient encore une  quantité de magnésium     efficace    pour former du gra  phite sphéroïdal dans la fonte telle que moulée ou  par traitement     thermique    de     graphitisation    subsé  quent.  



  Comme il est bien connu, la fonte est moulée  à une température, par exemple de     1450o    C, bien  inférieure à celle à laquelle le magnésium est rapide  ment perdu par volatilisation. Le chauffage ne doit  pas élever la température du bain, même localement  à un point tel qu'il se produise une perte rapide de  magnésium. Pour cette raison, les fours à arc di  rect, qui entraînent normalement une surchauffe lo  cale considérable de la surface, ne conviennent pas  pour la mise en     aeuvre    du présent procédé. Le réci  pient le plus avantageux pour chauffer la fonte est  un four électrique à induction, quia pour avantage  que le chauffage est pratiquement uniforme dans tout  le bain et qu'il n'y a pas de surchauffe locale en  surface.  



  Le matériau du revêtement, sa propreté et l'ab  sence de laitier à la surface du bain sont tous des  facteurs importants pour maintenir les pertes de ma  gnésium à un faible niveau.  



  Comme les revêtements acides réagissent avec le  magnésium, le revêtement doit être basique ou neu  tre, et, de préférence, il est composé principalement  de magnésie et est pratiquement exempt de silice.  La chrome-magnésite est un matériau de revêtement  neutre approprié et un réfractaire à base de magnésite  est un matériau basique approprié.  



  Un revêtement basique ou neutre neuf est bien  entendu propre et donne des résultats satisfaisants.  On constate cependant en général que, durant l'uti  lisation, il se recouvre d'un dépôt adhérent que l'on  admet consister principalement en magnésium con  tenant des inclusions du bain. Lorsque le bain est  coulé hors du récipient, un peu de la fonte se trouve  retenu dans le dépôt, et ce dépôt et la fonte retenue  sont oxydés par exposition à l'air. Si le récipient est  alors utilisé pour recevoir une nouvelle charge de  fonte contenant du magnésium, le dépôt oxydé réa  git rapidement avec le     magnésium    et en élimine une  partie ou la totalité. On entend ici par   revêtement    propre   un revêtement exempt de tout dépôt oxydé  de cette sorte.  



  Un revêtement portant un dépôt oxydé du genre  décrit doit être nettoyé avant de pouvoir être utilisé  à nouveau. Le nettoyage peut s'effectuer en surchauf  fant de la fonte en fusion dans le récipient. Ceci dé  tache le dépôt du revêtement et le fait monter à la  surface de la fonte sous forme d'un laitier épais,       semi-solide,    qui peut être écumé. La température de       surchauffage    est de préférence d'au moins 1550 C  et un chauffage de 5 à 10 minutes à 1600  C suffit  en général pour enlever complètement le dépôt. Le  temps nécessaire dépend naturellement de l'épaisseur  du dépôt et de la température de     surchauffage.     



  La fonte utilisée pour nettoyer le revêtement est  de préférence exempte de magnésium. La fonte con  tenant du magnésium convient également, mais dans  ce cas une partie du magnésium est perdue par ré  action avec le dépôt pendant l'opération de nettoyage.  



  Lorsque le revêtement a été ainsi nettoyé, le ré  cipient peut être utilisé pour conserver de la fonte  contenant du magnésium sans perte appréciable due  à une réaction avec le revêtement. Pendant cette con  servation, il se forme un nouveau     dépôt    qui s'oxyde  à son tour par oxydation à l'air et doit être éliminé  avant une nouvelle utilisation du récipient.  



  La présence de laitier     fluide    à la surface du bain  paraît accélérer l'oxydation du magnésium à l'inter  face métal-laitier, et il faut donc enlever avec soin  tout laitier fluide se formant dans le récipient, de  préférence avant d'introduire le magnésium dans la  fonte. Pendant le traitement du bain au magnésium,  il se forme un laitier     semi-sofide,    pulvérulent, com  posé principalement de sulfure de magnésium et  d'oxyde de magnésium, et il est préférable d'éliminer  également ce laitier.

   Cependant, lorsque tout laitier  a été éliminé, et pendant la conservation de la fonte       contenant    du magnésium on constate qu'il se forme  à la surface du bain une pellicule consistant essen  tiellement en oxyde de magnésium granulaire, et la  présence de cette pellicule semble utile pour empê  cher l'oxydation du magnésium de se poursuivre à  la surface. La pellicule persiste tant qu'il reste plus  d'environ 0,01 % de magnésium dans la fonte, mais  lorsque la teneur en magnésium tombe en dessous  de cette valeur, elle se désagrège et il se forme à  nouveau un laitier     fluide    résultant de l'oxydation  du silicium, du manganèse et des impuretés de la  fonte.  



  Si la pellicule superficielle d'oxyde de magné  sium est rompue, par exemple par suite d'une tur  bulence excessive du bain dans un four à induction,  elle se reforme instantanément par une nouvelle oxy  dation du magnésium du bain.  



  A titre de précaution contre une perte de magné  sium par cette oxydation, on peut recouvrir sensible  ment toute la surface du bain par une plaque de       graphite.    Une telle plaque peut être utilisée dans  n'importe quel type de récipient, mais elle est parti  culièrement avantageuse dans un four à induction,      car le graphite est chauffé par induction et contri  bue à empêcher une     perte    de chaleur par la surface  du bain. La surface du bain tend à prendre la  forme d'un ménisque convexe, spécialement dans un  four à induction, et pour faire en sorte que la plaque  se trouve en contact avec le bain sur sensiblement  toute la surface de celui-ci, on peut la charger de  poids ou la maintenir vers le bas d'une autre façon.  



  Comme le graphite est légèrement perméable aux  gaz, il est désirable     d'étanchéifier    la plaque, au moins  sur la face en contact avec le métal fondu, au moyen  d'une     glasure    réfractaire fondue. On forme une     gla-          sure    appropriée en étendant à la brosse une mince  couche d'un mélange d'alumine finement divisée avec  du borax comme fondant, et en fondant cette couche  par un chauffage à environ     10001,    C pendant envi  ron 2 minutes.

   Une autre composition de     glasure     appropriée consiste en un mélange de 50 0/0     SiO#,,          20        %        Al.O3,        10        %        CaO        et        20        %        de        borax.        Il        est     avantageux d'étendre sur la plaque une très mince  couche préliminaire d'un ciment réfractaire comme  couche d'ancrage avant d'appliquer la     glasure,    et de  préférence le dessus de la plaque,

   qui est exposé à  l'air, est également revêtu d'une matière réfractaire  pour l'empêcher de brûler et pour augmenter ainsi  la durée de, service de la plaque.  



  Le procédé selon l'invention peut être mis en       oeuvre    de diverses façons pour obtenir et conserver  une réserve de fonte de fer contenant du magnésium  à une température convenant au moulage.  



  Dans un mode d'exécution, on fond la fonte dans  un four pourvu d'un revêtement propre basique ou  neutre et on     emp'.oie    ce four comme récipient dans  lequel le chauffage conforme à l'invention a lieu.  On ajoute le magnésium à la fonte se trouvant dans  le four et la température de la fonte durant cette  addition est de préférence basse, par exemple de  1100 à 1300 C. On écume ensuite la surface du  métal fondu et on chauffe la fonte dans le four  jusqu'à ce qu'on en ait besoin. La température de  moulage peut être par exemple de 1450 C. A titre  de variante, on peut ajouter le magnésium à la fonte  en dehors du récipient puis introduire la fonte trai  tée dans le récipient et la chauffer si nécessaire.  



  Une technique particulièrement avantageuse con  siste à produire, dans le four ou hors du four, une  fonte contenant plus de magnésium qu'il n'est né  cessaire pour rendre le graphite final sphéroïdal.  Ceci peut être effectué par exemple dans un réci  pient fermé sous pression, ou même sans emploi de  pression si la fonte est à une température suffisam  ment basse. La fonte traitée est alors mélangée dans  le four avec une quantité de fonte non traitée, de  sorte que le mélange résultant est une fonte complè  tement traitée, et on chauffe ce mélange dans le four  de façon qu'il soit disponible à la température de  moulage.  



  Une autre possibilité est d'effectuer l'addition de  magnésium en fondant ensemble dans le four des  matières premières ferreuses telles que des gueuses    de fonte ou des déchets de fer ou d'acier ou des mé  langes appropriés de ces matériaux, et une source de  magnésium, par exemple un alliage de magnésium,  pour former une fonte traitée qui, après écumage  du laitier, est chauffée dans le four à la température  de moulage.  



  Pour mettre en     aeuvre    le procédé selon l'inven  tion, on peut encore produire de la fonte en     fusion     contenant du magnésium, en fondant dans le four  des gueuses de fonte contenant du magnésium et en  chauffant la masse fondue résultante, qui doit conte  nir au moins     suffisamment    de magnésium pour rendre  le graphite final sphéroïdal, jusqu'à une température  convenant au moulage. Si la quantité de magnésium  présente est     suffisante,    on peut ajouter dans le four  une quantité supplémentaire de fonte non traitée,  soit à l'état solide soit à l'état fondu.  



  Lorsqu'il est nécessaire de nettoyer un revête  ment sale en surchauffant de la fonte dans le réci  pient, on peut couler la fonte dans le récipient à  l'état fondu ou on peut la fondre dans le récipient.  Dans les deux cas, on la     surchauffe    ensuite à une  température et pendant une durée suffisantes pour  que le dépôt oxydé se détache du revêtement et       flotte    à la surface à l'état de laitier. Pendant le  chauffage, il convient de veiller à ce que le bain  entre en contact avec la totalité du revêtement qui  est     recouvert    par le dépôt oxydé. Ensuite, on écume  la     surface    du bain et on introduit le magnésium.

   Si  le magnésium doit être ajouté à la fonte directe  ment dans le four, il faut d'abord refroidir la fonte  pour augmenter la récupération du magnésium.  



  Pour éviter la nécessité du refroidissement et  pour tirer parti de la chaleur contenue dans la fonte  surchauffée, on peut préparer dans un autre réci  pient un bain de fonte contenant plus que la quan  tité désirée de magnésium, avantageusement en intro  duisant du magnésium à une basse température, puis  mélanger le produit avec la fonte     surchauffée.     



  Le magnésium peut être introduit     dans    la fonte  sous l'une de ses formes usuelles, soit sous forme  d'un alliage d'addition contenant du magnésium, soit  sous forme de magnésium métallique à condition de  prendre les précautions appropriées. Cependant, on  constate que la perte de magnésium d'un bain     chauffé     est diminuée par la présence de nickel, et il est par  conséquent avantageux d'introduire le magnésium  sous forme d'un alliage nickel-magnésium,

   par       exemple        contenant        85        %        de        nickel        et        15        %        de        ma-          gnésium.     



  Quelle que soit la forme dans laquelle le ma  gnésium est introduit initialement, une perte éven  tuelle de magnésium due à un     chauffage    très pro  longé de la fonte dans le récipient peut être com  pensée par de petites additions subséquentes de ma  gnésium, par exemple sous forme d'un alliage de  magnésium, faites,     directement    dans le récipient  chauffé.  



  Il est clair que si l'on ne coule qu'une partie  d'un     bain    de fonte contenant du magnésium, le dé-           pôt    se trouvant sur la     partie    supérieure du revête  ment du four se trouve exposé et est oxydé, à moins  qu'il soit protégé, par exemple par une atmosphère  de gaz inerte. Si le four est ensuite rechargé de fonte  et qu'une nouvelle quantité de magnésium est ajou  tée, on perd un peu de magnésium par réaction  avec ce dépôt oxydé, et il faut tenir compte de cette  perte dans le calcul de la quantité de magnésium à  ajouter, afin que cette quantité soit suffisante à la  fois pour réagir avec le dépôt et pour rétablir la  teneur en magnésium du bain.

   Cette manière de  faire conduit à une rapide augmentation de l'épais  seur du dépôt dans la partie supérieure du four, et  après avoir partiellement vidé et rempli le four par  exemple quatre ou cinq fois, celui-ci doit être com  plètement vidé et le revêtement doit être nettoyé.  



  Pour fabriquer de la fonte de fer contenant du  graphite sphéroïdal à l'état tel que moulée, il est  généralement nécessaire d'ajouter à la fonte un agent  d'ensemencement de la graphitisation avant le mou  lage, par exemple du ferro-silicium. Cet ensemen  cement peut être effectué dans le four à condition  que la température du métal soit maintenue en des  sous de     15501,    C. Le métal ensemencé peut alors  être coulé directement du four dans des poches à  fourche pour la coulée dans les moules. Lorsque  l'ensemencement n'est pas effectué dans le four,  l'agent d'ensemencement peut être ajouté au métal  après sa sortie du four.

   Par exemple, on peut le  placer au fond de la poche et couler le métal pro  venant du four sur l'agent, ou on peut l'ajouter sur  la surface du métal se trouvant dans la poche et re  muer pour le faire pénétrer dans le bain, ou on peut  l'ajouter à la goulotte du four ou dans la poche pen  dant le remplissage de cette dernière.  



  Dans les exemples ci-après, on a prélevé des  échantillons de fonte en     fusion    immédiatement après  l'addition du magnésium, puis à différents intervalles  de temps. Les échantillons ont été coulés sous forme  de tins de cale sèche de 2,5 cm, la fonte coulée pour       chaque        moulage        étant        ensemencée        avec        0,5        %        de        si-          licium,    sous forme de     Fesi.    Les teneurs en magné  sium des moulages ont été déterminées, ainsi que les  microstructures de ceux-ci.

   Les résultats sont donnés  dans le tableau I.    <I>Exemple 1</I>    On a préparé un bain de fonte de fer dans un  four électrique à induction à haute fréquence de  350 kg en fondant 280 kg de fonte affinée. Le four  avait un revêtement basique neuf d'un réfractaire à  base de magnésite connu sous la désignation H.F.

   80       et        ayant        la        composition        86        0/a        Mg,        10        %        AW3,     1     %        CaO,    2     %        SiOs,    1     %        Fe.,Os        et        0,2        %        TiOs.     Une fois le bain complètement fondu,

   on l'a chauffé  à     1450o    C, on l'a écumé pour le débarrasser du     lai-          tier        fluide        et        on        l'a        traité        avec        1,

  2        %        d'alliage        d'ad-          dition        de        composition        85        %        Ni        et        15        %        Mg,        après     quoi on a remué le bain et on l'a écumé à nouveau  pour éliminer le laitier formé     pendant    ce traitement.    On a ensuite conservé le bain pendant 90 minutes  à une température de 14500 C par chauffage dans  le four.

   La teneur en magnésium à différents mo  ments est donnée au tableau I. Dans tous les échan  tillons, la     structure    du graphite est sensiblement  complètement sphéroïdale, l'échantillon à 90 minutes       ayant        95        %        de        son        graphite        sous        forme        sphéroïdale     dans une matrice     perlitique,    le reste du graphite étant  du graphite compact.    <I>Exemple 2</I>    On a vidé le four utilisé dans l'exemple 1 et on  l'a laissé refroidir.

   On a alors constaté qu'il     portait     un lourd dépôt sur les côtés et sur le fond du re  vêtement, dépôt qui s'est rapidement oxydé à l'air  en virant d'un brun sale à une couleur bleuâtre. On  a alors préparé un nouveau bain de fonte dans ce  four et on l'a traité comme précédemment, la tem  pérature ne dépassant jamais 1450C. Après élimi  nation du laitier, on a conservé le bain à 1450 C  dans le four, on a prélevé des échantillons de temps  en temps au cours de 60 minutes et on les a analy  sés et examinés comme précédemment. Les résultats  du tableau I montrent qu'après seulement 30 minu  tes, la teneur en magnésium est tombée à moins de  0,01 %.

   La structure graphitique de l'échantillon de       20        minutes        est        80        %        de        graphite        sphéroïdal,        le        reste     étant du graphite compact, dans une matrice     perliti-          que.    Les échantillons de 30 minutes et les échantil  lons. suivants contiennent uniquement du graphite  en écailles. Après avoir vidé le four, on a constaté  que les dépôts oxydés étaient encore présents sur le  revêtement.  



  On a alors rechargé le four avec des gueuses de  fonte que l'on a fondues puis surchauffées à 16000 C  pendant 10 minutes. Pendant ce temps, le dépôt  oxydé s'est détaché du revêtement et est monté à la  surface du bain. On a écumé le laitier résultant, on  a     laissé    la fonte refroidir à 1400 Cet on l'a traitée  comme précédemment avec 1,2 0/0 d'un alliage à       85        %        Ni        et        15        %        Mg.        Après        avoir        écumé    à     nou-          veau,

      on a chauffé la fonte à 1450 C et on l'a  conservée pendant 60 minutes en coulant des échan  tillons de temps en temps, comme précédemment.  Comme on le voit dans le tableau I, la perte en  magnésium a de nouveau été très faible et l'échan  tillon prélevé au bout de 60 minutes contient encore       0,022        %        de        magnésium    ;

       95        %        de        son        graphite        est          sphéroïdal        et    5     %        compact,        dans        une        matrice        per-          litique.       <I>Exemple 3</I>    On a répété l'exemple 1 en remplaçant le re  vêtement basique par un revêtement neutre neuf en  réfractaire chrome-magnésite,

   connu sous la     désigna-          tion          Magal        II         ,        dont        la        composition        est        76,6        %          MgO,        8,1        %        Cr.,03,    3     %        SiO.,    4     %        A1,>03,        5,2        %          Fe#03,

          2,6        %        CaO        et        0,15        %        TiO..        On    a     maintenu     le bain à 1440 Cet les teneurs en magnésium après  différents intervalles de temps jusqu'à 90 minutes      sont données dans le tableau I.

   Le graphite de  l'échantillon de 90 minutes est sphéroïdal à raison de       95        %        dans        une        matrice        perlitique.        Après        avoir        vidé     le four, on a trouvé un dépôt adhérent sur les côtés  et sur le fond du revêtement, dépôt qui s'est rapide  ment oxydé à l'air en prenant une couleur bleuâtre.  



  Le tableau I donne également les résultats de  fusions semblables maintenues à d'autres températu  res dans des fours comportant des revêtements  chrome-magnésite propres. Après un séjour de  90 minutes à 1400 ou 1500 C, la structure     graphi-          tique    est sensiblement entièrement sphéroïdale, tan  dis qu'après un séjour de 60 minutes à 15500 C, le       graphite        de        l'échantillon        est    à     95        %        sphéroïdal,        et     après 90 minutes le graphite de l'échantillon est  sphéroïdal à raison de 70 %.

      on a revêtu la face inférieure d'une couche de 1,5 cm       d'un        mélange        de        50        %        SiO2,        20        %        A1203,        10        0/0          CaO        et        20        %        de        borax,

          que        l'on    a     soigneusement     lissée puis     préfrittée    à     1000-10601>    C pendant envi  ron 1 h. On a employé cette plaque pour couvrir un  bain de fonte préparé et traité dans un four pourvu  d'un revêtement de     chrome-magnésite    propre, exac  tement comme décrit pour la plaque de graphite non       étanchéifiée.    Les chiffres du tableau I montrent que  la perte de magnésium a été un peu plus lente  qu'avec la plaque non     étanchéifiée.     



  Après l'utilisation, on a constaté que la face  inférieure de la plaque était recouverte d'un dépôt  adhérent qui s'est oxydé à l'air, mais ce dépôt et le  revêtement     réfractaire    ont pu être facilement déta  chés et la plaque a pu être réutilisée après avoir été  revêtue à nouveau d'une     glasure    réfractaire.    <I>Exemple 4</I>    On a répété l'exemple 2 en employant le four  avec, sur son revêtement, le dépôt oxydé provenant  de la fusion de l'exemple 3 qui avait été conservée à  1440 C.

   Les analyses du tableau I montrent que  lorsque le dépôt oxydé n'a pas été éliminé, la teneur       en        magnésium        est        tombée    à     environ        0,01%        en     20 minutes seulement.

   Dans l'échantillon de 20     mi-          nutes,        seulement        60        %        de        graphite        est        sphéroïdal,     le reste étant du graphite compact, et les échantil  lons ultérieurs ne contiennent pratiquement que du  graphite en écailles.  



  Après avoir éliminé le dépôt en surchauffant un  bain de fonte dans le four à 1600 C pendant 10 mi  nutes, la vitesse de la perte de magnésium a de  nouveau été réduite à environ la même valeur  qu'avec un revêtement neuf. Une teneur en     magné-          sium        de        0,011        %    a     subsisté        après        90        minutes,

          et          l'échantillon        de        90        minutes    a     plus        de        95        %        de        son     graphite sous forme sphéroïdale dans une matrice       perlitique.       <I>Exemple 5</I>    Pour illustrer l'emploi d'une plaque de couver  ture, on a préparé un bain de fonte contenant du  magnésium comme dans, l'exemple 3, dans un four  comportant un revêtement de chrome-magnésite pro  pre.

   Après avoir écumé le laitier provenant de l'ad  dition du magnésium, on a mis en place sur la sur  face de la fonte une plaque circulaire de graphite  d'un diamètre d'environ 1,2 cm inférieur à celui de  l'intérieur du four, et on a chauffé le bain pendant  45 minutes à 1450 C. Les teneurs en magnésium  à différents intervalles de temps sont indiquées dans  le tableau I.  



  On a préparé une seconde plaque de graphite en  la chauffant à     9001)    C à     l'air    pour   attaquer   la sur  face en brûlant les fines particules éventuellement  présentes. On a ensuite soufflé de l'air sur la plaque  pour la débarrasser de toute matière non fermement  retenue, et on l'a entièrement enduite à la brosse  d'une mince couche de ciment réfractaire.

   Ensuite,    <I>Exemple 6 à titre</I>     comparatif       Pour montrer l'effet de l'emploi d'un revêtement  acide, on a répété l'exemple 1 dans un four com  portant un nouveau revêtement acide de la     compo-          si.ion        94,7        %        Si02,        0,5        %        A1203,        0,6        %        Fe2O3,          2,7        %        TiO2,        0,

  07        %        CaO,        0,04        %        MgO,        0,5        %          K20        et        0,

  2        %        Niz0.        Les        résultats        figurant        dans        le     tableau I montrent que la perte de magnésium a été       très        rapide        et        qu'il        en        est        resté        moins        de        0,01        %     après 15 minutes.

   Déjà au bout de 10 minutes, tout  le graphite de l'échantillon est sous     forme    d'écailles.  On a répété l'exemple en employant une plaque de  couverture avec revêtement réfractaire, mais il n'en  est résulté aucun ralentissement appréciable de la  perte de magnésium.

      <I>Exemple 7</I>    On a préparé un bain de 350 kg de fonte de fer       dans    un four électrique à haute fréquence pourvu  d'un revêtement neutre de chrome-magnésite, en fon  dant une charge consistant en 280 kg de gueuses de  fonte     affinée    et 70 kg de gueuses de fonte contenant       0,3        %        de        magnésium.        Sitôt        qu'un        bain        complètement     fondu a été formé (à environ 1150-12000 C),

   on a  placé au     contact    de la surface du bain une plaque  de graphite revêtue d'un ciment réfractaire et d'une       glasure    réfractaire fondue par la technique préférée  décrite plus. haut, et on l'a maintenue en place pen  dant que l'on surchauffait le bain à     1500o    C. Ceci  a pris 20     minutes.    On a alors retiré la plaque et on  a coulé la fonte dans une poche pour le moulage.  Tous les moulages produits ont des structures     gra-          phitiques    entièrement     sphéroïdales    et la teneur rési  duelle moyenne en magnésium est de 0,05 ()/o.  



  Les résultats obtenus dans les exemples ci-dessus  et rassemblés dans le tableau I illustrent une autre  caractéristique     importante    de l'invention. On cons  tate qu'en maintenant la fonte en     fusion    à la tempé  rature de moulage ou au voisinage de celle-ci, avan  tageusement à une température de 14300 C à 14500 C,  on peut obtenir une fonte dans laquelle le graphite      est entièrement ou principalement sous forme     sphé-          roïdale,    dans l'état tel que moulé ou après un trai  tement     thermique    de graphitisation,

   malgré une     te-          neur        résiduelle        en        magnésium        inférieure    à     0,03        %,          par        exemple        de        0,02    à     0,01        %.        Jusqu'ici,        ceci        n'a     été possible qu'en     désulfurant    la fonte jusqu'à des  très faibles teneurs en soufre avant de la traiter par  le magnésium.

   En maintenant la fonte pendant de  longues durées, par exemple de 15 minutes ou da  vantage, il se dépose du sulfure de magnésium et  d'autres inclusions contenant du magnésium prove  nant du traitement de la fonte par le magnésium, sur  le revêtement du     récipient    et également sur la face  inférieure de la plaque de couverture si l'on en utilise  une, et seul le magnésium qui agit pour changer la  forme du graphite reste dans la fonte. Cette élimina  tion des inclusions est favorisée par le brassage qui  se produit lorsque la fonte est conservée dans un four  à induction.  



  L'élimination des inclusions et la diminution de  la teneur en magnésium de la fonte ont toutes deux  pour     effet    d'améliorer la propreté des moulages et  de diminuer la tendance à la formation de moulages  encrassés. Les crasses se forment le plus facilement  sur la surface horizontale d'un moulage et provien  nent de la séparation d'inclusions présentes dans le  bain pendant la solidification du moulage. Si on laisse  les inclusions se séparer avant la coulée du moulage,  elles ne peuvent plus entrer dans le moulage. D'au  tre part, la diminution de la teneur en magnésium  diminue la tendance à la formation de nouvelles cras  ses d'oxyde de magnésium par oxydation du magné  sium pendant la coulée du moulage à l'air et dans  la cavité du moule, spécialement au cas où il se pro  duit un écoulement turbulent.

   Pour obtenir des mou  lages de fonte à graphite     sphéroïdal    de propreté  améliorée à partir d'un bain de fonte contenant ini-         tialement        plus        de        0,04        %        de        magnésium,

          il        convient     donc d'enlever la scorie du bain et de le conserver  avant le moulage jusqu'à ce que la teneur en     ma-          gnésium        soit        tombée        en        dessous        de        0,03        %        et        de     préférence en dessous de 0,02 %, dans un récipient  chauffé ayant un revêtement basique ou neutre pro  pre. L'amélioration qui peut en résulter est illustrée  par l'exemple suivant.

      <I>Exemple 8</I>  On a préparé un bain de fonte en fondant une  fonte affinée dans un four électrique à haute fré  quence pourvu d'un revêtement basique de magné  site de la composition indiquée dans l'exemple 1.  Après avoir écumé le laitier     fluide,    traité avec 1,2 0/0       d'alliage    à     85        %        Ni        et        15        %        Mg        et        écumé    à     nou-          veau,

      on a conservé la fonte à l'air à 1450 C sans  plaque de couverture et on a coulé des échantillons  ayant une surface supérieure horizontale importante  après 0, 15 et 30 minutes, chaque moulage étant       ensemencé        avec        0,5        %        de        silicium        sous        forme        de          ferrosilicium.    Les analyses des moulages sont don  nées dans le tableau II ci-après,

   et les résultats d'es  sais mécaniques dans le tableau     IIl.    Tous les mou  lages ont des structures graphitiques sensiblement en  tièrement sphéroïdales, mais les surfaces horizonta  les supérieures des échantillons coulés à 0 mn sont  très encrassées, alors que les échantillons coulés  après 15 minutes n'ont que quelques grains de sco  ries et ceux coulés après 30 minutes sont complète  ment propres.  



  L'élimination progressive du bain des inclusions  contenant du soufre ressort de la chute progressive  des teneurs en soufre (tableau II) et l'amélioration ré  sultant de la propreté des moulages s'accompagne  de l'amélioration des propriétés mécaniques (ta  bleau III).  
EMI0006.0069     
  
    TABLEAU <SEP> II
<tb>  <I>Changement <SEP> de <SEP> la <SEP> composition <SEP> en <SEP> fonction <SEP> du <SEP> temps</I> <SEP> (exemple <SEP> 8)
<tb>  Moulage <SEP> Composition <SEP> (d/o) <SEP> Durée <SEP> de
<tb>  N  <SEP> C <SEP> Si <SEP> Mn <SEP> S <SEP> P <SEP> Ni <SEP> Mg <SEP> conservation
<tb>  1 <SEP> 3,3 <SEP> 2,3 <SEP>  < 0,1 <SEP> 0,014 <SEP> 0,03 <SEP> 1,0 <SEP> 0,041 <SEP> 0
<tb>  2 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP>  </B> <SEP> 0,003 <SEP> <B>  <SEP> D</B> <SEP> 0,020 <SEP> 15
<tb>  3 <SEP> <B>  <SEP> D</B> <SEP>   <SEP> 0,002 <SEP> <B>  <SEP>  </B> <SEP> 0,

  014 <SEP> 30     
EMI0006.0070     
  
    TABLEAU <SEP> III
<tb>  <I>Propriétés <SEP> mécaniques</I> <SEP> *(exemple <SEP> 8)
<tb>  Moulage <SEP> Limite <SEP> d'élasticité <SEP> 0,2 <SEP> a/o <SEP> Résistance <SEP> à <SEP> la <SEP> traction <SEP> Allongement
<tb>  N  <SEP> (kg/mm') <SEP> (kg/mmz) <SEP> ( /o)
<tb>  1 <SEP> 60,5 <SEP> 78,5 <SEP> 5
<tb>  2 <SEP> 63,0 <SEP> 94,9 <SEP> 4
<tb>  3 <SEP> 59,9 <SEP> 94,5 <SEP> 5
<tb>  <B>*</B>Après <SEP> normalisation <SEP> de <SEP> 3 <SEP> h <SEP> à <SEP> 900e <SEP> C <SEP> et <SEP> refroidissement <SEP> à <SEP> l'air.       
EMI0007.0001     


Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication de fonte de fer contenant du graphite sous forme sphéroïdale, ou susceptible de prendre la forme sphéroïdale sous l'effet d'un traitement thermique de graphitisation, comprenant la coulée d'une fonte contenant du magnésium, ca ractérisé en ce que l'on maintient le bain de fonte en fusion contenant du magnésium, jusqu'au mo ment de la coulée, dans un récipient ayant un revê tement réfractaire basique ou neutre propre, la sur face dudit bain étant exempte de laitier fluide, ce récipient étant chauffé pour élever la température de la fonte à la température de moulage ou voisine de celle-ci ou pour la maintenir à la température de moulage ou au voisinage de celle-ci. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le récipient a un revêtement basique à base de magnésite. 2. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le récipient a un revêtement neutre de chrome- magnésite. 3. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce qu'il comprend l'opération préliminaire de net toyage du revél.ement du récipient pour le débarras- ser des dépôts oxydés, par surchauffage de fonte en fusion dans le récipient. 4. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la surface de la fonte est sensiblement entiè rement couverte d'une plaque de graphite pendant le chauffage. 5.
    Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le récipient est un four électrique à induction. 6. Procédé selon la revendication pour la fabri cation d'une série de moulages, caractérisé en ce que l'on vide seulement partiellement le récipient pour fabriquer un ou plusieurs moulages, puis en ce qu'on le remplit à nouveau de fonte, en ce que l'on ajoute encore du magnésium en quantité suffisant à la fois pour réagir avec tout dépôt oxydé formé sur la partie exposée du revêtement et pour rétablir la teneur en magnésium de la fonte, et en ce que l'on nettoie le revêtement lorsque le récipient est complè tement vide. 7. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que l'on conserve la fonte jusqu'à ce que sa te neur en magnésium soit tombée à 0,02-0,0l % avant de la mouler.
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