Machine de filature<B>à</B> broches multiples entraimées par roues hélicoïdales et vis tangentes L'invention se rapporte<B>à</B> une machine de filature (métier<B>à</B> filer et métier<B>à</B> retordre notamment)<B>à</B> broches multiples entramées par roues hélicoïdales et vis tangentes.
On a<B>déjà</B> proposé de loger l'ensemble du mécanisme d'entraînement direct (arbre mo teur, roues hélicoïdales, vis tangentes) d'une machine de ce genre dans un carter formé par l'assemblage de plusieurs carters élémentaires accolés bout<B>à</B> bout, les cloisons d'extrémité de chaque carter élémentaire étant alors tra versées par l'arbre moteur commun.
Or, du fait que les roues hélicoïdales de la machine ont leurs dentures de même sens, les dites roues, agissant<B>à</B> la façon de pompes axiales, tendent<B>à</B> propulser le lubrifiant se trouvant dans les carters élémentaires paral lèlement<B>à</B> l'arbre moteur,<B>le</B> sens de cette cir culation parasite dépendant, bien entendu, du sens de rotation du susdit arbre moteur.
On conçoit que, dans ces conditions, si l'on ne prend pas de précautions spéciales, le lubrifiant se trouve successivement transvasé de chaque carter élémentaire dans le carter voisin situé du côté vers lequel tend<B>à</B> s'éta blir la circulation parasite, ce transvasement s'opérant sous forme de fuites autour de l'ar bre moteur dans la zone où ledit arbre tra- verse les cloisons d'extrémité adjacentes des deux carters élémentaires considérés.
On aurait pu évidemment, suivant une solution classique en matière d7étanchéité, évi ter un tel transvasement en prévoyant des joints presse-étoupe dans les zones où l'arbre moteur franchit les cloisons d'extrémité des carters élémentaires.
Mais une telle solution, outrela complica tion mécanique qu'elle imposerait (joints, piè ces de blocage, etc.), entreinerait un freinage de l'arbre moteur qui serait loin d'être négli geable étant donné le nombre des carters<B>élé-</B> mentaires d'un métier normal (généralement supérieur<B>à</B> une dizaine), l'apparition de ces efforts de freinage se traduisant, finalement, par une consommation d'énergie sensiblement accrue.
Dans ces conditions, on avait préféré, jus qu'à présent, laisser la circulation parasite s'établir d'une extrémité<B>à</B> l'autre du carter et ménager, dans les cloisons d'extrémité des car ters élémentaires, des passages pour l'établis sement d'une circulation de retour. Une telle solution présentait encore l'inconvénient d'en- trdiner des complications de construction et de montage des carters et d'occasionner une consommation d'énergie supplémentaire pour assurer la circulation parasite de la masse de lubrifiant contenue dans l'ensemble des carters élémentaires.
L'invention a précisément pour objet de supprimer, ou au moins d'atténuer dans une sérieuse mesure, les inconvénients inhérents aux solutions rappelées ci-dessus. La machine selon l'invention comporte des carters élémentaires accolés bout<B>à</B> bout par leurs cloisons d'extrémité, deux carters suc cessifs quelconques étant réunis par une bague de centrage entourant la zone où l'arbre moteur commun franchit les cloisons d'extré mité adjacentes desdits carters successifs, et elle est caractérisée en ce que la susdite bague de centrage est agencée de façon<B>à</B> délimiter, avec deux organes tournants portés par l'ar bre moteur et situés respectivement de part et d'autre des cloisons d'extrémité réunies par la susdite bague de centrage,
deux passages s'écartant de l'arbre moteur et débouchant respectivement dans chacun des deux carters élémentaires considérés, ce grâce<B>à</B> quoi et quel que soit le sens suivant lequel tend<B>à</B> s'établir la circulation du lubrifiant, l'un des susdits passages s'oppose, par une action cen trifuge, au transvasement du lubrifiant d'un carter élémentaire dans le carter élémentaire voisin.
La figure unique du dessin annexé repré sente,<B>à</B> titre d'exemple, en coupe longitudi nale et avec parties enlevées, une forme d7exé- cution de la machine de filature faisant l'objet de l'invention.
La machine de filature décrite en regard du dessin peut comporter un nombre impor tant (par exemple de l'ordre de<B>150)</B> de bro ches entraînées par roues hélicoïdales et vis tangentes.
Cette machine comporte un carter régnant tout le long de la machine, formé par plusieurs carters élémentaires, tels que ceux représentés en<I>la,<B>lb,</B></I> lesdits carters étant accolés bout<B>à</B> bout par leur cloison d7extrémité <B>C. A</B> titre d'exemple et uniquement pour fixer les idées, on peut indiquer que la longueur de chaque carter élémentaire peut être de l'ordre d'un mètre pour une machine d'une longueur totale de l'ordre d'une quinzaine de mètres.
Un arbre moteur est monté horizontale ment, dans le susdit carter, cet arbre moteur portant, pour l'entraînement des broches 2 de la machine, autant de roues hélicoïdales<B>3</B> de même sens engrenant, chacune, avec une vis tangente 4 portée par la broche correspon dante.
Le susdit arbre moteur, ayant une lon gueur totale voisine de celle de la machine, est établi en plusieurs tronçons,<I>Sa,<B>5b,</B></I> etc. Cet arbre moteur comprend autant de tronçons qu'il<B>y</B> a de carters élémentaires, les susdits tronçons étant alors rendus solidaires en rota tion par des dispositifs d'accouplement situés au droit des zones de raccordement des sus dits carters élémentaires.
Chaque tronçon de l'arbre moteur peut être supporté par le carter élémentaire cor respondant de diverses manières et, de même, les dispositifs d'accouplement destinés<B>à</B> réunir deux tronçons successifs de l'arbre moteur peuvent être d'une construction quel conque.
Dans la machine représentée, chaque tron çon, tel que<I>Sa,<B>5b,</B></I> est supporté par au moins deux paliers<B>6,</B> par exemple<B>à</B> billes, suffisam ment écartés des dispositifs d'accouplement situés aux extrémités du susdit tronçon pour que l'on puisse disposer au moins une broche et sa roue de commande entre chaque disposi tif d'accouplement et le palier le plus voisin.
Chaque dispositif d'accouplement est constitué par une pièce<B>7</B> insérée entre les extrémités en regard des tronçons<B>à</B> réunir, ladite pièce étant solidarisée en rotation des- dites extrémités par emboîtement d'un élément mâle dans un élément femelle (tenon et mor taise, par exemple).
La zone de raccordement est recouverte par deux manchons coulissants<B>8</B> susceptibles d'être immobilisés en position de recouvre ment.
Une bague de centrage<B>9</B> assure le cen- trage correct de deux carters élémentaires successifs quelconques par rapport<B>à</B> l'axe de l'arbre moteur commun, cette bague<U>de</U> cen trage<B>9</B> s'emboitant <B>à</B> la fois dans les deux cloisons d'extrémité adjacentes des carters élémentaires considérés.
On conçoit que, pour un ensemble ainsi constitué, l'huile contenue dans chaque carter élémentaire ait tendance<B>à</B> être transvasée dans le carter élémentaire voisin situé du côté vers lequel les roues hélicoïdales de même sens sollicitent le lubrifiant, ce transvasement s'opérant par le jeu subsistant entre la bague de centrage<B>9</B> et l'arbre moteur.
Un tel transvasement est évité du fait que la bague de centrage<B>9</B> et les manchons<B>8</B> sont agencés de façon telle que ladite bague délimite avec les susdits manchons deux pas sages<B>A</B><I>et</I> B s'écartant de l'arbre moteur et débouchant respectivement dans chacun des deux carters élémentaires la<I>et</I><B>lb</B> considérés.
De cette façon, les passages<B>A</B><I>et</I> B se comportent<B>-à</B> la manière de pompes centrifu ges et celui desdits passages qui débouche dans le carter ayant tendance<B>à</B> se vider re foule le lubrifiant dès que celui-ci pénètre dans le passage en question.
Les passages<B>A</B><I>et</I> B sont obtenus très simplement, du fait que les parties en regard de la bague de centrage<B>9</B> et des manchons<B>8</B> sont en forme de flancs coniques entre les quels subsiste un jeu<B>e j ,</B> par exemple de l'ordre d'un demi-millimètre. Les passages<B>A</B> et B ainsi obtenus affectent l'allure de cou ronnes tronconiques opposées par leurs peti tes bases.
<B>Il</B> est bien évident que, si le passage<B>A</B> est actif pour un sens de rotation déterminé de l'arbre moteur, ledit passage cessera, au con traire, d'être actif, au profit du passage B, si le sens du susdit arbre moteur est inversé.
Ainsi, dans la machine de filature<B>à</B> bro ches multiples représentée, la contenance en lubrifiant de chaque carter élémentaire ne ris que pas d'être modifiée en cours de fonction nement (ce qui serait évidemment dangereux -pour les carters partiellement vidangés), ce résultat étant obtenu sans aucune complica tion mécanique et, pratiquement, sans con sommation supplémentaire d'énergie appré ciable.