Procédé de cintrage de tube. La présente invention a pour objet un pro < édé particulièrement applicable au cintrage (le tubes de faible épaisseur de paroi et per- mettant d'obtenir, sans plissement, des cintres ne présentant pas de diminution d'épaisseur dans la région extérieure du cintre ni de dimi nution sensible de la section de passage à l'intérieur du cintre.
Bien que l'invention soit particulièrement applicable aux tubes de relativement faible épaisseur de paroi, on peut aussi l'appliquer à des tubes de plus grande épaisseur de paroi.
lie procédé, objet de l'invention, est carac térisé en ce que le cintrage du tube est effec tué en plusieurs opérations successives, chaque opération ayant pour but de diminuer progressivement. le rayon de courbure du tube, la longueur de la partie courbée au cours des opérations successives étant toujours au plus égale à la longueur que doit avoir la partie courbée du cintre terminé.
-'i l'on désire, par exemple, obtenir un cintre final à 180 , on ne cintre le tube, au cours des passes initiales, que sur une portion d'arc inférieure à, 180 .
Chaque passe de cintrage peut être exécutée à froid ou en chauffant la région interne du cintre, selon le procédé décrit dans le brevet ?78661.
D'autre part, le procédé peut être combiné avec un processus de déformation préliminaire du tube tel que celui décrit clans le brevet ?92863. Le dessin annexé illustre deux mises en aeuvre du procédé objet de l'invention, données à titre d'exemple.
La. fig. 1 représente la section d'un tube circulaire de faible épaisseur de paroi, que l'on se propose de cintrer.
La fig. 2 représente schématiquement ce tube placé dans un appareil à cintrer pour une première passe de cintrage.
La fig. 3 représente le tube tel qu'il est obtenu après le premier cintrage, le rayon de courbure de la région interne du cintre étant égal. à 1,5 fois le diamètre du tube.
La fig. 4 représente la deuxième passe de cintrage, le cintre de la fig. 3 étant placé: dans un appareil à cintrer qui lui donne finalement la forme de cintre à 180 repré senté en coupe sur la fig. 5, dans laquelle le rayon de courbure de la région interne du cintre est égal à 0,75 fois le diamètre du tube.
La, fig. 6 représente une section d'un tube droit, avec trou intérieur excentré et que, l'on se propose de cintrer.
La fig. 7 représente, en coupe, le cintre obtenu à partir du tube droit de la fig. 6. La. fig. 8 est une vue en coupe selon 8-8 de la fig. 7.
La première mise en oeuvre du procédé, représentée aux fig. 1 à 5, permet d'obtenir un cintre à l80 , c'est-à-dire en épingle à cheveux, à partir d'un tube a, _ tel que celui représenté en coupe à la fig. 1. et dont la paroi est. mince.
Pour ce faire, on opère un premier cintrage dans un appareil à cintrer, de type connu, comme représenté à la fig. ?. Dans cet appareil, un galet de cintrage b a un rayon interne de gorge égal à, l,? fois le dia mètre du tube, mais il pourrait être supérieur ou inférieur suivant les cas, la nature du métal et son épaisseur. Le tube a, est pressé par des galets c contre ce galet de cintrage b, et un doigt d'entraînement d assure le cin trage du tube par enroulement sur le galet b.
L'opération peut. être effectuée à froid. Elle est de préférence effectuée après un chauffage de la région interne du cintre.
Le cintre final devant être cintré à 180 , comme représenté à. la fig. 5, la longueur, d'arc ABC correspondant à 180 de la région interne du cintre final, ne doit pas être dépas sée au cours des opérations de cintrage ini tiales. C'est pourquoi, lors de la première opération de cintrage (fig. ? et 3), le tube est cintré selon Lin are inférieur à 180 , de faon que la longueur cintrée n'excède pas la longueur ABC.
lu cours de la seconde passe, le cintre ai. représenté à la fia. 3, est placé dans un appa reil à cintrer analogue à. celui représenté à. la fi--. 2, avec cette différence que le galet (le cintrage b1 de ce second appareil a un rayon interne de gorge égal au rayon de courbure final que l'on désire donner au cintre, soit à 0,75 fois le diamètre du tube.
Pour maintenir le cintre al dans la gorge du galet b1 pendant 1a seconde opération de cintrage, un des galets d'application cl est monté, comme représenté schématiquement à la fig. 4, de façon à pouvoir s'avancer par rapport à son support et venir s'appliquer contre le cintre al pendant. l'opération de cintrage.
Là encore, l'opération peut être effectuée après chauffage de la région interne du cintre.
Le cintre, finalement obtenu, est. repré senté à. la fia. 5. Grâce au cintrage par passes successives, il ne présente aucun plissement dans la région interne du coude, l'épaisseur de la paroi dans la région externe n'est. pas diminuée, tandis que la section de passage à l'intérieur du cintre n'est pas sensiblement inférieure à la section de passage du tube. ; Il est évident que la mise en #uvre décrite peut comporter plus (le deux passes de cin trage.
Dans le cas de tubes de relativement grand diamètre et d'épaisseur de paroi par ticulièrement faible, on peut prévoir trois ou quatre passes successives, le cintrage se fai sant chaque fois sur un rayon de' courbure plus réduit, et toujours sensiblement sur la même longueur de cintrage.
Le rayon de courbure obtenu après chaque , passe est déterminé par le rapport entre l'épaisseur de la paroi du tube et le rayon du cintre antérieurement obtenu. 1.a réduction du raz-orr de courbure doit être telle que l'opéra tion ait lieu sans due la limite (le flambage soit atteinte, e'est-à-clire sans déplacement de paroi vers 1-'intérieur du cintre, et de manière que ].'on obtienne un.
refoulement progressif et continu du métal sur lui-même dans l'entre jambe du cintre. On peut finalement obtenir un cintre de rayon aussi réduit que l'on veut.
La mise en aeuvre décrite peut être pré cédée d'une déformation du tube préalable aux opérations de cintrage proprement dites.
La seconde mise en aeuvre du procédé s'applique au cintrage de tubes dont l'épais- seur est variable et présentant une surépais- seul, sur une portion plus ou moins grande de leur circonférence, la section de passage du tube étant excentrée par rapport à son con tour extérieur.
De tels tubes clans lesquels le trou n'est pars concentrique à la section exté rieure peuvent. présenter une section extérieure elliptique, semi-elliptique, sensiblement, ellip tique ou encore de toute autre foi-nie, de façon à constituer une surépaisseur sur un côté seulement. du tube droit. Lors du eintr-age, le tube est disposé de façon que cette surépais- seur vienne à. l'extérieur du cintre que l'on désire obtenir, de façon que, une fois le cintre formé, la partie extérieure du cintre soit plus épaisse que sa partie intérieure, on que ses parties latérales.
Ainsi, comme représenté à la fia. 6, un tube cr'2 que l'on se propose de cintrer, pré sente un trou circulaire excentré par rapport < i sa section extérieure, .laquelle est, semi-ellip- tique, et une surépa.isseur f sur un. de ses côtés.
On cintre alors le tube en disposant la surlépaisseur f de manière qu'elle vienne à l'extérieur du cintre que l'on désire obtenir. De la sorte, le cintre finalement obtenu et qui est, représenté à la fig. 7 est tel que sa partie la plus épaisse f est à.
l'extérieur du cintre, tandis que, dans la région interne du cintre, la paroi du tube a'2, légèrement épaissie en Ua lors du cintrage, est néanmoins moins épaisse (lue la partie extérieure ,t', Un des avantages de cette forme de .sec tion des tubes réside en ce due, après cin trage, le tube cintré ne présente pas de sur épaisseur dans les parties correspondant aux endroit; de sa section désignés par _1 et L .i. lit fig. 6 et. qui sont repliées en forme d'épingle 1, cheveux.
De la. sorte, il est possible de rap- proeher clés éléments comportant de tels cintres de Tacon à. les faire tenir dans un volume minimum, alors que si les tubes pré sentaient des surépaisseurs latérales, l'encom brement d'un tel empilage serait nécessaire ment plus grand.
:11i lieu d'être effectuées à la suite les urnes des autres, les opérations de cintrage pourraient aussi être effectuées de façon con tinue. Par exemple, on pourrait disposer plu sieurs galets de cintrage de rayons dégressifs sur un même bâti.