Procédé<B>de</B> fabrication d'un film<B>à</B> éléments lenticulaires destiné<B>à</B> la projection en couleurs, dispositif pour la mise en #uvre dwprocédé et film obtenu par ce procédé. La présente invention a pour objet un procédé<B>de</B> fabrication #d'un film<B>à</B> éléments lenticulaires destiné<B>à</B> la projection en cou leurs, un dispositif pour<B>la.</B> mise en #uvre de ce procédé et, un film obtenu par ce procédé.
Le procédé de fabrication est caractérisé en oe que l'on produit des cannelures cylin driques identiques entre elles, parallèles et juxtaposées sur la face d'un film non recou verte d'une couche sensible en amenant cette face du film en contact avec une ma trice et en soumettant ce film<B>à</B> une pression l'appliquant contre cette matrice.
Le dispositif pour la mise en ceuvre du procédé est caractérisé en ce qu'il comporte une matrice et un organe compresseur appli quant le film<B>à</B> gaufrer contre cette matrice dont la surface comporte des arêtes rectili gnes, parallèles et équidistantes séparées par des gorges.
Et le film obtenu.par le procédé revendi qué est caractérisé en ce qu'il comporte sur l'une de ses faces des éléments lenticulaires constitués par des' cannelures cylindriques identiques entre elles, parallèles et juxtapo sées, de forme telle que leurs foyers soient situés sur la face du film non cannelée qui est recouverte d'une couche sensible.
Le dessin annexé représente schématique ment et<B>à</B> titre d'exemples: la fig. <B>1,</B> une coupe partielle<B>à</B> grande échelle d'un film pendant l'opération de gau frage; la fig. 2, une vue en perspective<B>à</B> grande échelle d'une forme d'exécution de film gaufré selon l'invention; la fig. <B>3</B> est relative au fonctionnement de ce film gaufré lors d'une prise de vues et montre la position qu'occupe, -sur la cou che sensible, l'image du disque apparent de l'objectif de prise de vues formée par chaque élément lenticulaire.
En se référant au dessin, voici une forme d'exécution du procédé suivant l'invention: Le film a, recouvert sur sa face<B>b</B> d'une cou che sensible c, est mis en contât par son autre face<B>d</B> avec une matrice e. Cette ma trice se présente sous la forme d'une surface réglée comportant des arêtes rectilignes, pa rallèles et équidistantes f, séparées<B>les</B> unes des autres par des gorges<B>g.</B> C'est par les arêtes<B>f</B> que la matrice e est en contact avec la face<B>d</B> du film a.
Le nombre des arêtes<B>f</B> par millimètre compté perpendiculairement<B>à</B> leur direction, est compris entre 12 et<B>35,</B> afin d'obtenir une bonne image sur le film gaufré au moyen de cette matrice. Des surfaces comportant un tel nombre d'arêtes<B>f</B> par millimètre peuvent être obtenues par les procédés connus, par exemple au moyen de machines<B>à</B> diviser très précises.
Un dispositif lion représenté au dessin exerce une pression constante sur le film, ap pliquant eelui-ei sur la matrice, ce qui a. pour effet d'imprimer sur la face<B>d</B> du film des sillons parallèles et équidistants h. Entre deux sillons<B>h,</B> il se forme, grâce<B>à</B> l'élasticité du film et<B>à</B> sa tension superficielle, des sur faces cylindriques i dont le rayon de courbure dépend, pour un film donné, de la. tempéra ture de ce film, de son degré hygrométrique et de la. pression existant entre les parties du film en contact avec<B>la</B> matrice et les arêtes de celle-ci.
Ainsi, les sillons It sont les intersections de deux surfaces cylindriques i consécutives. Le film ainsi gaufré prend l'aspect d'une juxtaposition dune multitude de petits diop tres ou lentilles cylindriques que l'on appel lera cannelures.
En se reportant<B>à</B> la fig. <B>3,</B> on voit que. pour que l'image d'un sujet provenant de l'ob jectif et du filtre sélecteur j se produise correctement sur la couche sensible c, il est nécessaire que le foyer de chacune de ces cannelures se trouve sur la couche sensible, c'est-à-dire sur la face du film non gaufrée.
Pour réaliser cette valeur de la longueur focale de chacun des ces petits dioptres iden tiques entre eux, il suffit, pour un film con sidéré, de donner une valeur déterminée au rayon de courbure de la face convexe de ces dioptres.<B>*</B> La courbure désirée peut être obtenue pratiquement, au cours de l'opération de gau- frage, en amenant par exemple le film dans certaines conditions de température et de de gré hygrométrique au cours<B>de</B> cette opéra tion et en exerçant.
une pression eorrespon- dante sur le film et la matrice, de façon que, du fait de l'élasticité et de la tension super- fieielle du film, la face<B>d</B> de ce dernier prenne une forme courbée en i entre deux sillons h, dont la courbure est, précisément détermi née par les valeurs des trois facteurs men- fionnés plus haut.<B>Il</B> suffit alors de donner <B><I>à,</I></B> ces facteurs des valeurs telles que la. cou- dition posée soit réalisée: foyers des canne lures sur la, face<B>b</B> du film.
Chaque canne lure du film ainsi gaufré donnera sur la cou che sensible, lors de la prise de vue, une image complète, plus ou moins déformée<B>du</B> disque apparent de l'objectif principal de prise de vues.
Si l'on place un filtre sélecteur coloré sur le trajet des rayons lumineux allant de l'ob jectif principal<B>il</B> la, couche sensible (par exemple au centre optique<B>du</B> système op tique, si. l'on emploie un système optique sy métrique), l'image<B>du</B> disque apparent de l'ob jectif principal apparaît sur la couche sen sible sous forme de zones qui sont chacune une ima-P monochromatique complète plus ou moins déformées de ce disque eorrespon- dant <B>à</B> la couleur d'une des parties du filtre sélecteur et représentant une portion du sujet que l'on -fixe- sur la pellicule.
<B>Il</B> s'en suit que, du fait de la réversi bilité de la marche. des rayons lumineux, si l'on projette sur un éeran l'image fixée sur la couche sensible en se servant d'un appa reil de projection analogue<B>à</B> l'appareil de prise de vue et comportant un filtre sélecteur coloré identique<B>à</B> celui dont on s'est servi pour la prise de vue, on obtiendra.
par pro jection sur un écran, la superposition des images des différentes zones monochronia- tiques correspondant<B>ù,</B> une même cannelure, e'est,-ù-dire dans l'ensemble l'image coin- plète non défoimt'#e <B>dit</B> sujet en couleurs na turelles, par le fait que chaque cannelure représente iiiie partie du sujet et que les images élémentaires correspondant<B>à</B> chaque cannelure apparaissent sur l'écran juxta posées et en couleurs réelles.
Après le gaufrage, les sillons h ont né cessairement une certaine largeur qui est d'autant plus petite que les arêtes<B>f</B> de lit matrice e sont plus fines, mais qui n'en existe pas moins. On a ainsi entre deux cannelures quelconques une région plus ou moins large suivant la qualité du gaufrage,<B>à</B> partir de laquelle la lumière arrivant -de l'objectif ne se distribue pas sur les différentes zones correspondant<B>à</B> chaque cannelure. Ces ré gions sont nuisibles, car une partie de la lumière arrivant de l'objectif, n'est pas uti lisée pour constituer les images sur la couche sensible.
Pour une ouverture considérée de l'objectif, si le gaufrage est assez large, c'est-à-dire si le nombre des cannelures par millimètre de longueur mesuré perpendicu lairement<B>à</B> leurs génératrices est àssez fai ble, l'ensemble des différentes zones impres sionnées sur la couche sensible par les rayons lumineux provenant d'une même cannelure n'occupe (fig. <B>3)</B> qu'une partie<B>k</B> de la largeur <B>1</B> correspondant, sur cette face<B>b</B> du film,<B>à</B> une cannelure.
Il s'en suit qu'il existe sur la couche sen sible c, en regard de chaque cannelure, une zone utile impressionnée n que l'on appellera ,,zone-image" adjacente à deux zones m non impressionnées, que l'on nommera ,cernés" qui bouchent les imperfections du gaufrage dans les sillons h.
Les ,zones-images" n ne couvrent qu'une fraction<B>de</B> la surface correspondant sur la couche c <B>à</B> chaque cannelure, la lumière utile correspondant à chaque cannelure, c'est-à-dire la lumière servant<B>à</B> constituer les zones-images, concentre son effet sur une surface réduite, par rapport<B>à</B> la surface to tale correspondant<B>à</B> une cannelure; il en résulte que l'action nuisible de la lumière traversant les régions h séparant les canne lures<B>a.</B> une influence relative d'autant plus faible que le rapport
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est<B>plus</B> petit.
On ne peut naturellement pas augmenter outre mesure cette largeur des cannelures pour un objectif considéré, car, en diminuant exagérément la. valeur du rapport
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on di minue du même coup la fraction de, la sur face totale de la couche sensible employée à la représentation du sujet photographié ou cinématographié.
Il convient par exemple d'employer un film ayant un nombre de cannelures' par millimètre mesuré perpendiculairement aux génératrices, inférieur de<B>10 à</B> 40 '/o au nom bre qu'il<B>y</B> en aurait si le, rapport
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était égal<B>à</B> l'unité, c'est-à-dire si l'ouverture de chaque dioptre qu'est une cannelure corres pondait<B>à</B> l'ouverture de l'objectif, qu'il s'a gisse de'la prise de vue proprement dite ou de la reproduction d'un film. En d'autres termes, la largeur<B>1</B> doit être par exemple de<B>10</B> à 40<B>%</B> supérieure<B>à</B> la largeur<B>k.</B>
Comme il a été dit plus haut, on peut obtenir le rayon clé courbure désiré des sur faces i en amenant le film dans des condi tions de température, de degré hygrométri que et<B>de</B> pression déterminées d'avance. Cela pourra par exemple être réalisé en pressant le film contre la matrice au moyen d'un ap pareil compresseur muni d'un poids réglable, en chauffant soit l'appareil compresseur, soit la matrice, de manière<B>à,</B> amener le film<B>à</B> une température constante fixée d'avance et en amenant le film<B>à</B> l'état hygrométrique désiré par séchage immédiatement avant de procéder au gaufrage.
Le gaufrage pourrait être réalisé en coin- primant <B>à</B> fond le film contre une matrice dont les gorges<B>g</B> auraient le profil exact des surfaces i que l'on veut obtenir.
La matrice pourrait être cylindrique; un rouleau compresseur appliquerait alors le film à gaufrer contre cette matrice.
La matrice pourrait être plane. La section transversale des arêtes parallèles pourrait avoir un profil arrondi, triangulaire, rectan gulaire ou trapéz6idal.
L'orientation de ces arêtes par rapport aux bords de la pellicule peut être quelcon que.