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MOTEUR A INDUIT COULISSANT AVEC ACCOUPLEMENT FORMANTVOLANT ET LOGE
DANS LA CARCASSE. pour actionner certaines machines, par exemple dans l'industrie textile, mais aussi diverses machines-outils, il est nécessaire de prévoir sur l'arbre principal de la machine une masse formant volant, afin d'amortir les à-coups qui peuvent se présenter en cours de marche. Mais en cas de per- turbation ou lors d'interruptions conditionnées par le service, il est très important que la machine entraînée puisse être mise à l'arrêt le plus rapide- ment possible, ce qui exige que le moteur et son volant cessent alors d'être accouplés à la machine'.
Afin de pouvoir réduire le plus possible la masse du volant, il est très avantageux de disposer ce volant sur l'arbre qui tourne le plus vi- te, c'est-à-dire le plus souvent sur l'arbre même du moteur. En outre, on peut aussi étudier le volant comme accouplement et le loger dans la carcasse du moteur:
Dans des dispositifs de ce dernier genre, pour mettre rapidement à l'arrêt la machine entraînée, le rotor du moteur de commande avec le vo- lant peuvent être facilement débrayés et par suite n'ont pas besoin d'être freinés spécialement. Du fait que le moteur n'a pas besoin d'être mis à l'ar- rêt, on obtient en outre que la machine redémarre rapidement lorsqu'on la re- met en marche..
La présente invention se rapporte à un moteur à induit coulissant avec accouplement formant volant et logé dans la carcasse dudit moteur. Par remploi d'un moteur à induit coulissant, le déplacement axial du rotor à la mise en circuit et hors circuit du moteur peut s'utiliser pour actionner l'ac- couplement.
Le but que se propose l'invention est de commander la manoeuvre
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de l'accouplement par voie purement électrique. Suivant l'invention, ce résul- tat s'obtient du fait que la commande de l'accouplement s'effectue automati- quement par un interrupteur à deux positions desservant le moteur et de fa- çon telle que dans la position de marche à vide il se forme un champ affai- bli qui met le moteur'en rotation,,tandis que sous l'action d'un ressort con- centrique à l'arbre du rotor, l'accouplement reste tout d'abord débrayé,et n'est embrayé que dans la position de marche normale par la translation du rotor par suite de l'attraction magnétique qui s'exerce suivant l'axe.
Le dessin annexé représente schématiquement un exemple de réalisa- tion de l'objet de l'invention; la figure montre partie en élévation, partie en coupe longitudinale, un moteur à induit coulissant avec accouplement for- mant volant et logé dans la carcasse, destiné par exemple à actionner un mé- tier à tisser.
Le moteur à induit coulissant est un moteur triphasé de construc- tion connue avec induit 1 coulissant sur l'arbre et entrefer tronconique en- tre le rotor 1 et le stator 2. Dans un tel moteur, (qui peut être construit par exemple suivant le Brevet suisse'? 244.438), le champ magnétique produit d'une part un couple moteur, et d'autre part une attraction magnétique sur le rotor en direction axiale. Le rotor 1 est tourillonné radialement dans les deux paliers 3 et 4 mobiles en direction de l'axe,3 étant construit comme palier à rouleaux et 4 comme palier lisse, ce dernier pouvant d'ailleurs être remplacé par un palier à rouleaux si on le désire.
Entre le corps 1 du rotor et le palier lisse 4 est disposé sur l'arbre du moteur et concentriquement à l'axe un ressort de' compression 11 doté d'une tension préalable; l'effort du ressort est reçu par le palier à rouleaux 5, de sorte que le ressort a con- stamment tendance à déplacer le rotor axialement'vers la droite. L'extrémité de l'arbre du moteur du côté de l'entraînement porte, rigidement fixée sur cet arbre, la moitié d'accouplement 6 construite comme volant, tandis que l'autre moitié d'accouplement 7 est disposée sur l'arbre de commande 8 qui est maintenu radialement et axialement dans les paliers 9 et 10.
Pour le démarrage du moteur, il est prévu un interrupteur à deux temps de construction connue, non représentée, lequel commande en même temps la manoeuvre automatique de l'accouplement. Ce résultat s'obtient du fait que dans la première position de l'interrupteur, c'est-à-dire la position de démarrage:ou--'de marche à vide, les enroulements statoriques du moteur sont groupés de'manière % ne produire qu'un champ relativement faible, qui suffit pour faire tourner le moteur mais n'est pas assez intense pour sur- monter la tension préalable du ressort 11. Dès lors, le moteur démarre, mais l'accouplement 6 7 reste encore débrayé.
Ce n'est que lorsqu'on amené l'interrupteùr du moteur sur la position de marche normale que le champ du mo- teur et par suite l'attraction magnétique en direction axiale sur le rotor deviennent suffisamment intenses pour vaincre la pression du ressort 11 et, 'par le déplacement, axial du rotor vers la gauche, embrayer l'accouplement.
Inversement, dès qu'une perturbation se produit ou que, pour des raisons de service, le métier à tisser doit être mis à l'arrêt, on ramène l'interrupteur du moteur sur la première position (position de démarrage) ce qui, par l'effet du ressort 11 et lé déplacement axial du rotor 1, débraye l'accou- plement, tandis que le moteur et le volant 6 continuent à tourner. Pour ce -dernier-motif, le démarrage rapide du métierà tisser lors de la remise en marche est grandement facilité et il est possible de prévoir le moteur pour un couple de démarrage moins élevé que ce ne serait le cas s'il fallait aus- si faire démarrer le moteur en partant du repos.
Pour la manoeuvre du moteur en deux temps'par un interrupteur à deux positions, on peut par exemple prévoir un moteur avec stator bobiné en 'étoile-triangle. Dans 'ce cas, les enroulements'du stator seront, de manière connue, groupés en étoile dans la position de démarrage ou de marche à vi- de., et en triangle dans la position en marche normale. De cette manière, l'attraction magnétique qui s'exerce endirection axiale sur le rotor n'est au démanrage que le tiers de l'attraction en marche normale ; latension préa-
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lable du ressort 11 doit être prévue un peu plus forte que l'attraction ma- gnétique au démarrage.
La manoeuvre en deux temps du moteur serait également possible en utilisant pour les enroulements du stator un montage série-parallèle. Alors lesdits enroulements seraient associés en série pour le démarrage et en deux groupes en parallèle pour la marche normale ; l'attraction magnétique ne serait dans la premièreposition que le quart de1'attraction dans la position de mar- che normale.
Au dessin, le moteur est représenté dans la position commune à la marche à vide et à l'arrêta c'est-à-dire avec l'accouplement 6,7 débrayé.
Dans la position de marche normale, le corps du rotor 1 est déplacé vers la gauche, et la moitié d'accouplement 6 exécutée comme volant se trouve alors en prise avec la moitié d'accouplement 7.