BE463003A - - Google Patents

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BE463003A
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Publication of BE463003A publication Critical patent/BE463003A/fr

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    • DTEXTILES; PAPER
    • D02YARNS; MECHANICAL FINISHING OF YARNS OR ROPES; WARPING OR BEAMING
    • D02JFINISHING OR DRESSING OF FILAMENTS, YARNS, THREADS, CORDS, ROPES OR THE LIKE
    • D02J1/00Modifying the structure or properties resulting from a particular structure; Modifying, retaining, or restoring the physical form or cross-sectional shape, e.g. by use of dies or squeeze rollers
    • D02J1/22Stretching or tensioning, shrinking or relaxing, e.g. by use of overfeed and underfeed apparatus, or preventing stretch

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Yarns And Mechanical Finishing Of Yarns Or Ropes (AREA)

Description


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  MÉMOIRE DESCRIPTIF 
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE 
DE BREVET   D'INVENTION   la Société dite: E.I. DU PONT DE NEMOURS AND Co. Procédé et appareil pour la fabrication de filaments effilés et produits en résultant. Demande de brevet aux Etats-Unis   d'Amérique   du 29 Avril 1943 en faveur de Mr. R. T. FIELDS. 



   La présente invention a pour objet un procédé perfec- tionné de fabrication de filaments étirés de forme effilée à partir de filaments de produits polymères s'étirant à froid. Plus particulièrement, elle a pour objet un procédé perfectionné de fabrication de poils flexibles effilés à partir de filaments effilés en polymères linéaires synthétiques orientables non étirés. L'invention permet de plus de fabriquer simultanément un grand nombre de poils effilés à partir de filaments effilés de polyamides linéaires synthétiques orientables non étirés. 



  L'invention a également pour objet l'appareillage pour l'obten- tion de tels filaments, ainsi que les produits obtenus. 



   La présente invention a notamment pour objets : a) l'obtention de fila.ments effilés ayant des dimen- sions, une forme et des propriétés uniformes ; b) l'obtention de ces filaments d'une façon continue et avec des résultats uniformes; c) un procédé d'étirage à froid des filaments évitant la rupture des filaments; d) un étirage à froid en continu, qui évite la rupture des sections, de faible dimaètre et permettant d'étirer d'une façon suffisante des sections de plus grand diamètre; e) un procédé industriel de fabrication de filaments effilés orientables, étirés à froid en brins multiples, par une méthode qui permet d'obtenir les résultats qui viennent d'être indiqués; f) un procédé ne nécessitant qu'un minimum d'attention de la. part de l'opérateur et une faible dépense d'entretien;

   g) l'utilisation de machines simples et économiques, ne nécessitant pas de réglages mécaniques fréquents. 

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   La demanderesse a trouvé que l'on peut obtenir des fi- laments effilés de dimensions, forme et propriétés uniformes par étirage à froid de   filaments/effilés   de produits polymères étirables à froid (par exemple, -'des produits solides qui peu- vent être étirés à froid à des températures   inférieures   à leur point de ramollissement ou de fusion);

   entre des points d'étirage largement espacés sous une tension insuffisante pour provoauer la rupture des sections de plus faible diamètre, mpis suffisante pour effectuer l'étirage des parties de plus grand diamètre, au moins jusqu'au degré d'étirage le plus élevé qu'elles sont ca-   pables de supporter tout en chauffant le filament entre les points d'étirage, ll' est désirable d'opérer à une température   modérée, insuffisante pour produire une ondulation permanente du filament. On a avantage à opérer en présence d'un milieu aqueus, à une température comprise entre 40 et 100 C et de pré- férence entre 50  et 90 C. 



   Plus particulièrement, l'invention consiste soumettre un filament organique polymérisé étirable à froid, présentant des éléments effilés récurrents se répétant régulièrement sur sa longueur, à un étirage à froid entre des points   d'étirage   espacés d'une distance eu moins égale à cinq (5) fois la lon- gueur d'un élément (c'est-à-dire le pas entre les léments récur- rents successifs en un point quelconque le long du filaient) du filament effilé étiré, sous une tensicn insuffisante pour provo- quer une rupture par extension du filament, mais suffisante pour effectuer un étirage de ses parties de plus grand diamètre égal à 80% au moins du degr d'étirage maximum qu'elles sont capa.- bles de supporter, et ce à une vitesse telle ou'un point donné du filament mette au moins deux (2)

   secondes pour parcourir la distance entre les points d'étirage, le filament étant en con- tact, entre les points d'étirage, avec un milieu aqueux   à.   une température de 50 C à 90 C pendant un temps   d'au   moins une (1) seconde. 



   Un des modes préférés de l'invention consiste en l'éti- rage à froid de filaments organiques orientables ayant des éléments effilés se répétant uniformérent dans la longueur, ces filaments étirés pouvant être coupés pour former des poils de brosses de peintre et autres, dont le diamètre maximum n'est pas inférieur à 0,2 mm, et ne dépasse pas celui aui correspond à une brosse flexible et souple, l'invention visant plus particulière-   ment les poils formés de polyamides linéaires synthétiques. 



  Après l'opération d'étirage a froid, les filaments effilés peu-   vent subir un   traitement   ultérieur, être coupés dans les sections épaisses et/ou minces et assemblas. 



   L'invention, lorsqu'on l'applique à l'étirage à froid de filaments effilés en brins multiples, comprend avant l'étirage   proprement dit un arrangement de filaments d'un même groupe côte à côte dans un même plan, et, de préférence, tout près l'un   de l'autre; dans ce but, en avant de l'appareillage d'étirage lui-même, on   prpvoit   des moyens pour rapprocher les divers fi- laments et former une sorte de   rubn.   Commodément, on peut utiliser à cet effet un guide plat ou légèrement concave, in- terposé sur la trajectoire rectiligne normale du filament. Ces moyens peuvent aussi avantageusement dévier le filament de sa trajectoire, par exemple, d'environ 20 à. 60  '. 



   On comprendra. plus facilement l'invention par la des- cription détaillée suivante, en se référant aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple nullement limitatif. Dans les dessins, oà les mêmes numéros de référence se réfèrent aux mêmes parties dans les diverses figures: 
La fig. 1 est une vue de côté d'un appareil pour la mise en oeuvre de l'invention; 

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 la fig. 2 est une vue en plan du même appareil; la fig. 3 est une vue en coupe d'une partie de l'appa- reillage prise le long de la ligne 3-3 de la fig. 1; la fig. 4 est une vue agrandie en perspective des rou- leaux d'étirage montrant le trajet suivi par les filaments; la fig. 5 est une vue en plan des rouleaux d'étirage de la fig. 4 ;

   la fig. 6 est une vue agrandie des moyens de guidage des figs. 4 et   5.,, et   la fig. 7 est une vue en coupe le long de la ligne 7-7 de la fig. 6. 



   L'étirage du filament s'effectue par la différence des vitesses périphériques entre deux paires de rouleaux d'étirage. 



   La paire 11 et 12 tourne à faible vitesse, et la paire 13 et 14 à vitesse élevée. Les rouleaux 11 et 12 sont entraînés par un arbre 15 par l'intermédiaire de pignons hélicoïdaux 16 et 17. 



   Les rouleaux 13 et 14 sont entraînés d'une façon analogue par l'arbre 18 et par les pighons hélicoïdaux 19 et 20. L'arbre 15 est entraîné par l'arbre 18 par l'intermédiaire de pignons de chaîne 
21 et 22; ainsi les vitesses relatives des deux arbres sont soumises à un contrôle, suivant le choix des pignons 21 et 22. 



   Les vitesses de rotation des paires de rouleaux 11,12 et 13, 14 sont de plus variables suivant le choix des pignons hélicoïdaux respectifs 16,17 et 19, 20. Les vitesses périphériques des rou- leaux 11 et 12 sont les mêmes, et les vitesses   périphériques   des rouleaux 13 et 14 sont les mêmes. Le rapport de la vitesse pé- riphérique de la paire de rouleaux 13, 14 à celle de la paire de rouleaux 11,   12   détermine le degré de tension   appliqué   au filament pendant l'opération d'étirage. Si, par exemple, la vitesse péri- phérique des rouleaux les plus rapides est quatre fois la vitesse périphérique des rouleaux les plus lents, le "rapport d'étirage"   est, théoriquement, 4 :1, la longueur du filament est augmentée   de 300% pendant l'étirage.

   En fait, cependant, à cause de l'exis- tence d'une certaine élasticité qui se manifeste après le relâche- ment de l'allongement permanent sera généralement un peu plus faible que 300%, et le rapport d'étirage effectif sera un peu   inférieur à 4 :1, soitS,7:1.   



   Dans la réalisation pratique, la paire de rouleaux 11, 12 peut être placée, pour plus de commodité, directement au-dessous de la paire 13, 14. Cependant, dans le but de mieux représenter le trajet du filament à travers l'appareillage, les rouleaux 13, 14 sont représentés montés sur des arbres plus longs qu'ils ne le sont réellement, de façon qu'ils apparaissent sur le plan. Dans une position qui n'est pas directement en-dessous des autres rouleaux, et, d'une façon correspondante l'alignement horizontal des parties 
37, 24 et 25 est légèrement déformé dans' les figures. 



   Comme clairement indiqué sur la fig. 3, les axes des rou- leaux 11 et 12 ne sont pas parallèles, l'un étant légèrement in- cliné au-dessous de l'horizontale et l'autre légèrement au-dessus de l'horizontale. L'angle réel entre ces positions doit être de l'ordre de 10 degrés, mais est exagéré dans les figures pour plus de clarté. Le but de cette inclinaison des axes est de faire en sorte que chacun de ces rouleaux 11 et 12 serve de guide d'étale- ment de la nappe vis-à-vis de l'autre.

   De la même façon, les axes des rouleaux 13 et 14 ne sont pas parallèles, mais l'angle entre ces rouleaux n'a besoin d'être que d'environ la moitié de celui entre les rouleaux 11 et 12, parce que le ruban de filaments éti-   rés qui est traité par 13 14 a seulement la moitié environ de ,l'épaisseur du ruban de-filaments non étires traite par 11, 12;   

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 il en résulte qu'une plus petite avance dans l'action d'étale- ment est suffisante pour espacer .Ces nappes successives. 



   Le filament 23, ayant des parties effilées, provient d'une bobine ou directement d'une opération   précédente.   Il entre dans l'appareil par la gauche (figs.l et 2) et s'enroule plusieurs fois autour de la paire de rouleaux 11, 12, comme   indiqua   dans les figs. 2 et 3. Le fait que ces deux rouleaux ne sont pas pa- rallèles permet à chacun d'eux d'avancer la position des spires successives du filament sur l'autre. Après son dernier tour au- tour de ces rouleaux, le filament 23 passe, de la partie supé- rieure du rouleau 11 à un rouleau fou 24, distant de plusieurs mètres, de là retourne à la partie inférieure du rouleau 14, et passe plusieurs fois autour de la paire de rouleaux 13, 14 de la façon décrite pour les rouleaux 11, 12.

   Après son dernier tour autour de cette paire de rouleaux 13, 14, le filament passe à une bobine d'enroulement 25. 



   Le système est entraîné par un moteur 26 au moyen   d'un   arbre 27. Par l'intermédiaire des pignons de chaîne 28 et 29, cet arbre 27 entraîne l'arbre 18 pour mettre en mouvement les deux paires de rouleaux 11, 12 et 13,14. Par l'intermédiaire de pignons d'angles 30 et d'un arbre 31, l'arbre 27 entraine un arbre 32 pour mettre en mouvement la bobine d'enroulement 25. 



   L'arbre 32 entraine la bobine 25 au moyen d'un embrayage à plaques multiples 33, dont le glissement permet le maintien d'une vitesse périphérique constante quand le diamètre effectif de la bobine 25 augmente par l'enroulement du filament sur elle. 



   Il est désirable de prévoir un mécanisme guide-fil sur le trajet du filament par lequel le filament est guidé à la bobine 25, de manière à former sur celle-ci des couches régulières, mais ce mécanisme ne constitue pas une partie de la présente inven- tion et n'est pas représenté sur les dessins pour plus de sim- plification. 



   Les parties mobiles essentielles de l'appareillage d'é- tirage proprement dit sont les deux paires de rouleaux 11, 12 et 13, 14. La traction résultant des divers enroulements du fi-   lament   autour de chacune de ces paires de rouleaux fait que chaque paire joue le rôle de l'un des points d'application de la tension qui résulte de la différence entre les vitesses pé-   riphériques   des deux paires. Ces points d'application de la tension ou, plus brièvement, "points d'étirage" sont séparés, suivant l'invention, par une distance qui est plus grande que celle utilisée antérieurement.

   Cette grande partie de filament entre les points d'étirage peut être obtenue en installant les deux paires de rouleaux à une distance correspondante l'une de l'autre, mais on obtient le même résultat par le dispositif déjà décrit et illustré dans les figs. 1 et 2, dans lequel la longueur du filament entre les deux paires de rouleaux est ren- due aussi importante qu'on le désire par l'interposition d'un rouleau fou de renvoi 24 placé assez loin, alors que les rou- leaux eux-mêmes sont gardés à proximité l'un de l'autre dans le but de rendre l'appareillage plus compact et le mécanisme d'entraînement plus simple. 



   La longue portée entre les points   d'tirage   est une caracteristioue importante de l'invention eta de nombreux avan- tages. Elle réduit le risque de rupture du filaient en cours d'étirage pendant son passage entre les points d'étirage, même si la grandeur de la tension et le rapport d'étirage sont res- tés les mêmes. 



   Quand le filament effilé passe d'une façon continue entre des points d'étirage, ses parties de plus faible diamètre      

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 sont généralement les premières à être allongées par la ten- sion. Elles semblent être étirées dès leur arrivée dans l'espace compris entre les points d'étirage. En outre, les parties de plus grand diamètre s'étirent également jusqu'à un certain point. 



   Pour continuer l'étirage des parties de plus grand diamètre sans rupture par extension, on opère comme indiqué ci-dessus en chauffant le filament entre les points de tirage à une température modérée, par exemple entre 40 et 100 C. On effectue ce chauffage, suivant un mode préféré de l'invention, par contact avec une solution aqueuse chauffée. Cependant, on peut utiliser pour le chauffage des fluides chauffés qui sont inertes vis-à-vis des filaments. On peut ainsi utiliser des gaz ou vapeurs chauffés, tels que l'air, l'azote, la vapeur d'eau. 



  De la même façon, on peut utiliser d'autres liquides inertes, tels que les hydrocarbures aliphatiques et aromatiques qui sont liquides à ces températures. Un milieu liquide est généralement plus actif à cause de sa plus grande capacité calorifique. 



   Le chauffage du filament. par contact avec un liquide aqueux, par exemple l'eau chaude, s'effectue très simplement en plaçant sur le trajet du filament 23, comme montré dans les figs. 



  1 et 2, une gouttière 37 ouverte à ses extrémités, dans laquelle de l'eau cha.ude circule continuellement, arrivant par 38 et sor- tant à l'autre extrémité par 39. 



   L'effet favorable du chauffage des filaments, par con- tact avec de l'eau chaude entre des points d'étirage suivant l'invention est particulièrement marqué avec les polyamides, telles que l'hexaméthylène-sébaçamide. La tension nécessaire pour étirer un tel filament aux environs de la température ambiante est réduite d'environ 27% en amenant la température de 27 C à 82 C, alors que la résistance à la traction n'est réduite que de 4%. Dans le cas de l'hexaméthylène adipamide, il se produit une   réduction analogue, la tension étant réduite d'environ 20% alors que la résistance a la traction est réduite à un degré beaucoup   moins élevé.. 



   D'une façon générale, on effectue l'étirage de telle sorte que le coefficient d'allongement soit compris entre 3,6 à 1 et 4 à 1. Bien que l'on ne puisse pas obtenir ainsi dans tous lescas un étirage total des parties de plus grand diamètre, ces conditions sont généralement suffisantes pour des poils effilés pour brosses de peinture et autres, parce que les par- ties de plus petit diamètre sont complètement étirées. Les extrémités épaisses des poils sont contenues au moins en partie dans le manche de la brosse, où une faible proportion de filament incomplètement étiré n'est pas un défaut sérieux. 



   Les détails précédents sur la technique de l'étirage s'appliquent à un seul filament étiré ou à une nappe de filaments étirés. Pour les opérations industrielles, il est préférable d'étirer simultanément un certain nombre de filaments. Dans ce but, il est avantageux de disposer un certain nombre de filaments en nappe ou ruban, c'est-à-dire parallèlement dans un même plan, chacun étant de préférence en contact avec son voisin pendant toute la durée de l'opération. Ceci s'effectue par l'emploi de guides.

   Par exemple, un guide en matière rigide (par exemple métal, verre, matière plastique, céramique, etc..) présentant un contour droit ouelégèrement concave dans un plan perpendicu- laire au filament est interposé   survie   trajet des filaments venant d'une opération antérieure ou de bobines de réserve, dans une position telle qu'il oblige le paquet de filaments à dévier de sa trajectoire d'un angle appréciable, de préférence 20 à 60 degrés. Cet'appareil est représenté sur les figs. 4 et 5 en 

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 coopération avec le rouleau 11 décrit ci-dessus. On a employé   une grande échelle pour montrer la .-tourne des filaments (qui est quelque peu exagérée) l'action du guide et l'entrée des nappes   dans lêappareil d'étirage proprement dit.

   On n'a représenté que quelques filaments effilés pour éviter toute confusion. Dans la pratique, les filaments effilés peuvent être tout près les uns des autres et avoir des contours variés. Les conicités peuvent   être brusques, graduelles, avec profil incurvé ; filaments   peuvent présenter des parties relativement cylindriques aux points de diamètre maximum ou minimum. Le brevet américain N .2.292.905 et la demande de brevet américain de Alfthan et Fields, déposée le 29 Avril 1943 par la demanderesse décrivent des procédés convenant pour la préparation de filaments non étirés effilés comportant des éléments périodiquement récurrent. 



   Dans les figs. 4 et 5 les filaments individuels sont représentés comme étant en phase, c'est-à-dire que les ventres ou points de diamètre maximun et les noeuds ou points de diamètre   minimum   sont au même niveau. Cette condition, qui n'est pas ab- solument essentielle pour le succès, est très désirable, et per- met au paquet de filaments effilés étirés d'être coupés par des moyens automatiques dans une opération ultérieure. Si les fila- ments arrivent au guide 34 et au premier rouleau d'étirage en phase, ils le restent généralement pendant toute l'opération d'étirage. 



   Le guide 34 peut prendre d'autres formes que celle spé- cifiquement représentée. Par exemple, on peut employer un rouleau de contour concave. Le rouleau ou les guides fixes peuvent de plus être munis de rainures correspondant aux positions désirées des divers filaments. En fait, l'usage prolongé d'un guide, sur- tout s'il est fixe, provoque des rainures, résultats de l'abra- sion due aux filaments. 



   Si les filaments effilés d'un même paquet amené à l'ap- pareil d'étirage ne sont pas en contact, comme c'est le cas pour le groupe 23 de trois   filaments,représente   sur les figs. 4 et 5, on arrive facilement à les grouper en un ruban comme indiqué dans la fig. 6, par l'action du doigt de l'opérateur ou de l'index et du pouce. Cette disposition une fois réalisée se maintient indé- finiment par l'action du guide 34, tant que les filaments du groupe ne sont pas enroulés les uns autour des autres. La conca- vité de la surface du guide force les divers filaments à rester tout près l'un de l'autre et en contact aux ventres. 



   La résistance de frottement au passage des filaments sur le guide est réduite en maintenant le filaient à l'état humide à son arrivée sur le guide. On y arrive facilement en faisant passer le filament à travers un récipient d'eau dans son trajet vers le guide. De plus la présence d'un film d'eau sur les filaments contribue à maintenir les divers filaments du groupe formant ruban en contact avec leurs voisins. 



   La disposition des filaments côte à côte, en phase et en contact permet de faire une mesure précise du diamètre maximum du filament, dans un but de contrôle, en mesurant la largeur totale du ruban et en divisant ensuite par le nombre de filaments .qu'il contient. 



   Mais le but principal et l'avantage de la disposition d'un certain nombre de filaments en phase dans un même plan avant l'étirage est d'assurer exactement le même traitement à chaque filament individuel dans l'opération d'étirage. Ceci est important, dans le but d'éviter au groupe de se déphaser et aussi parce qu'on élimine les effets de frottement entre fila- ments en contact avec un paquet de filaments formé au hasard et soumis à   l'étirage;   ces frottements peuvent affaiblir ou casser des filaments. 

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   Les figs. 4 et 5 montrent aussi, à plus grande échelle, le passage au filament 23 vers les rouleaux à faible vitesse 11 et 12, de l'appareil d'étirage déjà décrit, autour de ceux-ci ' et au départ ae ces rouleaux. On observera que l'action de guidage de ces deux rouleaux fait progresser le ruban de filaments 23 de l'arrière à l'avant de cette paire de rouleaux dans ses passages successifs autour d'eux. On notera aussi que le filament, quand il est libéré de son ancrage par traction et soumis à la tension après son dernier enroulement autour du rouleau 11, commence immédiatement à subir une traction, c'est-à-dire l'étirage à froid, dans ses parties de plus grand diamètre; ceci .est mis en évidence par la plus grande distance entre les points successifs de diametre maximum dans le filament à ce stade (a'-b') qu'avant le commencement de l'étirage (a-b). 



   L'invention donne un procédé pratique, économique, et efficace d'étirage à froid, à l'échelle industrielle, de fila- ments effilés non étirés. Dans sa réalisation préférée, qui comprend l'étirage d'un certain nombre de filaments disposés côte à côte dans un même plan, elle soumet tous les filaments individuels d'un groupe à brins multiple au même traitement d'étirage et maintient ainsi en phase.un groupe de filaments arrivés en phase à l'appareil d'étirage. De plus, le filament étiré se rend, toujours en phase, aux opérations ultérieures, (conditionnement et coupage). 



   L'appareillage nécessaire pour mettre en oeuvre le pro- céué suivant l'invention est simple, ne demande pas de surveillance délicate, et peut. être facilement maintenu en bon état de marche. 



  Les rouleaux entre lesquels s'applique la tension d'étirage peu-¯ vent être de bonne dimension et d'une résistance correpondant à leurs dimensions. Leur surface peut être en métal ou autre matière durable, alors que les machines antérieurement proposées ont de petits rouleaux revêtus de caoutchouc ou autre matière   demandant   à être   fréquemment   inspectée ou réglée, et nécessitant des remplacements ou réparations. 



   La constatation ae l'inutilité d'étirer complètement les ventres des filaments étirés qui deviennent les gros bouts des "poils" aes, brosses pour peinture et autres, étend le champ d'application de l'invention à l'étirage à froid de certains filaments effilés qui, en raison de leur nature et/ou de leurs dimensions ne peuvent être complètement étirés, même par le procédé de l'invention, dans les ventres, sans rupture des noeuds, et apporte de plus un facteur de sécurité dans le   tra-i.-     tement   de.filaments étirés qui ne sont pas soumms à cette diffi-   culté.   



   Il est évident que l'invention, en ce qui concerne la technique même de   l'étirage,   a surtout de la valeur pour l'éti- rage de filaments .effilés ou la longueur de chaque élément est courte, par exemple les filaments utilisés pour les brosses pour peinture, mais elle est également utile'pour les films amincis à leurs extrémités.

   Dans le cas de filaments effilés à éléments de grande longueur, comme on en emploie dans les bas de lignes de pêche, la méthode Smith (brevet américain N  2292. 905) qui limite la aistance entre points d'étirage, devient industrielle- ment réalisable, même sans l'emploi de rouleaux de caoutchouc pour fixer les points d'étirage, Mais le guide décrit dans la présente demande comme moyen de maintenir un certain nombre de filaments en nappe ou ruban sera utile, en liaison avec la technique de Smith, appliquée au filament pour bas de ligne de pêche. 



   L'invention s'applique évidemment aux filaments effilés de matières autres que celles mentionnées ici, pour autant que celles-ci ont des propriétés principales similaires. 

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   L'invention n'est pas limitée au traitement de fila- ments des deux polyamides   spécifiques   indiques ci-dessus. Au   contraire elle peut s'appliquer à m'importe quel filament effilé qui peut être étiré à froid. Les filaments polymères préférés   sont des polyamides des types décrits dans les brevets américains N ,2071250,   2071253   et 2130948. Ces polyamides sont préparées à partir de réactifs bifonctionnels formant des polyamides et qui contiennent des groupements amides comme partie intégrante de la chaine principale d'atomes dans le polymère. Il n'est pas essentiel que le groupe de liaison dans la chaine du polymère   consiste seulement en groupements amides ; peuvent aussi con-   tenir d'autres groupements, par exemple des grovpements ester. 



   Les polyamides sont de deux types généraux celles qui dé- rivent de diamines et d'acides dicarboxylicues ou de dérivés formant des amides d'acide carboxylique dibasique et celles dérivé* d'amino-acides polymérisables ou de leurs dérivés for-   mant des amides par exemple esters de lactames. Par hydrolyse avec l'acide chlorhydrique les polyamides donnent des réactifs   générateurs des polyamides; les polyamides du type diamine-   qcide   dibasique donnent un chlorhydrate de diamine et un acide carboxylique dibasique, alors que celles du type amino acide donnent un chlorhydrate d'amino acide.

   Comme exemples spécifi- ques de telles polyamides, on peut citer les suivantes: polydécaméthylène adipamide, polyhexaméthylène sébaçamide, polypenthaméthylène sébaçamide,   polyoctaméthylène   adipamide, polymère de l'acide 6-amino-caproïque, et polymère de l'acide 11-amino-undécanoïque. On peut aussi utiliser des mélanges de polyamides et d'interpolyamides.

   Comme exemples de tels inter- polyamides, on peut citer ceux dérivés de l'hexaméthylène dia- mine, décaméthylènediamine, acide adipique et acide sébacique, et de l'hexaméthylènediamide, acide adipique et acide 6-aminoca-   proique.   Comme exemples de polyamides contenant des groupements autres que des groupements amides, on peut citer les interpoly- mères ester-amide, tels qu'on peut les obtenir à partir d'une diamine, d'un acide dibasique et d'un glycol, ou à partir d'un   aminoacide   et d'un acide   hydroxylé.   Pour les brosses pour peinture, les produits préférés comprennent la   superpolyamide   hexaméthylène sébaçamide ou hexaméthylène adipamide seule ou en mélange avec de 2% à 30% (et en particulier environ 10%) d'une résine de phénol-formaldéhyde.

   De tels produits sont décrits dans la demande de brevet américain N .397887 de la demanderesse. 



   Le terme "polyamide" tel qu'employé dans l'invention comprend les polymères renfermant un certain nombre de groupe- ments de structure 
 EMI8.1 
 quelle que soit la nature de l'atome lié aux liaisons libres indiquées. Le terme comprend les polymères dérivés d'un glycol et d'un diisocyanate ou d'un   diisothiocyanate.   



   Les filaments effilés suivant'la présente invention ne consistent pas nécessairement en totalité en polyamide ou polyamide modifiée. Il est fréquemment désirable de délustrer et/ou de colorer les filaments par addition d'un pigment au polymère ou aux réactifs qui servent à préparer le polymère. Il est aussi utile dans beaucoup de cas, de teindre le filament, par exemple avec du noir nigrosine, du marron soudan, etc.. Ainsi, les lignes de pêche ou les bas de lignes peuvent être colorés pour ressembler de très près à l'eau de presque n'importe quelle couleur ou turbidité par un choix approprié de teintures ou de pigments. Les poils peuvent aussi avoir la couleur et la longueur désirées. Pour les brosses pour peintures, une longueur d'élément de 10 à 50 cm est possible. 

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   Il est évident que l'invention est surtout intéressante pour l'étirage de filaments effilés où la longueur de l'élément est courte, par exemple un filament utilisable pour les brosses pour peinture et autres, mais qu'elle pst aussi utilisable pour des filaments effilés plus longs, par exemple les bas de lignes de pêche. 



   Naturellement l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution décrits et représentés.

Claims (1)

  1. R E S U M E L'invention a principalement pour objets: 1) Un procédé pour l'étirage à froid de filaments formés de polymères organiques' se présentant sous forme d'une succes- sion d'éléments se répétant régulièrement sur leur longueur remarquable notamment par les caractéristiques suivantes consi- dérées séparément ou en combinaisons: a) on fait passer le filament entre des points d'étirage largement espacés, et on le soumet à une tension et à un chauffage à température modérée; b) la distance entre les points d'étirage, est d'au moin cinq fois la longueur d'un élément effilé et a la vitesse telle qu'un point fixé du filament mette au moins deux secondes pour parcourir en entier la distance d'étirage ;
    c) la tension appliquée est 'insuffisante pour provoquer la rupture du filament, mais suffisante pour étirer les parties de plus grand diamètre du filament à au moins 80% de la tension qu'ils peuvent supporter; d) on chauffe le filament entre les points d'étirage à une température comprise entre 50 et 90 C, de préférence par contact avec de l'eau chaude pendant au moins une seconde ; e) on traite en même temps un certain nombre de fila- ments, réunis en nappes ou ruban, et disposés de façon à rester en phase pendant toute la durée de l'étirage.
    2) Un appareil pour la mise en oeuvre du procédé ci- dessus, comprenant essentiellement: a) deux paires de rouleaux, la vitesse périphérique étant la même pour chaque paire, les axes des rouleaux de chaque paire étant légèrement inclinés hors de parallèles dans un plan horizontal, les paires de rouleaux étant largement espacés et entraînés a des vitesses différentes pour les deux paires, mais identiques pour les deux rouleaux de chaque paire; b) un guide pour dévier le filament vers le premier des rouleaux, placés de telle sorte que le filament passant sous le guide tourne autour des deux paires de rouleaux; c) un bain d'eau sur le trajet du filament entre les deux paires de rouleaux;
    d) un guide en matière rigide à surface légèrement concave disposé de manière à dévier un filament du contact tangentiel d'un rouleau d'étirage de 20 à 60 de sa ligne normale de trajet. <Desc/Clms Page number 10>
    , 3) A titre de produits industriels nouveaux, les fi- lements effilés étirés à froid suivant le procédé et avec l'appareillage décrits ci-dessus.
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