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Boite de tête d'accouplement pour attelages à butoir central.
On a d'abord construit des attelages automatiques avec saillie de forme pyramidale et évidement correspondant, et utilisé pour ces appareils des boites en acier moulé. Les surfaces de contact sur lesquelles deux attelages accouplés s'appliquaient ou s'emboitaient, n'étaient pas usinées. On était obligé de donner à ces surfaces un certain jeu correspondant à la grande tolérance propre à chacune des pièces en acier moulé, afin d'assurer l'accouplement de tous les attelages entre eux.
Pour transformer ces attelages en attelages à butoir central sans jeu c'est-à-dire en attelages rigides, on devait ajuster les surfaces de contact d'un attelage l'une par rapport à l'autre en les usinant, ce qui demandait beaucoup de temps et présentait beaucoup de difficultés notamment lorsqu'il s'agissait des surfaces d'une saillie de forme pyramidale disposées en carré et particulièrement de celles des évidements correspondants.
On abandonna généralement pour cette raison les dispositifs de centrage à forme pyramidale pour ces attelages rigides à butoir central et on adapta des dispositifs de centrage coniques, dont la surface circulaire est plus facile à usiner. On suivit cette voie, bien qu'elle offrit certains inconvénients, par exemple une moindre prise ou capacité de serrage de l'attelage.
L'invention consiste à constituer la boite de la tête d'accouplement d'un attelage à saillie de forme pyramidale et évidement correspondant au moyen de tôles ou de barres profilées convenablement découpées et conformées, de manière qu'il soit inutile d'ajuster entre elles les surfaces de contact suivant lesquelles deux attelages accouplés doivent s'appliquer l'un sur l'autre ou s'emboîter l'un dans l'autre et qu'on puisse en outre se passer d'effectuer l'usinage des surfaces de support du dispositif de verrouillage de l'attelage et éviter d'autres travaux.
On obtient ces résultats au moyen d'une boîte comportant un châssis ou cadre en une ou plusieurs pièces en aciers profilés, notamment en barres d'acier carréès, qui porte d'une part la saillie de forme pyramidale formée par emboutissage d'une tôle, et est pourvu d'autre part d'une ouverture pour recevoir la saillie de la tête de l'appareil conjugué, ainsi que des' tôles fixées à la face postérieure du châssis et constituant le timon.
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L'invention est représentée sur les différentes figures du dessin annexé. On y a indiqué à titre d'exemple d'un dispositif de verrouillage, celui de l'attelage automatique utilisé de préférence pour les wagons de marchandises, conforme au brevet allemand n 707. 904. L'invention est toutefois applicable d'une manière générale aux attelages rigides à butoir central avec saillies et évidements correspondants.
Fig. 1 est une coupe verticale et
Fig. 2 une coupe horizontale de l'attelage
Fig. 3 en est une vue de face.
Suivant les Figs. 1 à 3 la plaque de choc, dont la surface antérieure s'applique sur l'attelage conjuguée, est constituée d'un cadre plan rectangulaire 1 dont la largeur interne est le double de la largeur externe x et la hauteur interne égale à l'autre largeur externe y d'une pyramide creuse 2 faite d'une tôle emboutie, de telle sorte que lorsqu'on introduit cette pyramide dans l'ouverture du cadre, sa surface transversale couvre la moitié de cette ouverture tandis que l'autre moitié reste libre pour recevoir la pyramide identique de 1.'attelage conjugué. De cette façon la boite de la tête d'accouplement pré-' sente les surfaces de choc planes désirées et le centrage exactement voulu, sans qu'il soit nécessaire de procéder à une adaptation des surfaces par usinage.
On peut également construire l'appareil en formant les surfaces de choc de deux barres d'acier carrées qu'on plie en forme de U pour obtenir un ¯cadre plan rectangulaire dont l'une des moitiés présente une largeur interne exactement égale à la périphérie externe d'une pyramide creuse tandis que l'autre moitié possède une largeur interne inférieure ou égale à la section transversale interne de la pyramide creuse identique qui sert de saillie pyramidale pour le centrage de l'attelage, de telle sorte que la pyramide peut être montée sur le cadre.
Suivant l'invention, pour compléter la boite on applique en outre des tôles de timon 3 convenablement courbées au cadre 1, de telle façon qu'un espace soit ménagé entre Les extrémités antérieures de la saillie pyramidale de l'attelage conjugué et qu'en outre le dispositif de verrouillage de l'attelage puisse y être monté convenablement. De cette manière on obtient pour la boite de la tête d'accouplement un timon n'exigeant pas le travail d'usinage habituellement appliqué aux boites en acier moulé pour la saillie pyramidale de l'attelage conjugué ni l'usinage des surfaces de support du dispositif de verrouillage.
L'assemblage des différentes pièces se fait de préférence par soudure.
Suivant l'invention, les tôles de timon 3 peuvent en outre être recourbées vers l'intérieure à leurs extrémités postérieures de manière à former des surfaces de support ne nécessitant aucun usinage pour la tige de l'appareil de traction et de choc qui y est articulée.
Suivant l'invention on peut aussi aménager par exemple un raidisseur 4 entre les tôles de recouvrement de manière à former des butées pour les différentes positions du dispositif de verrouillage de l'attelage. De préférence ce raidisseur est placé à la fois longitudinalement et transversalement entre les
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tôles,de manière à assurer un raidissage particulièrement propre à empêcher un déplacement de la tôle supérieure par rapport à la tôle inférieure.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Boite pour attelages automatiques dont le centrage est effectué lors de l'accouplement par exemple au moyen d'une saillie de forme pyramidale et d'un évidement correspondant, ca- ractérisé en ce qu'elle comporte un cadre en une ou plusieurs pièces en aciers profilés, 'spécialement en barres d'acier carrées, qui porte d'une part la saillie de forme pyramidale obtenue par emboutissage dans une tôle, et est pourvu d'autre part d'une ou- verture pour recevoir la saillie de la tête d'attelage conjuguée, et des toles formant l'enveloppe, fixées à la face postérieure du cadre.