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Métal antifriction et auto-lubrifiant et procédé pour sa fabrication @ @ La présente invention concerne les alliages antifriction et elle a pour but de créer un alliage qui, bien que ne contenant que peu d'étain, possède des caractéristiques semblables à celles de métaux antifriction à haute teneur en étain et puisse être uti- lisé dans les mêmes conditions que ceux-ci.
Dans les métaux antifriction usuels une proportion d'étain de l'ordre de 80% est jugée nécessaire pour réunir les qualités re- quises, notamment: bas point de fusion, facilité de moulage, bon pouvoir d'adhérence envers l'huile de graissage, faible coefficient de frottement, bonne conductibilité calorifique, et possibilité de s'allier au cuivre pour donner un alliage dur, élastique et résis- tant au choc.
L'invention est basée sur la découverte du fait que ces qualités sont conservées et même améliorées sous certains rapports si l'on utilise comme métal de base le plomb, tandis que le pourcentage d'étain est très notablement réduit, le complément étant formé d'antimoine, de faibles pourcentages de cuivre et de @ -
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cadmium, éventuellement aussi de nickel, et d'un peu de graphite.
L'invention vise aussi le moyen d'assurer une incorporation homo- gène du graphite à l'alliage, ce qui présente des difficultés d'exé= cution avec des alliages de ce genre.
Le nouvel alliage dénommé "Phitium" par l'inventeur, est essentiellement caractérisé par une teneur en plomb supérieur à 60% des proportions d'antimoine et d'étain inférieures chacune à 17%, un faible pourcentage de cuivre et de cadmium, un peu de gra- phite et éventuellement de résine. Avantageusement un faible pour- centage de nickel est également présent.
Dans cet alliage le plomb et l'étain assurent l'obtention d'un bas point de fusion et d'une bonne adhérence à l'huile, tandis que l'antimoine lui donne de la dureté; cell e-ci est augmentée par la présence du cuivre qui lui confère l'élasticité et la résistance au choc., la présence de cadmium ayant pour effet d'accentuer encore. ces diverses qualités. Le graphite donne à l'alliage un pouvoir aute lubrifiante abaisse son coefficient de frottement et augmente sa co ductibilité calorifique. Enfin le nickel a un effet semblable à celui du cuivre et facilite l'incorporation, au mélange, du cuivre dont il permet d'augmenter la teneur.
A titre d'exemple la composition de l'alliage suivant l'invention peut varier dans les proportions suivantes:
EMI2.1
<tb> Plomb: <SEP> de <SEP> 80, <SEP> 25 <SEP> à <SEP> 62,80%
<tb>
<tb> Antimoine: <SEP> 13 <SEP> 17 <SEP> %
<tb>
<tb> Eta.in: <SEP> 5 <SEP> 15 <SEP> %
<tb>
<tb> Cuivre <SEP> : <SEP> 0,% <SEP> 2 <SEP> %
<tb>
<tb> Nickel: <SEP> 0,2 <SEP> 1 <SEP> %
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<tb> Cadmium; <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> %
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<tb> Graphite
<tb> et <SEP> résine:
<SEP> 0,05 <SEP> 0,20%
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Des essais ont montré que, comparées à celles d'un alliage antifriction connu à 80% d'étain, les caractéristiques de l'alliage suivant l'invention sont les suivantes
EMI2.2
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EMI3.1
<tb> PHITIUM <SEP> METAL <SEP> A <SEP> 80% <SEP> DE <SEP> Sn
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<tb> Dureté <SEP> Brinell <SEP> 34,6 <SEP> SI,2
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<tb>
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<tb> Résistance <SEP> à <SEP> la <SEP> Compression <SEP> 9,25 <SEP> kg/mm2 <SEP> 9,04 <SEP> kg/mm2
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<tb> Point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> 245 C <SEP> 230 C
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<tb> Limite <SEP> d'élasticité <SEP> 2,25 <SEP> kg/mm <SEP> 2,
45 <SEP> kg/mm2
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<tb>
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<tb> Pouvoir <SEP> auto-lubrifiant
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<tb> après <SEP> arrêt <SEP> du <SEP> graissage <SEP> 265 <SEP> minutes <SEP> 11 <SEP> minutes.
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On voit qu'au point de vue du pouvoir auto-lubrifiant un progrès considérable est accompli grâce au nouvel alliage, tandis qu'en ce qui concerne la résistance, la dureté et l'élasticité les résultats sont sensiblement équivalents à ceux obtenus avec un bon métal du type usuel.
La fabrication de l'alliage suivant l'invention se fait par mélange des métaux à l'état de fusion. Afin de faciliter l'in- corporation du graphite, on le met, suivant la présente invention, en suspension dans un peu d'huile et on l'introduit dans le bain à l'abri de l'air. Lorsqu'une partie du carbone est introduite à l'état de résine, celle-ci est également injectée dans le bain pour éviter son inflammation prématurée.
Il est bien entendu que les proportions mentionnées ci- dessus peuvent varier dans une certaine mesure, étant simplement indicatives de l'ordre de grandeur des quantités dans lesquelles les métaux constitutifs doivent être respectivement présents. De même le procédé d'incorporation du graphite à l'alliage n'est pas limité strictement au mélange décrit, son application à d'autres mélanges pour la fabrication d'alliages non ferreux rentrant aussi dans le cadfe de l'invention.
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