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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Perfectionnements relatifs à la réception ou l'émission d'énergie rayonnée.
La présente invention concerne la réception ou l'émission d'énergie rayonnée, comme en télégraphie, télé- phonie ou télévision sans fil, et plie a pour objet, plus particulièrement, des bobines permettant la réception ou l'émission sélective de l'énergie rayonnée sur des longueurs d'onde différentes. On utilise généralement des bobines d'ac- cord ayant une certaine inductance fixe, et on les accorde à la longueur d'onde voulue, à l'aide d'un condensateur varia- ble branché en parallèle avec l'inductance.
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Par contre, suivant la présente invention, toute ou la majeure partie de la capacité requise pour l'accord est fournie par les spires d'une bobine de transmission ou d'ac- cord,et cette partie est maintenue invariable pendant le ré- glage de sélection ou d'accord. On peut adjoindre à la bobi- ne un petit condensateur variable destiné au fin réglage mais la sélection s'effectue entièrement ou presque entièrement soit en modifiant l'inductance de la bobine, soit en provoquant dans celle-ci des ondes stationnaires qui servent à transmet- tre l'énergie.
On peut construire une telle bobine en enrou- lant une série de spires sur un support pour former une pre- mière couche ; cette couche ayant atteint la longueur voulue en sens axial, on la recouvre d'une deuxième couche, en com- mençant à l'extrémité ou l'on a terminé la première couche et en revenant en arrière, c'est-à-dire en direction inverse mais en enroulant dans le même sens, de façon à terminer au point où l'on a commencé l'enroulement de la première couche.
De cette façon on construit facilement une bobine dont la ca- pacité propre entre les deux couches superposées comme indiqué est suffisante en vue de la sélection mais, si on le désire, on peut appliquer d'autres couches encore sur les deux premiè- res. On peut munir la bobine d'une enveloppe déboute forme ap- propriée, pour en assurer le blindage de façon connue en soi.
Dans le but de modifier l'inductance de la bobine, on peut la munir d'un noyau en matière magnétique appropriée, que l'on peut enfoncer plus ou moins dans le champ magnétique pour ac- crottre ou réduire ainsi l'inductance. On constate que, dans le cas d'une bobine à deux couches, à capacité et inductance réparties comme il vient d'être dit, la longueur d'onde accor- dée est proportionnelle, sur la majeure partie du déplacement du noyau magnétique, à la profondeur d'enfoncement du noyau, à
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condition que celui-ci soit introduit par l'extrémité de la bobine où commence l'enroulement.
Une pareille bobine, dont la capacité et l'induc- tance sont réparties sur sa longueur, est une bobine de trans- mission et, si une des extrémités de la bobine est raccordée à une antenne et l'autre extrémité mise à la terre, toutes les ondes de l'antenne passent, d'une façon générale, à la terre en traversant la bobine. Si l'extrémité de la bobine raccordée à l'antenne, est raccordée également à la grille de la première lampe d'un poste récepteur, et si le contact avec la terre se fait à l'aide d'un curseur en un point ap- proprié de la longueur de la bobine, des ondes stationnaires prennent naissance dans la bobine et celle-ci sert de bobine d'accord.
D'autre part, on peut utiliser, au lieu du curseur, une ou plusieurs bobines à couplage capacitif ou inductif si- tuées à proximité de la bobine principale et reliées, au lieu de l'antenne,à la grille de la lampe, de préférence par l'in- termédiaire d'une bobine d'accord de construction normale.
Les conditions dans lesquelles la bobine sert de bobine de trans- mission à travers laquelle les ondes passent vers la terre, ou encore de bobine d'accord dans laquelle naissent des ondes stationnaires, sont décrites plus complètement ci-après, mais dans chaque cas il existe, le long de la bobine, un certain nombre de points où, pour assurer la meilleure réception,il faut placer un ou plusieurs curseurs ou une ou plusieurs bo- bines secondaires;
ces points sont séparés par des distances égales à la mi-longueur de l'onde à accorder ou à ses multiples et, en conséquence, la réception en ces différents points sera désignée comme réception ou accord sur demi-onde, onde entière, onde double ou,d'une façon générale, onde multiple, suivant que, dans le cas d'une bobine de transmission, les curseurs ou
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organes analogues sont séparés par 1/2, 1, 2... etc. ondes, ou, dans le cas d'une bobine d'accord, le curseur unique ou organe analogue est situé à une distance égale à 1/2, 1, 2...etc. lon- gueurs d'onde, de l'extrémité de la bobine où se produit la réflexion.
Comme variante, la bobine peut être connectée au circuit récepteur ou générateur sans intervention d'un curseur ou d'une bobine secondaire, et on peut la faire résonner de façon que l'oscillation stationnaire s'étendant sur toute la longueur de la bobine ait la longueur de 1/2, 1, 2... etc.ondes, en assurant ainsi l'accord sur une demi-onde, une onde, ou sur un nombre multiple d'ondes.
En pratique, lors de la réception d'énergie dans ces différentes conditions, il est désirable de faire varier le nombre de bobines utilisées. Par exemple, dans le,cas de récep- tion sur onde entière, on emploie avantageusement deux bobines dans le circuit d'antenne et deux bobines dans le circuit du premier étage d'amplification. D'autre part, pour la réception sur onde double, on emploie utilement quatre bobines dans cha- cun de ces circuits.
Pour la réception d'énergie rayonnée sur différentes longueurs d'onde, on peut employer, dans chaque circuit, deux ou plusieurs séries de bobines ; peut, par exemple, employer quatre bobines pour la réception, sur onde double, d'énergie rayonnée sur.une longueur d'onde comprise dans la bande d'ondes dites moyennes, qui comporte des lon- gueurs d'onde de 200 à 550 mètres, et deux bobines pour la réception, sur onde entière de longueur tombant dans la bande des grandes ondes, comprises entre 1000 et 2000 mètres. Dans un cas pareil, on fait usage d'un commutateur à contacts mul- tiples, pour mettre en circuit, alternativement, les diffé- rentes séries de bobines.
On peut, de même, adjoindre une sé- rie de bobines convenant pour la bande des ondes courtes, de
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15 à 100 mètres, ou pour toute autre longueur d'onde.
Dans des appareils du genre mentionné, où l'on emploie plusieurs bobines, il est désirable que, lorsqu'elles servent à la réception sélective, les noyaux appartenant aux différentes bobines soient déplacés dans la même mesure et, de préférence, simultanément; suivant l'invention, on y arrive en montant les noyaux sur des glissières ou des supports analogues reliés mécaniquement à un organe de commande commun de sorte qu'en actionnant cet organe, on agit simultanément et uniformément sur les noyaux. Par exemple, les glissières por- tant les noyaux sont munies de crémaillères en prise avec des pignons montés sur ou entraînés par un arbre commun que l'on peut faire tourner à la main, au moyen d'un bouton ou d'une poignée.
Afin de faciliter la compréhension et l'exécution pratique de l'invention, on la décrira ci-après avec référen- ce aux dessins annexés qui représentent plusieurs formes d'appa- reils et leurs connexions, réalisée conformément à l'inven- tion.
Sur les dessins,
Fig. 1 est une coupe longitudinale d'une bobine d'accord.
Figs. 2 à 11 montrent différentes formes modifiées de bobines d'accord, ainsi que plusieurs modes de connexion;
Figs. 12 et 13 représentent, schématiquement, les connexions de deux ou plusieurs bobines d'accord faisant par- tie d'un système de réception ou d'émission d'énergie rayonnée.
Fig. 14 est une vue en plan, et
Fig. 15 une coupe verticale d'un appareil compor- tant des séries de bobines pour accorder des ondes apparte- nant à deux bandes différentes, et un commutateur pour mettre
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les deux séries de bobines en circuit, alternativement.
Fig. 16 est une vue analogue à Fig. 14, montrant un appareil de construction modifiée, et
Fig. 17 est un diagramme explicatif.
La Fig. 1 montre, plus ou moins schématiquement, une forme simple d'une bobine de transmission enroulée sur un support 1, de préférence en matière isolante, le fil, émaillé ou isolé de toute autre façon appropriée, est enroulé en une couche 2, en commençant par l'extrémité de gauche 3 et en allant,le long du support, vers la droite où l'extré- mité libre 4 du fil sort à l'extérieur. Autour de la couche 2 on enroule ensuite une seconde couche 5 dans le même sens, en commençant à droite, où l'extrémité libre 6 du fil est sou- dée à l'extrémité libre 4 de la couche intérieure 2, en avan- çant vers la gauche et en terminant à l'extrémité de gauche avec un bout de fil libre 7.
Il est évident qu'au lieu de couper le bout 4 de la couche intérieure 2 et de le souder au bout 6 de la couche extérieure, on pourrait avoir un fil continu pour les deux couches, la direction d'avancement pour la couche extérieure étant alors renversée, ce qui signifie que la couche extérieure devrait être enroulée de droite à gauche au lieu de l'être de gauche à droite, comme la couche intérieure. D'autre part, il peut être avantageux, dans cer- taines conditions, de ne pas connecter entre eux les deux bouts libres 4 et 6. Dans le but de faire varier l'inductance de la bobine, on peut la munir d'un noyau 8 en matière magné- tique, déplaçable de toute façon appropriée en direction axiale.
Si une telle bobine est enroulée avec un diamètre extérieur de 0,5 cm. pour une longueur de 2,3 cm, avec du fil émaillé N .38 S.W.G. chaque couche comportant 100 spires, on constate que la bobine, accordée à l'aide d'un noyau magnéti-
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que, couvre la bande de longueurs d'onde de 200 à 550 mètres.
L'inductance et la capacité de la bobine sont réparties sur toute sa longueur et, lorsqu'une des extrémités du fil est raccordée à une antenne et à la grille d'une lampe, et l'autre extrémité à la terre, la bobine devient un système oscillant qui permet de recevoir par le réglage du noyau magnétique re- lativement à la longueur de la bobine, des ondes de longueurs comprises entre 200 et 550 mètres.
Lorsqu'on emploie la bobine pour la réception d'é- nergie rayonnée, en utilisant des bobines de couplage capacitif ou inductif pour transmettre la puissance à l'appareil récep- teur, comme le montrent les Figs. 2 et 3, respectivement, la bobine est branchée entre l'antenne 9 et la terre 10 de la façon indiquée, une ou plusieurs bobines de couplage 11, 12 étant enroulées sur des chariots 13 et 14, respectivement, pour pouvoir être amenées en n'importe quel point le long de la bo- bine principale. Si, comme c'est représenté, les extrémités 4 et 6 des couches de l'enroulement sont mises à la terre, la bobine agit comme bobine de transmission, ce qui signifie que les ondes circulent librement, à travers la bobine, entre l'an- tenne et la terre.
Dans ces conditions on constate que, pour une longueur d'onde donnée, il existe certaines positions le long de la bobine, séparées par des distances égales à la longueur d'onde, dans lesquelles il faut placer les bobines de couplage pour capter les ondes de cette longueur. Si deux ou plusieurs bobines de couplage, reliées en série, sont pla- cées respectivement dans plusieurs de ces positions, il en résulte un effet additif. Inversement, si pour la même lon- gueur d'onde la distance entre deux bobines de couplage est réduite à la moitié ou portée à 11/2, 21/2, 31/2... etc. fois la distance nécessaire pour obtenir l'effet additif mentionné, les impulsions reçues par les bobines se neutralisent mutuel-
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lement et les bobines de couplage peuvent servir à éliminer l'onde de longueur considérée.
Dans les exemples représentés sur les Figs. 2 et 3, deux de ces bobines sont employées en série, étant reliées par une connexion flexible 15, et l'extrémité de la bobine 11, opposée à la connexion 15 est reliée, par un conducteur 16, à la grille de la première lampe 17 d'un poste récepteur. La forme et la construction de ce poste récepteur ne font pas partie de la présente invention, de sorte que le récepteur ne sera ni décrit, ni représenté. Lorsqu'on emploie des bo- bines de couplage capacitif, comme le montre la Fig. 2, l'ex- trémité de la bobine 12,opposée à la connexion flexible 15, reste libre, tandis que dans le cas d'une bobine de couplage inductif, que montre la Fig. 3, cette extrémité est mise à la terre, comme c'est représenté.
Dans le cas d'un couplage capacitif, on peut employer des plaques ou des patins, au lieu des bobines. Dans chacun de ces cas, le conducteur 16 peut conduire à une bobine d'accord et de là, à la lampe 17.
Si l'on utilise une connexion dont le contact s'établit par l'intermédiaire d'un curseur, comme le montre la Fig. 4, une partie de chaque spire de la couche extérieure 5 de la bobine principale doit être dénudée, de façon que le curseur 18 puis- se établir le contact avec chacune des spires de cette couche.
Dans ce cas, comme le montre le dessin, l'antenne 9 est rac- cordée à la couche extérieure 5 et à la grille de la lampe 17, tandis que la couche intérieure 2 et le curseur 18 sont mis à la terre, en 10. Dans une autre forme de réalisation, l'an- tenne et la terre peuvent être raccordées, respectivement, à deux ou plusieurs bobines de couplage ou à des dispositifs équivalents reliés en série et séparés, le long de la bobine principale, par une distance égale à ou multiple de la longueur
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de l'onde à accorder, la bobine principale étant raccordée au poste récepteur.
Il a déjà étéexpliqué que, lorsqu'on emploie des bobines de couplage capacitif ou inductif pour soutirer de l'énergie à la bobine principale, la position où l'on atteint, pour chaque longueur d'onde, le meilleur effet, varie avec la position de la bobine de couplage sur la bobine principale ou, si l'on utilise plusieurs bobines de couplage, avec la distance entre celles-ci,et dépend aussi des constantes géométriques et électriques de la bobine principale. Si cette dernière est de nature à produire par réflexion une onde stationnaire la bobine de couplage étant de nature inductive, le plus fort cou- rant est induit dans celle-ci quand elle est placée à l'ex- trémité fermée de la bobine principale, c'est-à-dire à l'extré- mité opposée à celle où elle est raccordée à l'antenne et à la terre.
Toutefois, si la bobine principale avait la longueur double et si les bouts des fils, opposés à l'extrémité des rac- cordements à l'antenne et à la terre restaient libres, l'in- duction maximum se produirait, dans la bobine de couplage, lorsque:'celle-ci se trouve au milieu de la bobine principale.
De même, si la bobine principale avait une longueur triple de la longueur minimum mentionnée, ses bouts libres étant de préférence reliés ensemble, la bobine de couplage devrait se trouver soit à l'extrémité fermée, soit au tiers de la longueur de la bobine principale, à partir des connexions à l'antenne et à la terre.
D'autre part, si la bobine de couplage est de nature capacitive, elle doit se placer, sur une bobine prin- cipale de longueur minimum à l'extrémité où se trouvent les connexions à l'antenne et à la terre; pour une bobine princi- pale deux fois plus longue, elle doit être située à l'une ou l'autre extrémité de la bobine principale, tandis que, dans le cas d'une bobine principale trois fois plus longue, la bobine 1 -
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de couplage doit se placer soit à l'extrémité où se trouvent les connexions à l'antenne et à la terre, soit aux deux tiers de la bobine, à partir de cette extrémité, et ainsi de suite.
D'une façon générale, en s'exprimant en longueurs d'onde, la distance de la bobine de couplage inductif, par rapport à l'extrémité de la bobine principale où se trouve la connexion à l'antenne,doit être égale au quart ouà un nombre impair de quarts de l'ongueur d'onde, tandis que pour une bobine de couplage capacitif, cette distance doit être la moitié ou un multiple de la longueur d'onde, la bobine pouvant aussi être située à l'extrémité de la bobine principale, raccordée à l'antenne.
Comme le montre la Fig. 5, on peut adjoindre à la bobine principale des bobines de réaction 19 et 20, reliées entre elles en série par un conducteur 21 et ayant leurs ex- trémités extérieures connectées aux lames fixes 22, 23, res- pectivement, d'un condensateur variable, dont la lame mobile 24 est raccordée à la plaque de la lampe 17. Ces bobines de réaction sont ajustables le long de la bobine principale, mais, après avoir déterminé leur position la plus efficace par des essais, on les fixe en place. On a trouvé qu'avec deux bobines de réaction situées près des extrémités opposées de la bobine principale, l'effet réactif est sensiblement constant pour toute la bande d'accord de la bobine.
On peut augmenter la sélectivité par l'emploi d'une ou de plusieurs bobines de transmission supplémentai- res, insérées avant le poste récepteur; de préférence, on reprend alors des signaux reçus par la première bobine de transmission, on les transmet, si nécessaire, à une lampe haute-fréquence, puis à une autre bobine de transmission où l'on peut recommencer la sélection. Ainsi, comme le montre
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la Fig. 6, dans un système comportant des bobines de couplage capacitif 11 et 12 arrangées comme dans le cas de la Fig. 2, la sortie de la bobine de transmission à laquelle est connec- tée l'antenne, traverse une lampe haute fréquence 25 et passe de là dans l'enroulement principal d'une seconde bobine de transmission 26, construite comme la première bobine, ou con- formément à l'une des variantes indiquées ci-dessus.
La sor- tie de la seconde bobine de transmission 26 va à la lampe 17 du récepteur, soit directement, soit avec interposition d'une ou de plusieurs nouvelles bobines de transmission.
Dans des bobines de transmission telles que décri- tes, l'effet de réflexion à chacune des extrémités peut être excessif et, afin d'éviter les inconvénients qui pourraient en résulter, les spires 27 à chaque extrémité de chaque cou- che peuvent être plus écartées, comme le montre la Fig. 7.
Afin de représenter plus clairement cette construction, les spires de la couche extérieure et les spires terminales cor- respondantes sont dessinées en coupe. On voit que l'écarte- ment des spires augmente à mesure qu'elles se rapprochent des extrémités de la bobine.
Afin de pouvoir faire varier l'inductance d'une façon prédéterminée et plus progressive, le noyau magnétique
8 réglable par rapport à la bobine peut être de section dé- croissante, comme le montre la Fig. 8. Dans ce cas, le dia- mètre de la bobine est constant, sur toute sa longueur, comme précédemment décrit, mais, dans la construction suivant la
Fig. 9, la bobine aussi peut avoir un diamètre décroissant conformément à celui du noyau magnétique 8. La diminution de section du noyau n'est pas nécessairement uniforme sur toute sa longueur, mais peut varier de toute façon voulue; par exem- ple, comme le montre la Fig. 10, les côtés du noyau peuvent
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être limités par une courbe d'allure logarithmique et, si on le désire, la section transversale de la bobine peut varier d'une façon analogue.
Cette conformation du noyau magnétique a pour effet d'accroître la self-induction de la partie de la bobine voisine de la plus grande section du noyau, avec, comme conséquence, la production dans cette partie d'un voltage plus élevé qui peut être appliqué à une lampe ou à un autre dispositif par connexion directe ou par l'intermédiaire d'une bobine de couplage. De même, on peut accroître la self-induc- tion de toute section voulue de la bobine en accroissant pro- gressivement le nombre de spires par unité de longueur, notam- ment en se servant, pour l'enroulement, d'un fil plus fin.
Si, comme déjà dit, on constate que deux couches de fil ne donnent pas à la bobine une capacité propre suffisante, on peut appliquer, sur ces premières couches, d'autres couches encore, enroulées de façon analogue et convenablement connec- tées. Ainsi, au lieu de continuer l'enroulement sur toute la longueur de la bobine, on peut le limiter à une section en y réalisant ce qui sera appellé dans la suite un npaquetn. On continue ensuite l'enroulement pour former un second paquet adjacent et l'on recommence par exemple cinq fois, jusqu'à ce qu'on ait obtenu une bobine de la longueur totale voulue.
Deux ou plusieurs de ces bobines peuvent être reliées ou avoir leurs extrémités connectées de façon que les enroule- ments s'additionnent. On peut enrouler, dans chaque couche, deux fils simultanément, de sorte que les spires d'un des fils alternent avec celles de l'autre, la paire de fils étant enroulés de la même façon en arrière et en avant pour former plusieurs couches sur la section de bobine et pour constituer ainsi un paquet. Une telle construction est représentée sur la Fig. 11 qui montre quatre paquets, celui de gauche étant
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dessiné en coupe. Dans ce mode d'enroulement, deux fils 28 et 29 sont enroulés ensemble sur le support 1, de gauche à droite sur le dessin, pour former la couche intérieure.
Après avoir poursuivi l'enroulement sur une courte section du sup- port, on revient en arrière pour enrouler une seconde couche autour de la première, en allant, avec les deux fils 28 et 29, de droite à gauche. Ensuite, on forme une troisième couche en enroulant ' les deux fils de gauche à droite, et ainsi de sui- te, jusqu'à ce que le paquet comporte le nombre voulu de cou- ches qui est de sept dans le cas représenté. Les fils 28 et 29 se prolongent du côté opposé à celui où l'on a commencé l'en- roulement et, comme c'est représenté, on les amène de nouveau en contact avec le support 1 dans le but de constituer de façon semblable, la couche intérieure, puis les couches sui- vantes, du second paquet. Les paquets successifs sont enrou- lés de la même façon pour constituer la bobine finie.
Comme déjà exposé, il est désirable, dans certaines conditions, d'employer deux ou plusieurs bobines, tant dans le circuit d'antenne que dans le circuit du premier étage d'am- plification. Par exemple, dans le cas de réception sur onde double il convient d'employer quatre bobines dans chacun de ces circuits, chaque bobine, à elle seule, pouvant s'accorder pour une demi-onde; un montage de ce genre est représenté schémati- quement sur la Fig. 12, sur laquelle le circuit d'antenne com- porte quatre bobines 30, 31, 32, 33 ayant chacune une couche intérieure 2 et une couche extérieure 5, comme c'est représen- té sur la Fig. 1, bien qu'on puisse utiliser des bobines ayant tout autre nombre de couches.
Bien que, comme on l'a déjà ex- posé, il soit désirable que les deux couches de chaque bobine soient enroulées dans le même sens, il est préférable que des bobines adjacentes soient enroulées en sens contraires, parce
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que de cette façon on évite la réception d'ondes de longueurs plus grandes que celles auxquelles le système est destiné.
Les bobines peuvent être connectées comme si elles provenaient du sectionnement d'une longue bobine en quatre parties, mais il est préférable d'employer la disposition représentée où les antinodes de courant des bobines 30 et 31 sont réunies, de même que celles des bobines 32 et 33, comme c'est représenté aux extrémités de gauche des bobines, tandis que, comme c'est représenté aux extrémités de droite, les antinodes de voltage des bobines 31 et 32 sont réunies entre elles; d'autre part, une borne de chaque antinode est mise à la terre. Toutefois, les connexions peuvent être modifiées de toute façon appro- priée, suivant le type du récepteur et les conditions de ré- ception.
Ainsi, par exemple, le point commun aux couches ex- térieures des bobines 31 et 32, qui constitue une antinode de voltage, peut être mis à la terre comme c'est représenté, ou bien cette connexion à la terre peut être omise, suivant les exigences des différents circuits. D'une façon générale, cependant, non seulement dans le cas représenté, mais dans tous les cas où l'on utilise une bobine conforme à l'inven- tion, dans le but de créer des ondes stationnaires, il est avantageux de mettre à la terre une ou plusieurs antinodes de voltage, car, de cette façon, on supprime les ondes plus lon- gues que celles qu'on désire recevoir. De marne, par la réu- nion de toutes les antinodes de courant, on assure la récep- tion des ondes appartenant seulement à une bande prédétermi- née.
La sortie du circuit d'antenne va,de la. couche inté- rieure de la bobine 33, à la grille d'une lampe haute fréquen- ce 25 et de là aux bobines 34, 35, 36 et 37 qui constituent le circuit du premier étage d'amplification et sont connectées, comme c'est représenté, d'une façon analogue à celle adoptée
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pour les bobines 30, 31, 32 et 33, la mise à la terre des bobines intermédiaires 35 et 36 étant, ici encore, facultative.
Cette série de bobines peut comporter des bobines de réaction 19 et 20 qui correspondent à celles représentées sur la Fig. 5 et sont connectées, de la même façon, à la plaque de la lampe de sortie 17, par l'intermédiaire d'un condensateur variable 22, 23, 24. Bien que les bobines de réaction soient repré- sentées, pour plus de clarté, sur un côté seulement des bo- bines principales auxquelles elles sont adjointes, il est entendu qu'elles doivent être enroulées autour de ces bobines principales. De plus, alors que le dessin montre des bobines de réaction coopérant avec seulement deux des bobines consti- tuant le premier étage d'amplification, on peut adjoindre des bobines de réaction à chacune des bobines 34, 35, 36, 37 ou à toutes ces bobines.
Dans le cas de réception sur onde entière, il con- vient d'employer deux bobines dans chaque circuit, et une telle disposition est représentée sur la Fig. 13; on y voit deux bobines 38, 39 dans le circuit d'antenne et deux bobines 40, 41 dans le circuit du premier étage d'amplification. Cette figure montre aussi l'emploi de bobines dont les couches sont séparées en deux groupes, ayant chacun, dans le cas représen- té, trois couches. Une moitié des enroulements est représentée en coupe et, pour plus de clarté, les couches dessinées en coupe sont représentées séparées l'une de l'autre, alors qu'en réalité elles sont enroulées l'une sur l'autre, comme déjà décrit.
Bien que dans chacune des constructions représentées sur les Figs. 12 et 13, l'accord puisse s'effectuer par l'ajus- tement de dispositifs de couplage conductif, inductif ou capa- citif, de la façon décrite, ces dispositifs ne sont pas re-
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présentés, puisqu'on peut obtenir l'accord en faisant varier le degré d'enfoncement de noyaux magnétiques dans les bobines correspondantes. Ceci a pour effet, comme déjà dit, de modi- fier l'inductance des bobines et.de créer, par conséquent, des oscillations en rapport avec les différentes longueurs d'onde,suivant la position des noyaux magnétiques.
Il est désirable que les noyaux magnétiques des circuits de l'antenne et du premier étage d'amplification soient déplacés simulta- nément et par la commande d'un seul organe, et dans ce but on utilise l'appareil représenté sur les Figs. 14 et 15. Cet appareil comporte une série de bobines 30 à 33 qui constituent le circuit d'antenne, et une série de bobines 34 à 37 qui cons- tituent le circuit du premier étage d'amplification, ces bo- bines correspondant à celles décrites avec référence à la Fig. 12, et se prêtant à la réception des ondes moyennes.
L'appareil comporte, en outre, des bobines 38 et 39 qui-.cons- tituent le circuit d'antenne, et des bobines 40 et 41 qui cons- tituent le circuit du premier étage d'amplification d'un sys- tème se prêtant à la réception, sur onde entière, d'ondes de grande longueur, ces dernières bobines correspondant à celles représentées sur la Fig. 13. Comme le montre le dessin, chacune des bobines 40 et 41 comporte une bobine de réaction 19, 20, semblable à celles décrites avec référence à la Fig. 5.
Dans le but d'effectuer l'accord par la variation de l'inductance des bobines, chacune de celles-ci comporte un noyau magnétique 8, comme décrit avec référence à la Fig. 1.
Les noyaux appartenant aux bobines constituant le circuit d'an- tenne sont montés sur une barre commune 42, tandis que les noyaux appartenant aux bobines du circuit d'amplification sont montés sur une barre 43. Ces barres portent des crémaillères 44 et 45, respectivement, que des sabots 47 et 48 portés par
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des ressorts 49 et 50, maintennent en prise avec un pignon commun 46. L'arbre 51 du pignon 46 traverse un panneau 52 ser- vant à supporter l'appareil, et porte, à l'avant du panneau, un bouton principal de réglage 53 qui sert à faire tourner l'arbre et à régler ainsi les noyaux 8 qui s'enfoncent tous, dans la même mesure, dans les différentes bobines.
La lon- gueur d'onde pour laquelle l'appareil est accordé étant, comme exposé, proportionnelle au degré d'enfoncement des noyaux, c'est-à-dire à l'angle de rotation du bouton de réglage 53, on peut utiliser une échelle uniformément graduée en lon- gueurs d'onde, coopérant avec un index du bouton. Les bobines sont montées sur des blocs 54 et 55, convenablement faits en une matière isolante susceptible d'être moulée, par exemple de la bakélite; et attachés au panneau 52 par des vis 56 qui traversent des fentes 57 des blocs 54, 55, de façon à ce qu'on puisse régler la position de ces blocs en les rapprochant ou écartant légèrement du pignon 46.
Pour permettre le fin réglage des noyaux 8.par rap- port aux bobines, le bouton de manoeuvre principal 53 porte excentriquement un disque 58, dont une partie fait saillie du bouton 53 et que l'opérateur peut facilement tourner à l'aide de ses doigts. Sur l'axe 59 du disque 58 est fixé un pignon denté ou à friction 60,en prise avec une roue dentée à fric- tion 61, fixe par rapport au panneau 52. Ainsi, le diamètre du pignon 60 étant sensiblement inférieur à celui de la roue 61, un grand mouvement périphérique du disque 58 ne provoque qu'un faible mouvement angulaire du bouton de réglage 53. En d'autres mots, en tournant le disque 58, on peut régler avec beaucoup de précision la position des noyaux 8 par rapport aux bobines correspondantes.
Dans le but de passer des bobines servant à la récep- tion des ondes moyennes, à celles qui conviennent pour les
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grandes ondes, il est prévu un commutateur qui comporte une barre 62 en matière isolante, supportée dans des glissières non représentées, qui permettent de déplacer la barre longi- tudinalement. On effectue ce déplacement à l'aide d'un bou- ton de commutateur 63 faisant saillie sur la face du panneau 52, et ayant un axe qui traverse ce panneau et porte un dis- que 64 sur lequel se trouve un ergot excentrique 65 engagé dans une boutonnière 66 de la barre 62. Ainsi, lorsqu'on fait tourner le bouton 63 de 180 , la barre 62 se déplace d'une distance égale à l'excentricité de l'ergot 65 sur le disque 64.
La barre 62 porte une série de boutons métalliques 67 raccordés électriquement à des raccords 68 d'où des conduc- teurs flexibles non représentés vont à des bornes appropriées servant à établir les connexions avec l'appareil récepteur et l'antenne. Les boutons 67 qui font saillie sur la barre 62 peuvent entrer en contact avec une série de lames élastiques 69, lorsque la barre occupe la position représentée, ou avec une autre série de lames 70 qui alternent avec les lames 69 et avec lesquelles les boutons 67 viennent en contact lors- qu'on amène la barre 62, à l'aide du commutateur 63, dans son autre position extrême.
Les lames élastiques 69 et 70 sont disposées, comme représenté, en deux séries supportées par des blocs isolants 71, 72 et appartiennent, respectivement, au circuit d'antenne et au circuit du premier étage d'amplifica- tion. Chaque lame élastique porte ou est connectée à un oeil- let de soudure ou une borne analogue 73.
Les connexions entre ces oeillets 73 et les bobines, ainsi que d'autres connexions entre les bobines et entre celles-ci et la prise de terre 10, sont représentées, sur la Fig. 14, en traits interrompue on voit que, lorsque la barre 62 occupe la position représentée, les connexions sont établies pour les bobines servant à la
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réception des ondes moyennes tandis que, lorsque la barre est amenée dans sa position opposée, les connexions s'établissent pour les bobines qui servent à la réception des grandes ondes.
Dans le cas où l'accord exigerait plus que les deux dispositifs partiels représentés sur les Figs. 14 et 15, on peut y ajouter d'autres groupes de bobines et de noyaux com- mandés depuis un organe commun, et dont les circuits sont com- mandés par des commutateurs agissant sur un prolongement de la barre 62. Une telle disposition est représentée sur la Fig. 16 qui est une vue, semblable à la Fig. 14, d'un appa- reil d'accord pour trois bandes d'ondes, les connexions entre les divers éléments n'étant pas représentées.
Cet appareil comporte trois séries de bobines dont les rangées extérieures peuvent constituer, comme c'est représenter les circuits d'an- tenne et du premier étage d'amplification respectivement, tandis que le groupe central de bobines 74, avec leurs lames de con- tact 75 coopérant avec des boutons métalliques sur la barre commutatrice 62, sont utilisées de toute façon appropriée pour assurer l'effet désiré. Il est évident que la façon d'uti- liser les trois séries de bobines peut être modifiée de nom- breuses manières appropriées.
Comme c'est représenté, chaque série de bobines com- porte une série correspondante de noyaux magnétiques réglables 8 portés respectivement par les trois barres 76,77, 78 dont chacune est commune à une des séries. Ces barres sont suppor- tées par une barre 79 montée de façon à pouvoir coulisser lon- gitudinalement, une partie de cette barre constituant une crémaillère 80 en prise avec un pignon 81 commandé par un bou- ton de réglage, tout comme le pignon 46 sur la Fig. 14. De cette façon, tous les noyaux magnétiques sont montés, dans cet appareil, sur un seul support rigide, ce qui facilite leur dé- placement en commun.
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Si l'on désire compléter cet appareil par l'adjonc- tion d'autres séries de bobines, celles-ci peuvent se monter sur un ou plusieurs panneaux parallèles à celui de la pre- mière série, l'arbre de commande étant alors prolongé à tra- vers ce ou ces panneaux et muni d'un nombre correspondant de pignons.
L'effet sélectif d'une bobine montée, conformément à l'invention,dans un poste récepteur est représenté schéma- tiquement sur le diagramme de la Fig. 17 qui montre l'applica- tion, à la bobine, de deux séries d'ondes stationnaires de longueurs différentes.
Le cas où l'on met à la terre l'extrémité fermée de la bobine,c'est-à-dire la jonction des bouts des deux couches opposés à leurs bouts connectés à l'antenne et à la terre, respectivement, a été décrit en détails avec référence aux Figs. 2 et 3, et dans ce cas, la bobine agit comme bobine de transmission. Si l'extrémité fermée de la bobine n'est pas à la terre, les ondes se réfléchissent à cette extrémité et des ondes stationnaires prennent naissance dans la bobine.
Pour éviter l'effet de réflexion à l'extrémité de la bobine qui est connectée à l'antenne et à la terre, il est désirable, dans ce cas, d'espacer les spires à cette extrémité, de la façon représentée sur la Fig. 7. La réception se faisant au moyen d'une onde stationnaire, il suffit d'une seule bobine de couplage ou d'un seul curseur, bien qu'on puisse en employer deux ou plusieurs, situés de façon à avoir un effet additif.
Quant aux deux trains d'ondes représentés sur la Fig. 17, la meilleure réception d'un des¯ trains d'ondes s'obtient en pla- çant le curseur ou la bobine de couplage aux points A équidis- tants le long de la bobine, tandis que la meilleure réception .de l'autre train d'ondes s'obtient en situant le curseur ou la
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bobine aux points B, équidistants aussi, mais séparés par des distances différentes de celles qui séparent les points A.
Pour chacun des trains d'ondes, les points de réception optima sont séparés par des distances égales à la demi-longueur de l'onde stationnaire, ou par des multiples de cette demi-longueur On voit que, sur le diagramme, les points A et B de gauche, c'est-à-dire les plus rapprochés de l'extrémité de la bobine, sont relativement peu écartés l'un de l'autre, tandis que la fois suivante ils sont beaucoup plus écartés; il s'en suit que si l'on veut capter chaque onde séparément en plaçant le curseur ou l'organe équivalent en un des deux premiers points, on causera facilement une interférence, tandis que cet in- convénient est évité si l'on choisit un des points de la pai- re suivante.
Pour les points B, par exemple, celui situé à la distance d'une onde et demie de l'extrémité de gauche n'aura pas d'interférence avec l'autre onde représentée, tandis que pour les points A on obtient un résultat aussi bon, en choi- sissant celui situé à la distance d'une onde et demie ou de deux ondes et demie. Il est possible d'assurer la réception, sans interférence, d'ondes de toute autre longueur, en choisis- sant le point de réception optimum aussi écarté que possible des points correspondants, appartenant à d'autres longueurs d'onde. On peut donc capter, avec la netteté voulue, les ondes de différentes longueurs, en amenant le curseur ou l'organe équivalent en différents points le long de la bobine.
La lon- gueur de l'onde stationnaire augmente à mesure que l'induc- tance de la bobine diminue, ce que l'on obtient par exemple en retirant partiellement ou complètement le noyau magnéti- que 8.
La Fig. 17 indique aussi la façon d'utiliser deux bobines de couplage dans le but d'éliminer une longueur d'onde
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autre que celle qu'on désire recevoir ou émettre, et qui pourrait troubler, par interférence, le fonctionnement de l'appareil. Dans ce cas, les bobines de couplage doivent être reliées en série, comme le montrent les Figs. 2 et 3, et si les deux bobines sont de même nature, c'est-à-dire si elles servent toutes deux au couplage capacitif ou toutes deux au couplage inductif, on doit les placer en des points séparés par une distance égale à la demi-longueur de l'onde à éliminer; ces points peuvent correspondre, par exemple, à deux points maxima opposés, comme A et A1.
D'autre part, si une des bobi- nes sert au couplage capacitif et l'autre au couplage inductif, elles doivent être séparées par une distance égale au quart de la longueur de l'onde à éliminer ; pourrait, par exemple, placer une des bobines en un point de réception optimum, et l'autre en un point de réception nulle, comme les points A et A2, par exemple. Dans ces conditions, bien que les ondes re- présentées par la courbe portant les points A soient éliminées, la bobine de couplage située, sur le diagramme, au point A le plus rapproché de l'extrémité de gauche, se trouve aussi à proximité du point B adjacent, appartenant à la courbe qui représente une autre longueur d'onde; par conséquent, cette bobine peut servir à capter l'énergie rayonnée sur cette der- nière longueur d'onde.
Toutefois, si l'on emploie ainsi une paire de bobines de couplage que l'on place de façon à élimi- ner une longueur d'onde donnée, tout en employant une des bo- bines pour capter les ondes d'une autre longueur, le résultat varie suivant le degré de rapprochement des points A et B en différents endroits de la bobine. Si on le désire, on peut employer une troisième bobine de couplage, également connectée au poste récepteur, et mobile le long de la bobine principale indépendamment des bobines de couplage employées pour l'élimi- nation.
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Suivant un autre mode opératoire, on accorde la bo- bine en résonance avec la longueur d'onde à recevoir, soit en modifiant ses constantes plysiques ou électriques, soit en règlant la position du noyau magnétique. Ce mode opératoire est employé dans les appareils décrits avec référence aux Figs. 12 à 16, où les bobines d'accord sont connectées elles- mêmes directement à la lampe du poste récepteur, bien qu'il soit possible d'interposer des organes de couplage capacitif ou inductif.
REVENDICATIONS
1) Système récepteur ou émetteur d'énergie rayonnée, caractérisé en ce que la totalité ou la majeure partie de la capacité-nécessaire à l'accord est inhérente aux spires d'une bobine de transmission ou d'accord et est maintenue constante pendant l'opération de sélection ou d'accord.