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La présente invention concerne l'utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide dans un sel fondu pour réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF). La présente invention concerne également un procédé de fission nucléaire au sein d'un réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF), ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il est réalisé au sein du réacteur RSF dans lequel est placé un élément réducteur oxoacide. L'élément réducteur oxoacide est par exemple choisi parmi l'aluminium, le silicium et le béryllium, et peut être utilisé seul, en mélange ou sous forme d'alliage.
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Les réacteurs de fission nucléaire à sels fondus (RSF), encore appelés en anglais « Molten Salt Reactors » (MFR) comprennent, d'une part un coeur de réacteur dans lequel un sel fondu combustible à base de noyaux lourds fissibles ou fissiles subit des réactions de fission nucléaire auto-entretenues, et d'autre part un échangeur primaire de chaleur dans lequel le sel combustible chaud cède de la chaleur à un sel fondu caloporteur. Dans un RSF, en sortie de coeur, le sel combustible fondu circule vers un échangeur de chaleur à l'intérieur duquel il transfère ses calories au sel fondu caloporteur, avant retour vers la cuve du réacteur. Le sel combustible fondu entre dans le coeur à température d'environ 500-550°C et en ressort à une température plus élevée d'environ 700-800 °C. La mise en oeuvre d'un RSF met donc en jeux deux types de sels : d'une part le sel combustible fondu qui comprend un combustible à base de noyaux lourds fissibles ou fissiles et, d'autre part un sel fondu caloporteur, qui lui ne comprend pas de combustibles.
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Dans un RSF, les sels fondus comprennent au moins un sel, par exemple un chlorure ou un fluorure. Les sels sont à l'état solide (cristaux) à température ambiante et deviennent liquides au-delà de leur température de fusion. A la différence des sels fondus caloporteurs, les sels fondus combustibles comprennent de la matière nucléaire, notamment sous forme de chlorures ou fluorures d'actinides. Les chlorures et fluorures d'actinides doivent être synthétisés avant d'être introduits dans le réacteur RSF. Par exemple, la synthèse des chlorures d'actinides, notamment le chlorure de plutonium PuCl3 et le chlorure d'uranium UCl3, est réalisée à partir des oxydes correspondants, respectivement l'oxyde de plutonium PuOz et l'oxyde d'uranium U3O8 dans le cas du PuCl3 et du UCl3.
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L'utilisation de RSF présente de nombreux atouts, notamment une sécurité intrinsèque améliorée et la réduction des déchets. Les réacteurs à sels fondus utilisent un combustible liquide pouvant être drainé dans un réservoir de sûreté en cas de panne, réduisant ainsi considérablement les risques de fusion du coeur. De plus, les sels fondus se dilatent quand la température augmente entraînant une diminution de la réaction de fission (coefficients de contre-réaction négatifs) ce qui apporte une sûreté intrinsèque à ce type de concept. Par ailleurs, les RSF utilisent plus efficacement le combustible et peuvent brûler des déchets nucléaires existants, diminuant ainsi la quantité de déchets radioactifs à long terme. Cependant, le développement de cette filière repose sur l'existence de matériaux de structure résistants au contact du sel fondu, car le sel combustible fondu est hautement corrosif.
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Dans les années 1950-1970, le programme de recherche du laboratoire national d'Oak Ridge (ORNL) sur le MSRE (Molten Salt Reactor Experiment) a conduit au développement de l'alliage Hastelloy N, un alliage à base de de nickel, avec comme éléments d'alliage du molybdène (15-17 % mas.Mo), du chrome (6-8 % Cr), du fer (4-6 % Fe), du carbone (0.04-0.08 % C) et des éléments d'addition comme Mn, Si, Al, Ti. Une série d'autres alliages ont été développés, notamment les alliages GH3535, les alliages Nb ajoutés, les alliages Al ajoutés, Ni-W-Cr. alliages de série. Néanmoins, aucun matériau spécifiquement résistant aux chlorures/fluorures fondus n'a été identifié ou optimisé jusqu'à présent.
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Les principales études menées dans ces milieux ont révélé la complexité des mécanismes de corrosion, qui impliquent l'interaction entre les espèces dissoutes dans le sel et les matériaux immergés mais également l'interaction entre le ciel gazeux et le sel fondu. Référence peut être faite à la thèse d'Alexandre Chmakoff, intitulée « Compréhension des mécanismes de corrosion en environnement réacteurs du futur à combustible et caloporteur sels fondus », Matériaux, Université Paris-Saclay, 2023.
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La synthèse des sels chlorure d'actinides (par exemple plutonium, uranium et thorium) est généralement initiée à partir des formes oxyde, généralement plus stables (par exemple PuO2, UO2, U3O8 et ThO2). L'oxyde métallique se dissocie en ions métalliques potentiellement solubles et en ions oxyde selon la réaction suivante (eq. 1) : La teneur en ions oxyde O2- dans le sel, encore appelée oxoacidité, joue un rôle important dans les phénomènes de corrosion des matériaux. Une purification du sel combustible et du sel caloporteur vis-à-vis des ions oxyde est nécessaire, ce qui ajoute une étape au procédé. Par ailleurs, cette purification empêche la précipitation des oxydes d'actinides.
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L'utilisation de gaz chlorés toxiques tels que Cl
2(g) ou HCl(g) ainsi que la synthèse d'espèces gazeuses enrichies en chlore 37, est décrite dans la littérature afin de purifier les sels fondus chlorures. On cite notamment les articles de (1)
Michelle, et al., The Synthesis of Plutonium Trichloride by Chlorination of Plutonium Dioxide with Phosgene." (1996), (2)
Snyder, C, et al., The chlorination of plutonium dioxide, United States: N. p., 1988 Web., (3)
Toni Y. Karlsson, et al., Synthesis and thermophysical property détermination of NaCl-PuCl3 salts, Journal of Molecular Liquids, Volume 387, 2023 et (4)
Anderson, A., Mishra, B. Investigation of the Carbochlorination Process for Conversion of Cérium and Neodymium Oxides into Their Chlorides. J. Sustain. Metall. 1, 189-198 (2015). Référence peut être faite également à la demande de brevet
WO 83/01249 A1 (ALUMINIUM PECHINEY) .
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Les inventeurs ont identifié un moyen de contrôler la concentration en ions oxyde dans les sels fondus, et ainsi de limiter la corrosion des métaux de structure utilisés dans les équipements RSF.
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Dans le cadre de la présente invention :
- l'expression "compris entre ... et ..." (par exemple, une plage de valeurs) doit être entendu comme incluant les limites (par exemple, les valeurs limite de cette plage de valeurs) ;
- toute description en lien avec un mode de réalisation est applicable et interchangeable avec l'ensemble des autres modes de réalisation de l'invention ; et
- lorsqu'un élément ou un composant est inclus dans et/ou sélectionné dans une liste d'éléments ou de composants, il doit être compris que cet élément ou composant individuel peut être sélectionné et combiné avec d'autres éléments individuels, ou peut être sélectionné pour constituer un sous-groupe de deux ou plusieurs éléments ou composants explicitement énumérés ; également, tout élément ou composant cité dans une liste d'éléments ou de composants peut être omis de cette liste.
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L'objet de la présente invention concerne l'utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide dans un sel fondu pour réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF). L'élément réducteur oxoacide est utilisé pour contrôler l'oxoacidité du sel fondu. Le contrôle de l'oxoacidité des sels fondus permet de purifier les sels fondus et d'empêcher la précipitation des oxydes d'actinides. Ainsi, en contrôlant l'oxoacidité des sels fondus, l'élément réducteur oxoacide permet de maintenir les actinides sous forme chlorure solubilisée dans les sels fondus, et ainsi permet leur mise en oeuvre dans le procédé de fission nucléaire.
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Le procédé de fission nucléaire décrit dans le cadre de la présente invention met en oeuvre des réactions qui génèrent des ions oxyde O2- dans le sel. Par ailleurs, le ciel gazeux est assuré par un balayage de gaz qui n'est jamais totalement exempt d'humidité. Tel qu'indiqué précédemment, la teneur en ions oxyde O2- dans le sel, appelée oxoacidité, contribue fortement aux phénomènes de corrosion des matériaux, de sorte qu'une purification des sels fondus est typiquement nécessaire pour maintenir le rendement et l'efficacité des réactions et limiter l'usure prématurée des équipements et empêche également la précipitation des oxydes d'actinides. Néanmoins, cette purification implique des gaz chlorés toxiques. Les inventeurs ont identifié que l'utilisation d'élément réducteur oxoacide au cours du procédé de fission nucléaire permet de contrôler l'oxoacidité des sels fondus, d'empêcher la précipitation des oxydes d'actinides, et notamment de limiter la corrosion des métaux de structure utilisés dans les équipements RSF. Tous ces effets techniques liés à l'utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide contribuent à un meilleur rendement de réaction et à la sûreté du réacteur nucléaire.
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Dans le cadre de la présente invention, le terme « élément réducteur oxoacide » indique un élément qui :
- lorsqu'il se trouve sous forme métallique est capable de céder des électrons (oxydation), de se transformer en ion métallique et qui, en présence d'ions oxydes, est converti en oxyde métallique ;
- lorsqu'il se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel est converti en oxyde métallique en présence d'ions oxydes.
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Des exemples d'éléments réducteurs utilisés dans le cadre de la présente invention sont l'aluminium (Al), le silicium (Si) et le béryllium (Be), ces éléments étant sous forme de métal, sous forme ionique ou sous forme de sels (par exemple chlorures, fluorures, iodures ou bromures).
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Dans le cas de métal aluminium, l'aluminium métal perd des électrons (soit chimiquement soit par électrolyse) pour former des ions aluminium Al3+ qui réagissent avec les ions oxydes présents dans le sel fondu pour former de l'oxyde d'aluminium (Al2O3).
Al -> Al3+ + 3e
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Dans le cadre de la présente invention, l'élément réducteur oxoacide est susceptible de se trouver sous diverses formes tel que décrit ci-après.
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Lorsque l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et se trouve sous forme de sel, il peut ainsi se trouver sous forme
Mx1Aly1Xz1 (1)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x1 ≤ 10, de préférence x1= 0 ou 1,
- 1 ≤ y1 ≤ 2, de préférence y1= 1, et
- 1 ≤ z1 ≤ 13, de préférence 2 ≤ z1 ≤ 10 ou 3 ≤ z1 ≤ 8.
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Ainsi, lorsque l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium, il peut, par exemple, se trouver sous forme Al, sous forme ionique Al3+, sous forme de sel, par exemple sous forme de chlorure AlCl3, Al2Cl6, KAlCl4, NaAlCl4, ou LiAlCl4.
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Lorsqu'il se trouve sous forme de sel, notamment sous forme de chlorure, l'élément réducteur oxoacide aluminium peut être sous forme liquide, solide ou gazeuse.
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Selon un mode de réalisation, on utilise l'élément réducteur oxoacide aluminium sous forme chlorure gazeux, par exemple NaAlCl4(g), Na2Al2Cl8(g), AlCl3(g) ou Al2Cl6(g). Ainsi, selon ce mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide aluminium est injecté sous forme gazeuse dans le sel fondu, par exemple par bullage.
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Lorsque l'élément réducteur oxoacide est le silicium et se trouve sous forme de sel, il peut ainsi se trouver sous forme
Mx2Siy2Xz2 (II)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x2 ≤ 10, de préférence x2= 0 ou 1,
- 1 ≤ y2 ≤ 2, de préférence y2= 1, et
- 4 ≤ z2 ≤ 14, de préférence 4 ≤ z2 ≤ 10 ou 4 ≤ z2 ≤ 8.
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Ainsi, lorsque l'élément réducteur oxoacide est le silicium, il peut, par exemple, se trouver sous forme Si, sous forme ionique Si4+, ou sous forme de chlorure SiCl4, KSiCl5, NaSiCl5, ou LiSiCl5.
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Lorsqu'il se trouve sous forme de sel, notamment sous forme de chlorure, l'élément réducteur oxoacide silicium peut être sous forme liquide, solide ou gazeuse.
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Selon un mode de réalisation, on utilise l'élément réducteur oxoacide silicium sous forme chlorure gazeux, par exemple SiCl4(g). Ainsi, selon ce mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide aluminium est injecté sous forme gazeuse dans le sel fondu, par exemple par bullage.
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Lorsque l'élément réducteur oxoacide est le béryllium et se trouve sous forme de sel, il peut ainsi se trouver sous forme
Mx3Bey3Xz3 (III)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x3 ≤ 10, de préférence x3= 0 ou 1,
- 1 ≤ y3 ≤ 2, de préférence y3 = 2, et
- 2 ≤ z3 ≤ 12, de préférence 2 ≤ z3 ≤ 6.
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Ainsi, lorsque l'élément réducteur oxoacide est le béryllium, il peut, par exemple, se trouver sous forme Be, sous forme ionique Be2+, ou sous forme de chlorure BeCl2, KBeCl3, NaBeCl3, ou LiBeCl3.
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Lorsqu'il se trouve sous forme de sel, notamment sous forme de chlorure, l'élément réducteur oxoacide béryllium peut être sous forme liquide, solide ou gazeuse.
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Selon un mode de réalisation, on utilise l'élément réducteur oxoacide béryllium sous forme chlorure gazeux, par exemple BeCl2(g). Ainsi, selon ce mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide aluminium est injecté sous forme gazeuse dans le sel fondu, par exemple par bullage.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve métallique, par exemple sous forme d'une pièce métallique positionnée dans le réacteur RSF en contact avec le sel. Lorsque l'élément réducteur oxoacide se trouve métallique, il peut, par exemple, et de manière non limitative, se trouver sous forme de barreau, barre, tige, poudre, filament, granule, feuille, et/ou plaque.
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Selon un autre mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est introduit au sein du réacteur avant ou au cours de la réaction de fission nucléaire. L'élément réducteur oxoacide est par exemple introduit sous forme solide, sous forme liquide (ou fondu) ou sous forme gazeuse
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Lorsque l'élément réducteur oxoacide est introduit au sein du réacteur au cours de la réaction de fission nucléaire, celui-ci peut être introduit de manière discontinue en une seule fois ou en plusieurs fois, par exemple sous forme solide ou sous forme liquide (fondu). L'élément réducteur oxoacide peut également être introduit de manière continue au sein du réacteur RSF, par exemple sous forme gazeuse, par exemple par bullage dans le sel fondu.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel combustible (fondu ou non) avant que celui-ci ne soit introduit au sein du réacteur RSF. Par exemple, on ajoute le chlorure d'aluminium AlCl3 sous forme solide ou gazeuse au sel fondu combustible juste avant que celui-ci ne soit introduit dans le réacteur RSF en vue du procédé de fission nucléaire. Selon un autre exemple, on mélange l'élément réducteur oxoacide au sel combustible (fondu ou non) pour le purifier. Selon cet exemple, on peut retirer l'élément réducteur oxoacide avant que le sel combustible ne soit introduit au sein du réacteur RSF, ou alternativement le laisser. La purification peut notamment consister à introduire au sel combustible l'élément oxoacide sous forme saline, attendre la réaction de purification, attendre l'élimination naturelle de l'excès de chlorure d'aluminium, de silicium ou de béryllium qui n'a pas réagi et de filtrer le sel pour séparer les oxydes précipités.
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Dans le cadre de la présente invention, le sel combustible est défini de manière large. Il est notamment susceptible de comprendre les chlorures d'actinides ; par exemple, il peut s'agir d'un sel comprenant ThCl4, AmCl3, PuCl3, UCl4 et/ou UCl3, notamment une combination de ces trois, quatre ou cinq de ces chlorures. Le sel combustible peut également comprendre des chlorures de type NaCl et/ou AlCl3, utilisés lors la synthèse des chlorures d'actinides. Selon un mode de réalisation, le sel combustible comprend un mélange de chlorures NaCl-AlCl3-UCl3, NaCl-AlCl3-PuCl3, ou NaCl-AlCl3-UCl3-PuCl3.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel caloporteur (fondu ou non). Par exemple, on ajoute le chlorure d'aluminium AlCl3 sous forme solide ou gazeuse au sel fondu caloporteur juste avant que celui-ci ne soit introduit dans le réacteur RSF en vue du procédé de fission nucléaire. Selon un autre exemple, on mélange l'élément réducteur oxoacide au sel caloporteur (fondu ou non) pour le purifier. Selon cet exemple, on peut retirer l'élément réducteur oxoacide avant que le sel combustible ne soit introduit au sein du réacteur RSF, ou alternativement le laisser. La purification peut notamment consister à introduire au sel caloporteur l'élément oxoacide sous forme saline, attendre la réaction de purification, attendre l'élimination naturelle de l'excès de chlorure d'aluminium, de silicium ou de béryllium qui n'a pas réagi et de filtrer le sel pour séparer les oxydes précipités.
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Également, lorsque l'élément réducteur oxoacide est utilisé sous forme solide, celui-ci peut se trouver en mélange avec d'autres sels. Par exemple, lorsque l'élément réducteur oxoacide solide est AlCl3, celui-ci peut être utilisé sous forme de poudre AlCl3-NaCl, AlCl3-NaCl-PuCl3, AlCl3-NaCl-PuCl3-UCl3, AlCl3-NaCl-UCl3, AlCl3-NaCl-ThCl4, AlCl3-NaCl-ThCl4-UCl3.
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Tel qu'indiqué précédemment, ces modes de réalisation peuvent être combinés les uns aux autres. Par exemple, dans le cadre de la présente invention, on peut utiliser un élément réducteur oxoacide sous forme métal, positionné dans le réacteur RSF, et un élément réducteur oxoacide, identique ou distinct, sous forme ionique ou sous forme de sel, par exemple chlorure, que l'on dispose dans le réacteur RSF avant ou au cours de la réaction de fission nucléaire.
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L'élément réducteur oxoacide est par exemple choisi parmi l'aluminium, le silicium et le béryllium, et peut être utilisé seul, en mélange ou sous forme d'alliage.
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Dans le cadre de la présente invention, l'élément réducteur oxoacide peut être utilisé en combinaison avec un élément réducteur, celui-ci étant diffèrent de l'élément réducteur oxoacide. L'utilisation d'un élément réducteur en combination avec un élément réducteur oxoacide permet par ailleurs de réduire le potentiel électrochimique de la réaction et de stabiliser l'élément réducteur oxoacide. Par exemple, l'aluminium est le plus stable à des potentiels modérément négatifs, aux alentours de -2V par rapport à Cl2/Cl-.
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Selon un mode de réalisation préféré, cet élément réducteur diffèrent de l'élément réducteur oxoacide est l'uranium métal. Lorsqu'il est utilisé en combinaison avec l'élément réducteur oxoacide, l'uranium métal peut, par exemple, se trouver sous forme de pastilles, billes, poudre, filament, fils, barres, tiges d'uranium métallique. Il peut également être utilisé sous forme d'alliage avec l'élément réducteur oxoacide.
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Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal.
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Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal sous forme d'alliage.
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On utilise, par exemple, un alliage de l'élément réducteur oxoacide (par exemple aluminium) et de l'élément réducteur distinct (par exemple l'uranium). L'alliage peut comprendre plusieurs de chacune de ces espèces. Le pourcentage massique de l'élément réducteur distinct (par exemple l'uranium) (ou du mélange de ces éléments le cas échéant) peut notamment varier de 5 à 95 % en poids, par rapport au poids total de l'alliage.
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Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, on utilise un alliage binaire d'aluminium et d'uranium. Cet alliage comprend (ou consiste) préférentiellement :
- de 1 à 99 %, par exemple de 5 à 95 % molaire d'uranium métal, et
- de 1 à 99 %, par exemple de 5 à 95 % molaire d'aluminium métal,
par rapport au poids total de l'alliage. Un tel alliage U-A1 présente l'avantage de présenter une température de fusion supérieure à celle de l'aluminium métal seul et donc une meilleure tenue aux températures de travail du procédé de fission nucléaire. On cite par exemple les alliages suivants Al4U, Al3U et Al2U.
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La présente invention concerne également un procédé de fission nucléaire au sein d'un réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF), comprenant les étapes consistant à :
- a) placer un sel fondu combustible à base de noyaux lourds fissibles ou fissiles dans le coeur de réacteur RSF ;
- b) procéder à des réactions de fission nucléaire auto-entretenues ;
- c) faire circuler le sel combustible chaud dans un échangeur primaire de chaleur afin qu'il cède de la chaleur à un sel fondu caloporteur ;
ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il est réalisé au sein du réacteur RSF dans lequel est placé (ou introduit) un élément réducteur oxoacide.
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Le procédé de fission nucléaire de la présente invention peut avoir différents objectifs. On cite notamment, de manière non limitative, la production de chaleur, la production d'électricité et la transmutation des déchets nucléaires (y compris l'américium et le plutonium dans certains cas).
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Tel que décrit précédemment dans le cadre de l'utilisation de l'élément réducteur oxoacide pour réduire l'oxoacidité du sel fondu, des exemples d'éléments réducteurs placés au sein du réacteur RSF lors de la fission nucléaire sont l'aluminium (Al), le silicium (Si) et le béryllium (Be), ces éléments étant sous forme de métal, sous forme ionique ou sous forme de sel, tel que cela est décrit précédemment. Par exemple, il peut par exemple s'agir d'aluminium sous forme Al, sous forme ionique Al3+ ou sous forme de chlorure AlCl3.
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L'élément réducteur oxoacide peut, par exemple, être placé (ou introduit) au sein du réacteur RSF dans le sel fondu combustible et/ou dans le sel fondu caloporteur. Il peut également être placé (ou introduit) dans le sel fondu combustible juste avant que celui-ci ne soit introduit dans le réacteur RSF en vue de la fission nucléaire.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve métallique, par exemple sous forme d'une pièce métallique positionnée dans le réacteur RSF, en contact avec le sel. Lorsque l'élément réducteur oxoacide se trouve métallique, il peut par exemple se trouver sous forme de barreau, barre, tige, poudre, filament, granule, feuille, et/ou plaque.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est introduit au sein du réacteur avant ou au cours de la réaction de fission nucléaire.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel fondu combustible avant que celui-ci ne soit introduit au sein du réacteur RSF.
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Selon un mode de réalisation, l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel fondu caloporteur.
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L'élément réducteur oxoacide peut, par exemple, être choisi parmi l'aluminium, le silicium et le béryllium, et peut être utilisé seul, en mélange ou sous forme d'alliage.
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L'élément réducteur oxoacide est de préférence l'aluminium.
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Lorsque l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique, celui-ci peut être introduit dans le réacteur RSF ou dans les sels fondus sous forme solide ou sous forme liquide. Lorsque l'élément réducteur oxoacide est introduit dans le procédé sous forme liquide, il est préalablement chauffé à une température au moins égale à sa température de fusion. Par exemple, lorsque l'élément réducteur oxoacide est le chlorure d'aluminium et que celui-ci est introduit dans le procédé de l'invention sous forme liquide, le procédé comprend une étape préalable de chauffage à une température d'au moins 120°C ou d'au moins 150°C.
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Tel que décrit précédemment, l'élément réducteur oxoacide peut être utilisé en combinaison avec un élément réducteur diffèrent de l'élément réducteur oxoacide.
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Selon un mode de réalisation préféré, cet élément réducteur diffèrent de l'élément réducteur oxoacide est l'uranium métal. Lorsqu'il est utilisé en combinaison avec l'élément réducteur oxoacide, l'uranium métal peut, par exemple, se trouver sous forme de pastilles, billes, poudre, filament, fils, barres, tiges d'uranium métallique. Il peut également être utilisé sous forme d'alliage avec l'élément réducteur oxoacide.
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Dans le cadre du procédé de la présente invention, on utilise préférentiellement un alliage de l'élément réducteur oxoacide (par exemple aluminium) et de l'élément réducteur distinct (par exemple l'uranium), ce qui présente les avantages décrits précédemment. Les caractéristiques techniques de cet alliage sont les mêmes que mentionnées précédemment.
ASPECTS DE LA PRESENTE INVENTION
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La présente invention concerne en particulier les aspects suivants :
- Aspect 1. Utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide dans un sel fondu pour réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF) pour contrôler l'oxoacidité du sel fondu.
- Aspect 2. Utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide dans un sel fondu pour réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF) pour empêcher la précipitation des chlorures d'actinides en oxyde d'actinides au cours de la réaction de fission nucléaire.
- Aspect 3. Utilisation d'au moins un élément réducteur oxoacide dans un sel fondu pour réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF) pour purifier le sel combustible ou le sel caloporteur, par exemple pour purifier le sel combustible en amont de son introduction dans le réacteur RSF.
- Aspect 4. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-3, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme d'une pièce métallique positionnée dans le réacteur RSF, en contact avec le sel.
- Aspect 5. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-3, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est introduit au sein du réacteur avant ou au cours de la réaction de fission nucléaire (par exemple sous forme solide, liquide ou gazeuse).
- Aspect 6. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-3, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel combustible (fondu ou non) avant que celui-ci ne soit introduit au sein du réacteur RSF (par exemple sous forme solide, liquide ou gazeuse).
- Aspect 7. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-3, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme ionique ou sous forme de sel, préférablement sous forme de chlorure, et est mélangé au sel caloporteur (fondu ou non) (par exemple sous forme solide, liquide ou gazeuse).
- Aspect 8. Utilisation selon l'un quelconque des aspects précédents, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est choisi parmi l'aluminium, le silicium et le béryllium, et peut être utilisé seul, en mélange ou sous forme d'alliage.
- Aspect 9. Utilisation selon l'un quelconque des aspects précédents, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et se trouve sous forme de sel (1) :
Mx1Aly1Xz1 (1)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x1 ≤ 10, de préférence x1= 0 ou 1
- 1 ≤ y1 ≤ 2, de préférence y1= 1, et
- 1 ≤ z1 ≤ 13, de préférence 2 ≤ z1 ≤ 10 ou 3 ≤ z1 ≤ 8.
- Aspect 10. Utilisation selon l'un quelconque des aspects précédents, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium, et se trouve sous forme Al, sous forme ionique Al3+, sous forme de sel, par exemple sous forme de chlorure AlCl3, Al2Cl6, KAlCl4, NaAlCl4, ou LiAlCl4.
- Aspect 11. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-8, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est le béryllium et se trouve sous forme de sel (III) :
Mx3Bey3Xz3 (III)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x3 ≤ 10, de préférence x3= 0 ou 1,
- 1 ≤ y3 ≤ 2, de préférence y3 = 2, et
- 2 ≤ z3 ≤ 12, de préférence 2 ≤ z3 ≤ 6.
- Aspect 12. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-8 et 11, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est le béryllium, et se trouve sous forme Be, sous forme ionique Be2+, ou sous forme de chlorure BeCl2, KBeCl3, NaBeCl3, ou LiBeCl3.
- Aspect 13. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 1-8, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est le silicium et se trouve sous forme de sel, il peut ainsi se trouver sous forme
Mx2Siy2Xz2 (II)
selon laquelle :
- M est un métal alcalin et/ou un alcalino-terreux, de préférence Na, K et/ou Li,
- X est un halogène (i.e., Cl, F, I et Br), de préférence Cl ou F,
- 0 ≤ x2 ≤ 10, de préférence x2= 0 ou 1,
- 1 ≤ y2 ≤ 2, de préférence y2= 1, et
- 4 ≤ z2 ≤ 14, de préférence 4 ≤ z2 ≤ 10 ou 4 ≤ z2 ≤ 8.
- Aspect 14. Utilisation selon l'un quelconque des aspects précédents, selon laquelle lorsqu'il se trouve sous forme de sel, notamment sous forme de chlorure, l'élément réducteur oxoacide aluminium est sous forme liquide, solide ou gazeuse.
- Aspect 15. Utilisation selon l'un quelconque des aspects précédents, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est utilisé en combinaison avec un élément réducteur diffèrent de l'élément réducteur oxoacide.
- Aspect 16. Utilisation selon l'aspect précédent, selon laquelle l'élément réducteur diffèrent de l'élément réducteur oxoacide est l'uranium métal.
- Aspect 17. Utilisation selon l'aspect 15 ou 16, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal.
- Aspect 18. Utilisation selon l'un quelconque des aspects 15-17, selon laquelle l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal sous forme d'alliage.
- Aspect 19. Procédé de fission nucléaire au sein d'un réacteur de fission nucléaire à sels fondus (RSF), comprenant les étapes consistant à :
- a) placer un sel fondu combustible à base de noyaux lourds fissibles ou fissiles dans le coeur de réacteur RSF ;
- b) procéder à des réactions de fission nucléaire auto-entretenues ;
- c) faire circuler le sel combustible chaud dans un échangeur primaire de chaleur afin qu'il cède de la chaleur à un sel fondu caloporteur ;
ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il est réalisé au sein du réacteur RSF dans lequel est placé un élément réducteur oxoacide. - Aspect 20. Procédé selon l'aspect 19, selon lequel l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme d'une pièce métallique positionnée dans le réacteur RSF, en contact avec le sel.
- Aspect 21. Procédé selon l'aspect 19 ou 20, selon lequel l'élément réducteur oxoacide est choisi parmi l'aluminium, le silicium et le béryllium, et peut être utilisé seul, en mélange ou sous forme d'alliage.
- Aspect 22. Procédé selon l'un quelconque des aspects 19-21, selon lequel l'élément réducteur oxoacide est utilisé en combinaison avec un élément réducteur distinct.
- Aspect 23. Procédé selon l'aspect 22, selon lequel l'élément réducteur distinct est l'uranium métal.
- Aspect 24. Procédé selon l'un quelconque des aspects 19-23, selon lequel l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal.
- Aspect 25. Procédé selon l'un quelconque des aspects 19-24, selon lequel l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium et/ou le silicium et est utilisé en combinaison avec l'uranium métal sous forme d'alliage.
- Aspect 26. Procédé selon l'un quelconque des aspects 19-25, selon lequel l'élément réducteur oxoacide se trouve sous forme d'un alliage avec un élément réducteur, de préférence un alliage aluminium-uranium.
- Aspect 27. Utilisation ou procédé selon l'un quelconque des aspects précédents, selon lequel l'élément réducteur oxoacide est l'aluminium, par exemple Al (métal), Al3+, un chlorure d'aluminium (solide, liquide, gaz), notamment AlCl3, Al2Cl6, KAlCl4, NaAlCl4, ou LiAlCl4, de préférence Al (métal), Al3+ ou AlCl3.