Description
Titre : Utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae comme produit de protection du bois et de lutte anti-nuisibles du bois ou comme insecticide
Domaine technique
[0001] La présente invention relève du domaine de la protection du bois et de la lutte contre les nuisibles du bois, et concerne plus particulièrement l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, plus particulièrement encore l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae avantageusement en combinaison avec un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, comme produit de protection du bois et de lutte anti-nuisibles du bois ou comme insecticide.
Technique antérieure
[0002] Les insectes, larves ou champignons xylophages causent d’importants dégâts dans les bâtiments en s’attaquant au bois utilisé dans la construction : charpente, poutres et planchers. À l’extrême, le bâtiment peut s’écrouler.
[0003] La lutte contre les nuisibles xylophages et plus généralement les insectes repose actuellement essentiellement sur l'utilisation de produits chimiques non spécifiques, avec des risques maintenant bien connus pour les utilisateurs et l'environnement.
[0004] En effet, les produits de lutte contre les insectes incorporent généralement un agent bioactif ayant une action préventive et/ou curative visant à prévenir et/ou empêcher le développement et la prolifération de ces insectes. Ces agents bioactifs qui sont des agents pesticides doivent être utilisés à une concentration qui soit la plus faible possible afin de diminuer les effets néfastes sur les organismes vivants non ciblés.
[0005] Dans ce cadre, il est recherché l’utilisation de compositions contenant une ou plusieurs substance(s) pesticide(s) avec les critères d’innocuités établis par le règlement européen (UE) n°528/2012, faisant suite à la directive européenne 98/8/CE et/ou une substance pesticide compatible avec les critères d’innocuités établis par le règlement européen (UE) n°1107/2009, faisant suite à la directive européenne 91/414/CEE. Pour ce faire, la teneur en substance pesticide doit être abaissée au maximum dans la composition, et les adjuvants utilisés en combinaison avec la substance pesticide ne doivent pas être des produits chimiques de synthèses toxiques. La composition doit en particulier viser l’éradication des insectes sans pour autant être néfaste pour l’homme, pour les organismes non ciblés ou l’environnement.
[0006] Conséquemment, pour être efficace, et ce durablement, la lutte contre les insectes doit s’appuyer sur l’utilisation de principes actifs écologiques, sûrs et utiles. Il est ainsi nécessaire de mettre au point des produits de lutte contre les nuisibles du bois, en particulier les insectes xylophages, et plus généralement des insecticides qui soient naturels et efficaces.
Résumé
[0007] Ainsi, selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae comme produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois.
[0008] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae comme produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois ou comme insecticide. L’extrait de plante de la famille des Betulaceae peut avantageusement être utilisé en combinaison avec un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0009] Les inventeurs ont en effet avantageusement démontré que les extraits de noisetier, d’origan ou d’arnica, seuls ou en combinaison offraient une action curative à l’encontre des larves de capricornes des maisons (Hylotrupes bajulus). Il a également été démontré que les extraits de noisetier, d’origan ou d’arnica, seuls ou en combinaison permettaient de préserver le bois des attaques de termites. Ainsi et avantageusement, un bois traité par imprégnation avec les extraits de noisetier, d’origan ou d’arnica, seuls ou en combinaison est résistant aux termites.
[0010] Selon un autre mode de réalisation, la présente invention concerne également des produits de protection du bois et de luttes anti-nuisibles du bois comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae.
[0011] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne des produits de protection du bois et de luttes anti-nuisibles du bois comprenant un extrait de plante de la de la famille des Betulaceae. Le produit peut comprendre en outre un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0012] Selon un autre mode de réalisation, la présente invention concerne également un procédé de traitement curatif et/ou préventif du bois au moyen d’un produit de protection du bois et de luttes anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des
Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter et/ou sur une surface.
[0013] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement curatif et/ou préventif du bois au moyen d’un produit de protection du bois et de luttes anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant un extrait de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter et/ou sur une surface. Le produit peut comprendre en outre un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0014] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae comme insecticide.
[0015] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae comme insecticide. L’extrait de plante de la famille des Betulaceae peut avantageusement être utilisé en combinaison avec un extrait de plante la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0016] Les inventeurs ont en effet avantageusement démontré que les extraits de noisetier, d’origan ou d’arnica, seuls ou en combinaison offraient une action curative et répulsive à l’encontre d’arthropodes.
[0017] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne également des produits de lutte contre les insectes tels que des compositions insecticide et répulsive, les compositions insecticide et répulsive comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae.
[0018] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne des produits de lutte contre les insectes tels que des compositions insecticide et répulsive, les compositions insecticide et répulsive comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae. Les compositions peuvent comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0019] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de lutte contre les insectes au moyen d’une composition insecticide et/ou répulsive, ledit produit comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer lesdites compositions sur une surface.
[0020] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de lutte contre les insectes au moyen d’une composition insecticide et/ou répulsive, ledit produit
comprenant un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer lesdites compositions sur une surface. La ou lesdites compositions peuvent comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
Description détaillée
[0021] Selon un aspect, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae comme produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois.
[0022] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae comme produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois. L’extrait de plante de la famille des Betulaceae peut avantageusement être utilisé en combinaison avec un extrait de plante de la famille des et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0023] Produit de protection du bois et de lutte anti-nuisibles du bois
[0024] On entend par « produit de protection du bois » ou « produit de lutte anti-nuisibles du bois », toute substance ou tout mélange, constitué d’une ou plusieurs substances actives, qui est destiné à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles du bois, à en prévenir l’action ou à les combattre de toute autre manière par une action autre qu’une simple action physique ou mécanique.
[0025] Les produits de protection du bois seront appliqués sur le bois ou produit du bois. Les produits de lutte anti-nuisibles du bois seront appliqués sur des surfaces ne comprenant pas de bois.
[0026] Par « organisme nuisible du bois » ou « nuisible du bois » on entend tout organisme, dont la présence n’est pas souhaitée, qui se nourrit de bois, et/ou peut s’attaquer à n’importe quelle source de bois comme des meubles anciens, des éléments structurels d’un bâtiment comme les poutres ou la charpente.
[0027] Parmi les organismes nuisibles du bois, on citera les insectes xylophages et les champignons xylophages.
[0028] Ainsi, selon un mode de réalisation le produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois est un produit de protection du bois ou de lutte à l’encontre des insectes xylophages et/ou des champignons xylophages.
[0029] Les insectes xylophages se nourrissent de bois et peuvent s’attaquer à n’importe quel type de bois, meubles, planchers, poutres, charpentes. Leur présence peut mettre en péril les éléments structurels d’une habitation. Leur action réduit la résistance du bois qui
devient friable et n’est plus apte à remplir son rôle. Ces parasites ont réussi à développer une adaptabilité à leur environnement et sont capables de survivre dans du bois sec. Parmi les insectes xylophages, on citera les genres de termites tels les Reticultitermes spp (le termite lucifuge (Reticulitermes lucifugus), le termite de Saintonge (Reticulitermes santonensis ou Reticulitermes flavipes),) le termite à cou jaune (Kalotermes flavicollis)), Coptotermes spp, Prorhinotermes spp, Cryptotermes spp, Heterotermes spp, Nasusitermes spp, Macrotermes spp ; Odontermes spp ; Schedorhinotermes spp ; Microtermes spp , Microcerotermes spp, Allodontermes spp, les capricornes tels que Hylotrupes bajulus, les hyménoptères tels que le syrex, la guêpe des bois et l’abeille charpentière, les fourmis charpentières, les vrillettes telles que la petite vrillette, la grosse vrillette, la vrillette du pain et la vrillette des bibliothèques, les lyctus tels que le Lyctus brunneus et le Lyctus linearus. On citera également les insectes de bois frais et les hespérophanes.
[0030] Lors de leur fructification, les champignons émettent dans l’atmosphère des quantités considérables de spores. Lorsqu’une spore entre au contact d’un substrat exploitable (par exemple le bois), elle émet un filament qui pénètre une cellule ligneuse, puis finit par coloniser toute la pièce en se multipliant. Certains filaments peuvent traverser le plâtre et les pierres tendres, et endommager la structure du bâti. On distingue 3 catégories de champignons selon la nature des dégâts provoqués :
- les champignons de la pourriture blanche ou fibreuse, capables de digérer tous les composés carbonés du bois (cellulose, hémicellulose et lignine) ; le bois ainsi dégradé présente une texture molle et apparaît de couleur blanche. On citera le coloriole multicolore (Coriolus Versicolor ou Trametes Versicolor), le polypore des caves (Donkiporia) ;
- Les champignons de la pourriture brune, incapables de digérer la lignine. Les bois ainsi dégradés présentent généralement une segmentation cubique plus ou moins importante et sont de couleur brune. On citera le mérule et ses rhizomorphes (Serpula Lacrymans), le coniophore des caves (Coniophora Puteana), Poria Vaporaria, Poria Spez, la lenzite du chêne. On citera également Gloeophyllum Trabeum et Rhodonia placenta.
- Les microchampignons de la pourriture molle, qui eux aussi ne dégradent que la cellulose et l’hémicellulose ; ils se rencontrent dans les zones en contact direct avec le sol ou la végétation et sont de moindre intérêt pour nos maisons.
[0031] Ainsi, parmi les champignons xylophages, on citera le coloriole multicolore (Coriolus Versicolor ou Trametes Versicolor.), le polypore des caves (Donkiporia), le mérule et ses rhizomorphes (Serpula Lacrymans), le coniophore des caves (Coniophora Puteana), Poria Vaporaria, Poria Spez, la lenzite du chêne, Gloeophyllum Trabeum et Rhodonia placenta.
[0032] Selon un mode de réalisation, les insectes xylophages sont choisis parmi Reticultitermes spp et les capricornes.
[0033] Famille des Betulaceae, des Asteraceae et des Lamiaceae
[0034] Appartiennent à ces familles, les espèces de plantes suivantes : Corylus avellanna, Arnica montana et Origanum vulgare.
[0035] Ainsi, la présente invention concerne également l’utilisation de Corylus avellanna et/ou Arnica montana et/ou Origanum vulgare comme produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois.
[0036] Selon un aspect, la présente invention concerne également l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae comme insecticide.
[0037] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de plante de la famille des Betulaceae comme insecticide. L’extrait de plante de la famille des Betulaceae peut avantageusement être utilisé en combinaison avec un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0038] Insecticide
[0039] On entend par « insecticide », toute substance ou tout mélange, constitué d’une ou plusieurs substances actives, qui est destiné à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les insectes nuisibles, à en prévenir l’action ou à les combattre de toute autre manière, par une action autre qu’une simple action physique ou mécanique.
[0040] Par « insecte nuisible », on entend tout insecte, dont la présence n’est pas souhaitée ou qui produit un effet nocif pour l’homme, ses activités ou les produits qu’il utilise ou produit, pour les animaux ou l’environnement.
[0041] On citera parmi les insectes nuisibles les cafards ou blattes telles que la blatte germanique ou Blatella germanica, la blatte orientale ou Blatta orientalis, la blatte américaine ou Periplaneta americana, la blatte à bandes brunes ou Supella longipalpa, les fourmis telles que la fourmi noire de jardin ou Lasius niger, la fourmi charpentière, la fourmi rousse ou la fourmi rouge, la fourmi pharaon (Monomorium pharaonis), la fourmi d’Argentine, les puces ou ctenocephalides, les punaises de lit telles que Cimex lectularius, Cimex lectularius (resistant), les punaises des bois ou Palomena prasina, le cloporte (Porcellio scaber), le poisson d’argent ou lépisme (Lepisma saccharina) le tribolium de la farine (Tribolium confusum), le petit ténébrion (Alphitobius spp), le ténébrion jaune (Tenebrio molitor), leoléoptère des tapis (Anthrenus flavipes), les araignées telles que l’araignée de jardin (Araneus diadematus) ou l’araignée à longue patte (Pholcus spp.), les
poux tel que le poux rouge de la volaille, les guêpes telles que le gilet jaune occidental (Vespula pensylvanica), les frelons, les mouches telles que Musca domestica, Lucilia sericata, Stomoxys calcitrans, Drosophila melanogaster, les abeilles, les mites alimentaires telles que la pyrale indienne de la farine (Plodia interpu nctella), la pyrale méditerranéenne de la farine (Ephestia kuehniella), les mites de vêtement telles que Tineola bisselliella, les moustiques tels que ceux des genres Culex tel que Culex quinquefasciatus, du genre Anopheles tels que Anopheles gambiae, du genre Aedes tels que Aedes aegypti et Aedes albopictus, le charançon du riz (Sitophilus oryzae), l’aigu illon nier (Rhizoperta dominica), le calandre des grains (Sitophilus granarius), Sitophilus zeamais, l’alucite des grains (Sitotroga cerealella), Acarus siro, le ciron des champignons (Tyrophagus putrescentieae), le silvain, ou cucujide dentelé des grains (Oryzaephilus surinamensis), le petit ver de la farine (Tribolium castaneum, Tribolium confusum), Cryptolestes ferruginous, Tenebroides mauritanicus, la Teigne des fruits secs ou Pyrale indienne des fruits secs (Plodia interpunctella), la pyrale de la farine (Ephestia kuehniella).
[0042] Selon un mode de réalisation, les insectes seront choisis parmi les blattes, préférentiellement la blatte américaine ou Periplaneta americana et les poux, préférentiellement le pou rouge de la volaille.
[0043] Extrait de noisetier (Corylus avellanna) CAS n° 84012-21-5
[0044] L’ extrait de noisetier selon la présente invention appartient au genre Corylus et est préférentiellement un extrait de l’espèce Corylus avellanna.
[0045] Typiquement, l’extrait de noisetier pourra être obtenu à partir des feuilles, des fruits (les noisettes), de l’écorce, des chatons ou inflorescences.
[0046] Préférentiellement, l’extrait de noisetier est obtenu à partir des feuilles.
[0047] Préférentiellement, l’extrait de noisetier est obtenu à partir des feuilles de l’espèce Corylus avellanna.
[0048] Selon un mode de réalisation, l’extrait de noisetier est fabriqué à partir des feuilles de l’espèce Corylus avellanna et est obtenu par une succession d’étapes d’extraction, de filtration, de purification et de séchage, connues de l’homme du métier.
[0049] Selon un mode de réalisation, l’extrait de noisetier selon l’invention est en solution dans de l’eau ou dans au moins un solvant hydrophile comme par exemple les monoalcools inférieurs linéaires ou ramifiés ayant de 1 à 8 atomes de carbone, comme l’éthanol, le propanol, le butanol, l’isopropanol, l’isobutanol ; les polyols tels que le propylène glycol, l’isoprène glycol, le butylène glycol, le propylène glycol, le glycérol, le sorbitol, les polyéthylènes glycol et leurs dérivés, et leurs mélanges.
[0050] Selon un mode de réalisation l’extrait de noisetier selon l’invention est en solution dans du propylène glycol.
[0051] Selon un mode de réalisation, l’extrait de noisetier en solution est présent en une teneur comprise entre 0.01% et 10% en poids, par rapport au poids total de la solution, préférentiellement entre 0.5 et 5% en poids, par rapport au poids total de la solution et de manière préférée, l’extrait de noisetier peut être présent dans la solution, en une teneur d’environ 3% en poids par rapport au poids total de la solution.
[0052] Par « environ X% », on entend dans la présente invention « X±1 % », de préférence « X±0,5 % ».
[0053] Selon un mode de réalisation, l’extrait de noisetier selon l’invention est un extrait de noisetier obtenu selon un procédé comprenant les étapes suivantes :
1 .préparation des feuilles de noisetier (Corylus avellanna),
2. extraction liquide/liquide (eau/alcool) pour obtenir un extrait de noisetier, 3.optionnellement, co-concentration de l’extrait de noisetier dans du propylène glycol pour obtenir l’extrait de noisetier en solution dans du propylène glycol, de préférence à une teneur comprise 0.01% et 10% en poids, de préférence comprise entre 0.5 et 5% en poids, de préférence à une teneur d’environ 3% en poids d’extrait de noisetier par rapport au poids total de la solution.
[0054] Extrait d’arnica (Arnica montana) CAS n° 68990-11-4
[0055] L’ extrait d’arnica selon la présente invention appartient au genre Arnica et est préférentiellement un extrait de l’espèce Arnica montana.
[0056] Typiquement, l’extrait d’arnica pourra être obtenu à partir de la fleur, des feuilles, des tiges, des racines et des graines.
[0057] Préférentiellement, l’extrait d’arnica est obtenu à partir des fleurs.
[0058] Préférentiellement, l’extrait d’arnica est obtenu à partir des fleurs de l’espèce Arnica montana.
[0059] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’arnica est fabriqué à partir des fleurs de l’espèce Arnica montana et est obtenu par une succession d’étapes d’extraction, de filtration, de purification et de séchage, connues de l’homme du métier.
[0060] Selon un mode de réalisation, la teneur en esters de lactone de sesquiterpène est préférentiellement inférieure à 1 %, et préférentiellement inférieur à 0.2% de l’extrait. Ce constituant peut être quantifié par toute méthode connue de l’homme du métier, et par
exemple, par chromatographie liquide haute performance en phase inverse avec détection par absorption ultraviolette.
[0061] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’arnica selon l’invention est en solution dans de l’eau ou dans au moins un solvant hydrophile comme par exemple les mono-alcools inférieurs linéaires ou ramifiés ayant de 1 à 8 atomes de carbone, comme l’éthanol, le propanol, le butanol, l’isopropanol, l’isobutanol ; les polyols tels que le propylène glycol, l’isoprène glycol, le butylène glycol, le propylène glycol, le glycérol, le sorbitol, les polyéthylènes glycol est leurs dérivés, et leurs mélanges.
[0062] Selon un mode de réalisation l’extrait d’arnica selon l’invention est en solution dans du propylène glycol.
[0063] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’arnica en solution est présent en une teneur comprise entre 0.01% et 10% en poids, par rapport au poids total de la solution, préférentiellement entre 2 et 8% en poids, par rapport au poids total de la solution et de manière préférée, l’extrait d’arnica est présent dans la solution, en une teneur d’environ 5% en poids par rapport au poids total de la solution.
[0064] Typiquement, l’extrait d’arnica selon l’invention est en solution dans du propylène glycol, la teneur en extrait d’arnica étant d’environ 5% par rapport au poids total de la solution.
[0065] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’arnica selon l’invention est un extrait d’arnica obtenu selon un procédé comprenant les étapes suivantes :
1 .préparation de fleurs d’arnica (Arnica Montana),
2. extraction liquide/liquide (eau/alcool) pour obtenir un extrait d’arnica,
3.optionnellement, co-concentration de l’extrait d’arnica dans du propylène glycol pour obtenir l’extrait d’arnica en solution dans du propylène glycol, de préférence à une teneur comprise 0.01% et 10% en poids, de préférence comprise entre 2 et 8% en poids, de préférence à une teneur d’environ 5% en poids d’extrait d’arnica par rapport au poids total de la solution.
[0066] 1 Extrait d’origan (Origanum vulgare)
[0067] L’ extrait d’origan selon la présente invention appartient au genre Origanum et est préférentiellement un extrait de l’espèce Origanum vulgare.
[0068] Typiquement, l’extrait d’origan pourra être obtenu à partir des feuilles séchées, ou des sommités fleuries.
[0069] Préférentiellement, l’extrait d’origan est obtenu à partir des feuilles.
[0070] Préférentiellement, l’extrait d’origan est obtenu à partir des feuilles de l’espèce Origanum vulgar.
[0071] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’origan est fabriqué à partir des feuilles de l’espèce Origanum vulgar et est obtenu par une succession d’étapes d’extraction, de filtration, de purification et de séchage, connues de l’homme du métier.
[0072] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’origan selon l’invention est en solution dans de l’eau ou dans au moins un solvant hydrophile comme par exemple les mono-alcools inférieurs linéaires ou ramifiés ayant de 1 à 8 atomes de carbone, comme l’éthanol, le propanol, le butanol, l’isopropanol, l’isobutanol ; les polyols tels que le propylène glycol, l’isoprène glycol, le butylène glycol, le propylène glycol, le glycérol, le sorbitol, les polyéthylènes glycol est leurs dérivés, et leurs mélanges.
[0073] Selon un mode de réalisation l’extrait d’origan selon l’invention est en solution dans du propylène glycol.
[0074] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’origan en solution est présent en une teneur comprise entre 0.01% et 20% en poids, par rapport au poids total de la solution, préférentiellement entre 9 et 15% en poids, par rapport au poids total de la solution et de manière préférée, l’extrait d’origan peut être présent dans la solution, en une teneur d’environ 10% en poids par rapport au poids total de la solution.
[0075] Selon un mode de réalisation, l’extrait d’arnica selon l’invention est un extrait d’origan obtenu selon un procédé comprenant les étapes suivantes :
1 .préparation de fleurs d’origan (Origanum vulgar),
2. extraction liquide/liquide (eau/alcool) pour obtenir un extrait d’origan, 3.optionnellement, co-concentration de l’extrait d’origan dans le propylène glycol pour l’extrait d’origan en solution dans du propylène glycol, de préférence à une teneur comprise 0.01 % et 20% en poids, de préférence comprise entre 9 et 15% en poids, de préférence à une teneur d’environ 10% en poids d’extrait d’origan par rapport au poids total de la solution.
[0076] Produits de protection des bois ou de lutte anti-nuisibles du bois
[0077] Selon un autre aspect, la présente invention concerne également des produits de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois.
[0078] Selon le règlement européen (UE) n°528/2012, les produits de protection (ou préservation) du bois sont les produits utilisés pour protéger le bois ou les produits du bois, par la maîtrise des organismes qui détruisent ou déforment le bois, y compris les insectes. Ce type de produits comprend à la fois les produits de traitement préventif et curatif. Les
produits de protection (ou préservation) du bois sont appliqués sur le bois ou produit du bois.
[0079] Les produits de lutte anti-nuisibles du bois concernent également les produits utilisés pour protéger le bois ou les produits du bois par la maîtrise des organismes qui détruisent ou déforment le bois, y compris les insectes. Les produits de luttes anti-nuisibles du bois ne sont cependant pas appliqués sur le bois ou produit du bois mais sur toute autre surface, de manière à protéger ou traiter le bois ou produit du bois. Ce type de produits comprend également les produits de traitement préventif et curatif.
[0080] On entend par bois ou produit du bois, tout bois ou matériau à base de ou comprenant du bois. A titre illustratif, on citera du bois provenant de scieries, y compris pendant la phase de transformation dans la scierie, les grumes, des charpentes, des poutres, des matériaux de constructions, des meubles, des bardages, des matériaux à base de fibres de bois, de l’OSB (« oriented strand board »), du contreplaqué, un solivage intérieur, une terrasse, des aménagements extérieurs, des piquets et retenus de terre, du parquet, des revêtements intérieurs à partir de matériau bois.
[0081] On entend par surface, toute surface autre que du bois ou un produit du bois. Typiquement, le produit pourra être appliqué dans les murs porteurs, des cloisons, des murs mitoyens et des murs doublés et/ou sur le sol pour fournir une barrière chimique continue dans le sol entourant une structure (résidentielles, industrielle ou agricole) et/ou sous cette structure, sur le pourtour et le fond des fondations, sur le pourtour et le fond des excavations, dans les tranchées, dans les espaces vides, les fissures, les crevasses, les vides sanitaires, les zones difficiles d'accès, les sous-sols et similaires. ...
[0082] Selon un mode de réalisation, le produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois comprend un extrait de noisetier ledit extrait de noisetier étant présent dans le produit en une teneur comprise entre 0.1 et 5% en poids, par rapport au poids total du produit, préférentiellement entre 0.1 et 3 % en poids, par rapport au poids total du produit, et de manière préférée, à environ 2% en poids, par rapport au poids total du produit.
[0083] Selon un mode de réalisation, le produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois comprend un extrait d’arnica, ledit extrait d’arnica étant présent dans le produit en une teneur comprise entre 0.1 et 5% en poids, par rapport au poids total du produit, préférentiellement entre 0.1 et 3 % en poids, par rapport au poids total du produit, et de manière préférée, à environ 2% en poids, par rapport au poids total du produit.
[0084] Selon un mode de réalisation, le produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois comprend un extrait d’arnica et un extrait de noisetier, lesdits extraits étant présents dans le produit en une teneur comprise entre 0.1 et 5% en poids, par rapport au
poids total du produit, préférentiellement entre 0.1 et 3 % en poids, par rapport au poids total du produit, et de manière préférée, à environ 2% en poids, par rapport au poids total du produit.
[0085] Selon un mode de réalisation, le produit de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois comprend en outre un extrait d’origan, ledit extrait d’origan étant présent dans le produit en une teneur comprise entre 0.1 et 10% en poids, par rapport au poids total du produit, préférentiellement entre 1 et 5 % en poids, par rapport au poids total du produit, et de manière préférée, à environ 3.5% en poids, par rapport au poids total du produit.
[0086] Les produits de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois pourront se présenter sous toute forme communément utilisée dans ce domaine tel que des gels, des aérosols, des solutions aqueuses, hydroalcooliques ou huileuses, des solutions solvantées, des compositions anhydres, des émulsions huile-dans-eau ou eau-dans huile, des microémulsions, des nano émulsions, des pastilles solides, de poudres/granules dispersables.
[0087] Selon un mode de réalisation, les produits de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois ci-avant décrits pourront comprendre en outre au moins un agent supplémentaire choisi parmi les surfactants non-ioniques, les anti-mousses, les surfactants anioniques, les polymères hydrosolubles, les agents chélatants, les acides, les conservateurs, les cires, les émulsions cireuses, les tensioactifs cationiques, les insecticides, les extraits végétaux, les antioxydants, les fongicides, les éthers de cellulose, les iso-alcanes, un mélange d’alkoxysilane et de disiloxane, les agents luminescents, les additifs anti-UV, les agents taguants, des co-solvants biosourcés tels que ceux de la gamme Augeo® commercialisés par la société Solvay et ceux de la gamme Isane Biolife® commercialisés par la société Total Energies.
[0088] Parmi les surfactants non ioniques on citera les alcools éthoxylés, les huiles éthoxylés, les alkylpolyglucosides, les ammonium éthoxylées, les surfactants non ioniques peu moussants, les polyalkylène glycols, les blocks-copolymères.
[0089] Parmi les surfactants anioniques on citera les éthersulfates d’alcool gras, les sulfates d’alcool gras, les sulfonates d’alkyl benzène linéaire.
[0090] Parmi les polymères hydrosolubles on citera les agents dispersants, les épaississants.
[0091] Parmi les agents chélatants, on citera l’acide éthylène diamine tétraacétique (EDTA), le sel tétrasodique de l’acide N,N-dicarboxyméthyl glutamique (GLDA), l’acide diéthylène triamine penta acétique (DTPA), l’acide (2-hydroxyéthyl) éthylène diamine triacétique
(HEDTA), l’acide nitrilotriacétique (NTA), l’acide propylène diamine tétra acétique (PDTA), l’éthanol glycine (EDG), le glucoheptonate, le gluconate de sodium, et l’acide gluconique,...
[0092] Parmi les conservateurs, on citera le Bronopol, l’acide formique, le glutaraldéhyde, le glyoxal, le n-propanol, le phénoxyéthanol, le Dichlorohydroxydiphenylether (DCPP).
[0093] Parmi les insecticides, on peut citer la thiaclopride, la cyperméthrine, la perméthrine, le diflubenzuron, la bifenthrine, la deltaméthrine, l’imiprothrine, la D-alléthrine, le Piperonyl Butoxide, le Geraniol, la d-tetramethine, un extrait de poivre, l’esbiothrine, la pralléthri ne, le chlorfénapyr, la cyanamide, le chrysantheum et leur mélange, les microorganismes.
[0094] Parmi les fongicides, on peut citer la famille des triazoles tels que le propiconazole, le tébuconazole, le cyproconazole, le 3-iodo-2-propynylbutylcarbamate (IPBC), le penfluflen, le fenpropimorphe, les ammoniums quaternaires et les sels d’ammonium quaternaires tels que le chlorure d’alkyldiméthylbenzylammonium (ADBAC, BKC), le cation tétraméthylammonium (TMAC), le N-(3-aminopropyl)-N-dodecylpropane-1 ,3-diamine (diamine), le propionate de N,N-Didecyl-N-methyl-poly(oxyethyl) ammonium (Bardap26), le chlorure de didécyldiméthylammonium (DDAC) et les microorganismes.
[0095] Parmi les extraits végétaux on peut citer l’extrait de pépins de raisin (Vitis vinifera L), l’extrait d’écorce de pin (Pinus pinaster), l’extrait de cacahuète (Arachis hypogaea).
[0096] Parmi les éthers de cellulose, on citera la méthylcellulose, l’éthylcellulose, l’hydroxyéthylcellulose, l’hydroxyéthylcellulose modifiée, l’hydroxypropyl cellulose, l’hydroxyéthyl méthyl cellulose, l’hydroxypropyl méthyl cellulose et la carboxyméthyl cellulose.
[0097] Parmi les iso-alcanes, on citera les iso-alcanes en 08-018 (appelées aussi isoparaffines) comme l’isoalcane en C11-C12, l’isoalcane en C11-C13, l’isoalcane en C15- 018, l’isoalcane en 015-016, l’isoalcane en 017-018, l’isoalcane en 017-018 ou leur mélange. Typiquement, les iso-alcanes renouvelables de la gamme Biolife de la société Total Energies pourront être utilisés.
[0098] Ces ingrédients sont préférentiellement biosourcés.
[0099] Selon un mode de réalisation, les produits de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois se présentent sous forme de gel.
[0100] On entend par « gel » au sens de la présente demande, une composition dont la viscosité est comprise entre 50 0000 cP et 2 400 000 cP, préférentiellement entre700 0000 cPet2 400 000 cP à température ambiante.
[0101] La viscosité peut être mesurée par tout viscosimètre et par toute méthode connue de l’homme du métier.
[0102] Typiquement, la viscosité de la composition pourra être mesurée par tout viscosimètre Brookfield analogique. A titre illustratif, la viscosité a été mesurée à température ambiante, avec un viscosimètre Brookfield analogique, avec un rotor 6, à la vitesse 0.3 rpm.
[0103] La mesure de la viscosité est réalisée sur l’échantillon resté à température ambiante.
[0104] Selon un mode de réalisation préféré, la composition biocide selon l’invention est sous forme de gel aqueux.
[0105] Selon un mode de réalisation, les produits de protection du bois ou de lutte antinuisibles du bois seront sous forme de gel aqueux et comprennent au moins un isoalcane, au moins un ester de cellulose, au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, au moins un mélange d’alkoxysilane et de disiloxane et de l’eau.
[0106] Procédé de traitement curatif et/ou préventif du bois
[0107] Selon un autre aspect, la présente invention concerne un procédé de traitement curatif et/ou préventif de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois au moyen d’un produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter et/ou sur une surface.
[0108] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement curatif et/ou préventif de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois au moyen d’un produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter et/ou sur une surface. Le produit peut comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0109] Selon un mode de réalisation, le procédé de traitement curatif et/ou préventif est un traitement curatif et/ou préventif de protection du bois au moyen d’un produit de protection du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter.
[0110] Selon un mode de réalisation, le procédé de traitement curatif et/ou préventif est un traitement curatif et/ou préventif de protection du bois au moyen d’un produit de protection du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae,
ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur le bois à traiter. Le produit peut comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0111] Selon un mode de réalisation, le procédé de traitement curatif et/ou préventif est un traitement curatif et/ou préventif de lutte anti-nuisibles du bois au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur une surface.
[0112] Selon un mode de réalisation, le procédé de traitement curatif et/ou préventif est un traitement curatif et/ou préventif de lutte anti-nuisibles du bois au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur une surface. Le produit peut comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0113] Typiquement, l’extrait sera choisi parmi les espèces Corylus avellanna ou Arnica montana ou Origanum vulgare.
[0114] On entend par traitement préventif, tout traitement permettant d’empêcher le bois sain d’être infecté par les agents de dégradation du bois tels les organismes nuisibles du bois (insectes xylophages et champignons xylophages). Le traitement préventif comprend le traitement temporaire des grumes, le traitement des sciages frais, le traitement antibleuissement en service, le traitement selon les classes d’emplois du bois en Europe et selon les classes de danger dans les autres zones du Monde (USA, Australie, etc), le traitement des panneaux de structure. Dans les classes d’emploi, on différencie les usages du bois en intérieur, en extérieur (hors sol, dans le sol).
[0115] En plus du traitement préventif du bois par application du produit sur le bois, une barrière insecticide ou fongicide peut être utilisée pour isoler les organismes nuisibles du bois d’accéder au bâtiment contenant du bois. On parle alors de lutte anti-nuisibles du bois. Ce système est généralement installé entre le sol et la construction pour garder les organismes nuisibles du bois à l'extérieur et éliminer ceux qui entrent en contact avec l’insecticide ou le fongicide. Ce traitement préventif concerne les constructions neuves et existantes (résidentielles, industrielles ou agricoles).
[0116] On entend par traitement curatif, tout traitement visant à détruire ou rendre inoffensifs les insectes nuisibles du bois, ou au moins à améliorer la condition. Le traitement curatif s’entend par exemple du traitement d’une infestation d’organismes nuisibles du bois tels que des termites et comprend la destruction de ces nuisibles ou a minima l’arrêt du
développement ou la régression de l’infestation. Ce traitement curatif concerne les bois mis en oeuvre mais également les constructions existantes.
[0117] Selon un mode de réalisation, l’application sera réalisée par aspersion, « flow- coating », trempage, badigeonnage, injection, injection manuelle, aérosol, pulvérisation, vaporisation, imprégnation, imprégnation profonde par autoclave double-vide ou vide et pression.
[0118] Selon un mode de réalisation, dans le cadre d’un traitement curatif, l’application sera préférentiellement réalisée par injection, pulvérisation, vaporisation ou badigeonnage
[0119] Selon un mode de réalisation, dans le cadre d’un traitement préventif, l’application sera préférentiellement réalisée par aspersion, « flow-coating », trempage badigeonnage, imprégnation, ou imprégnation profonde par autoclave double-vide ou vide et pression.
[0120] Selon un mode de réalisation, dans le cadre d’un traitement préventif ou curatif de meubles, l’application sera réalisée préférentiellement par badigeonnage, injection manuelle, aérosol ou pulvérisation.
[0121] Dans le cas d’une application, dans le sol, trois méthodes courantes d'application de produits de protection du bois ou de lutte anti-nuisibles du bois aux sols sont la pulvérisation à la volée, l'injection sous-dalle et le creusement de tranchées/tiges. Un pulvérisateur généralisé à basse pression peut être utilisé pour appliquer le produit de protection du bois ou de lutte anti-nuisible comme traitement de préconstruction avant le coulage des dalles ou comme traitement de préconstruction des vides sanitaires inaccessibles ou comme traitement de postconstruction couplé à une injection dans les murs.
[0122] Ainsi, et selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement préventif des constructions au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit par pulvérisation à la volée, injection sous-dalle ou par le creusement de tranchées/tiges.
[0123] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement préventif des constructions au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit par pulvérisation à la volée, injection sous-dalle ou par le creusement de tranchées/tiges. Le produit peut comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0124] Selon un autre mode de réalisation, un film peut être imprégné d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois.
[0125] Ainsi, selon un autre mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement préventif des constructions au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur film et à déposer ledit film sur une surface.
[0126] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de traitement préventif des constructions au moyen d’un produit de lutte anti-nuisibles du bois, ledit produit comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ledit produit sur film et à déposer ledit film sur une surface. Le produit peut comprendre en outre un extrait de la famille des Asteraceae et/ou un extrait de plante de la famille des Lamiaceae.
[0127] Typiquement, le film pourra être un film en matériau polymère.
[0128] Typiquement, le film sera imprégné d’un ou des extraits selon l’invention et sera appliqué, par exemple, sur le pourtour et le fond des excavations, ou sur le pourtour ou sur les fondations d’une maison, de manière à agir comme une barrière physico-chimique contre les termites.
[0129] Selon un autre mode de réalisation, le produit de luttes anti-nuisibles du bois pourra être intégré dans un piège anti-nuisibles du bois ou un objet connecté.
[0130] L’ homme du métier connaît ces traitements et saura comment les appliquer en fonction de l’application souhaitée.
[0131] Les produits de protection ou protection du bois et de lutte anti-nuisibles du bois sont tels que ci-avant décrits.
[0132] Produits de lutte contre les nuisibles tels que les insecticides et répulsifs
[0133] Selon un aspect, la présente invention concerne également des produits de lutte contre les nuisibles tels que les insecticides et répulsifs.
[0134] Selon le règlement européen (UE) n°528/2012, les compositions insecticides sont utilisées pour lutter contre arthropodes tels que les insectes, par d’autres moyens qu’en les repoussant ou en les attirant.
[0135] Selon le règlement européen (UE) n°528/2012, les répulsifs et appâts s’entendent des produits utilisés pour lutter contre les organismes nuisibles en les repoussant ou en les
attirant, y compris les produits utilisés, pour l’hygiène humaine ou vétérinaire, directement sur la peau ou indirectement dans l’environnement de l’homme ou des animaux.
[0136] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne une composition insecticide comprenant un extrait d’arnica ou un extrait de noisetier ou leur mélange, ledit extrait d’arnica ou extrait de noisetier ou leur mélange, étant présent dans la composition en une teneur comprise entre 0.1 et 5% en poids, par rapport au poids total de la composition, préférentiellement entre 0.1 et 3% en poids, par rapport au poids total de la composition et de manière préférée, à environ 2% en poids, par rapport au poids total de la composition.
[0137] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne une composition répulsive comprenant un extrait d’arnica ou un extrait de noisetier ou leur mélange, ledit extrait d’arnica ou extrait de noisetier ou leur mélange, étant présent dans la composition en une teneur comprise entre 0.1 et 5% en poids, par rapport au poids total de la composition, préférentiellement entre 0.1 et 3% en poids, par rapport au poids total de la composition et de manière préférée, à environ 2% en poids, par rapport au poids total de la composition.
[0138] Selon un mode de réalisation, la composition insecticide ou répulsive comprend en outre un extrait d’origan, ledit extrait d’origan étant présent dans la composition en une teneur comprise entre 0.1 et 10% en poids, par rapport au poids total de la composition, préférentiellement entre 1 et 5% en poids, par rapport au poids total de la composition et de manière préférée, à environ 3.5% en poids, par rapport au poids total de la composition.
[0139] Selon un mode de réalisation, les compositions insecticides ou répulsives ci-avant décrites pourront comprendre en outre au moins un agent supplémentaire choisi parmi les surfactants non-ioniques, les anti-mousses, les surfactants anioniques, les polymères hydrosolubles, les agents chélatants, les acides, les conservateurs, les cires, les émulsions cireuses, les tensioactifs cationiques, les insecticides, les extraits végétaux, les antioxydants, les fongicides, les éthers de cellulose, les iso-alcanes, un mélange d’alkoxysilane et de disiloxane, les agents luminescents, les additifs anti-UV, les agents taguants, des co-solvants biosourcés tels que ceux de la gamme Augeo® commercialisés par la société Solvay et ceux de la gamme Isane Biolife® commercialisés par la société Total Energies.
[0140] Parmi les surfactants non ioniques on citera les alcools éthoxylés, les huiles éthoxylées, les alkylpolyglucosides, les ammonium éthoxylées, les surfactants non ioniques peu moussants, les polyalkylène glycols, les blocks co-polymères.
[0141] Parmi les surfactants anioniques on citera les éthersulfates d’alcool gras, les sulfates d’alcool gras, les sulfonates d’alkyl benzène linéaire.
[0142] Parmi les polymères hydrosolubles on citera les agents dispersants, les épaississants.
[0143] Parmi les agents chélatants, on citera l’acide éthylène diamine tétraacétique (EDTA), le sel tétrasodique de l’acide N,N-dicarboxyméthyl glutamique (GLDA), l’acide diéthylène triamine penta acétique (DTPA), l’acide (2-hydroxyéthyl) éthylène diamine triacétique (HEDTA), l’acide nitrilotriacétique (NTA), l’acide propylène diamine tétra acétique (PDTA), l’éthanol glycine (EDG), le glucoheptonate, le gluconate de sodium, et l’acide gluconique,...
[0144] Parmi les conservateurs, on citera le Bronopol, l’acide formique, le glutaraldéhyde, le glyoxal, le n-propanol, le phénoxyéthanol, le Dichlorohydroxydiphenylether (DCPP).
[0145] Parmi les insecticides, on peut citer la thiaclopride, la cyperméthrine, la perméthrine, le diflubenzuron, la bifenthrine, la deltaméthrine, l’imiprothrine, la D-alléthrine, le Piperonyl Butoxide, le Geraniol, la d-tetramethine, un extrait de poivre, l’esbiothrine, la pralléthri ne, le chlorfénapyr, le cyanamide, le chrysantheum et leur mélange, les microorganismes.
[0146] Parmi les fongicides, on peut citer la famille des triazoles tels que le propiconazole, le tébuconazole, le cyproconazole, le 3-iodo-2-propynylbutylcarbamate (IPBC), le penfluflen, le fenpropimorphe, les ammoniums quaternaires et les sels d’ammonium quaternaires tels que le chlorure d’alkyldiméthylbenzylammonium (ADBAC, BKC), le cation tétraméthylammonium (TMAC), le N-(3-aminopropyl)-N-dodecylpropane-1 ,3-diamine (diamine), le propionate de N,N-Didecyl-N-methyl-poly(oxyethyl) ammonium (Bardap26), le chlorure de didécyldiméthylammonium (DDAC) et les microorganismes.
[0147] Parmi les extraits végétaux on peut citer l’extrait de pépins de raisin (Vitis vinifera L), l’extrait d’écorce de pin (Pinus pinaster), l’extrait de cacahuète (Arachis hypogaea).
[0148] Parmi les extraits végétaux on peut citer l’extrait de pépins de raisin (Vitis vinifera L), l’extrait d’écorce de pin (Pinus pinaster), l’extrait de cacahuète (Arachis hypogaea).
[0149] Parmi les éthers de cellulose, on citera la méthylcellulose, l’éthylcellulose, l’hydroxyéthylcellulose, l’hydroxyéthylcellulose modifiée, l’hydroxypropyl cellulose, l’hydroxyéthyl méthyl cellulose, l’hydroxypropyl méthyl cellulose et la carboxyméthyl cellulose.
[0150] Parmi les iso-alcanes, on citera les iso-alcanes en 08-018 (appelées aussi isoparaffines) comme l’isoalcane en C11-C12, l’isoalcane en C11-C13, l’isoalcane en 015- 018, l’isoalcane en 015-016, l’isoalcane en 017-018, l’isoalcane en 017-018 ou leur
mélange. Typiquement, les iso-alcanes renouvelables de la gamme Biolife de la société Total Energies pourront être utilisés.
[0151] Ces ingrédients sont préférentiellement biosourcés.
[0152] Les produits de lutte contre les nuisibles pourront se présenter sous toute forme communément utilisée dans ce domaine tel que des gels, des aérosols, des solutions aqueuses, hydroalcooliques ou huileuses, des compositions anhydres, des émulsions huile-dans-eau ou eau-dans huile.
[0153] Selon un mode de réalisation, les produits de lutte contre les nuisibles se présentent sous forme d’aérosol ou sous forme de gel.
[0154] On entend par « gel » au sens de la présente demande, une composition dont la viscosité est comprise entre 50 0000 cP et 2 400 000 cP, préférentiellement entre700 0000 cPet2 400 000 cP à température ambiante.
[0155] La viscosité peut être mesurée par tout viscosimètre et par toute méthode connue de l’homme du métier.
[0156] Typiquement, la viscosité de la composition pourra être mesurée par tout viscosimètre Brookfield analogique. A titre illustratif, la viscosité a été mesurée à température ambiante, avec un viscosimètre Brookfield analogique, avec un rotor 6, à la vitesse 0.3 rpm.
[0157] La mesure de la viscosité est réalisée sur l’échantillon resté à température ambiante.
[0158] Selon un mode de réalisation préféré, la composition biocide selon l’invention est sous forme de gel aqueux.
[0159] Selon un mode de réalisation, les compositions répulsives ou insecticides seront sous forme de gel aqueux et comprennent au moins un isoalcane, au moins un ester de cellulose, au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, au moins un mélange d’alkoxysilane et de disiloxane et de l’eau.
[0160] Selon un mode de réalisation, les compositions répulsives ou insecticides seront sous forme de gel aqueux et comprennent au moins un isoalcane, au moins un ester de cellulose, au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, au moins un mélange d’alkoxysilane et de disiloxane et de l’eau. Les compositions peuvent en outre comprendre un extrait de plante de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae
[0161] Procédé de lutte contre les nuisibles
[0162] Selon un aspect, la présente invention concerne un procédé de lutte contre les nuisibles au moyen d’une composition insecticide et/ou une composition répulsive, ladite ou lesdites composition(s) comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae et/ou de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ladite ou lesdites composition(s) sur la surface à traiter.
[0163] Selon un mode de réalisation, la présente invention concerne un procédé de lutte contre les nuisibles au moyen d’une composition insecticide et/ou une composition répulsive, ladite ou lesdites composition(s) comprenant au moins un extrait de plante de la famille des Betulaceae, ledit procédé comprenant l’étape consistant à appliquer ladite ou lesdites composition(s) sur la surface à traiter. Ladite ou lesdites composition(s) peut comprendre en outre un extrait de plante de plante de la famille des Asteraceae et/ou de la famille des Lamiaceae.
[0164] Typiquement, l’extrait sera choisi parmi les espèces Corylus avellanna ou Arnica montana ou Origanum vulgare.
[0165] Typiquement, l’application sera réalisée par trempage, badigeonnage, injection, pulvérisation, vaporisation, imprégnation.
[0166] La surface à traiter s’entend de manière large et s’applique, dans le cas d’une composition insecticide, à toute surface comprenant au moins un insecte nuisible. A titre illustratif, on peut citer la surface d’un sol, la surface d’un mobilier, la surface d’un matériau, la surface d’un plan de travail, l’encadrement d’une fenêtre mais également la surface de la peau d’un être humain ou d’un animal, la surface d’un textile, la surface du linge de maison, ...
[0167] Préférentiellement, l’application sera réalisée par pulvérisation ou vaporisation des compositions décrites, sous forme d’aérosol.
[0168] L’ homme du métier connaît ces traitements et saura comment les appliquer en fonction de l’application souhaitée.
[0169] A titre illustratif, les compositions insecticides pourront être appliquées grâce à un aérosol, durant environ 2 secondes, à une distance de 60 centimètres des insectes.
[0170] Dans le cadre d’une composition répulsive, la surface s’entend également de manière large et s’applique à toute surface sur laquelle des insectes nuisibles sont susceptibles d’être présents. A titre illustratif, on citera la surface d’un sol, la surface d’un mobilier, d’un matériau, d’un plan de travail, un encadrement de fenêtre, mais également la
surface de la peau d’un être humain ou d’un animal, la surface d’un textile, la surface du linge de maison, ...
[0171] Le procédé de lutte contre les nuisibles s’entend d’un usage agricole (traitement des cultures, des denrées alimentaires (stockage, transport), des récoltes et non agricole
[0172] Ainsi, les surfaces peuvent également être des cultures, des récoltes, des denrées alimentaires, des jardins, ...
Exemples
[0173] Exemple 1 : Détermination de l’action curative contre les larves ’ Hylotrupes bajulus (Linnaeus) des extraits selon l’invention - Protection du bois
[0174] Dans cet exemple, l’action curative des extraits selon l’invention a été étudiée selon les critères de la norme NF EN 1390/2006. Cette norme décrit une méthode d’essai de laboratoire qui fournit une base d’appréciation curative des produits de protection du bois à action rapide ou lente et des produits de protection du bois à action différée vis-à-vis d’Hylotrupes bajulus (Linnaeus). Elle permet de déterminer l’effet létal d’un produit de protection, déposé par une application en surface sur une population de larves déjà installées dans les éprouvettes d’essai.
[0175] Matériels et Méthodes selon la norme NF EN 1390/2006-09
[0176] Principe
[0177] Les larves d'Hylotrupes bajulus sont introduites dans les éprouvettes d'essai. Après une période destinée à permettre l'installation des larves dans les éprouvettes d'essai, ces éprouvettes d'essai sont traitées par badigeonnage ou par application à la pipette du produit de protection à l'essai. Après le délai défini en fonction de la vitesse d'action du produit de protection du bois, la mortalité des larves est estimée en comparaison avec celle des larves des éprouvettes-témoins non traitées.
[0178] Larves d'Hylotrupes bajulus (Linnaeus)
[0179] Les larves sont obtenues selon la méthode d’élevage d'Hylotrupes bajulus (Linnaeus) décrite à l’Annexe B de la norme NF EN 1390/2006.
[0180] Essence de bois
[0181] L'essence de référence est le pin sylvestre (Pinus sylvestris Linnaeus).
[0182] Les larves, produits et réactifs, appareillage, éprouvettes d’essai, mode opératoire, durée d’essai sont ceux décrits dans la norme N F EN 1390/2006.
[0183] Les résultats sont exprimés en pourcentage moyen de mortalité dans les éprouvettes d'essai traitées et dans les éprouvettes témoins non traitées.
[0184] Extrait d’arnica
[0185] Une formulation à libération prolongée a été utilisée dans cet exemple. La formulation est une composition aqueuse comprenant un iso-alcane, un éther de cellulose et l’extrait de noisetier ou d’arnica. La formulation comprend 2%, par rapport au poids total de la composition, d’extrait de noisetier ou d’arnica, entre 10 à 40%, par rapport au poids total de la composition d’un iso-alcane et entre 0.5 et 2%, par rapport au poids total de la composition d’un éther de cellulose.
[0186] Résultats
[0187] Extrait d’arnica
Mode de traitement : application au pinceau
Quantité moyenne de l’extrait d’arnica appliquée sur chaque éprouvette d’essai : environ 300 ml/m2)
[0188] [Tableau 1]
Détermination de l’efficacité de l’extrait d’arnica à l’encontre des larves d'Hylotrupes bajulus
[0189] Selon les critères de la norme NF EN 1390/2006, l’extrait d’arnica selon l’invention permet d’éradiquer les larves d'Hylotrupes bajulus, et ce, comparativement au contrôle. Le taux de moralité est de 98.3%.
[0190] Extrait de noisetier
Mode de traitement : application au pinceau
Quantité moyenne de l’extrait de noisetier appliquée sur chaque éprouvette d’essai : environ 300 ml/m2
[0191] [Tableau 2]
Détermination de l’efficacité de l’extrait de noisetier à l’encontre des larves d'Hylotrupes bajulus
[0192] Selon les critères de la norme NF EN 1390/2006, l’extrait de noisetier selon l’invention permet d’éradiquer les larves d'Hylotrupes bajulus, et ce, comparativement au contrôle. Le taux de mortalité est de 100%.
[0193] L’ action curative des extraits d’arnica et noisetier contre les larves d’Hylotrupes bajulus est conforme aux exigences de la norme N F EN 1390/2006.
[0194] Exemple 2 : Appât comprenant des extraits de noisetier, d’arnica et d’origan selon l’invention - Détermination de l’action de protection du bois des extraits selon l’invention contre Coptotermes acinaciformis
[0195] L’objet du présent exemple est d’évaluer l’appétence et l’effet sur une population de termites d’un appât et ainsi déterminer si les extraits selon l’invention ont une action de protection du bois à l’encontre Coptotermes acinaciformis. Plusieurs séries d'éprouvettes d'essai de bois d'une espèce sensible ont été imprégnées avec une série de solutions. Ces éprouvettes d’essai sont ensuite exposées à des colonies déterminées de termites et l’attaque subie par ces éprouvettes d’essai de bois a été déterminée. Les résultats obtenus sont comparés avec des éprouvettes témoins.
[0196] Les trois extraits sont en solution dans du propylène glycol dans des proportions 1/3, 1/3, 1/3.
[0197] Matériels et Méthodes
[0198] L’ évaluation a eu lieu dans une forêt sclérophylle sèche d'eucalyptus indigènes. La forêt contient de nombreux monticules de Coptotermes acinaciformis, un termite souterrain.
[0199] « Lunch box » technique
[0200] La « lunch box » technique est reconnue comme le standard en matière de tests sur les termites dans les protocoles en Asie-Pacifique d’évaluation des produits de protection du bois.
[0201] La « lunch box » est composée d’une boite, percée aux deux extrémités afin de recevoir un tuyau, ladite boite comprenant deux morceaux de bois placés de chaque côté du tuyau et du carton ondulé dans la partie inférieure de la boite. L’une des extrémités dudit tuyau est ouverte et destinée à être insérée dans la termitière, l’autre extrémité du tuyau est borgne. Le tuyau, de 20mm diamètre est percé de nombreux trous de 5 mm de diamètre afin de permettre aux termites d’accéder de la termitière à l’intérieur de la boite. Du sable est ajouté dans la boite afin d’attirer les termites et le sable est recouvert d’une feuille de carton ondulé (couche supérieure). Le bois est imprégné du mélange des extraits de noisetier, d’arnica et d’origan.
[0202] 12 « lunch box » ont été testées. 6 ont été traitées, 6 sont des « lunch box » témoins. 6 « lunch box », dont 3 « lunch box » traitées et 3 non traitées sont placées sur une termitière. Les 6 autres sont placées sur une autre termitière. Les témoins sont imprégnés d’eau.
[0203] Inspection
[0204] Après 5 semaines, les « lunch box » sont inspectées. Il est possible de voir que certaines boites contiennent une boue foncée qui correspond à l’exploration par les termites de l’éprouvette d’essai de bois. Les termites en effet apportent leur terre/boue pour remplir l’espace. Cette exploration par les termites permet de confirmer que chaque « lunch box » était accessible par les termites.
[0205] Les « lunch box » ont été ouvertes et le bois inspecté, tel que répertorié dans le tableau ci-après :
[0206] [Tableau 3]
* les termites se sont arrêtés juste après la couche supérieure de carton ondulé.
[0207] L’ essai permet de démontrer que le mélange d’un extrait de noisetier, d’arnica et d’origan permet de préserver le bois des attaques de termites. Ainsi, un bois traité par imprégnation avec un mélange d’un extrait de noisetier, d’arnica et d’origan est résistant aux termites.
[0208] Exemple 3 : Détermination du seuil d’efficacité contre Reticulitermes santonensis De Fevtaud selon la norme NF EN 117 (2012) - Protection du bois
[0209] Au cours de sa durée de vie, un bois traité par un produit de protection peut être exposé à des conditions pouvant provoquer l’évaporation et l’élimination du produit de protection du bois, réduisant ainsi son efficacité. La norme NF EN 73 (2014) fournit une méthode de vieillissement en laboratoire d’éprouvettes, qui sont soumises à des tests biologiques.
[0210] Matériels et Méthodes selon la norme NF EN 73 (2014)
[0211] Certaines des éprouvettes utilisées dans l’exemple ci-après selon la norme NF EN 117, ont subi préalablement à ce test un vieillissement accéléré selon la norme NF EN 73 (2014). Selon cette norme, les éprouvettes sont préparées en vue des essais biologiques à l'égard des insectes, en utilisant des méthodes normalisées appropriées. Les éprouvettes sont exposées, pendant une durée spécifiée, dans un courant d'air exempt de poussières de vitesse et de température définies.
[0212] Par la suite, l’exemple a été mené selon la méthode d’essai de laboratoire de la norme NF EN 117 (2012) qui fournit une base d'appréciation de l'efficacité d'un produit de protection du bois contre les espèces de termites européens du genre Reticulitermes. Elle permet de déterminer la concentration à partir de laquelle le produit empêche toute attaque par cet insecte d'un bois d'espèce sensible imprégné.
[0213] Matériels et Méthodes de la norme NF EN 117 (2012)
[0214] Principe
[0215] Imprégnation de plusieurs séries d'éprouvettes d'essai de bois d'une espèce sensible avec une série de solutions dont les concentrations en produit de protection s'échelonnent selon une progression définie.
[0216] Exposition de ces éprouvettes d'essai à des colonies déterminées de Reticulitermes et évaluation de l'attaque subie après exposition dans des conditions définies et après une durée déterminée.
[0217] Comparaison de ces résultats à ceux obtenus avec des éprouvettes non traitées et des éprouvettes témoins traitées avec le solvant ou le diluant. Déduction du seuil d’efficacité du produit soumis à l'essai.
[0218] Le test a été réalisé dans les conditions et selon le matériel et méthodes de la norme NF EN 117 (2012).
[0219] Extraits
[0220] Les extraits utilisés sont des extraits de noisetier (5%) ou d’arnica (5%) en solution dans du propylène glycol (95%).
[0221] Essence de bois
[0222] L'essence de référence est le pin sylvestre (Pinus sylvestris Linnaeus).
[0223] Termites
[0224] Les termites sont des Reticulitermes santonensis De Feytaud. 250 ouvriers, 3 soldats et 5 nymphes.
[0225] Dilutions
[0226] Les extraits de noisetier ont été dilués dans de l’éthanol à 99,0%. Plusieurs concentrations de l’extrait de noisetier ont été testées.
[0227] Les extraits d’arnica ont été dilués dans de l’éthanol à 99,0%. Plusieurs concentrations de l’extrait de d’arnica ont été testées.
[0228] Nombre d’éprouvettes et répartition a) éprouvettes d'essai traitées : ce sont les éprouvettes imprégnées et soumises à l'attaque de Reticulitermes ; 5 éprouvettes traitées pour chaque concentration du produit ; b) éprouvettes-témoins non traitées pour contrôler la virulence des termites prélevés pour l'essai : ces éprouvettes non imprégnées sont soumises à l'attaque de Reticulitermes ; elles sont au nombre de 3 ; c) éprouvettes-témoins traitées avec le solvant ou le diluant soumises à l'attaque de Reticulitermes ; elles sont au nombre de 3.
[0229] Durée de l’essai : 8 semaines
[0230] Expression des résultats
[0231] Noter le résultat de l'examen visuel.
[0232] Noter également le taux de survie des ouvriers et, le cas échéant, la présence de soldats et/ou de nymphes vivants à la fin de l'essai.
[0233] Le seuil d'efficacité d'un produit de protection est compris entre les 2 valeurs limites correspondant :
- à la concentration la moins élevée protégeant le bois, c'est-à-dire la concentration pour laquelle aucune des 5 éprouvettes d'essai ne présente d'attaque supérieure au niveau 2, avec seulement une éprouvette d'essai montrant une attaque de niveau 2.
- à la concentration immédiatement inférieure dans la série pour laquelle le bois n'est plus suffisamment protégé, c'est-à-dire la concentration pour laquelle au moins deux éprouvettes d'essai présentent une attaque de niveau 2 ou plus.
[0234] Exprimer le seuil d’efficacité par ces valeurs limites en kilogrammes de produit par mètre cube de bois ; indiquer également les concentrations correspondantes du produit de protection dans le solvant ou le diluant.
[0235] Critères d’évaluation
[0236] Les critères d’évaluation visuelle selon la norme EN :117 (2013) sont les suivants : 0 : pas d’attaque
1 : tentative d’attaque
2 : attaque légère
3 : attaque moyenne
4 attaque sévère.
[0237] Résultats
[0238] Extrait de noisetier - Vieillissement préalable des éprouvettes d’essai selon la norme NF EN 73 (2014)
[0239] Les résultats concernant l’extrait de noisetier sont présentés dans le tableau 4 ci- après reproduit. Les éprouvettes ont subi préalablement un vieillissement accéléré.
[Tableau 4]
[0240] ** mue développée dans l’éprouvette d’essai.
[0241] Extrait de noisetier - Sans vieillissement préalable des éprouvettes d’essai
[0242] Les résultats concernant l’extrait de noisetier sont présentés dans le tableau 5 ci- après reproduit. Les éprouvettes n’ont pas subi de vieillissement accéléré.
[Tableau 5]
[0243] ** mue développée dans l’éprouvette d’essai.
[0244] L’ extrait de noisetier selon l’invention protège efficacement les extraits de bois contre les attaques de Reticulitermes que ces derniers aient subis un vieillissement prématuré ou non.
[0245] Extrait d’arnica - Vieillissement préalable des éprouvettes d’essai selon la norme NF EN 73 (2014)
[0246] Les résultats concernant l’extrait d’arnica sont présentés dans le tableau 6 ci-après reproduit. Les éprouvettes ont subi préalablement un vieillissement accéléré.
[Tableau 6]
[0247] ** mue développée dans l’éprouvette d’essai.
[0248] Extrait d’arnica - sans vieillissement préalable [0249] Les résultats concernant l’extrait d’arnica sont présentés dans le tableau 7 ci-après reproduit. Les éprouvettes ont subi préalablement un vieillissement accéléré.
[Tableau 7]
[0250] ** mue développée dans l’éprouvette d’essai.
[0251] L’ extrait d’arnica selon l’invention protège efficacement les extraits de bois contre les attaques de Reticulitermes que ces derniers aient subis un vieillissement prématuré ou non.
[0252] Exemple 4 : Détermination du seuil d’efficacité contre les larves d’Hylotrupes bajulus (Linnaeus) selon la norme NF EN 47 (2005) - protection du bois
[0253] Matériels et Méthodes de la norme NF EN 47 (2005) [0254] Principe
[0255] La norme NF EN 47 décrit une méthode d’essai de laboratoire qui fournit une base d’appréciation générale de l’efficacité d’un produit de protection du bois contre Hylotrupes
bajulus par détermination et comparaison, en utilisant différentes catégories de larves, des concentrations auxquelles le produit empêche leur survie dans un bois d’essence sensible totalement imprégné.
[0256] Plusieurs séries d’éprouvettes d’essai de bois sensible sont imprégnées avec une gamme de concentrations du produit de protection.
[0257] Les larves d’ Hylotrupes bajulus d’une catégorie donnée sont introduites dans ces éprouvettes d’essai et leur taux de survie est déterminé à des intervalles de temps fixés.
[0258] Les résultats sont comparés avec ceux obtenus avec des éprouvettes témoins non traitées et des éprouvettes témoins de solvant ou de diluant. Le seuil d’efficacité du produit soumis à l’essai pour la catégorie de larves considérée est alors déduit.
[0259] Le test a été réalisé dans les conditions et selon le matériel et méthodes décrits dans la norme NF EN 47 (2005).
[0260] Larves
[0261] Larves d’ Hylotrupes bajulus (Linnaeus).
[0262] Extraits
[0263] Les extraits utilisés sont des extraits de noisetier (5%) ou d’arnica (5%) en solution dans du propylène glycol (95%).
[0264] Essence de bois
[0265] L'essence de référence est le pin sylvestre (Pinus sylvestris Linnaeus).
[0266] Dilutions
[0267] Les extraits de noisetier ont été dilués dans de l’éthanol à 99,0%.
Plusieurs concentrations ont été testées.
[0268] Les extraits d’arnica ont été dilués dans de l’éthanol à 99,0%. Plusieurs concentrations ont été testées.
[0269] Durée de l’essai :
12 semaines, pour le test avec vieillissement accéléré des éprouvettes d’essai ;
24 semaines, pour le test sans vieillissement accéléré des éprouvettes d’essai.
[0270] Examen
[0271] Après 4 semaines, découper les éprouvettes d’essai correspondant à la concentration la plus élevée. Si toutes les larves sont mortes, découper la série d’éprouvette à la concentration immédiatement inférieure, et ainsi de suite jusqu’à trouver une concentration pour laquelle une première larve vivante est retrouvée dans une
éprouvette d’essai. Garder les éprouvettes restantes traitées à cette concentration ainsi que les éprouvettes traitées aux concentrations inférieures pour 8 semaines supplémentaires.
[0272] Puis reprendre la découpe des éprouvettes d’essai traitées. Pour les éprouvettes d’essai contenant des larves, si une larve vivante est découverte, interrompre cette deuxième découpe et garder les éprouvettes traitées restantes pendant 12 semaines supplémentaires, à l’issue desquelles toutes les éprouvettes restantes sont découpées.
[0273] A la fin de la période d’essai, découper toutes les éprouvettes témoins.
[0274] Expression des résultats
[0275] Noter pour chaque période d’exposition, le nombre de larves ayant foré dans les éprouvettes traitées et les éprouvettes témoins ainsi que le nombre de larves survivantes.
[0276] Le seuil d’efficacité d’un produit de protection est désigné par les deux concentrations suivantes :
- la concentration la moins élevée à laquelle il n’y a pas de sortie d’adultes et à laquelle toutes les larves sont mortes à la fin de l’essai :
- la concentration immédiatement inférieure dans la série employée pour laquelle quelques sorties d’adultes sont observées ou bien des larves sont vivantes à la fin de l’essai.
Exprimer ces valeurs en kilogrammes de produit de protection par mètre cube de bois traité, et indiquer également les concentrations correspondantes de produit dans le solvant ou le diluant.
[0277] Résultats
[0278] Extrait de noisetier - Vieillissement préalable des éprouvettes d’essai selon la norme NF EN 73 (2014)
[0279] Les résultats concernant l’extrait de noisetier sont présentés dans le tableau 8 ci- après reproduit. Les éprouvettes ont subi un vieillissement accéléré selon les critères de la norme EN 73 (2014) tels que ci-avant décrits.
[Tableau 8]
[0280] a) pas de nouvelle séparation b) en se référant aux éprouvettes d’essai restantes [0281] Extrait de noisetier - Sans vieillissement préalable
[0282] Les résultats concernant l’extrait de noisetier sont présentés dans le tableau 9 ci- après reproduit. Les éprouvettes n’ont pas subi de vieillissement accéléré.
[Tableau 9]
[0283] a) pas de nouvelle séparation b) en se référant aux éprouvettes d’essai restantes
[0284] L’ extrait de noisetier selon l’invention protège efficacement les extraits de bois contre les attaques de Hylotrupes bajulus que ces derniers aient subis un vieillissement prématuré ou non.
[0285] Extrait d’arnica - Vieillissement préalable des éprouvettes d’essai selon la norme NF EN 73 (2014)
[0286] Les résultats concernant l’extrait d’arnica sont présentés dans le tableau 10 ci-après reproduit. Les éprouvettes ont subi un vieillissement accéléré selon les critères de la norme EN 73 (2014) tels que ci-avant décrits.
[Tableau 10]
[0287] a) pas de nouvelle séparation b) en se référant aux éprouvettes d’essai restantes [0288] Extrait d’arnica - Sans vieillissement préalable
[0289] Les résultats concernant l’extrait de noisetier sont présentés dans le tableau 11 ci- après reproduit. Les éprouvettes n’ont pas de vieillissement accéléré.
[Tableau 11]
[0290] a) pas de nouvelle séparation b) en se référant aux éprouvettes d’essai restantes
[0291] L’ extrait de noisetier selon l’invention protège efficacement les extraits de bois contre les attaques de Hylotrupes bajulus que ces derniers aient subis un vieillissement prématuré ou non.
[0292] Exemple 5 : Action préventive de lutte anti-nuisibles du bois des extraits selon l’invention à l’encontre des termites
[0293] Test dans des maisons résidentielles
[0294] Dans l’exemple qui suit, sont testés des appâts, prenant la forme d’une bande de bois ayant les dimensions suivantes : 5 x 2.5 x 18.5 cm. Les appâts ont été testés à l’encontre de termites souterrains asiatiques Coptotermes gestroi. L’essai comprend trois phases : la surveillance, l’empoisonnement, le contrôle.
[0295] Surveillance
[0296] Deux maisons résidentielles (Maison A et Maison B) avec une colonie active de termites souterrains (C. gestroi) ont été utilisées comme sites d'essai. Les maisons sont situées en Indonésie.
[0297] Dans un premier temps, plusieurs stations de surveillance ont été installées dans ces maisons en plaçant des papiers de soie humidifiés dans des boîtes comprenant l’appât dans les zones d'infestation active de termites (deux mois).
[0298] Les stations de surveillance ont été régulièrement inspectées pour vérifier l'activité des colonies de termites et l'infestation des termites sur le terrain. Si une infestation active de termites est confirmée dans les stations de surveillance, le test est lancé.
[0299] Empoisonnement des appâts
[0300] Mise en place du test : chaque maison était composée de deux stations :
(a) une station d'appât, dans laquelle quatre morceaux de bois étaient placés à l'intérieur de la station de la boîte d'appât et entièrement recouverts de ruban adhésif noir. Les morceaux de bois sont imprégnés d’un mélange d’un extrait d’arnica (1/3), d’un extrait de noisetier (1/3) et d’un extrait d’origan (1/3), les extraits étant en solution dans du propylène glycol, la somme des teneurs des extraits étant égale à 5% du poids total de la composition.
(b) une station de contrôle, dans laquelle des papiers de soie humidifiés étaient placés dans les stations de la boîte en plastique et recouverts de ruban adhésif noir. La station de contrôle permet de surveiller l’activité de la colonie de termites pendant le test.
[0301] Contrôle
[0302] Les stations ont été observées une fois par semaine afin d'évaluer la présence de termites, l'attaque et la consommation de l'appât.
[0303] Les tests ont été menés pendant trois mois. [0304] Pendant la période d'essai, des observations continues ont été effectuées pour évaluer l'élimination de la colonie de termites ciblée.
[0305] A la fin de l'essai, les stations ont été minutieusement inspectées pour vérifier l'élimination des colonies de termites.
[0306] Dans le cas où la colonie est exterminée avec succès, la surveillance est poursuivie pendant trois mois supplémentaires avec au moins trois inspections pour détecter une éventuelle nouvelle ré infestation.
[0307] Résultats
[0308] Les résultats de la surveillance hebdomadaire des stations d’appâts et de contrôle dans les maisons A et B sont présentés dans le tableau 12. Les résultats sont les mêmes pour les deux maisons.
[0309] [Tableau 12]
[0310] Les appâts comprenant un extrait selon l’invention sont d’efficaces répulsifs et permettent de traiter de manière préventive le bois. Ainsi, un bois traité par imprégnation avec les extraits selon l’invention est avantageusement résistant aux termites.
[0311 ] Test dans une station de recherche forestière en Indonésie
[0312] Pour les résultats ci-après, les appâts ont été installés dans des sites d’une station de recherche forestière, en Indonésie.
[0313] Surveillance
[0314] Dans un premier temps, plusieurs stations de surveillance ont été créées à ces endroits en plaçant des piquets de bois vierges non traités fabriqués à partir de bois de caoutchouc avec une dimension de 2 x 2 x 30 cm dans le sol (environ deux mois).
[0315] Les stations de surveillance ont été régulièrement inspectées pour vérifier les activités des colonies de termites et l'infestation des termites sur les piquets de bois vierges.
[0316] Si une infestation active de termites était confirmée dans les stations de surveillance, les tests sont lancés.
[0317] Empoisonnement
[0318] Mise en place des tests : Chaque emplacement était composé de deux stations :
(a) une station d'appât, dans laquelle une pièce de bois est enfoncée dans le sol et recouverte d’un seau en plastique. La pièce de bois est imprégnée d’un mélange d’un extrait d’arnica (1/3), d’un extrait de noisetier (1/3) et d’un extrait d’origan (1/3), les extraits étant en solution dans du propylène glycol, la somme des teneurs des extraits étant égale à 5% du poids total de la composition.
(b) une station de contrôle. La station de contrôle permet de surveiller l’activité de la colonie de termites pendant le test.
[0319] Au total, quatre stations ont été installées à des emplacements différents (deux stations d’appâts et deux stations contrôle).
[0320] Contrôle
[0321] Les stations ont été observées une fois par semaine afin d'évaluer la présence de termites, l'attaque et la consommation de l'appât.
[0322] Les tests ont été menés pendant trois mois.
[0323] Pendant la période d'essai, des observations continues ont été effectuées pour évaluer l'élimination de la colonie de termites ciblée.
[0324] A la fin de l'essai, les stations ont été minutieusement inspectées pour vérifier l'élimination des colonies de termites.
[0325] Dans le cas où la colonie est exterminée avec succès, la surveillance est poursuivie pendant trois mois supplémentaires avec au moins trois inspections pour détecter une éventuelle nouvelle ré infestation.
[0326] Résultats
[0327] Les résultats de la surveillance hebdomadaire des stations d’appâts et de contrôle sont présentés dans le tableau 13.
[0328] [Tableau 13]
[0329] Les appâts imprégnés d’un extrait selon l’invention sont d’efficaces répulsifs et permettent de traiter de manière préventive le bois. Ainsi, un bois traité par imprégnation avec les extraits selon l’invention est avantageusement résistant aux termites.
[0330] Exemple 6 : Evaluation de l’efficacité des extraits selon l’invention comme insecticide à l’encontre de la blatte
[0331] Dans cet exemple, 4 actifs ont été testés pour évaluer leur efficacité en tant qu’insecticide à l’encontre de la blatte américaine (Periplaneta americana).
[0332] Matériels et Méthodes
[0333] Les 4 actifs sont les suivants :
- extrait de noisetier
- extrait d’arnica
- extrait d’origan
- mélange comprenant un extrait de noisetier (1/3), un extrait d’arnica (1/3) et un extrait d’origan (1/3).
[0334] Chaque actif a été formulé sous forme d’émulsion (les actifs ont été dilués dans de l’eau), l’actif étant présent à une teneur de 10% en poids pour le premier test et 50% en poids, pour le second test, par rapport au poids total de l’émulsion.
[0335] Les émulsions ont été appliquées directement sur les blattes adultes.
[0336] L’ extrait d’arnica montre une efficacité en tant qu’insecticide à l’encontre des blattes et ce à partir du deuxième jour et jusqu’au 10ème.
[0337] Le mélange d’arnica, de noisetier et d’origan montre une efficacité en tant qu’insecticide à l’encontre des blattes, à partir du 9ème jour.
[0338] Aucune efficacité n’est obtenue avec le contrôle.
[0339] A la concentration 50%, tous les extraits démontrent une efficacité insecticide à l’encontre des blattes et ceux dès le premier jour, pendant 10 jours consécutifs. Aucune efficacité n’est obtenue avec le contrôle.
[0340] Ainsi et avantageusement, les extraits et leur mélange ont une activité létale sur les blattes.
[0341 ] Exemple 7 : Test d'efficacité et de répulsion des extraits selon l’invention contre les poux rouges de la volaille
[0342] Dans cet exemple, le but a été de déterminer l’efficacité létale et le potentiel de répulsion des extraits selon l’invention, en suspension dans du propylène glycol sur un
carreau plywood de 15 x 15 cm, à l’encontre du pou rouge de la volaille (Dermanyssus gai lin ae).
[0343] Matériels et Méthodes
[0344] Pour l’efficacité létale (traitement curatif), le carreau entier a été traité, tandis que pour la répulsion (traitement préventif), la moitié du carreau a été traité avec les suspensions. 50 ml/m2 des suspensions ont été appliqués sur chaque carreau.
[0345] 24 heures après le traitement des carreaux, les arthropodes ont été exposés aux carreaux traités de manière continue. Pour tester la répulsion, les arthropodes ont été placés sur la partie non traitée des carreaux. L’efficacité létale et l’activité répulsive ont été évaluées 4, 8, 24 et 48 heures après introduction des insectes (à 24 - 25°C et à un taux d’humidité relative compris entre 52 et 59%).
[0346] 3 réplications ont été réalisées (1 pour le contrôle).
[0347] Extraits
[0348] Les extraits sont des extraits d’arnica (5%) et de noisetier (5%) en solution dans du propylène glycol (95%). Le contrôle est du propylène glycol.
[0349] Résultats
[0350] Efficacité létale (traitement curatif) : extrait d’arnica
[0351] Après 8 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 23% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0352] Après 24 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 40% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0353] Après 48 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 45% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0354] Efficacité létale (traitement curatif) : extrait de noisetier
[0355] Après 8 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 3% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0356] Après 24 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 8% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0357] Après 48 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, on retrouve 11% de « knock-down » et/ou mortalité.
[0358] Le contrôle traité avec du propylène glycol atteint 10% de « knock-down » et/ou mortalité à 24 heures et 15% après 48 heures.
[0359] Répulsion (traitement préventif) : extrait d’arnica
[0360] Après 24 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, 77% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 23% sur la partie traitée.
[0361] Après 48 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, 62% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 38% sur la partie traitée.
[0362] Répulsion (traitement préventif) : extrait de noisetier
[0363] Après 24 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, 58% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 42% sur la partie traitée.
[0364] Après 48 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, 63% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 37% sur la partie traitée.
[0365] Pour le contrôle avec le propylène glycol, après 24 heures d’exposition, 70% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 30% sur la partie traitée.
[0366] Après 48 heures d’exposition, sur la moyenne des 3 réplications, 65% des poux rouges sont retrouvés sur la partie non traitée et 35% sur la partie traitée.
[0367] Avantageusement, l’extrait d’arnica et de noisetier selon l’invention ont une efficacité dans le traitement préventif et curatif du pou rouge de la volaille.