Description
Titre de l'invention : Dispositif d’actionnement électromagnétique et système de transmission équipé de ce dispositif d’actionnement électromagnétique
Domaine technique
[0001] L’invention vise un dispositif d’actionnement électromagnétique pour un système de transmission de couple.
[0002] L’invention concerne le domaine des systèmes de transmission de couple pour véhicules, en particulier pour des véhicules électriques ou hybrides.
[0003] L’invention concerne notamment un système de transmission intégrant un dispositif d’entrainement différentiel visant à transmettre et distribuer un couple provenant d’un moteur vers deux arbres d’entrainement de roue d’un essieu du véhicule.
Arrière-plan technologique
[0004] Il existe des actionneurs électromagnétiques utilisés pour actionner des dispositifs d’accouplement du type à crabotage, notamment dans des systèmes de transmission intégrant un différentiel. Ces actionneurs peuvent être contrôlés en fonction de signaux émis par un capteur, qui sont représentatifs de la position du dispositif d’accouplement. Généralement, les capteurs détectent la position d’une cible de détection qui se déplace avec la partie mobile du dispositif d’accouplement. Cette cible est entraînée en rotation par le dispositif d’accouplement lorsque celui-ci est fermé. Une cible rotative n’est pas satisfaisante car elle doit avoir une forme annulaire pour pouvoir se situer en permanence en vis à vis du capteur, ce qui rend le dispositif plus lourd et plus encombrant. Du fait de sa plus grande envergure, la cible peut de plus être sollicitée par des flux d’huile susceptibles de provoquer des micro déplacements de la cible qui sont indésirables.
[0005] Le document WO08024333 divulgue un dispositif d’actionnement électromagnétique dans lequel un plongeur est déplacé axialement pour engager ou désengager un crabot. Une cible de détection est portée par le plongeur afin de déterminer la position du crabot. Ce dispositif d’actionnement électromagnétique est caractérisé par la présence d’un châssis dans lequel sont logés la bobine, la carcasse magnétique 60/62 et le plongeur 26 de l’actionneur. Un capteur agencé en vis-à-vis de la cible est monté sur ce châssis. La carcasse présente une ouverture annulaire que le plongeur « referme » en se déplaçant axialement. Le plongeur est disposé en partie radialement à l’extérieur de la carcasse magnétique et transmet ainsi le flux magnétique produit autour de la bobine. Selon l’un
des modes de réalisation, la cible est portée par une patte qui traverse radialement une échancrure du châssis.
[0006] Pour autant, un tel dispositif d’actionnement électromagnétique n’est pas pleinement satisfaisant. En particulier, le dispositif d’actionnement électromagnétique nécessite un châssis de relativement grande dimension, autour du plongeur, ce qui augmente la complexité de la solution, son coût et/ou son encombrement.
Résumé
[0007] Une idée à la base de l’invention est de proposer un dispositif d’actionnement qui soit plus simple et/ou moins encombrant.
[0008] Selon un premier aspect, l’invention fournit un dispositif d’actionnement électromagnétique pour un système de transmission de couple, le dispositif d’actionnement électromagnétique comprenant une carcasse agencée autour d’un axe X, la carcasse étant fixe par rapport à l’axe X et comprenant des parois définissant une cavité annulaire à l’intérieur de laquelle sont logés une bobine et, au moins en partie, un plongeur qui est apte à se déplacer axialement selon l’axe X pour actionner un dispositif d’accouplement.
[0009] Avantageusement, la carcasse comprend en outre un évidement et le dispositif d’actionnement comprend une patte de détection fixée au plongeur et traversant cet évidement, la patte de détection étant apte à être détectée par un capteur de manière à générer un signal représentatif de la position axiale du plongeur.
[0010] Ainsi, la rotation relative du plongeur par rapport à la carcasse selon l’axe X peut être empêchée ou limitée grâce à la coopération de la patte de détection et de l’évidement. La patte de détection n’étant pas rotative par rapport à la carcasse et au capteur, on peut se passer d’une cible circulaire et limiter ainsi l’encombrement du dispositif. Par ailleurs, le positionnement du plongeur dans la carcasse permet de simplifier la structure du dispositif d’actionnement, notamment en se passant d’un châssis additionnel. De plus, en disposant le plongeur à l’intérieur de la carcasse, le plongeur est protégé pendant la phase d’assemblage et il est possible de centrer l’actionneur par l’extérieur dans le carter.
[0011] Un tel dispositif d’actionnement électromagnétique peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
[0012] - La carasse comprend, vue dans un plan comprenant l’axe X, une première paroi latérale agencée autour de l’axe X , une deuxième paroi latérale agencée autour de l’axe X et axialement espacée de la première paroi latérale , une paroi radialement interne agencée autour de l’axe X et reliant la première paroi latérale à la deuxième paroi
latérale , au moins une paroi radialement externe agencée autour de l’axe X et s’étendant axialement depuis l’une au moins parmi la première paroi latérale et la deuxième paroi latérale , le plongeur étant disposé radialement à l’intérieur de la paroi radialement externe et radialement à l’extérieur de la paroi radialement interne. [0013] - La rotation relative du plongeur par rapport à la carcasse selon l’axe X est empêchée ou limitée grâce à la coopération de la patte de détection et de l’évidement.
[0014] - Le dispositif d’actionnement est configuré pour générer un flux magnétique tournant autour de la section de bobine, selon un plan comprenant l’axe X, le flux magnétique longeant sensiblement les parois de la carcasse. [0015] Lorsque la bobine est mise sous tension, le flux magnétique produit par la bobine permet de déplacer le plongeur de la position rétractée vers la position déployée.
[0016] La carcasse est apte à conduire le flux magnétique généré par la bobine. Autrement dit, il s’agit d’une carcasse magnétique.
[0017] La carcasse est une armature magnétique. [0018] Dans un plan comprenant l’axe X, la carcasse et le plongeur dans la position déployée font circuler le flux magnétique généré par la bobine autour de la section de la bobine.
[0019] - La carcasse est réalisée au moins en partie dans un matériau ferromagnétique.
[0020] - La carcasse est réalisée totalement dans un matériau ferromagnétique.
[0021] Le plongeur est réalisé au moins en partie dans un matériau ferromagnétique. [0022] Le plongeur est réalisé totalement dans un matériau ferromagnétique.
[0023] - La carcasse est un organe creux présentant un axe de révolution selon l’axe X.
[0024] - La carcasse comprend une ouverture annulaire agencée autour de l’axe X, le plongeur étant apte à s’engager dans au moins une portion de cette ouverture annulaire lorsque la bobine est alimentée en courant au-delà d’un premier seuil prédéterminé (en particulier au-delà d’un premier seuil d’intensité prédéterminé).
[0025] - La portion du plongeur apte à s’engager d’ans l’ouverture annulaire est située radialement à l’extérieur d’un bord radialement interne de la bobine.
[0026] - Selon au moins un mode de réalisation, la portion du plongeur apte à s’engager dans l’ouverture annulaire est située radialement à l’extérieur de la bobine. Ainsi en comparaison avec les solutions de l’art antérieur dans lesquelles les plongeurs pénètrent dans l’ouverture annulaire de la carcasse dans une zone située radialement à l’intérieur
de la bobine, la bobine peut présenter un diamètre plus faible, ce qui réduit le coût de la solution.
[0027] - Le plongeur se déplace axialement pour refermer le flux magnétique autour de la section de bobine, considérée dans un plan comprenant l’axe X, lorsque la bobine est alimentée en courant au-delà du premier seuil prédéterminé.
[0028] - L’ouverture annulaire est disposée radialement à l’intérieur de la paroi radialement externe.
[0029] - L’ouverture annulaire s’étend tout autour de l’axe X.
[0030] - L’ouverture annulaire a une forme circulaire vu d’un plan perpendiculaire à l’axe X.
[0031] - La carcasse comprend deux parties annulaires, qui, dans un plan comprenant l’axe X, ont chacune une section en forme de L.
[0032] - Les deux parties annulaires de la carcasse définissent conjointement la cavité annulaire, autrement dit le creux, dans laquelle est logée la bobine.
[0033] - La patte de détection est ajustée circonférentiellement dans l’évidement de la carcasse. Autrement dit, l’évidement est délimité circonférentiellement par deux bords d’extrémités et la patte de détection est ajustée entre ces deux bords.
[0034] L’évidement peut avoir un contour fermé ou ouvert sur l’extérieur.
[0035] -Notamment, l’évidement est une cavité communiquant avec l’extérieur de la carcasse.
[0036] - L’évidement peut avoir une forme de fente.
[0037] - Le ou les bords délimitant axialement l’évidement peuvent servir de butée pour limiter le déplacement axial du plongeur.
[0038] - Les dimensions du plongeur et de la patte de détection d’une part et de la carcasse et de son évidement d’autre part assurent une liaison glissière selon l’axe X entre le plongeur et la carcasse.
[0039] - Le plongeur est disposé radialement à l’extérieur de la bobine. Ainsi la bobine peut être plus petite et moins coûteuse.
[0040] - L’ouverture annulaire est disposée radialement à l’extérieur de la bobine.
[0041] - Selon un mode de réalisation, l’évidement est situé sur la paroi radialement externe.
[0042] - Le cas échéant, la patte de détection peut s’étendre radialement.
[0043] - En variante, l’évidement est situé sur l’une parmi la première et la deuxième paroi latérale.
[0044] - De préférence, la deuxième paroi latérale est située, par rapport à la bobine, du côté du dispositif d’accouplement actionné par le déplacement axial du plongeur, et la première paroi latérale est située de l’autre côté, l’évidement étant situé au moins partie dans la première paroi latérale. [0045] - Le cas échéant, la patte de détection peut s’étendre axialement.
[0046] - Le plongeur comprend un corps principal ayant une forme générale de cylindre de révolution creux autour de l’axe X.
[0047] - Le plongeur, notamment son corps principal, est centré par sa circonférence extérieure sur la carcasse, en particulier sur la circonférence intérieure de la paroi cylindrique externe.
[0048] - Le plongeur est traversé radialement par le flux magnétique.
[0049] - La patte de détection peut être de forme cylindrique, notamment en forme de cylindre circulaire droit.
[0050] - La patte de détection présente à son extrémité une zone de détection apte à coopérer avec le capteur pour fournir un signal représentatif de la position axiale du plongeur.
[0051 ] - Cette zone de détection peut être monté sur une plaque. Ainsi la détection est facilitée.
[0052] - La zone de détection peut être formée sur une pièce rapportée.
[0053] - Le capteur peut être un capteur magnétique.
[0054] - Le cas échéant, la zone de détection peut être formée dans une tôle magnétique ou un aimant.
[0055] - En dehors de la zone de détection, la patte peut être réalisée dans un matériau amagnétique. On entend par amagnétique, un matériau qui n’est pas ou peu attiré ou repoussé par un aimant par exemple le cuivre, l’aluminium...
[0056] - Le dispositif d’actionnement électromagnétique peut comprendre un écran disposé entre le capteur magnétique et la bobine. L’écran est configuré pour éloigner du capteur le flux magnétique généré par la bobine. Ainsi, la mesure faite par le capteur magnétique est fiable et ne nécessite pas de corrections liées à la valeur du champ magnétique généré par la bobine.
[0057] - L’écran est réalisé dans un matériau amagnétique. [0058] - L’écran peut être métallique.
[0059] - L’écran peut être porté par la patte de détection.
[0060] - Le dispositif d’actionnement électromagnétique comprend une bague de liaison fixée au plongeur.
[0061] - La bague de liaison est amagnétique, par exemple en cuivre ou en bronze.
[0062] - La bague de liaison est fixée sur l’extrémité axiale du plongeur, du côté du dispositif d’accouplement actionné par le déplacement axial du plongeur. Ainsi, la bague de liaison est disposée dans le prolongement axial du plongeur en direction du dispositif d’accouplement.
[0063] - La bague de liaison et le plongeur sont rigidement liés l’un à l’autre par l’une de leurs extrémités axiales.
[0064] - De préférence, la bague de liaison est fixée au plongeur, notamment par collage, soudure laser, emmanchement à force ou par des pions de fixation.
[0065] - Selon un mode de réalisation, le plongeur est situé axialement au regard de la bobine. Autrement dit, il existe un axe parallèle à l’axe X passant par le plongeur et la bobine.
[0066] - Notamment, le plongeur s’inscrit complètement dans l’espace radial occupé par la bobine. Autrement dit, tous les axes parallèles à l’axe X passant par le plongeur passent par la bobine. Ainsi, cette conception est très compacte radialement.
[0067] - Un ressort de poussée peut être agencé axialement entre la bobine et le plongeur pour exercer un effort de poussée sur le plongeur complémentaire de l’effort magnétique généré par la bobine sur le plongeur.
[0068] - La paroi cylindrique interne est agencée autour de l’axe X et relie un bord radialement interne de la première paroi latérale à un bord radialement interne de la deuxième paroi latérale.
[0069] - La paroi cylindrique externe est agencée autour de l’axe X et s’étend axialement depuis l’un au moins parmi le bord radialement externe de la première paroi latérale et le bord radialement externe de la deuxième paroi latérale.
[0070] - Chaque partie annulaire de carcasse ayant une section en L comprend l’une parmi la première et la deuxième paroi latérale et l’une parmi la paroi radialement interne et la paroi radialement externe.
[0071] L’invention porte aussi sur un système de transmission pour un véhicule automobile comprenant
- un dispositif d’actionnement électromagnétique tel que décrit ci-dessus, un premier élément et un deuxième élément , le deuxième élément étant apte à tourner par rapport au premier élément autour de l’axe X, l’un au moins parmi le premier élément
et le deuxième élément étant apte à transmettre un couple entre un moteur et une roue du véhicule,
- un dispositif d’accouplement actionnable par le dispositif d’actionnement électromagnétique; le dispositif d’accouplement comportant une première partie d’accouplement apte à être poussée axialement directement ou indirectement par le plongeur du dispositif d’actionnement électromagnétique et une deuxième partie d’accouplement , la première partie d’accouplement étant, par rapport au premier élément , fixe en rotation selon l’axe X, et la deuxième partie d’accouplement étant, par rapport au deuxième élément , fixe en rotation selon l’axe X ; la première partie d’accouplement étant mobile axialement entre une position accouplée dans laquelle la première partie d’accouplement est accouplée avec la deuxième partie d’accouplement de façon à empêcher une rotation relative du premier élément et du deuxième élément selon l’axe X, et une position désaccouplée dans laquelle la première partie d’accouplement et la deuxième partie d’accouplement sont désaccouplés de façon à autoriser une rotation relative du premier élément et du deuxième élément selon l’axe X,
- un capteur coopérant avec la patte de détection pour fournir un signal représentatif de la position axiale du plongeur de manière à déterminer si la première partie d’accouplement est dans la position désaccouplée, accouplée, ou une position intermédiaire entre la position désaccouplée et accouplée.
[0072] Un tel système de transmission peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
[0073] - La position de la première partie d’accouplement peut ainsi être déterminée par une unité de contrôle en fonction du signal fourni par le capteur.
[0074] - La première partie d’accouplement ne peut tourner par rapport au premier élément par rapport à l’axe X. La position accouplée permet de bloquer la rotation relative entre le premier élément et le deuxième élément.
[0075] - De préférence, la première partie d’accouplement est solidaire axialement du plongeur. Ainsi, la mesure de la position du plongeur par le capteur permet de déterminer précisément la position de la première partie d’accouplement.
[0076] - Avantageusement, la première partie d’accouplement est reliée au plongeur par l’intermédiaire de la bague de liaison.
[0077] - Une liaison pivot lie cinématiquement le plongeur et la première partie d’accouplement pour autoriser une rotation relative du plongeur et de la première partie
d’accouplement selon l’axe X. De préférence, le pivot selon l’axe X se fait entre la bague de liaison et la première partie d’accouplement.
[0078] - Pour les solidariser axialement l’une de l’autre, la bague de liaison et la première partie d’accouplement comprennent chacune une gorge, les deux gorges étant agencées radialement en vis-à-vis l’une de l’autre et un anneau de retenue est disposé à l’intérieur des deux gorges.
[0079] - L’anneau peut être monté ainsi par clipsage ou encliquetage.
[0080] - L’anneau assure ainsi un maintien axial de la première partie d’accouplement par rapport à la bague et au plongeur, ce qui permet d’assurer une bonne évaluation de la position de la première partie d’accouplement, tout en autorisant une rotation relative entre le plongeur et la première partie d’accouplement selon l’axe X.
[0081] - Le système de transmission comprend des ressorts de rappel agencés entre un élément d’appui du système de transmission qui est axialement fixe et l’un parmi le plongeur, la bague de liaison et la première partie d’accouplement, les ressorts de rappel étant aptes à ramener la première partie d’accouplement dans la position désaccouplée, lorsque la bobine n’est pas alimentée en courant, ou lorsque le courant est inférieur à un deuxième seuil prédéterminé.
[0082] - Le premier élément et le deuxième élément sont agencés dans le chemin de transmission du couple et le dispositif d’accouplement permet d’interrompre ou d’autoriser la transmission du couple entre le premier élément et le deuxième élément.
[0083] - Le système de transmission comprend un dispositif d’entrainement différentiel, le premier élément comportant un boîtier à l’intérieur duquel est logé la deuxième partie d’accouplement , et la première partie d’accouplement comportant une portion intérieure qui est logée à l’intérieur du boîtier
- une portion extérieure qui est positionnée à l’extérieur du boîtier ,
- et une pluralité de portions de liaison qui relient axialement la portion intérieure et la portion extérieure de la première partie d’accouplement , chacune des portions de liaison passant au travers d’une ouverture traversante correspondante ménagée dans le boîtier.
[0084] - Les ressorts de rappel prennent appui contre le boîtier.
[0085] - L’effort exercé par les ressorts de rappel est supérieur à l’effort exercé par ledit au moins un ressort de poussée.
[0086] - Le deuxième élément comprend une couronne porteuse qui est guidée en rotation autour de l’axe X à l’intérieur du boîtier, deux engrenages satellites qui sont montés en
rotation sur la couronne porteuse autour d’un axe Z perpendiculaire à l’axe X, et deux engrenages planétaires qui sont mobiles en rotation autour de l’axe X et qui sont chacun en prises avec les deux engrenages satellites et qui sont chacun destinés à être solidaires en rotation d’un arbre d’entrainement de roue; la deuxième partie d’accouplement du dispositif d’accouplement étant solidaire en rotation de la couronne porteuse selon l’axe X. On appelle un arbre d’entrainement de roue, un arbre qui entraîne la roue en rotation, en amont du cardan lorsqu’un cardan est présent.
[0087] - La première partie d’accouplement et la deuxième partie d’accouplement comprennent chacune au moins un relief d’accouplement complémentaires l’un de l’autre.
[0088] - La deuxième partie d’accouplement peut être formée directement sur la couronne porteuse.
[0089] - Par exemple, la première partie d’accouplement et la couronne porteuse comprennent chacune au moins une denture d’accouplement complémentaires l’une de l’autre.
[0090] - Le dispositif d’accouplement peut être un dispositif à crabots, l’une des première et deuxième parties d’accouplement comportant des dents et l’autre comportant des rainures correspondantes dans lesquelles sont engagées lesdites dents lorsque la première partie d’accouplement est dans la position accouplée.
[0091] - De préférence, le système de transmission est logé dans un carter.
[0092] - Ce carter peut comprendre une paroi amagnétique, par exemple en aluminium, et le capteur est monté sur la paroi du carter à l’extérieur du carter, le capteur étant apte à détecter la zone de détection de la patte de détection à travers la paroi du carter.
[0093] - Le cas échéant, la zone de détection est de préférence formée par un aimant.
[0094] - De préférence, des butées, notamment en forme de plots, sont portées par la carcasse et s’appuient contre la bague extérieure d’un palier à roulement (conique par exemple) interposé entre l’un des arbres d’entrainement de roue et le carter (non représenté). Par exemple, trois plots sont disposés à 120 degrés.
[0095] Le dispositif d’actionnement électromagnétique est monté autour d’un manchon latéral du boîtier qui entoure l’un des arbres d’entrainement de roue.
[0096] La carcasse présente un contour interne ajusté autour du manchon latéral en autorisant la rotation du manchon latéral, donc du boîtier, par rapport à la carcasse du dispositif d’actionnement électromagnétique, selon l’axe X.
[0097] - L’extrémité du manchon latéral est emmanché à l’intérieur de la bague interne du palier.
[0098] - La carcasse peut être bloquée en rotation par rapport à l’axe X grâce à un dispositif de retenue agencé entre la carcasse et le carter. Ce dispositif de retenue peut être réalisé par un pion coopérant dans un renfoncement ou une fente du carter du réducteur.
[0099] - Le système de transmission comprend aussi un réducteur apte à entraîner le premier élément.
[0100] - Le dispositif d’entrainement différentiel est entraîné en rotation par le réducteur.
[0101] - Le réducteur est également agencé dans le carter.
[0102] L’invention porte aussi sur un groupe motopropulseur, notamment électrifié, comportant, un moteur, notamment électrique, au moins une roue motrice, et un système de transmission tel que décrit précédemment, le système de transmission étant agencé pour transmettre un couple entre le moteur et ladite au moins une roue motrice.
[0103] De préférence, la machine est adaptée pour régénérer de l’électricité.
[0104] L’invention porte aussi sur un véhicule, notamment automobile, comprenant un tel groupe motopropulseur.
Brève description des figures
[0105] L’invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation particuliers de l’invention, donnés uniquement à titre illustratif et non limitatif, en référence aux dessins annexés.
[0106] [fig.1] La figure 1 est une vue d’ensemble, en perspective, d’un système de transmission intégrant un dispositif d’entrainement différentiel et équipé d’un dispositif d’actionnement électromagnétique selon un premier mode de réalisation.
[0107] [fig.2] La figure 2 est une vue de côté du système de transmission de la figure 1 .
[0108] [fig.3] La figure 3 est une vue en coupe de la figure 2 passant par l’axe X.
[0109] [fig.4] La figure 4 est une vue en perspective éclatée partielle du dispositif d’actionnement électromagnétique des figures 1 à 3, une partie seulement des organes du dispositif d’actionnement électromagnétique étant représentée.
[0110] [fig.5] La figure 5 est une vue en coupe partielle et schématique du dispositif d’actionnement électromagnétique des figures 1 à 4.
[0111] [fig.6] La figure 6 est une vue en coupe partielle et schématique d’un dispositif d’actionnement électromagnétique selon un deuxième mode de réalisation.
[0112] [fig.7] La figure 7 est une vue en coupe partielle et schématique d’un dispositif d’actionnement électromagnétique selon un troisième mode de réalisation.
[0113] [fig.8] La figure 8 est une vue en coupe partielle et schématique d’un dispositif d’actionnement électromagnétique selon un quatrième mode de réalisation.
[0114] [fig.9] La figure 9 est une vue schématique d’un véhicule intégrant un groupe motopropulseur électrique doté du système de transmission des figures 1 à 3.
Description des modes de réalisation
[0115] Dans la description et les revendications, on utilisera, les termes "externe" et "interne" ainsi que les orientations "axiale" et "radiale" pour désigner, selon les définitions données dans la description, des éléments du dispositif d’actionnement électromagnétique et du système de transmission. Par convention, l'orientation « axiale » est dirigée selon l'axe X et l’orientation "radiale" est dirigée perpendiculairement à l’axe X. L’axe X est l’axe de référence du dispositif d’actionnement électromagnétique. Les termes « intérieur » et « extérieur » sont à considérer par rapport à l’axe X. Un élément « intérieur » est relativement plus proche de l’axe X qu’un élément « extérieur ». L'orientation "circonférentielle" est dirigée orthogonalement à l'axe X et perpendiculairement à la direction radiale.
[0116] Les figures 1 à 4 illustrent un système de transmission 1 intégrant un dispositif d’actionnement électromagnétique selon un premier mode de réalisation. Le système de transmission 10 comprend ici un dispositif d’entrainement différentiel qui est utilisé, dans un groupe motopropulseur de véhicule, pour transmettre et distribuer un couple provenant d’un moteur, non illustré, vers deux arbres d’entrainement de roue 2, 3 d’un essieu de véhicule. Un tel système de transmission peut, par exemple, faire partie d’une chaîne de transmission secondaire apte à transmettre un couple d’un moteur secondaire du véhicule, tel qu’un moteur électrique, vers un essieu arrière ou avant d’un véhicule tandis qu’une chaîne de transmission primaire est apte à transmettre un couple d’un autre moteur, par exemple un moteur thermique, vers les arbres d’entrainement de roue d’un autre essieu du véhicule.
[0117] Le système de transmission comporte un premier élément 4, mobile en rotation autour de l’axe X, et destiné à être accouplé, notamment via un réducteur, à un moteur, tel qu’un moteur électrique non représenté, un deuxième élément 5, également mobile en rotation
autour de l’axe X et destiné à entraîner en rotation les arbres d’entrainement de roue 2, 3 autour de l’axe X, et un dispositif d’accouplement 6 apte à sélectivement accoupler ou désaccoupler le premier élément 4 et le deuxième élément 5. Le premier élément 4 comporte une roue dentée 7 qui est destinée à être accouplé au moteur par l’intermédiaire d’un train d’engrenage réducteur, non représenté, et un boîtier 8 qui est fixé solidaire en rotation de la roue dentée 7. Le boîtier 8 comporte deux parties 9a, 9b qui sont fixées l’une à l’autre. Pour ce faire, dans le mode de réalisation représenté, chacune des deux parties 9a, 9b comporte une bride externe par laquelle les deux parties 9a, 9b sont fixées à la roue dentée 7 et l’une à l’autre.
[0118] Le deuxième élément 5 comprend une couronne porteuse 13 de forme annulaire qui est guidée en rotation, autour de l’axe X, à l’intérieur du boîtier 8. Pour ce faire, le boîtier 8 comporte une portion cylindrique interne coopérant avec une surface externe cylindrique de la couronne porteuse 13 afin de la guider en rotation par rapport au boîtier 8. Le deuxième élément 5 comporte en outre deux engrenages satellites 14, 15, visibles sur la figure 1 , qui sont montés en rotation sur la couronne porteuse autour d’un axe Z, perpendiculaire à l’axe X. Les deux engrenages satellites 14, 15 comportent chacun une denture conique qui engrène avec une denture conique complémentaire de deux engrenages planétaires 16, 17. Les deux engrenages planétaires 16, 17 sont mobiles en rotation autour de l’axe X et sont chacun solidaires en rotation de l’un des deux arbres d’entrainement de roue 2, 3. La couronne porteuse 13, les engrenages satellites 14, 15 et les engrenages planétaires 16, 17 forment un dispositif d’entrainement différentiel permettant aux deux arbres d’entrainement de roue 2, 3 de tourner à des vitesses différentes.
[0119] Par ailleurs, le système de transmission 10 comporte un dispositif d’accouplement 6 qui, dans la position accouplée permet de transmettre un couple entre le premier élément 4 et la couronne porteuse 13. Ainsi, le système de transmission permet, lorsque le dispositif d’accouplement 6 est en position accouplée, de transmettre un couple du moteur vers les arbres d’entrainement de roue 2, 3 en exerçant la fonction de différentiel autorisant des vitesses de rotation différentes des arbres d’entrainement de roue 2, 3. Lorsque le dispositif d’accouplement 6 est en position désaccouplée, la transmission de couple du moteur vers les arbres d’entrainement de roue 2, 3 est interrompue entre le premier élément 4 et la couronne porteuse 13.
[0120] Dans un autre mode de réalisation non représenté, le dispositif d’accouplement est configuré pour accoupler le premier élément 4 avec l’un des deux engrenages planétaires 16, 17. Dans un tel mode de réalisation, la couronne porteuse 13 est solidaire en rotation
du boîtier ou bien les deux engrenages satellites 14, 15, sont montés en rotation autour d’un axe Z, perpendiculaire à l’axe X, directement sur le boîtier 8. Un tel dispositif d’accouplement vise alors à interdire que les deux arbres d’entrainement de roue 2, 3 tournent à des vitesses différentes (blocage de différentiel).
[0121] En revenant au mode de réalisation représenté, on observe que le dispositif d’accouplement 6 comporte une première partie d’accouplement 18 qui est solidaire en rotation du boîtier 8 tout en étant mobile axialement le long de l’axe X par rapport audit boîtier 8. La première partie d’accouplement 18 est mobile entre une position désaccouplée et une position accouplée. Dans la position désaccouplée, la première partie d’accouplement 18 est désaccouplée d’une deuxième partie d’accouplement 19 solidaire en rotation de la couronne porteuse 13 de sorte que la transmission de couple est interrompue entre le boîtier 8 et la couronne porteuse 13. Au contraire, dans la position accouplée, la première partie d’accouplement 18 est accouplée à la deuxième partie d’accouplement 19, ce qui permet la transmission du couple entre le boîtier 8 et la couronne porteuse 13.
[0122] Dans le mode de réalisation représenté, le dispositif d’accouplement 6 est un dispositif à crabot. Ainsi, l’une de première et deuxième partie d’accouplement 18, 19 comporte des dents tandis que l’autre comporte des rainures correspondantes dans lesquelles sont engagées lesdites dents lorsque la première partie d’accouplement 18 est en position accouplée. Dans le mode de réalisation représenté, la deuxième partie d’accouplement 19 est formée d’un seul tenant avec la couronne porteuse 13. En d’autres termes, des dents ou des rainures sont ménagées dans la face latérale de la couronnée porteuse 13 qui est tournée en regard de la première partie d’accouplement 18. Toutefois, bien que l'invention soit décrite en liaison avec un dispositif d’accouplement à crabots, elle n'y est pas limitée et le dispositif d’accouplement pourra être d’un autre type et notamment être un dispositif d’accouplement par friction.
[0123] Comme on peut le voir sur la figure 4, la première partie d’accouplement 18 comporte une portion intérieure 20 qui est logée à l’intérieur du boîtier 8, une portion extérieure 21 qui est positionnée à l’extérieur du boîtier 8 et des portions de liaison 22 qui sont régulièrement réparties autour de l’axe X et qui passent chacune au travers d’une ouverture traversante 23 correspondante ménagée dans le boîtier 8, ce qui permet de solidariser en rotation la première partie d’accouplement 18 au boîtier 8 tout en permettant un déplacement axial relatif entre la première partie d’accouplement 18 et le boîtier 8. Dans le mode de réalisation représenté, la portion extérieure 21 est annulaire tandis que la portion intérieure 20 comporte des pattes s’étendant axialement dans le prolongement
des portions de liaison 22. Toutefois, selon une autre variante de réalisation, la structure est inversée et la portion extérieure 20 est annulaire tandis que la portion intérieure 21 comporte une pluralité de pattes d’orientation axiale s’étendant dans le prolongement des portions de liaison 22.
[0124] Par ailleurs, le dispositif d’accouplement 6 comporte un dispositif d’actionnement électromagnétique 100 permettant de déplacer axialement la première partie d’accouplement 18. Ce dispositif d’actionnement est représenté en coupe et schématiquement sur la figure 5.
[0125] Le dispositif d’actionnement électromagnétique 100 comprend une carcasse magnétique 120 agencée autour de l’axe X. La carcasse 120 est fixe axialement et circonférentiellement par rapport à l’axe X et comprend des parois définissant une cavité annulaire 150 à l’intérieur de laquelle sont logés une bobine 130 et, au moins en partie, un plongeur 110 qui est apte à se déplacer axialement selon l’axe X.
[0126] Des butées 129, notamment en forme de plots, sont portées par la carcasse 120 et s’appuient contre la bague extérieure d’un palier 80, par exemple à roulement conique, interposé entre l’arbre d’entrainement de roue 2 et le carter du système de transmission, non représenté. Par exemple, trois plots sont disposés à 120 degrés. La carcasse 120 peut être bloquée en rotation par rapport à l’axe X grâce à un dispositif de retenue agencé entre la carcasse 120 et ce carter. Ce dispositif de retenue peut être réalisé par un pion coopérant dans un renfoncement ou une fente du carter.
[0127] Le carter du système de transmission peut envelopper également un réducteur agencé pour entraîner en rotation la roue dentée 7 et le dispositif d’entrainement différentiel via le boîtier 8.
[0128] Si l’on se réfère à la figure 3, on voit que le dispositif d’actionnement électromagnétique 100 est monté autour d’un manchon latéral 81 du boîtier 8. Ce manchon latéral 81 entoure l’arbre d’entrainement de roue 2. La carcasse présente un contour interne ajusté autour du manchon latéral 81 en autorisant la rotation du manchon latéral 81 , donc du boîtier 8, par rapport à la carcasse 120 du dispositif d’actionnement électromagnétique 100, selon l’axe X.
[0129] La carcasse 120 est un organe creux présentant un axe de révolution selon l’axe X.
[0130] La carasse 120 comprend, dans un plan passant par l’axe X :
- une première paroi latérale 121 ,
- une deuxième paroi latérale 122 axialement espacée de la première paroi latérale 121 ,
- une paroi radialement interne 123 agencée autour de l’axe X et reliant un bord
radialement interne de la première paroi latérale 121 à un bord radialement interne de la deuxième paroi latérale 122,
- au moins une paroi radialement externe 124 agencée autour de l’axe X et s’étendant axialement depuis le bord radialement externe de la première paroi latérale 121 .
[0131] Plus précisément, la deuxième paroi latérale 122 est située, par rapport à la bobine 130, du côté du dispositif d’accouplement 6 commandé par le dispositif d’actionnement électromagnétique 10, et la première paroi latérale 121 est située de l’autre côté.
[0132] Lorsque la bobine est alimentée en courant au-delà d’un premier seuil prédéterminé, le dispositif d’actionnement génère un flux magnétique 200. Ce flux 200 tourne autour de la section de bobine 130, selon un plan comprenant l’axe X, comme illustré figure 5, le flux magnétique longeant sensiblement les parois de la carcasse 120 et traversant radialement le plongeur 110.
[0133] Pour ce faire, la carcasse 120 est réalisée au moins en partie dans un matériau magnétique.
[0134] La carcasse 120 comprend une ouverture annulaire 125 agencée tout autour de l’axe X et disposée radialement à l’intérieur de la paroi radialement externe 124. L’ouverture annulaire a une forme circulaire vu d’un plan perpendiculaire à l’axe X.
[0135] La carcasse 120 comprend deux parties annulaires, qui, dans un plan comprenant l’axe X, ont chacune une section en forme de L. Les deux parties annulaires de la carcasse 120 définissent conjointement la cavité 150, autrement dit le creux, dans laquelle est logée la bobine 130. Chaque partie annulaire ayant une section en L comprend l’une parmi la première et la deuxième paroi latérale 121 , 122 et l’une parmi la paroi radialement interne
123 et la paroi radialement externe 124.
[0136] Le plongeur 110 est apte à s’engager dans au moins une portion de l’ouverture annulaire 125 lorsque la bobine 130 est alimentée en courant au-delà d’un premier seuil prédéterminé. Le plongeur se déplace alors axialement pour refermer le flux magnétique 200 autour de la section de bobine, considérée dans un plan comprenant l’axe X. Pour ce faire, le plongeur 110 comporte un corps principal de forme annulaire, en matériau ferromagnétique, tel que du fer ou de l’acier par exemple.
[0137] Par ailleurs, le plongeur 110 comporte un épaulement 111 destiné à venir en butée contre la carcasse 120 pour limiter le déplacement axial du plongeur 110.
[0138] Le plongeur 110 est disposé radialement à l’intérieur de la paroi radialement externe
124 et radialement à l’extérieur de la paroi radialement interne 123. Dans ce mode de réalisation, le plongeur 110 est agencé radialement à l’extérieur de la bobine 130.
[0139] Le corps principal du plongeur a une forme générale de cylindre de révolution creux autour de l’axe X.
[0140] Le plongeur est de préférence centré par sa circonférence extérieure sur la carcasse 120, en particulier sur la circonférence intérieure de la paroi externe 124 de la carcasse 120.
[0141] Le déplacement du plongeur permet de faire translater axialement la première partie d’accouplement 18 du dispositif d’actionnement électromagnétique.
[0142] Lorsque la bobine 130 est mise sous tension, le flux magnétique permet de déplacer le plongeur 110 de la position rétractée vers la position déployée. Lorsque le plongeur 110 est en position déployée, la carcasse 120 exerce une attraction sur le plongeur 110, ce qui permet de le maintenir en position déployée en diminuant la tension.
[0143] Le dispositif d’actionnement électromagnétique est également doté d’une zone détection 116, appelée également cible, qui est fixe axialement par rapport au plongeur 110.
[0144] La carcasse 120 comprend un évidement 127 et le dispositif d’actionnement comprend une patte de détection 112 fixée au plongeur 110 et traversant cet évidement 127, la patte de détection 112 portant la cible 116 étant apte à être détectée par le capteur 140.
[0145] Par ailleurs, le système de transmission comporte un capteur 140, de préférence sans contact, représenté sur la figure 1 , qui est positionné ici axialement en regard de la cible 116 et qui est configuré pour délivrer un signal représentatif de la distance axiale entre la cible 116 et le capteur 140. Ainsi, le capteur 140 est apte à délivrer un signal représentatif de la position axiale du plongeur 110, ce qui permet de déterminer l’état du dispositif d’accouplement 6, à savoir ouvert ou fermé, ou bien encore dans une position intermédiaire. Le capteur 140 est ici un capteur magnétique, par exemple à effet Hall, mais d’autres types de capteurs, notamment sans contact, peuvent être utilisés.
[0146] Avantageusement, le dispositif d’actionnement électromagnétique 10 comprend un écran 160 disposé entre le capteur magnétique 140 et la bobine 130. Cet écran est configuré pour éloigner du capteur 140 le flux magnétique 200 généré par la bobine 130. Cet écran peut être métallique. Il est ici monté sur la patte de détection 112.
[0147] La patte de détection 112 peut être de forme cylindrique, notamment en forme de cylindre circulaire droit.
[0148] La patte de détection présente une zone de détection 116 (cible) et qui est apte à coopérer avec le capteur 140 pour fournir un signal représentatif de la position axiale du
plongeur 110. Cette zone de détection 116 peut avoir la forme d’une plaque. Elle est située de préférence sur la zone d’extrémité de la patte de détection 112. De préférence, la cible est formée sur une pièce rapportée ou directement sur la patte de détection 112. La zone de détection est formée dans une tôle magnétique ou un aimant. En dehors de la zone de détection, la patte de détection 112 peut être réalisée dans un matériau amagnétique.
[0149] On voit sur la figure 4 que la rotation relative du plongeur 110 par rapport à la carcasse selon l’axe X est empêchée ou limitée grâce à la coopération de la patte de détection 112 et de l’évidement 127. La cible n’étant pas rotative par rapport au capteur, on peut se passer d’une cible circulaire et limiter ainsi l’encombrement du dispositif. La patte de détection 112 est donc ajustée circonférentiellement dans l’évidement 127 de la carcasse 120. Autrement dit, l’évidement 127 est délimité circonférentiellement par deux bords d’extrémités et la patte de détection 112 est ajustée entre ces deux bords.
[0150] L’évidement 127 est une cavité communiquant avec l’extérieur de la carcasse, c’est- à-dire ouverte, autrement dit un encoche ou échancrure. L’évidement peut aussi avoir une forme de fente.
[0151 ] Si on le souhaite, le ou les bords délimitant axialement l’évidement 127 peuvent servir de butée pour limiter le déplacement axial du plongeur.
[0152] Les dimensions du plongeur 110 et de la patte de détection 112 d’une part et de la carcasse 120 et de son évidemment d’autre part assurent une liaison glissière selon l’axe X entre le plongeur et la carcasse.
[0153] Dans les premier, deuxième et quatrième modes de réalisation représentés sur les figures 5, 6 et 8, le plongeur 110 est disposé radialement à l’extérieur de la bobine 130. Ainsi, la bobine peut être plus compacte radialement et donc moins coûteuse. L’ouverture annulaire 125 est elle aussi disposée radialement à l’extérieur de la bobine 130.
[0154] En revanche, sur le troisième mode de réalisation représenté sur la figure 7, le plongeur 110 est situé axialement au regard de la bobine 130. Cet agencement est compact radialement. Au moins un ressort de poussée 190 est agencé axialement entre la bobine 130 et le plongeur pour exercer un effort de poussée sur le plongeur 110, complémentaire de l’effort magnétique généré par la bobine 130 sur le plongeur 110.
[0155] Dans les premier, deuxième, et troisième modes de réalisation représentés sur les figures 5, 6 et 7, l’évidement est situé sur la paroi radialement externe 124 et la patte de détection 112 s’étend radialement.
[0156] En variante, dans la quatrième mode de réalisation représenté sur la figure 8, l’évidement 127 est situé au moins partie dans la première paroi latérale 121 . La patte de
détection s’étend alors de préférence axialement vers l’arrière pour traverser la première paroi latérale 121. Le capteur 140 est alors placé lui aussi à l’arrière du dispositif d’actionnement électromagnétique. Cet agencement est très compact radialement.
[0157] De préférence, la première partie d’accouplement est solidaire axialement du plongeur. Ainsi, la mesure de la position du plongeur par le capteur permet de déterminer précisément la position de la première partie d’accouplement 18.
[0158] Comme on peut le voir sur les figures 3 à 5, le dispositif d’actionnement électromagnétique 10 comprend une bague de liaison 115 fixée au plongeur 110. La bague de liaison 115 et le plongeur 110 sont de préférence rigidement liés l’un à l’autre par l’une de leurs extrémités axiales. Par exemple, la bague de liaison est fixée au plongeur par une soudure laser.
[0159] Par exemple, la bague de liaison 115 est amagnétique, par exemple en Cuivre, pour limiter les fuites indésirables de champ magnétique vers l’extérieur de la carcasse, notamment vers la première partie d’accouplement.
[0160] La première partie d’accouplement 18 est reliée au plongeur 110 par l’intermédiaire de la bague de liaison 115. L’effort d’actionnement est transmis du plongeur à la première partie d’accouplement 18 par la bague de liaison 115.
[0161 ] Une liaison pivot lie cinématiquement la bague de liaison 115 et la partie annulaire de la première partie d’accouplement 18 pour autoriser une rotation relative du plongeur 110 et de la première partie d’accouplement 18 selon l’axe X.
[0162] Pour retenir axialement la bague de liaison 115 et la première partie d’accouplement 18, la bague de liaison 115 et la première partie d’accouplement 18 comprennent chacune une gorge, les deux gorges étant agencées radialement en vis-à-vis l’une de l’autre et un anneau de retenue 118 est disposé à l’intérieur des deux gorges. L’anneau 118 peut être monté ainsi par clipsage ou encliquetage. L’anneau 118 assure ainsi un maintien axial de la première partie d’accouplement 18 par rapport à la bague de liaison 115 et au plongeur 110, ce qui permet d’assurer une bonne évaluation de la position de la première partie d’accouplement 18, tout en autorisant une rotation relative entre le plongeur 110 et la première partie d’accouplement 18 selon l’axe X.
[0163] Selon un autre mode de réalisation non représenté, l’une des gorges est formée directement sur le plongeur 110 et le dispositif d’actionnement électromagnétique est alors dépourvu de bague de liaison.
[0164] Le système de transmission comprend aussi des ressorts de rappel 40 agencés entre un élément d’appui du boîtier 8 et la première partie d’accouplement 18, les ressorts de
rappel étant aptes à ramener la première partie d’accouplement 18 dans la position désaccouplée, lorsque la bobine 130 n’est pas alimentée en courant, ou lorsque le courant de la bobine est inférieur à un deuxième seuil prédéterminé.
[0165] Lorsque le dispositif d’actionnement électromagnétique est doté d’un ou plusieurs ressorts de poussée, l’effort exercé par les ressorts de rappel 40 est supérieur à l’effort exercé par ledit au moins un ressort de poussée.
[0166] Un tel système de transmission est généralement logé dans un carter fixe, par exemple en aluminium.
[0167] Le deuxième mode de réalisation représenté sur la figure 6 se distingue des autres modes en ce que le capteur 140 est monté sur la paroi du carter 300 à l’extérieur du carter. Le capteur 140 est configuré pour détecter la cible 116 portée par la patte de détection 112 à travers la paroi du carter, 300 qui est amagnétique, par exemple en aluminium.
[0168] Le cas échéant, la cible 116 est de préférence formée par un aimant.
[0169] La figure 9 représente de façon très schématique un véhicule 1 comprenant un groupe motopropulseur électrique entraînant deux roues 2002 et 2003. Ce groupe motopropulseur électrique comprend une machine électrique 1000, un réducteur 1100 et un système de transmission 10 tel que décrit précédemment. Le réducteur 1100 et le système de transmission 10 sont disposés dans un carter commun 300. Le carter 1100 de la machine électrique et le carter 300 peuvent être assemblés l’un à l’autre. [0170] Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec plusieurs modes de réalisation particuliers, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci entrent dans le cadre de l'invention, telle que définie par les revendications.
[0171] Le système de transmission comporte ici un différentiel mais le dispositif d’actionnement électromagnétique peut être utilisé avec d’autres types de systèmes de transmission.
[0172] Dans les revendications, tout signe de référence entre parenthèses ne saurait être interprété comme une limitation de la revendication.