PROCEDE ET DISPOSITIF DE DETECTION DE LA DEFAILLANCE DU CIRCUIT D'EXCITATION D'UN ALTERNATEUR POLYPHASE
DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION.
5 La présente invention concerne un procédé et un dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé. L'invention concerne aussi l'alternateur polyphasé comportant ce dispositif de détection.
ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L'INVENTION. io Pour des raisons de sécurité évidentes, les équipements importants d'un véhicule automobile sont munis de dispositifs de détection et de signalisation de toute anomalie de fonctionnement.
La génératrice de bord, constituée généralement d'un alternateur dont les tensions de phases sont redressées, est l'un de ces équipements importants, et 15 tout conducteur connaît l'emplacement du voyant rouge dit « de charge » sur le tableau de bord de sa voiture.
La généralisation de l'utilisation de l'électronique à bord des véhicules, souvent en remplacement des éléments électromécaniques, permet une détection toujours plus fine des défauts de fonctionnement et des circonstances des 20 pannes, à des fins de diagnostic ou de signalisation.
Par exemple, le régulateur de tension électronique décrit dans le brevet FR2642580 comporte des moyens de détection des défauts qui analysent la concordance entre différents paramètres accessibles. Dans cette demande de brevet, on analyse notamment la concordance entre : 25 - la tension en sortie de l'alternateur et la tension aux bornes de l'inducteur ;
- la tension en sortie de l'alternateur et la tension aux bornes des entrées phases.
Le second cas permet de détecter indirectement les défauts suivants :
- l'absence de rotation de l'alternateur (courroie cassée) ;
- un circuit d'excitation ouvert (bobinage inducteur ouvert, balai coincé dans son 30 logement, etc.).
Selon l'enseignement du document FR2642580, on appelle :
UB : la tension en sortie de l'alternateur (ou de la batterie qui est reliée à l'alternateur). Un : une consigne de régulation. Up : l'amplitude des signaux phases.
n seuil de tension phase prédéterminé en dessous duquel on considère que l'alternateur ne peut charger le réseau de bord : Vs2< UB tat du témoin dé charge (lampe, LED, LCD...), prenant la valeurs 0 s'il n'y a pas de défaut détecté (voyant éteint), ou la valeur 1 en cas de détection d'un défaut (voyant allumé).
Un défaut de charge est détecté quand la tension UB délivrée par l'alternateur est inférieure à la consigne de régulation Un quand des charges sont appliquées, et que l'amplitude Up de la tension phase est inférieure au seuil Vs2 malgré une mise à l'état plein champ de l'alternateur, C'est-à-dire, que l'on a la relation :
Si UB < Un et Up < Vs2, alors LT= 1 (témoin allumé)
Le procédé de détection indirecte de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé décrit dans le document FR2642580 n'est toutefois pas totalement satisfaisant. En effet, de nouveaux alternateurs comportent souvent des aimants permanents fixés sur le circuit magnétique de l'inducteur (rotor). Ces aimants augmentent fortement le flux magnétique rémanent dans l'alternateur.
En absence de courant d'excitation, les signaux phases peuvent atteindre des amplitudes importantes aux vitesses de rotation élevées. On peut même faire débiter l'alternateur sans courant d'excitation, ce qui reste acceptable si ce débit reste suffisamment faible pour pouvoir être absorbé par les charges permanentes présentes dans le véhicule. Cependant, l'énergie produite par les seuls aimants ne suffit pas pour maintenir la tension sur le réseau de bord quand on alimente des charges importantes. En cas de rupture de l'enroulement inducteur, la diminution d'amplitude des signaux phases n'existe donc pas au delà d'une certaine vitesse de rotation avec les rotors à aimant.
En conséquence: la diminution d'amplitude des signaux phases ne peut pas être utilisée pour détecter un défaut de continuité dans le circuit d'excitation (enroulement inducteur coupé, balais coincé dans son logement et ne portant plus sur la piste...), car l'enseignement du document FR2642580 conduit toujours à la relation :
Si UB < Un et Up > Vs2, alors LT= 0 (lampe éteinte, pas de détection de défaut de charge).
DESCRIPTION GENERALE DE L'INVENTION.
La présente invention vise donc à pallier l'inconvénient de cette absence de détection. Elle concerne précisément un procédé de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé contrôlé par un régulateur, le procédé comprenant des étapes de :
- a) prélever en continu une information électrique dans le circuit d'excitation ; - b) comparer en continu l'information électrique prélevée à l'étape a) à une valeur de seuil prédéterminée ;
- c) déterminer en continu un état logique en fonction du résultat de la comparaison effectuée à l'étape b) ; et
- d) si l'état logique déterminé à l'étape c) persiste pendant une durée au moins égale à une durée de temporisation prédéterminée, signaler un défaut de continuité électrique du circuit d'excitation.
Selon une autre caractéristique particulière, le signalement de défaut de continuité électrique n'est effectué que s'il est détecté, comme condition supplémentaire, une commande dans le régulateur pour la fourniture d'un courant maximal au circuit d'excitation.
Selon un mode de réalisation particulier, l'information électrique prélevée est un courant d'excitation et la valeur de seuil est un courant de référence prédéterminé.
Selon un autre mode de réalisation particulier, l'information électrique prélevée est une tension de déchet d'un transistor de commutation du circuit d'excitation et la valeur de seuil est une tension de référence prédéterminée.
L'invention concerne aussi un dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé adapté à la mise en œuvre du procédé décrit ci-dessus. Dans une première forme de réalisation particulière, le dispositif selon l'invention s'applique à un circuit d'excitation comportant un premier transistor de commutation monté en série avec un inducteur de l'alternateur aux bornes d'une source de tension d'alimentation.
- A -
Le dispositif est remarquable en ce qu'il comprend de préférence un second transistor monté en série avec une source de courant de référence aux bornes de la source de tension d'alimentation. Ce second transistor fonctionne en miroir de courant du premier transistor de commutation, et délivre un courant de mesure proportionnel au courant d'excitation présent dans le premier transistor.
Fort avantageusement, le dispositif comprend de plus une résistance et une première diode d'écrêtage en série montées en dérivation aux bornes de l'inducteur, une seconde diode d'écrêtage montée en dérivation aux bornes de la source de courant de référence, et un circuit d'élaboration dudit état logique en fonction de premier et second niveaux logiques présents respectivement aux bornes des première et seconde diodes d'écrêtage.
Dans une seconde forme de réalisation particulière, le dispositif selon l'invention s'applique à un circuit d'excitation comportant également un transistor de commutation monté en série avec un inducteur de l'alternateur aux bornes d'une source de tension d'alimentation.
Le dispositif est remarquable en ce qu'il comprend de préférence un comparateur de tension, une première entrée de ce comparateur étant connectée à une première borne commune à l'inducteur et au transistor de commutation, une seconde entrée du comparateur étant connectée par l'intermédiaire d'une source de tension de référence à une seconde borne commune à ce transistor de commutation et à la tension d'alimentation, et la sortie du comparateur étant connectée à un circuit d'élaboration dudit état logique.
Dans l'une et l'autre formes de réalisation particulières de l'invention, on tire bénéfice du fait que le circuit d'élaboration dudit état logique comprend un circuit temporisateur.
L'invention a également pour objet un alternateur polyphasé et un alterno- démarreur comportant un dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation tel que décrit précédemment.
Ces quelques spécifications essentielles auront rendu évidents pour l'homme de métier les avantages apportés par l'invention par rapport à l'état de la technique antérieur.
Les spécifications détaillées de l'invention sont données dans la description qui suit en liaison avec les dessins ci-annexés. Il est à noter que ces dessins n'ont
d'autre but que d'illustrer le texte de la description et ne constituent en aucune sorte une limitation de la portée de l'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS. La Figure 1 est le schéma de principe du premier mode de réalisation du dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé selon l'invention.
La Figure 2 est le schéma de principe du second mode de réalisation du dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé selon l'invention.
La Figure 3 représente un diagramme de temps du courant d'excitation en mode normal et du signal de détection en l'absence de défaillance du circuit d'excitation.
La Figure 4 représente un diagramme de temps du courant d'excitation en mode plein champ et du signal de détection en l'absence de défaillance du circuit d'excitation.
La Figure 5 représente un diagramme de temps du courant d'excitation comme suite à une commande « plein champ » et du signal de détection en cas de défaillance du circuit d'excitation. La Figure 6 représente un diagramme de temps du courant d'excitation comme suite à une commande « plein champ » et du signal de détection au moment de la défaillance du circuit d'excitation.
DESCRIPTION DES MODES DE REALISATION PREFERES DE L'INVENTION. Dans le cas où le circuit magnétique d'un alternateur comporte des aimants permanents, ou bien présente une forte rémanence, il n'est donc pas possible de détecter indirectement une défaillance du circuit d'excitation par l'absence des signaux de phases.
La solution à ce problème consiste à remarquer qu'en cas de rupture du circuit d'excitation, la tension de sortie de l'alternateur diminue quand des charges sont appliquées. Le régulateur passe alors à l'état plein champ dans le but de fournir un courant d'excitation maximal Imax prédéterminé, par exemple de 5 A.
Dans ces conditions, il suffit de mesurer la valeur du courant d'excitation ou la tension de déchet du transistor alimentant l'inducteur, et de les comparer à des valeurs de seuil prédéterminées: a) Si le courant d'excitation est important, ou si la tension de déchet est élevée, l'enroulement inducteur n'est pas coupé. b) Si le courant d'excitation est nul, ou si la tension de déchet est faible, l'enroulement inducteur est coupé.
Ce mode de détection de défauts s'ajoute aux modes déjà mis en œuvre dans un régulateur existant, tel que celui décrit dans le document FR2642580, et ne les remplace pas.
Le procédé selon l'invention est basé sur l'ajout d'une relation logique qui fait intervenir le niveau du courant d'excitation ou la tension de déchet du transistor de puissance alimentant l'inducteur et le niveau de la tension de sortie UB par rapport à la tension de consigne Un. De préférence, la nouvelle relation logique a pour arguments:
UB : tension de sortie redressée de l'alternateur (ou tension de la batterie qui est reliée à l'alternateur) ; Un : tension de consigne de la régulation, lexc : courant d'excitation ; Iref : courant de référence prédéterminé, c'est-à-dire un seuil de courant d'excitation prédéterminé en dessous duquel on considère que le circuit d'excitation est ouvert quand UB < Un ;
LT : état logique d'un signal de détection de la défaillance du circuit d'excitation, ou état du témoin de charge (lampe, LED, LCD...), prenant les valeurs :
LT=O s'il n'y pas de défaut détecté (le témoin est éteint); LT= 1 si un défaut est détecté (le témoin est allumé). La condition de détection d'un circuit d'excitation ouvert est réalisée dans ce cas par un simple OU logique :
Tableau 1
Alternativement, si le régulateur ne comporte pas de moyens pour mesurer le courant d'excitation lexc, on obtient le même résultat par la mesure de la tension de déchet du transistor d'excitation.
Soit :
Von : tension de déchet du transistor d'excitation à l'état plein champ. Vref : seuil de Von prédéterminé en dessous duquel on considère que le circuit d'excitation est ouvert quand UB < Un.
Dans ce cas, l'état logique LT du signal de détection est alors déterminé par la relation:
UB
UB < Un UB > Un
Von
Tableau 2
Von < Vref LT = 1 LT = 0
Von > Vref LT = 0 LT = 0
La détection de la diminution de la tension batterie (C'est-à-dire quand UB < Un) est assurée par la mise à l'état plein champ de l'inducteur.
La temporisation présente dans les circuits de détection des défauts d'un régulateur existant, tel que celui décrit dans le document FR2642580, réalise naturellement cette détection (de l'ordre de 300 ms). Cette temporisation ne détecte que les défauts confirmés de durée supérieure à la durée de cette temporisation et pour lesquels le découpage de l'excitation a disparu. En cas de défaut, le régulateur reste dans un état stable déterminé, ce qui est le cas lorsque l'inducteur est coupé (état plein champ).
La Figure 1 représente un premier mode de réalisation d'un dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé selon
l'invention, mettant en œuvre le procédé consistant à mesurer le courant d'excitation lexc (Tableau 1 ).
De façon connue en soi, le bobinage inducteur 1 de l'alternateur est alimenté à partir de la tension de batterie UB par une électronique de puissance comprenant un premier transistor de commutation 2 et une diode de roue libre 3.
De façon également connue, les défauts autres que la défaillance du circuit d'excitation sont signalés par un témoin de charge 4 dont une borne est connectée à la tension de batterie UB, et dont l'autre borne est commutée à la masse par un transistor 5 commandé par le signal de sortie d'un circuit temporisateur 6.
Le circuit temporisateur 6, qui apporte de préférence un retard de 300 ms, est déclenché par le signal de sortie d'un premier circuit NON-OU 7, dont les entrées reçoivent des niveaux logiques F1 , F2 représentatifs des divers défauts de l'alternateur, et de l'électronique de puissance associée. En plus de ces éléments connus, sont montées en dérivation aux bornes du bobinage de l'inducteur 1 une résistance 8 en série avec une première diode Zener 9. Cette première diode d'écrêtage 9 limite le signal d'excitation à des niveaux logiques (par exemple: 5 V).
Un second transistor 10 est aussi ajouté. Il fonctionne en miroir avec le premier transistor de commutation 2 en délivrant un courant lexc/n faible, mais proportionnel au courant d'excitation lexc.
Si lexc = 5 A et que n = 100, le courant Iref/n délivré par le second transistor 10 est égal à 50 mA, ce qui correspond à un état plein champ avec un inducteur en bon état. Si l'enroulement de l'inducteur 1 est coupé, la valeur de lexc/n tombe à une valeur égale à zéro, ou voisine de zéro.
La détection de coupure de l'enroulement de l'inducteur 1 se fait par la comparaison du courant lexc/n à une source de courant de référence 1 1 fixée à une valeur intermédiaire (par exemple: Iref/n = 25 mA). Une seconde diode Zener
12 fixe l'amplitude de la tension aux bornes de la source de courant de référence 1 1 pour qu'elle soit compatible avec des niveaux logiques (par exemple: 5 V).
Un signal de détection LT de la défaillance de l'inducteur 1 est élaboré à partir d'un premier niveau logique présent sur l'anode de la première diode Zener 9, et d'un second niveau logique présent sur l'anode de la seconde diode Zener 12.
Le premier niveau logique est appliqué à l'entrée d'un circuit inverseur 13 dont la sortie est reliée à une entrée d'un second circuit NON-OU 14 ; le second niveau logique est appliqué à une autre entrée de ce second circuit NON-OU 14.
La sortie du second circuit NON-OU 14 est connectée à une entrée du premier circuit NON-OU 7.
En régulation normale, le découpage du premier transistor de commutation
2 est tel que l'entrée du circuit inverseur 13 passe par les niveaux logiques 0 et 1 , lexc/n est inférieur ou passe de part et d'autre de la valeur de référence Iref/n, et les niveaux des entrées du second circuit NON-OU 14 produisent un niveau 0 en sortie (ou une succession de niveaux 0 et 1 ).
En conséquence, la sortie de premier circuit NON-OU 7 reste au niveau 1 ou passe successivement par les niveaux logiques 0 et 1. Le circuit temporisateur 6 est réinitialisé en permanence, et il n'y a pas de détection de défaut.
Lorsque la tension UB chute en sortie de l'alternateur et que le bobinage de l'inducteur 1 n'est pas coupé, le premier transistor de commutation 2 est plein champ, mais lexc/n est toujours supérieur à la valeur de référence Iref/n, le second niveau logique et l'entrée correspondante du second circuit NON-OU 14 sont toujours au niveau 1 , de sorte que sa sortie reste au niveau 0.
En l'absence d'autres défauts détectés sur les niveaux logiques F1 et F2, l'entrée correspondante du premier circuit NON-OU 7 reste au niveau 1 , et le circuit temporisateur 6 est inhibé: il n'y a pas de détection de défaut.
En cas de coupure du bobinage de l'inducteur 1 , le régulateur cherche à mettre plein champ, l'entrée du circuit inverseur 13 passe au niveau 1 et sa sortie passe au niveau 0. D'autre part, la tension aux bornes de la source de courant de référence 1 1 tombe au potentiel de masse (niveau 0). La sortie du second circuit NON-OU 14 passe donc au niveau logique 1 , et la sortie du premier circuit NON- OU 7 passe par conséquent au niveau 0.
Si la coupure du bobinage de l'inducteur 1 est confirmée, la sortie du premier circuit NON-OU 7 est maintenue au niveau 0, ainsi que l'entrée de réarmement R du circuit temporisateur 6. En conséquence, le circuit temporisateur 6 est déclenché, et sa sortie passe au niveau 1 après 300 ms.
Le transistor 5 de commande du témoin de charge 4 est alors rendu passant, ce qui a pour effet de signaler la défaillance de l'inducteur 1.
Un second mode de réalisation d'un dispositif de détection de la défaillance du circuit d'excitation d'un alternateur polyphasé selon l'invention est représenté sur la Figure 2. Ce second mode de réalisation met alternativement en œuvre le procédé consistant à mesurer la tension de déchet du transistor de commutation 2 du circuit d'excitation (tableau 2).
On retrouve les éléments connus déjà utilisés dans le premier mode de réalisation, c'est-à-dire :
- un bobinage inducteur 1 ;
- un transistor de commutation 2 ; - une diode de roue libre 3 ;
- un témoin de charge 4 ;
- un transistor 5 qui commute ce témoin de charge par rapport à un potentiel fixe (masse);
- un circuit NON-OU 7 prenant en compte tous les défauts F1 ,F2 détectés par les moyens spécifiques internes au régulateur.
- un circuit temporisateur 6.
En plus de ces éléments, le montage d'un comparateur de tension 15 permet de comparer la tension de déchet Von du transistor de commutation 2 à une tension de référence Vref d'une source de tension de référence 16. Quand le régulateur est plein champ, et que le courant d'excitation est maximal, la tension de déchet Von est importante (par exemple: 200 mV).
En cas de coupure du bobinage de l'inducteur, la boucle de régulation tend à commander la fourniture d'un courant d'excitation maximal Imax. Ce courant d'excitation maximal Imax ne pouvant s'établir, la tension de déchet Von reste nulle ou voisine de zéro.
Il suffit de choisir une valeur de Vref comprise entre ces deux valeurs, par exemple de 50 mV, pour détecter une coupure du bobinage de l'inducteur 1.
Un avantage de ce deuxième mode de réalisation sur le premier mode de réalisation, est que la combinaison du transistor de commutation 2 et du comparateur de tension 15 permet de détecter directement la coupure du bobinage de l'inducteur 1 sans nécessiter un autre circuit NON-OU.
En régulation normale, le découpage du transistor de commutation 2 est tel que Von est alternativement inférieur et supérieur à la tension de référence Vref ; par conséquent, les sorties du comparateur de tension 15 et du circuit NON-OU 7
passent successivement par les niveaux logiques 0 et 1. Le circuit temporisateur 6 est réinitialisée en permanence, et il n'y a pas de détection de défaut.
Lorsque la tension de sortie UB de l'alternateur chute, et que le bobinage de l'inducteur 1 n'est pas coupé, le transistor de commutation 2 est plein champ, la tension de déchet Von est supérieure à 50 mV, la sortie du comparateur de tension 15 est au niveau logique 0, la sortie du circuit NON-OU 7 est au niveau 1 , et le circuit temporisateur inhibé: il n'y a pas de détection de défaut.
En cas de coupure du bobinage de l'inducteur, la tension de sortie UB de l'alternateur chute, le transistor de commutation 2 est plein champ, mais la tension de déchet Von est inférieure à 50 mV et la sortie du comparateur de tension 15 est au niveau logique 1. Le défaut est détecté après le délai de 300 ms imposé par le circuit temporisateur 6.
Afin d'illustrer le fonctionnement des dispositifs décrits ci-dessus, les figures 3, 4, 5 et 6 représentent l'état logique du signal de détection LT, ou du témoin de charge, en fonction du courant d'excitation lexc dans différents modes de fonctionnement de l'alternateur.
La figure 3 montre, en mode de fonctionnement normal de l'alternateur, la forme d'onde 17 du courant d'excitation lexc, dont l'amplitude et le rapport cyclique sont déterminés par la boucle de régulation. Dans ce mode, le rapport cyclique est inférieur à 1 , et l'intensité du courant d'excitation lexc reste inférieure à l'intensité maximale Imax.
Le signal de détection LT d'une défaillance de l'inducteur reste au niveau logique 0.
La figure 4 représente le cas où le courant d'excitation lexc est continu et d'intensité maximale Imax, c'est-à-dire le cas où le régulateur à reçu une commande «plein champ». Le signal de détection LT reste au niveau logique 0, c'est-à-dire que le circuit d'excitation est en bon état, et que l'alternateur est effectivement en mode plein champ.
Sur la figure 5 est représenté le cas d'une coupure du bobinage de l'inducteur 1. Le régulateur a reçu une commande « plein champ », mais le courant d'excitation lexc est nul.
Le signal de détection LT d'une défaillance de l'inducteur est au niveau logique 1.
Comme le montre bien la Figure 6, le circuit temporisateur 6 provoque un retard de 300 ms entre le moment 18 de la rupture du bobinage de l'inducteur 1 et le moment 19 où le signal de détection LT passe au niveau logique 1.
Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seuls modes d'exécution préférentiels décrits ci-dessus.
Notamment, les valeurs particulières des intensités, des tensions et du retard spécifiées ci-dessus ne sont données qu'à titre d'exemples.
Il en est de même des types particuliers des éléments discrets, des circuits analogiques ou logiques cités: ils pourraient, en variante, être remplacés par d'autres composants électroniques réalisant les mêmes fonctions.
L'invention embrasse donc au contraire toutes les variantes possibles de réalisation qui resteraient dans le cadre défini par les revendications ci-après.