L'invention concerne en général les dispositifs de
fabrication de ressorts en spirales pour matelas.
Plus précisément, l'invention concerne selon un
premier aspect un dispositif de fabrication de ressorts
en spirales pour matelas à partir d'un fil métallique, ce
dispositif comprenant des moyens pour entraíner le fil en
translation longitudinalement, un canon percé d'un
orifice longitudinal à travers lequel défile le fil, une
roulette disposée dans le prolongement longitudinal de
l'orifice, des moyens d'écartement pour faire varier
sélectivement l'écartement longitudinal entre l'orifice
et la roulette, un poussoir disposé à proximité de la
roulette, des moyens de déplacement pour déplacer
sélectivement le poussoir suivant une direction
transversale sensiblement perpendiculaire à la direction
longitudinale , le fil sortant de l'orifice venant buter
sur la roulette et se conformant en une spire qui défile
devant le poussoir, le rayon de la spire étant fonction
de l'écartement entre la roulette et le canon et le pas
de ladite spire étant fonction de la position
transversale du poussoir.
Des dispositifs de ce type sont connus de l'art
antérieur, et notamment de la demande de brevet
internationale WO 03/033190 A1 qui révèle un dispositif
de fabrication dans lequel les moyens pour faire varier
sélectivement l'écartement longitudinal entre l'orifice
et la roulette et les moyens pour déplacer sélectivement
le poussoir sont constitués d'un moteur entraínant des
cames de profils adaptés à la forme du ressort.
Ces dispositifs présentent de nombreux défauts.
Les cames sont spécifiques à un type de ressort.
Pour produire un ressort de type différent, il est
nécessaire de fabriquer de nouvelles cames, de profils
différents. La détermination exacte du profil des cames
est longue et fastidieuse, et demande de nombreux essais.
De plus, la gamme de formes de ressorts qu'il est
possible de produire avec de tels dispositifs est très
limitée. Il n'est pas mécaniquement faisable de fabriquer
un ressort constitué de spires de caractéristiques trop
différentes les unes des autres.
Enfin, quand on veut modifier légèrement une
caractéristique du ressort produit, en conservant les
mêmes cames, le réglage de la machine est
particulièrement difficile. Les différents paramètres
qu'il est possible d'ajuster sur la machine ont chacun
une influence sur plusieurs des caractéristiques du
ressort. La modification sur la caractéristique
recherchée peut conduire involontairement à des
modifications parasites sur d'autres caractéristiques du
ressort.
Dans ce contexte, la présente invention a pour but
de pallier les défauts mentionnés ci-dessus.
A cette fin, le dispositif de l'invention, par
ailleurs conforme à la définition générique qu'en donne
le préambule ci-dessus, est essentiellement caractérisé
en ce que les moyens d'écartement de la roulette
comprennent un organe moteur d'écartement, et les moyens
de déplacement du poussoir comprennent un organe moteur
de déplacement indépendant de l'organe moteur
d'écartement.
Dans un mode de réalisation possible de
l'invention, les moyens d'entraínement du fil comprennent
un organe moteur d'entraínement indépendant des organes
moteurs d'écartement et de déplacement.
Ces caractéristiques sont particulièrement
avantageuses quand on considère que le dispositif
comprend des moyens numériques pour piloter les moyens
d'entraínement du fil, et/ou les moyens d'écartement de
la roulette, et/ou les moyens de déplacement du poussoir.
De préférence, le ressort comprend une pluralité de
spires, les moyens numériques comprenant une interface
permettant de définir les caractéristiques de chacune des
spires individuellement, et étant apte à piloter le
dispositif pour réaliser des ressorts dont les spires
sont conformes aux caractéristiques définies à l'aide de
l'interface.
Les caractéristiques définissant les spires
comprennent au moins le diamètre de la spire et son pas,
et peuvent également comprendre également la longueur du
fil constituant la spire.
Par exemple, les moyens numériques comprennent des
cartes d'axes qui pilotent les moyens d'entraínement du
fil, les moyens d'écartement de la roulette, et les
moyens de déplacement du poussoir, et un calculateur
gérant les cartes d'axes.
Avantageusement, les évolutions de la vitesse
d'entraínement du fil, de l'écartement entre la roulette
et le canon, et de la position transversale du poussoir
sont déterminées par les moyens numériques par
interpolation.
Par ailleurs, le dispositif comprend un couteau
apte à sectionner le fil, et des moyens d'actionnement du
couteau, ces moyens étant pilotés par les moyens
numériques.
De plus, le couteau est mobile en translation
suivant un axe vertical perpendiculaire aux directions
longitudinale et transversale, les moyens d'actionnement
du couteau comprenant un organe moteur d'actionnement
rotatif, et une bielle convertissant le mouvement de
rotation de l'organe moteur d'actionnement en un
mouvement de translation du couteau.
Dans ce cas, l'organe moteur d'actionnement est un
moteur électrique de type sans contact glissant.
On notera encore que les moyens d'entraínement du
fil comprennent des galets d'entraínement supérieur et
inférieur pinçant le fil entre eux, et un dispositif de
transmission par courroie, les galets d'entraínement
étant entraínés en rotation par l'organe moteur
d'entraínement par l'intermédiaire du dispositif de
transmission.
Dans ce cas, l'organe moteur d'entraínement est un
moteur électrique de type sans contact glissant.
De préférence, les moyens d'écartement de la
roulette comprennent un vérin électrique d'écartement
actionné par l'organe moteur d'écartement.
Dans ce cas, l'organe moteur d'écartement est un
moteur électrique de type sans contact glissant.
De même, les moyens de déplacement du poussoir
comprennent un vérin électrique de déplacement actionné
par l'organe moteur de déplacement.
Dans ce cas encore, l'organe moteur de déplacement
est un moteur électrique de type sans contact glissant.
Enfin, la roulette est libre en rotation autour
d'un axe de rotation transversal.
L'invention concerne selon un second aspect une
méthode de fabrication de ressorts en spirales pour
matelas à partir d'un fil métallique, à l'aide d'un
dispositif comprenant des moyens pour entraíner le fil en
translation longitudinalement, un canon percé d'un
orifice longitudinal à travers lequel défile le fil, une
roulette disposée dans le prolongement longitudinal de
l'orifice, des moyens d'écartement pour faire varier
sélectivement l'écartement longitudinal entre l'orifice
et la roulette, un poussoir disposé à proximité de la
roulette, des moyens de déplacement pour déplacer
sélectivement le poussoir suivant une direction
transversale sensiblement perpendiculaire à la direction
longitudinale, le fil sortant de l'orifice venant buter
sur la roulette et se conformant en une spire qui défile
devant le poussoir, le rayon de la spire étant fonction
de l'écartement entre la roulette et le canon et le pas
de ladite spire étant fonction de la position
transversale du poussoir, caractérisée en ce que les
moyens d'écartement de la roulette comprennent un organe
moteur d'écartement, et les moyens de déplacement du
poussoir comprennent un organe moteur de déplacement
indépendant de l'organe moteur d'écartement.
Avantageusement, les moyens d'entraínement du fil
comprennent un organe moteur d'entraínement indépendant
des organes moteurs d'écartement et de déplacement.
Ces caractéristiques sont particulièrement
avantageuses quand on considère que le dispositif de
fabrication comprend des moyens numériques pour piloter
les moyens d'entraínement du fil, et/ou les moyens
d'écartement de la roulette, et/ou les moyens de
déplacement du poussoir.
Par ailleurs, le ressort comprend une pluralité de
spires, les moyens numériques comprenant une interface
permettant de définir les caractéristiques de chacune des
spires individuellement, et étant apte à piloter le
dispositif pour réaliser des ressorts dont les spires
sont conformes aux caractéristiques définies à l'aide de
l'interface.
Les caractéristiques définissant les spires
comprennent au moins le diamètre de la spire et son pas,
et peuvent comprendre également la longueur du fil
constituant la spire.
Avantageusement, les pas des deux spires de base
constituant des extrémités opposées du ressort sont
choisis nuls ou proches de zéro.
De préférence, les diamètres des deux spires de
pavillon suivant les spires de base sont choisis
relativement plus grands que les diamètres des spires de
base.
Par exemple, les moyens numériques comprennent des
cartes d'axes qui pilotent les moyens d'entraínement du
fil, les moyens d'écartement de la roulette, et les
moyens de déplacement du poussoir, et un calculateur
gérant les cartes d'axes.
Dans ce cas, les évolutions de la vitesse
d'entraínement du fil, de l'écartement entre la roulette
et le canon, et de la position transversale du poussoir
sont déterminées par les moyens numériques par
interpolation.
Le dispositif de fabrication peut encore comprendre
un couteau apte à sectionner le fil, et des moyens
d'actionnement du couteau, l'entraínement du fil étant
interrompu avant l'actionnement du couteau.
Dans ce cas, les moyens d'actionnement du couteau
sont pilotés par les moyens numériques.
D'autres caractéristiques et avantages de
l'invention ressortiront clairement de la description qui
en est faite ci-dessous, à titre indicatif et nullement
) limitatif, en référence aux figures annexées, parmi
lesquelles :
- la figure 1 est une vue de dessus d'un ressort à
spirales pour matelas susceptible d'être produit par le
dispositif de la figure 2,
- la figure 2 est une vue de face d'un côté avant
d'un dispositif selon l'invention,
- la figure 3 est une vue de face agrandie d'un
détail III de la figure 2,
- la figure 4 est une vue en perspective d'une
) face arrière de dispositif de la figure 2,
- la figure 5 est une représentation schématique
de l'écran de l'interface du dispositif de la figure 2,
et
- la figure 6 est un schéma de principe des moyens
numériques de pilotage du dispositif de la figure 2.
Le dispositif 20 représenté sur la figure 2 est
destiné à la fabrication de ressorts en spirales pour
matelas 10. Un exemple de ressort de ce type est
représenté sur la figure 1. Il est constitué d'un fil
métallique de section ronde, conformé en une pluralité de
spires circulaires 11 successives, les centres de ces
spires étant tous alignés le long d'un axe principal X-X'.
Chaque spire est caractérisée par son diamètre D et
son pas P. Comme on le comprend mieux en considérant la
figure 5, le diamètre D correspond à la distance,
considérée en projection dans un plan perpendiculaire à
l'axe principal X-X', séparant un premier point de la
spire et un second point situé à 180° du premier en
suivant ladite spire. Le pas P correspond à la distance,
considérée en projection sur l'axe principal X-X',
séparant les deux extrémités de la spire.
Le ressort 10 représenté sur la figure 1 comprend à
chacune de ses deux extrémités opposées un premier
ensemble 12 de spires de diamètres D et de pas P
relativement petits, et au centre un second ensemble 13
de spires de diamètres D et de pas P relativement plus
grands.
Le dispositif 20 de fabrication du ressort 10
comprend, comme le montre la figure 2, un bâti 21, des
moyens de stockage du fil 1 sous forme de bobine, non
représentés, des moyens 22 de redressement du fil 1, des
moyens 30 pour entraíner le fil 1 en translation suivant
une direction longitudinale, un canon 40 percé d'un
orifice longitudinal 41 à travers lequel défile le fil 1
entraíné par les moyens 30, une roulette 50 disposée dans
le prolongement longitudinal de l'orifice 41, des moyens
d'écartement 52 pour faire varier sélectivement
l'écartement longitudinal entre l'orifice 41 et la
roulette 50, une tige 90 s'étendant à partir du bâti
suivant une direction transversale perpendiculaire à la
direction longitudinale autour de laquelle les spires 11
du ressort viennent s'enrouler, un poussoir 60 disposé à
proximité de la roulette 50 et présentant une extrémité
libre 61 disposée le long de la tige 90, des moyens de
déplacement 62 pour déplacer sélectivement le poussoir 60
selon une direction sensiblement transversale le long de
la tige 90, et un couteau 80 pour sectionner le fil 1 une
fois la dernière spire du ressort formée.
La tige 90 est solidaire du bâti 21 et s'étend d'un
côté transversal avant de celui-ci.
Le fil 1 sortant de l'orifice 41 vient buter sur la
roulette 50, ce dont il résulte qu'il se courbe dans un
plan sensiblement perpendiculaire à la direction
transversale et se conforme en une spire 11 qui s'enroule
autour de la tige 90 . Cette spire 11 défile au contact
d'un côté transversal avant du poussoir 60, celui-ci
sollicitant transversalement ladite spire 11 et lui
conférant une torsion fonction de la position
transversale du poussoir.
Le diamètre D de la spire 11 ainsi formée est
fonction de l'écartement entre la roulette 50 et le canon
40, et le pas P de ladite spire est fonction de la
position transversale du poussoir 60.
Le fil 1 est stocké sous forme de bobine de
diamètre 60 à 80 centimètres, de hauteur 1 mètre environ,
et d'un poids de 900 kilogrammes approximativement.
Les moyens de stockage comprennent typiquement au
moins un dévidoir mobile en rotation autour d'un axe
vertical ou horizontal, sur lequel est montée la bobine
de fil 1. Le fil 1 est entraíné longitudinalement par les
moyens d'entraínement 20 à partir du dévidoir jusqu'au
canon 40, du côté transversal avant du bâti 21, le
dévidoir tournant au fur et à mesure que le fil 1 défile.
Les moyens de redressement 22 sont interposés entre
les moyens d'entraínement 30 et les moyens de stockage ,
et comprennent des premier et second redresseurs 221
redressant le fil 1 respectivement suivant la direction
transversale et suivant une direction verticale
perpendiculaire aux directions longitudinale et
transversale.
Le premier redresseur 221 comprend une pluralité de
galets 222 montés libres en rotation relativement au bâti
21 autour d'axes transversaux, du côté avant du bâti 21,
ces galets étant répartis à courte distance les uns des
autres le long d'une portion de trajectoire
longitudinale, rectiligne, du fil 1. Ces galets 222 sont
disposés alternativement au-dessus et au-dessous du fil
1, dans des positions de travail, l'écartement entre le
fil et les axes de rotation étant choisi pour que le fil
1 défile suivant une ligne droite longitudinale
sensiblement tangentielle aux galets 222, dans des gorges
périphériques de ceux-ci.
Les galets 222 et leurs axes sont par ailleurs
mobiles verticalement relativement au bâti 21, à
l'encontre de la sollicitation de ressorts 223 qui
tendent à rappeler les galets 221 dans leur position de
travail, les galets situés au-dessus du fil 1 étant
mobiles vers le haut et ceux situés sous le fil 1 étant
mobiles vers le bas.
Le second redresseur 221 est identique au premier,
à l'exception du fait que les galets sont montés sur des
axes verticaux, et sont mobiles transversalement.
Les moyens d'entraínement 20 comprennent deux
ensembles constitués chacun d'un galet d'entraínement
supérieur 32 et d'un galet d'entraínement inférieur 33,
ces galets étant mobiles en rotation relativement au bâti
21, du côté avant de celui-ci, autour d'axes de rotation
transversaux respectifs 321/331.
Les axes de rotations 321/331 des galets
d'entraínement supérieur et inférieur 32 et 33 d'un même
ensemble sont montés verticalement l'un au-dessus de
l'autre, les galets supérieur et inférieur 32 et 33
s'étendant dans un même plan longitudinal vertical,
tangentiellement l'un par rapport à l'autre. Ils sont
pourvus chacun d'une gorge périphérique, respectivement
322/332, le fil 1 étant engagé dans les gorges 322/332
des galets supérieur et inférieur 32/33, au point de
contact entre ces galets.
Les sections des deux gorges 322/332 sont
identiques et sont déterminées de telle façon que le fil
1 soit pincé entre les deux galets inférieur et supérieur
32/33 d'un même ensemble quand ceux-ci roulent l'un
contre l'autre, de telle sorte que le fil 1 est entraíné
par les galets.
Les deux ensembles de deux galets d'entraínement
sont disposés l'un à côté de l'autre le long du fil 1,
comme on le voit sur la figure 2.
Le fil 1 traverse trois tubes de guidage
longitudinaux 91 solidaires du bâti 21, disposés juste
avant le premier ensemble de galets d'entraínement 32/33
en suivant le sens de défilement du fil 1, entre les deux
ensembles de galets 32/33, et entre le second ensemble de
galets 32/33 et le canon 40.
Ce canon 40 est une pièce métallique massive,
sensiblement en forme de disque d'axe transversal, percé
selon son diamètre par l'orifice longitudinal 41. Cet
orifice présente une section ronde de diamètre légèrement
supérieur à celui du fil 1. Le canon 40 est rigidement
fixé sur le bâti 21, de façon amovible.
La roulette 50 est montée libre en rotation
relativement au bâti 21 autour d'un axe de rotation 51.
Elle présente une gorge périphérique 53.
Selon l'invention, les moyens 52 d'écartement de la
roulette 50 comprennent un organe moteur d'écartement
521, et les moyens 62 de déplacement du poussoir
comprennent un organe moteur de déplacement 621
indépendant de l'organe moteur d'écartement 521.
Les organes moteur d'écartement 521 et de
déplacement 621 sont mécaniquement complètement
indépendants, de telle sorte qu'il est possible de faire
varier de façon très libre et commode le pas et le
diamètre des spires 11, sans interférence de l'un sur
l'autre.
De plus, les moyens 30 d'entraínement du fil 1
comprennent un organe moteur d'entraínement 31
indépendant des organes moteurs d'écartement 521 et de
déplacement 621.
On accroít ainsi encore la flexibilité du
dispositif de fabrication, puisque celui-ci est doté de
trois mouvements ajustables sans interférence de l'un sur
l'autre.
Les caractéristiques exposées ci-dessus sont
particulièrement avantageuses quand le dispositif de
fabrication 20 comprend des moyens numériques 70 pour
piloter les moyens 30 d'entraínement du fil 1, et/ou les
moyens 52 d'écartement de la roulette 50, et/ou les
moyens 62 de déplacement du poussoir 60.
Ces moyens numériques 70 comprennent une interface
71, représentée sur la figure 5, permettant de définir
les caractéristiques de chacune des spires 11
individuellement, ces moyens numériques étant aptes à
piloter le dispositif pour réaliser des ressorts 10 dont
les spires 11 sont conformes aux caractéristiques
définies à l'aide de l'interface 71.
Les caractéristiques définissant les spires 11
comprennent au moins le diamètre D de la spire 11 et son
pas P.
De préférence, ces caractéristiques comprennent
également la longueur L du fil 1 constituant la spire 11.
Dans une variante de réalisation, il est possible
de déterminer la longueur L par calcul à partir des
autres caractéristiques de la spire 11 et des
caractéristiques des spires 11 voisines.
Néanmoins ce calcul est complexe et il est
préférable de faire entrer la longueur L par
l'utilisateur. L'utilisateur peut par exemple lire ces
longueurs L dans des tables, en fonction de paramètres
prédéterminés tels que le diamètre et le pas de la spire
11, des spires voisines, et du matériau constituant le
fil 1.
L'interface 71 comprend un écran de saisie 711 sur
lequel s'affiche un tableau à remplir et un clavier
servant à remplir le tableau.
Comme on le voit sur la figure 5, le tableau
comprend une ligne pour chaque spire 11 du ressort 10, et
trois colonnes, où sont renseignés respectivement le
diamètre, le pas et la longueur de fil de chaque spire.
Le ressort 10 est divisé en plusieurs spires
successives : une spire de base 14, constituant une
extrémité du ressort 10, une spire de pavillon 15, qui
suit la spire de base 14, des spires normales 16, suivant
la spire de pavillons 15, une autre spire de pavillon 15,
qui suit les spires normales, et enfin une autre spire de
base 14, qui constitue une autre extrémité du ressort 10.
Les spires de bases sont légèrement plus courtes
que les autres et s'étendent sur une plage angulaire
légèrement inférieur à 360°.
Une fois le tableau renseigné, celui-ci peut être
enregistré dans une mémoire des moyens numériques 70. Il
est possible de mémoriser les caractéristiques de
plusieurs types de ressorts, correspondant à plusieurs
campagnes de fabrication à effectuer. Le tableau
correspondant au ressort à fabriquer est rappelé juste
avant le début la campagne de fabrication, de telle sorte
que le temps nécessaire pour reconfigurer le dispositif
de fabrication est extrêmement court. Le taux
d'occupation des machines peut ainsi être très élevé.
Comme on le voit sur la figure 6, les moyens
numériques 70, outre l'interface 71, comprennent des
cartes d'axes 72 qui pilotent les moyens 30
d'entraínement du fil 1, les moyens 52 d'écartement de la
roulette, et les moyens 62 de déplacement du poussoir 60,
et un calculateur 73 gérant les cartes d'axes 72.
Les cartes d'axes 72 sont dans l'exemple de
réalisation illustré sur les figures 2 à 5 de marque
Schneider et de type CAY 33.
Le calculateur 73 est choisi pour sa vitesse de
calcul. Il est également de marque Schneider, et présente
un temps de scrutation inférieur à 4 millisecondes.
Les moyens numériques 70 sont programmés de façon à
optimiser le temps de cycle. A cet effet, le programme
donne l'initiative aux cartes d'axes 72 par rapport au
calculateur 73, les cartes d'axes 72 venant prendre leurs
instructions auprès du calculateur 73 dès qu'une place
est disponible dans la mémoire tampon de la carte d'axe
72.
Les évolutions de la vitesse d'entraínement du fil
1, de l'écartement entre la roulette 50 et le canon 40,
et de la position transversale du poussoir 60 entre deux
pas de calculs sont déterminées par les moyens numériques
70 par interpolation.
L'organe moteur d'entraínement 31 est un moteur
électrique de type sans contact glissant, fixé rigidement
sur le bâti 21, et entraínant en rotation un arbre moteur
311 transversal. Les moyens d'entraínement 30 comprennent
en outre un dispositif de transmission par courroie 34 du
mouvement de rotation de l'arbre moteur 311 aux galets
d'entraínement supérieur 32 et inférieur 31, représenté
sur la figure 4.
Les galets d'entraínements 32/33 sont à cet effet
solidaires en rotation des axes d'entraínement 321/331,
ces axes s'étendant transversalement à travers le bâti 21
et faisant saillie par des extrémités libres respectives
d'un côté arrière du bâti 21.
Comme on le voit sur la figure 4, le dispositif de
transmission 34 comprend une courroie 341 crantée sur ses
deux faces, un axe de renvoi transversal 342 monté mobile
en rotation sur le bâti 21, et un ensemble de roues ou de
galets crantés 343, solidaires en rotation de l'arbre
moteur 311, de l'axe de renvoi 342 et des extrémités
libres des axes d'entraínement 321/331, ces roues
crantées 343 engrenant la courroie crantée 341 .
Les galets d'entraínements supérieur et inférieur
présentent chacune un diamètre d'environ 150 millimètres.
Leurs gorges respectives 322/332 présentent chacune une
section en triangle rectangle, de base environ 2
millimètres, et de hauteur environ 1 millimètre. Ces
gorges sont adaptées pour des fils 1 d'un diamètre
compris entre 1,2 et 3 millimètres, et de préférence
entre 1,5 et 2,1 millimètres.
Les galets d'entraínement supérieurs 32 sont liés
au bâti 21 par une liaison glissière autorisant une
légère translation verticale de ces galets relativement
au bâti 21, vers le haut par rapport à une position de
repos dans laquelle les galets d'entraínement supérieur
32 sont au contact des galets d'entraínement inférieur
33.
A cet effet, les moyens d'entraínement 30
comprennent deux chariot de support 35, les axes
d'entraínement 321 étant montés fixes en translation
verticale et libre en rotation chacun sur un chariot par
l'intermédiaire de roulements à billes.
Chaque chariot 35 est lié au bâti 21 par deux cages
à rouleaux, les rouleaux étant interposés entre deux
rails de guidage verticaux solidaires du chariot 35, et
deux rails complémentaires verticaux solidaires du bâti
21.
Les moyens d'entraínement 30 comprennent encore des
moyens de rappel 36 sollicitant chaque chariot 35 vers sa
position de repos quand celui-ci se déplace vers le haut.
Comme on le voit sur la figure 2, ces moyens de
rappel 36 comprennent pour chaque chariot 35 une butée
massive 361 solidaire du bâti 21 et disposée au-dessus du
chariot 35, la butée 361 et le chariot 35 étant
mutuellement espacés verticalement. Cette butée 361
présente un orifice s'étendant verticalement. Les moyens
de rappel 36 comprennent encore une tige 362 solidaire du
chariot 35 et s'étendant verticalement à partir de celui-ci,
engagée libre en translation dans l'orifice de la
butée, et des rondelles élastiques 363 empilées autour de
la tige 362, sur tout l'espace séparant la butée 361 du
chariot 35.
Ainsi, les rondelles élastiques 363 sont comprimées
quand le chariot 35 se déplace vers le haut, et elles
sollicitent celui-ci vers le bas.
Les moyens d'entraínement 30 autorisent typiquement
une translation verticale maximum des chariots de 1
millimètre.
Les moyens 52 d'écartement de la roulette 50
comprennent un vérin électrique d'écartement 522 à
guidage linéaire, actionné par l'organe moteur
d'écartement 521.
L'organe moteur d'écartement 521 est un moteur
électrique de type sans contact glissant.
Le vérin d'écartement 522 déplace
longitudinalement, dans les deux sens opposés possibles,
une tige porteuse longitudinale 523, de section
rectangulaire, la roulette 50 étant montée libre en
rotation autour de son axe de rotation 51 sur une
extrémité de cette tige porteuse opposée au vérin.
Les moyens d'écartement 50 comprennent enfin un
bloc de guidage 524 solidaire du bâti 21, percé d'un
orifice de guidage de section rectangulaire correspondant
à la section de la tige porteuse 523, dans lequel cette
tige porteuse est engagée et coulisse librement.
L'axe de rotation 51 de la roulette 50 s'étend
suivant la direction transversale et est situé, selon la
direction verticale, légèrement au-dessus de l'orifice
longitudinal 41 du canon 40.
La gorge 53 de la roulette est située dans le même
plan longitudinal vertical que l'orifice longitudinal 41
du canon 40, de telle sorte que le fil 1 sortant de cet
orifice vient en contact avec la gorge 53, légèrement en
dessous de l'axe de rotation 51 de la roulette 50, et
entraíne celle-ci en rotation dans le sens horaire quand
on considère la roulette 50 de face comme sur la figure
3.
On voit sur cette même figure 3 que la tige 90
s'étend légèrement en dessous d'une extrémité de
l'orifice longitudinal 41 tournée vers la roulette 50, et
présente, perpendiculairement à la direction
transversale, une section ronde. La tige dans cette
position s'étend sensiblement suivant l'axe de symétrie
du ressort formé par le dispositif de fabrication.
Le poussoir 60 présente une forme allongée, de
section rectangulaire. Il s'étend dans un plan vertical
longitudinal, en oblique, et présente une face plate
tournée d'un côté transversal avant. Son extrémité libre
61 entoure la tige 90 sur environ un quart de sa
circonférence, d'un côté inférieur de cette tige 90. Une
extrémité opposée à l'extrémité libre 61 est située
relativement plus bas et, suivant la direction
longitudinale, relativement plus du côté de la roulette
50 que l'extrémité libre 61. Cette extrémité opposée est
soudée sur une plaque de support 63.
Les moyens de déplacement 62 du poussoir 60
comprennent un vérin électrique de déplacement 621 à
guidage linéaire actionné par l'organe moteur de
déplacement 622.
Cet organe moteur de déplacement 622 est un moteur
électrique de type sans contact glissant, le vérin et
l'organe moteur étant rigidement fixé d'un côté
transversal arrière du bâti 21.
Le vérin de déplacement 621 déplace
transversalement, dans les deux sens opposés possibles,
une tige porteuse transversale 623, de section
rectangulaire, la plaque de support 63 étant rigidement
fixée sur une extrémité de cette tige porteuse opposée au
vérin.
La tige porteuse transversale 623 s'étend à travers
un orifice ménagé dans le bâti 21 dans lequel cette tige
porteuse est engagée et coulisse librement.
Le poussoir 60 est mobile transversalement entre
des positions extrêmes avancée et reculée. Dans sa
position reculée, le poussoir 60 s'étend dans le même
plan vertical longitudinal que l'orifice longitudinal 41
du canon 40 et que la gorge 53 de la roulette 50. Dans sa
position avancée, le poussoir 60 est situé relativement
plus à l'avant que dans sa position reculée.
Le dispositif de fabrication, outre le couteau 80,
comprend des moyens 81 d'actionnement du couteau 80,
pilotés par les moyens numériques 70.
Comme on le voit sur la figure 2, le couteau 80 est
mobile relativement au bâti 21 en translation suivant
l'axe vertical.
Les moyens 81 d'actionnement du couteau 80
comprennent un organe moteur d'actionnement 811 rotatif,
un vilebrequin, non représenté, entraíné en rotation par
l'organe moteur 811 et une bielle 812 convertissant le
mouvement de rotation du vilebrequin en un mouvement de
translation du couteau 80.
L'organe moteur d'actionnement 811 est un moteur
électrique de type sans contact glissant, rigidement fixé
sur le bâti 21.
Le couteau 80 est mobile entre une position de
repos, relativement plus haute, et une position de coupe,
relativement plus basse. Un tour de vilebrequin
correspond à un aller-retour du couteau 80 de sa position
de repos à sa position de coupe.
Le couteau 80 est agencé de telle sorte que le
canon 40 joue le rôle de contre-lame, le couteau 80 dans
son déplacement vers sa position de coupe passant au ras
de l'extrémité de l'orifice longitudinal 41 tournée vers
la roulette 50.
On notera que la tige 90 est disposée dans le
prolongement vertical du déplacement du couteau 80.
La découpe du fil 1 est effectuée selon la séquence
d'opérations qui va être maintenant décrite, dans l'ordre
indiqué ci-dessous. Toutes les opérations sont commandées
automatiquement par les moyens numériques 70.
1/ L'organe moteur d'entraínement 31 est mis à
l'arrêt, ce qui interrompt le mouvement du fil 1. 2/ La roulette 50 est écartée du canon 40 par le
vérin d'écartement 522. 3/ Le couteau 80 est actionné par l'organe moteur
811. 4/ L'organe moteur d'entraínement 31 est remis en
fonctionnement pour la fabrication du ressort suivant.
Le dispositif de fabrication qui a été décrit ci-dessus
présente de multiples avantages.
Il est particulièrement simple d'un point de vue
mécanique.
Les différents mouvements de la machine sont
mécaniquement indépendants et contrôlés par les moyens
numériques.
Le dispositif permet d'obtenir de façon
particulièrement simple des ressorts dont les pointes
sont rentrées d'un côté intérieur des spires, et non en
saillies vers l'extérieur des spires. Les pointes sont
constituées par les extrémités libres du fil métallique
constituant le ressort.
Il est important d'obtenir des pointes rentrées car
les ressorts de matelas sont mis en sachets, ces pointes
pouvant déchirer le sachet si elles font saillies vers
l'extérieur. Pour cela, il suffit de choisir les
diamètres des deux spires de pavillon 15 relativement
plus grands que les diamètres des spires de base 14 en
renseignant le tableau de l'écran de saisie.
Par ailleurs, le dispositif de fabrication permet
d'obtenir simplement des spires de base 14
perpendiculaires à l'axe de symétrie du ressort 10. Il
suffit pour cela de choisir les pas de ces deux spires de
base 14 égal à zéro en renseignant le tableau de l'écran
de saisie. Il arrive que les spires de base présentent
naturellement, en l'absence d'action du poussoir, un pas
légèrement négatif. On programme alors un pas faible,
proche de zéro, pour corriger ce pas naturel légèrement
négatif et obtenir des spires de base plates.
On peut souligner également que le dispositif
permet de programmer librement le pas et le diamètre de
chaque spire du ressort à produire. Il est ainsi possible
de produire une gamme de forme de ressort très étendue, y
compris des ressorts comprenant des spires de pas et de
diamètres présentant une très large dispersion. Le
dispositif permet par exemple de produire un ressort
constitué de grandes spires, avec une petite spire
intercalée entre chaque paire de grandes spires
contiguës, ce qui n'était pas possible avec les machines
de l'art antérieur.
Plus généralement, le dispositif de fabrication est
apte à produire des ressorts présentant une succession de
discontinuités brutales dans le pas et le diamètre des
spires.
Le fait que les moyens d'écartement de la roulette
soient mécaniquement totalement indépendants des autres
mouvements de la machine permet de produire des ressorts
comprenant des spires d'un diamètre beaucoup plus grand
que ce que les machines antérieures permettaient. Le
diamètre des spires varie ainsi de 20 à 250 millimètres,
et se situe de préférence dans l'intervalle 30 à 200
millimètres.
Le dispositif de fabrication peut également traiter
des fils métalliques de diamètres plus gros que les
machines de l'art antérieur. Ces fils présentent un
diamètre compris entre 1,2 et 3 millimètres, et de
préférence un diamètre compris entre 1,5 et 2,1
millimètres.
Le type de moteur choisi et la programmation des
moyens numériques permettent d'atteindre des cadences de
fabrication très importantes. Pour des ressorts de
matelas typiques, le dispositif de fabrication peut
atteindre une cadence de 100 ressorts par minutes au
maximum, et typiquement 70 ressorts par minutes.
Il est possible de reconfigurer très rapidement le
dispositif de fabrication pour passer d'une campagne de
fabrication d'un type de ressort donné à un nouveau type
de ressort. Il suffit de rappeler le tableau de
caractéristiques du nouveau type de ressort de la mémoire
des moyens numériques. Le taux d'occupation des machines
est donc augmenté.
Les moteurs électriques ont été choisis du type
sans contact glissant car ces moteurs sont
particulièrement rapides. Ils permettent d'obtenir un
couple constant à vitesse nulle, et donc de maintenir en
position la roulette et le poussoir.
Par ailleurs, les vérins ont été choisis à guidage
linéaire car de tels vérins permettent un positionnement
très précis de la roulette et du poussoir. Les
technologies choisies pour les moteurs et les vérins
contribuent, avec la programmation des moyens numériques,
à l'obtention d'une machine de fabrication de haute
cadence et de haute précision.
On comprend donc bien que le dispositif de
fabrication et la méthode de fabrication associée sont
extrêmement novateurs par rapport à l'art antérieur. Tous
les mouvements de la machine ont été repensés, et les
moyens de contrôles de ces mouvements sont entièrement
différents.