L'invention concerne une bougie d'allumage pour une culasse de
moteur à combustion interne, destinée notamment à équiper un
véhicule automobile. Elle concerne également une culasse pourvue
d'une telle bougie.
L'invention concerne plus particulièrement une bougie à effet de
surface, c'est-à-dire utilisant les effets d'amplification du champ
électrique au voisinage d'une surface isolante.
Les propriétés des bougies à effet de surface sont connues pour
permettre d'obtenir des étincelles de grande longueur, supérieure à
3 mm, au lieu de moins de 1 mm dans le cas des bougies classiques.
La plupart des bougies à effet de surface présentent une symétrie
de révolution, tel que décrit par exemple dans le document FR-2 792
374. Toutefois, en raison de cette symétrie, l'étincelle prend naissance
aléatoirement n'importe où sur le pourtour de la bougie, ce qui présente
des inconvénients dans la rencontre entre le mélange carburé et
l'étincelle initiatrice de la combustion, la bougie elle-même masquant
une partie de la chambre de combustion à l'étincelle.
Le document FR-2 816 119 décrit une bougie à effet de surface
permettant d'orienter l'étincelle radialement par rapport à l'axe de la
bougie ce qui permet d'éviter que la bougie ne masque une partie de la
chambre à l'étincelle.
Un modèle de bougie de surface décrit dans ce document est
représenté sur la figure 1. La bougie est conformée pour présenter une
symétrie de révolution autour de son axe longitudinal. Elle comprend
une électrode cylindrique 1 reliée électriquement à la masse, qui sert de
culot métallique. Ce culot entoure une électrode haute tension 2 de
forme cylindrique disposée en position centrale. L'électrode centrale 2
est isolée du culot 1 par l'intermédiaire d'un manchon isolant 3 de
forme sensiblement cylindrique. L'extrémité inférieure du manchon 3
présente une forme de collerette circulaire 4 de diamètre supérieur au
reste du manchon. La collerette 4 coopère sur l'un de ses côtés avec une
contre électrode 5 en forme de rondelle, qui peut être encastrée dans le
manchon, son côté opposé présentant une surface 6 orientée vers la
chambre de combustion. La partie extrême de l'électrode centrale 2
présente une forme évasée radialement 7 qui chapeaute le manchon
isolant 3. Le champ électrostatique au voisinage de la surface 6 est
alors amplifié par la contre électrode 5 reliée à l'électrode de masse.
Cette bougie est appelée bougie de surface à étincelle radiale dans la
mesure où l'étincelle est créée sur la surface 6 de l'isolant, selon une
direction sensiblement perpendiculaire à l'axe de la bougie. Toutefois, la
partie en forme de collerette 4 d'une telle bougie doit présenter une
faible épaisseur pour permettre une bonne amplification du champ
électrostatique à la surface de l'isolant et une tension de claquage
faible. Cette faible épaisseur la fragilise, ce qui nécessite un montage
précis et une faible tolérance de l'usinage des pièces pour éviter
l'application de contraintes mécaniques sur la collerette. En raison de
cette fragilité, un montage de la bougie directement dans le culot ou la
culasse, lors de la fonderie de ces pièces, entraíne une rupture
fréquente de la collerette lors de la fabrication ou une fragilisation
pouvant entraíner la détérioration de la bougie ultérieurement. La durée
de vie de ces bougies une fois intégrées à la culasse est donc nettement
insuffisante. Il est en effet difficilement pensable d'avoir à changer la
culasse en raison d'une bougie défectueuse. Une telle bougie présente
également l'inconvénient de ne pouvoir diriger l'étincelle dans une
direction prédéterminée, celle-ci pouvant prendre naissance n'importe
où sur le pourtour de la bougie, et notamment dans une direction
opposée au mélange air/carburant.
L'invention vise à pallier ces inconvénients en proposant une
bougie à effet de surface présentant une structure permettant de diriger
l'étincelle dans au moins une direction prédéterminée tout en
présentant une meilleure résistance mécanique de l'isolant. La bougie
selon l'invention peut en outre être fabriquée à faible coût avec des
tolérances plus élevées. La bougie selon l'invention est particulièrement
bien adaptée à une utilisation intégrée à la culasse, sans toutefois s'y
limiter.
A cet effet, un premier objet de l'invention concerne une bougie
d'allumage à effet de surface pour culasse de moteur à combustion
interne, comportant une électrode centrale entourée d'un manchon
isolant et une électrode de masse entourant le manchon, ladite
électrode centrale et ledit manchon s'étendant dans une direction
privilégiée D, ledit manchon se terminant du côté destiné à être dirigé
vers la culasse par une face d'extrémité sensiblement plane le long de
laquelle une étincelle peut se propager et qui s'étend dans un plan P
traversé par la direction D, ladite bougie étant caractérisée en ce que
l'extrémité de l'électrode centrale fait saillie de ladite face d'extrémité du
manchon et est pourvue d'au moins un ergot, chaque ergot s'étendant
dans une direction distincte prédéterminée E sensiblement parallèle au
plan P, et en ce qu'elle comprend au moins une contre-électrode de
forme allongée insérée dans le manchon isolant et reliée à la masse, et
dont une extrémité est localisée sensiblement à l'aplomb d'un ergot de
l'électrode centrale, de manière à générer une amplification suffisante
du champ électrique au niveau de l'extrémité dudit ergot pour faire
jaillir et guider l'étincelle de ladite extrémité dudit ergot vers l'électrode
de masse lors de l'application d'une haute tension à l'électrode centrale.
Il est ainsi possible de diriger l'étincelle dans au moins une
direction souhaitée tout en renforçant la résistance mécanique du
manchon. Les contraintes sont en effet localisées autour de la contre-électrode
dans une petite partie du manchon dont la résistance
mécanique est ainsi augmentée et dont la durée de vie peut atteindre
celle du véhicule, permettant son intégration définitive à la culasse.
Dans une variante, ledit au moins un ergot est en contact avec
ladite face d'extrémité du manchon afin de réduire la tension
d'éclatement de la bougie.
Dans une variante, l'électrode centrale est reliée à une borne de
polarité positive, de sorte que c'est l'électrode de masse et non l'isolant
ou l'électrode centrale, qui va s'user. Ce choix de polarité permet
également de réduire sensiblement la tension de claquage. L'électrode
de masse présentant un volume important par rapport à ces derniers,
son usure n'affectera pas le fonctionnement de la bougie à long terme.
Dans une variante, ladite au moins une contre-électrode est
sensiblement en forme de barre ou de fil et/ou s'étend sensiblement
parallèlement à un ergot. Cette configuration permet de faciliter son
insertion dans le manchon de la bougie tout en réduisant encore les
contraintes exercées par la contre-électrode sur le manchon
environnant.
Dans une variante, la partie du manchon portant ladite face
d'extrémité est de forme asymétrique et/ou présente une section de
dimensions plus faibles relativement au reste du manchon. Il est ainsi
possible de réduire l'encombrement de la bougie, ce qui permet de la
loger plus facilement dans des culasses comportant de faibles volumes
libres.
Dans une variante, ledit au moins un ergot présente une forme
allongée effilée en direction de son extrémité. Une telle forme permet de
créer un effet de pointe favorisant la formation de l'étincelle à l'extrémité
de l'ergot et limitant l'usure de cette dernière.
Dans un mode de réalisation, la bougie comporte en outre un
culot métallique, ladite contre-électrode étant conformée dans la
matière qui constitue le culot, et ladite au moins une contre-électrode
étant en contact avec, ou partiellement noyée dans ladite matière. Cette
dernière variante permet d'améliorer le contact entre la contre-électrode
et l'électrode de masse.
Dans un autre mode de réalisation, la contre-électrode est
directement conformée dans la matière qui constitue la culasse du
moteur à combustion interne, et ladite au moins une contre-électrode
étant en contact avec, ou partiellement noyée dans ladite matière.
Un autre objet de l'invention concerne une culasse pour moteur à
combustion de véhicule automobile, comprenant au moins une bougie
selon l'invention, la géométrie et/ou les dimensions de la section de
ladite face d'extrémité de ladite au moins une bougie étant choisies en
fonction du nombre et de l'emplacement de conduites d'injection d'air
et/ou carburant présentes dans la culasse.
Dans un autre mode de réalisation, la culasse comprend au
moins une bougie selon l'invention, et chaque bougie d'allumage est
orientée de manière à ce que la direction (E) d'au moins un ergot soit
dirigée vers le mélange air/carburant, afin que l'étincelle se propage
suivant la direction (E).
L'invention est maintenant décrite en référence aux dessins
annexés, non limitatifs, dans lesquels :
- la figure 1 représente une vue en coupe axiale d'une
bougie à effet de surface à étincelle radiale selon l'art
antérieur ;
- la figure 2 représente une vue de face d'une bougie selon
l'invention ;
- la figure 3 représente une vue en coupe axiale d'une
bougie de la figure 2 dans une culasse de moteur;
- la figure 4 représente une vue en perspective d'une
électrode centrale d'une bougie selon l'invention ;
- la figure 5 représente une vue en perspective d'une
culasse de moteur comportant deux bougies selon
l'invention.
- Les figures 6, à 9 représentent des vues de dessous de
culasses de moteur comportant une ou plusieurs bougies
selon l'invention.
Une bougie 10 selon l'invention est représentée sur les figures 2 et
3. Elle comporte une électrode centrale 11, sur laquelle sera appliquée
une haute tension, entourée d'un manchon isolant 12 constitué d'une
matière dont le coefficient diélectrique est supérieur à un, par exemple
de la céramique. L'électrode 11 et le manchon 12 s'étendent dans une
même direction privilégiée D.
Sur la majeure partie de sa longueur, le manchon 12 présente
une symétrie de révolution dont l'axe est confondu avec la direction D.
A son extrémité inférieure, le manchon comporte une face d'extrémité
13 sensiblement plane, le long de laquelle l'étincelle peut se propager.
Cette face d'extrémité 13 s'étend dans un plan P traversé par la
direction D. Ce plan P est perpendiculaire au plan de la feuille des
figures 2 et 3. Une fois la bougie insérée dans une culasse, ce plan est
confondu ou sensiblement parallèle avec le dessous de la culasse.
L'angle d'inclinaison entre le plan P et la direction D sera alors
déterminé en fonction de l'inclinaison de la bougie par rapport au
dessous de la culasse dans laquelle elle doit être insérée. Ainsi, pour
certaines culasses, le peu de place disponible au-dessus de la culasse
nécessite l'insertion inclinée de la bougie par rapport à l'axe de la
culasse, la face d'extrémité 13 étant placée sensiblement dans le
prolongement de la surface du dessous de la culasse.
A proximité de sa face d'extrémité 13, le manchon 12 présente
une partie de forme asymétrique 14. Cette partie asymétrique est par
exemple obtenue en réalisant des échancrures 15 dans les parois
latérales de la bougie. Dans le mode de réalisation des bougies
représenté figures 2, 3 et 5 à 7, deux échancrures 15 sont réalisées, la
section de la partie asymétrique 14 et la face d'extrémité 13 présentant
alors sensiblement une forme de triangle aigu, le petit côté du triangle
étant arrondi (figures 5 à 7). La section présente alors une surface plus
petite que le reste du manchon. Une telle réduction de la section du
manchon présente l'avantage de réduire l'encombrement de la bougie et
de faciliter son insertion dans une culasse.
L'électrode centrale 11 présente une forme de tige cylindrique
dont l'extrémité inférieure présente un ergot 16 qui fait saillie de la face
d'extrémité 13 du manchon (figures 2 à 4). Cet ergot 16 s'étend dans
une direction E sécante de la direction D. Il présente une forme effilée
en direction de son extrémité libre de manière à limiter son usure.
L'électrode centrale 11 est insérée dans le manchon, par exemple lors
de sa fabrication, de sorte que l'ergot 16 soit plaqué contre la face
d'extrémité 13 du manchon et s'étende ainsi sensiblement dans le
même plan que celle-ci. Dans l'exemple, il est dirigé vers l'angle aigu de
la face d'extrémité 13 en forme de triangle (figures 5 à 7).
A proximité de sa face d'extrémité 13, le manchon isolant 12
comporte une contre-électrode 17 dont une extrémité est localisée
sensiblement à l'aplomb de l'extrémité de l'ergot 16, et dont l'autre
extrémité est reliée à une électrode de masse. Ainsi, la position de
l'extrémité de cette électrode à l'aplomb de l'ergot permet la génération
de l'étincelle à l'extrémité de l'ergot. Il n'est dès lors pas nécessaire que
la contre-électrode 17 s'étende sur toute la périphérie du manchon, au
contraire, il suffit qu'elle n'occupe qu'un faible volume du manchon,
pourvu que son extrémité soit sensiblement à l'aplomb de l'extrémité de
l'ergot.
De préférence, afin de limiter les contraintes et de faciliter son
insertion dans le manchon, la contre-électrode 17 présente une forme
allongée de faibles dimensions par rapport à la section du manchon.
Elle est par exemple symétrique, en forme de barre cylindrique ou de fil
de faible diamètre s'étendant sensiblement parallèlement à l'ergot 16 à
une distance d de ce dernier. Les dimensions de la contre-électrode sont
choisies en fonction de l'encombrement et afin de réduire les
contraintes mécaniques et d'améliorer la stabilité de l'étincelle. Son
diamètre peut ainsi varier de quelques microns à quelques millimètres.
De préférence, la distance d n'est pas trop élevée afin de limiter la
tension de claquage, par exemple de l'ordre de 1,5 à 2 mm pour une
tension de claquage de l'ordre de 18kV sous pression.
La contre-électrode 17 peut être insérée dans le manchon 12 soit
pendant la fabrication de celui-ci, par exemple par surmoulage dans le
matériau formant le manchon, soit après la fabrication en perçant un
orifice dans la paroi du manchon apte à la recevoir. Les contraintes
mécaniques sont alors localisées autour de la contre-électrode de faibles
dimensions.
Il est dès lors possible de réduire considérablement les
dimensions de l'ergot 16 et de la contre-électrode 17, ce qui rend
possible la réduction des dimensions de la partie inférieure 14 du
manchon dont la forme peut désormais être choisie en fonction de la
structure de la culasse.
Dans les exemples représentés, l'électrode de masse est
conformée dans le matériau de la culasse 18 du moteur reliée à la
masse. Afin d'assurer un contact étroit entre la contre-électrode 17 et la
culasse 18, une partie libre de la contre-électrode 17, saillant du
manchon, est noyée dans le métal formant la culasse (figure 3). Cette
configuration est par exemple obtenue en surmoulant la bougie dans le
métal.
On peut toutefois envisager d'autres modes de réalisation :
l'extrémité de la contre-électrode 17, si elle présente une surface
suffisante, peut par exemple affleurer la surface latérale du manchon
12 de la bougie, et venir en contact avec la culasse.
Dans un autre mode de réalisation non représenté, l'électrode de
masse peut être conformée en un culot métallique surmoulé sur la
bougie, la contre-électrode 17 affleurant la surface du manchon venant
en contact avec le culot relié à la masse, ou bien, une partie saillante de
la contre-électrode étant noyée dans le métal du culot.
La figure 5 représente une culasse 18 de moteur à combustion
comportant deux bougies 10 selon l'invention. La culasse 18 est
traversée par un conduit d'injection d'air 19 et un conduit d'injection de
carburant 20 débouchant dans la chambre de combustion du moteur
(non représentée). Chaque bougie 10 est placée dans la culasse 18 de
sorte que la face d'extrémité 13 du manchon 12 débouche dans la
chambre de combustion du moteur. Cette face d'extrémité 13 peut
indifféremment faire saillie légèrement de la culasse ou être affleurante.
L'orientation de la bougie dans la culasse est choisie de sorte que l'ergot
16 soit dirigé vers le jet de mélange air/ carburant.
Dans l'exemple représenté figure 5, les conduits 19, 20 et les
bougies 10 sont répartis sur le pourtour de la culasse, les deux
conduits et les deux bougies se faisant face respectivement. Les ergots
16 respectifs des bougies sont dirigés l'un vers l'autre. Cette
configuration est destinée notamment, sans toutefois s'y limiter, à un
moteur de petite cylindrée à allumage commandé, pour lequel la
fonction allumage est souvent difficile à résoudre en raison de
l'encrassement dû aux défauts de carburation et aux remontées d'huile.
Les bougies à effets de surface présentent en effet l'avantage de
permettre la création d'étincelle même en cas d'encrassement, l'étincelle
ayant en outre tendance à nettoyer la surface de l'isolant sur son
passage en brûlant les dépôts.
La forme de la section de l'extrémité de chaque bougie, c'est-à-dire
la forme de la partie asymétrique 14 du manchon, est choisie de
manière à ce que les épaisseurs de matière entre les bougies 10 et les
conduits 19, 20 soient suffisantes pour assurer la robustesse de la
culasse 18 tout en minimisant l'espace occupé par l'empreinte de la
bougie.
Lors de l'application d'une haute tension à l'électrode centrale 11,
par l'intermédiaire d'un système d'allumage générateur de haute
tension, le champ électrostatique maximal se situe dans l'espace qui
sépare les extrémités de l'ergot 16 et de l'électrode de masse 17, de telle
sorte que l'étincelle peut se former à l'extrémité de l'ergot 16. La
présence de l'étincelle modifie l'architecture des lignes de champ
électrostatiques de telle sorte qu'elle va se déplacer parallèlement à la
contre-électrode 17 en s'éloignant de l'ergot 16, le long de la surface de
la face d'extrémité 13. Si la contre-électrode 17 présente une section
suffisamment faible, l'étincelle est stabilisée en direction et en position
dans l'espace, ce qui lui permet d'occuper la même position dans la
chambre de combustion à chaque allumage. De préférence, l'électrode
centrale 11 est reliée à une borne de polarité positive, de sorte que lors
de l'application de la haute tension, ce soit l'électrode de masse 18 et
non l'électrode centrale 11 qui s'use.
Les figures 6 à 9 représentent des exemples de configuration de
culasses pour moteur comportant des conduits d'injection d'air et de
carburant et des bougies selon l'invention. Les culasses sont
représentées du côté de leur face dirigée vers la chambre de
combustion.
La figure 6 représente une culasse à quatre soupapes par cylindre
et cinq bougies 10, destinée, par exemple, à une injection indirecte de
carburant. Deux conduits d'injection d'air 19 et deux conduits
d'injection de carburant 20 sont répartis sur le pourtour de la culasse,
quatre bougies 10 étant placées entre les quatre conduits à proximité de
la périphérie de la culasse et une bougie 10 étant placée au centre de la
culasse. Les ergots 16 des quatre bougies périphériques sont dirigés
vers le centre de la culasse, tandis que celui de la bougie centrale est
dirigé vers l'une des bougies périphériques. Cette configuration est
particulièrement intéressante pour faire reculer les contraintes
d'adaptation des taux de compression par rapport au cliquetis : le multi
allumage permet d'obtenir cinq fronts de flamme qui atteignent la zone
périphérique de la chambre de combustion plus rapidement que dans le
cas d'un simple allumage central. La bougie centrale peut
éventuellement être supprimée, l'allumage périphérique étant en général
suffisant. Un exemple de système multi allumage pouvant être utilisé
est par exemple décrit dans le document FR-2 792 374. Les
échancrures 15 de l'extrémité des bougies périphériques ont une forme
adaptée à une utilisation optimale de la surface projetée de la chambre.
La bougie centrale peut présenter une symétrie de révolution classique
en fonction de la place disponible.
La figure 7 représente une culasse 18 similaire à celle de la figure
6, mais présentant en outre un injecteur central 21 pour l'injection
directe de carburant. L'ergot de la bougie centrale est alors dirigé vers
l'injecteur central 21. Cette bougie centrale peut également être
supprimée pour des adaptations favorables des jets de l'injecteur 21.
La figure 8 représente une configuration de culasse 18 pour une
chambre de combustion à trois soupapes par cylindre et quatre bougies
d'allumage. Deux conduits d'injection d'air 19 et un conduit d'injection
de carburant 20 sont répartis régulièrement sur la périphérie de la
culasse, trois bougies 10 étant réparties entre les conduits à proximité
de la périphérie de la culasse, leur ergot 16 étant dirigé vers le centre de
la culasse, une quatrième bougie centrale comportant trois ergots
dirigés vers les trois bougies périphériques. La section de la face
d'extrémité de la bougie présente une forme adaptée à l'encombrement,
sensiblement en forme de triangle dont les pointes sont dirigées comme
les ergots vers les bougies périphériques. Une, deux ou trois contre-électrodes
17 peuvent alors être prévues selon les besoins. Cette
configuration peut être utilisée pour un moteur à injection directe de
carburant, elle est favorable aux petits alésages.
La bougie selon l'invention peut être avantageusement utilisée
pour une disposition classique de bougie centrale, pour une chambre de
combustion à quatre soupapes par cylindre, tel que représenté sur la
figure 9. La culasse présente deux conduits d'injection d'air 19 et deux
conduits d'injection de carburant 20, la bougie 10 selon l'invention
étant placée au centre de la culasse. La face d'extrémité de cette
dernière présente alors une section en forme d'étoile à quatre branches,
chaque branche étant dirigée entre deux conduits d'injection. Dans
l'exemple représenté, l'électrode centrale de la bougie présente quatre
ergots 16 dirigés chacun vers une pointe de la face d'extrémité. Ces
quatre ergots peuvent être chacun associés à une contre-électrode 17,
de sorte que l'étincelle éclate indifféremment dans l'une des quatre
directions, ou bien, une, deux ou trois électrode(s) de masse
peut(peuvent) être mise(s) en place pour privilégier une, deux ou trois
direction(s) de propagation de l'étincelle.
Bien entendu, d'autres configurations de bougies avec des
orientations différentes des ergots peuvent être envisagées en fonction
du moteur et de son environnement, afin de diriger l'étincelle au plus
près du mélange air/carburant.