La présente invention concerne les peignes pouvant être utilisés pour isoler
des mèches de cheveux, afin de leur appliquer un produit de coloration ou
éclaircissant, par exemple.
Le brevet US 4 993 438 décrit un peigne comportant sur un premier côté
une première succession de dents et sur un deuxième côté, opposé au premier,
une succession d'encoches et des dents s'étendant entre les encoches.
Des mèches peuvent s'engager dans les encoches et se trouver ainsi
séparées du reste de la chevelure, ce qui permet à l'utilisateur de les saisir pour
les traiter.
Il existe un besoin pour faciliter encore la réalisation de mèches colorées ou
éclaircies, par une personne seule notamment.
Il existe également un besoin pour pouvoir colorer ou éclaircir des mèches
d'une manière reproductible sur l'ensemble de la chevelure.
L'invention a pour objet, selon un premier de ses aspects, un peigne pour
les cheveux, comportant :
- un premier côté comportant une première succession de dents,
- un deuxième côté comportant une succession d'encoches,
- au moins une dent dans le fond d'au moins une encoche, cette dent ayant
une extrémité s'étendant en retrait de l'ouverture de l'encoche,
- les premier et deuxième côtés s'étendant de part et d'autre d'un axe
longitudinal du peigne.
Grâce à l'invention, les mèches de cheveux qui s'engagent dans les
encoches peuvent être lissées par la ou les dents qui s'y trouvent et l'on peut
former, en fonction de la largeur des encoches, des mèches de cheveux
relativement larges et peu emmêlées.
Le traitement, notamment la coloration de ces mèches, s'en trouve facilité,
ainsi que la qualité de la coiffure obtenue.
De plus, l'invention permet de disposer d'un peigne relativement peu
coûteux à réaliser, susceptible d'être commercialisé sous la forme d'un kit avec un
produit de traitement de la chevelure.
Le peigne comportant un axe longitudinal, les premier et deuxième côtés
sont disposés relativement à cet axe longitudinal de telle sorte qu'une rotation
appliquée au peigne autour de son axe longitudinal permet un engagement
successif des dents présentées par chacun de ces côtés avec au moins une
mèche de cheveux.
Par exemple, la première succession de dents s'étend selon une direction
distincte d'une direction selon laquelle s'étend la succession d'encoches. La
direction d'une succession de dents est par exemple définie parallèlement à un
axe longitudinal d'au moins une dent de cette succession, en partant d'une base
de cette dent vers son extrémité libre. La direction d'une succession d'encoches
est par exemple définie parallèlement à un axe longitudinal d'au moins une
encoche de cette succession, en partant d'un fond de l'encoche vers son
ouverture.
En particulier, la première succession de dents peut s'étendre selon une
direction également distincte d'une direction selon laquelle s'étend la au moins
une dent au fond d'une encoche. De préférence, la ou les dents au fond des
encoches s'étendent dans la même direction que les encoches.
Selon un premier mode de réalisation, la première succession de dents, la
succession d'encoches et les dents au fond des encoches s'étendent dans un
même plan, de telle sorte que des extrémités libres des dents de la première
succession de dents soient opposées aux ouvertures des encoches et aux
extrémités libres des dents définies au fond de ces encoches.
En particulier, les dents et les encoches sont orientés selon une direction
perpendiculaire à l'axe longitudinal.
Selon un deuxième mode de réalisation, la première succession de dents
s'étend selon une première surface, non nécessairement plane, cette première
surface étant sécante au niveau de l'axe longitudinal du peigne, avec une
deuxième surface dans laquelle s'étend au moins la succession d'encoches, et
éventuellement également les dents définies au fond de ces encoches. Par
exemple, un écart angulaire entre ces deux surfaces peut être de l'ordre de 90°.
En variante, il peut également être réglable par l'intermédiaire de moyens
permettant de modifier les positions respectives de cette première succession de
dents relativement à la succession d'encoches.
De préférence, des extrémités libres des dents de la première succession
de dents se situent sur une ligne non continue avec une ligne définie par des
ouvertures des encoches. Par « non continu », on comprend qu'une projection
d'une liaison qui pourrait être faite entre ces deux lignes sur un plan comportant
l'axe longitudinal serait nécessairement sécante avec ledit axe longitudinal.
Avantageusement, une encoche au moins, voire chaque encoche, peut
comporter une succession de dents.
De préférence, les extrémités d'au moins une partie des dents de la
première succession, notamment les extrémités de la majorité au moins des dents
de cette première succession, se situent sensiblement sur une ligne concave vers
l'extérieur, cette ligne ayant de préférence une courbure sensiblement adaptée à
celle du crâne. Cela facilite l'engagement du peigne dans les cheveux, près de
leur racine.
De préférence encore, les encoches débouchent sur un bord du peigne
s'étendant généralement selon une ligne concave vers l'extérieur, cette ligne
concave ayant, de préférence, une courbure sensiblement adaptée à celle du
crâne.
Le nombre d'encoches peut être compris par exemple entre 2 et 20.
Le nombre de dents par encoche peut être compris par exemple entre 1 et
10.
Avantageusement, le peigne comporte un corps présentant lesdits premier
et deuxième côté, et un manche se raccordant à une extrémité du corps du
peigne. En particulier, le corps comporte un axe d'allongement principal parallèle à
l'axe longitudinal du peigne, et le manche peut être disposé de telle sorte qu'il
s'allonge parallèlement à l'axe d'allongement principal du corps.
L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un peigne
pour les cheveux, ce peigne comportant :
- un premier côté comportant une première succession de dents, les
extrémités libres de ces dents étant situées sensiblement sur une ligne concave
vers l'extérieur, de courbure sensiblement adaptée à celle du crâne,
- un deuxième côté comportant des encoches et une ou plusieurs
dents s'étendant à l'intérieur des encoches, ce deuxième côté ayant un bord
s'étendant généralement selon une ligne concave vers l'extérieur, de courbure
sensiblement adaptée à celle du crâne.
L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé
pour colorer ou éclaircir au moins une mèche de cheveux, ce procédé pouvant se
caractériser par le fait qu'il comporte les étapes suivantes :
- au moyen de l'un des peignes tels que défini plus haut, peigner les
cheveux en utilisant la première succession de dents,
- tourner le peigne autour de son axe longitudinal, les cheveux étant
emprisonnés dans la première succession de dents, de manière à isoler des
mèches engagées sur la ou les dents s'étendant dans les encoches et d'autres
mèches prenant appui sur le peigne à l'extérieur des encoches,
- traiter avec un produit de coloration ou éclaircissant au moins une
mèche ainsi isolée.
L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description
détaillée qui va suivre, d'un exemple non limitatif de mise en oeuvre de celle-ci, et
à l'examen du dessin annexé, sur lequel :
- la figure 1 est une vue schématique en élévation d'un exemple de
peigne réalisé conformément à l'invention, et
- les figures 2 et 3 sont des vues schématiques illustrant l'utilisation du
peigne de la figure 1 pour séparer des mèches de cheveux ;
- la figure 4 est une vue schématique en élévation d'une variante de
réalisation d'un peigne selon l'invention.
Le peigne 1 représenté à la figure 1 présente une forme générale aplatie et
allongée selon un axe longitudinal X et comporte un manche 2 et un corps 3
réalisés dans l'exemple considéré d'un seul tenant par moulage de matière
plastique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la réalisation du peigne en
matière plastique et des métaux peuvent être utilisés, par exemple.
Le manche 2 est avantageusement pourvu de bossages 4 destinés à
améliorer son ergonomie.
Le corps 3 comporte, sur un premier côté 10, une première succession de
dents 11 et sur un deuxième côté 20, diamétralement opposé au premier dans
l'exemple considéré, une série d'encoches 21, et dans le fond de chaque encoche
21 une deuxième succession de dents 22. Comme on peut le voir sur la figure 1,
les extrémités libres des dents 11 se situent sensiblement le long d'une ligne A
concave vers l'extérieur, de courbure adaptée à celle du crâne.
Le peigne 1 présente, au niveau de chaque encoche 21, une section
transversale plus petite que la section transversale du peigne entre deux
encoches 21. Les portions 25 du peigne s'étendant entre les encoches 21
présentent une largeur relativement grande dans l'exemple illustré.
Les extrémités libres des portions 25 se situent sensiblement le long d'une
ligne B concave vers l'extérieur, de courbure adaptée à celle du crâne.
Le bord libre 23 de chaque portion 25 forme dans l'exemple illustré un
creux vers l'extérieur, de courbure plus forte que celle de la ligne B, définissant
ainsi des bossages 25a et 25b qui tendent à empêcher des cheveux en appui sur
les portions 25 de glisser dans les encoches 21.
La largeur des encoches 21 peut être sensiblement constante d'une
encoche à l'autre mais on ne sort pas du cadre de la présente invention lorsque la
largeur des encoches 21 varie lorsque l'on se déplace le long de l'axe longitudinal
X.
De même, l'espacement entre les dents peut être constant mais on ne sort
pas du cadre de la présente invention lorsque l'espacement varie lorsque l'on se
déplace le long de l'axe X.
On peut voir également sur la figure 1 que chaque encoche 21 présente
dans l'exemple considéré deux bords 24, rectilignes et sensiblement parallèles, et
que la hauteur des dents 22 est nettement inférieure à celle des encoches
correspondantes 21, par exemple d'un facteur plus petit que 1/2.
La largeur des encoches 21 et le nombre de dents 22 présentes au fond de
chaque encoche 21 sont choisis en fonction de la largeur des mèches que l'on
souhaite réaliser, ainsi éventuellement que de la nature des cheveux. Ainsi, pour
des cheveux fins, les dents pourront être plus nombreuses et plus fines que pour
des cheveux épais.
Le peigne 1 peut s'utiliser de la manière suivante.
L'utilisateur peut commencer à peigner la chevelure pour la lisser au moyen
du premier côté 10 du peigne 1, comme illustré à la figure 2, puis faire effectuer
une rotation au peigne 1 selon son axe longitudinal X, alors que les cheveux sont
toujours engagés entre les dents 11, afin d'amener le bord 23 des portions 25 au
contact de la chevelure et permettre à des mèches de cheveux de s'engager dans
les encoches 21 et de pénétrer entre les dents 22, comme illustré sur la figure 3.
Les cheveux qui s'enroulent sur le peigne 1 à l'intérieur des encoches 21 se
séparent des autres. L'absence de dents sur le bord 23 des portions 25 facilite le
déplacement du peigne sur la chevelure, notamment lorsque des cheveux sont
enroulés dessus. Cette opération permet d'isoler des mèches M, que l'utilisateur
peut ensuite saisir et traiter au moyen d'un produit, par exemple pour les éclaircir
ou les colorer. Une fois qu'une première mèche M a été isolée, le procédé peut
être répété en décalant le peigne de façon à isoler d'autres mèches.
L'utilisateur peut se servir du peigne en positionnant une encoche 21
donnée, par exemple celle située à l'extrémité distale du peigne d'une manière
repérée sur la tête avant de commencer le traitement.
Le cas échéant, l'utilisateur peut se repérer par rapport à une mèche déjà
traitée. Cela peut permettre par exemple de traiter l'un des côtés gauche et droit
de la même manière que l'autre côté.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple qui vient d'être décrit.
Les dents peuvent notamment présenter des formes autres que celles
illustrées, en particulier comporter des reliefs destinés à accrocher davantage les
cheveux.
Le deuxième côté 20 du peigne pourrait encore ne pas s'étendre
diamétralement à l'opposé du premier côté 10.
En variante, figure 4, le peigne n'est pas aplati mais comporte au moins
deux portions s'étendant dans des plans sécants. En particulier, le premier côté 10
s'étend dans un premier plan sécant avec un deuxième plan dans lequel s'étend
le deuxième côté 20, ces deux plans étant en particulier sécant au niveau de l'axe
longitudinal X. En particulier, un écart angulaire a défini entre ces deux plans est
non nul, et par exemple de l'ordre de 120°. Le manche 2 comporte un axe
d'allongement principal Y parallèle à l'axe longitudinal X. En particulier, les
longueurs respectives des premier et deuxième côtés, mesurées orthogonalement
à l'axe longitudinal X peuvent être différentes.
Dans toute la description, y compris les revendications, l'expression
« comportant un » devra être comprise comme signifiant « comportant au moins
un », sauf si le contraire est spécifié.