Procédé de photogrammétrie terrestre et dispositif pour sa mise en oeuvre
On sait que la photogrammétrie terrestre a pour but l'établissement du plan ou de la carte d'un terrain en partant due mesures effectuées sur des photographies dudit terrain prises de points de vue fixes situés généralement au sol et dont la position est connue.
L'inconvénient majeur rencontré en photogrammétrie terrestre est celui des espaces morts , zones de la surface du terrain qui ne sont pas visibles des points de prise de vue.
Cet inconvénient a limité jusqu'ici le développement de cette technique aux levées de zones accidentées où l'on peut trouver des points de station qui permettent de voir de grandes étendues de terrain. Dans les régions plates ou moyennement accidentées, les ondulations du terrain, les haies, buissons, etc., peuvent masquer une partie importante de la surface du sol. Le rendement de la méthode photogrammétrique est alors très faible. Cette méthode est également en défaut lorsque le terrain, quoique visible, est recouvert par une végétation dense ou par de l'eau.
De plus, dans beaucoup de cas, les détails importants du terrain, qui doivent figurer sur les plans, telles les bornes fixant la limite des propriétés, ne sont pas visibles.
Ceci explique pourquoi les procédés de topométrie et de topographie directe, malgré la longueur des opérations sur le terrain, les calculs qu'ils imposent, le travail d'établissement du plan et le nombre relativement restreint des points dont ils permettent de définir la position, ont seuls été utilisés, jusqu'à ce jour, pour effectuer ces levées. Dans ces méthodes de topométrie directe, en effet, l'opérateur n'est pas astreint, comme dans la méthode photogrammétrique, à voir le sol même, mais des mires situées à une hauteur de deux à quatre mètres, mires qu'un aide déplace et pose verticalement sur le point du terrain dont on veut avoir la position. Ces mires sont visées ; les directions horizontales des lignes de visées sont repérées sur un cercle ou enregistrées sur une planchette horizontale, leurs directions verticales sont repérées sur une règle ou sur un cercle vertical.
La distance des mires ou point de station est mesurée. En fait, l'opérateur détermine donc la position des points assez élevées au-dessus du terrain pour être visibles; mais cette détermination est longue, onéreuse, et ne présente pas toujours la précision des déterminations photogrammétriques.
La présente invention a notamment pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus, notamment ceux concernant d'une part les espaces morts de la photogrammétrie terrestre, d'autre part les imperfections des méthodes topométriques et topographiques directes, notamment en ce qui concerne la longueur du temps nécessaire à ces relevés et à leur prix de revient élevé.
La présente invention concerne à cet effet un procédé de photogrammétrie terrestre caractérisé parce qu'on utilise au moins une mire qu'on déplace dans le champ commun, au moins deux chambres photographiques, successivement à hauteur connue au-dessus des points dont on désire déterminer la position et qu'on enregistre cette position simultanément dans les chambres photographiques, ce qui permet de déduire les caractéristiques du terrain.
Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comprend au moins une mire et au moins deux chambres photographiques comportant chacune un masque mobile commandé par un viseur et masquant le champ de l'objectif sauf dans une faible étendue autour de la direction de visée.
Ledit masque peut être situé à l'extérieur ou à l'intérieur de la chambre photographique.
Le principe du procédé suivant l'invention et plusieurs formes d'exécution du dispositif pour sa mise en oeuvre sont représentés, schématiquement et à titre d'exemples, sur le dessin ci-joint dans lequel
les fig. 1 et 2 illustrent respectivement en élévation et en plan le principe du procédé selon l'invention;
la fig. 3 représente une mire utilisée pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention;
la fig. 4 représente en élévation une chambre photographique d'une première forme d'exécution
la fig. 5 représente en perspective et en coupe partielle une chambre photographique d'une deuxième forme d'exécution;
la fig. 6 représente en élévation et en coupe partielle une chambre photographique d'une troisième forme d'exécution.
Pour la mise en oeuvre du procédé, on utilise de préférence deux appareils photographiques pour la prise de vues. Ces deux appareils photographiques sont mis en station en deux points S1, 52 (fig. 2).
L'opérateur géomètre place ses aides porte-mires aux points qu'il juge convenables, par exemple, dans le cas de levés cadastraux, sur les bornes reconnues par les propriétaires riverains. Les aides qui se tiennent auprès de chacun des appareils annoncent par un signal convenu que la mire est visible. Au signal du porte-mire, ils actionnent le déclenchement de l'obturateur réglé au temps de pose assurant l'impression du signal lumineux; à leur si- gnal, le porte-mire éteint sa lampe et change de place. Pendant son déplacement pour aller occuper un autre point, un deuxième portemire peut, de même, faire enregistrer la position de la sienne. Plusieurs mires peuvent évidemment être photographiées simultanément.
Par suite des oscillations possibles des mires, il est du plus grand intérêt que les prises de vues soient simultanées. Les chambres photographiques utilisées pourront donc avantageusement être munies d'un déclenchement électrique assurant leur synchronisme au 1/100e de seconde, déclenchement actionné par l'un des aides.
Pour représenter les formes du terrain, le géomètre peut faire déplacer ses porte-mires soit en suivant approximativement des courbes du niveau, soit en décrivant des profils, selon qu'il jugera opportun, et en les faisant stationner aux points caractéristiques de relief comme dans le cas d'un levé au tachéomètre.
Lorsque l'opérateur possède un croquis ou une vue aérienne du terrain, il est aisé de reporter approximativement la position des mires et noter leur hauteur au-dessus du sol.
Au point de vue de la précision, il y a intérêt à utiliser la hauteur minimum compatible avec la visibilité.
Dans le cas du levé de régions boisées, la mise en place des mires est plus délicate; il y a intérêt à pouvoir régler la hauteur de celles-ci de façon à éviter qu'elles soient masquées par les branchages, un soin particulier devra alors être apporté à la confection du croquis et les variations de hauteur des mires devront être soigneusement notées.
Pour faciliter la mise en place des mires en des points visibles, chaque station est signalée par une balise élevée située dans son voisinage immédiat.
Pendant la durée de l'opération de prise de vue, la stabilité des chambres photographiques est contrôlée par chacun des aides qui leur est affecté (contrôle des niveaux et contrôle du pointé d'une lunette de visée sur un repère). Elle est rétablie si besoin est.
Les lignes figuratives de la planimétrie et du nivellement sont tracées sur la restitution comme dans le cas d'un levé au tachéomètre.
La fig. 3 représente une mire lumineuse plus visible que les mires habituelles.
La mire lumineuse est constituée par une tige rigide légère 7 portant
- une lampe électrique I de grande puissance située à sa partie supérieure et éclairant vivement, par exemple une fente en croix, en
T ou de toute autre forme géométrique formant le repère à photographier;
- un commutateur 2 situé à hauteur de la main du porte-mire et permettant l'allumage de la lampe I;
- une prise de courant permettant de connecter la mire à une batterie d'accumulateurs portée à dos par le porte-mire;
- un filtre coloré ou polarisant 8 placé devant la lampe I;
- une nivelle 3 permettant de contrôler la verticalité de la mire;
- une paire de poignées 4 pour le maintien de la mire en position;
- une embase 5 de repos sur le sol.
Le filtre coloré ou polarisant 8 placé devant la lampe 1 de la mire a pour but de permettre d'augmenter le nombre de prises de vues sans surexposer la vue du paysage. A cet effet, un filtre coloré ou polarisant (non représenté), de même nature que celui de la mire est également placé devant les objectifs de prise de vues.
La mire est démontable en plusieurs piè
ces à la façon d'une canne à pêche par exem
ple, l'emmanchement mâle-femelle assure le
contact électrique. Des rallonges permettent
de faire varier, d'une hauteur connue, la hau
teur de la lampe au-dessus du sol, cette hau
teur est étalonnée pour chacune des rallon
ges. Au lieu d'une seule lampe située à sa
partie supérieure, la mire peut porter plusieurs
lampes intermédiaires. La partie inférieure de -la mire est télescopique pour permettre de
plus faibles variations de hauteur. Ces varia
tions de hauteur ont pour but de permettre
d'assurer la visibilité de la mire dans les ré
gions où elle risque d'être masquée par des
branches d'arbres par exemple.
Selon une variante du procédé on peut
utiliser des mires ordinaires et limiter, à cha
que prise de vue d'une mire, les surimpres
sions du paysage par un masque mobile.
Ce masque mobile est commandé par un
viseur et réduit le champ utilisé de l'objectif à
une faible étendue autour de la direction de
visée.
Selon la fig. 4, le champ de l'objectif de
la chambre photographique est limité par un
masque 54 situé à l'extrémité avant d'un tube
53 mobile autour du centre de la pupille d'in
cidence de l'objectif 0. Le tube est muni d'un
viseur coudé dont la ligne de visée est paral
lèle à son axe.
A cet effet, la chambre photographique est
munie d'un objectif O entouré par une calotte
sphérique 52 ouverte à sa partie avant et dont
le centre est sensiblement confondu avec le
centre de la pupille d'incidence de l ; objectif 0.
Le tube 53 portant le masque de champ 54
à sa partie avant, est terminé à sa partie ar
rière par une demi-sphère 55 et est porté par
un cardan 56 centré sur le centre de la pupille
d'entrée.
Sur ce tube est fixé un viseur comportant
un guidon 51, un miroir 58 et un ceilleton ou
cran de mire 9. L'équilibrage du tube est tel
qu'il demeure en équilibre indifférent, quelle
que soit son inclinaison. I1 est en outre amovi
ble pour permettre à volonté l'utilisation du
champ total de l'objectif.
Chaque chambre repose sur un trépied 10 par des vis calantes 11. Elle peut pivoter autour de l'axe vertical V-V. Elle porte deux niveaux croisés 12, 12' et une lunette de visée 23 mobile, dans un plan parallèle à la plaque, autour d'un pivot 14 dont l'axe est centré sur celui de l'objectif O et perpendiculaire au plan de la plaque. Le plan de rotation de la lunette 23 occupe une même position par rapport aux chambres, ce qui permet par pointage réciproque des deux lunettes l'une sur l'autre de fixer les deux plaques dans un même plan de l'espace, ce qui simplifie la restitution.
Dans la forme d'exécution de la chambre photographique représentée en perspective et coupe partielle à la fig. 5, le tube porte-masque 15 est situé à l'intérieur de la chamrbe et pivote autour de deux axes a-a et b-b dont les prolongements se croisent à angle droit au voisinage de la face arrière de l'objectif 0.
Le viseur, situé à l'extérieur, est constitué par un levier 16 pivotant autour de l'axe a-a, et d'un axe b'-b' parallèle à b-b. La liaison entre le levier 16 et le tube porte-masque 15 est assurée par une bielle 17 qui assure le parallélisme du viseur et de l'axe du tube.
Pour démasquer complètement l'objectif en vue d'une photographie complète du paysage, l'équipage 15-16-17 est tiré au-dehors du champ de cet objectif suivant l'axe a-a.
A cet effet, la bielle 17 coulisse verticale- ment dans un manchon 30 solidaire d'un curseur 31 pouvant se déplacer le long d'une rainure arquée 32.
Les appareils des fig. 4 et 5 s'utilisent de la manière suivante
Pour opérer une prise de vues, deux aides manoeuvrent chacun une des chambres, chaque chambre est calée de façon que, d'une part, les bulles des deux niveaux soient entre leurs repères, et que, d'autre part, la visée réciproque des lunettes soit assurée. Ce calage est contrôlé après chaque visée d'une mire, avant la prise de la photographie de celle-ci. Il assure que les deux plaques photographiques soient dans un même plan de l'espace.
La fig. 6 représente en perspective et coupe partielle une troisième chambre photographique dans laquelle le viseur est constitué par un guidon 27 porté par une crémaillère verticale 28 et par un cran de mire 29 porté par une crémaillère horizontale 23 parallèle à la plaque.
Le champ utilisé est limité par deux fentes, l'une horizontale 36, l'autre verticale 37, de deux rideaux 38 et 39 parallèles à la plaque, non représentés.
Le rideau 38 s'enroule sur trois cylindres horizontaux 38i, 382, 383, et le rideau 39 s'enroule sur deux cylindres verticaux 39L et 392.
Ces rideaux sont placés à l'intéreiur de la chambre et au voisinage du plan de la plaque, la rotation des cylindres 381 et 39i est commandée par deux boutons molettés 40 et 41 extérieurs à la chambre. Ces boutons molettés 40 et 41 entraînent chacun respectivement la rotation des pignons droits 42 et 43 qui engrènent respectivement avec les crémaillères 28 et 33 correspondantes.
On voit qu'en visant la mire par le viseur on modifie en même temps que la position du viseur la position du masque qui limite le champ utile dans un étroit espace autour de l'image de la mire 50.
Le procédé ci-dessus décrit comporte de nombreux avantages et notamment les suivants
a) possibilité de détermination des formes de détails du terrain non visibles des stations de prises de vues
b) réduction considérable, par rapport au procédé classique de topométrie directe, de la durée des opérations sur le terrain. Ces opérations sont pour chaque point réduites à la mise en station de la mire et à la prise de vues;
c) réduction, par rapport au procédé classique de topométrie directe, de la durée d'établissement du report graphique par suite de la suppression de toutes les. opérations de calcul, exception faite de la soustraction de la hauteur de la mire, les points étant enregistrés sur les appareils de restitution à l'instant même de la visée de leur image.
Tous ces avantages sont particulièrement sensibles dans le cas de sondages hydrographiques par suite de la suppression des opérations de détermination directe de la position planimétrique du point. Dans le cas d'un sondage en eau profonde nécessitant l'emploi d'une sonde à fil ou autre, le signal lumineux pourra être placé à une hauteur fixe au-dessus de l'embarcation, la profondeur étant lue sur la sonde. Dans ce cas de sondages hydrographiques, on pourra utiliser des filtres polarisant la lumière dans une direction perpendiculaire à celle de la lumière réfléchie par la surface de l'eau.
La présente invention comporte de nombreuses applications et notamment les suivantes
- levés cadastraux, levés d'urbanisme (dans ce cas, on pose les mires sur les bornes limitant les propriétés);
- levés de travaux publics (les mires sont placées aux points caractéristiques de changement de forme du terrain);
- sondages hydrographiques (les mires sont transportées par embarcation).
La restitution des clichés peut être effectuée en particulier par voie stéréoscopique dans les appareils connus et suivant les méthodes connues de la photogrammétrie, ce qui permet de fournir la position planométrique et altimétrique des mires.
Terrestrial photogrammetry method and device for its implementation
It is known that the purpose of terrestrial photogrammetry is to establish the plan or map of a terrain, starting from measurements taken on photographs of said terrain taken from fixed points of view generally situated on the ground and whose position is known.
The major drawback encountered in terrestrial photogrammetry is that of dead spaces, areas of the surface of the land which are not visible from the shooting points.
This drawback has hitherto limited the development of this technique to surveying uneven areas where one can find station points which make it possible to see large areas of land. In flat or moderately hilly areas, undulations of the ground, hedges, bushes, etc., can mask a significant part of the ground surface. The yield of the photogrammetric method is then very low. This method is also faulty when the ground, although visible, is covered by dense vegetation or by water.
In addition, in many cases, the important details of the land, which must appear on the plans, such as the boundary markers of the properties, are not visible.
This explains why the topometric and direct topography processes, despite the length of the field operations, the calculations they impose, the work of establishing the plan and the relatively small number of points whose position they allow to define, have only been used, to date, to carry out these surveys. In these direct topometric methods, in fact, the operator is not required, as in the photogrammetric method, to see the ground itself, but sights located at a height of two to four meters, which an assistant moves and pose vertically on the point of the ground of which one wants to have the position. These sights are targeted; the horizontal directions of the sighting lines are marked on a circle or recorded on a horizontal board, their vertical directions are marked on a ruler or on a vertical circle.
The distance to the sights or station point is measured. In fact, the operator therefore determines the position of the points high enough above the ground to be visible; but this determination is long, expensive, and does not always present the precision of photogrammetric determinations.
The object of the present invention is in particular to remedy the above drawbacks, in particular those relating on the one hand to the dead spaces of terrestrial photogrammetry, on the other hand to the imperfections of the topometric and direct topographic methods, in particular as regards the length. the time required for these readings and their high cost price.
The present invention relates to this end to a terrestrial photogrammetry method characterized because at least one test chart is used which is moved in the common field, at least two photographic chambers, successively at a known height above the points which it is desired to determine. position and that this position is recorded simultaneously in the photographic chambers, which makes it possible to deduce the characteristics of the terrain.
The device for implementing the method comprises at least one target and at least two photographic chambers each comprising a movable mask controlled by a viewfinder and masking the field of the objective except in a small area around the direction of sight.
Said mask can be located outside or inside the photographic chamber.
The principle of the method according to the invention and several embodiments of the device for its implementation are shown, schematically and by way of examples, in the accompanying drawing in which
figs. 1 and 2 respectively illustrate in elevation and in plan the principle of the method according to the invention;
fig. 3 represents a test pattern used for the implementation of the method of the invention;
fig. 4 shows in elevation a photographic chamber of a first embodiment
fig. 5 shows in perspective and in partial section a photographic chamber of a second embodiment;
fig. 6 shows in elevation and in partial section a photographic chamber of a third embodiment.
For the implementation of the method, two cameras are preferably used for taking pictures. These two cameras are set up at two points S1, 52 (fig. 2).
The surveyor operator places his target-bearers at the points he deems suitable, for example, in the case of cadastral surveys, on the landmarks recognized by the riparian owners. The helpers who stand near each of the devices announce by an agreed signal that the staff is visible. On the signal from the staff, they activate the shutter release set to the exposure time ensuring the impression of the light signal; at their signal, the rod holder extinguishes his lamp and changes place. During his movement to go to another point, a second portmire can, in the same way, record the position of his. Several targets can obviously be photographed simultaneously.
As a result of the possible oscillations of the sights, it is of the greatest interest that the shots be taken simultaneously. The photographic chambers used may therefore advantageously be provided with an electric trigger ensuring their synchronism to 1 / 100th of a second, triggering actuated by one of the aids.
To represent the shapes of the land, the surveyor can move his staffs either by approximately following the contour lines, or by describing profiles, as he deems appropriate, and by making them stand at the characteristic points of relief as in the case of a tacheometer survey.
When the operator has a sketch or an aerial view of the terrain, it is easy to roughly report the position of the sights and note their height above the ground.
From the point of view of precision, it is advantageous to use the minimum height compatible with visibility.
In the case of surveying wooded regions, setting up the sights is more difficult; it is advantageous to be able to adjust the height of these so as to prevent them from being masked by the branches, special care must then be taken in making the sketch and the variations in the height of the sights must be carefully noted.
To facilitate the installation of the sights at visible points, each station is indicated by a high beacon located in its immediate vicinity.
During the shooting operation, the stability of the photographic chambers is checked by each of the aids assigned to them (control of the levels and control of the aiming of a telescopic sight on a reference mark). It is restored if necessary.
The figurative lines of the planimetry and of the leveling are drawn on the restitution as in the case of a tacheometer survey.
Fig. 3 represents a luminous pattern that is more visible than the usual patterns.
The luminous target consists of a light rigid rod 7 carrying
- a high-power electric lamp I located at its upper part and brightly illuminating, for example a cross-slit, in
T or any other geometric shape forming the mark to be photographed;
- a switch 2 located at the height of the hand of the staff holder and allowing the lighting of the lamp I;
- a socket allowing the staff to be connected to a battery of accumulators carried on the back by the staff;
a colored or polarizing filter 8 placed in front of the lamp I;
- a level 3 making it possible to control the verticality of the staff;
- a pair of handles 4 for maintaining the sight in position;
- A base 5 for resting on the ground.
The colored or polarizing filter 8 placed in front of the lamp 1 of the test pattern is intended to make it possible to increase the number of shots without overexposing the view of the landscape. To this end, a colored or polarizing filter (not shown), of the same type as that of the test chart, is also placed in front of the shooting objectives.
The staff can be dismantled into several pieces.
these like a fishing rod for example
ple, the male-female fitting ensures
electric contact. Extensions allow
to vary, from a known height, the height
tor of the lamp above the ground, this high
tor is calibrated for each of the
ages. Instead of a single lamp located at its
upper part, the staff can carry several
intermediate lamps. The lower part of the staff is telescopic to allow
lower height variations. These varia
height are intended to allow
to ensure the visibility of the sight in
areas where it risks being masked by
tree branches for example.
According to a variant of the process, it is possible
use ordinary sights and limit, to cha
than shooting a test pattern, the overprints
sions of the landscape by a movable mask.
This mobile mask is controlled by a
viewfinder and reduces the field used from the lens to
a small area around the direction of
aimed.
According to fig. 4, the scope of the objective of
the camera is limited by a
mask 54 located at the front end of a tube
53 movable around the center of the pupil of in
cidence of objective 0. The tube is fitted with a
angled sight with parallel line of sight
lele to its axis.
For this purpose, the photographic chamber is
equipped with an objective O surrounded by a cap
spherical 52 open at its front part and whose
the center is noticeably confused with the
center of the pupil of incidence of l; objective 0.
Tube 53 wearing the field mask 54
at its front part, is finished at its rear part
rière by a hemisphere 55 and is carried by
a 56 gimbal centered on the center of the pupil
entry.
On this tube is fixed a viewfinder comprising
a handlebar 51, a mirror 58 and a eyecup or
sights 9. The tube is balanced as
that he remains in indifferent equilibrium, what
whatever its inclination. It is furthermore removable.
ble to allow the use of the
total field of the objective.
Each chamber rests on a tripod 10 by leveling screws 11. It can pivot around the vertical axis V-V. It carries two crossed levels 12, 12 'and a mobile sight 23, in a plane parallel to the plate, around a pivot 14 whose axis is centered on that of the objective O and perpendicular to the plane of the plate. The plane of rotation of the telescope 23 occupies the same position with respect to the chambers, which makes it possible by reciprocal pointing of the two glasses on one another to fix the two plates in the same plane of space, which simplifies restitution.
In the embodiment of the photographic chamber shown in perspective and partial section in FIG. 5, the mask-holder tube 15 is located inside the chamber and pivots around two axes a-a and b-b, the extensions of which cross at right angles in the vicinity of the rear face of the objective 0.
The viewfinder, located on the outside, consists of a lever 16 pivoting around the axis a-a, and an axis b'-b 'parallel to b-b. The connection between the lever 16 and the mask holder tube 15 is provided by a connecting rod 17 which ensures the parallelism of the sight and of the axis of the tube.
To completely unmask the objective for a complete photograph of the landscape, the crew 15-16-17 is pulled out of the field of this objective along the axis a-a.
To this end, the connecting rod 17 slides vertically in a sleeve 30 integral with a slider 31 which can move along an arcuate groove 32.
The devices of fig. 4 and 5 are used as follows
To take pictures, two helpers each maneuver one of the chambers, each chamber is wedged so that, on the one hand, the bubbles of the two levels are between their reference marks, and that, on the other hand, the reciprocal aiming of the glasses is insured. This setting is checked after each sighting of a staff, before the photograph thereof is taken. It ensures that the two photographic plates are in the same plane of space.
Fig. 6 shows in perspective and in partial section a third photographic chamber in which the viewfinder consists of a handlebar 27 carried by a vertical rack 28 and by a notch 29 carried by a horizontal rack 23 parallel to the plate.
The field used is limited by two slits, one horizontal 36, the other vertical 37, of two curtains 38 and 39 parallel to the plate, not shown.
The curtain 38 rolls up on three horizontal cylinders 38i, 382, 383, and the curtain 39 rolls up on two vertical cylinders 39L and 392.
These curtains are placed inside the chamber and in the vicinity of the plane of the plate, the rotation of cylinders 381 and 39i is controlled by two knurled knobs 40 and 41 outside the chamber. These knurled knobs 40 and 41 each respectively cause the rotation of the spur gears 42 and 43 which mesh respectively with the corresponding racks 28 and 33.
It can be seen that by aiming at the target through the viewfinder, the position of the mask which limits the useful field in a narrow space around the image of the target 50 is modified at the same time as the position of the viewfinder.
The method described above has many advantages and in particular the following
a) possibility of determining the shapes of terrain details not visible from the camera stations
b) considerable reduction, compared to the traditional method of direct topometry, of the duration of the operations on the ground. These operations are for each point reduced to setting up the staff and taking pictures;
c) reduction, compared with the conventional method of direct topometry, of the duration of establishment of the graphic transfer following the elimination of all. calculation operations, with the exception of the subtraction of the height of the staff, the points being recorded on the restitution devices at the very instant of sighting their image.
All these advantages are particularly appreciable in the case of hydrographic soundings as a result of the elimination of the operations of direct determination of the planimetric position of the point. In the case of a sounding in deep water requiring the use of a wire probe or other, the light signal can be placed at a fixed height above the boat, the depth being read on the probe. In this case of hydrographic soundings, filters can be used which polarize the light in a direction perpendicular to that of the light reflected by the surface of the water.
The present invention has many applications and in particular the following
- cadastral surveys, town planning surveys (in this case, the sights are placed on the boundaries limiting the properties);
- public works surveys (the sights are placed at the characteristic points of change of shape of the land);
- hydrographic soundings (the sights are transported by boat).
The restitution of the images can be carried out in particular by stereoscopic means in known apparatuses and according to known methods of photogrammetry, which makes it possible to provide the planometric and altimetric position of the sights.