Disjoncteur à bain de liquide. La présente invention se rapporte à un disjoncteur à bain de liquide avec extinction d'arcs dans celui-ci. Elle a pour but de créer la formation d'un gaz, sur le chemin de l'arc établi dans ce disjoncteur, en vue de désioni- ser les portions porte-courant de l'espace par couru par l'arc.
On a démontré par expérience que les fac teurs les plus importants dans l'interruption d'arcs de courant alternatif sont, première ment, le degré d'accroissement du voltage de reprise suivant immédiatement un courant zéro dans l'onde périodique et, deuxième ment, le degré de désionisation des gaz entre les membres de contact formant points de prise de l'arc après le point zéro du courant.
Le degré d'accroissement du voltage de reprise ou de récupération peut être quelque peu réglé, en employant des résistances ou des condensateurs en combinaison avec le dis joncteur, tandis que la recombinaison d'ions dans l'espace parcouru par l'arc dépend entiè- renient de la construction des moyens d'in terruption même du disjoncteur.
Des arcs de courant alternatif établis dans de l'huile, ou en présence d'autres liquides convenables, sont éteints dans un laps de temps plus court que les arcs de même cou rant au même potentiel, établis en l'absence de ces liquides.
C'est pour cette raison que le disjoncteur suivant l'invention comporte des moyens re tenant le liquide à proximité immédiate du chemin de l'arc, pour donner naissance, quand l'arc est tiré, à la formation de bulles de gaz au sein de celui-ci par le fait d'une décompo sition d'une partie de ce liquide, ce gaz con tribuant à l'extinction rapide de l'arc, les moyens de retenue du liquide étant disposés de façon à permettre au gaz provoqué par L'arc de s'échapper latéralement à partir desdits moyens de retenue du liquide.
En effet, l'é volution continuelle de gaz dans une mesure élevée fait passer ce gaz de façon turbulente dans l'espace parcouru par l'arc, pour former des centres relativement froids dans lesquels les ions, provenant des portions porte-courant de l'espace parcouru par l'arc, se diffusent et se recombinent.
Ce passage des ions à partir des portions chaudes de l'espace parcouru par l'arc fortement ionisées, dans les gaz non- ionisés, relativement froids, émanant de façon turbulente du liquide en décomposition, se continue pendant la période d'extinction de l'arc et oblige l'espace parcouru par l'arc à reprendre ou récupérer une puissance diélec trique, plus rapidement que si ce jet de gaz non-ionisé, provenant des parois des bulles de gaz, n'existait pas. .
On peut alors admettre que, pour augmen ter la tendance des gaz à éteindre l'arc, le de gré de génération de gaz par décomposition du liquide devra être augmenté, et que ce gaz devra être amené à passer de façon turbulente à travers le chemin parcouru par l'arc.
C'est précisément cet effet qui est obtenu par les moyens de retenue du liquide à proxi mité immédiate du chemin de l'arc, tels que signalés plus haut. En effet, grâce à. ces moyens, des gaz frais désionisants sont déli vrés en plus grande quantité, pour passer à travers l'âme de l'arc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'ob jet de l'invention, ainsi que des variantes de détails.
La fig. 1 est une coupe de la première forme d'exécution du disjoncteur à bain de li quide; La fig. la est la deuxième forme d'exé cution; La fig. 2 est une coupe verticale, à échelle plus grande, d'un fragment du disjoncteur re présenté à. la fig. la; La fig. 3 montre une variante des moyens d'extinction d'arc;
La fig. 4 est une coupe transversale sui vant la ligne IV-IV de la fie. !3.; La fig. 5 est une coupe verticale d'une unité des moyens d'extinction d'arc similaires à ceux représentés à la fig. 3; La fig. 6 est une coupe verticale d'une portion d'une variante; La fig. 7 est une vue en plan correspon dant -à la fig. 6;
La fig. 8 montre des sections d'un arc tra versant une partie des moyens d'extinction d'arc, ainsi que le parcours des gaz désioni- sants dans le chemin de l'arc.
Le disjoncteur représenté à la fig. 1 com prend une boîte-enveloppe 1, contenant un li quide d'extinction d'arc 2 et supportant un couvercle 3 qui y est fixé au moyen de vis 4. Dans le couvercle 3 sont montées, de manière connue, des douilles d'entrée de conducteur 5 et 6, la portion de celles-ci immergée dans le liquide 2 supportant les membres de contact stationnaires 7 et 8, respectivement.
Une tige de soulèvement 9 traverse le couvercle 3 et est reliée, à l'extérieur de la boîte-enveloppe 1, à un mécanisme de commande (non repré senté), alors qu'elle supporte à. son extrémité opposée, à l'intérieur de la boîte-enveloppe, un membre conducteur 11 qui relie les mem bres de contact sationnaires 7 et 8 lorsque la tige 9 est amenée à sa position la plus éle vée.
Des dispositifs de désionisation 7a et 8a sont supportés, d'une manière décrite plus loin, par les membres de contact stationnai res 7 et 8 respectivement, et sont immergés dans le liquide 2. Ce liquide est, de préfé rence, une huile qui développe .facilement un gaz à, poids moléculaire bas, lorsqu'elle entre en contact avec un arc électrique, bien qu'il soit évident qu'un liquide quelconque ayant des propriétés diélectriques satisfaisantes, dé veloppant facilement des gaz en présence d'un arc électrique et possédant les qualités désionisantes désirées, peut être substitué a. l'huile.
Pour en revenir aux dispositifs de désio- nisation précités, les membres de contact 7 et 8 ont une plaque de support 12 ou 1.3, respec tivement, reliée aux membres de contact au moyen d'écrous 14. Les plaques 12 et 1,3 sup portent, par l'intermédiaire de boulons 15, plusieurs rondelles ou plaques 1.6 qui sont disposées à une petite distance les unes des autres, transversalement par rapport au che min. de l'arc électrique, entre les membres<B>dé</B> contact stationnaires 7 et 8 et le membre de liaison 11, lorsque celui-ci est dans sa posi tion la plus basse.
Les plaques 16 sont pourvues d'une ou verture centrale 17 et sont formées d'une ma tière poreuse ou fibreuse, telle que du carton Fuller. Ce carton absorbe le liquide d'extinc tion et le retient à disposition dans ses pores, dans le voisinage immédiat de l'arc électri que, après que les bulles de gaz qui se for ment en 18 se sont dilatées au delà de l'ou verture 17 des plaques.
Dans la disposition décrite des plaques à absorption de liquide, lorsqu'une formation de gaz est provoquée par l'arc, le liquide est chassé hors du chemin de l'arc par la grande bulle de gaz qui se forme en 18. Les plaques 16 sont supportées avec leur ouverture c;;n- trale 17 en alignement avec le chemin de l'arc, et lorsque la bulle de gaz est dilatée au delà des ouvertures 17-, l'arc s'engage avec les surfaces exposées des plaques 16.
La fig. la montre une deuxième forme d'exécution du disjoncteur qui se compose, en principe, des mêmes éléments. Les dispositifs de désionisation en conjonction avec les pôles de ce disjoncteur comprennent, chacun, un cer tain nombre de plaques isolantes 1.6 qui sont écartées l'une de l'autre d'une distance déter minée, au moyen de pièces d'écartement iso lantes 15a, telles que représentées à la fig. 2. Des boulons 15 traversent les pièces d'écar tement 15a et les plaques 16 pour maintenir le tout rigide, les dispositifs d'extinction ainsi formés étant suspendus aux membres de contact stationnaires 7 et 8 du disjoncteur.
Une ouverture 17 est prévue au centre de cha cune des plaques 16, ces ouvertures étant ali gnées dans le dispositif, pour permettre aux branches 11a, 11b du membre de liaison 11 d'y passer librement lorsque ce dernier est actionné pour ouvrir ou fermer le circuit.
Lorsqu'un arc est établi dans le liquide d'extinction, ce dernier sera décomposé par la chaleur de l'arc et une bulle de gaz se-for- mers autour du courant de l'arc et empêchera la plus grande portion de l'âme de l'arc d'en trer en contact avec le liquide. La seule por tion de l'arc qui s'engage continuellement avec le liquide est la portion qui heurte le membre de contact mobile et qui est tirée dans le liquide lorsque la pièce de liaison 11 est déplacée. Le gaz développé lors de la dé composition de l'huile se dirigera de façon turbulente dans le chemin de l'arc et se mé langeant avec des portions fortement ionisées qui transportent le courant, retirera des ions, grâce .à la diffusion des parties ionisées dans les parties plus froides non-ionisées du gaz, qui ont justement été introduites dans l'es pace de l'arc.
Dans des dispositifs d'extinction employé jusqu'à présent, l'accumulation rapide de gaz à proximité de l'arc avait pour effet que les bulles de gaz étaient rapidement amenées à l'extérieur de l'arc à une position dans la quelle le liquide se décompose beaucoup plus lentement, et ce gaz, étant réparti sur une grande section, était moins efficace au point de vue de la désionisation des portions porte- courant de l'arc.
Les plaques 1,6, employées dans les dispo sitifs représentés, ont pour but d'augmenter le nombre de points de contact de l'arc avec le liquide. Le liquide retenu par les plaques 1.6 sera décomposé par l'arc et des gaz frais seront continuellement développés et passe ront de façon turbulente à, travers les por tions porte-courant ionisées de la bulle.
En retenant en tout temps le liquide en contact intime avec l'arc, l'évolution de gaz est accélérée et son mélange avec le gaz ionisé antérieurement est rendu plus parfait et plus intime. Par conséquent, au moment du cou rant zéro, il y aura une désionisation très ra pide des portions ionisées du chemin de l'arc, grâce au passage des ions dans les gaz non- ionisés froids intermélangés. Il résulte de cette désionisation rapide du chemin porte courant que l'arc ne reprendra pas.
Il est évident que, si le diamètre de l'ou- verture 17 des plaques 16 est trop grand, la couche de liquide y adhérente sera .à une telle distance de l'âme de l'arc que ce dernier aura un très petit contact avec le liquide et, par conséquent, la production de gaz désioni- sant sera nulle ou presque nulle. De nom breux essais avec des courants s'élevant jus qu'à. 3000 ampères ont montré que le diamè tre desdites ouvertures devrait être inférieur à 22: millimètres.
Des ouvertures de diamètre plus grand donnaient de mauvais résultats et confirmaient l'opinion que la couche de li quide adhérente à la paroi des ouvertures était trop éloignée du chemin de l'arc pour être rapidement décomposée par l'arc.
Les petites ouvertures servant à limiter l'expansion de l'arc doivent, dans ce but, avoir une aire qui est égale ou inférieure à l'aire de section transversale de l'âme de l'arc. Quand l'arc est ainsi confiné, le voltage de l'arc aug mente avec l'accroissement de courant, at tendu que l'arc n'est pas capable de s'étendre à. l'endroit de confinement, et, par consé quent, la densité de courant augmente aussi. La concentration du courant augmente le de gré de décomposition du liquide qui est amené radialement dans l'âme de l'arc, par chaque plaque, autour de la périphérie en tière de l'arc.
Afin d'empêcher toute augmentation de la grandeur des ouvertures 17 dans les pla ques 1,6, en présence du courant d'arc concen tré, il a été nécessaire d'employer, pour la construction des plaques, une matière qui ne soit pas du tout ou seulement légèrement af fectée par l'arc. Un composé d'amiante moulé donne des résultats satisfaisants, mais des plaques en matière connue sous le nom de "fibre" ont été reconnues les meilleures à cet égard. La matière mentionnée en dernier lieu n'est que légèrement érodée par l'arc, cette érosion étant favorable pour empêcher la for mation d'un dépôt métallique sur les parois des ouvertures 17.
Cette matière s'est en ou tre montrée avantageuse, au point de vue de l'alimentation de gaz non-ionisé additionnel dans le chemin de l'arc, quand la matière était décomposée par l'arc. Ce gaz addition- nel effectue en effet la même désionisation du chemin de l'arc que celle produite par les gaz du liquide décomposé, la combinaison de ces deux actions augmentant le degré de re combinaison des ions dans le chemin de l'arc.
Le dispositif de désionisation montré aux fig. 3 et 4 comprend plusieurs groupes de plaques 18 qui se composent chacun de deux plaques ou plus, en matière isolante telle que celle précitée. Ces groupes de plaques sont séparés l'un de l'autre au moyen de pièces d'écartement 15c qui sont montées sur les boulons 15b pour former un ensemble de dé- si.onisation. Chacun des groupes de plaques 18 est pourvu d'une ouverture centrale 17a, qui est d'un diamètre inférieur à 22 millimètres et sert au passage de la branche correspon dante 11a du membre de liaison 11 du dis joncteur.
La surface des parois des ouvertures dans les groupes de plaques 18 est beaucoup plus grande que la surface des ouvertures dans les plaques simples et, par conséquent, de plus grands volumes de gaz non-ionisés seront li bérés par ces groupes de plaques, grâce @à la plus grande quantité d'huile adhérant aux parois des ouvertures. Comme le degré de dé- sionisation de l'arc est augmenté par un ac croissement de la quantité de gaz non-ionisé qui est continuellement amené dans le cou rant de l'arc, les groupes de plaques ont un avantage marqué sur les simples plaques 16.
La fig. 5 montre un groupe de plaques dont la plaque médiane 20 présente une ou verture centrale 211, de diamètre plus grand que le diamètre des ouvertures 22 dans les plaques extérieures 2,3 et 24. L'ouverture 2'1 de la plaque 20 forme une poche dans le groupe de plaques, dans laquelle le liquide d'extinction est retenu à disposition pour être amené dans le chemin de l'arc lorsqu'un arc est établi à travers plusieurs groupes de pla ques contenant des poches 21.
Comme on l'a fait remarquer ci-dessus, les gaz ionisés chauds sont repoussés, hors du chemin de l'arc, dans les espaces 19 (fig. '3), entre les groupes de plaques 1<B>8</B>, par les gaz frais qui sont continuellement amenés dans le chemin<B>de</B> l'arc. Pour refroidir et désioniser plus efficacement ces gaz, plusieurs cloisons verticales 2,5 sont disposées radialement dans l'espace 19 autour des ouvertures 22, entre deux groupes de plaques adjacents, comme montré aux fig. 6 et 7. Lorsque les gaz sont refoulés à travers l'espace 19, ils sont divisés en plusieurs sections par les cloisons 25 qui refroidissent les gaz, ce qui les amène, par conséquent, à se recombiner sur les surfaces des cloisons.
Les cloisons 25 sont en outre utiles en ce sens qu'elles s'opposent à l'échap pement d'huile depuis le chemin de l'arc, des parties d'huile étant retenues à proximité im médiate du chemin de l'arc pour iêtre décom posées par l'arc, tandis que d'autres portions contribueront au refroidissement des gaz qui s'échappent.
Le mouvement précité des gaz dans l'arc et hors de l'arc est représenté à la fig. 8, dans laquelle les lignes courbes 26 désignent le chemin de parcours des diverses particules des gaz développés par la décomposition de l'huile. On remarquera par la direction des li gnes et de leurs flèches que les gaz, non seu lement entrent et sortent du chemin de l'arc à des intervalles répartis sur toute la lon gueur de l'arc, mais que ce passage du gaz a lieu radialement le long de la périphérie en tière de l'arc. C'est-à-dire que le gaz est amené radialement à. l'âme de l'arc, depuis chaque point de la totalité de sa circonfé rence.
Le gaz s'échappe du chemin de l'arc par l'espace compris entre les éléments ou groupes de plaques de retenue du liquide.
Liquid bath circuit breaker. The present invention relates to a liquid bath circuit breaker with extinguishing arcs therein. Its purpose is to create the formation of a gas, on the path of the arc established in this circuit breaker, with a view to deionizing the current-carrying portions of the space by running by the arc.
It has been shown by experience that the most important factors in the interruption of alternating current arcs are, first, the degree of increase in pick-up voltage immediately following zero current in the periodic wave and, secondly , the degree of deionization of the gases between the contact members forming the arcing points after the zero point of the current.
The degree of increase in the pickup or recovery voltage can be somewhat regulated, by using resistors or capacitors in combination with the circuit breaker, while the recombination of ions in the space traversed by the arc depends entirely. - deny the construction of the means of interrupting the circuit breaker itself.
Alternating current arcs established in oil, or in the presence of other suitable liquids, are extinguished in a shorter period of time than arcs of the same current at the same potential, established in the absence of these liquids.
It is for this reason that the circuit breaker according to the invention comprises means retaining the liquid in the immediate vicinity of the path of the arc, to give rise, when the arc is fired, to the formation of gas bubbles within of the latter by the fact of a decomposition of a part of this liquid, this gas contributing to the rapid extinction of the arc, the liquid retaining means being arranged so as to allow the gas caused by The arc will escape laterally from said liquid retaining means.
Indeed, the continual evolution of gas to a high extent causes this gas to pass in a turbulent manner in the space traversed by the arc, to form relatively cold centers in which the ions, coming from the current-carrying portions of the arc space traversed by the arc, diffuse and recombine.
This passage of ions from the hot portions of the space traversed by the strongly ionized arc, into the relatively cold non-ionized gases, turbulently emanating from the decaying liquid, continues during the extinction period of the l 'arc and forces the space traversed by the arc to resume or recover a dielectric power, more quickly than if this jet of non-ionized gas, coming from the walls of the gas bubbles, did not exist. .
It can then be assumed that, in order to increase the tendency of the gases to extinguish the arc, the rate of gas generation by decomposition of the liquid will have to be increased, and that this gas will have to be made to pass in a turbulent way through the path. traversed by the arch.
It is precisely this effect which is obtained by the means for retaining the liquid in immediate proximity to the path of the arc, as indicated above. Indeed, thanks to. these means, fresh deionizing gases are delivered in greater quantity to pass through the core of the arc.
The appended drawing represents, by way of example, two embodiments of the object of the invention, as well as variant details.
Fig. 1 is a section through the first embodiment of the circuit breaker in liquid bath; Fig. is the second form of execution; Fig. 2 is a vertical section, on a larger scale, of a fragment of the circuit breaker shown at. fig. the; Fig. 3 shows a variant of the arc extinguishing means;
Fig. 4 is a cross section along line IV-IV of the fie. ! 3 .; Fig. 5 is a vertical section through a unit of arc extinguishing means similar to those shown in FIG. 3; Fig. 6 is a vertical section of a portion of a variant; Fig. 7 is a plan view corresponding to FIG. 6;
Fig. 8 shows sections of an arc passing through part of the arc extinguishing means, as well as the path of deionizing gases in the path of the arc.
The circuit breaker shown in fig. 1 com takes a box-envelope 1, containing an arc extinguishing liquid 2 and supporting a cover 3 which is fixed thereto by means of screws 4. In the cover 3 are mounted, in a known manner, sockets of conductor inlet 5 and 6, the portion thereof submerged in liquid 2 supporting the stationary contact members 7 and 8, respectively.
A lifting rod 9 passes through the cover 3 and is connected, outside the box-envelope 1, to a control mechanism (not shown), while it supports. its opposite end, inside the box-envelope, a conductive member 11 which connects the stationary contact members 7 and 8 when the rod 9 is brought to its highest position.
Deionizers 7a and 8a are supported, in a manner described later, by stationary contact members 7 and 8 respectively, and are submerged in liquid 2. This liquid is preferably an oil which develops. . easily a low molecular weight gas when it comes into contact with an electric arc, although it is evident that any liquid having satisfactory dielectric properties, readily developing gases in the presence of an electric arc and possessing the desired deionizing qualities, may be substituted for a. oil.
Returning to the aforementioned deionization devices, the contact members 7 and 8 have a support plate 12 or 1.3, respectively, connected to the contact members by means of nuts 14. The plates 12 and 1.3 sup carry, by means of bolts 15, several washers or plates 1.6 which are arranged at a small distance from each other, transversely to the path. of the electric arc, between the stationary contact members 7 and 8 and the connecting member 11, when the latter is in its lowest position.
The plates 16 are provided with a central opening 17 and are formed of a porous or fibrous material, such as Fuller cardboard. This cardboard absorbs the extinguisher liquid and retains it in its pores, in the immediate vicinity of the electric arc, after the gas bubbles which form at 18 have dilated beyond the or verture 17 of the plates.
In the described arrangement of the liquid absorption plates, when gas formation is caused by the arc, the liquid is forced out of the arc path by the large gas bubble which forms at 18. The plates 16 are supported with their opening c ;; n- tral 17 in alignment with the path of the arc, and when the gas bubble is expanded beyond the openings 17-, the arc engages with the exposed surfaces of the plates 16 .
Fig. shows a second embodiment of the circuit breaker which consists, in principle, of the same elements. The deionization devices in conjunction with the poles of this circuit breaker each comprise a certain number of insulating plates 1.6 which are spaced from each other by a determined distance, by means of insulating spacers. 15a, as shown in FIG. 2. Bolts 15 pass through the spacers 15a and the plates 16 to keep the whole rigid, the extinguishing devices thus formed being suspended from the stationary contact members 7 and 8 of the circuit breaker.
An opening 17 is provided at the center of each of the plates 16, these openings being aligned in the device, to allow the branches 11a, 11b of the connecting member 11 to pass freely through them when the latter is actuated to open or close the device. circuit.
When an arc is established in the extinguishing liquid, the latter will be broken down by the heat of the arc and a gas bubble will form around the current of the arc and will prevent the greater portion of the arc core to come into contact with the liquid. The only portion of the arc which continuously engages with the liquid is the portion which strikes the movable contact member and which is drawn into the liquid when the connecting piece 11 is moved. The gas developed during the decomposition of the oil will move in a turbulent way in the path of the arc and mixing with strongly ionized portions which carry the current, will remove ions, thanks to the diffusion of the ionized parts. in the colder non-ionized parts of the gas, which have just been introduced into the space of the arc.
In extinguishing devices hitherto employed, the rapid build-up of gas near the arc caused the gas bubbles to be rapidly driven out of the arc to a position in which the The liquid decomposes much more slowly, and this gas, being distributed over a large section, was less effective from the point of view of deionization of the current-carrying portions of the arc.
The plates 1,6, used in the devices shown, are intended to increase the number of points of contact of the arc with the liquid. The liquid retained by the plates 1.6 will be decomposed by the arc and fresh gases will be continuously developed and will pass turbulently through, through the ionized current-carrying portions of the bubble.
By keeping the liquid in intimate contact with the arc at all times, the evolution of the gas is accelerated and its mixture with the previously ionized gas is made more perfect and more intimate. Therefore, at the moment of zero current, there will be a very rapid deionization of the ionized portions of the arc path, due to the passage of the ions through the intermixed cold non-ionized gases. The result of this rapid deionization of the current gate path is that the arc will not resume.
It is obvious that, if the diameter of the opening 17 of the plates 16 is too large, the layer of liquid adhering to it will be at such a distance from the core of the arc that the latter will have a very small contact. with the liquid and therefore the production of deionizing gas will be zero or almost zero. Numerous tests with currents reaching up to. 3000 amps have shown that the diameter of said openings should be less than 22: millimeters.
Larger diameter apertures performed poorly and confirmed the opinion that the liquid layer adhering to the wall of the apertures was too far from the path of the arc to be quickly broken down by the arc.
Small openings used to limit the expansion of the arc must, for this purpose, have an area which is equal to or less than the cross-sectional area of the web of the arc. When the arc is thus confined, the voltage of the arc increases with the increase in current, until the arc is not able to extend to. the place of confinement, and hence the current density also increases. The concentration of the current increases the decomposition rate of the liquid which is brought radially into the core of the arc, by each plate, around the periphery in third of the arc.
In order to prevent any increase in the size of the openings 17 in the plates 1,6, in the presence of the concentrated arc current, it was necessary to use, for the construction of the plates, a material which was not at all or only slightly affected by the arc. A molded asbestos compound gives satisfactory results, but plates of material known as "fiber" have been found to be the best in this regard. The last mentioned material is only slightly eroded by the arc, this erosion being favorable to prevent the formation of a metallic deposit on the walls of the openings 17.
This material has also proved to be advantageous, from the point of view of the supply of additional non-ionized gas in the path of the arc, when the material was decomposed by the arc. This additional gas in fact performs the same deionization of the arc path as that produced by the gases of the decomposed liquid, the combination of these two actions increasing the degree of re-combining of the ions in the arc path.
The deionization device shown in FIGS. 3 and 4 comprises several groups of plates 18 which each consist of two or more plates, of insulating material such as that mentioned above. These groups of plates are separated from each other by means of spacers 15c which are mounted on the bolts 15b to form a demolition assembly. Each of the groups of plates 18 is provided with a central opening 17a, which is of a diameter less than 22 millimeters and serves for the passage of the corresponding branch 11a of the connecting member 11 of the circuit breaker.
The area of the walls of the openings in the groups of plates 18 is much larger than the area of the openings in the single plates and, therefore, larger volumes of non-ionized gases will be released by these groups of plates, thanks to to the greatest quantity of oil adhering to the walls of the openings. As the degree of deionization of the arc is increased by an increase in the amount of non-ionized gas which is continuously drawn into the current of the arc, groups of plates have a marked advantage over single plates. 16.
Fig. 5 shows a group of plates, the middle plate 20 of which has a central opening or 211, of greater diameter than the diameter of the openings 22 in the outer plates 2, 3 and 24. The opening 2'1 of the plate 20 forms a pocket in the group of plates, in which the extinguishing liquid is held in hand to be brought into the arc path when an arc is established through several groups of plates containing pockets 21.
As noted above, the hot ionized gases are pushed out of the arc path into spaces 19 (fig. '3), between the groups of plates 1 <B> 8 </ B >, by the fresh gases which are continually brought in the path <B> of </B> the arc. To cool and deionize these gases more effectively, several vertical partitions 2, 5 are arranged radially in the space 19 around the openings 22, between two groups of adjacent plates, as shown in FIGS. 6 and 7. As the gases are forced through the space 19, they are divided into several sections by the partitions 25 which cool the gases, causing them, therefore, to recombine on the surfaces of the partitions.
The partitions 25 are further useful in that they oppose the escape of oil from the path of the arc, parts of the oil being retained in close proximity to the path of the arc for i be decomposed by the arc, while other portions will help cool the escaping gases.
The aforementioned movement of the gases in the arc and out of the arc is shown in fig. 8, in which the curved lines 26 denote the path of travel of the various particles of the gases developed by the decomposition of the oil. It will be noted by the direction of the lines and their arrows that the gases not only enter and leave the path of the arc at intervals distributed over the entire length of the arc, but that this passage of the gas takes place radially along the entire periphery of the arch. That is, the gas is brought radially to. the soul of the arc, from each point of its entire circumference.
The gas escapes from the arc path through the space between the elements or groups of liquid retaining plates.