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L'invention concerne un diélectrique pour condensateurs, dont la constante diélectrique est relativement élevée et dont le facteur de puissance n'est pas défavorablemert élevé. Le diélectrique est à base de composés aromatiques chlorés dont la molécule possède un arrangement par- ticulier.
On connaît depuis beaucoup d'années des diélectriques consti- tués, au poins en partie, par des hydrocarbures halogénés, par exemple des chlorures de benzyle chlorés dont les atomes de chlore sont distri- bués au hasard,de façon que les mélangea ne soit t pas cristallisé .
Suivant la présente invention, on utilise des composés dont la structure moléculaire renferme un groupe benzyle au moins et des atomes de chlore nucléaires, en positions 3 & 4. On obtient ainsi des diélectri- ques à grande constante diélectrique et à facteur de puissance minimum.
Ces substances chlorées s'obtiennent en condensant un composé aromatique avec le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle.
Les produits de condensation du chlorure de 3,4-dichloroben- zyle avec divers composés aromatiques ont des constantes diélectriques étalées entre 6 et 11 à 25 C. Ces grandes constantes diélectriques ren- dent utiles de telles substances dans des appareils électriques tels que les condensateurs, et parfois dans des transformateurs, des câbles, etc.
Si le facteur de puissance de ces produits de condensation n'est pas inférieur à celui d'autres diélectriques, on peut l'amener à un degré utilisable par un raffinage convenable. Un de ces produits pris pour exemple, a un facteur de puissance de 3, 7, donc assez comparable à celui de l'Askarel (3,5), diélectrique liquide couramment utilisé malgré sa constante diélectrique inférieure.
Parmi les composés aromatiques aptes à se condenser de façon satisfaisante avec le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle, on peut citer des hydrocarbures comme le benzène, le toluène, le xylène, le naphtalène, la tétraline, etc.. ou encore certains de leurs dérivés de substitution: chlorobenzènes, chlorotoluènes, chloroxylènes, chloronaphtalènes, anisole, chloroanisoles, etc.. Les préparations suivent le procédé tien connu de Friedel et Crafts, mais on l'a modifié de façon avantageuse, car les grandes quantités de chlorure d'aluminium utilisées jusqu'ici ne sont pas nécessaires. En outre, on peut catalyser par l'oxyde ferrique vers 80 C. et par la terre à foulon au-dessus de 100 C., ces catalyseurs étant alors actifs.
On en donnera des exemples plus loin; il suffit d'indiquer ici qu'on peut catalyser l'action du toluène sur le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle avec moins de 0,1 % de chlorure d'aluminium, et à -5 C, après que les réactifs ont été séchée;sur la terre à foulon.
Il est désirable d'employer le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle à la plus extrême pureté possible. Quand les impuretés sont le dichlorure de benzal et le benzotrichlorure, il y a des réactions latérales compliquées, le produt résultart a des propriétés électriques inférieures et il est difficile de le purifier. Dans la synthèse du chlorure de 3,4dichlorobenzyle par chloruration photocatalysée du 3,4-dichlorotoluène, il y a avantage, pour la pureté finale, d'arrêter la chloruration après qu'on a atteint 75 %'de la quantité théoriquement nécessaire. Ainsi, on limite la quantité totale des chlorures supérieurs, le mélange se purifie plus facilément par lavage avec une solution chaude, alcaline à 5%, ou par l'acide sulfurique à 85 %, puis en lavant, séchant et fractionnant par distillation.
Le 3,4-dichlorotoluène qui n'a pas réagi passe le premier et sert à une préparation ultérieure. On obtient ensuite le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle désiré, de préférence sous pression réduite en utilisant une colonne de remplissage chauffée et avec un rapport d'au moins 5 de reflux pour 1 dans le ballon. Des spécialistes connaissent
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d'ailleurs ces précautions, car elles sont communes à beaucoup de chlo- rurations. On les mentionne pour mettre en évidence la nécessité d'un produit initial très pur pour appliquer l'invention. Quand la matière est satisfaisante, elle est incolore, réagit à peine avec l'acide sulfurique conc entré froid; elle bout à 160-165 C. sous 55 à 56 mm, sa densité est 1,415 à 25 C. et son indice de réfraction 1,5750 à 25 .
La réaction du chlorure de 3,4-dichlorobenzyle sur"une substance aromatique est déterminée par le rapport molaire des réactifs, car on peut obtenir soit une relativement forte proportion de produits faciles à distiller dans le vide, ou une proportion plus élevée de produits à haut point d'ébullition. En condensant une molécule du chlorure avec une molécule du produit aromatique, on obtient une substance à poids moléculaire assez bas, de l'ordre de 250, tandis qu'en faisant réagir au moins 2 molécules du chlorure sur une molécule de l'autre composant, on a une substance beaucoup plus lourde, bouillant beaucoup plus haut et fortement visqueuse à l'état liquide. Ces deux produits peuvent servie dans les condensateurs. En général, les fractions à bas point d'ébullition sont réservées à l'emploi aux basses températures.
La plupart de ces fractions sont des solides cristallins, mais par des mélanges convenables on peut obtenir des compositions à point de goutte assez bas et qui conservent des constantes diélectriques élevées, même à -50 C., dans un condensateur.
Pour montrer que la plupart des produits sont des solides cris- tallins9 on indiquera les exemples suivants3,4-dichlorobenzyle benzène, grands prismes P.F.26 C.; 3,4-dichlorobenzyle toluène (probablement para) fines aiguilles, P.F. 69 C. et un bis-(3,4-dichlorobenzyle)benzène, en lamelles, P.F. 100 C., tous après recristallisation dans l'alcool.
Mais, en associant des mélanges qui renferment les substances ci-dessus en proportions majeures et voisines de 8:1:1, on a observé un point de goutte à -48 C. On ne se limite pas à cette composition particulière. Pour des usages spéciaux,on':peut isoler des produits cristallins très purs, provenant de plusieurs préparations, et les mélanger, si l'application visée exige l'état liquide, chacun de.ces produits étant cepen- dant solide à la température ambiante.
Afin de prouver que la disposition des àtomes de chlore est beaucoup plus importante que leur nombre par molécule, on indiquera le fait suivant. On a préparé une série d'éthers méthyliques''du chlorobenzyle à partir des différents chlorures de benzyle chlorés et du méthylate de sodium en solution dana le méthanol. On a mesuré les constantes diélectriques en admettant que le produit est d'autant meilleur que sa constante est plus grande.
D'après le tableau I qui suit, la position para de l'atome de chlore est avantageuse, mais on relève un peu la constante diélectrique quand un second atome de chloré se trouve en une des positions mets adjacentes.
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EMI3.1
Tableau
EMI3.2
<tb>
<tb> Constantes <SEP> diélectriques <SEP> de <SEP> quelques <SEP> éthers <SEP> méthyliques <SEP> à <SEP> 1 <SEP> kiloeycle <SEP> et <SEP> à <SEP> température <SEP> ambiante.
<tb>
Benzvl <SEP> Méthvl <SEP> Ether <SEP> Constante <SEP> diéleetriaue
<tb> 1 <SEP> - <SEP> Non <SEP> substitué <SEP> 4,4
<tb> 2 <SEP> - <SEP> 2, <SEP> Chloro <SEP> (ortho) <SEP> 4,9
<tb> 3 <SEP> - <SEP> 2,4 <SEP> Dichloro <SEP> 5,9
<tb> 4 <SEP> + <SEP> - <SEP> 2,4,x, <SEP> Trichloro <SEP> 6,3
<tb> 5 <SEP> + <SEP> - <SEP> 2,4, <SEP> x, <SEP> y, <SEP> Tétrachloro <SEP> 6,8
<tb> 6 <SEP> - <SEP> 4, <SEP> Chloro <SEP> (para) <SEP> 7,2
<tb> 7- <SEP> 3,4,6 <SEP> Trichloro <SEP> 7,3
<tb> 8 <SEP> + <SEP> - <SEP> 3,4,x, <SEP> y <SEP> Tétrachloro <SEP> 7,5
<tb> 9- <SEP> Pentachloro <SEP> (dans <SEP> le <SEP> benzène) <SEP> 7,8
<tb> 10 <SEP> + <SEP> - <SEP> 3,4,x <SEP> Trichloro <SEP> 9,1
<tb> 11 <SEP> - <SEP> 3,4 <SEP> Dichloro <SEP> (méta, <SEP> para) <SEP> 10,
5
<tb>
+ - Les lettres x & y signifient que les atomes de chlore correspondants sont distribués au hasard quand on part des chlorures de 2,4 ou 3,4 dichlorobenzyle.
Il est évident aussi qu'un atome de chlore en position ortho est nuisible, si on compare les composés 4-chloro, 2,4-dichloro et 3,4dichloro avec le 3,4,6-trichloro. Jusqu'ici, la présence d'un dérivé ortho-chloré étaint considérée comme pratiquement inévitable. Mais on évite ici le plus possible l'emploi de substances ortho-chlorées. Finalement, on a préparé de façon identique les dichlorobenzyl-benzènes respectivement à partir du 3,4-dichloro ou du 2,4-dichloro. La constante diélectrique du premier était environ 7, contre 4,13 pour le second à la température ambiante.
Le tableau II indique les constantes diélectriques qu'on peut obtenir en faisant réagir le chlorure de 3,4-dichlorobenzyle sur diverses substances aromatiques; le rapport molaire de l'aromatique au chlorure variant de 0,4à 1,40 Les produits Mentionnés dans ce tableau sont en général des liquides visqueux, le point de goutte étant pour certains d'entre eux très inférieur à la température ambiante. Les indices de réfraction sont grands et caractérisent les substitutions polybenzyliques sur le noyau aromatique. Les facteurs de puissance sont le plus souvent assez bas, mais ne représentent pas nécessairement ce qu'on obtient par un raffinage extrême.
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TABLEAU 11 Produits de réaction du chlorure de 3,4-Dichlorobenzyle avec divers composés aromatiques. Constantes diélectriques et facteurs de puissance (en %) à 1 kilocycle et à température ambiante (sauf indication contraire).
EMI4.1
<tb>
<tb>
Substance <SEP> condensée <SEP> Rapport <SEP> molaire <SEP> Constante <SEP> F.P.% <SEP> Indice <SEP> de
<tb> substance/chlorure <SEP> diélectrique, <SEP> réfraction <SEP> à
<tb>
EMI4.2
z5 C .
EMI4.3
<tb>
<tb> Anisole <SEP> 0,4 <SEP> 8,9 <SEP> 0,2 <SEP> 196102
<tb>
EMI4.4
p=Chloroanisole 0,5 9,6 313 1,6245 p-Chloroanisole 19 0 lO9 0 03 1,6152 p-Chlorophénétole 095 8,6a 5 190a 52 1,6241 o-Méthoxytolcè#Le 190 ?99 390 1,6044 m=Méthoxyto1uène 19O 897 O,l 1,6078 pmMéthoxytoluène 190 ?99a 36 3-4 a 36 1,6074 Diéthoxybenzène 19 0 8,Oa 1,63-
EMI4.5
<tb>
<tb> Résorcinol <SEP> (produit
<tb>
EMI4.6
méthyle de réaction) 1,0 11,2 195 1,6200 2,4-Dichloroanisole 1,0 t3 0,1 1,6178 Xylène 1,4 7,5 390 1,6208 Chlorobenzène 0,7 ?93 0,1 1,6330 0-Chlorotoluène 1,0 7,0 597 1,6123 p=Chlot'oto1uène 1,1 8,6 0,1 1,6139 3,4-Dichlorotoluene 1,0 85 .
0,7 1,6225 Tt'imétby1benzène 1,0 6,9a48 1,1-a 4 1,6172
EMI4.7
<tb>
<tb> Biphényle <SEP> 1,0 <SEP> 5,9 <SEP> 0,1 <SEP> 1,6341
<tb>
Les préparations ci-dessus avaient été effectuées sur la terre à foulon comme catalyseur, après activation thermique et tamisage au tamis n 2000 Les températures de réaction dépassaient toutes 100 C, et les
EMI4.8
étapss générales de fabrications sont les mêmes que dans leexemple qui suit. Celui-ci donne un liquide visqueux à très faible tension de vapeur, avantageux dans certaines applications.
EMI4.9
ExemplÊ 1 -
On mélange 50 cm3 (0,41 mol) de p-chloroanisole avec 150 cm3 (1.1 mols) de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle et 9 gr de terre à foulon sèche. On chauffe le mélange 2 heures à 140 C., d'où un dégagement de gaz chlorhydrique (1,1 mols).
Le produit étant refroidi à 100 G. on ajoute 1/4 de son volume de toluène, on agite, puis l'on fait bouillir 1 h avec un volume égal de soude caustique aqueuse à 5%. On lave alors quatre fois avec des volumes égaux d'eau, jusqu'à neutralité. On sèche la couche hui- leuse, on distille le toluène, puis on chauffe et maintient le produit pendant 1 h entre 180 et 20000. sous pression de 9 mm de mercure.
Après raffinage sur la terre à foulon, les caractéristiques trouvées pour le produit à la fréquence d'un kilocycle., sont les suivantes:
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<tb>
<tb> Température <SEP> C. <SEP> 25 <SEP> 40 <SEP> 50 <SEP> 65 <SEP> 80
<tb> Constante <SEP> diélectrique <SEP> 10,0 <SEP> 9,7 <SEP> 9,5 <SEP> 9,1 <SEP> 8,7
<tb> Facteur <SEP> de <SEP> puissance <SEP> (F.P.) <SEP> % <SEP>
<tb> 3,3 <SEP> 0,41 <SEP> 0910 <SEP> 0,10 <SEP> 0,28
<tb>
1
Comme autre exemple d'emploi de la terre à foulon comme catalyseur, le rapport molaire étant relativement bas,, on indique le suivant: Exemple 2 -
Après agitation, on fait bouillir sous reflux, vers 130 C.
4,85 litres de toluène (456 mois) et 4,21 litres de chlorure de 3,4dichlorobenzyle (3095 mois) avec 180 gr de terre à foulon,préalablement chauffée 24 heures à 400 C. Quand la perte de poids indique le dégagement d'environ 30,5 mols de gaz chlorhydrique, on refroidit le produit audessous de 100 C. et on l'agite vigoureusement 1 heure à 90-100 C avec 4,5 litres de solution de soudé caustique à 5%. On sépare la couche huileuse, on la sèche pendant une nuit sur le carbonate de potassium sec.
Par distillation, on élimine le toluène en excédent et la petite quantité de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle qui n'a pas réagi. Le produit de réaction est alors distillé sous 12 à 14 mm de mercure; il passe en entier entre 202 et 324 C; la majeure partie du distillat bouillant à 210 C On agite alors le produit pendant 1 heure à 70-100 C. avec 180 gr de terre à foulon sèche, tamisée au n 200. Après filtration, le produit pèse 5764 gr. L'indice de réfraction à 25 est de 1969959 la viscosité à 37 C 70 secondes Saybolt, le point de goutte - 25 C (cristallisation), l'acidité 09015 mg de soude par gramme; la couleur 1/4 NPA (norme américaine).
Les propriétés électriques après nouveau raffinage sur la terre à foulon sont les suivantes et correspondent à un produit utilisable en pratiques
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<tb>
<tb> Température <SEP> Constante <SEP> diélectri- <SEP> F.P. <SEP> % <SEP> Résistivité
<tb> C. <SEP> que <SEP> 100 C <SEP> 60 C <SEP> ohm <SEP> x <SEP> cm
<tb> 25 <SEP> <SEP> 6,90 <SEP> trop <SEP> bas <SEP> 0,10 <SEP> 9680 <SEP> x <SEP> 109 <SEP>
<tb> 1000 <SEP> 5,81 <SEP> 0,187 <SEP> 2,20 <SEP> 1500 <SEP> "
<tb>
On a imprégné avec ce produit de petits condensateurs dressai dont la surface effective était de 18 dm2 et utilisé un condensateur in- dustriel de comparaison imprégné d'Askarel. Le tableau ci-dessous montre que la capacités grâce au nouveau produit, dépasse de 14,7 % à 25 C. et de 13,7 % à 100 C, celle du témoin.
Les facteurs de puissance restent comparables pour la fréquence de 60 cycles.
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<tb>
<tb>
Température <SEP> Nouveau <SEP> liquide <SEP> ASKAREL
<tb> C <SEP> Capacité <SEP> F.P. <SEP> % <SEP> Capacité <SEP> F.P. <SEP> %
<tb> 250 <SEP> 0,568 <SEP> 0,37 <SEP> 0,495 <SEP> 0,32
<tb> 1000 <SEP> 0,539 <SEP> 0,53 <SEP> 0,474 <SEP> 0,60
<tb>
Voici maintenant un exemple (remploi de l'oxyde ferrique comme catalyseur de condensation, dans le cas d'un rapport plus élevé de la substance aromatique au chlorure.
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EXEMPLE 3
Après séchage sur la terre à foulon et filtration, on fait bouillir un litre de benzène (10 mols environ), et on y disperse 5 gr d'oxyde ferrique. On ajoute alors peu à peu 2 mols (391 gr) de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle, de sorte qu'après l'addition d'environ 75 cm 3, la réaction se déclenche avec vigueur en dégageant beaucoup de gaz chlorhydrique. On ajoute le chlorure de benzyle restant au cours de l'heure suivante.,, puis on fait bouillir doucement le mélange encore plusieurs; heures. Après lavage à l'eau et séchage au carbonate de potassium anhydre, on fait distiller le benzène en excédent, sous pression réduite, jusqu'à ce que la température du résidu atteigne 1700C. On fait alors distiller le produit sous 1 à 3 mm de mercure, la fraction principale passant entre 140 et 146 C.
Le poids de cette fraction est environ quatre fois celui du résidu qui bout beaucoup plus haut .
L'exemple suivant se réfère à l'emploi du chlorure d'aluminium. qui déclenche la réaction à froid.
EXEMPLE 4.
On mélange 85 mols de benzène pur pour nitration avec 17 mols de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle., puis on ajoute 10 gr de chlorure d'a- luminium anhydre en poudre, d'où une réaction immédiate à 2300. On agite par intermittences pendant l'heure suivante,tout en ajoutant, par portions de 5 gr. encore 20 gr en tout de catalyseur neuf. La température monte peu à peu à 37 C. Finalement,,on ajoute un complément de 250 cm3 de benzène et 10 gr de chlorure d'aluminium pour atténuer la vigueur initiale de la réaction, aucune réaction nouvelle ne se produisant quand on ajoute le catalyseur. En une demi-heure, on ajoute 100 cm3 d'eau et 40 cm3 d'acide chlorhydrique concentré, en agitant, puis on lave une fois le produit de réaction à l'eau et on sèche au carbonate de potassium et à la terre à foulon.
Le filtrat presque incolore, manifeste une fluorescence bleu pâle. On distille l'excès de benzène sous pression réduite (trompe à eau) jusqu'à ce que la température du résidu atteigne 17000 sous 25 mm. On distille alors sous environ 1 mm et l'on obtient une fraction de 3,012 gr qui passe entre 135 et 140 C. Le résidu à plus haut point d'ébullition pesait 733 gr et ressemblait à celui mentionné dans 'l'exemple 1.
On obtient un produit peu inflammable de la façon suivante-.
EXEMPLE 5,-
On mélange 10 mols de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle avec 5 mols de chlorobenzène et 38 gr de terre à foulon (1,5% du poids total des liquides). Puis onchauffe vers 95 C en agitant. Après addition de seulement 0,9 gr d'oxyde ferrique, la réaction démarre vigoureusement, fait monter la température à 113 C. qui se maintient environ 15 minutes, puis redescend jusqu'à 110 C. On chauffe alors de façon à élever lentement la température jusqu'à 180 C. (en 3 heures) et en ajoutant entretemps deux fois 0,5 gr d'oxyde ferrique, ce qui d'ailleurs ne produit pas d'effet important. La perte de poids correspond à environ 10 mols de ClH. On a opéré sous condenseur à reflux, de façon à faire retomber le chlorobenzène qui n'a pas réagi. On filtre alors le produit refroidi, d'où un filtrat visqueux, foncé et ferrugineux.
Après ébullition sous agitation, avec 450 cm3 d'alcool dénaturé, renfermant 20 gr de méthylate de sodium, on lave à plusieurs reprises à l'eau chaude pour séparer la majeure partie de l'oxyde de fer hydratéo On dilue le produit visqueux avec un peu de chlorobenzène, on traite par la terre à foulon et par l'alumine activée, puis on filtre. Les produits volatils sont chassés en chauffant sous 1 à 2 mm jusqu'à ce que le résidu atteigne 183 C.
On traite alors de nouveau par la terre à foulon et l'alumine activée, on
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filtre à chaud et on obtient une substance jaune foncé, à fluorescence bleu foncé; elle pèse 1200 gr et a les propriétés suivantes: point d'éolair 270 C. - point d'inflammation : pas inférieur à 320 C. - viscosité à 91 C :97 secondes Saybolt - densité à 100 C : 1,362 - indice de réfraction à 25 (raie D) 1,6328 - constante diélectrique: 7,3 à 25 C. Sur six condensateurs d'essai, ayant des'surfaces effectives de 18 dm2, on a trouvé pour les facteurs de puissance: 0,39% à 25 C. et 0,70% à 100 C.
On obtient un produit satisfaisant comme diluant de la manière suivante-.
EXEMPLE
On dilue 2,5 mols d'éthylbenzène avec 250 cm3 de ligroïne préalablement traitée par 16 gr de chlorure d'aluminium et décantée; on ajoute alors 2,5 mols de chlorure de 3,4-dichlorobenzyle, ajoutant finalement quelques grammes de chlorure d'aluminium neuf. La réaction débute et permet de maintenir la température à 30 C., grâce à de petites additions du catalyseur. Les parois du ballon se recouvrent progressivement d'un anneau rouge goudronneux. On laisse reposer une nuit, puis on décante le liquide, on le traite deux fois à la terre à foulon pour obtenir un filtrat jaune liquide. On chasse d'abord la ligroïne en excès et l'éthylbenzène qui n'a pas réagi, puis on distille sous environ lmm en recueillant la fraction 137-145 C. soit à peu près à la moitié des produits de réaction..
Le résidu non distillé est analogue aux substances de l'exemple 1. Le produit distillé coule encore entre -43 et -52 C . et ne forme un produit vitreux dur que vers - 7000.'
Les possibilités d'association des produits conformes à l'invention sont mises en évidence dans le tableau III suivant. On y indique les caractéristiques thermiques de petits condensateurs chargés avec un mélange des produits obtenus à partir du benzène et du toluène. La seconde colonne donne les pourcentages des capacités aux températures indiquées rapportées à la capacité mesurée à 25 Co On voit qu'il ne se présen te aucune chute brusque de capacité tant qu'on n'a pas refroidi au-dessous de -65 C. Le facteur de puissance (dernière colonne) s'est maintenu entre des limites étroites.
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TABLEAU III CARACTERISTIQUES THERMIQUES DES CONDENSATEURS DONT LE DIELECTRIQUE EST UN MELANGE DE PRODUITS DERIVES DU BENZENE ET DU TOLUENE+ - Mesures sous 35 V,
60 cycles,
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<tb>
<tb> Température <SEP> % <SEP> de <SEP> la <SEP> capacité <SEP> à <SEP> 25 C. <SEP> Facteur <SEP> de <SEP> puissance <SEP> %
<tb> C.
<tb>
125 <SEP> 96,5 <SEP> 2,95
<tb> 100 <SEP> 98,5 <SEP> 1,80
<tb> 75 <SEP> 99,0 <SEP> 0,13
<tb> 50 <SEP> 100 <SEP> 0,10
<tb> 25 <SEP> 100 <SEP> 0,07
<tb> 0 <SEP> 101 <SEP> 0,05
<tb> -10 <SEP> 102 <SEP> 0,05
<tb> -20 <SEP> 102 <SEP> 0,05
<tb> -35 <SEP> 102 <SEP> 0,75
<tb> -40 <SEP> 102 <SEP> 0,80
<tb> -50 <SEP> 102,1 <SEP> 1,15
<tb> -55 <SEP> 102 <SEP> 1,70
<tb> -60 <SEP> 101,8 <SEP> 3,20
<tb> -65 <SEP> 99,5 <SEP> 10,95
<tb> -70 <SEP> 74 <SEP> 11,4
<tb>
+ Pour le mélange utilisé, la constante diélectrique du liquide variait comme suit avec la température
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<tb>
<tb> Température <SEP> C.
<SEP> 25 <SEP> 10 <SEP> 0 <SEP> -20 <SEP> -40
<tb> Constante <SEP> diélectrique <SEP> 7,07 <SEP> 7,34 <SEP> 7,65 <SEP> 7,90 <SEP> 8,46
<tb>
Bien que la présente invention ait été décrite à propos de quelques exemples particuliers, il est bien entendu que de nombreuses variantes peuvent être imaginées par l'homme de l'art, sans sortir du cadre de ladite invention.