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MACHINE A DEBITER EN CUBES DES DENREES ALIMENTAIRES POUVANT ETRE DECOUPEES.
L'invention concerne des machines servant à débiter en cubes des denrées alimentaires d'origine animale ou végétale pouvant être décou- pées, telles que le lard ou les betteraves. Bien que les machines de ce genre connues jusqu'à présent exigent une assez grande dépense de force pour leur fonctionnement., et abstraction faite de leur prix de revient élevé, ces machines ne sont pas capables de découper des cubes de la for- me irréprochable désirée par le consommateur. Ceci est dû principalement au fait que le couteau passe entre une butée fixe, qui détermine la lon- gueur du cube, et le corps ou châssis de la machine, ce qui a pour consé- quence que les cubes découpés sont broyés par l'épaisseur du couteau et - transformés en graisse ou en bouillie.
Les machines connues ont encore cet autre inconvénient que le remplacement des châssis de découpage est très compliqué et ne peut pas être effectué sans l'aide d'un outil.
La machine qui fait 1?objet de l'invention n'a pas ces in- convénients; au contraire, elle a encore., sur les machines connues, d'autres avantages essentiels qui sont dus principalement, ainsi que cela résultera de la description suivante, à l'utilisation d'un volant déterminant la grosseur des cubes, à la forme particulière du couteau et au nouveau mode de fixation des couteaux du châssis dans le cadre de celui-ci. Le méca- nisme est renfermé dans un bâti entièrement clos à l'exception du fond, ce qui permet, sans danger, de verser de l'eau très chaude sur toute la machine en vue de son nettoyage. D'autres avantages résultent de ce que la machine est munie d'un dispositif d'avancement automatique et respectivement con- struite de telle manière qu'elle puisse être actionnée à volonté à la main ou mécaniquement.
Pour empêcher que les cubes coupés ne soient projetés dans l'es- pace, un capot de forme appropriée est disposé sur la face antérieure de la machine,la plaque servant de couvercle à ce capot participant au mouve- ment de rotation du volant et projetant dans l'entonnoir d'éjection les cu- bes qui ont été découpés. Ceci empêche les cubes collants d'adhérer à la
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face intérieure de la plaque servant de couvercle et d'obstruer ainsi l'ou- verture de sortie de la matière coupée qui arrive ensuite.
Un exemple de:réalisation de l'objet de l'invention est repré- senté dans les dessins ci-joints, dans lesquels :
La fig. 1 est une vue de face de la machine, le capot et le volant étant enlevés.
La fig. 2 est un plan de la machine, le capot étant représenté en coupe.
Les fig. 3 et 4 sont-respectivement vine élévation et une coupe transversale du volant.
Les fig. 5 et 6 sont respectivement une coupe de l'arbre d' entraînement et du moyeu du volant avec le dispositif*de réglage.
La fig. 7 est une élévation de la bride du châssis.
La fig. 8 est une élévation du bâti dans sa partie qui se trouve au point de sortie du canal de passage.
La fig. 9 en est une -coupe horizontale partielle.
La fig. 10 est un plan d'un mode particulier de réalisation de la bride de châssis.
La fig. 11 est une coupe longitudinale du châssis.
Les fig. 12 et 13 sont respectivement une élévation de profil et un plan du châssis.
Les fig. 14 et 15 sont .respectivement une élévation de face et une élévation de profil du couteau.
Les fig. 16 et 17 sont respectivement une élévation de face et une élévation de profil de la machine blindée.
La fig. 18 est une coupe partielle de la machine et du dispo- sitif d'avancement.
La fig. 19 est une coupe horizontale du bâti au-dessus du mé- canisme.
La fig. 20 est une coupe verticale du mécanisme.
La fig. 21 est une coupe par la ligne A-A de la fig. 19.
La machine est constituée par le bâti en fonte 1 dans lequel le mécanisme 2 est monté de façon en soi connue. Pour assurer un bon accès du mécanisme, le bâti, qui, pour le reste, est entièrement fermé, est pour- vu d'une ouverture dans son fond. Deux supports à vis de type connu 3, au moyen desquels la machine peut être vissée sur le bord d'une table, ou autrement, sont venus de fonderie avec les parties restantes du fond. Un canal de passage 4, de préférence.carré, parallèle à l'axe d'entraînement, est également venu de fonderie à une extrémité du bâti, et un apporteur 5 est adapté au moyen d'une bride en avant de l'orifice d'admission posté- rieur de ce canal.
Devant l'orifice de sortie du canal de passage 4 est disposée la bride de châssis 6 avec les deux châssis 7, 8,'dont l'un, le ' châssis 7, est animé d'un mouvement alternatif horizontal, tandis que l'autre 8, est animé d'un mouvement alternatif vertical au moyen d'un levier coudé 9, en fonction du mouvement du précédent. L'un des châssis, le châssis 8, découpe donc la matière à découper en larges bandes que l'autre châssis, le châssis 7, découpe ensuite en bandes ayant une section transversale carrée. Lorsque la matière ainsi découpée est poussée en avant, elle s'ap- plique par sa face antérieure sur la surface intérieure du volant 10, qui sert de butée pour donner la forme voulue aux cubes.
Le volant 10 est monté sur l'arbre d'entraînement, 13 en avant du couteau 11 qui,,, lorsque le valant 10 tourne, passe étroitement devant la face antérieure du corps 12 du châssis. Les dimensions du cubé résultant donc d'une part, de la distance entre la surface intérieure du volant 10 et la-tranche du couteau 11 et,
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d'autre part, de la distance entre les couteaux 14 des deux châssis 7 et 8
En d'autres termes, pour que l'on obtienne des cubes de forme irréprochable'? il faut que la distance entre la surface intérieure du volant et le couteau ainsi que les distances entre les couteaux des châssis, soient égales.
Pour passer d'une grosseur à une autre, il faut donc remplacer les châssis par d'autres ayant les dimensions voulues, et déplacer aussi le volant pour faire varier la distance qui le sépare du couteau. A cet effet,le moyeu
15 du volant 10 est pourvu de deux alésages diagonalement opposés, dans chacun desquels s'engage une cheville 16, 17, ces deux chevilles étant fixées aux ailes 18, 19 d'une chape 20 en forme de fer à cheval pouvant coulisser en diagonale sur la face antérieure du moyeu 15. La disposition est telle qu'une bille 21 soumise à la pression d'un ressort et disposée sur la face antérieure du moyeu 15 puisse venir se loger dans trois alésages pratiqués sur la face intérieure de la chape 20. Lorsque la bille vient se loger dans l'alésage central 22, le volant peut être déplacé dans le sens de la longueur sur l'arbre d'entraînement 13.
Pour le réglage à une distance déterminée par rapport au couteau, on fait chaque fois concorder l'alésage du volant avec l'alésage approprié de l'arbre d'entraînement. Ensuite, en déplaçant la chape 20, on introduit par exemple la cheville 16 à travers l'alésage du moyeu dans l'alésage 23 de l'arbre d'entraînement? la bille
21 venant se loger dans l'alésage correspondant 24 de la chape 20. Si l'on désire faire de petits cubes, on amène d'abord la chape 20 à une position telle que la bille 21 vienne se loger dans l'alésage 22, puis on déplace le volant 10 pour le rapprocher du couteau 11 jusqu'à ce que la cheville 17 se trouve à la même hauteur que l'alésage 25 de l'arbre d'entraînement et qu'elle puisse être engagée dans cet alésage.
Dans la position finale la bille'21 vient ensuite se loger dans l'alésage 26 de la chape 20, Pour que le remplacement simultanément nécessaire du châssis soit aussi simple et aussi rapide que possible, les saillies 29 de la bride 6 du châssis sont pourvues, suivant l'invention,de fentes 30, au moyen desquelles le châs- . sis peut être mis en place par le haut, en avant des têtes 31 des vis 32 qui passent à travers des alésages correspondants du bâti 1, puis fortement appli- qué sur la face antérieure 34 de l'orifice de sortie du canal de passage 4 par le serrage des écrous moletés 33 à partir de la face postérieure du bâti.
On peut toutefois aussi monter des vis 35 à demeure sur la bride 6 du châs- sis, lesfaire passer d'avant en arrière à travers les alésages du bâti 1,puis les serrer au moyen d'écrous moletés 33 de la manière décrite ci- dessus. Pour que le dégagement, indispensable lorsque l'on change le châs- sis, de la bielle 36, qui est articulée par une extrémité sur l'excentri- que 37, puisse être effectué d'une façon simple, la tête 36 de cette bielle est faite en forme de griffe, que l'on fait passer par dessus un coulisseau 38 monté à rotation dans le cadre du châssis. Pour le dégagement il suffit par conséquent de décrocher la bielle 36 en la soulevant.
L'exemple repré- senté ne permet de découper que deux différentes grosseurs de cubes, mais le nombre des possibilités de réglage peut être augmenté sans difficulté.
Pour que la matière découpée puisse tomber en avant, un évidement 27 est ménagé dans le volant 10 à l'endroit où se trouve le couteau 11. Pour faci- liter cette opération, le dos 28 du couteau 11, dos qui est recourbé.en avant, s'engage dans l'évidement 27 du volant 10 et pousse la matière décou- pée pour la faire passer à travers cet évidement 27 pendant le décoùpage.
Pour que la pointe du couteau ne soit pas repoussée à l'écart de la face antérieure du corps du châssis 12, et pour qu'elle soit toujours à la même distance de la surface intérieure du volant 10 que le reste du couteau, une vis de réglage 39 est'disposée sur le bord du volant 10; cette vis s'engage par sa pointe décolletée 40 dans un évidement correspondant 41 de la pointe du couteau,et elle peut être fixée à la profondeur d'enfoncement nécessai- re au moyen du contre-écrou 42. En outre suivant l'invention, le montage des couteaux 14 dans les châssis 7 et 8 est réalisé d'une façon simple, de la manière suivante.
Les parties latérales des cadres, parties qui se trou- vent en face l'une de l'autre, sont pourvues de rainures longitudinales 43 dans lesquelles les extrémités perforées 44 des couteaux 45 s'engagent à partir de l'intérieur, de telle manière que les couteaux soient immobilisés dans leur position par une broche 47 enfoncée de chaque côté à travers les
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perforations des extrémités des couteaux et que des bagues de serrage 46, par exemple, empêchent de tomber. Un capot de protection 48 disposé sur la face antérieure du bâti 1 se termine en forme d'entonnoir vers le bas et est pourvu, en haut, d'un évidement circùlaire 49 à proximité du volant.
L'évidement 49 est recouvert par une plaque 50 également circulaire? fixée sur la face antérieure de l'arbre d'entraînement 13, par exemple au moyen de vis à oreilles 51, cette plaque ne présentant qu'un ajourage pour la poignée 52. Comme cette plaque participe obligatoirement au mouvement de rotation de l'arbre d'entraînement, la matière découpée ne peut pas adhérer à cette plaque et est au contraire projetée dans l'entonnoir de sortie 53 par la force centrifuge.
On a constaté en outre que le fonctionnement est facilité lorsque l'apporteur et/ou les parties avoisinantes de la machine, ainsi que le volant, c'est-à-dire les pièces avec lesquelles la matière à découper vient en contact, sont chauffées, par exemple électriquement.
Suivant l'invention on propose en outre, pour faciliter le maniement de la machine, de munir celle-ci de dispositifs par lesquels la matière à découper est amenée mécaniquement au châssis en fonction du mou- vement de rotation du volant et du couteau. A cet effet, un arbre d'avan- cement 54 est monté dans le bâti 1 parallèlement à l'arbre d'entraînement 12, qui l'entraîne, et sa partie saillant en arrière et parallèle à l'appor- teur 5 est établie en forme de broche 55 à filet plat, sur laquelle se meut un écrou 58 muni d'une poignée 56 et d'un levier de déclanchement 57, cet écrou s'engageant dans l'apporteur par un bras 59 et déplaçant la ma- tière à découper vers le châssis. Il convient que l'arbre d'avancement tourne dans des roulements à billes 60, 61.
Avant que le bras 59 n'atteig- ne les couteaux des châssis, l'écrou 58 est dégagé automatiquement par la terminaison des filets sur l'arbre 54, de sorte que l'avancement est arrê- té. A son extrémité postérieure, l'arbre 54 est monté, pour assurer la sta- bilité nécessaire, dans une traverse 64 fixée à l'apporteur 5 au moyen d'as- semblages à vis 62, 63. Comme la machine est construite de manière qu'il soit possible de couper des cubes de différentes grosseurs en changeant les châssis et en réglant convenablement la position du volant qui sert de butée,il faut que l'on puisse régler le mouvement d'avancement d'une façon correspondante, de manière qu'il soit grand ou petit. Suivant l'in- vention cette condition est satisfaite de la manière suivante.
Un engrenage à étages 65, 66 est monté sur l'arbre d'entraînement 13 et sur celle des parties de l'arbre d'avancement 54 qui est parallèle à cet abre 13, et son rapport de transmission est choisi de manière à assurer, dans la posi- tion de réglage convenable, la vitesse d'avancement nécessaire pour les châssis montés dans la machine au moment envisagé.
Le train de roues den- tées 66 est monté fixe sur l'arbre 54, tandis que les roues dentées imli- viduelles du train 65 sont montées folles sur l'arbre d'entraînement 13 et peuvent être accouplées individuellement avec cet arbre 13 de façon con- nue, au moyen d'une clavette à tirette 67, de telle manière qu'elles comman- dent le mouvement d'avancement de l'écrou 58 suivant la section transversale du pas du jeu de châssis correspondant, en fonction du mouvement de rotation du volant 10. Comme le volant 10 sert de butée pour déterminer la longueur de manière à découper, il faut aussi, pour obtenir des cubes d'une forme irréprochable, que sa distance par rapport au couteau Il puisse être adap- tée au trajet d'avancement de la matière à découper.
A cet effet l'arbre d'entraînement est prolongé en avant au-delà du moyeu 15 du volant et il est fait en forme de vis 68 sur laquelle se meut un écrou de réglage 69 relié au moyeu du volant de manière à pouvoir tourner par rapport à lui et pourvu, sur sa face antérieure, d'évidements 70, dans lesquels peut s'enga- ger, au choix, une bille 72 soumise à la pression d'un ressort 71 disposé dans un alésage du moyeu 15, cette bille immobilisant le volant, par rap- port au couteau, à la distance correspondant au jeu de châssis utilisé.
Dans l'exemple représenté, la machine comporte quatre possibilités de réglage. Comme, dans l'exemple représenté, c'est la plus grande roue éta- gée qui est accouplée avec l'arbre d'entraînement 13 par la clavette à ti- rette 67, cette roue engrenant avec la plus petite roue étagée montée sur l'arbre d'avancement, cette disposition correspond naturellement aussi au plus grand trajet d'avancement. En conséquence, il faut monter le jeu de
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châssis dont le pas est le plus grand et disposer le volant à la plus grande distance du couteau.
Pour que le changement des jeux de châssis soit le plus simple possible, la bielle 36 est articulée à demeure sur le châssis
8 qui oscille dans le sers horizontal, tandis qu'elle est reliée à l'excen- trique 73, par contre, au moyen d'un goujon moleté 74 servant de cheville, de manière à pouvoir être dégagée facilement. Il est également possible, ce qui rentre aussi dans le cadre de l'invention, de remplacer ces élé- ments de construction par d'autres éléments connus, à condition de respec- ter l'idée fondamentale de l'invention, c'est-à-dire de faire concorder de la façon voulue le pas des châssis, le trajet d'avancement et la distance entre le volant et le couteau.
On propose en outre de construire la machine de façon telle qu'elle puisse être actionnée à volonté à la main ou mécaniquement.
A cet effet, une roue hélicoïdale 76 est montée sur l'arbre d'excentrique 37 dans le genre d'un mouvement à roue libre, autant que possible en arrière du pignon 75, et une vis sans fin 79 disposée sur l'arbre d'entraînement 77 d'un moteur 78 engrène avec cette roue 76 (voir les fig. 19 et 20). Lorsque la roue hélicoïdale èst entraînée dans le sens de la flèche dans le cas de l'entraînement mécanique,elle se coince de façon connue, au moyen des corps de roulement 80, qui sont montés libre- ment dans les évidements de forme conique 81, sur l'arbre 37 qu'elle en- traîne. Inversement, la roue 76 se dégage lorsque la machine est action- née à la main, de sorte que le dispositif d'entraînement mécanique reste débrayé.
Ceci permet, d'une façon pratique, d'actionner la machine à la main ou de la faire actionner par un dispositif d'entraînement à force mo- trice, suivant les besoins.
REVENDICATIONS.
I- Machine à débiter en cubes des denrées alimentaires d'o- rigine animale ou végétale, pouvant être découpées, qui sont pressées par un apporteur contre deux châssis et découpées par ceux-ci en bandes de section transversale carrée, puis découpées en cubes par un couteau, caractérisée par un volant massif monté en avant du couteau fixé sur l'ar- bre d'entraînement, ce volant étant pourvu d'un évidement à l'endroit où se trouve le couteau.